Tag: Danse

  • Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Cet examen a pour objectif d’accompagner la progression individuelle de chaque élève. Le jury délivre un diplôme avec mention, sans conditionner le passage de niveau. La préparation permet aux élèves de développer leur technique, leur sens artistique, leur autonomie et la gestion du stress, tout en favorisant l’effort et la persévérance.

    Présentés seuls ou en duo, les élèves ont interprété une variation imposée dans chaque discipline. Le jury était composé de Juddith Abou, professeure de danse classique, et de Amandine Sainati, professeure de danse jazz, toutes deux titulaires d’un diplôme d’État ou certificat d’aptitude, accompagnées des professeures de l’école municipale, Sylvie Andréotti en danse classique et Sophie Gangloff-Mirian en danse jazz. Les parents auront l’occasion de découvrir ces variations lors du spectacle de fin d’année qui se déroulera au Théâtre des Salins à Martigues le 3 juin 2026. La remise des diplômes s’est déroulée le soir même en présence du maire du Rove, de son premier adjoint et adjoint à la culture, des parents et des élèves.

  • [Danse] « Kill me », une vie d’artiste jusqu’à la mort à Martigues

    [Danse] « Kill me », une vie d’artiste jusqu’à la mort à Martigues

    Après Fuck me (2020), puis Love me, Marina Otero livre le troisième volet de sa saga autobiographique, intitulée Recorda para vivir (« se rappeler pour vivre »), avec Kill me, qui prend ses quartiers au Théâtre des Salins mardi 10 février. « Prise par le cliché de la quarantaine, j’ai commencé à filmer tout ce que je faisais : le cœur ouvert 24h sur 24, j’enregistrais tout. Jusqu’au jour où je me suis effondrée et on m’a posé un diagnostic psychiatrique », écrit sur sa note d’intention cette metteuse en scène, réalisatrice et interprète argentine qui a décidé de « présenter différentes versions de ses œuvres jusqu’au jour de [sa] mort ».

    « Folie amoureuse »

    Dans Kill me, Marina Otero fait appel à « quatre danseuses atteintes de troubles à la personnalité » et ressuscite l’esprit du danseur étoile des Ballets russes Nijinski « pour créer un spectacle sur la folie amoureuse », ajoute cette artiste totale qui fait rejaillir tous les types de violences, dont elle a été témoin ou victime, dans une danse performative à la mise en scène brute. Qu’on l’aime ou le déteste, son art ne laisse jamais insensible, à la manière du poète marseillais au génie écorché, Antonin Artaud, dont elle est une admiratrice. « Il a fini sa vie dans un hôpital psychiatrique, ce qui m’intéresse et me touche beaucoup. Dans sa démarche artistique, il ne concevait pas l’œuvre d’art séparée de sa vue personnelle. Des relations étroites qui me parlent beaucoup et représentent assez bien mon propre travail », confiait Marina Otero à La Marseillaise il y a trois ans.

    Le 10 février à 20h30. Entre 10
    et 20 euros. www.les-salins.net

  • Danse et cirque entrent en piste dans l’Ouest bucco-rhodanien

    Danse et cirque entrent en piste dans l’Ouest bucco-rhodanien

    « De la danse au cirque, du plateau au chapiteau, les Élancées continuent d’explorer les formes contemporaines du mouvement en mêlant disciplines, regards et sensibilités », résume Nicole Joulia, présidente de la régie culturelle Scènes et ciné, aux manettes de ce festival « des arts et du geste » dont la 28e édition démarre ce mardi 27 janvier, à l’Usine d’Istres, avec le spectacle Moya. Venue d’Afrique du Sud, la compagnie Zip zap circus dresse « le portrait de dix jeunes acrobates » en explorant la culture de ce pays pour illustrer « le rêve de Nelson Mandela d’une nation arc-en-ciel ». Une ambition belle et utopique, à hauteur poétique de la soixantaine de représentations prévues pendant le festival.

    Sept créations seront à l’affiche du festival à l’instar de Wolf, programmée samedi 31 janvier au Théâtre de Fos. Imaginée par la compagnie australienne Circa, elle met aux prises dix circassiens « virtuoses célébrant le corps, l’instinct et la force du collectif dans une chorégraphie tribale, un rituel sensoriel et viscéral, vibrant hommage à l’humain et à sa beauté ». Autant d’artistes internationaux qui ne feront pas oublier la place accordée aux locaux. à Istres, l’Espace 233 accueillera la création du chorégraphe marseillais Michel Kelemenis, L’amoureux de Madame muscle, « invitation joyeuse, entre humour et poésie, à explorer l’anatomie à travers le mouvement ».

