Tag: Cyclisme

  • [Tour de France] Tadej Pogacar toujours plus fort

    [Tour de France] Tadej Pogacar toujours plus fort

    Rien ne semble pouvoir empêcher Tadej Pogacar d’aller chercher un cinquième sacre à Paris.

    À la sortie des étapes auvergnates, le Slovène compte 3 minutes 36 d’avance sur son dauphin, Jonas Vingegaard. Le Danois a bien tenté de s’accrocher, mais il n’a pas pu suivre dans l’attaque portée à 15 kilomètres de l’arrivée par le porteur du maillot jaune. Il cède 44 secondes. Et voit revenir Remco Evenepoel et Paul Seixas.

    Le Français, pour son premier Tour, termine pour la première fois sur le podium d’une étape. Le benjamin du peloton aurait aimé faire mieux, être par exemple le premier tricolore à s’offrir une étape, qui plus est le 14-Juillet.

    Mais il doit se contenter de la troisième marche du podium du jour. Toutefois, ses prestations depuis le départ de Barcelone montrent que Paul Seixas a le potentiel pour aller chercher Tadej Pogacar. Pas cette année, car il est encore un peu trop tendre. Mais à moyen terme, il devrait être candidat à une victoire finale.

    Carapaz, trop court

    Le combatif du jour portait une tunique rose, de la couleur de son sacre dans le Giro. Richard Carapaz a été le principal animateur d’une journée encore marquée par des températures caniculaires. L’Équatorien était encore en tête au terme de la dernière difficulté du jour. Mais dans le col du Pertus, Tadej Pogacar a placé son attaque fatale pour ses rivaux. Il a été déposé par le Slovène à 250 mètres du sommet et quinze kilomètres de la ligne.

    Cette dixième étape, entre Aurillac et la station du Lioran, aurait pu être fatale à deux coureurs du haut du classement. Tom Pidcock et Matteo Jorgenson ont chuté dans la descente du Puy Mary, à trente kilomètres de l’arrivée. Les deux ont pu remonter sur leur machine. Mais si le Britannique a pu limiter les dégâts, l’États-unien coéquipier de Jonas Vingegaard, a laissé des plumes et terminé l’étape le coude ensanglanté.

    Au classement général, le double champion du monde possède désormais 3 minutes 36 d’avance sur Jonas Vingegaard et 4 minutes 06 sur Remco Evenepoel.

    Le Belge monte sur la troisième marche du podium à la place d’Isaac del Toro, le coéquipier de Tadej Pogacar, qui a cédé du terrain après avoir eu une défaillance dans la dernière ascension. Le Mexicain termine 8e de l’étape à 1 minute 31 de son leader.

    Paul Seixas gagne une place au général et pointe à la 5e position, à 4 minutes 35 du maillot jaune. Le Français a été impressionnant dans le final au sein du premier groupe de poursuivants comprenant Jonas Vingegaard, qui a lâché dans les derniers mètres, Remco Evenepoel en difficulté à un moment avant de bien finir, Florian Lipowitz, Juan Ayuso et Mattias Skjelmose.

    Un autre Français, Lenny Martinez, figure dans le Top 10 au général à 6 minutes 34, après avoir terminé neuvième de l’étape.

    Cette victoire constitue le 24e succès dans la Grande Boucle pour Tadej Pogacar. Ce dernier endosse le 60e maillot jaune de sa carrière. Il égale Miguel Indurain à la troisième place de tous les temps, derrière Eddy Merckx (111) et Bernard Hinault (79).

    Pour le bonheur des sprinters

    Entre Vichy et Nevers, les sprinters sont invités à reprendre du service dans la 11e étape.

    Ce ne sont pas les deux petites côtes de la Billonnières et de Billy-Chevannes qui leur couperont les pattes. Les 161,3 kilomètres promettent une course rapide. Certains tableront sur une belle sortie à l’avant de la course. La marge qui leur sera accordée sera peut-être minime, mais pourquoi ne pas profiter d’un concours de circonstances.

  • Mathieu van der Poel plus fort que la canicule

    Mathieu van der Poel plus fort que la canicule

    Pour la troisième fois de sa carrière, Mathieu van der Poel s’offre une étape du Tour.

