Tag: Cyclisme

  • Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    À jamais les premiers. Une phrase presque devenue un slogan, souvent employée pour mettre en avant la belle épopée des Olympiens lors de la Ligue des Champions victorieuse en 1993. Mais, au-delà du ballon rond, la cité phocéenne peut se targuer d’accueillir en son sein la première course professionnelle du calendrier cycliste, par l’intermédiaire du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Comme le veut la tradition, l’événement se déroule quelques jours avant la grande épreuve voisine de l’Étoile de Bessèges.

    « Ces deux belles compétitions, on les doit aux deux Rolland (Villalonga et Fangille) », rappelle Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. « Leur passion du vélo et du beau sport a donné naissance au Grand Prix et à l’Etoile. Deux magnifiques compétitions qui sont portées par des bénévoles à l’engagement sans faille », ajoute-t-il.

    Une équipe qui s’est d’ailleurs renforcée avec l’expérience de Jean-Luc Corréard, directeur de course de cette 48e édition, où 19 équipes (4 WorldTeam, 10 ProTeam et 5 Conti) se disputeront la victoire finale. « On a voulu garder cette liaison entre le Nord et le Sud de Marseille », insiste l’emblématique dirigeant de l’AVC Aix, qui connaît les routes de la région comme sa poche. Il a pu le prouver en détaillant l’intégralité du parcours lors de la conférence de presse de présentation, ce jeudi, dans la « salle des rotatives » au siège de La Marseillaise, où « le renouveau du journal s’exprime à travers ces lieux et sa fidélité à son histoire », comme l’a souligné Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal.

    « Le départ fictif aura lieu à Chateau-Gombert (13e arrondissement), avant de prendre le départ en bas de la côte des Termes. On retrouvera le parcours traditionnel, avec des passages par Gréasque, Belcodène et Peynier, pour enchaîner vers le Pas de la Couelle, que l’on surnomme dans le milieu “le petit Galibier” », développe Jean-Luc Corréard, persuadé qu’une première sélection sera déjà faite à ce niveau de la course.

    Finish au Vélodrome

    Les 133 coureurs qui voudront inscrire leur nom au palmarès de cette course d’ouverture de la Coupe de France, rebaptisée FDJ United Series, prendront ensuite la direction du massif de la Sainte-Baume, pour réaliser l’ascension du col de l’Espigoulier. Et si la route des Crêtes a joué le rôle de juge de paix depuis 2020, ce passage périlleux ne sera pas emprunté pour des raisons de sécurité, suite aux conditions climatiques « évolutives de la veille au soir », mais sportives, « pour changer la physionomie de la course ». Le spectacle final se produira sur le boulevard Michelet, devant le stade Vélodrome, comme lors du sacre de l’Américain Neilson Powless, en 2023.

    Parmi les grands noms attendus, le médaillé d’argent aux JO de Londres 2012, Bryan Coquard (Cofidis), l’ancien champion de France Jordan Labrosse (Décathlon CMA-CGM) et le quatrième de la dernière édition, l’Espagnol Eduard Prades (Caja Rural-Seguros RGA), auront de belles chances de victoire.

    Pour suivre l’actualité de cette 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, un enveloppant dédié à l’épreuve sera proposé autour du journal du week-end des 31 janvier et 1er février. Un compte-rendu de l’épreuve sera réalisé dans notre édition du lundi 2 février.

    Réactions

    Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal « La Marseillaise »

    « La Marseillaise passe un cap important, cette année, puisque cela fait désormais cinq ans que nous avons repris le journal, dont la société éditrice a été poussée dans le précipice par la crise Covid. L’histoire nous a appris l’humilité, nous connaissons la grande fragilité de La Marseillaise. C’est sa liberté aussi, son indépendance des pouvoirs d’argents et cela ne nous prive pas d’ambitions nouvelles. »

    Maryan Barthélémy, directeur des évènements du groupe La Marseillaise

    « Ce 48e Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise représente un enjeu très important pour le journal. Il contribue à son rayonnement à l’international grâce aux nombreuses diffusions audiovisuelles et à tous les articles de presse déjà parus dans la presse spécialisée cyclisme, bien entendu dans le quotidien La Marseillaise et sur les réseaux sociaux. Cela ne va faire que s’amplifier jusqu’au jour J. »

    Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Les 19 équipes au tableau sont d’ores et déjà appelées à nous donner un beau spectacle et au Grand Prix une belle compétition qui, sans aucun doute, ralliera le public. Le 1er février sera une belle journée pour la Coupe de France de cyclisme et pour le rayonnement de La Marseillaise. Que tous ces hommes et ces femmes de Bessèges ou de Marseille soient remerciés pour leur engagement et leur fidélité. »

