Tag: Cyclisme

  • Barrillot et Layrac sélectionnés pour le Tour de l’Ain

    Barrillot et Layrac sélectionnés pour le Tour de l’Ain

    Bohémond Barrillot et Gabriel Layrac ont en effet été retenus pour intégrer l’équipe de France U23 qui disputera l’épreuve du 28 au 30 juillet prochain. Une belle récompense pour les deux coureurs aixois, qui perpétuent ainsi la tradition du club de voir ses talents accéder aux sélections nationales.

    Piliers de la formation dirigée cette saison par Sébastien Cottier, les deux Espoirs réalisent un exercice 2026 particulièrement remarqué. Leur convocation en équipe de France vient récompenser des performances de haut niveau et confirme leur progression au sein du peloton national.

    Gabriel Layrac s’est notamment illustré, cette année, en prenant la troisième place des Championnats Sud Paca. Il avait également créé la sensation au printemps en remportant la première étape du Tour professionnel des Asturies, signant ainsi l’une des plus belles victoires de sa jeune carrière.

    De son côté, Bohémond Barrillot est tout simplement en train de réaliser sa meilleure saison. Actuellement sixième au classement des meilleurs Espoirs Continentaux, il affiche des statistiques impressionnantes avec cinq podiums, dont trois victoires, ainsi que quatorze Top 10 depuis le début de l’année. Une régularité qui lui vaut aujourd’hui cette première sélection sous le maillot bleu.

    Cette double convocation constitue une grande fierté pour l’AVCA Provence Dole et vient récompenser le travail accompli par les coureurs comme par l’encadrement du club. Tous les regards seront désormais tournés vers le Tour de l’Ain, où Bohémond Barrillot et Gabriel Layrac tenteront de briller sous les couleurs de l’équipe de France U23, aux côtés d’Arthur Blaise (Aarco), Thimotée Coudière-Cantin (Vendée-U), Corentin Lequet (Atria) et Jules Vaugrenard (Mayanne).

  • [Tour de France] Jasper Philipsen retrouve la lumière du Dauphiné

    [Tour de France] Jasper Philipsen retrouve la lumière du Dauphiné

    Parfaitement lancé par Mathieu Van der Poel, le sprinteur belge d’Alpecin Jasper Philipsen a devancé le Suisse Mauro Schmid et le Néerlandais Olav Kooij mercredi pour décrocher sa 11e victoire sur le Tour de France, la première de son édition 2025.

    Très ému à l’arrivée, Philipsen a laissé éclater son soulagement après une première partie de Grande Boucle particulièrement difficile.

    « Après de telles montagnes russes d’émotions sur ce Tour de France, j’ai dû attendre la 17e étape, souffle-t-il. Je m’étais bien préparé, mais je n’étais pas dans la forme de ma vie. Les premières étapes ont été horribles. Je n’arrivais pas à retrouver les sensations que j’espérais. Gagner après 17 étapes, c’est vraiment important pour l’équipe, qui a continué à croire en moi. J’étais déçu et frustré de ne pas avoir réussi à m’imposer jusque-là. »

    Les principaux favoris du classement général, à commencer par le maillot jaune Tadej Pogacar, ont franchi la ligne dans un deuxième groupe, tranquillement arrivé avec près de neuf minutes de retard.

    Cette victoire constitue le deuxième succès d’Alpecin-Deceuninck dans cette 113e édition du Tour, après celui de Mathieu Van der Poel à Ussel. Elle porte également à six le nombre de victoires belges sur cette Grande Boucle, en comptant les trois succès au sprint de Tim Merlier – depuis contraint à l’abandon – et les deux victoires de Remco Evenepoel.

    Pour Philipsen, ce succès représente un immense soulagement après avoir accumulé les places d’honneur depuis le départ du Tour. Le Belge est resté de longues secondes allongé sur le sol à l’arrivée, savourant pleinement son triomphe.

    « Cette victoire m’a coûté quelques années de vie. Je me suis battu entre les deux groupes. À un moment, je pensais que l’étape était perdue, mais l’équipe a continué d’y croire et a construit un plan. Les gars ont été incroyables et m’ont parfaitement amené jusqu’à la ligne d’arrivée », sourit-il.

    Grâce à cette victoire, Philipsen réalise également une excellente opération au classement du maillot vert. Il revient à seulement sept points du leader Mads Pedersen, lui aussi présent dans le groupe de tête et huitième de l’étape.

    Une étape débridée

    La journée avait été particulièrement mouvementée, marquée par une succession d’attaques qui ont rapidement morcelé le peloton. Même Isaac Del Toro, troisième du classement général, a été momentanément piégé.