    Sous une chaleur écrasante en Corrèze, le coureur d’Alpecin a logiquement surclassé, sur la ligne, le Norvégien Tobias Johannessen, le Britannique Tom Pidcock et le Français Alex Baudin.

    À la veille de la première journée de repos, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 2 minutes et 42 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard. Les deux hommes ont terminé avec tous les autres favoris dans un peloton d’une quarantaine de coureurs, à six secondes seulement du vainqueur.

    Cette victoire, à quelques kilomètres des lieux chers à son grand-père Raymond Poulidor, qui repose à Saint-Léonard-de-Noblat, constitue un vrai soulagement pour son équipe Alpecin, où Jasper Philipsen a raté le coche lors des trois premières arrivées au sprint.

    L’étape, réduite de 185 à 155 km alors que le département de la Corrèze a basculé en vigilance rouge canicule, a été marquée comme prévu par une bataille féroce pour prendre l’échappée sur un terrain accidenté, idéal pour les baroudeurs.

    Malgré la fournaise, des dizaines de coureurs ont tenté de partir à l’avant, dont Julian Alaphilippe, très offensif en début d’étape.

    Le bon coup est parti à la mi-course, dans le difficile Suc au May, en haut duquel huit coureurs – que des costauds – ont formé un groupe déterminé à se jouer la victoire : Tobias Johannessen, le mieux placé au général (13e), Quinn Simmons, Derek Gee-West, Tom Pidcock, Lennert Van Eetvelt, Pablo Castrillo, Mathieu van der Poel et le Français Alex Baudin.

    Mais derrière, l’équipe UAE de Tadej Pogacar a imprimé un gros tempo pour rester à portée de fusil. La formation Netcompany Ineos, au prétexte de défendre la onzième place d’Egan Bernal au général, a pris le relais pour garder l’échappée sous pression.

    L’entente au sein de celle-ci a commencé à se déliter à 27 kilomètres de l’arrivée. Mathieu van der Poel, mécontent que ça ralentisse et de voir revenir le peloton à trente secondes, a alors secoué le cocotier dans le Mont Bessou, un raidard de 900 mètres qui devait lui rappeler les bergs du Tour des Flandres, pour placer son attaque décisive.

    Un temps distancés, Johannsen, Baudin et Pidcock ont réussi à s’accrocher, malgré un problème de dérailleur pour le Britannique, réglé à grands coups de talon.

    Le quatuor s’est alors dirigé ensemble jusqu’à Ussel où le triple vainqueur de Paris-Roubaix, beaucoup trop rapide, a logiquement remporté le sprint alors que le peloton se rapprochait dangereusement.

    Face à la canicule, le syndicat des coureurs a demandé une évolution à l’avenir des heures de départ des courses estivales afin de protéger la santé des athlètes, avant le départ de la 9e étape, raccourcie en raison des fortes chaleurs ce dimanche.

    Première pause pour le peloton

    Après une semaine intense, les rescapés de la Grande Boucle vont observer une journée de repos, ce lundi.

    C’est à Aurillac, dans le Cantal, que les coureurs vont recharger les batteries. Avec au menu une sortie collective et des soins spécifiques pour chaque cycliste.

    La compétition reprendra mardi, avec la dixième étape qui verra l’épreuve partir d’Aurillac, pour rejoindre la station du Lioran, soit 166,6 kilomètres et sept cols, dont deux de première catégorie.

  • Tadej Pogacar reprend la main à Gavarnie

    Tadej Pogacar reprend la main à Gavarnie

    Elle était attendue, et elle a eu lieu dans le Tourmalet.

    Le premier juge de paix de l’édition 2026 de la Grande Boucle a été le terrain de jeu du trio en forme de la première semaine. Avec, dans le rôle de l’attaquant, Tadej Pogacar. Alors que ceux qui rêvent de leur damer le pion, en premier lieu Jonas Vingegaard et Paul Seixas, ont bien essayé de suivre le Slovène dans sa folle ascension du col classé hors catégorie. Mais ils n’ont rien pu faire face à la puissance du double champion du Monde et quadruple vainqueur du Tour. Avec, comme symbole d’une journée de passation du pouvoir en jaune, la chute de Torstein Traeen.

    Seixas résiste

    Celui qui était jusque-là leader a été piégé par un de ses coéquipiers dans la descente du Tourmalet. Même s’il avait déjà perdu la tunique dorée, la mésaventure du Norvégien symbolise une journée où rien n’a tourné en sa faveur.