    Jean-Luc Corréard, directeur de course du GP Cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Je suis très heureux et très fier du challenge qui m’a été proposé de prendre la direction de cette épreuve. Depuis quelques semaines, je travaille avec une équipe formidable. C’est là que le sens du mot bénévole ressort complètement, on avait tendance un peu à l’oublier. Et moi-même étant dans le monde du vélo, comme Claudine (Fangille) et Patrick (Sorin), ça me donne envie de repartir pour 30 ans. »

    Pierre Huguet, adjoint au maire de Marseille chargé de l’éducation

    « Nous sommes fier d’accueillir cette 48e édition du Grand Prix Cycliste de Marseille – La Marseillaise. Le trajet, qui va du Nord au Sud de la ville, rappelle son unité. C’est important pour la Ville, parce que cette course ouvre le calendrier européen et la Coupe de France. Marseille est une terre de sports et se conjugue aussi avec le cyclisme. Il correspond également à notre politique sportive : du sport pour tous. »

    Claudine Fangille, directrice et fille du créateur de l’Etoile de Bessèges

    « Je suis à l’Etoile depuis toujours, parce qu’elle est plus âgée que moi. J’ai connu la fusion quand Rolland Villalonga a rencontré mon papa à Lunel. La jonction entre l’Etoile et le journal La Marseillaise a eu lieu en 1987. Et, depuis, notre amitié n’a pas changée. Comme celle qu’ont connu les deux Rolland. Ils se ressemblaient beaucoup. Nous sommes ainsi tous devenus une grande famille. »

  • Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    L’organisation du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise prend un nouveau virage, à l’approche de l’événement. Ce lundi, un convoi de dix personnes a réalisé la reconnaissance du tracé de cette 48e édition. L’objectif ? Parcourir les 150 km et s’arrêter sur les points clés du parcours, tout en appuyant sur l’aspect sécuritaire.

    Au casting, Jean-Luc Corréard, directeur de course, Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, plusieurs bénévoles et membres de l’organisation, dont Bernard Auguste, au volant de la voiture pilote, mais aussi Laurent Elleon, à la tête de la Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes, venu en appui sur le Grand Prix. Deux représentants de la Fédération française de Sauvetage et de Secourisme étaient également présents. Ils seront une dizaine, le 1er février, pour veiller sur les potentiels blessés.

    Ce groupe a d’abord pris la route depuis Plan-de-Cuques pour rejoindre Allauch. Les deux communes voisines sont les hôtes des départs, fictif et réel. 4 km à parcourir et les 19 équipes engagées seront lancées, pour de bon, au moment où elles passeront devant le clocher de l’église. Dans ce premier quart de course, Thierry, bénévole, énumère toutes les intersections où il y aura des signaleurs. « Ici oui, là non, ce seront les gendarmes. » Toutes les 30 secondes, un œil sur son carnet pour vérifier ses infos. « Au total, ils seront 300 signaleurs sur la course. Il y en aura la moitié rien que sur Marseille », explique l’homme présent aux côtés de l’organisation depuis quelques années. à titre de comparaison, il n’y a que 60 signaleurs sur la Mercan’Tour Classic de Laurent Elleon. Ce dernier évoque le rôle de ces acteurs indispensables d’une course cycliste : « Ils sont placés sur des points jugés dangereux et servent à conserver la sécurité sur le tracé. Au cas où une voiture veut entrer sur le parcours, par exemple. D’ailleurs, chaque signaleur doit être majeur et avoir le permis. »

    Les voitures se dirigent ensuite vers le Pas de la Couelle, appelé Petit Galibier en hommage au col alpin du même nom. Une première difficulté, mais une montée roulante, à 4,3% sur 7 km. Pas de quoi mettre à mal les favoris de l’épreuve, la descente technique étant « plus compliquée que la montée », d’après Bernard Auguste. Cet ancien marin, a l’habitude de tenir ce rôle, qu’il tient sur des courses amateurs et professionnelles de la région. « J’ouvre la course, j’ai un rôle de signalement. La règle me dit d’être au moins 500 mètres devant le peloton. Je préfère me mettre entre 1 et 2 km, car il y a toutes les motos suiveuses entre moi et les coureurs. C’est plus sûr », justifie t-il.

