Tag: Cyclisme

  • Pays d’Aix : deux grands prix pour le prix d’un

    Pays d’Aix : deux grands prix pour le prix d’un

    Puyricard et Puyloubier vont accueillir deux belles courses cyclistes.

    Sur les routes du Pays d’Aix, samedi, puis au pied de la Sainte Victoire, dimanche, le peloton régional répond à l’invitation de l’AVC Aix qui, depuis dix ans, propose ces deux rendez-vous qui attirent les coureurs de niveau national.

    Néanmoins, nul n’étant prophète en son pays, les coureurs au maillot vert et noir espèrent enfin trouver un successeur à Clément Izquierdo. Il est le seul Aixois à avoir inscrit son nom au palmarès, en s’imposant sur le circuit de Puyricard, il y a deux ans.

    Sus aux Bourguignons

    L’an dernier, ce sont les Bourguignons de Dijon qui ont dominé les deux courses. Cette année, la machine aixoise va tenter de reprendre la main. Et, pourquoi pas, aller chercher la victoire au terme des deux épreuves.

    Surfant sur un très bon début de saison, notamment lors du Grand prix de Marseille-La Marseillaise, Jack Brough et Joseph Brookes seront à surveiller. De même que leur coéquipier Jérôme Raus, très en vue au Pays Basque et dans les boucles du Haut Var.

    D’autres formations seront en embuscade, à commencer par celle de Dijon, qui tentera de confirmer ses succès de la saison dernière sur les Grands Prix du Pays d’Aix, mais aussi Rouen, vainqueur de la Coupe de France en 2024 et 2025 et Vendée U, actuel leader du classement national, où l’AVCA occupe la 3e place.

    « L’objectif est clair », annonce Sébastien Cottier. « Sur ces deux courses organisées par le club, il s’agira d’être performant et de jouer la victoire. Les coureurs le savent et sont motivés à l’idée de remporter ces Grands Prix qui se jouent à domicile », détaille le directeur sportif aixois.

    – Grand prix du Pays d’Aix, samedi 21 février. Le départ fictif sera donné à 10h30 et le réel à 10h44, arrivée vers 16h30.

    – Grand prix de Puyloubier, dimanche 22 février. Départ à 11h30.

  • Petit succès pour Laurance, grande joie pour Riccitello

    Petit succès pour Laurance, grande joie pour Riccitello

    Les échappés ont la vie belle sur les rendez-vous provençaux. Après la victoire du Suisse Arnaud Tendon (Van Rysel Roubaix) lors de l’étape d’ouverture, le Français Axel Laurance (Ineos Grenadiers) s’est détaché du peloton pour s’imposer lors de la troisième et dernière étape du Tour de la Provence. Un groupe de neuf coureurs a commencé à attaquer dans les vingt derniers kilomètres, mais le triomphe arlésien s’est joué entre le Breton et Daniel Arnes (Van-Rysel Roubaix). Ce dernier, pris au piège après suite à une mauvaise indication des signaleurs, n’a pas pu empêcher le sacre de Laurance.

    Riccitello garde

    sa couronne

    La performance du champion du monde espoirs 2023 était loin d’être suffisante pour inquiéter Matthew Riccitello (Décathlon CMA-CGM). Vainqueur de l’étape la veille, l’Américain a confortablement gardé sa place sur le trône et s’adjuge, ainsi, le classement général du Tour de la Provence, la seconde course par étapes de sa carrière professionnelle après le Sibiu Tour (en Roumanie) l’an dernier. Les Ineos Carlos Rodriguez et Brandon Rivera complètent le podium.

    1. Matthew Riccitello (USA/Decathlon CMA CGM)
    en 12 h 58
     : 49.

    2. Carlos Rodriguez (ESP/Ineos Grenadiers) à 4.

    3. Brandon Rivera (COL/Ineos Grenadiers) 20.

    4. Aurélien Paret-Peintre (FRA) 24.

    5. Clément Champoussin (FRA) 38.

  • L’AVC Aix Provence Dole mise toujours sur la jeunesse

    L’AVC Aix Provence Dole mise toujours sur la jeunesse

    Auteur d’un excellent début de saison, avec deux récompenses remportées lors de la 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille La Marseillaise – Jack Brough comme meilleur grimpeur et Joseph Brookes pour le prix du plus combatif -, l’AVC Aix Provence Dole commence à s’affirmer chez les plus grands. Le club aixois, dirigé par Jean-Daniel Beurnier et managé par Jean-Michel Bourgouin, compte sur de jeunes coureurs de qualité pour créer la surprise lors de cette deuxième année avec le statut d’équipe « Continentale Fédérale ».