    Dans cette sixième étape, l’équipe de Tadej Pogacar a travaillé tout au long de l’après-midi pour dégager la route à son leader. Avec comme principal acteur Isaac del Toro. Le Mexicain a ouvert la voie dans les premiers lacets du Tourmalet.

    Un travail qui a eu raison d’un peloton qui s’est morcelé en plusieurs tronçons. Seul Jonas Vingegaard a réussi, un temps, à suivre le rythme de Tadej Pogacar, qui a passé en tête le Tourmalet. Mais dans la descente, le Danois a perdu de vue celui qui allait revêtir le maillot jaune, une fois franchie la ligne d’arrivée à Gavarnie.

    Paul Seixas de son côté a limité la casse. Troisième au sommet du Tourmalet, il pointait à plus de deux minutes à l’approche des derniers kilomètres. Tandis que Lenny Martinez, l’autre Français en forme de ce début de Tour, était piégé dans un groupe de poursuivants.

    Jonas Vingegaard, qui était revenu à dix secondes de Tadej Pogacar dans les derniers hectomètres du Tourmalet, perdait les pédales dans la descente. C’est là que celui qui allait récupérer le maillot jaune a finalement fait la différence.

    Après avoir roulé seul pendant 46 kilomètres, il a attaqué le dernier avec plus de deux minutes d’avance sur son principal rival. Avant de s’offrir sa seconde victoire après celle entre Granollers et Les Angles. Derrière, Jonas Vingegaard prend la deuxième place à 2’30, tandis que Isaac del Toro décroche la 3e place à 3 minutes, au sein d’un groupe composé notamment de Paul Seixas, Remco Evenepœl, Florian Lipowitz, Lenny Martinez et Juan Ayuso.

    S’il reste encore quinze étapes, la manière dont Tadej Pogacar mène sa barque depuis Barcelone ne laisse aucun doute. Il sera très difficile de le détrôner.

    Le peloton quitte les Pyrénées et va enchaîner sur deux étapes de plat, où les sprinters vont avoir autant de fenêtres de tir pour se prendre la lumière. À commencer par celle du jour, entre Hagetmau et Bordeaux et ses 175 kilomètres.

  • Olav Kooij sort du bois pour régler le sprint à Pau

    Olav Kooij sort du bois pour régler le sprint à Pau

    Baptiste Veinstroffer aurait pu être l’homme du jour.

    Parti au kilomètre zéro, le coureur de la Lotto s’est offert une échappée belle de 144 km. Malheureusement pour lui, il y avait 14 kilomètres de plus à couvrir, avant de rallier Pau. Le Français n’a pas réussi à résister jusqu’au bout et a été avalé par le peloton.

    Un peloton dans lesquels les sprinters comptaient bien ne pas laisser la victoire. Arrivés groupés, les coureurs ont donc foncé vers l’arrivée. Avec des frottements à la clef, entraînant une chute à six kilomètres de la ligne.

    Ce qui a permis à un petit groupe de se carapater dans les derniers kilomètres, alors que le peloton s’était scindé en plusieurs structures. Dans ce groupe de tête, les principaux sprinters étaient au rendez-vous. Dans un autre, un peu en retard, se retrouvaient Paul Seixas et les candidats à la victoire finale.

    Le maillot jaune

    ne lâche rien aux favoris

    Quant à Torstein Traeen, le maillot jaune avait été piégé et se retrouvait dans un troisième groupe, sans aucune chance de pouvoir revenir sur les échappés. Néanmoins, il n’a finalement pas lâché une miette au général. Le grimpeur d’Uno-X Mobility garde son avance sur Sean Quinn (EF Education-Easy Post, + 28’’), Mathias Vacek (Lidl-Trek, 3’50’’), Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG, + 7’53’’) et Jonas Vingegaard (Visma-Lease a bike, m.t.).

    De son côté Olav Kooij savoure son bonheur. Lui qui n’était pas sûr d’être au départ de Barcelone, victime d’un virus qui a plombé sa première moitié de saison, a su trouver les ressources pour répondre à l’appel de son équipe.

