Tag: Cyclisme

  • Jonas Vingegaard entre dans le sprint final vers son premier titre espagnol

    Jonas Vingegaard entre dans le sprint final vers son premier titre espagnol

    Qui pourra arrêter Jonas Vingeggard dans son ascension vers son premier sacre à La Vuelta ? Le coureur de 28 ans, déjà double vainqueur du Tour de France avec la Team Visma / Lease-a-bike (anciennement Jumbo Visma), est en tête du classement général du Tour d’Espagne avant d’entamer, ce mardi à 13h05 (départ fictif), la 16e étape entre Poio et Mos. Castro de Herville, au nord-ouest du Portugal. Une nouvelle aventure dans les montagnes, où le Danois semble débarquer plus en forme que jamais. « On voulait ménager un peu nos jambes aujourd’hui, a lancé Jonas Vingeggard à l’arrivée de la 15e étape dimanche. Finalement, Dylan [van Baarle] et Wilco [Kelderman] ont encore dû travailler, malheureusement je ne pense pas qu’ils aient eu une journée facile. On a géré l’étape comme on le souhaitait. La journée de repos va faire du bien. Je pense que mes jambes en ont besoin. »

    Almeida, seul au monde

    Derrière le leader, seul João Almeida semble être en capacité de pouvoir titiller le grand favori de cette Vuelta 2025. Avec 48 secondes de retard, le Portugais a encore sept étapes pour rattraper son retard. Il va devoir prendre des risques et profiter d’une étape périlleuse, comme cette 16e étape, pour faire la différence avec un Vingegaard surmotivé.

  • Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Incontournable pour les passionnés du deux-roues, les Bosses de Provence approchent à grand pas. Le coup d’envoi de la mythique manifestation organisée par le Vélo Club de la Pomme sera donné le week-end des 13 et 14 septembre au campus de Luminy.

    Jusqu’ici, la recette ne change pas d’un pouce. Mais pour célébrer le 30e anniversaire des Bosses, le club phare du 10e arrondissement de Marseille, reconnu de nos jours dans l’Hexagone pour sa qualité de formation des jeunes, a souhaité marquer le coup en glissant quelques nouveautés.

    Si quatre courses étaient au programme l’année passée, il y en aura désormais plus que trois comme l’a détaillé le président des Pommiers, Patrick Sorin : le 50 km, mis en place il y a deux ans, « a rencontré son public et reste maintenu », le 93 km, le parcours historique qui « recueille le plus d’inscriptions et d’adhésions » avec plus de 900 participants pour l’heure, et le 150 km, le petit nouveau, qui fait la jonction entre les deux anciens longs parcours qu’étaient le 130 km et le 164 km, avec une montée inédite de la Sainte-Baume par Mazaugues.

    Une centaine de places encore disponibles

    « On s’est rendu compte que beaucoup de cyclistes éprouvaient des difficultés à démarrer avec la Gineste et se retrouvaient un peu seul sur le parcours. […] Ça va nous permettre dans le même temps d’avoir une plus grande densité de participants avec des paquets. Ce sera plus positif sportivement parlant », se justifie le président Sorin. Ce dernier, conscient que la formule cyclosportive est la plus plébiscitée, n’oublie pas d’évoquer que les 50 km et les 93 km, dont les parcours restent inchangés, peuvent être réalisées avec la formule randonnée, qui n’est pas du tout axée sur la performance.

    D’habitude organisées lors de la journée du samedi, les randonnées partiront pour la première fois le dimanche afin de permettre aux participants de « bénéficier de l’ambiance, de la dynamique des épreuves, des ravitos et surtout de la sécurisation du parcours ». « On s’aperçoit que ça plaît beaucoup, parce que l’on a doublé le nombre d’inscriptions sur les randos », se réjouit Patrick Sorin, qui a décidé avec ses équipes de limiter la participation générale à 2 000 coureurs. « On est très soucieux de la qualité de nos prestations, et après avoir bien débriefé nos deux dernières éditions, on s’est dit qu’il était raisonnable de se fixer un objectif maximum », poursuit le dirigeant du VC La Pomme. Pour l’heure, près de 1 900 ont déjà leur dossard pour le week-end fatidique.