    Un groupe de seize coureurs, parmi lesquels Mathieu Van der Poel et l’infatigable Quinn Simmons, a longtemps semblé pouvoir aller au bout. Mais il a finalement été repris par un groupe de six coureurs comprenant notamment Mads Pedersen et Jasper Stuyven.

    Ce dernier a tenté sa chance en solitaire dans le final, avant d’être repris à un peu plus de trois kilomètres de l’arrivée, dans la côte de la Commanderie.

    Dans les derniers kilomètres, Van der Poel a une nouvelle fois joué son rôle de poisson-pilote de luxe. Le Néerlandais a neutralisé les différentes offensives avant de placer Philipsen dans les meilleures conditions. Sur la dernière ligne droite, le Belge a jailli avec puissance pour s’imposer largement, les deux poings levés. Désormais, Philipsen vise le classement par points : « Les prochaines étapes seront difficiles, mais je vais me battre jusqu’à Paris pour le maillot vert. »

    Au classement général, Tadej Pogacar conserve son maillot jaune avec 4’32’’ d’avance sur Remco Evenepoel. Le Slovène devance toujours Isaac Del Toro et le Français Paul Seixas avant la première des trois étapes alpestres, prévue jeudi.

  • [Tour de France] Evenepoel pédale plus vite que son ombre en Haute-Savoie

    [Tour de France] Evenepoel pédale plus vite que son ombre en Haute-Savoie

    Le jour de la fête nationale belge, Remco Evenepoel s’est offert un nouveau coup d’éclat sur le Tour de France. Mardi, le coureur de Red Bull-Bora a remporté la 16e étape, un contre-la-montre de 26,1 kilomètres disputé entre Évian et Thonon-les-Bains, en signant le meilleur temps devant Tadej Pogacar et Mattias Skjelmose.

    Véritable référence mondiale dans l’exercice chronométré, le Belge a survolé le parcours avec 28 secondes d’avance sur le Slovène, maillot jaune, et 1’04 sur le Danois Skjelmose, auteur d’une performance inattendue à ce niveau.

    « C’est incroyable, c’était vraiment un super contre-la-montre. Beaucoup de monde était là, ma femme et mes parents aussi. C’est un jour très spécial, surtout un jour de fête nationale belge. J’ai appris que mon coéquipier Florian Lipowitz était tombé et avait dû abandonner, et cela m’a rendu triste. J’avais encore plus envie de gagner après cette annonce. Je suis vraiment fier et très heureux d’avoir remporté cette étape, et surtout d’avoir gagné deux étapes de suite », a déclaré Remco Evenepoel après sa victoire.

    Le jeune Français Paul Seixas a une nouvelle fois confirmé son immense potentiel en prenant la quatrième place, à 1’16 du vainqueur, juste devant le Mexicain Isaac Del Toro. La journée a en revanche été marquée par l’abandon de l’Allemand Florian Lipowitz, cinquième du classement général au départ de l’étape, victime d’une chute.

    Deuxième du classement général, Evenepoel profite de ce succès pour réduire légèrement son retard sur Pogacar. Le Belge revient désormais à 4’32 du maillot jaune.

    « J’étais très bien dès le départ. J’ai regardé mon compteur et j’ai vu que j’avais de bonnes sensations. J’ai rapidement compris que j’avais pris un bel avantage, tout en sachant que Tadej réalisait aussi un très bon chrono. J’ai ensuite bien négocié la descente et j’ai senti que je pouvais le laisser derrière moi. Je suis très heureux, même si l’abandon de Lipo rend cette victoire particulière. C’est une sensation incroyable d’être dans une telle condition physique en troisième semaine du Tour de France », a expliqué le Belge.

    Pogacar reste maître

    Malgré cette nouvelle démonstration, Evenepoel refuse de s’enflammer et estime que Pogacar reste le grand favori : « Il est en route pour une cinquième victoire dans le Tour de France. »

    Cette victoire est la deuxième d’Evenepoel dans cette 113e édition de la Grande Boucle, après son succès impressionnant dimanche au sommet du plateau de Solaison. Dans les contre-la-montre, le Belge continue d’affirmer une domination exceptionnelle : il compte déjà trois titres de champion du monde et une médaille d’or olympique, remportée à Paris.

    Il s’agit de la 26e victoire de sa carrière dans un contre-la-montre, et de son troisième succès dans l’exercice sur le Tour de France après Gevrey-Chambertin en 2024 et Caen l’an dernier.