    Diverses disciplines mélangées

    Toujours du côté de la danse, on notera, parmi les autres créations, les Cinq versions de Don Juan de Josette Baïz, au Théâtre La Colonne de Miramas. La chorégraphe aixoise livre une fresque qui revisite l’œuvre de Molière avec 15 danseurs « classiques, contemporains, krump et hip-hop ». Ou encore Pacific square, « subtil mélange de hip-hop et roller », à l’Espace Robert-Hossein de Grans.

    Côté cirque, ces mêmes lieux abriteront aussi Immobiles. Un spectacle conçu par la compagnie les Hommes de mains, qui utilisent un tapis roulant comme terrain de jeu aux champs des possibles infinis, deux artistes enchaînant « portés et acrobaties pour se jouer malicieusement de la gravité ».

    L’art de la magie ne sera pas non plus en reste à travers Juste une illusion. Visible à l’Oppidum de Cornillon-Confoux, un format créé et incarné par Julien Becquelin qui, loin de se contenter de ses talents d’illusionniste, les immerge dans un bain musical et humoristique.

    Outre des formes classiques, le festival les Élancées permettra également l’installation d’un « camion-spectacle » venu des Flandres, à Istres et Fos-sur-Mer, dans lequel la compagnie Post uit hessdalen jongle avec de petites balles rythmées par un son lancinant. Deux grands chapiteaux prendront aussi leurs quartiers à Istres et Miramas pour Mad in Finland, où sept circassiens finlandais racontent leur pays en se jouant des préjugés qui lui collent à la peau.

  • « Midi-minuit » fait danser l’école française

    « Midi-minuit » fait danser l’école française

    Réservé à trois musiciens français, Francis Poulenc, Camille Saint-Saëns et Maurice Ravel », situe Thierry Malandain, « ce programme comprend des œuvres de mon répertoire et une création pour célébrer le jour et la nuit, midi et minuit, et le temps qu’il fuit dans l’ombre ensevelie ».

    Dans Midi-minuit, dont les gestes graciles aux notes classiques se déploient vendredi 23 et samedi 24 janvier sur la scène du Grand Théâtre de Provence (GTP), le chorégraphe fait « la synthèse de trois décennies de création : une nouvelle intitulée Minuit et demi ou le cœur mystérieux sur des mélodies de Camille Saint-Saëns, Midi pile ou le concerto du soleil, recréation d’un ballet réglé en 1995 sur le Concerto pour deux pianos en ré mineur de Francis Poulenc, et enfin l’intemporel Boléro de Maurice Ravel », présente la production de cette recréation pour 22 danseurs destinée à « rendre hommage à cette fameuse école française ».

    « Éblouissements »

    « Élégante et raffinée, aux orchestrations subtiles donnant priorité à l’expressivité de la mélodie et qui continue d’être influente jusqu’à nos jours. » Voilà des caractéristiques de cette école auxquels 22 danseurs du Malandain Ballet Biarritz rendent grâce et magnifient. Du « retour aux éblouissements de l’enfance » contenus dans Le concerto du soleil, indique le programme, jusqu’à la soumission des « danseurs à la répétition du thème orchestral de Ravel ».

    P.A.

    Entre 10 et 47 euros

  • Au Cratère, à Alès, les Sea Girls cassent les codes du music-hall

    Au Cratère, à Alès, les Sea Girls cassent les codes du music-hall

    Découvrir ou redécouvrir la comédie musicale depuis les coulisses. Un pari audacieux qu’ont accepté de relever les Sea Girls, trois comédiennes qui font du Music-hall depuis vingt ans, avec leur spectacle « Dérapage ». Mis en scène par Pierre Guillois, à qui on doit le succès du cabaret de carton « Les Gros patinent bien » la saison dernière, le spectacle revendique une écriture contemporaine légère, grave, sociétale et intime. Les Sea Girls y abordent, en musique et avec humour, les prises de tête en tournée, la fatigue et les discriminations liées à l’âge que subissent les comédiennes autour de 50 ans. Les deux représentations auront lieu samedi 17 janvier à 21h et dimanche 18 à 17h au théâtre éphémère le Cratère à la Prairie (Champ de foire) à Alès.

    « Le spectateur se retrouve derrière le rideau de fond de scène, plongé dans l’univers à la fois drôle, tendre et sensible des Sea Girls, détaille Olivier Lataste, le directeur du Cratère. On assiste à une fusion entre la comédie musicale et le burlesque. » Un mélange des genres qui pourrait expliquer le retour du music-hall sur le devant de la scène ces dernières années.

