Tag: Elections

  • Un nouveau sondage place Benoît Payan en tête

    Un nouveau sondage place Benoît Payan en tête

    Euphorique, Franck Allisio répondait à Pascal Praud, ce mercredi sur CNews, à propos du sondage commandé à Opinion Way par les médias du groupe Bolloré. L’occasion de lui offrir en direct « son cadeau de Noël »… un maillot de l’OM floqué au nom de l’animateur vedette. Pour l’entourage du candidat RN à la mairie de Marseille, ce sondage est la preuve que le Printemps marseillais et l’extrême droite sont « dans un mouchoir de poche ».

    D’après les résultats publiés Benoît Payan serait à 36%, Franck Allisio (RN) à 34%, Martine Vassal (DVD) à 13%, Sébastien Delogu (LFI) à 12%, Christine Juste (Diss. écolo.) à 2%, Erwan Davoux (SE) à 2%, Rémy Bazzali (LO) à 1% et Coralie Raynaud (PT) à moins d’1%.

    Prudence

    La même enquête d’opinion projette un second tour en quadrangulaire avec Benoît Payan 40%, Franck Allisio 36%, Martine Vassal 13% et Sébastien Delogu 11%.

    Autre hypothèse : une triangulaire avec Benoît Payan 50%, Franck Allisio 36% et Martine Vassal 13%.

    Des résultats à prendre avec beaucoup de prudence au regard des marges d’erreur et du « redressement » parfois important des scores bruts mesurés.

    Ainsi, la notice du sondage nous apprend-elle que les scores bruts sondés pour le premier tour parmi les personnes sûres d’aller voter sont : Benoît Payan (38%), Franck Allisio (35%), Martine Vassal (13%), Sébastien Delogu (8%), Christine Juste (3%), Erwan Davoux (2%), Rémy Bazzali (1%) et Coralie Raynaud (0%).

  • Hérault : à Villeneuve-lès-Maguelone, la gauche entend polir un joyau

    Hérault : à Villeneuve-lès-Maguelone, la gauche entend polir un joyau

    Une commune endettée paradis des promoteurs qui menaçait de devenir une « ville dortoir ». Voilà l’image que Véronique Négret avait de Villeneuve-lès-Maguelone avant de battre l’ancien maire Noël Ségura (divers droite) en 2020. Six ans plus tard, l’édile et sa majorité de « gauche, humaniste et écologiste » ont placé la 6e commune de la Métropole de Montpellier (10 900 habitants) au taux de chômage contenu (8,3%) et au revenu moyen annuel de 24 000 euros sur un tout autre chemin. Celui de l’embellissement d’un cadre de vie apaisé où l’aménagement public retisse du lien social. « On a mis fin à l’urbanisation anarchique et opportuniste qui tuait notre ville », synthétise Véronique Négret.

    Dans le prochain mandat qu’elle brigue, la maire, dans le respect du PLUI, n’a prévu que 3 hectares à bâtir : un pour la gendarmerie (avenue de Mireval) et deux pour le logement (une cinquantaine dont 50% d’habitat social) en entrée de ville, dans le respect de l’espace boisé classé attenant. C’est qu’au milieu des étangs et des salines, Villeneuve est un joyau que la gauche compte bien continuer à polir en consultant les habitants.

    Le vaste chantier de rénovation du centre-ville en est l’illustration. « Nos commerces fermaient, nos rues se vidaient. On a un beau patrimoine qu’on embellit. » Une fois les fouilles achevées en juillet, les espaces autour de l’église du XIe siècle seront rénovés : revêtement de voirie changé, végétalisation, ajout de mobilier urbain (bancs, fontaines…) dans « l’esprit d’une place de village ». Le Carré du Presbytère sera réhabilité, ses jardins valorisés. Si la commune peut supporter la majeure partie du coût total de 3 millions d’euros, c’est parce que ses finances ont été assainies. Grâce à une « gestion rigoureuse », la dette qui s’élevait à 11,5 millions d’euros a été réduite de 2,5 millions tandis que 16 millions ont pu être investis. Entre le Covid, l’inflation et les baisses de dotation de l’État, cela ressemble à un petit exploit. « Je ne sais pas comment on a fait », confie Véronique Négret qui s’est débarrassée des « emprunts toxiques » contractés par la droite.

