Tag: Danse

  • Symphonique et danse au programme de l’Opéra de Marseille

    Symphonique et danse au programme de l’Opéra de Marseille

    Même si les chiffres sont froids, le fait que l’Opéra de Marseille, la plus grande salle d’opéra en région, affiche complet – voire refuse du monde – pour les concerts symphoniques est un très bon indice de satisfaction. Tout comme les chanteurs lyriques, les solistes et interprètes viennent et reviennent avec plaisir et sont impressionnés par la qualité de l’orchestre. Un beau résultat dû au travail patient et acharné de chefs comme Patrick Davin, Lawrence Foster et maintenant Michele Spotti.

    Cette saison, une trentaine de concerts symphoniques, récitals divers, musiques de chambre se partageront l’affiche avec des partenaires comme Marseille Concerts, Musicatreize ou le Gmem. Si les programmes font naturellement la part belle à Beethoven – bi centenaire oblige – Brahms (parfois programmé à l’Odéon pour retrouver une certaine tradition d’époque avec moins de musiciens), Schumann, Strauss, Mahler ou Haydn et Dukas ont leur place. Seuls les compositeurs Français sont oubliés (sans parler des compositrices…), mais ils se trouvent souvent dans les programmes de Musique de Chambre.

    Ouvertures

    Entre le 18 octobre et le 25 juin, Michele Spotti, largement plébiscité par le public, cédera aussi la baguette à des nouveaux venus, qu’ils soient chevronnés ou prometteurs. Ainsi on pourra découvrir Alpesh Chauhan, Satoshi Yoneda, Daniel Cohen ou notre talentueux Da-Min Kim dans la double performance de chef et violoniste. La danse aussi est à retrouver avec l’École nationale de danse de Marseille, surtout à l’occasion du centenaire de la naissance de Maurice Béjart et les 40 ans du Béjart Ballet Lausanne avec un extraordinaire programme Ravel et Stravinsky (Boléro – Oiseau de feu). L’Opéra municipal de Marseille, poursuivant sa politique d’ouverture aux plus larges publics, mène toujours des actions vers les jeunes, les publics empêchés ou les personnes en situation de handicap. Côté tarifaire, il ne change pas le prix des places tant pour les opéras que pour les concerts. Ouverture des abonnements dans quelques jours. L’Opéra de Marseille, s’il est parfois objet d’inquiétude, peut aussi être objet de fierté des Marseillais, tout comme le maire de Marseille.

  • Des cigarières aux patronnes de bar, les Plus belles de Mai

    Des cigarières aux patronnes de bar, les Plus belles de Mai

    Quatre femmes, quatre soirées, quatre lieux. Et aussi du cinéma le 15 mai avec cinq portraits de Marseillaises, une balade urbaine, une exposition photographique au bar de la Poste et un final qui fusionne avec la Belle fête de Mai : une grande marche féministe, familiale et populaire, « la déferlante bleue » partira le 29 mai à 16h30 de la rue Clovis-Hugues, ex-rue Bleue du « quartier rouge », en référence aux blouses des ouvrières de la Manufacture des tabacs qui l’empruntaient et à qui la parade rend hommage.

    Des performances, du théâtre, de la danse, mais surtout un grand sens de la fête et de la fantaisie sont les ingrédients majeurs de la recette de ce festival porté par la mairie des 2e et 3e arrondissements, dans une volonté de « rendre leur place aux femmes dans l’espace public » souligne Emilia Sinsoilliez, première adjointe au maire de secteur, en partenariat avec RedPlexus et avec le soutien de la Ville. Mais il n’existerait pas sans l’énergie de toutes les belles volontés d’un quartier. Fait pour et avec ses habitants, il a été concocté au sein du Labo des désirs avec les artistes Ama Sofia, Mariane Duquennoy Savio, Marie-Khane, Jeannette Boulanger, Roxanne Jubert et Magali Revest. Dans les coulisses de la Salle des mouvements de la Friche Belle de Mai, des grands-mères, des mères et des jeunes filles ont participé à des ateliers chorégraphiques. À partir de trois propositions, « elles revisitent l’héritage des femmes méditerranéennes, font émerger l’impératrice qui sommeille en elles ou encore montent une bibliothèque des gestes d’enfants », résume Christine Bouvier, directrice de RedPlexus.