    Starmania, La la land ou Wicked, autant d’œuvres au succès fulgurant qui ont su capter l’attention d’un public qui boudait le genre depuis plusieurs années. « Les spectateurs ont toujours été adeptes de théâtre, de danse et de concerts. Mixer les trois, c’est apporter la légèreté et le divertissement dont ils ont besoin, notamment en ce début d’année difficile », estime le directeur.

    Si la liberté employée dans la scénographie des comédies musicales d’aujourd’hui joue un rôle majeur dans leur succès retrouvé, selon Olivier Lataste, une modernisation du genre restait essentielle. « Ce qui me frappe surtout, ce sont les moyens techniques colossaux employés. Le spectateur vit un moment féerique. »

    Du côté des Sea Girls, pas d’entracte pyrotechnique ou d’effets spéciaux de synthèse, mais un axe narratif moderne et multigénérationnel. « Un public plus âgé va venir voir le spectacle pour le côté cabaret et burlesque. Mais un public plus jeune trouvera tout autant son compte avec un côté débridé et des prises de position qui tendent vers le féminisme », explique le directeur. « C’est un mélange des genres mais aussi un croisement des générations et des milieux sociaux. »

    Et grâce à l’expertise du metteur en scène Pierre Guillois, les surprises fusent, le côté décalé l’emporte et on retrouve une dérision dominante, comme dans son dernier spectacle.

    « Leur prospérité s’apparente à un cycle »

    Si on y réfléchit bien, depuis leur apparition au début du XXe siècle, les comédies musicales n’ont jamais quitté les planches ou le grand écran. En témoigne le succès du Roi lion au théâtre Mogador, renouvelé de nombreuses fois depuis 2007 et encore joué aujourd’hui. Pour Olivier Lataste, leur prospérité s’apparente à un cycle. « Peut-être que l’enthousiasme du public va redescendre, mais les music-halls reviendront toujours. La chanson n’a jamais cessé d’être populaire. Ça ne s’arrêtera pas aujourd’hui. »

    Billetterie sur lecratere.fr. Si complet, contactez le théâtre au 04.66.52.52.64. Des places peuvent se libérer. 30€ plein tarif, 19 € réduit.

  • À Marseille, « Les voix du corps » pénètrent Klap

    À Marseille, « Les voix du corps » pénètrent Klap

    Sur la scène, trois corps se mettent en mouvement aux échos d’un Stabat mater, hymne médiéval et religieux remis au goût du jour flamenco par José Sanchez, guitariste et joueur de théorbe, cet espèce de grand luth apparu au XVIe siècle en Italie. Miranda Alfonso, Marina Paje et Ana Perez exaltent leurs gestes au son de ces Voix du corps, qui résonnent samedi 10 janvier à Klap Maison pour la danse. Cette dernière et le musicien « relèvent le défi d’une lecture profane où musique, chant, parole et danse s’entrelacent », indique le programme. Avec eux, et au chant, flamenco cela va sans dire, Alberto Garcia.

    « Le défi, pour nous, c’était de créer notre version de Stabat mater avec un texte qui a été réécrit. Et surtout, ce qui nous a plus, c’est qu’on trouvait que c’était un sujet qui résonnait beaucoup avec l’actualité », expliquait au moment de sa création, Ana Perez, au micro de Théâtres en Dracénie, où la troupe du spectacle était en résidence il y a quelques mois.

    Du Rococo au flamenco

    « Le Stabat mater est l’une des formes de la musique dite classique qui nous touche le plus. Depuis longtemps, j’ai la conviction profonde que le flamenco vient en grande partie de la musique baroque », évoque pour sa part José Sanchez à propos de cet hymne ayant été « travaillé depuis des siècles par de nombreux compositeurs. Les formes qui nous ont le plus touché sont celles de Vivaldi et de Pergolèse ».

    Comme le résument Klap Maison pour la danse ainsi que la scène nationale du Zef, qui co-programme le spectacle, le Stabat mater image à l’origine « la figure d’une femme debout face au supplice de la perte de son enfant. Ce corps meurtri mais droit incarne tout à la fois le chagrin et la dignité ». Autant de caractéristiques « qui participent aussi de l’essence du flamenco ».

    Dans leur version, Ana Perez et José Sanchez tirent la quintessence de « la puissance et la résilience du féminin ». À la fois baroque et contemporain, un « flamenco réinventé, nourri par la spiritualité intense de cet hymne marial et par la force du féminin ».