    Sous la supervision de Sébastien Cottier, successeur d’Evaldas Siskevicius – parti rejoindre l’équipe professionnelle de Cofidis -, la formation verte et noire a ciblé entre 25 et 30 courses à étape. « C’est une nouvelle aventure, avec un nouvel effectif et un nouveau calendrier inédit à mes yeux. On voit que la mayonnaise prend sur ce début de saison », souligne l’ex-directeur sportif de l’UC Nantes, conscient de l’enjeu « formation » à l’AVC Aix Provence Dole, dont la moyenne d’âge est de 20 ans seulement.

    Porta et Nilsson-Julien en porte-étendard

    Selon Olivier Presse, l’un des responsables du recrutement, le club aixois recevrait plus d’une centaine de CV chaque année. Ce qui crée forcément « beaucoup de concurrence », comme l’a reconnu Jean-Michel Bourgouin, qui connaît chacun de ses poulains sur le bout des doigts. Parmi ses 33 coureurs, les noms d’Elise Porta et d’Oscar Nilsson-Julien ne cessent de gagner en popularité. Vice-championne du monde et championne de France Enduro en 2026, la jeune aixoise de 18 ans va passer un cap, cette année, en se frottant aux Élites.

    Quant au prodige franco-britannique âgé de 24 ans, qui a quitté l’équipe continentale Groupama-FDJ il y a quelques mois, il tentera de continuer à faire forte impression. Avec l’espoir d’être sélectionné pour les JO de Los Angeles en 2028.

    Effectif jeunes : Nathan Barez, Melvin Crommelink, Gauthier Deltrieu, Gabriel Layrac, Luc Marsan, Robbe Schut, Peer Van Den Aker, Axel Vuillier, Valentin Beck.

    Effectif N1 : Maxime Ayral, Paul Boichis, Sofiane Corniglion, Maxime Luzi, Timeo Olive, Dorian Martino, Sevane Matossian.

    Effectif Continental : Ciro Alvarez Perez, Joseph Brookes, Mathis Guay, Julien Marin, Raphaël Pottier, Pierre Saint-Martin, Maël Soranzo, Alix André-Gallis, Jack Brough, Lucas Grieco, Mark Lightfoot, Oscar Nilsson-Julien, Jérôme Raus, Adam Smith.

  • Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    L’Étoile de Bessèges édition 2026 a offert une ribambelle de surprises. En l’absence des grosses formations World Tour, la course s’est ouverte, laissant la place à des coureurs moins huppés, moins habitués aux projecteurs. Concrètement, quatre des cinq vainqueurs d’étape n’étaient pas forcément attendus à pareille fête. Tom Crabbe, Mathieu Kockelmann et Louis Hardouin ont été impactant au moins une partie de la semaine et ont mérité leur mise en lumière.

    Tom Crabbe (Team Flanders Baloise)

    Son équipe a été la première animatrice de cette Étoile de Bessèges – Tour du Gard. La Team Flanders Baloise s’est glissée dans l’échappée matinale, lors de la 1ère étape, avec une certaine réussite. Victor Vercrouillie a bien failli l’emporter en haut de la côte de la Méditerranée, à Bellegarde. Le Belge, repris à 400 mètres, a ensuite vu surgir Tom Crabbe, son jeune coéquipier. Ce dernier a résisté à Lukas Kubis pour devenir le premier maillot corail de la 56e édition.

    Le coureur de 20 ans a été impressionnant, il a tenu le choc le lendemain jusqu’à Domessargues, avant de baisser le pied. Non-partant au matin de la quatrième journée, il a été l’un des visages découverts à l’occasion de l’épreuve gardoise. Une belle première surprise.