    Echanges autour des zones de ravitaillement

    Ce parcours 2026 traverse également le Var. Une bosse au niveau de Nans-les-Pins puis le col de l’Espigoulier, mais par le versant le plus facile. « C’est sinueux, mais peu pentu, contrairement à l’autre côté, plus dur, avec des lacets, mais aussi avec une plus jolie vue », détaille Bernard Auguste, en replaçant un ours en peluche vêtu d’un maillot vert au-dessus du tableau de bord. Le GPX, tracé numérique utilisé par les organisateurs, indique que nous sommes de retour dans les Bouches-du-Rhône pour la fin de course. Encore 70 bornes pour le peloton et les discussions se poursuivent à propos des zones de ravitaillement et de délestage des bidons.

    Les échanges sont plus vifs pour choisir le bon secteur car chaque course doit, désormais, avoir plusieurs espaces. Une obligation imposée par l’Union Cycliste Internationale (UCI). Une ligne droite, idéale pour garer les voitures des directeurs sportifs, a été choisie. Ensuite, la fin du Grand Prix est un retour droit vers Marseille. Cassis, le col de la Gineste, puis la descente jusqu’à la cité phocéenne. Aux alentours de 16h30, l’un des 133 coureurs au départ lèvera les bras devant le stade Vélodrome. Et deviendra le 48e vainqueur du Grand Prix cycliste.

  • Euskaltel-Euskadi, figure du cyclisme basque

    Euskaltel-Euskadi, figure du cyclisme basque

    C’est une équipe bien connue dans le monde du vélo qui débarque à Marseille. Euskaltel-Euskadi est présent dans le peloton mondial depuis 1994, malgré plusieurs absences pour raisons financières. L’équipe basque, reconnaissable par ses maillots oranges, possède une certaine pression sur ce Grand Prix 2026. En effet, par l’intermédiaire de Martin Gotzon, ils ont terminé 6e de la précédente édition. Pablo Urtasun, ancien coureur de la formation et directeur sportif adjoint, espère voir un petit groupe se jouer la victoire dans le final. « Ce sera un petit peu plus facile dans le final et c’est possible que le peloton monte plus vite l’Espigoulier. On va essayer d’avoir des coureurs qui passent la montagne et qui vont vite au sprint », décrit-il.

    Comme évoqué précédemment, Euskaltel-Euskadi est une équipe majoritairement basque. Une très grande partie de l’effectif et du staff viennent de cette région espagnole. L’empreinte locale est forte. « Nous sommes une équipe locale et, normalement, 80% de l’équipe vient du Pays Basque. Mais des coureurs étrangers nous aident aussi à atteindre nos objectifs comme le Français Paul Hennequin ou les frères Van der Tuuk. »

    Paul Hennequin

    absent à Marseille

    Les tuniques orange sont actuellement en ProTeams, c’est-à-dire la deuxième division mondiale. Avec leur budget, espérer grimper au premier échelon semble difficile. En 2026, ils ont 20 coureurs sous contrat et veulent jouer des victoires sur toutes les courses en dehors du calendrier World Tour. « Notre objectif est d’être dans le top 30 mondial à l’issue de la saison. Nous avons des qualités pour être bons sur les courses classées 1.1, 1.2 et 2.1 », espère Pablo Urtasun.

    Parmi les 20 cyclistes sous contrat cette année, il y a donc un Français. Ancien membre de l’équipe Nice Métropole, le sprinteur de 23 ans, Paul Hennequin ne reviendra pas en région Sud ce 1er février. Le Tricolore n’est pas présent dans le groupe pour le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. « Non, il ne sera pas à Marseille. Il sera à Majorque, nous pensons qu’il aura deux occasions de sprinter là-bas. Vu que l’Espigoulier sera probablement rapide, ce sera trop difficile pour lui de passer et de jouer la victoire. » Comme en 2025, Euskaltel-Euskadi aura l’occasion de jouer les trouble-fêtes dans les Bouches-du-Rhône et de fièrement mettre en avant le drapeau rouge-blanc-vert.

  • Le CIC Tour de La Provence voit grand en 2026

    Le CIC Tour de La Provence voit grand en 2026

    Le journal La Provence accueillait, ce mardi midi, la presse pour présenter le CIC Tour de la Provence 2026. Cette édition, prévue entre les 13 et 15 février, sera la 10e du nom. Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe, et Patrick Jammes, président du comité d’organisation, ont annoncé les détails de l’épreuve. Les deux hommes étaient accompagnés de Thomas Voeckler, 4e du Tour de France 2011, sélectionneur de l’équipe de France et désormais porte-parole de la course.