    Dispersée sur trois listes, celle-ci cherche à revenir aux affaires. Thierry Bec a tombé le masque. Jusque l’été dernier dans la majorité municipale, il assumerait désormais être de droite (liste Villeneuve nouvelle vague). Ancien élu de l’équipe Ségura, Olivier Noguès (J’aime VLM, ensemble au quotidien) a de son côté soutenu le candidat Ciottiste Josyan Oliva aux législatives. Quant à Christophe Derouch, il a très vite perdu sa délégation d’ancien premier adjoint et mènera lui aussi une liste bien à droite.

    Autant de listes concurrentes qui n’impressionnent pas Véronique Négret, y compris sur la sécurité, même si Marine Le Pen était arrivée en tête sur les deux tours de la présidentielle 2022 (31,41% puis 53,69%). « On s’est débarrassé des points de deal dans le centre-bourg. La police de proximité est visible et travaille avec la gendarmerie. » En 6 ans, les agressions (de 450 à 164) et les verbalisations pour stupéfiants ont chuté (de quasi 500 à 82).

    La maire sortante préfère mettre son énergie pour obtenir davantage de bus (ligne 32) vers Montpellier (Garcia Lorca) en attendant plus de TER grâce à la LGV en 2034. « On a des trous d’1h30 entre midi et deux. Il manque des bus le soir et le week-end. Michaël Delafosse a été réceptif », assure l’édile.

    Côté équipements, les écoles vont être modernisées sur le modèle de J-J. Rousseau, « la seule école où les enfants n’ont pas eu chaud en juin 2025 ». Des ombrières photovoltaïques seront posées sur les bâtiments publics. Un parking de 200 places sera créé à l’entrée de ville ainsi qu’un accueil de jour à l’Ehpad. Le cimetière doit être agrandi et une chambre funéraire verra le jour « pour accompagner tout le monde de la naissance à la mort ».

    Enfin, le gymnase doit être étendu via une annexe. Quant au parc du Pilou, son skatepark et son Pumptrack, ils seront aménagés. « On veut en faire un spot de loisirs et de sports de plein air ». Tout en préservant sa biodiversité, Villeneuve veut cultiver sa tradition sportive.

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Pour Aubagne, notre alternative est progressiste »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Pour Aubagne, notre alternative est progressiste »

    La Marseillaise : Quels sont les axes majeurs de votre programme ?

    Jean-Pierre Squillari : Le mot d’ordre c’est « Stop Béton » : on fait un moratoire sur les permis de construire, pour interdire ceux qui détruisent les espaces verts, ceux qui sont délivrés sur les terrasses agricoles, que nous allons sanctuariser. Nous voulons aussi construire une halle en cœur de ville, que l’on fera vivre avec des marchés le matin et l’après-midi des activités culturelles, des cours de cuisine ou de poterie… De plus, depuis douze ans, il y a un terrain libre acheté par l’ancienne municipalité pour construire un commissariat mais c’est toujours à un état de jachère… On veut qu’un nouveau soit construit. Donc on va opérer un plan de revitalisation du centre-ville, en attirant des gens avec des manifestations régulières, comme une braderie mensuelle. Il faut dynamiser cet espace, pour les habitants et pour les commerçants.

    Comment avez-vous constitué votre liste ?

    J.-P.S. : De manière originale ! Avec trois amis aubagnais on s’est dit qu’il fallait arrêter cette dégradation de la ville. Alors, on a demandé à des citoyens de venir pour discuter, et la mayonnaise a pris ! Au fur et à mesure, des partis ont adhéré à notre démarche. On a opéré avec des réunions plénières, tous les mois. Parfois on restait une heure sur un sujet pour arriver à un consensus. Aujourd’hui, les deux tiers de la liste sont des citoyens non-encartés, dont moi, et le troisième tiers est constitué des partis. D’entrée, nos portes étaient ouvertes à tous les partis, sauf le RN. Et puis, on a élaboré une charte, qui fait qu’il est impossible que les partis de droite adhèrent à notre mouvement.

    Quel bilan faites-vous du mandat du maire sortant ?