    Mathieu Kockelmann (Intermarché-Lotto)

    Ne pas vouloir spécialement gagner et le faire tout de même, c’est ce qu’a réalisé Mathieu Kockelmann. La 2e étape entre Saint-Gilles et Domessargues était sans doute la plus terrible d’un point de vue météorologique. Tout au long de l’après-midi, les coureurs ont lutté contre les conditions et face aux baroudeurs, excellents dans leur rôle. Dans le dernier kilomètre, le peloton a fondu sur le Suisse Arnaud Tendon, pour le croquer à 100 mètres de la ligne. Ce sprint désorganisé a profité à Kockelmann, qui a surgi en milieu de route pour se dresser face à Groenewegen et Moschetti. Le Luxembourgeois s’impose à la photo-finish, pour un demi-vélo. Il en était le premier surpris disant après la course que « je devais emmener Matys Grisel sur le sprint et je me suis retrouvé en position de gagner. »

    Sa 2e victoire chez les professionnels et une semaine globalement excellente. Il a résisté également lors du contre-la-montre pour boucler son Etoile à la 7e place au classement général. Le maillot de meilleur jeune lui échappe même pour 20 secondes par rapport à Maxime Decomble. La Lotto a trouvé un homme sur qui compter cette année.

    Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix)

    Lancer sa carrière professionnelle de cette manière, il fallait le faire. Louis Hardouin disputait sa première semaine dans le grand monde. Déjà aligné sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, le pensionnaire de l’équipe Van Rysel Roubaix s’est fait remarquer positivement lors de l’Étoile de Bessèges. L’incertitude était présente autour de ce coureur de 25 ans, encore amateur il y a quelques mois. Depuis, sa signature dans l’équipe nordiste a changé son statut. Le peloton mondial a découvert ce jeune homme, qui a réalisé une semaine pleine, étant notamment présent aux avant-postes sur deux étapes.

    Lors de la 3e étape très mouvementée autour de Bessèges, il s’est fait oublier dans le groupe de tête et a joué la victoire. Seulement battu par l’Allemand Henri Uhlig et le malheureux Lukas Kubis, Hardouin est monté sur son premier podium. Sans être complètement satisfait. « Je remercie les gars pour leur travail aujourd’hui, mais je suis un petit peu déçu de ne pas gagner. Je suis tout de même content », avait-il dit quelques instants après l’arrivée.

    Le lendemain, il terminait 5e à Vauvert, quelques mètres derrière son coéquipier Joppe Heremans, incroyable vainqueur du jour. Pour le premier chrono de sa carrière, dimanche, il a vécu un retour à la réalité. Une dernière étape loin de ses qualités, plus d’une minute 30 concédée, et finalement une 24e place au classement général. Il était encore 3e le matin du contre-la-montre. Mais avec un coureur de cette trempe, les tuniques roses ont de beaux jours devant elles. Il sera assurément un coureur à suivre durant les différentes courses appartenant au calendrier de la Coupe de France.

  • Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Lapeira, Costiou, Decomble, Izquierdo, Kubis… Si des favoris se détachaient avant ce contre-la-montre final, il était des plus difficiles de parier qui allait sortir vainqueur de l’étape et du classement général. Finalement, un jeune homme de 23 ans a fait coup double. Sous un temps digne de sa ville natale, Brest, Ewen Costiou a complètement renversé l’Etoile de Bessèges-Tour du Gard 2026. Encore 10e du général dimanche matin, le Breton a délivré une prestation remarquable en s’imposant sur le chrono. Très légèrement en retard au pied de la montée de l’Ermitage, le coureur de la Groupama – FDJ United a rattrapé tout son retard pour devancer son coéquipier Maxime Decomble de 5 secondes.

    L’Etoile est à lui pour deux petites secondes par rapport à Paul Lapeira, 3e du contre-la-montre (+6’’). C’est de ce dernier que l’ancien cycliste d’Arkea avait le plus peur avant la dernière étape. « Je me méfiais beaucoup de Lapeira sur un chrono comme ça. Sa bonification de la veille [à Vauvert, Ndlr.] l’a mis dans une bonne position et s’il avait gagné ça aurait été compliqué pour nous », détaille le vainqueur de la 56e édition.