    Le premier cité a tout d’abord mis en perspective la valeur de cette épreuve : « C’est un événement important pour notre journal et cela nous permet de mettre en avant nos valeurs et être proche des gens, parce que c’est ce qu’est le cyclisme. » Jean-Louis Pelé s’est aussi félicité d’avoir obtenu la diffusion en direct, et donc en clair, de ce Tour de La Provence. La chaîne L’Équipe diffusera les trois journées sur le canal 21 de la TNT. Patrick Jammes appréciait, lui, la position de l’événement au sein du calendrier, favorisant la venue de grosses équipes. « Je suis heureux de voir que la course a repris toute sa place dans le calendrier du début de saison. Avec le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise et l’Étoile de Bessèges, on se serre les coudes face notamment au Tour d’Oman », a-t-il confié.

    Beaucoup de pente

    pour le peloton

    Pour cette 10e édition, dix communes ont candidaté pour accueillir le départ ou l’arrivée d’une étape. Six ont été sélectionnées, dans trois départements différents. Le Tour de La Provence a révélé un parcours corsé, très loin du tracé sans relief, au sens propre du terme, de la saison dernière. Rebelote pour Marseille et Saint-Victoret, hôtes de l’étape inaugurale, comme en 2025. Le lieu du départ est on ne peut plus logique pour une épreuve cycliste, avec le Vélodrome en fond, derrière les coureurs. Ces derniers passeront ensuite le Pas de la Couelle et le col de Mazargues, les deux difficultés de la journée.

    Le deuxième jour peut être considéré comme l’étape reine. Pas moins de 3 251 mètres de dénivelé pour cette Saint-Valentin dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les cyclistes partiront de Forcalquier pour rejoindre le sommet de la montagne de Lure, comme en 2023. Le dernier jour, les corps seront aussi mis à rude épreuve, pour un début de saison, avec 210 km entre Rognac et Arles. Thomas Voeckler a précisé que ce sera « plus dur pour les staffs d’aménager leurs effectifs avec ce type de parcours ».

    Au total, 16 équipes seront au départ, dont 5 du plus haut niveau mondial, le World Tour. La formation maison, Decathlon-CMA CGM, sera notamment en lice comme Groupama-FDJ, Ineos Grenadiers ou encore un autre géant, Lidl-Trek. Le sprinteur Mads Pedersen aura donc fort à faire pour défendre son titre dans le Sud de la France, avec ce profil de course. Les puncheurs-grimpeurs devraient se régaler sur un terrain de jeu plus à leur convenance que pour le champion du monde 2019.

    Le CIC Tour de La Provence se déroulera à peine plus d’une semaine après le Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, dont la conférence de presse se tient ce jeudi, à 14h, au 17 cours Honoré d’Estienne d’Orves.

  • Cyclisme : l’esprit club de St Michel – Preference Home – Auber93

    Cyclisme : l’esprit club de St Michel – Preference Home – Auber93

    Dans le paysage du cyclisme tricolore, Auber93 et ses sponsors Saint-Michel et Preference Home sont reconnus depuis trois décennies. Des apparitions sur le Tour de France à la fin du siècle dernier et une équipe désormais installée au niveau continental. Derrière les sections professionnelles, « des vitrines », d’après le directeur sportif adjoint Leo Peters, un club bien en place. « Le club est ancré dans la ville d’Aubervilliers, la structure est la vitrine mais il y a un club derrière avec des équipes BMX, jeunes et amateurs » rappelle le frère de Nans Peters, multiple vainqueur d’étapes sur les Grands Tours.

    Les objectifs de cette formation francilienne sont donc très clairs, avec la formation placée au cœur du projet. « Nous voulons former des coureurs pour qu’ils accèdent au monde professionnel. Pour d’autres, cela peut être un tremplin vers le plus haut niveau », explique Peters. L’équipe est accompagnée de Saint-Michel, célèbre pour ses madeleines, depuis 2018, alors que Preference Home, une agence immobilière, a rejoint l’aventure l’an passé. Les deux groupes ont le souhait d’avoir une vision long terme.

    À la recherche d’une victoire pro

    Après plus d’un an de disette, malgré de nombreuses places d’honneur, le but de l’année 2026 est donc de gagner. Pourquoi pas dès l’ouverture de saison au Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, sur un tracé plus ouvert. « Ce sera sans doute différent par rapport à l’année passée, il faudra être malin. Avoir déjà un coureur dans le top 10, voire le top 5, ce serait top », pour Leo Peters. En 2026, Simon Guglielmi, transfuge de la défunte Arkea, sera l’un des leaders de l’équipe, « le coureur protégé sur les courses françaises ». Il faudra aussi compter sur le grimpeur Thomas Champion et « des profils plus jeunes, avec des qualités de puncheurs ». 13e au mieux sur le GP 2025, les Franciliens ne viendront pas en touristes à Marseille. Loin de là.