    J.-P.S. : En douze ans, il n’a rien fait, aucun projet n’est sorti, malgré ses promesses. Il n’a fait que démolir : les maisons de quartier, les espaces verts et il a bétonisé. Pour couronner ça, il refuse de débattre. Ça va être dur à réparer, mais il faut stopper cette bétonisation, c’est le plus grand enjeu.

    Quelle alternative proposez-vous en termes de gouvernance ?

    J.-P.S. : Notre alternative est une alternative progressiste, on veut aller à la rencontre des gens, développer la concertation. Nous allons fonctionner avec des conseils de quartiers, avec des élus qui en connaîtront les problématiques réelles.

    Mercredi 11 mars, 18h30. Salle du Bras d’Or.

  • A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    « On finit deux mois de porte-à-porte et de présence sur le terrain pour partager le programme et la liste », livrait Laurent Belsola lundi après-midi, au café Le Phocéen de Port-de-Bouc. À quelques jours du scrutin, le maire (PCF) et candidat a tenu à revenir sur plusieurs sujets de la campagne.

    « Nous allons poursuivre la rénovation des écoles dont certains bâtiments vieillissent » explique l’édile, à l’image de l’école Tichadou rénovée cette année. D’autre part, Laurent Belsola veut « uniformiser le kit de rentrée scolaire offert par la Ville pour tous les primaires, qu’ils aient tous la même chose ». L’école des Arcades, au nord de la ville, sera agrandie pour accueillir les nouveaux arrivants du domaine de Castillon. « Le bus va bientôt arriver pour relier le quartier », annonce le maire.

    De nouveaux emplois

    Laurent Belsola indique l’arrivée prochaine de nouvelles activités économiques le long du canal de Caronte. « 30 nouveaux emplois sont prévus », précise le maire, relatant que « les entreprises nous ont demandé 25 CV de port de boucains ! C’est important de faire travailler nos habitants ici », relève l’édile.

    Dans la même veine, le hangar faisant face au Chantier naval de Provence pourrait accueillir une entreprise de modification de conteneurs. « Une piste bien avancée » souligne le maire. Le reste est à découvrir jeudi soir, 18h salle Gagarine.

  • Largement soutenu, Koukas prépare son meeting à Arles

    Largement soutenu, Koukas prépare son meeting à Arles

    Entre Patrick de Carolis et son ancienne 3e adjointe déléguée à l’urbanisme, à l’aménagement du territoire, au foncier, au patrimoine et à la mobilité, la rupture est consommée. En février, Sophie Aspord avait démissionné suite à sa non-reconduction sur la liste du maire sortant (Horizons), dénonçant « une dérive », « le moment où l’on commence à servir des équilibres internes plutôt que la ville ». Elle annonce désormais son soutien à la liste de l’Union pour Arles emmenée par Nicolas Koukas (PCF).

    « Partout, le même message revient : les Arlésiennes et les Arlésiens veulent une ville gouvernée pour eux, dans la transparence et le respect », écrit-elle dans un communiqué de presse, applaudissant une liste qui « réunit près de 80% de femmes et d’hommes issus de la société civile, engagés, expérimentés et profondément attachés à l’intérêt général, à l’avenir d’Arles et de son territoire (…) qui rassemble et qui pourra fédérer au-delà des clivages ». Nicolas Koukas, appuyé par 9 partis de gauche, salue cette décision. Sophie Aspord « se retrouve dans la démarche que nous portons, qui est de rassembler et de respecter les Arlésiennes et les Arlésiens qui souhaitent agir pour leur ville et pour l’intérêt général », estime-t-il.

    Voter dès le premier tour

    Le candidat veut « stopper cette expérimentation macroniste » qui a entraîné 12 départs en six ans au sein de la majorité, et permettre à la ville de « retrouver de la sérénité et du calme ». Alors qu’il organise un meeting dans la salle des fêtes d’Arles ce jeudi 12 mars à 18h30, Nicolas Koukas invite ses soutiens à « voter dès le premier tour ». Avec six listes en lice, « ce sera compliqué » de passer dès le 15 mars, admet celui qui voit néanmoins une « fenêtre de tir » et souhaite récolter les suffrages nécessaires pour engager un élan pour le « rassemblement de gauche » et « l’alternative » que sa liste
    « incarne ».