    Reines et ouvrières

    Ces séances de travail donnent lieu à des spectacles présentés dans trois bars tenus par des femmes. Domi ouvre le bal au Bar Marius, ce samedi 9 mai, de 18h à 22h, avec les danses de Mariane Duquennoy-Savio et Ama Sofia de la Fabrique du bonheur, puis Adèle Diridollou, Emma Pocq et Camille Meyer du Collectif Moÿ Moÿ, suivis d’un karaoké. Le 16 mai, Vanny ouvre grand les portes des Délices de Praia aux performances de Barbara Sarreau et de Marie Khane Tomei puis à une improvisation du collectif Yessaï, guidé par Marion Colard. Et le 23, Camille accueille au Bar Jo, après une balade avec l’anthropologue Nathalie Cazals, la performance des chorégraphes Les voyageuses, les contes musicaux de Mo Abbas, le solo de danse de Sarah Sobhi Najafabadi de la Compagnie Anahita, et elle participe à une démo de danses tahitiennes avec l’association Moerani. Mais aussi, le 15 mai à partir de 18h, c’est Sofia, au Bar de la Poste, qui reçoit le vernissage de l’exposition de 15 tirages grand format de Jean-Claude Sanchis. À chaque soirée, des femmes restitueront les textes qu’elles ont écrits pour le projet « la femme arc-en-ciel », avec Nicolas Dupont.

    Un festival dont les femmes sont à la fois les reines et les fières ouvrières. Dans la lignée des cigarières, ces « belles », immigrées italiennes pour la plupart, qui ont organisé une grève en 1887 qui a mis un coup d’arrêt aux fouilles humiliantes des contremaîtres de l’usine à tabac. Poète et député socialiste, Clovis Hugues les a soutenues comme il l’a fait pour la Commune de Marseille.

    Tout le programme sur : mairie-marseille2-3.com

  • « Uzès Seul en Scène » mise sur l’émotion et la solidarité

    « Uzès Seul en Scène » mise sur l’émotion et la solidarité

    Quatrième édition, et déjà l’allure d’un rendez-vous bien installé. Du mercredi 6 au samedi 9 mai, le festival Uzès Seul en scène revient dans la cité ducale avec une programmation resserrée, populaire et ambitieuse, portée par son directeur artistique Patrick Timsit. Théâtre, danse, humour, stand-up, musique : l’événement veut faire dialoguer les formes et les publics, sans réserver la scène aux seuls initiés.

    Une nouvelle dimension solidaire

    Les premières têtes d’affiche annoncées sont déjà complets : Alex Lutz ouvrira le bal le 6 mai avec Sexe, grog et rocking chair, finalement présenté à l’Ombrière pour des raisons techniques. Suivront Marie-Claude Pietragalla avec Barbara, Philippe Caverivière avec Tu crois que c’est une bonne idée ?, puis Bernard Lavilliers et Le comptoir des voyageurs.

    Trois nouveautés viennent compléter la programmation. Le vendredi 8 mai à 11h, la réalisatrice et scénariste Danièle Thompson donnera une masterclass au cinéma Capitole, animée par Karim Ghiyati, directeur d’Occitanie Films. Le soir même, place au Comedy Club avec Amandine Lourdel, Yacine Belhousse, Adel Fugazi, Ethan Lallouz et Denise.

    Enfin, samedi 9 mai à 21h30, Philippe Corti clôturera le festival avec un DJ set à l’Ombrière. Cette soirée, comme la masterclass, aura aussi une dimension solidaire : les recettes seront reversées à la Banque alimentaire du Gard. « C’est vraiment local et les gens savent où ça va. C’est important de le savoir. C’est concret », insiste Patrick Timsit.

  • Le Festival de Marseille jette des ponts entre les cultures

    Le Festival de Marseille jette des ponts entre les cultures

    Dans cette époque de conflits, où les libertés sont remises en cause et le dialogue devient difficile, des moments de rencontres comme le Festival de Marseille sont indispensables », introduit Julie Chénot, présidente de son conseil d’administration, à l’heure de dévoiler la programmation de sa 31e édition. Le rendez-vous se déploie du 14 juin au 8 juillet sur « 14 sites de la ville, du plus au Sud avec le Théâtre des Calanques jusqu’au Nord avec le Théâtre de la Sucrière ».