    « C’est incroyable. Après un printemps aussi dur, revenir à ce niveau, c’est vraiment génial », a commenté le Néerlandais, lieutenant de Paul Seixas, après avoir décroché la 51e étape de sa carrière, gagnée au sprint au terme d’une longue ligne droite, terrain favorable aux sprinters.

    Olav Kooij s’est débrouillé tout seul dans un final chamboulé par une chute. S’étant produite au-delà de la zone délimitée par l’organisation (trois kilomètres) pour reclasser automatiquement des coureurs accidentés dans le temps du vainqueur, le classement de l’étape n’a pas été corrigé une fois les coureurs arrivés à Pau. Le sprinteur de la CMA CGM a donc été le bénéficiaire du jour, se retrouvant dans un groupe de tête qui avait fondu comme neige au soleil.

    C’est lui qui a même eu le culot de lancer les hostilités dans les derniers hectomètres. Pour au final devancer Max Kanter (XDS Astana) et Tim Merlier (Soudal Quick-Step) sur la ligne. Olav Kooij offre ainsi à son équipe ce qui constitue une belle victoire.

    Une victoire symbolique, car Pau est une des villes les plus visitées par la Grande boucle, avec 77 arrivées disputées au pays de Gaston Phébus. Quant au leader du Néerlandais, Paul Seixas reste dans la lutte, dans le top 10, à moins de deux minutes de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, bien calés dans le top 5 du classement général de la course.

    Le peloton va faire son cirque à Gavarnie

    Après une étape relativement plate et roulante, les rescapés vont avoir droit à une mise en bouche pyrénéenne.

    En effet, au menu de cette sixième journée, qui partira de Pau pour rejoindre Gavarnie – Gèdre, les coureurs devront parcourir 186,2 kilomètres jalonnés de quatre cols, avant une arrivées sur une côte classés en deuxième catégorie.

    Mais à propos des quatre cols du jour, deux seront casse – pattes. à commencer par les 12 kilomètres à 6,5 % de moyenne d’Aspin, en première catégorie. Pour ensuite enchaîner, dans le final de l’étape, sur 17,1 kilomètres à 7,3 %, premier hors catégorie de ce Tour 2026. Il restera alors près de 39 kilomètres avant l’arrivée.

  • [Tour de France] Tadej Pogacar joue au Père Noël sur la Montjüich

    [Tour de France] Tadej Pogacar joue au Père Noël sur la Montjüich

    Le bonheur, c’est simple comme une victoire d’étape dans le Tour.

    Mais dimanche, au sommet de la colline de Montjüich, le plus heureux des deux hommes qui ont franchi la ligne d’arrivée presque main dans la main, c’était Tadej Pogacar. Le Slovène, candidat à un cinquième sacre, s’est effacé pour offrir à son porteur d’eau Isaac del Toro un succès pour sa première participation à la Grande Boucle.

    Tadej Pogacar, qui est resté sage dans le final, alors qu’on attendait une attaque de sa part lors des trois tours de circuit dans Barcelone, a explosé de joie au moment de passer l’arrivée pour taper sur les épaules de son jeune disciple, alors que Isaac del Toro pointait ses doigts vers son leader pour le remercier.

    Le Mexicain s’est ensuite écroulé au sol de fatigue, avant que les deux hommes ne célèbrent bruyamment leur œuvre collective, amorcée à l’entrée du circuit par leur coéquipier Brandon McNulty qui a considérablement réduit le peloton.

    C’est la première victoire dans le Tour pour Isaac del Toro. Récent vainqueur du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième du Giro en 2025, il pourrait prétendre à un rôle de leader dans n’importe quelle équipe et constitue un plan B solide dans ce Tour si jamais il arrive un problème à Tadej Pogacar.

    Tout s’est joué dans la toute dernière rampe de 800 mètres à 7% menant à l’arrivée devant le stade olympique, où les principaux leaders se sont expliqués dans un vacarme étourdissant, alors que des puncheurs comme Mathieu van der Poel avaient déjà été éliminés.

    « Ce n’était pas le plan. Tadej ne veut pas me mettre de pression, il m’a dit de profiter sur ce Tour et de performer à mon niveau… Cette victoire va me rester en mémoire pour le reste de ma vie » a confié, sur la ligne d’arrivée, le Mexicain au journal l’Équipe.

