Tag: conseil municipal

  • À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    « C’est un gros soulagement » pour le maire (PCF) de Port-de-Bouc Laurent Belsola, après que sa colistière Naïma El Ghazzar ait proposé au conseil municipal de mardi soir d’autoriser l’ouverture d’une crèche privée de 35 places en septembre aux Aigues douces.

    Cette nouvelle structure, multi-accueil collectif pour enfants de moins de trois ans baptisé « Boubou and Co », comblera ainsi les besoins laissés en plan par l’ancienne crèche du sud, dont les locaux seront réutilisés. Un sujet qui fait également écho à l’annonce du transfert de la halte-garderie Odette Menot à la crèche publique Rambaldi en septembre, faute d’inscriptions.

    « Lorsqu’on nous a annoncé la fermeture de la crèche du sud, en décembre 2025, ça a été un drame de recevoir les familles. Le service éducation a été exemplaire et a trouvé des solutions en très peu de temps » retrace Laurent Belsola.

    « Nous adaptons

    le service public »

    C’est justement cette fermeture, l’hiver dernier, qui a conduit la majorité en place à « mener une réflexion sur la petite enfance et les modes de garde » selon le maire. « Il est important de s’adapter aux modes de garde des enfants. Nous adaptons le service public, qui doit répondre au plus grand nombre. C’est pour ça que nous avons décidé de transférer la halte-garderie Odette Menot, qui ne fait pas les repas, à la crèche Rambaldi » développe Laurent Belsola.

    C’est aussi pour l’édile une « question de mixité sociale, car toutes les familles qui déposaient leurs enfants à la halte Menot venaient de toute la ville, et souvent allaient ensuite au centre social ». La réciproque s’observera avec la prise en charge des enfants de la Presqu’île dans le quartier de Saint-Jean.

  • Éducation et services publics en débat en conseil municipal de La Seyne

    Éducation et services publics en débat en conseil municipal de La Seyne

    On s’attendait à un conseil municipal à nouveau tendu mais les débats se sont déroulés dans une ambiance à peu près apaisée. Le maire RN Dorian Munoz ayant manifestement décidé de laisser s’exprimer le débat démocratique. Sans outrances ni invectives. Son opposition de gauche, qui n’a cette fois encore rien laissé passer, a de son côté à nouveau tenté de mettre au clair les dessous de la politique conduite par l’extrême droite dans la 2e ville du Var.

    A propos du dispositif « Cités éducatives », le conseiller municipal d’opposition de gauche Cédric Turco (PCF) a rappelé l’attachement du groupe à la réduction des inégalités : « Dans une ville populaire comme La Seyne, marquée par des disparités sociales importantes, tout dispositif visant à favoriser la réussite des enfants et des jeunes mérite notre attention et notre soutien de principe », explique-t-il. à condition, précise-t-il, qu’il ne tende pas à se substituer aux politiques d’éducation prioritaire ou à compenser à la diminution des moyens pérennes de l’école publique. L’élu signalant que plusieurs acteurs éducatifs alertent depuis au moins deux ans sur une réduction de l’offre proposée aux écoles dans le cadre de la Cité éducative.

    Le groupe demande donc à pouvoir disposer d’un état comparatif permettant de mesurer l’engagement financier de la commune.

    « Nous allons vous faire passer une évaluation qui est disponible », lui répond le maire de La Seyne.

    Brigades volontaires

    Interrogé dans le même esprit sur le Contrat de ville par Florence Guaddacha (GRS) qui a souligné l’importance et « le rôle essentiel des associations qui œuvrent chaque jour auprès des habitants de notre commune », Dorian Munoz déclare : « Je sais l’implication qu’elles ont et bien évidemment, la municipalité sera un acteur privilégié et un partenaire à l’écoute. » Dont acte.