  • Elite Fondations plongera dans le grand bain à Marseille

    Elite Fondations plongera dans le grand bain à Marseille

    Quand la petite équipe suisse entre dans la cour des grands. Elite Fondations Cycling Team, créée en 2021, passe un nouveau palier cette saison en lançant une équipe continentale UCI (3e division). Une entrée dans le monde professionnel qui débutera le 1er février sur le tracé du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. « On va essayer de mouiller le maillot et de se mettre en évidence du mieux que l’on peut », souligne Laurent Dufaux, co-fondateur de la structure et ancien partenaire de Richard Virenque chez Festina et Quick Step-Davitamon.

    Éloigné des pelotons professionnels depuis 2004, après avoir fini par deux fois quatrième du Tour de France, le grimpeur suisse portera la casquette de directeur sportif pour la course phocéenne. « J’ai dû y participer deux ou trois fois. C’était un rendez-vous important, surtout pour Richard [Virenque] qui a grandi dans cette région. Il était toujours en forme et prenait l’échappée très tôt. J’en garde de très bons souvenirs, notamment avec le passage par le col de la Gineste », raconte celui qui distillera de précieux conseils à son équipe composée majoritairement de jeunes coureurs.

    Plus de 150 candidatures

    « Notre mission première est de former les jeunes, de les intégrer, de leur transmettre notre savoir-faire, notre passion, et surtout de leur mettre à disposition une infrastructure, une logistique, et leur trouver un programme de course digne de ce nom, parce qu’en Suisse, il y a malheureusement de moins en moins de courses dignes de ce nom pour progresser », déplore Laurent Dufaux, contraint d’avoir placé ces dernières années ses protégés dans le calendrier français, avec des participations au Grand Prix Bédarieux, au Tour de Saône-et-Loire, au Tour du Beaujolais.

    Elite Fondations a également pu participer à des courses plus prestigieuses grâce à son statut national, à partir de 2023, comme le Grand Prix de Lillers, le Tour des 100 communes, l’Alpes Isère Tour et même le Liège-Bastogne-Liège espoirs. Avec le statut d’équipe « Conti » désormais, et grâce au coup de main de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC La Pomme, les Suisses vont pouvoir se confronter au gratin mondial lors d’épreuves comme le Grand Prix La Marseillaise et l’Étoile de Bessèges. « On a reçu plus de 150 candidatures pour intégrer notre Team », signale « Duduf », qui débutera la saison avec un effectif de dix coureurs. Parmi eux, Valentin Darbellay, passé par chez Corratec, et Victor Jean, dernier lauréat du Tour de Moselle, en seront les fers de lance.

  • L’envie de grandir affichée de l’équipe CIC Pro Cycling Academy

    L’envie de grandir affichée de l’équipe CIC Pro Cycling Academy

    Voilà une équipe souhaitant faire sauter la banque au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. CIC Pro Cycling Academy sera l’une des plus petites formations en lice le 1er février sur les routes du Var et des Bouches-du-Rhône. L’effectif, basé à Nantes, a vécu quelques modifications cet hiver, mais conserve sa ligne directrice : faire grandir de jeunes cyclistes.

    « Nous avons eu un changement de naming puisqu’avant, nous étions CIC U Nantes. Il y a aussi eu un léger changement de couleurs. Nous avons une équipe de jeunes, on a un centre de formation et cette vocation de former les champions de demain. Jordan Jegat (10e du dernier Tour de France) et Louis Barré (nouveau coureur du mastodonte Visma – Lease a bike) sont notamment passés chez nous », détaille Cédric Barre, le directeur sportif.

    Actuellement en troisième division, cette formation souhaite progresser et évoluer rapidement à l’échelon supérieur. Grandir passera par un renforcement des partenaires. « Notre objectif, annoncé clairement dans la presse, est de grimper dans la classification en étant promu en ProTeams. Pour cela, il faudra briller dans les courses et donc attirer un sponsor qui voudra bien accompagner le CIC, déjà bien présent à nos côtés. » En 2026, CIC Pro Cycling Academy compte un minimum de coureurs sous contrat. Onze au total, total inchangé par rapport à la saison dernière. Cédric Barre met en avant un groupe stable et équilibré : « Nous avons notamment Victor Guernalec, qui sortait d’une Vuelta avec Arkea et qui a bien performé en étant actif. Je dirais que nous avons trois ou quatre cyclistes aguerris plus des jeunes talents. Ce mix peut nous permettre d’être une bonne équipe et d’avoir une bonne cohésion. »