    Inscriptions via le site bossesdeprovence.com

  • « Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club »

    « Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club »

    La Marseillaise : Vous avez créé les Bosses de Provence en 1994. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?

    Jean-Pierre Carminati : L’idée est venue, à l’époque, de l’un de nos adhérents, qui était déjà adepte des cyclo-sportives. Ce n’était pas du tout dans l’air du temps au début des années 1990, il y en avait seulement quelques-unes. Il allait en faire à droite, à gauche et il nous a dit « pourquoi on n’en ferait pas une à Marseille ? ». On a réfléchi et on est parti comme ça, bille en tête.

    Vous auriez imaginé au moment de lancer cette course qu’elle allait exister encore trente ans plus tard ?

    J.-P.C. : Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club. D’autant plus, qu’à l’époque, le club n’était pas ce qu’il est actuellement. Il n’avait pas l’envergure qu’il a aujourd’hui. Quand on a voulu se lancer, on a regardé budgétairement comme ça pouvait se profiler. Le copain, qui était à l’origine de l’idée, était optimiste et pensait que 500 personnes allaient se présenter. En réalité, on en a eu 210 seulement. On a mangé de l’argent. D’ailleurs, on en avait conscience une semaine avant, mais on avait déjà investi. Et si l’on arrêtait, on perdait autant que notre investissement, alors on s’est dit qu’on allait quand même le faire pour ne pas se déjuger. Il se trouve que ça a été financièrement un fiasco, mais on a eu un énorme succès d’estime. Tous les concurrents étaient ravis d’y avoir participé. Ça nous a fait plaisir, mais ça ne nous a pas empêchés de perdre 20 000 francs. Heureusement que le conseiller général de l’époque nous a aidés en nous donnant 150 000 francs, à condition que l’on baptise les Bosses du 13 au lieu des Bosses marseillaises. J’ai cru que j’allais tomber de ma chaise.

    Quel est votre plus beau souvenir tout au long de ces 29 éditions ?

    J.-P.C. : Je retiens les premiers départs que l’on faisait dans la foire de Marseille. On faisait le rassemblement des coureurs et le départ de la course sur le boulevard Michelet, comme nos amis de Marseille-Cassis. Et de voir partir cette foule qui remontait tout le boulevard, avec toutes ces couleurs bariolées, ça faisait un ruban magnifique. J’ai gardé toutes les photos chez moi. C’est quelque chose d’assez fort. À chaque fois que je donne le départ, ce dont je vais essayer de faire pour la 30e fois cette année, je réalise tout ce que l’on a fait. C’est l’aboutissement d’un travail colossal pour lequel j’ai voué ma vie.

  • Le parcours de la prochaine édition de la Classic Var favorise les sprinteurs

    Le parcours de la prochaine édition de la Classic Var favorise les sprinteurs

    Qui succédera à l’Italien Christian Scaroni de l’équipe Astana-XDS sur les routes de la prochaine Classic Var ? Le tracé de la troisième édition, qui aura lieu en février 2026, a été dévoilé par l’organisation, où les sprinteurs seront, une fois n’est pas coutume, avantagés sur les 179,7km de course qui sépareront La Garde et Brignoles. Entre ces deux villes, les concurrents traverseront pas moins de 21 communes. Parmi elles : Pierrefeu-du-Var, Puget-Ville, Sainte-Anastasie-sur-Issole, Cotignac, Aups ou encore Varages. Ce passage par des localités souvent éloignées des circuits touristiques est au cœur du projet. Des zones d’animation seront installées dans chaque commune traversée, pour permettre au public de vivre la course au plus près. « Avec la Classic Var, on valorise notre territoire », a souligné Jean-Louis Masson, président (LR) du Conseil Départemental.

    Une course « nerveuse » et « propice au sprint »

    Ce parcours sans col majeur en chemin sera propice à la vitesse et aura de grandes chances d’offrir un sprint final à couper le souffle. « Cette année, on voulait une course rapide, nerveuse, propice au sprint », explique un membre de l’organisation. « Ce format est plus accessible. Il favorise le spectacle et attire les meilleures équipes », ajoute-t-il, conscient que la Classic Var perdure comme une épreuve phare du calendrier sportif. En 2025, la course avait réuni plus de deux millions de téléspectateurs et généré un million d’impressions sur les réseaux sociaux.