    Fort « d’un taux de remplissage qui a approché les 100% » en 2025, notamment à travers ses actions de médiation et d’un tarif unique à 10 euros, le Festival de Marseille remet le couvert avec une soixantaine d’événements. Et ce, dans le cadre d’une « programmation principalement internationale », situe sa directrice, Marie Didier, dont un certain nombre de projets qui jettent des « ponts entre les cultures », comme pourra en attester Urban Gnawa project. Imaginée par le chorégraphe Khalid Benghrib et réunissant « 250 participants amateurs » à la Friche Belle de Mai, campe Julie Moreira-Miguel, responsable des relations avec les publics, une « fête électro-populaire » d’ouverture qui donnera le la d’un festival fertile en mélanges de disciplines et d’influences.

    Dans Border Dance, Taoufiq Izeddiou se jouera des « frontières entre les cultures flamenco, gnawa et danses contemporaines » au Théâtre Joliette. Klap, Maison pour la danse, accueillera quant à elle Fandango reloaded. Créée par la Valencienne Inka Romani, une plongée dans cette danse « qui a failli disparaître pendant la période franquiste et dont elle dit qu’elle a résisté à la censure et au fascisme car elle était cachée dans le corps de nos grands-mères », détaille Marie Didier. La Friche Belle de Mai sera aussi le théâtre de Nouba-ti, performance décloisonnant les disciplines et imaginée par dix artistes femmes du bassin méditerranéen, qui s’inscrivent « dans le sillage » du film La Nouba des femmes du mont Chenoua, réalisé par Assia Djebar en 1979. « Nous nous interrogeons sur la façon de faire de l’art dans un monde où la cruauté est partout, afin de construire d’autres imaginaires », explique l’une de ses trois conceptrices, la Palestinienne Samaa Wakim.

    « Affirmations »

    Si le 31e Festival de Marseille joue à fond la carte de l’art briseur de frontières, il n’en demeure pas moins lieu des échos de sociétés qui naviguent entre « soumission et soulèvements », plante Julie Moreira-Miguel. Illustration suprême avec Fucking future, de Marco da Silva Ferreira, qui, au son « des tambours et de la techno », déglingue « les codes de la virilité, de la violence, de la soif de pouvoir et de l’oppression ».

    De rébellion, il sera aussi question à la Cité radieuse du Corbusier, à l’Alcazar et au Mucem, avec un « temps fort autour du mahraganat, mouvement culturel apparu dans les rues du Caire dans les années 2000 » et qui se veut l’expression « d’une attitude contestataire vis-à-vis du pouvoir et de la religion ». De « l’intime au politique », autant de révoltes qui appellent aussi parfois à « l’affirmation de soi quand on ne se situe pas dans la norme », précise la directrice du Festival de Marseille. Preuve en sera notamment avec XXL de Sofiane Chalal qui convoque avec trois autres danseurs les préjugés liés à leur surpoids pour les transformer en puissance créatrice, Parc d’Eric Minh Cuong Castaing « qui réunit dans un même espace de jeu public, danseurs et enfants atteints de troubles moteurs, soignants et robots commandés à distance », ou encore Version(s) de Dorothée Munyaneza, « hommage au boxeur marseillais Christian Nka, marqué par la lutte et la violence avec et contre laquelle il s’est construit ».

  • À la Plaine, la danse comme plaidoyer d’hospitalité

    À la Plaine, la danse comme plaidoyer d’hospitalité

    Mêlant performances artistiques, ateliers danse et plaidoyer pour l’accueil des personnes exilées, ce festival militant, porté par Swag (Share what art gives) studio souffle un air frais dans un contexte marqué par le repli et les discours réactionnaires. « C’est un événement qui fait exister la danse comme un outil politique », résume Pauline Terestchenko, cofondatrice de Swag Studio et coorganisatrice du festival. Sur scène danseurs et artistes sont professeurs du Swag studio. Ils viennent du Mali, de Guinée, d’Ukraine, de Russie, du Mexique, du Brésil…

    « Changer le narratif autour de la migration »

    « L’idée de l’événement est d’être au centre de l’espace public pour leur donner l’occasion de montrer leur talent en public et de changer le narratif autour de la migration. On y porte aussi une parole de plaidoyer par des acteurs engagés sur les thématiques d’accueil, des militants associatifs ou des artistes qui livrent eux-mêmes un témoignage d’exil », poursuit Pauline Terestchenko au moment où Sidibé, venu de Guinée, livre un récit rappé de son parcours.