    Surnommé « l’homme-obus » pour ses qualités aérodynamiques hors normes, Evenepoel a mené la course de bout en bout sur un tracé exigeant composé de trois secteurs distincts : une longue ascension d’environ 10 km, une descente rapide et technique, puis une portion finale parfaitement plate jusqu’à l’arrivée.

    « Les plus dures étapes arrivent, elles ne sont pas passées encore », prévient le Flamand. « J’étais bien en début de Tour, mais là je sens que je suis de mieux en mieux. J’avais besoin de trouver le rythme de la course à nouveau », ajoute-t-il.

    Pogacar a lui aussi réalisé un excellent chrono, même s’il a frôlé la chute dans le même virage où Lipowitz a été victime de son accident.

    Paul Seixas, encore impressionnant, confirme sa place parmi les grands espoirs du cyclisme mondial. Il devance une nouvelle fois Isaac Del Toro, qu’il talonne désormais au classement général pour la quatrième place.

    En revanche, Juan Ayuso a connu une journée plus difficile. L’Espagnol a concédé 2’22 à Evenepoel et, cinquième au général, compte désormais plus de deux minutes de retard sur Seixas.

    Nouvelle vague de contrôles

    Plusieurs équipes du Tour de France, dont Red Bull Bora, Decathlon CMA CGM et Groupama-FDJ, ont reçu la visite des inspecteurs de l’International Testing Agency (ITA) lors de la journée de repos, lundi soir, pour des contrôles.

    Contrairement à ceux subis en pleine nuit par Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar, jugés « inhumains » par de nombreux coureurs, les tests de lundi ont été effectués à des heures plus traditionnelles, dans la soirée, même si certains athlètes étaient déjà au lit. L’équipe Decathlon CMA CGM de Paul Seixas a, elle, reçu la visite des contrôleurs de l’ITA « en début de soirée », tout comme Groupama-FDJ.

  • [Tour de France] Pogacar vers le sacre, Seixas à la conquête du podium

    [Tour de France] Pogacar vers le sacre, Seixas à la conquête du podium

    L’abandon de Jonas Vingegaard dimanche est venu rappeler que rien n’est jamais joué sur la Grande Boucle. Mais, malgré les dernières étapes alpestres encore au programme, il paraît désormais difficile d’imaginer, sauf incident, Tadej Pogacar privé d’un cinquième sacre sur le Tour de France. Avec près de cinq minutes d’avance sur Remco Evenepoel, le Slovène pourrait même se rapprocher des plus grandes démonstrations de l’histoire, à l’image d’Eddy Merckx en 1969 (+17’54’’ sur Roger Pingeon) ou de Bernard Hinault en 1981 (+14’34’’ sur Lucien Van Impe).

    Son principal frein pourrait finalement être sa volonté d’aider son jeune coéquipier et protégé Isaac Del Toro à remporter des étapes et décrocher une place sur le podium. Une générosité qui lui a peut-être déjà coûté deux victoires supplémentaires, à Montjuïc et au plateau de Solaison. Il reste ainsi bloqué à quatre succès d’étape, encore loin du record de huit victoires lors d’une même édition.

    Peloton de choc

    Quoi qu’il arrive, le prodige français réalise déjà un Tour exceptionnel. Plus jeune coureur au départ depuis 1937, le Lyonnais de 19 ans a franchi avec brio le cap des deux semaines de course, une première pour lui, et occupe désormais la quatrième place du classement général, à 6’23’’ de Tadej Pogacar et seulement 25 secondes du podium.

    Peut-il encore grimper dans la hiérarchie ? L’abandon de Jonas Vingegaard a redistribué les cartes et ils sont désormais cinq à se disputer les deux dernières places sur le podium : Remco Evenepoel (2e à 5’00’’), Isaac Del Toro (3e à 5’58’’), Paul Seixas (4e à 6’23’’), Florian Lipowitz (5e à 6’48’’) et Juan Ayuso (6e à 7’28’’). Dimanche, le leader de Decathlon CMA CGM a toutefois concédé quelques secondes à Evenepoel et Del Toro. Mais le Belge comme le Mexicain ont déjà montré certaines limites et devront éviter toute défaillance dans les Alpes, notamment lors de l’avant-dernière étape, annoncée comme redoutable. Seixas devra lui aussi résister. La bataille pour le podium promet d’être passionnante.

    Etape du jour (n°16) : entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains (174,7km, D+ 2200m).

  • Paul Seixas sort les griffes et se rapproche du podium

    Paul Seixas sort les griffes et se rapproche du podium

    Inaccessible, intouchable, impitoyable, Tadej Pogacar écrase encore et toujours la concurrence.