    Pas récompensée de leurs efforts durant les quatre premiers jours de course, la Groupama – FDJ United n’a pas baissé les bras. Les attaques sur les routes de Domessargues, Bessèges et Vauvert n’ont pas payé, malgré un travail d’équipe structuré. « On a tout de même bien réussi à gérer la semaine, ensemble, donc c’est cool. » Surtout que ce classement général obtenu, dimanche, à Alès, correspond à la première victoire du jeune coureur avec sa nouvelle équipe. Une belle manière de débuter l’aventure en bleu et rouge : « Quand on change d’équipe, on a forcément envie de gagner rapidement. Là, ça s’est très bien passé, je savais que j’étais dans une très bonne spirale avant de commencer la saison. Il fallait juste assumer le statut », disait Costiou en rejoignant d’un pas décidé le bus de sa formation.

    Calendrier chargé

    En s’imposant à l’issue de cette Etoile de Bessèges, le Brestois remporte un 2e classement général dans sa jeune carrière, quelques mois après celui du Tour du Limousin. Un programme dense l’attend ce printemps, où il fera face au gratin mondial de la discipline. Après Paris-Nice dans un mois, Ewen Costiou sera aligné sur les mythiques Ardennaises, c’est-à-dire l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Un calendrier pour se jauger pour de bon et « pour se découvrir » face à l’élite du cyclisme.

    Le palmarès

    Ewen Costiou, maillot Corail

    Il était l’un des favoris pour la victoire finale. 11e (à 20’’) avant de prendre le départ de la dernière étape, le natif de Brest s’est imposé pour deux secondes sur le contre-la-montre de l’Ermitage devant son coéquipier de la Groupama – FDJ Suez, Maxime Decomble. La deuxième victoire professionnelle sur une course à étape de l’espoir français de 23 ans, après son sacre sur le Tour du Limousin l’année dernière, et une belle promesse pour le reste de la saison.

    Maxime Decomble, maillot Blanc

    Coup double pour la Groupama – FDJ United, qui récupère un deuxième maillot distinctif avec Maxime Decomble. 2e à Alès et 3e au général, le Ciotaden, professionnel depuis 2024, qui sort d’une belle saison (vice-champion d’Europe espoirs sur route, 3e des championnats du Monde de contre-la-montre espoirs), confirme sa belle progression et a tout pour devenir un nom qui compte dans le peloton français pour les années à venir.

    Lukas Kubis, maillot Jaune

    Il restera le grand perdant de la dernière étape. 2e sur les quatre premières, leader du classement général, le double champion de Slovaquie en titre n’a pu faire mieux qu’une 15e place sur le contre-la-montre final et perd le maillot corail pour 15 secondes. Il se console malgré tout avec le maillot jaune du classement par points, et aura, quoi qu’il en soit, fait étalage de son profil très complet, qui lui permettra sans doute de lever les bras dans un futur proche.

    Victor Papon, maillot Bleu

    Le coureur de Nice Métropole – Côte d’Azur avait déjà sécurisé son maillot de meilleur grimpeur à la veille de la dernière étape, grâce à ses 28 points pris lors de la 3e étape, à Bessèges, où il était passé en tête de quatre des six difficultés répertoriées du jour. Un joli coup pour le puncheur de 24 ans et son équipe continentale, qui s’offre également une honorable 22e place au classement général, après avoir achevé le contre-la-montre final en 25e position.

  • [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    Une fusée belge peut en cacher une autre. Décidément, dès que la pente s’élève brusquement, les coureurs du plat pays répondent présents. Tom Crabbe, 20 ans, a été l’attraction du début d’Étoile en s’imposant, mercredi, à Bellegarde. Les surprises se succèdent, puisque samedi, à Vauvert, Joppe Heremans a déjoué les pronostics. Ce dernier a battu tous les favoris dans la raide montée finale pour sécuriser une victoire de prestige. Il a devancé Lukas Kubis, une énième fois 2e d’une étape dans le Gard.