    Une reprise anticipée

    pour CIC

    En effet, l’équipe compte des cyclistes âgés de 19 à 27 ans avec seulement trois hommes au-delà de 23 ans. S’aligner sur des courses importantes est donc primordial pour voir ces jeunes pousses progresser. « Cela permet à nos jeunes coureurs de se confronter au meilleur du peloton international. Nous, sur ces courses, on devra anticiper car nous savons très bien que nous n’avons pas les coureurs les plus forts. En anticipant, on peut déjouer les plans des grosses armadas », appuie Cédric Barre. Un moyen de ne pas hypothéquer leurs chances sur des épreuves denses, pourquoi pas fracturer la porte du coffre-fort et s’emparer du butin au nez et à la barbe des cadors.

    Pour ce début d’année 2026, CIC Pro Cycling Academy a choisi de s’exporter, « car rien n’est mieux que la compétition ». Une reprise des courses plus tôt que par le passé et deux jours de compétition en Espagne. Une semaine avant le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, l’équipe sera au départ de la Classica Camp de Morvedre, puis de la Ruta de la Ceramica, dans la région de Castellon. Une nouvelle préparation pour espérer entrer dans le top 10 à Marseille, après avoir été peu épargné en 2025. « Nous avons été malchanceux en début de saison dernière avec plusieurs coureurs majeurs absents. On espère briller et arriver au GP un peu plus prêts », raconte-t-on à la direction sportive.

    Cédric Barre est, justement, lui-même au centre du projet de la formation nantaise. Passé par l’équipe de l’Armée de Terre, en tant que coureur puis directeur sportif, il a atterri à CIC avec grand plaisir. « J’ai longtemps été à l’Armée de Terre et lorsque j’ai commencé à FDJ-Suez, j’étais toujours militaire. J’ai eu besoin de souffler car mon emploi du temps était très, très chargé. Avec le CIC, on s’est contactés, je connaissais bien Anthony Ravard [manager de l’équipe, Ndlr], ils avaient besoin d’un directeur sportif et ça s’est fait comme ça », explique l’homme de 43 ans.

    Objectif à court terme : gagner des courses pour poursuivre leur développement global. Avec un premier rendez-vous sur le Grand Prix cycliste.

  • Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Roubaix, cité emblématique dans le monde de la « Petite Reine », son vélodrome mythique mais aussi son équipe cycliste professionnelle. Van Rysel Roubaix est l’une des six formations de niveau continental – 3e échelon mondial – à participer, en 2026, au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Le club est maintenant stable, après avoir connu quelques soucis financiers, notamment grâce à son sponsor principal : Van Rysel, appartenant à un géant local, Décathlon. « Nous avons eu des fins de saisons compliquées. Ce partenariat nous a bien aidés, qui plus est d’un point de vue matériel évidemment. Ça nous permet de travailler sereinement sur l’avenir puisqu’ils se sont engagés avec nous jusqu’en 2029 », souligne Arnaud Molmy, directeur sportif.

    Justement, d’ici cette date, l’objectif grandement assumé est d’être au départ de l’Enfer du Nord, communément appelé Paris-Roubaix. « C’est une course qui nous est chère. L’entrée du vélodrome [où se tient l’arrivée, Ndlr.] est juste à côté du bâtiment de notre service course. Le point de passage obligé est aussi d’atteindre la deuxième division mondiale dans les prochaines années », explique Arnaud Molmy, lui-même ancien coureur de l’équipe en 2010. Voilà pour les buts récents de cette formation nordiste, habituée du circuit français depuis le début du siècle. Van Rysel Roubaix sait pertinemment qu’elle n’est pas la mieux armée pour contrôler les courses, mais cela peut aussi être un avantage. L’équipe apprécie jouer le rôle de dynamiteur et rendre les journées moins monotones et cadenassées. « Notre marque de fabrique, c’est plutôt d’animer les courses, en allant dans des échappées au long cours. On a aussi réussi à faire de gros coups ces dernières années en gagnant une étape sur l’Étoile de Béssèges ou encore sur le Tour de l’Ain. Notre envie est de se confronter aux meilleurs, tout en animant les courses. »

    Pour l’année 2026, ils sont 12 coureurs sous contrat, un minimum vu la densité du programme de la formation roubaisienne. Pas moins de 60 courses sont prévues de fin janvier à début octobre. « Nous sommes inscrits au calendrier français et nous avons ensuite certaines courses dans notre zone et en Belgique. En général, on prend également un ou deux stagiaires durant l’été », détaille le directeur sportif.