    Samedi comme dimanche, le porteur du maillot a de nouveau fait preuve d’une maîtrise absolue. En s’offrant une quatrième victoire d’étape au sommet du Markstein puis en terminant deuxième à Solaison – Brison, qui lui permet de se rapprocher un peu plus d’un cinquième succès final, dimanche prochain à Paris.

    Dans la partie finale du col du Haag, à 7,5 km de l’arrivée, dans les pentes les plus sévères de cet ancien chemin forestier transformé en piste cyclable, au menu du peloton pour la première fois, le champion du Monde a façonné une vraie merveille.

    Cette fois encore personne n’a réussi à le suivre. Néanmoins, le spectacle a été total derrière. Avec dans le rôle phare Paul Seixas, qui compte plus que jamais se mêler à l’affaire après une nouvelle démonstration de force absolument bluffante.

    Le coureur de la CMA/CGM bascule dans le top 5 du général et décroche le maillot blanc de meilleur jeune. De quoi entamer la dernière semaine dans les meilleures conditions possibles.

    Lourde chute

    de Vingegaard

    Dimanche, l’étape devant amener le peloton dans les Alpes a débuté très tôt. Avec des contrôles antidopage dès 2 heures du matin pour Jonas Vingegaard, et 5 heures pour Tadej Pogacar. « Comme je me couche toujours tard, ça a été un vrai choc pour moi de n’avoir dormi que quatre heures » a confessé le leader du général au quotidien L’équipe. « J’ai quand même passé une matinée plutôt sympa. Impossible de me rendormir, alors je me suis posé tranquillement, j’ai écouté quelques vieux classiques d’Eminem et je me suis préparé plusieurs cafés. Résultat, j’ai abusé de la caféine et je suis prêt à attaquer la journée. Ce n’était vraiment pas agréable d’être réveillé en plein milieu d’un beau rêve. »

    Sur la route, si l’états-unien Quinn Simmons s’est montré dans le Salève, c’est avant tout les malheurs de Jonas Vingegaard qui ont marqué les esprits. Le Danois a lourdement chuté à l’approche de la dernière difficulté du jour, le plateau de Solaison – Brison, alors que son équipe venait de lancer une attaque massive. Le dauphin de Tadej Pogacar n’a pas pu reprendre la route, contraint à l’abandon. Il est monté dans l’ambulance, le bras droit en écharpe, à 15 kilomètres de l’arrivée.

    Dans les derniers lacets, les attaques ont fusé. Le duo Pogacar – Seixas ne se lâchait pas d’un centimètre, tandis que Mauro Schmid faisait, seul, la course en tête. Derrière, Tadej Pogacar lançait la poursuite, au pied du col hors catégorie, aux côtés de Remco Evenepœl et toujours Paul Seixas.

    L’homme du jour, Quinn Simons, lançait un dernier baroud d’honneur, revenant sur le Suisse et le déposant à 9 kilomètres de l’arrivée. Néanmoins, l’attaque finale de Tadej Pogacar, que seuls deux équipiers du maillot jaune et Remco Evenepoel suivaient, lui était fatale. Le Belge qui s’offrait la victoire au sprint, devant Tadej Pogacar.

    Dernière journée de repos

    Les rescapés du peloton vont avoir droit à leur seconde journée de repos.

    Sur les bords du Leman, ils pourront de nouveau recharger les batteries, soigner les plaies et bosses d’une semaine éprouvante, et se projeter sur la dernière semaine, avant la grande arrivée, dimanche à Paris.

    Le rendez-vous de reprise sera un contre-la-montre individuel entre Evian et Thonon-les-Bains. Les coureurs serpenteront entre Leman et Dranse, sur un parcours de 26,1 kilomètres, dont la seule difficulté sera la Côte de Larringes, col de deuxième catégorie culminant à 799 mètres, au pied duquel ils franchiront le Pont de la Douceur. Les choses sérieuses débuteront mercredi.

  • [Tour de France] Jamais deux sans trois pour le roi Merlier

    [Tour de France] Jamais deux sans trois pour le roi Merlier

    Et de trois : le Belge Tim Merlier a remporté sa troisième victoire dans cette 113e édition du Tour de France en s’imposant au sprint lors de la douzième étape jeudi à Chalon-sur-Saône. « La présence de ma femme et de mon fils m’a bien sûr donné beaucoup de motivation. Même s’il est encore un peu jeune, je pense. Gagner pour eux, c’est spécial. Je suis très heureux de les avoir ici », lance-t-il.

    Le coureur de Soudal Quick-Step a devancé le Néerlandais Olav Kooij et le Belge Jasper Philipsen lors d’un sprint massif marqué par une violente chute dans les derniers mètres impliquant notamment le Colombien Fernando Gaviria et le Français Dorian Godon.