    Vingegaard en jaune

    Remco Evenepoel, troisième, et Jonas Vingegaard, porteur du maillot jaune après la victoire de son équipe, la veille, sur le contre-la-montre par équipe, quatrième, ont terminé dans le même temps, trois secondes devant le Danois Mattias Skjelmose. Le Français Paul Seixas a terminé neuvième, à trois secondes également.

    Deux autres Français ont fini dans le Top 10 de l’étape, Romain Grégoire (7e) et Lenny Martinez (8e), mais Kévin Vauquelin a lui été distancé rapidement.

    Au classement général, Jonas Vingegaard conserve six secondes d’avance sur Tadej Pogacar et quinze sur Remco Evenepoel.

    Isaac del Toro est quatrième, à seize secondes, alors que Paul Seixas, qui a dû gérer une crevaison et un changement de vélo dans les quarante derniers kilomètres, est sixième à 42 secondes du maillot jaune.

    Le perdant du jour est Mathieu van der Poel. Le Néerlandais n’a pas pu suivre le rythme dans la dernière montée et compte déjà près d’une minute trente de retard.

    Les incendies perturbent le retour en France ce lundi

    Après deux étapes 100% espagnoles, la Grande Boucle va enfin entrer en France.

    Les coureurs prendront le départ de Granollers, dans la banlieue de Barcelone, pour prendre la direction des Pyrénées-Orientales, pour une première approche avec la montagne.

    Cette étape, dont l’arrivée est prévue vers 17 heures aux Angles, est bouleversée par les incendies qui ravagent le département des Pyrénées-Orientales (lire en page 17). La préfecture, qui a un temps envisager l’annulation, interdit finalement la présence du public sur les 44 derniers kilomètres, les plus exposés aux flammes. Une mesure comprise par les organisateurs du Tour.

  • Coup d’envoi pour le duel Tadej Pogacar-Paul Seixas

    Coup d’envoi pour le duel Tadej Pogacar-Paul Seixas

    Rarement l’excitation aura été aussi palpable à l’aube du « grand départ ».

    Au pied de la Sagrada familia, le coup d’envoi du Tour de France sera donné avec un contre-la-montre qui fait déjà saliver les amateurs. Une étape d’ouverture où seront suivis de près les porteurs des dossards 1 et 51. Le premier est celui de Tadej Pogacar. Si « Poggi » n’est plus le « Tamau »* de ses premiers pas sur la Grande Boucle, le Slovène est le favori naturel pour un cinquième cadre, qui lui permettrait d’intégrer le cercle des légendes.

    Le second a été attribué à Paul Seixas. Le tout jeune leader de la CMA CGM, dont les résultats ont marqué le peloton ces derniers mois, va porter le numéro qu’Eddy Merckx et Bernard Hinault arboraient lors de leur premier. Pour certains, la symbolique est forte. D’autant plus que le cyclisme français attend désespérément un successeur au Blaireau, dernier vainqueur du Tour, il y maintenant quarante et un ans.

    Fil rouge

    Jusqu’où peut aller la pépite, plus jeune coureur à prendre le départ depuis 89 ans ? La question agite le monde du cyclisme bien au-delà des frontières de l’Hexagone et sera l’un des fils rouges des trois prochaines semaines. Sur son talent pur, il est déjà tout en haut, prêt à jouer le podium, lui qui a été le seul à réussir à suivre Tadej Pogacar plusieurs fois au printemps.

    Reste à savoir comment le Lyonnais va encaisser une course de trois semaines, un territoire inconnu qu’il aborde par sa face nord, le Tour de France, l’épreuve la plus dure au monde où tout le monde débarque en pleine forme et motivé comme jamais.

    « C’est un immense talent. Mais il n’a que 19 ans. Si je devais le conseiller, je lui dirais : c’est génial que tu fasses le Tour cette année, mais contente-toi de ça, profite autant que possible, apprends, absorbe tout », a insisté jeudi dans un entretien à l’AFP le Britannique Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour.

    Le grand Eddy Merckx estime lui aussi qu’il est encore bien tôt pour Seixas et que Pogacar reste le grand favori. D’autant que le leader d’UAE, qui a remporté treize victoires en seulement seize jours de course cette saison, est en pleine forme et qu’il est épaulé par une armada qui risque encore de broyer le peloton.