    Autour de la scène, un village rassemble une douzaine de structures engagées pour l’accueil et la lutte contre le racisme : SOS Med, Sol en Si, Le Refuge, Singa, Réseau Hospitalité, The Baobab Project ou l’Auberge marseillaise. « Hébergement citoyen, accès aux droits, loisirs, culture… Les formes d’engagement sont multiples », explique l’organisatrice pointant un immense totem où le public peut se porter volontaire pour une mission bénévole pour ces assos en glissant celle de son choix dans une urne. Une manière de transformer l’émotion artistique en mobilisation citoyenne. « C’est en ça que cet événement fait de la danse un levier d’engagement sur les questions d’accueil », conclut Pauline Terestchenko.

  • À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    Cela fait plus de trente ans que Maria Pérez dirige le centre Solea situé rue Sainte. Passionnée de Flamenco, elle ouvre son école de danse en 1994 avec son mari Marc Bamoudrou pour transmettre la culture andalouse. En cette 8e édition, son festival reçoit, cette année, une attention particulière. « Le maire de la Union, en Espagne, Joaquin Zapata, animera la soirée de samedi. C’est un honneur ainsi qu’une grande marque de reconnaissance de l’accueillir en nos lieux », annonce-t-elle fièrement.

    Populaire et solidaire

    Le maire et directeur du Festival international espagnol du Cante de las Minas prendra la parole à 18h30, pour une conférence sur l’histoire, l’identité et l’évolution du Flamenco. Intervention qui sera suivie d’un concert du guitariste Joaquín Muñoz Fernández. Plus de place disponible pour cette soirée, qui promet d’être « explosive », selon la directrice.

    Un engouement qui s’accélère depuis trois ans et se confirme une fois de plus cette année. Une réussite due, selon Maria Pérez, aux « valeurs populaires et solidaires » que prône le Centre. « Nous avons à plusieurs reprises travaillé avec T’Cap 21, pour les jeunes trisomiques. Mais aussi pour A Pulso, un cycle d’ateliers de danse flamenca avec des femmes réfugiées ou en difficulté sociale, à Marseille et à Arles. » Une volonté donc d’unir à travers la danse, mais aussi de « combattre les préjugés », selon Claude Freissinier, directeur de la société Arts et Musiques. « La programmation de vendredi est aussi une manière de valoriser le Flamenco de nos quartiers. Mettre en lumière la communauté gitane de notre région avec, par exemple, l’intervention de Manuel Gomez, un guitariste de Martigues », confie-t-il.

    Quelques places sont encore disponibles pour la soirée de vendredi, qui s’ouvrira sur un bal sévillan à 19h. Au menu : des spectacles de Flamenco traditionnel puis la projection d’un film dédié au guitariste Yerai Cortés.

    Renseignements sur festivalflamenco-azul.com

  • L’Opéra d’Avignon invite au marathon de la danse

    L’Opéra d’Avignon invite au marathon de la danse

    « À l’époque, des couples dansaient pendant plusieurs jours jusqu’à l’épuisement dans un esprit d’endurance et de compétition spectaculaire », rappelle le Grand Avignon. Cet événement aura lieu le samedi 11 avril (14h-17h), sur le parvis de l’Opéra, place de l’Horloge. Il est ouvert à tous les danseurs amateurs * en duo (à partir de 16 ans), sur inscription jusqu’au 8 avril.
    « Les participants devront danser pendant 200 minutes, entrecoupées de deux pauses de 10 minutes, au rythme des musiques proposées pendant l’événement, avec des temps de chorégraphie imposée évalués par un jury de professionnels », précise l’Opéra.