    La tête de liste de l’Union pour Arles promet une gestion différente de celle de Patrick de Carolis, en termes de concertation d’abord. « Tous les choix seront mis dans les mains des habitantes et des habitants, pour tous les projets d’urbanisme ou d’aménagement notamment, affirme-t-il. Ensuite, on mettra l’accent sur la proximité des élus, qui signeront un contrat d’engagement auprès des administrés. Des permanences seront régulièrement organisées dans les quartiers et les villages pour maintenir le dialogue et être fidèles et honnêtes tout au long du mandat. »

  • Les prétentions écologiques de la droite à Marseille

    Les prétentions écologiques de la droite à Marseille

    Alors que les élections approchent à grands pas, les colistiers Christophe Madrolle et Anne Claudius-Petit, de la liste « Marseille je t’aime », ont exposés leurs engagements sur les thématiques de l’environnement et de l’écologie accompagnés de Romain Simmarano, deuxième de la liste. L’occasion pour ce dernier de critiquer le bilan du maire sortant, qu’il accuse « d’un énorme gâchis en matière environnementale les six dernières années ».

    « Capitale de l’écologie »

    Christophe Madrolle, écolo-centriste, a affirmé sans détour avoir « le seul projet vraiment écologique pour la ville », présentant des mesures destinées à faire de Marseille la « capitale de l’écologie ». Il propose par exemple un passage à 30% d’énergie photovoltaïque en cinq ans, contre 12% actuels, sans détailler le modèle d’action. Dans le même élan, Anne Claudius-Petit déclare : « L’écologie devait irriguer toutes les politiques publiques », exposant ses idées pour obtenir « des effets concrets pour les habitants ». Elle a notamment proposé de faire « pousser des haies sur les grandes avenues pour assurer la continuité écologique », et de végétaliser la ville, assurant que « la biodiversité doit aller le long des avenues et sur les places des noyaux villageois »…

    Romain Simmarano, qui a annoncé l’installation d’un
    « corridor vert » pour les navires Corsica Linea, d’ici 2031, a conclu de manière piquante, vantant la liste d’une politique environnementale « non dogmatique : on ne supprime pas les sapins de Noël, sans pour autant être dans l’inaction comme la mairie sortante ».

  • [Entretien] Michel Arrouy : « Être un maire réparateur plutôt qu’un bétonneur »

    [Entretien] Michel Arrouy : « Être un maire réparateur plutôt qu’un bétonneur »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir voulu vous représenter ?

    Michel Arrouy : J’arrive à la fin de mon premier mandat. L’action et les projets en cours nécessitaient un deuxième mandat pour les finaliser. Mais je ne suis pas pour le cumul des mandats et la longévité. Par contre, il faut un minimum de temps pour que l’action publique se mette en place.

    Quels sont les projets à finaliser ?

    M.A. : On a attaqué la rénovation du cœur de ville, des quais au bord du canal avec le pôle culturel et le cinéma qui a ouvert. Demain, on va attaquer les 11 hectares de la zone d’Exon Mobil où la dépollution a démarré le lendemain de mon élection. Il y a eu cinq ans de remédiation et puis là, c’est ce grand projet qui va démarrer avec la nouvelle gare, le pôle d’échanges multimodal. Mais aussi des activités de loisirs, d’animations et des entreprises qui s’implanteront sur le site. C’est un grand projet qui va permettre d’accélérer la requalification, la revitalisation de notre cœur de ville qui est un enjeu majeur.

    Il y a beaucoup de fonciers disponibles à Frontignan, est-ce un atout pour la commune ?

    M.A. : À Frontignan, on a cette chance d’avoir la maîtrise du foncier puisque ces 11 hectares sont la propriété de la Ville donc il n’y a pas de procédures d’acquisition. C’est une chance aussi pour la ville d’avoir ces zones industrielles. Nous avons commencé il y a quelques années sur la ZAC des Pielles avec la médiathèque, du logement, des espaces publics. On a une chance de reconstruire la ville sur elle-même sans utiliser de nouveaux espaces.

    Mais le contexte économique ne risque pas de limiter votre marge de manœuvre ?