    « On a eu quelques problèmes de radio, la mienne était cassée. Il y avait pas mal d’attaques dans le final et je ne savais pas trop comment c’était devant. Il y a eu des petites montées et ça a bougé. J’ai un peu souffert, comme les derniers jours. Jasper Stuyven a eu une crevaison, il n’était pas sûr de pouvoir m’aider. Et finalement, il a pu être là. Ensuite, la communication entre nous deux a été meilleure. J’ai essayé de rester calme », souligne Tim Merlier.

    C’est la troisième victoire dans ce Tour de France pour Merlier, 33 ans, qui a une nouvelle fois réussi à déjouer les plans de l’équipe Alpecin de Philipsen.

    Veistroffer infatigable

    Le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4 minutes et 6 secondes sur le Belge Remco Evenepoel.

    « Tout était calme et sous contrôle pour moi jusqu’à ce que la formation Lidl-Trek commence à attaquer. À partir de là, le final est devenu un peu difficile, mais tout s’est bien passé de notre côté. En revanche, j’ai vu combien de coureurs sont tombés dans le dernier kilomètre et j’espère vraiment qu’ils vont tous bien. Aujourd’hui, ma pièce était sur Fernando Gaviria, il roulait vraiment super bien et j’ai été très déçu de le voir lui aussi au sol. J’espère que tous les autres coureurs impliqués dans cette chute vont bien », glisse le leader du Tour de France.

    Kooij, vainqueur à Pau et deuxième la veille à Nevers, décroche, lui, un quatrième podium dans cette Grande Boucle.

    Les 25 derniers kilomètres ont été très animés avec plusieurs attaques de la part de petits groupes composés souvent de costauds à l’image d’un Quinn Simmons hyperactif avec ses coéquipiers de Lidl-Trek.

    Ces tentatives de guérilla ont donné énormément de travail aux équipes de sprinteurs, notamment dans la côte de Montagny-lès-Buxy où Simmons, alias Captain America, a roulé comme un bœuf, tout en prenant le temps de taper dans la main de son père posté en bord de route.

    À l’agonie, certains sprinteurs se sont accrochés tant bien que mal dans les roues de leurs coéquipiers, avant de devoir se remettre à l’ouvrage lorsque Kévin Vauquelin, Kasper Asgreen, Mattias Skjelmose ou le maillot vert Mads Pedersen, par deux fois, ont à leur tour accéléré sur le plat, en vain.

    Le Français Baptiste Veistroffer a une nouvelle fois passé la journée à l’avant.

    D’abord seul, puis à quatre lorsque Mattéo Vercher, Damiano Caruso et Ewen Costiou l’ont rejoint au kilomètre 57. à deux ensuite avec Costiou, un Breton comme lui, lorsque les deux autres se sont relevés. Et enfin à nouveau seul après que Costiou ait lâché à son tour la roue du « Sanglier de Fouesnant », à 49 km du but.

    Penché sur sa machine, le coureur de Lotto Intermarché a continué sans faiblir dans les vignobles chalonnais avant d’être repris, inexorablement, par le peloton à 33 bornes de l’arrivée. C’était déjà la troisième grande échappée du Finistérien dans ce Tour de France.

    Mais les équipes de sprinteurs n’allaient pas laisser échapper la dernière occasion de s’illustrer avant au plus tôt mercredi prochain.

    Car dès vendredi la pente va s’élever avec l’ascension du Ballon d’Alsace avant deux étapes de montagnes samedi dans les Vosges et dimanche dans les Alpes.

  • [Tour de France] Søren Wærenskjold, rapide comme l’éclair

    [Tour de France] Søren Wærenskjold, rapide comme l’éclair

    C’était une course comme on en a jamais vu auparavant. Avec une moyenne de 50,91 km/h, le Norvégien Soren Waerenskjold (Uno-X) a remporté au sprint la onzième étape du Tour de France, la plus rapide de l’histoire de la compétition, en devançant le Néerlandais Olav Kooij, déjà vainqueur de la cinquième étape, et le Belge Jasper Philipsen, mercredi à Nevers.