    Infos : operagrandavignon.fr/le-marathon-de-la-danse

  • « Le Roi et l’Oiseau » déploie ses ailes à Aix-en-Provence

    « Le Roi et l’Oiseau » déploie ses ailes à Aix-en-Provence

    Toute une génération garde en mémoire Le roi et l’oiseau, pièce maîtresse de l’animation en France réalisée à la fin des années 1970 par Paul Grimault. Mais ce film tire aussi une grande partie de sa puissance du scénario de Jacques Prévert, adaptation du conte d’Andersen La bergère et le ramoneur. Autant de bijoux artistiques, mais pas que, ayant inspiré Emilie Lalande pour ce spectacle clair-obscur qui investit le Grand Théâtre de Provence, samedi.

    « Chaque période de l’histoire a connu son lot de dictateurs et la nôtre ne fait pas exception. J’ai souhaité aborder les thèmes de liberté, d’amour mais aussi d’oppression, en m’appuyant sur différentes sources d’inspiration, Jacques Prévert bien sûr, mais aussi Charlie Chaplin, William Shakespeare et bien d’autres », explique la chorégraphe et metteur en scène.

    « Fable antitotalitaire »

    Sur le plateau, six interprètes développent des gestes graciles, fidèles à la poésie de Jacques Prévert et au message du Roi et l’oiseau, dont les atours merveilleux propulsent pourtant un message politique, pour ne pas dire révolutionnaire. Face au roi tyrannique, l’oiseau veut s’émanciper. « Je cherche à retranscrire à travers le corps des danseurs la musicalité et l’esprit de Prévert. Une gestuelle plus saccadée et millimétrée est utilisée pour décrire le roi et son univers dictatorial », détaille Emilie Lalande qui cerne le corps « comme messager d’une fable antitotalitaire ».

    P.A.

    Le 14 mars à 15h, puis 20h.
    Entre 10 et 24
     euros

  • Le « bouclier martégal » pour des économies au quotidien

    Le « bouclier martégal » pour des économies au quotidien

    À Martigues, Gaby Charroux défend le « bouclier martégal ». Le modèle martégal de communisme municipal, fruit d’une politique perfectionnée depuis 60 ans, permet aujourd’hui « 400 euros d’économies par mois pour une famille » d’après le maire sortant et candidat (PCF).

    Des économies sous forme de gratuités de certains services, ou de tarifs réduits. Par exemple, la médiathèque, gratuite, les Centres d’initiation sportive (CIS) pour la pratique du sport par les plus jeunes, l’allocation municipale de solidarité de 100 euros minimum versée durant la période de fin d’année aux bénéficiaires des aides sociales. Cette mère de famille, rencontrée durant la campagne à l’école Daugey, avait fait part d’un « bon accueil et d’une bonne aide » des services municipaux pour ses « soucis de papiers » à son arrivée en France. Léna Dupin, ancienne martégale usagère de la piscine Avatica, est ravie de l’entrée gratuite pour les personnes handicapées. « Avant à Château-Thierry, je payais 5,50 euros mon entrée, il n’y avait pas de réduction. Comme j’ai peu de revenus, c’est avantageux », confie-t-elle. Cette autre martégale, mère célibataire handicapée d’un adolescent de 15 ans, explique que son fils « fait 9h de danse par semaine » ainsi que de la musique au conservatoire du Site Pablo Picasso.

    « On ferait pas d’activités sans cette politique »

    « Je paye 100 euros à l’année pour deux activités. Avec la licence de la fédération de danse en plus si on fait des concours à 30 euros l’année », détaille-t-elle, « s’il n’y avait pas cette politique à Martigues il n’aurait jamais pu faire ça » selon elle, faute de moyens. La passion du jeune homme provient des initiations artistiques proposées de manière délocalisée par le conservatoire au sein des centres sociaux. Jusqu’à douze ans, la pratique au conservatoire est gratuite.

    Comme l’a présenté Gaby Charroux durant sa campagne, le bouclier martégal « se développe par toutes les actions sociales portées par la Ville », à l’image « des aides au maintien à domicile, des portages de repas, des crèches municipales » mais aussi « des colonies de vacances et du repas à 2,35 euros dans les structures municipales, le moins cher du département, quand le repas revient à 14 euros pour la Ville » dans les crèches et écoles confondues, alimentées en local et bio.