    Paul Lapeira termine 3e, un 3e blasé et en colère après l’arrivée. Le cycliste de Decathlon – CMA CGM n’était pas content de se faire bloquer la route, d’après lui. « Je devais passer mille fois, il y avait un espace sur la droite quand je me suis lancé mais le gars de Roubaix a serré sur la droite. Je suis déçu car j’avais vraiment les jambes pour gagner, je pense que j’étais le plus rapide sur cette arrivée, mais c’est comme ça. » Les tuniques roses de Van Rysel Roubaix ont bien été mises en avant dans Vauvert avec la 5e place de Louis Hardouin. Enfermé mais bien placé dans ce final.

    Une dernière montée explosive

    Cette 4e et avant-dernière étape s’est courue en deux temps. Après 10 kilomètres, trois hommes se sont extirpés du peloton. Nous pouvions croire qu’ils allaient prendre large, mais le peloton n’a jamais donné le moindre air. Deux minutes grand maximum, mais pendant la moitié de la journée, l’écart s’est stabilisé sous la minute. Un étouffement et un contrôle parfaits pour être sûr de se battre pour la couronne dans les étroites rues de Vauvert. Cette chasse a affolé les chronos et l’étape a terminé bien plus tôt que prévu. 46 km/h de moyenne, un train d’enfer sur ce tracé roulant.

    Les équipes de favoris ont su gérer les échappées au sein du court circuit autour de la ville-arrivée. Valentin Retailleau (Total Energies) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) ont toujours gardé leur flamme et ont tout tenté pour arriver en tête dans les derniers hectomètres. En vain. Les deux Français ont été repris à moins de deux kilomètres de la ligne, après avoir bataillé toute l’après-midi. Les fuyards ont, globalement, eu leurs chances chaque jour sur cette édition de l’Étoile de Bessèges. Mais le peloton n’a rien laissé passer et aucun baroudeur n’a levé les bras, que ce soit à Vauvert, Domessargues ou Bellegarde.

    La dernière montée était courte, pas plus de 500 mètres à 5,5%, loin d’être un supplice pour les coureurs mais tout de même. Une rue peu large où trouver le placement idoine donnait un avantage certain. Les maillots de Decathlon CMA CGM ont dans un premier temps été aperçus. Andrea Mifsud a déclenché le premier et la course s’est affolée. Joppe Heremans a aussi lancé de loin, mais le Belge n’a pas pêché sous le brûlant soleil du Gard. En se plaçant à l’intérieur, Paul Lapeira n’avait plus aucun espace pour le doubler et le Belge s’est offert la victoire devant le leader du classement général.

    Toujours pas de succès pour Lukas Kubis, mais, avant le contre-la-montre final, ce dimanche, c’est bien le Slovaque qui avait l’avantage avec 13 secondes de marge sur Henri Uhlig.

  • [Étoile de Bessèges] Costiou, nouvelle Étoile

    [Étoile de Bessèges] Costiou, nouvelle Étoile

    On craignait de la voir disparaître, après une édition 2025 marquée par la fronde de huit équipes (parmi elles, seules Unibet Rose – Rockets et Décathlon – CMA CGM étaient présentes cette année), effarouchées par des incidents de sécurité bien indépendants de la responsabilité de l’organisation. Bien malgré elle, l’Étoile de Bessèges s’était retrouvée sous le feu d’un opprobre qu’elle ne méritait pas. Mais elle ne s’est pas éteinte, portée par une équipe dévouée, dirigée avec résilience par Claudine Fangille-Allègre, animée par son devoir de mémoire envers son père, Roland, géniteur de la course. Une histoire de famille qui se perpétue aussi à travers Tiffany et Romain Le Roux, fille et gendre de la présidente, amenés à reprendre le flambeau à l’avenir.

    Si la sécurité avait été grandement renforcée, au détriment du nombre d’équipes (16, contre 21 l’an dernier, 111 coureurs contre 146), pour garder l’équilibre budgétaire, certaines choses, elles, n’ont pas changé. Les conditions climatiques, dantesques en 2025, l’ont aussi été sur les deux premières étapes, courues sous une pluie battante. Et après une accalmie de deux jours, elle a repris de plus belle sur le contre-la-montre final, pour apporter un peu plus de dramaturgie au dénouement.