    « Je croyais que j’étais trop loin », lance le natif de Mandal, à l’extrême sud du pays des Fjords. « D’habitude, ça ne le fait pas. C’est un peu le sentiment que lors de ma première grande victoire sur le Nieuwsblad (en mars 2025). J’étais loin derrière, et j’avais finalement réussi à me retrouver devant. C’est juste incroyable. C’est ma plus grande victoire, elle représente tout. Lorsque je suis arrivé ici, je savais qu’il y avait deux ou trois gars qui seraient plus rapides que moi. Mais je me disais qu’avec un peu de chance, je serai capable de faire un bon sprint », lance le nouveau recordman de la meilleure marque pour une étape en ligne – c’est à dire hors contre-la-montre. La précédente remontait à 1999 (50,36 km/h) entre Laval et Blois, où le sprinteur italien Mario Cippolini s’était imposé. C’est la première victoire dans le Tour de France pour Waerenskjold, la deuxième pour son équipe Uno-X après celle de Jonas Abrahamsen l’an dernier, déjà lors de la 11e étape.

    Le Norvégien de 26 ans, beau bébé de 1,95 m pour 92 kg, a créé la surprise dans un sprint décousu où il a accéléré dans les derniers mètres pour semer les spécialistes des arrivées massives. La veille, Soren Waerenskjold a pourtant terminé dernier de l’étape avec plus de 41 minutes de retard sur la fusée Tadej Pogacar.

    « Parfois, j’ai beaucoup de confiance car je suis capable de croire en moi. Mais il y a surtout beaucoup de fois où je me sens très fatigué et où je me dis que c’est impossible de gagner. C’est juste incroyable ce qui s’est passé aujourd’hui. Surtout après ma chute hier (mardi). Je me sentais très mal au départ de l’étape et ça allait finalement de mieux en mieux. C’est incroyable pour l’équipe d’aller chercher cette victoire d’étape. C’est une grande surprise pour moi, c’est peut-être pour ça que je n’ai pas l’air très heureux », ajoute-t-il, persuadé qu’il a tiré avantage du fait que les favoris étaient tous aux avant-postes pour créer la surprise.

    Réaction d’Alaphilippe

    Après une journée tranquille pour les leaders, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4:06 sur le Belge Remco Evenepoel. La journée a été marquée par une échappée de quatre coureurs, Julian Alaphilippe (Tudor), Mathis Le Berre (TotalEnergies), Anthon Charmig (Uno-X) et Nelson Oliveira (Movistar).

    Alaphilippe a été le premier à lâcher prise, dans une petite côté à 36 km de l’arrivée, symbole de ses difficultés dans ce Tour et depuis le début de la saison. Le Français, double champion du monde (2020 et 2021) a même perdu le contact avec le peloton ensuite pour terminer dernier de l’étape à plus de sept minutes.

    « J’ai tenté le coup, ça roulait très vite toute la journée. Je me sentais vraiment bien au départ, mais il a commencé à faire plus chaud. J’ai tout de suite eu les sensations que j’ai eu ces derniers jours, c’est-à-dire pas superbes », a réagi Alaphilippe après la course.

    Les trois autres fuyards ont été repris par le peloton trente kilomètres plus loin, à l’approche d’un final qui s’est une nouvelle fois déroulé sans casse.

    La douzième étape, ce jeudi, est une nouvelle fois promise aux sprinteurs entre le circuit de Nevers « Magny-Cours » et Chalon-sur-Saône, avant une dernière partie du Tour de France beaucoup plus montagneuse et vertigineuse.

  • [Tour de France] Tadej Pogacar toujours plus fort

    [Tour de France] Tadej Pogacar toujours plus fort

    Rien ne semble pouvoir empêcher Tadej Pogacar d’aller chercher un cinquième sacre à Paris.

    À la sortie des étapes auvergnates, le Slovène compte 3 minutes 36 d’avance sur son dauphin, Jonas Vingegaard. Le Danois a bien tenté de s’accrocher, mais il n’a pas pu suivre dans l’attaque portée à 15 kilomètres de l’arrivée par le porteur du maillot jaune. Il cède 44 secondes. Et voit revenir Remco Evenepoel et Paul Seixas.

    Le Français, pour son premier Tour, termine pour la première fois sur le podium d’une étape. Le benjamin du peloton aurait aimé faire mieux, être par exemple le premier tricolore à s’offrir une étape, qui plus est le 14-Juillet.

    Mais il doit se contenter de la troisième marche du podium du jour. Toutefois, ses prestations depuis le départ de Barcelone montrent que Paul Seixas a le potentiel pour aller chercher Tadej Pogacar. Pas cette année, car il est encore un peu trop tendre. Mais à moyen terme, il devrait être candidat à une victoire finale.

    Carapaz, trop court

    Le combatif du jour portait une tunique rose, de la couleur de son sacre dans le Giro. Richard Carapaz a été le principal animateur d’une journée encore marquée par des températures caniculaires. L’Équatorien était encore en tête au terme de la dernière difficulté du jour. Mais dans le col du Pertus, Tadej Pogacar a placé son attaque fatale pour ses rivaux. Il a été déposé par le Slovène à 250 mètres du sommet et quinze kilomètres de la ligne.