    L’enjeu du prochain mandat est de perpétuer ce modèle, si ce n’est de le renforcer. « Nous voulons créer un CIS culture sur le modèle du sport », annonçait Caroline Malatrait, colistière du candidat lors du 1er meeting de campagne début février. Et plus encore : « Nous créerons des lieux refuges pour les femmes victimes de violence », lançait Césaire Bureau du Colombier (PS) au même moment. Selma Bechagra envisageait aussi de mettre en place « un contrat jeune ville pour passer le permis ».

    Le bouclier martégal a donc vocation à protéger l’ensemble des habitants, tout au long de la vie, en somme.

  • [Spectacle] Un voyage à travers l’histoire des femmes et de leurs droits

    [Spectacle] Un voyage à travers l’histoire des femmes et de leurs droits

    « Plus qu’un spectacle féministe, nous avons voulu faire un spectacle humaniste », assure Lydie Belmonte.

    Née à Marseille, dans une famille d’origine arménienne – ses grands-parents ont survécu au génocide –, Lydie Belmonte, en plus d’être historienne, est autrice, interprète de jazz, actrice, danseuse. Sacrées F’Ames* est un spectacle qu’elle a écrit, mis en scène et qu’elle interprète avec Alina Jamgotchian, Nicole Moreno et Lady Lou, danseuses et chorégraphes, accompagnée par trois musiciens, José Assa (piano), Rémy Chaillan (batterie), Franck Blanchard (contrebasse). Le spectacle est composé de douze tableaux qui campent douze archétypes féminins. Créé en 2021 à Marseille, Sacrées’F’Ames a été joué au festival Off d’Avignon, l’été dernier.

    « J’évoque la déesse, la mère, la femme et le cycle de la lune, la jeune fille, la femme amoureuse, la femme de pouvoir, la sorcière, la sainte, la femme de lettres, la femme mariée, la séductrice, la fille de joie, la femme emprisonnée, la femme libre, la guerrière », retrace Lydie Belmonte. Le spectacle aborde la transmission des droits des femmes et la lutte contre les violences qui leur sont faites, tout en conservant une dimension sensible, poétique et parfois pédagogique.

    Hommage à Joséphine Baker

    L’autrice s’appuie sur l’histoire de femmes qui ont marqué leur époque. Par exemple Hildegarde de Bingen (XIIe siècle), thérapeute, médecin, poétesse, compositrice. Ou Suzanne Valadon, d’abord modèle pour des peintres comme Renoir, Puvis de Chavanne, et qui deviendra peintre. Mais aussi Joséphine Baker, Mélinée Manouchian… Dans Sacrées F’Ames, Lydie Belmonte incarne ces différents « visages » de la femme, par le jeu, le chant et la danse, entourée de danseuses.

    Elle-même marquée par une histoire douloureuse, Lydie Belmonte confie : « à travers ce spectacle, je voulais honorer le combat au quotidien de toutes ces courageuses et leur donner peut-être un peu d’espoir. Malgré le temps et l’espace, il existe une sororité. J’aime bien ce terme. Ce spectacle rend hommage aux porteuses de l’humanité, à toutes les guerrières d’hier et d’aujourd’hui, connues ou inconnues, ici et ailleurs, qui se sont battues, et se battent toujours, pour leur liberté, leur indépendance, leurs droits civiques, économiques et leur droit d’exister. » Elle continue : « “Sacrées F’Ames” vise aussi à dénoncer cette violence physique et psychologique des hommes à l’encontre des femmes. »

    Lydie Belmonte a dédié Sacrées F’Ames à la soldate Anush Apétyan. Cette mère de trois enfants, militaire dans l’armée arménienne, a été capturée en 2022 près de Djermuk par les Azéris, et torturée à mort. Les tortionnaires ont diffusé les images de leurs actes barbares sur les réseaux sociaux…

    * À 20h30, 200 rue Jean-Ferrat. Tarif : 15 euros. Détails au 04.84.83.07.43.