    Le Slovène devrait retrouver sur sa route son principal rival de juillet, Jonas Vingegaard, lui-même auteur d’un début de saison remarquable et qui vise à réaliser un rare doublé Giro-Tour, comme Pogacar en 2024. « Je me sens meilleur, plus fort et plus heureux », dit le Danois, en confirmant qu’il en avait gardé sous la pédale au Giro.

    La course pourrait mettre du temps à se décanter avec un parcours dessiné pour aller crescendo. Avec des Pyrénées qui viennent vite mais qui sont douces cette année et une dernière semaine sans doute décisive dans les Alpes.

    *Tamau Poggi, ou Petit Poggi, surnom du Slovène à ses débuts.

  • Vaucluse : un parcours de 62 kilomètres à vélo inauguré

    Vaucluse : un parcours de 62 kilomètres à vélo inauguré

    Sur la route, les cyclistes amateurs pourront découvrir les 40 bornes blanches et jaunes qui jalonnent ce parcours dont le dénivelé positif s’élève à 1 495 m.

  • Le plan Vélo pédale dans la semoule

    Le plan Vélo pédale dans la semoule

    Les cyclistes n’avaient de cesse d’alerter sur l’état des pistes cyclables marseillaises et des promesses non-tenues du plan Vélo annoncé par la Métropole. En publiant ce mercredi son « audit flash » sur le sujet – le premier dans la région soumis aux magistrats par la participation citoyenne – la chambre régionale des comptes confirme leurs récriminations. « S’il s’est traduit par quelques avancées, il n’a pas permis d’atteindre les objectifs fixés », note doctement le rapport, pointant aussi des pistes parfois dangereuses et une envolée des coûts, qui pousse à changer la méthode employée pour les déployer. « L’atteinte de l’objectif à l’échéance fixée nécessitera des changements », avertissent ainsi les magistrats.

    En retard dans la pratique du vélo, avec « une situation hétérogène mais globalement très dégradée en termes d’aménagements cyclables », la Métropole prévoyait en 2019 de doubler en cinq ans sa part modale pour atteindre 5% des déplacements à Marseille. « Une ambition modeste, surtout dans une période d’essor de la pratique du vélo », tance le rapport. Qui salue malgré tout : « Pour la première fois, [le plan Vélo] formalise une planification de court et moyen terme, à l’échelle métropolitaine. » Pour cela, intercommunalité prévoyait d’investir 30 millions d’ici 2024 pour créer un réseau express sur Marseille intra-muros de 7 lignes sur 107 kilomètres. S’y ajoutaient que 14 lignes interurbaines dont la réalisation était confiée au Département.

    Pas la moitié réalisée

    « Les objectifs de l’horizon 2024 n’ont pas été tenus en volume », résume l’audit, avec entre 38 km (selon la Métropole) et 40 km (selon le suivi du collectif Vélo en ville) réalisés pour le réseau sécurisé marseillais. Soit un taux de réalisation compris entre 36,1 et 44,7%. Un réseau secondaire de pistes cyclables devait aussi s’étendre sur 178 kilomètres : seuls 30,3 km ont été réalisés. Dans son évaluation du plan vélo, la Métropole reconnaît des « retards sur les aménagements ». Mais elle promet de « nombreuses livraisons à venir et études en cours ». Le tout en investissant 43 millions d’euros, soit plus que le montant total prévu.

    En cause, la chambre régionale des comptes déplore la sous-estimation par l’intercommunalité de certaines conséquences des aménagements cyclables, de la durée des concertations mais aussi un partage compliqué des compétences autour de la voirie, notamment avec la municipalité. Mais tandis que la Métropole met en avant les conséquences de la pandémie, les magistrats déplorent qu’à l’inverse elle n’en ait pas profité pour mener de nouveaux chantiers : des deux « coronapistes » réalisées, seuls 3 km ont été pérennisés. Celle du Prado a été retirée cinq jours après sa mise en place, sans évaluation préalable. « Une occasion ratée de développement du réseau cyclable, comparativement à d’autres métropoles », pointe l’audit.