    Cette dixième étape, entre Aurillac et la station du Lioran, aurait pu être fatale à deux coureurs du haut du classement. Tom Pidcock et Matteo Jorgenson ont chuté dans la descente du Puy Mary, à trente kilomètres de l’arrivée. Les deux ont pu remonter sur leur machine. Mais si le Britannique a pu limiter les dégâts, l’États-unien coéquipier de Jonas Vingegaard, a laissé des plumes et terminé l’étape le coude ensanglanté.

    Au classement général, le double champion du monde possède désormais 3 minutes 36 d’avance sur Jonas Vingegaard et 4 minutes 06 sur Remco Evenepoel.

    Le Belge monte sur la troisième marche du podium à la place d’Isaac del Toro, le coéquipier de Tadej Pogacar, qui a cédé du terrain après avoir eu une défaillance dans la dernière ascension. Le Mexicain termine 8e de l’étape à 1 minute 31 de son leader.

    Paul Seixas gagne une place au général et pointe à la 5e position, à 4 minutes 35 du maillot jaune. Le Français a été impressionnant dans le final au sein du premier groupe de poursuivants comprenant Jonas Vingegaard, qui a lâché dans les derniers mètres, Remco Evenepoel en difficulté à un moment avant de bien finir, Florian Lipowitz, Juan Ayuso et Mattias Skjelmose.

    Un autre Français, Lenny Martinez, figure dans le Top 10 au général à 6 minutes 34, après avoir terminé neuvième de l’étape.

    Cette victoire constitue le 24e succès dans la Grande Boucle pour Tadej Pogacar. Ce dernier endosse le 60e maillot jaune de sa carrière. Il égale Miguel Indurain à la troisième place de tous les temps, derrière Eddy Merckx (111) et Bernard Hinault (79).

    Pour le bonheur des sprinters

    Entre Vichy et Nevers, les sprinters sont invités à reprendre du service dans la 11e étape.

    Ce ne sont pas les deux petites côtes de la Billonnières et de Billy-Chevannes qui leur couperont les pattes. Les 161,3 kilomètres promettent une course rapide. Certains tableront sur une belle sortie à l’avant de la course. La marge qui leur sera accordée sera peut-être minime, mais pourquoi ne pas profiter d’un concours de circonstances.

  • Mathieu van der Poel plus fort que la canicule

    Mathieu van der Poel plus fort que la canicule

    Pour la troisième fois de sa carrière, Mathieu van der Poel s’offre une étape du Tour.

    Sous une chaleur écrasante en Corrèze, le coureur d’Alpecin a logiquement surclassé, sur la ligne, le Norvégien Tobias Johannessen, le Britannique Tom Pidcock et le Français Alex Baudin.

    À la veille de la première journée de repos, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 2 minutes et 42 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard. Les deux hommes ont terminé avec tous les autres favoris dans un peloton d’une quarantaine de coureurs, à six secondes seulement du vainqueur.

    Cette victoire, à quelques kilomètres des lieux chers à son grand-père Raymond Poulidor, qui repose à Saint-Léonard-de-Noblat, constitue un vrai soulagement pour son équipe Alpecin, où Jasper Philipsen a raté le coche lors des trois premières arrivées au sprint.

    L’étape, réduite de 185 à 155 km alors que le département de la Corrèze a basculé en vigilance rouge canicule, a été marquée comme prévu par une bataille féroce pour prendre l’échappée sur un terrain accidenté, idéal pour les baroudeurs.

    Malgré la fournaise, des dizaines de coureurs ont tenté de partir à l’avant, dont Julian Alaphilippe, très offensif en début d’étape.

    Le bon coup est parti à la mi-course, dans le difficile Suc au May, en haut duquel huit coureurs – que des costauds – ont formé un groupe déterminé à se jouer la victoire : Tobias Johannessen, le mieux placé au général (13e), Quinn Simmons, Derek Gee-West, Tom Pidcock, Lennert Van Eetvelt, Pablo Castrillo, Mathieu van der Poel et le Français Alex Baudin.

    Mais derrière, l’équipe UAE de Tadej Pogacar a imprimé un gros tempo pour rester à portée de fusil. La formation Netcompany Ineos, au prétexte de défendre la onzième place d’Egan Bernal au général, a pris le relais pour garder l’échappée sous pression.

    L’entente au sein de celle-ci a commencé à se déliter à 27 kilomètres de l’arrivée. Mathieu van der Poel, mécontent que ça ralentisse et de voir revenir le peloton à trente secondes, a alors secoué le cocotier dans le Mont Bessou, un raidard de 900 mètres qui devait lui rappeler les bergs du Tour des Flandres, pour placer son attaque décisive.