    Samedi 10 janvier à Klap Maison pour la danse. 5 avenue Rostand, 3e. 5 euros. www.kelemenis.fr

  • Nakata, un spectacle sur la voie des arts japonais à Aix-en-Provence

    Nakata, un spectacle sur la voie des arts japonais à Aix-en-Provence

    Un mélange de danse, d’arts martiaux et de peinture en direct. C’est ce que propose la compagnie Telmah avec son spectacle Nakata. Ce mardi à 19h, les curieux pourront profiter gratuitement de leur représentation à la Fondation Vasarely d’Aix-en-Provence. « Nous voulons creuser les liens entre la danse contemporaine et les arts martiaux », explique Aurélie Imbert, danseuse qui propose ce spectacle avec Idir Chatar. Le duo est à la recherche du tracé calligraphique, de la trace laissée par le corps dans l’espace. Par un petit jeu de mot, Nakata, le nom de l’œuvre, fait référence au fameux sabre japonais, le katana. Au-delà du nom, le spectacle puise son inspiration de Kafka sur le rivage, d’Haruki Marukami, et de nombreux éléments de la culture nippone.

    Un lieu imprégné d’art

    « Ayant un penchant pour les arts plastiques et la peinture, cela faisait sens pour nous de travailler au milieu de ces œuvres monumentales », s’enthousiasme la danseuse. « Les formes géométrique de Vasarely font un écho à l’architecture de la chorégraphie de Nakata », précise-t-elle. Plasticien de renom, Victor Vasarely est connu comme le père de l’art optique, courant artistique fondé sur les illusions visuelles, les formes géométriques et les effets de mouvement. Aurélie Imbert, qui rêvait de ce spectacle, espère que « tenir cette représentation dans un écrin inhabituel, sans lumière, offrira une nouvelle perspective aux spectateurs, leur fera aimer la danse contemporaine ».

  • Le Magic circus show pour rêver en famille

    Le Magic circus show pour rêver en famille

    C’est un spectacle rempli de couleurs, d’émotions et d’évasion grâce à la troupe de jeunes artistes de la compagnie HAP. En tant que parrain de la Maison de Nina, c’est avec un grand plaisir que je partage la scène avec eux. C’est un vent de fraîcheur », détaille Norbert Ferré. Marseillais d’origine, médaillé de la ville, habitué des tournées internationales dans des styles très différents comme le Crazy Horse ou encore les Folies Bergères, sans oublier ses participations au Plus grand cabaret du monde, présenté par Patrick Sébastien.

    Pour le Magic circus show, il est Monsieur Loyal et il réalise aussi quelques numéros de magie, notamment avec son compère Patrick Dessi. Ce dernier est aussi Marseillais et a fait la connaissance de Nobert au club de magie local, alors que ce dernier n’a que 14 ans. Une longue histoire… Sa motivation est pourtant toujours intacte pour « faire prendre conscience au public de l’importance du spectacle vivant. Apporter du plaisir en proposant des numéros de grandes qualités de cirque et de magie », confie ce dernier.

    « Une véritable
    histoire humaine »

    Et de poursuivre : « À Marseille, ce n’est pas très courant. Alors, quand j’ai découvert la compagnie Hap, lors de son dernier spectacle, j’ai été emballé. C’est la rencontre de plusieurs générations. Une véritable histoirehumaine. »

    La compagnie Hap signe avec le Magic circus show, son 3e spectacle. D’une vitalité sans pareille, Hap, c’est l’histoire de neuf artistes de 11 à 18 ans passionnés de cirque, tous élèves de la Maison de Nina, à Marseille. « Je les forme pour certains depuis tout petits, dès l’âge de 3 ans. Je les vois grandir, se muscler, se perfectionner. En 2023, j’ai alors créé la compagnie Hap, sur les conseils d’Aurélia Cats, consultante artistique de la Maison de Nina et artiste circassienne de renommée internationale. L’occasion pour les élèves de vivre leur rêve, celui d’être sur scène », détaille Sophie Ortiz, directrice de la Maison de Nina.

    Jonglerie, trapèze, mats pendulaires, anneaux, danse, voltige, magie, mais aussi mentalisme, durant deux fois 45 mn avec un entracte de 20 mn, c’est un véritable show que propose la compagnie HAP.

    Le cabaret l’Étoile bleue, 107bis, boulevard Jeanne d’Arc, 13005 Marseille.
    Complet tout le week-end.

  • Marseille objectif dansE se remet en mouvement

    Marseille objectif dansE se remet en mouvement

    Depuis sa première programmation aux Bernardines en 1987, Marseille objectif dansE inscrit de « manière permanente et affirmée de la danse contemporaine dans l’espace culturel de la cité ». Mais des « coupes de subventions terribles », intervenues en 2022, rappelle sa déléguée générale Josette Pisani, ont interrompu les activités de diffusion de cette association lors des deux dernières années. Mais, c’était sans compter sur la ténacité et « la gestion rigoureuse » de son équipe, qui relance un programme de six représentations et d’une lecture-performance, du 13 novembre au 5 décembre, à la Friche Belle de Mai.