    Inégalités renforcées

    D’autant plus que la qualité des nouvelles installations laisse à désirer. « Une majorité d’équipements récents ont été réalisés à hauteur de trottoir, ce qui les rend incompatibles avec la sécurité recherchée », déplorent les magistrats qui ciblent aussi des pistes trop étroites, avec des insertions dangereuses et en discontinuité. Assumée par l’ex-présidente (DVD) de la Métropole Martine Vassal, cette discontinuité « est antinomique avec le concept même de réseau », explique la chambre régionale des comptes. Et d’illustrer : « La section cyclable au droit de la plage de la Pointe-Rouge, par exemple, réunit insertion dangereuse, conflit d’usage avec les piétons, présence de mobilier urbain, piste étroite avec trottoir gauche et droite dangereux et proximité immédiate avec des places de stationnement. »

    « Les inégalités territoriales en termes d’aménagements cyclables ont été globalement accentuées pendant ce plan vélo », met aussi en avant l’audit. Trois arrondissements (2e, 5e et 9e) concentrent un tiers des réalisations, tandis que le 16e bénéficie de… 220 mètres supplémentaires en cinq ans.

    Les magistrats financiers saluent en revanche des objectifs atteints pour la réalisation de stationnements à destination des vélos, et surtout la mise à disposition des vélos électriques en libre-service. Plus de 4 millions de déplacements ont été réalisés en 2024 par quelque 150 000 utilisateurs, et la flotte doit prochainement doubler pour atteindre 4 600 vélos. Mais ils tiquent : malgré des objectifs de disponibilité loin d’être atteints, les pénalités prévues n’ont été que très partiellement appliquées et la Métropole a même indemnisé le titulaire à hauteur de 1,2 million d’euros après les émeutes de 2023. Alors que celui-ci était censé être assuré. Peu importe : présenté en conseil métropolitain, l’audit n’a fait l’objet d’aucune prise de parole.

  • Decathlon – CMA CGM en route vers le Tour de France

    Decathlon – CMA CGM en route vers le Tour de France

    Plus que neuf jours avant l’un des plus grands événements sportifs planétaires. Le Tour de France est un incontournable de l’été, rendez-vous extrêmement populaire rythmant le mois de juillet des Français et des fans de bicyclette. Pour la première fois depuis 2019 et les exploits de Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot, un Tricolore est attendu au sommet du classement général. Son nom : Paul Seixas. Son âge : 19 ans. Le jeune prodige de l’équipe Decathlon – CMA CGM a évolué de manière folle en l’espace de 12 mois, au point de devenir un candidat crédible au podium final.

    Vainqueur du Tour du Pays basque, de la Flèche wallonne et de la Faun-Ardèche Classic, il a également terminé deuxième de Liège-Bastogne-Liège et des Strade Bianche, derrière l’intouchable Tadej Pogacar. Un début d’année 2026 idéal, sans accroc par rapport au plan préparé par la formation mi-lilloise, mi-marseillaise. Jusqu’au Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Criterium du Dauphiné). Lors de la 7e et avant-dernière étape, le jeune Français chute et se retrouve diminué. Il abandonne finalement le lendemain, à quelques heures de l’arrivée de cette édition 2026.

    Une sélection pas

    encore fixée

    Ce coup d’arrêt a permis au Lyonnais de relativiser et d’apprendre car il sait que cet incident est de sa faute. « Je le méritais parce que j’ai fait une connerie », avait-il lâché à l’issue de la 7e étape. Depuis, place au repos, à des séances sur home trainer, avant d’effectuer un dernier stage en altitude, aux Arcs (Savoie).

    Ce mardi, l’équipe Decathlon – CMA CGM a repoussé ses annonces liées au Tour de France. Une inquiétude pour Paul Seixas ? Non, puisque l’encadrement sportif a directement assuré qu’il serait présent lors du Grand départ, à Barcelone. Une conférence de presse prévue mercredi, en Savoie, a été annulée. Le jeune coureur et ses coéquipiers devaient parler aux journalistes avant de débuter la Grande Boucle.

    Ces incertitudes concernent donc la composition de l’équipe autour du Lyonnais. Certains des hommes prévus pour l’accompagner seraient malades, à commencer par Daan Hoole. Le Néerlandais, précieux élément sur le plat, a dû déclarer forfait pour le contre-la-monte du championnat des Pays-Bas.