    M.A. : Non, puisque nous sommes sur du volontarisme politique. Par exemple, sur ce mandat, on n’a pas augmenté les impôts et on n’a pas endetté la Ville d’un euro supplémentaire. Si on travaille collectivement sur des projets, on peut y arriver mais ça veut dire qu’il faut se retrousser les manches et aller chercher les financements là où ils sont. Je crois à l’intelligence collective dans ces projets, par exemple, nous avons ouvert un cinéma dans une période où il n’y a pas d’ouverture de cinémas et c’est un véritable succès puisqu’il y a eu quasiment 30 000 entrées en deux mois. Donc, si on travaille les projets véritablement, qu’on les boucle bien, on peut le faire sans dégrader les finances communales.

    Quels sont les nouveaux projets ?

    M.A. : À la Peyrade, on aura un pôle sportif. Nous réalisons un travail de bouclage du secteur en termes de voirie. Le nouveau gymnase du collège Simone-de-Beauvoir du Département sera implanté. Il y aura aussi la nouvelle piscine intercommunale financée par l’Agglo. Ça, c’est un gros projet qui est attendu parce que notre piscine est désuète. Ça n’impactera pas les finances communales, le projet est financé à la fois par l’Agglo et le Département. Autre projet, la friche Lafarge en bordure de l’étang de Thau. Ce sont 70 hectares que nous allons renaturer et qui permettront de reconnecter la ville et la Peyrade à notre façade du bassin de Thau. Car nous avons oublié à Frontignan qu’on était véritablement une ville du bord du bassin de Thau. Nous sommes une des seules parties du bassin qui n’est pas urbanisée. On va le rendre à nos concitoyens à travers des promenades, quelques activités culturelles et d’économie circulaire. Ce sera un des enjeux du prochain mandat, il faudra être un maire réparateur plutôt qu’un maire bétonneur. Il va falloir retrouver de l’espace public, des espaces de fraîcheur dans la ville, créer des lieux de rencontre, parce que je crois que c’est ce qui manque aujourd’hui dans notre société. Le programme ne doit pas être lié uniquement à du bétonnage et à des grands ensembles.

    Frontignan n’échappe pas à la tendance nationale de la montée de l’extrême droite. En deux ans, le RN progresse de dix points. Comment lutter ?

    M.A. : Les chiffres du RN sont très forts sur le bassin de Thau depuis très longtemps sauf pour les élections locales. Sur les élections locales, les citoyens font confiance à leur maire, aux élus locaux. Et ça, c’est important. Je pense qu’il y a un divorce de nos concitoyens avec nos élus nationaux plus qu’avec nos édiles locaux. Le maire ou les élus, que ce soit Frontignan ou ailleurs, sont les interlocuteurs de proximité des citoyens. Concernant la ville de Frontignan, le candidat RN habite à Frontignan depuis six mois, il n’est pas d’ici et est un parachuté. Je ne pense pas qu’on fasse de la politique en prenant les administrés pour des imbéciles. Je crois que c’est important que les élus, quels qu’ils soient, nationaux ou locaux, renouent la relation avec leurs concitoyens et ne sortent pas juste six mois avant les élections.

  • Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Militant associatif, figure de proue du Collectif anti-carrière de Mazaugues (CACM), Thierry Gontier se lance dans la course à la mairie. Et ses engagements n’y sont pas étrangers : « On est une liste composée de citoyens engagés contre la carrière. Il est temps de faire différemment afin de prendre, avec les Mazauguais, des décisions qui impactent notre quotidien et celui de nos enfants. »

    Celui qui n’avait encore jamais fait de politique entend « préserver la qualité de vie » : « Il y a beaucoup à faire : réfléchir à un développement cohérent, ne pas priver les générations futures de nos ressources et qualité de vie, en portant une vision à long terme, pas que sur six ans. » Thierry Gontier ne souhaite pas se précipiter et prévoit un audit « pour voir où en sont les dossiers », notamment sur le « réseau d’eau, obsolète » : « On ne pourra pas prendre des décisions directement. Ce qu’on veut faire n’a pas été fait avant, c’est-à-dire travailler en transparence, tenir les Mazaugauias informés des décisions, voire les prendre avec eux. »

    « Changer de cap »

    À ses côtés, ses colistiers de « Mazaugues Ensemble » (SE) revendiquent « des âges (18-70 ans), parcours et sensibilités différents. Même si certains ont leurs idées, le but est de travailler pour Mazaugues, sans couleur politique ». « La commune va perdre son identité. Il faut changer de cap, ne pas l’empêcher de se développer, mais réfléchir aux conséquences en tenant compte de ses moyens, en accueillant des projets agricoles, touristiques, plutôt qu’industriels ou urbanistiques », propose-t-il.

  • Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    À Hyères, la gauche unie ne l’est finalement pas complètement, du moins si l’on étend l’alliance jusqu’au centre gauche. Après avoir quitté en juillet 2025 la liste « Hyères, unie à gauche », conduite par Caroline Moulin (Les écologistes), Place publique Var s’est en effet rangée derrière Nicolas Massuco et la liste citoyenne (SE) « Hyères Avenir ». Ses responsables s’en expliquent : « Nous partageons le respect des institutions, l’attachement aux valeurs de la République et le rejet des extrémistes. Nous appelons les sociaux-démocrates à nous rejoindre pour un projet juste et tourné vers l’avenir. »

    LFI dans le collimateur

    Avec cette position, les représentants du parti de Raphaël Glucksmann souhaitent se démarquer de « Hyères, unie à gauche », qu’ils considèrent comme « essentiellement portée par LFI. Le PS s’étant retiré, nous sommes la seule liste qui porte les valeurs sociales-démocrates ». Quand bien même la tête de liste en face est écologiste et que les colistiers proviennent de différents horizons (PCF, l’Après, Génération.s, Debout !, REV). « Certes, mais LFI est largement représentée, avec un numéro 2 REV [Rachid Setouty, Ndlr.] affilié », soutient Pascal Colin, co-chef de file PP à Hyères. Des propos auxquels Caroline Moulin a répliqué : « M. Massuco se dit PRG, mais s’affiche sans étiquette, ratisse au centre droit, et dit “ni droite ni gauche” dans ses discours. Et puis, est-ce que la social-démocratie a porté ses fruits par le passé ? On est la liste de gauche et écologique hyéroise, et là-dessus, on reste ferme. »

    De son côté, « Hyères Avenir » entend néanmoins porter des orientations écologiques, dont « une réduction des constructions et l’accélération de l’opération Grand Site de Giens », ainsi que la promotion de « l’agroécologie et les circuits courts ». Sur le volet social, Place publique affirme que la liste défendra « des actions fortes auprès des mineurs pour réduire les inégalités sociales », en instaurant « l’égalité réelle hommes-femmes dans tous les domaines de la vie locale » et en « favorisant le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels ».

  • Les petites mains de la démocratie

    Les petites mains de la démocratie

    À chaque élection, l’attention se porte sur les candidats, les programmes, les enjeux politiques. Mais rarement sur celles et ceux sans qui aucun scrutin ne pourrait matériellement se tenir.

    Derrière chaque enveloppe reçue, chaque profession de foi lue, chaque procuration validée, se cache une chaîne humaine essentielle et méconnue.

    Au parc Chanot, ce sont des centaines de volontaires et de fonctionnaires qui, des heures durant, trient, assemblent et glissent des milliers de documents dans des enveloppes. Une chorégraphie millimétrée, mais qui n’a rien d’automatique. Elle repose sur des femmes et des hommes mobilisés, organisés, concentrés, pour garantir à chaque électeur la même information, dans les mêmes délais. Une partie de cette mise sous pli est souvent externalisée auprès de prestataires privés, ce qui montre que l’ampleur de la tâche dépasse les seules capacités publiques.

    Démocratie

    Puis vient l’autre versant, tout aussi indispensable : celui des postiers. Ce sont eux qui assurent, quartier après quartier, village après village, la distribution de ces plis électoraux, souvent en quelques jours seulement, parfois en doublant le volume habituel, et trop souvent sans reconnaissance. Leur surcharge de travail, dans les Bouches-du-Rhône comme ailleurs, est bien réelle. Leur colère, relayée par la CGT des postiers, soulève quelque chose d’essentiel : la démocratie ne tient pas uniquement dans les débats et les bulletins de vote, mais dans ceux qui permettent qu’ils parviennent jusqu’à nous. Dans une époque où le service public est ciblé, le rappel est essentiel.