    « Le GP ne nous a jamais trop réussi »

    Justement, la majorité de ces coureurs a un profil plutôt « rapide ». Certains sont plus attendus que d’autres par Arnaud Molmy. « J’espère voir éclore un coureur comme Maxime Jarnet, qui a déjà fait 10e d’un championnat de France sur un profil difficile. On attend aussi nos recrues comme Louis Hardouin. » Ce dernier fut l’une des sensations de l’année 2025 en terminant numéro 1 amateur, avec une régularité monstrueuse. Son arrivée chez les pros doit être une nouvelle étape à franchir.

    Sur le papier, le mercato de Van Rysel Roubaix est emballant avec également Joppe Heremans, Belge de 22 ans aux performances remarquées l’an passé. Joes Oosterlinck, lui aussi belge, lui aussi âgé de 22 ans, lui aussi venant de l’équipe VolkerWessels, est un talent à polir. Deux potentiels chercheurs de points UCI, importants pour le classement mondial. Ces cyclistes nommés devraient bien être au départ du Grand Prix cycliste, le 1er février. Le directeur sportif semble légèrement plus confiant qu’auparavant, surtout avec l’absence annoncée des Crêtes. « Le GP est une course qui ne nous a jamais trop réussi dans un passé récent. Le profil des Crêtes, c’était un poil trop pour performer. Ce parcours peut être plus à notre convenance. S’il y a un grand groupe de 50 ou 60 coureurs dans le final, j’espère avoir une bonne partie de mon effectif dedans. Si tout se passe bien, viser un top 5 serait fantastique. » Loin de la terre de vélo qu’est le nord de la France, Van Rysel Roubaix a donc l’ambition de surprendre les favoris sur les routes provençales.

  • Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Nice Métropole Côte d’Azur veut bousculer la hiérarchie à Marseille

    Frédéric Doutre se considère comme « le Petit Poucet des équipes professionnelles en France ». Nice Métropole Côte d’Azur est une formation nouvelle dans le paysage du cyclisme tricolore. Cinq années d’existence, quatre en tant que pro et peu de moyens pour concurrencer les géants de la discipline. Le directeur sportif rappelle le contexte lié à son collectif : « Nous sommes une équipe créée en 2021, qui a passé le cap chez les professionnels l’année suivante. Nous sommes alignés au niveau continental, c’est-à-dire le troisième et dernier échelon mondial. »

    Cette équipe vit grâce aux soutiens de quatre institutions que sont la Ville de Nice, la Métropole Côte d’Azur, le conseil départemental des Alpes-Maritimes ainsi que la Région Sud. L’objectif reste donc le maintien à ce rang avant d’espérer voir plus haut. En effet, obtenir un plus gros sponsor permettrait de passer un cap supplémentaire dans le professionnalisme. « Se maintenir, ce sera déjà très bien dans le climat actuel. Aujourd’hui, on voit de grosses équipes fusionner pour survivre. Dans un coin de notre tête, on a l’idée de trouver un gros partenaire, qui pourrait nous suivre pour basculer en Pro Teams [le 2e niveau mondial, Ndlr.]. Pour nous, ce serait le Saint Graal, comme le fait de participer à Paris-Nice », détaille longuement Frédéric Doutre.

    Objectif top 10

    Nice Métropole Côte d’Azur possède 10 coureurs sous contrat pour la saison à venir. Là aussi, ils ne combattent pas avec les mêmes armes que les plus grandes équipes du monde. Prenons UAE-Team Emirates, la formation de Tadej Pogacar. Cette dernière compte 29 cyclistes et un staff à rallonge pour encadrer les athlètes. Malgré les différences, même avec d’autres écuries françaises de niveau moyen, les Azuréens jouent leur va-tout. Ils ont ciblé des coureurs pouvant les aider à glaner de précieux points UCI. « Il y a Victor Papon, un excellent finisseur. Alexander Konijn, qui a déjà fait sept ou huit top 10, est un sprinteur régulier. Puis, il y a nos petits grimpeurs Laurens Huys, tout juste arrivé d’Arkea-B&B Hôtels, et Jaakko Hänninen », liste l’ancien patron du pôle France ultra-marins, basé à Hyères.