    Si Nicolas Prodhomme, Aurélien Paret-Peintre et Stefan Bissegger semblent assurés de figurer dans l’équipe, quatre autres tickets sont encore à attribuer. Léo Bisiaux a notamment abattu un travail monstrueux durant l’automne pour mettre sur orbite Paul Seixas. Ensuite, Decathlon – CMA CGM devra choisir le all-in sur son meilleur talent ou s’il joue la carte du sprint. Olav Kooij est arrivé cet hiver chez les Français dans le but de participer au grand rendez-vous de l’été. Longtemps absent cette saison, il a débuté 2026 au mois de juin. Avec réussite, puisque le sprinteur de 24 ans a empoché trois victoires dans un laps de temps réduit. Si ses directeurs sportifs lui font confiance, Tiesj Benoot devrait aussi être de la partie. Le Belge est le poisson-pilote, dernier lanceur de Kooij.

    La sélection sera dévoilée en début de semaine. Il sera ensuite temps de préparer le voyage vers la Catalogne.

    Deux équipes ont dévoilé leur composition

    Les formations Visma – Lease a bike et Uno-X Mobility ont déjà révélé le nom des huit coureurs qui seront au départ du Tour de France. Visma aura pour leader Jonas Vingegaard et, même sans Wout Van Aert blessé, l’équipe a fière allure. Matteo Jorgenson, Sepp Kuss, Davide Piganzoli et le Français Bruno Armirail seront notamment de la partie.

    Formation 100% scandinave, Uno-X Mobility aligne des coureurs danois et norvégiens au départ à Barcelone. Tobias Halland Johannessen sera la carte classement général de l’équipe, Jonas Abrahamsen, Magnus Cort, Anthon Charmig et Soren Waerenskjold sont des candidats à une victoire d’étape.

  • Le triathlon monumental débarque à Nîmes

    Le triathlon monumental débarque à Nîmes

    Si certains aiment regarder le Tour de France pour y découvrir les paysages et le patrimoine français, ils ne seront pas déçus par le triathlon monumental créé à Nîmes cette année. En effet, la course se jouera avec en toile de fond les plus grands monuments gardois comme la Maison Carrée à Nîmes ou le Pont du Gard, tous deux classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

    « Nous nous réjouissons de la tenue de ce triathlon monumental qui s’annonce grandiose, et remercions les partenaires et services fortement mobilisés. Ce sera également un grand moment de fête pour tous, qui animera la cité », prévient Bruno Ferrier, Adjoint délégué aux Sports. Pour l’occasion, deux parcours sont proposés aux 1 300 athlètes attendus : un « facile » avec 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied mais aussi un plus exigeant pour attirer les meilleurs triathlètes du moment, composé d’1,9 km de natation, 90 km vélo et 21 km course à pied. Pas un Ironman mais on s’y rapproche…

    Natation sous les arches du Pont

    Les athlètes s’élanceront au pied du mythique Pont du Gard et traverseront ses arches à la nage dans le Gardon. La transition Natation/Vélo se déroulera sur l’esplanade du Pont du Gard avant le début du parcours à vélo, entre vignes et oliviers. Les participants emprunteront alors le parcours du Tour de France 2025. La transition Vélo/Course à pied se tiendra sur l’esplanade de Nîmes laissant place à la course à pied dans le centre-ville de la capitale du Gard. Ce parcours mettra à l’honneur les monuments historiques nîmois dont la Maison Carrée, les Arènes, Carré d’Art, le Musée de la Romanité, les Jardins de la Fontaine, le temple de Diane et la Tour Magne, avant une arrivée sur le parvis des Arènes.

    Pour relever ce défi, de nombreux triathlètes internationaux ont répondu à l’appel à l’image du jeune Français, Maxime Chané, champion du monde en titre. L’épreuve sera d’ailleurs aussi à suivre sur La Chaîne L’Équipe.

    Pour cette première, les collectivités ont aussi souhaité ouvrir l’événement aux habitants en proposant un village exposants sur l’esplanade de Nîmes du vendredi au dimanche. Un DJ sera également présent dimanche dans les arches des Arènes pour l’arrivée des compétiteurs. L’association Da Storm proposera aussi des démonstrations de graffiti au pied de la Maison Carrée et tous les kilomètres de parcours urbain seront marqués par des animations. Quatre fan-zones seront aussi créées le long du parcours de cyclisme et cinq le long de la boucle de course.