    Car l’indécision s’érige, elle aussi, en constante. Comme on s’y attendait, les écarts sont restés minimes jusqu’au bout. Malgré les nombreuses tentatives et le panache de coureurs déterminés à se montrer, aucune échappée ou attaque n’a pu être menée à bien. Les quatre premières journées se sont jouées au sprint, si bien qu’à l’orée de la cinquième et dernière, les 35 premiers du général se tenaient en 1 minute, et les 19 en 30 secondes.

    L’Ermitage, faiseur de roi

    Tout s’est donc joué dimanche, au sommet de l’Ermitage. Chacun y allait de son favori, avec une seule et même question : le champion de Slovaquie Lukas Kubis (Unibet – Rose Rockets), leader du général depuis le troisième jour, et 2e de chacune de quatre premières étapes, allait-il garder son maillot corail, à la faveur de ses quelques secondes d’avance sur ses poursuivants ?

    Rien n’était moins sûr, car de sérieux prétendants rêvaient de détrôner celui qui, en dépit de son titre de champion national du contre-la-montre en 2024, n’apparaissait pas comme favori face à cette arrivée en pente, propice à déchoir ou à couronner. Et à l’arrivée, le dénouement fut cruel pour le coureur le plus régulier de l’épreuve, 15e de l’étape, et 4e à l’arrivée. La place du con. Le nouveau roi s’appelle Ewen Costiou (Groupama – FDJ United), 11e au départ, et vainqueur pour 2’’ devant son coéquipier Maxime Decomble, et avec 5’’ d’avance sur Paul Lapeira (Décathlon – CMA CGM). L’Ermitage a encore parlé. Et on a déjà hâte d’entendre ce qu’il aura à nous raconter en 2027.

  • [Étoile de Bessèges] Ewen Costiou fait coup double et remporte la 56e édition

    [Étoile de Bessèges] Ewen Costiou fait coup double et remporte la 56e édition

    Tel qu’on pouvait s’y attendre, le contre la montre final d’Alès (Gard), ce dimanche, a déterminé le vainqueur de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges-Tour du Gard. Et comme ce fut le cas depuis le début de la course, les écarts ont été minimes au sommet de la côte de l’Ermitage, qui aura joué son rôle de juge de paix. À l’arrivée, un podium 100% français au sommet duquel trône Ewen Costiou (Groupama – FDJ United), vainqueur pour 5 secondes devant son coéquipier, le Ciotaden Maxime Decomble, qui prend le maillot blanc de meilleur jeune, alors que le coureur de Décathlon – CMA CGM Paul Lapeira (à 6’’) complète le podium.

    Une victoire qui permet à Ewen Costiou de s’adjuger le classement général de l’épreuve, devant Paul Lapeira, pour 2 petites secondes, tandis que Maxime Decomble complète le podium. En tête du général depuis la 3e étape, le double champion de Slovaquie, Lukas Kubis (Unibet – Rose Rockets), 15e à 35 secondes, est le grand perdant du jour, sortant du podium (4e à 15 secondes). Il se consolera avec le maillot du classement par points.

  • [Étoile de Bessèges] 4e étape : le Belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) s’impose, Kubis conforte sa place de leader

    [Étoile de Bessèges] 4e étape : le Belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) s’impose, Kubis conforte sa place de leader

    Cette 4e et avant-dernière étape entre Saint-Christol-lez-Alès et Vauvert (154,84 km, 958 m de dénivelé positif), au profil plus roulant que les deux précédentes malgré de nombreuses petites côtes, a, sans surprise, offert un scénario assez similaire à celui de ses prédécesseuses.

    Un groupe de trois coureurs – Valentin Retailleau (Total Énergies), Tommaso Bessega (Polti) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) – a pris l’échappée au bout d’une dizaine de kilomètres, dans la première boucle autour de Saint-Christol. Celle-ci avait peu de chance d’aller au bout, eu égard au manque de relief de l’étape, mais aussi à la présence du coureur de Total Énergies, toujours dans le coup au général (31e à 29’’). Elle n’a ainsi compté au maximum qu’1’30 d’avance.

    Dans les 30 derniers kilomètres, le peloton a durci la course, reprenant d’abord Bassega, lâché par ses compagnons de fuite, à un peu moins de 13 km de l’arrivée. Ces derniers, eux, ont maximisé leur baroud d’honneur face à un peloton au sein duquel les équipes semblaient s’organiser pour le sprint, mais ont cédé dans les 2 derniers kilomètres.