    Résonances

    Parmi celles-ci, Un monde réel de Rémy Héritier, qui ouvrira le bal. Avec Bryan Campbell au plateau, ce duo « pensé comme une caisse de résonance des autres qui circulent », s’interroge sur les imaginaires liés à la danse, dans le but de « se défaire de l’habitude propriétaire de penser que, dans mes mouvements, il n’y aurait que moi qui bouge », écrit-t-il.

    Ce programme de Marseille objectif DansE comporte « des formes très singulières qui sont assez inédites dans la ville et la région », estime Josette Pisani, avant de pointer Fasl. Visible lui aussi en ouverture, ce solo, de Nivine Kallas, la met en scène, « un casque sur les oreilles », cette danseuse « travaillant les diacritiques de la langue arabe » en fondant ses gestes « à partir du texte qu’elle entend ».

  • Le festival Hype Occ célèbre les danses hip-hop et afro-urbaines

    Le festival Hype Occ célèbre les danses hip-hop et afro-urbaines

    « La culture hip-hop a donné naissance à une multitude d’esthétiques, toutes des danses sociales à la base. Il y a ensuite des formes annexes qui se sont créées dans les mêmes contextes urbains, sociétaux : bboying/bgirling, breaking, krump, waacking, house, électro, afro… C’est un panel de toutes ces esthétiques urbaines que propose de découvrir Hype Occ », explique Dirk Korell, fondateur de ce festival régional né en 2023 et porté par Camin Aktion, bureau de production et agence créative à plus-value solidaire basé à Montpellier.

    Du 6 au 15 novembre, Hype Occ est donc de retour dans sa ville natale. Une ultime étape qui marque la clôture d’un mois de circulation artistique à travers l’Occitanie, avec trente propositions dans cinq villes et onze lieux, dont plus de la moitié issue de compagnies régionales. « Aujourd’hui, cela s’améliore un peu, mais en région Occitanie notamment, ces cultures-là manquent cruellement de soutien », souligne Dirk Korell. D’où la dynamique de réseau dans laquelle s’inscrit le festival, la Ville de Tarbes ayant rejoint cette année les rangs des partenaires de la manifestation, aux côtés de camin aktion à Montpellier, l’Estive, scène nationale de Foix et la Casa Musicale à Perpignan.

    Jusque-là concentré au Théâtre d’O pour sa partie montpelliéraine, le festival se déploie, pour cette troisième édition, dans plusieurs lieux de la capitale héraultaise, reliant ainsi les quartiers de la Mosson, Figuerolles, Boutonnet et l’Écusson.

    La programmation montpelliéraine a débuté le 6 novembre au pôle chorégraphique Bernard-Glandier avec « #Mulunesh », l’un des portraits de la série « Histoire(s) Décoloniale(s) » de la chorégraphe franco-camerounaise Betty Tchomanga, interprété par la danseuse de Krump Adélaïde Desseauve.

    Elle se poursuit dimanche 9 novembre au cinéma Utopia (19h30-21h15) avec la projection de courts-métrages de danse et d’un documentaire immersif sur la communauté krump et ses codes.

    Le lendemain, 10 novembre, l’Agora, Cité internationale de la danse accueillera, de 20h à 21h45, deux spectacles proposés par la Cie Mazel Freten. Laura Defretin y proposera une exploration de la maternité et de la transformation du corps, suivie par une évocation des racines congolaises et de la paternité par Brandon Malboneige Masele, avec le langage de la danse électro.

    Le lendemain, 11 novembre, à l’Agora de la danse toujours (de 20h à 20h50), carte blanche à la chorégraphe Sarah Cerneaux, qui explore, avec le trio féminin de Hidden project, les stratégies de camouflage des femmes en zones urbaines sensibles et leur adaptation dans des environnements hostiles.

    Enfin, à ne pas manquer, le Battle all styles (hip-hop, house, krump, afro, jazz, contemporain…) organisé le 15 novembre de 18h à 23h au Hangar Théâtre pour la soirée de clôture, auquel les spectateurs sont invités à participer. Avec, en prime, des musiciens live, un DJ et des showcases « où nous valoriserons le travail que nous menons à l’année auprès de la jeunesse en précarité ».

    *Programme et réservations sur https://caminaktion.eu/hypeocc-montpellier/