    Les tuniques bleu azur, en hommage à la Méditerranée, affichent leurs ambitions pour ce Grand Prix cycliste 2026. Ceux qui n’ont pas manqué une édition depuis leur passage professionnel souhaite aller chercher un gros résultat : le top 10. « A minima, car on a renforcé l’équipe, dit Frédéric Doutre. Le parcours a changé avec l’absence des crêtes et sa descente, c’est un facteur important, même si ça ne rend pas la course plus facile. Ce que l’on souhaite, c’est surprendre et être le plus efficace possible avec nos moyens. On aimerait bien chatouiller le top 5. »

    Cette saison, l’encadrement sportif souhaite éviter les blessures – « on touche du bois » – pour faire progresser l’équipe. « On a eu des blessés assez régulièrement avec un passage à vide entre mars et mai. On espère ne pas revivre ça et gagner en régularité sur la Coupe de France, avec plus de top 10. Ce serait déjà un bel axe de progression. » La première manche, à Marseille, pourrait donc servir de tremplin à cette jeune équipe cherchant à déjouer les pronostics.

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    Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

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    Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise ? À un peu plus d’un mois du départ, les équipes prétendantes à la victoire de cette 48e édition se sont déjà déclarées. Et comme chaque année, certaines des meilleures formations mondiales font le déplacement pour participer à l’une des plus belles compétitions du circuit européen, inscrite au calendrier UCI Europe Tour 2025 en catégorie 1.1. Cette classification attire donc tout naturellement de grosses écuries de l’UCI World Tour. Elles seront quatre cette année à se présenter sur la ligne de départ de la plus marseillaise des courses cyclistes : Alpecin Deceuninck (Belgique), Décathlon CMA-CGM, Groupama-FDJ et Lotto Dstny (Belgique). Toutes les quatre étaient déjà candidates au titre l’année passée, mais Lotto Dstny a entre-temps évolué, passant d’équipe Pro Team à World Team. Parmi les habitués, Décathlon, qui n’est désormais plus associé à AG2R La Mondiale, sera une nouvelle fois très attendue sur la ligne d’arrivée. Le prodige tricolore Paul Seixas et le grimpeur Nicolas Prodhomme avaient réussi à se hisser dans le top 10 de la dernière édition, au terme d’un finish au sprint mémorable sur le faux plat en direction du campus de Luminy.

    Les ProTeams font de l’œil

    Si Groupama-FDJ avait retenu le Marseillais Maxime Décomble pour cette course l’année passée, Sébastien Joly, directeur sportif de Décathlon CMA-CGM, pourrait aligner un autre ancien pensionnaire du VC la Pomme : Matisse Bonnet, qui a récemment intégré l’équipe U19. Toujours utile d’avoir un local de l’étape dans ses rangs. Comme le Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise représente la première étape de la Coupe de France, les formations Pro Teams alignent toujours de grands noms. Neuf d’entre elles seront au départ du stade Vélodrome : Toscana Factory Team-Vini Fantini (Italie), MBH Bank CSB Telecom Fort (Italie), Caja Rural Seguros RJA (Espagne), Unibet Tietmat Rockets, Total Energies, Euskatel Euskadi (Espagne), Equipo Kern Pharma (Espagne), Burgos Burpellet PH (Espagne) et Cofidis, le tenant en titre. Toutes ces équipes, sauf les Italiens de MBH Bank CSB Telecom Fort, ont déjà participé à cette course et se retrouvent très souvent proches du podium, à l’instar de Kern Pharma, qui comme Décathlon, comptait l’année dernière deux de ses représentants dans le Top 10. D’ailleurs, Pau Miquel est le seul à avoir intégré le top 10 des deux dernières éditions.

    Six Conti visent l’exploit

    Et pour compléter ce peloton de haute volée, six équipes Conti tenteront de rééditer l’exploit réalisé par l’ancien Pommier Justin Jules, seul coureur à avoir remporté le Grand prix d’ouverture La Marseillaise en étant issu d’un club de troisième division. Quatre d’entre elles sont françaises et ont l’habitude d’être présentes au rendez-vous phocéen : CIC U Nantes, Nice Métropole Côte d’Azur, Saint-Michel-Préférence Home-Auber 93 et Van-Rysel Roubaix Lille Métropole. Deux nouvelles formations étrangères vont faire leurs premiers pas dans les hauteurs provençales : l’écurie italienne de Polti Visit Malta et le collectif suisse Elite Fondations Cycling Team, qui disputera en 2026 sa première saison en Continentale sous la houlette de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC la Pomme. Sur ces deux dernières années, au moins un coureur d’une équipe Conti a toujours réussi à entrer dans le Top 10. Avant cela, ce n’était plus arrivé depuis le double champion paralympique Kévin Le Cunff (9e en 2019).