    Et à l’arrivée, c’est le jeune puncheur belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) qui s’est montré le plus prompt, offrant à l’équipe nordiste sa première victoire de la semaine. Le leader du classement général Lukas Kubis (Unibet Rose – Rockets), très bien placé dès le début du sprint, termine deuxième et conforte sa place de leader avec 13’’ d’avance sur Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) et 16’’ sur Louis Hardouin (Van Rysel – Roubaix), avant le contre-la-montre de dimanche à Alès, qui sera le juge de paix de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges.

    Paul Lapeira (Décathlon – CMA CGM), auteur d’un geste de frustration à l’arrivée à l’égard du vainqueur, considérant avoir été tassé, prend la troisième place.

  • Delettre pour jouer les diables à Vauvert

    Delettre pour jouer les diables à Vauvert

    À l’arrivée vendredi, Alexandre Delettre s’avouait quelque peu déçu : il aurait aimé faire un coup sur une étape qui était celle qui lui « convenait le mieux sur le papier. J’avais été désigné leader. J’ai joué avec les meilleurs dans les bosses, mais il m’en manquait un petit peu. C’est dommage que ça se regarde et qu’on arrive à une trentaine au sprint, ce n’est pas à mon avantage. J’ai essayé de jouer mon va-tout quand ça ressort dans la dernière bosse à 2 km de l’arrivée. S’il y avait sprint, c’était pour Sandy (Dujardin) », analysait le puncheur de 28 ans. Ce dernier nourrissait aussi quelques regrets sur le plan collectif : « On avait Alexys (Brunel) à l’avant, c’était l’objectif. L’équipe a fait du bon boulot pour me placer, pour Sandy aussi. Malheureusement, il rate un peu son lancement, ce sont les aléas du sprint. Depuis le début, on joue bien, on court collectif, mais on n’est pas récompensé. Espérons que les deux derniers jours nous sourient. »

    « Faire le meilleur résultat possible sur le chrono »

    Son saut de chaîne dans la montée finale ne lui laissera donc pas de regret, vu l’arrivée massive. Il a fini dans les temps du peloton et n’a pas perdu de temps au général, hormis sur les trois premiers du jour grâce à leurs bonifications. Un moindre mal, puisqu’avec 22 secondes de retard sur la tête (18e place), Alexandre Delettre est encore dans le coup au général, lui qui vient certainement de réaliser la meilleure saison de sa carrière, avec sept podiums, seize top 5 et un premier Tour de France bouclé à la 55e place. Même s’il sait que l’arrivée au contre-la-montre ne joue pas en sa faveur. « Ce n’est pas mon point fort, mais on l’a bien travaillé cet hiver. J’ai pris un peu de force, ça va aider. C’est une arrivée en bosse, dans mes caractéristiques. Je ne pense pas gagner, mais je veux faire le meilleur résultat possible. Si je donne tout, il n’y aura pas de regret, ce sera du bon travail pour la suite », positive celui qui est à la recherche d’une deuxième victoire en professionnel, après celle obtenue sur la 2e étape du tour d’Alsace en 2022 : « On est qu’au début de saison, il ne faut pas s’affoler. Les parcours à Bessèges ne me conviennent pas, mais il reste encore plein de courses. »

    Ce samedi, le coureur de la Total Énergies arrivera chez lui, à Vauvert. Sur une étape une nouvelle fois promise aux sprinteurs, « le but sera de mettre Sandy Dujardin dans les meilleures dispositions pour jouer la victoire et on fera le maximum », promet-il. Il aura pour cela quelques atouts : « J’y ai fait mon adolescence, je connais très bien la ville et la montée finale. Ça va être cool d’arriver là-bas. » Il pourra aussi compter sur un public acquis à sa cause. « J’entends mon nom un peu partout depuis le début de la course. Ça fait plaisir. Il y aura du monde sur le final. Il n’y a jamais eu trop de Gardois professionnels. Là, on est deux avec Nicola (Marcerou). Voir cet engouement autour de ça, c’est génial », se réjouit-il.