    Un temps distancés, Johannsen, Baudin et Pidcock ont réussi à s’accrocher, malgré un problème de dérailleur pour le Britannique, réglé à grands coups de talon.

    Le quatuor s’est alors dirigé ensemble jusqu’à Ussel où le triple vainqueur de Paris-Roubaix, beaucoup trop rapide, a logiquement remporté le sprint alors que le peloton se rapprochait dangereusement.

    Face à la canicule, le syndicat des coureurs a demandé une évolution à l’avenir des heures de départ des courses estivales afin de protéger la santé des athlètes, avant le départ de la 9e étape, raccourcie en raison des fortes chaleurs ce dimanche.

    Première pause pour le peloton

    Après une semaine intense, les rescapés de la Grande Boucle vont observer une journée de repos, ce lundi.

    C’est à Aurillac, dans le Cantal, que les coureurs vont recharger les batteries. Avec au menu une sortie collective et des soins spécifiques pour chaque cycliste.

    La compétition reprendra mardi, avec la dixième étape qui verra l’épreuve partir d’Aurillac, pour rejoindre la station du Lioran, soit 166,6 kilomètres et sept cols, dont deux de première catégorie.

  • Tadej Pogacar reprend la main à Gavarnie

    Tadej Pogacar reprend la main à Gavarnie

    Elle était attendue, et elle a eu lieu dans le Tourmalet.

    Le premier juge de paix de l’édition 2026 de la Grande Boucle a été le terrain de jeu du trio en forme de la première semaine. Avec, dans le rôle de l’attaquant, Tadej Pogacar. Alors que ceux qui rêvent de leur damer le pion, en premier lieu Jonas Vingegaard et Paul Seixas, ont bien essayé de suivre le Slovène dans sa folle ascension du col classé hors catégorie. Mais ils n’ont rien pu faire face à la puissance du double champion du Monde et quadruple vainqueur du Tour. Avec, comme symbole d’une journée de passation du pouvoir en jaune, la chute de Torstein Traeen.

    Seixas résiste

    Celui qui était jusque-là leader a été piégé par un de ses coéquipiers dans la descente du Tourmalet. Même s’il avait déjà perdu la tunique dorée, la mésaventure du Norvégien symbolise une journée où rien n’a tourné en sa faveur.

    Dans cette sixième étape, l’équipe de Tadej Pogacar a travaillé tout au long de l’après-midi pour dégager la route à son leader. Avec comme principal acteur Isaac del Toro. Le Mexicain a ouvert la voie dans les premiers lacets du Tourmalet.

    Un travail qui a eu raison d’un peloton qui s’est morcelé en plusieurs tronçons. Seul Jonas Vingegaard a réussi, un temps, à suivre le rythme de Tadej Pogacar, qui a passé en tête le Tourmalet. Mais dans la descente, le Danois a perdu de vue celui qui allait revêtir le maillot jaune, une fois franchie la ligne d’arrivée à Gavarnie.

    Paul Seixas de son côté a limité la casse. Troisième au sommet du Tourmalet, il pointait à plus de deux minutes à l’approche des derniers kilomètres. Tandis que Lenny Martinez, l’autre Français en forme de ce début de Tour, était piégé dans un groupe de poursuivants.

    Jonas Vingegaard, qui était revenu à dix secondes de Tadej Pogacar dans les derniers hectomètres du Tourmalet, perdait les pédales dans la descente. C’est là que celui qui allait récupérer le maillot jaune a finalement fait la différence.

    Après avoir roulé seul pendant 46 kilomètres, il a attaqué le dernier avec plus de deux minutes d’avance sur son principal rival. Avant de s’offrir sa seconde victoire après celle entre Granollers et Les Angles. Derrière, Jonas Vingegaard prend la deuxième place à 2’30, tandis que Isaac del Toro décroche la 3e place à 3 minutes, au sein d’un groupe composé notamment de Paul Seixas, Remco Evenepœl, Florian Lipowitz, Lenny Martinez et Juan Ayuso.

    S’il reste encore quinze étapes, la manière dont Tadej Pogacar mène sa barque depuis Barcelone ne laisse aucun doute. Il sera très difficile de le détrôner.

    Le peloton quitte les Pyrénées et va enchaîner sur deux étapes de plat, où les sprinters vont avoir autant de fenêtres de tir pour se prendre la lumière. À commencer par celle du jour, entre Hagetmau et Bordeaux et ses 175 kilomètres.