    Et de poursuivre : « Il y a du mieux à Berthe. Et pour moi, Berthe, je l’ai déjà dit plusieurs fois, ce n’est pas une source d’inquiétude, même s’il faut rester vigilant et ne pas baisser les moyens. Mon souci, c’est le centre-ville, surtout. Et donc, c’est là que l’État doit maintenant mettre les moyens. »

    Égratigné ensuite par Cédric Turco sur la délibération qui prévoit le recours à des bénévoles pour réaliser diverses missions comme de menus travaux dans les bâtiments communaux, l’élu d’opposition rappelant en parallèle la décision de la majorité de ne pas remplacer systématiquement les départs à la retraite des agents territoriaux, le maire RN répond : « Après tout, chacun a droit à penser ce qu’il veut, moi, je n’ai aucun problème avec les brigades volontaires. Si les gens sont motivés pour le bien-être de leur ville, pourquoi je vais leur dire non ? »

    Mais pas de réponse sur le fond, c’est-à-dire comment continuer de répondre aux besoins de la population avec une diminution des effectifs ? Il va s’en dire en tout cas que l’implication de tous les bénévoles imaginables ne pourra suffire.

    Et de toute façon, comme l’a réaffirmé Cédric Turco, « les agents territoriaux ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire mais une richesse pour la commune ». Une évidence à rappeler pour mener à bien la bataille des idées.

  • La ville de Gardanne expose sa feuille de route pour son suivi financier

    La ville de Gardanne expose sa feuille de route pour son suivi financier

    Parmi les nombreux dossiers examinés au cours du dernier conseil municipal, tenu le 9 juin, figurait le suivi des recommandations de la Chambre régionale des comptes (CRC). En mars 2025, les magistrats ont publié un rapport de 64 pages dans lequel était analysée la gestion financière de la commune entre 2014 et 2020. Elle estimait notamment que la situation financière était « à observer avec prudence en raison du manque de fiabilité de l’information budgétaire et financière qu’elle délivre », tout en présentant « un endettement à ce jour maîtrisé ».

    Cette évaluation, réalisée à la demande du maire Hervé Granier (LR), comme l’a rappelé ce dernier, intervenait notamment dans un contexte de changement de majorité municipale, la ville étant passée de Roger Meï (PCF) au maire actuel. En début de séance, et à partir de l’ordre du jour, Hervé Granier a ainsi rappelé les cinq recommandations formulées par les magistrats.

    « On a été avant-gardistes »

    Il s’agit de l’élaboration d’une « procédure d’évaluation du risque contentieux », « l’assurance de suivi des heures supplémentaires par la mise en place d’un système automatisé du temps de travail », « la mise en place CIA du Rifseep », « l’adoption d’une application d’un guide interne de la commande publique adapté à la collectivité » et la « mise en place d’un dispositif de prévention d’atteinte à la probité ».

    « Certaines de ces recommandations ont été ou sont en cours de mise en œuvre », résume le maire, avant de faire le point sur chacune des mesures. « Vous savez qu’on a un désaccord de fond sur l’interprétation qui a été faite du rapport de la CRC, pointe Marion Robert, élue d’opposition (DVG). Vous en reteniez un relatif satisfecit, ce qui n’était pas tout à fait notre interprétation. Nous avons à plusieurs reprises cité les extraits de ce rapport qui mettait en cause les risques de probité, la sincérité budgétaire des comptes présentés par la Ville, mais encore la sous-évaluation des risques financiers. » En résumé, « nous trouvons que ces réponses ont le mérite d’exister, mais elles nous paraissent à ce stade assez insuffisantes », estime l’élue, après avoir repris point par point les solutions mises en place par la majorité.

    Au tour de la majorité d’expliquer de façon détaillée ses avancées, sur chacune des recommandations. « En matière d’atteinte à la probité, je trouve qu’on a été assez avant-gardistes, assez efficaces sur ça », estime Arnaud Mazille, adjoint au maire. Il précise : « Aujourd’hui, dans la typologie des contentieux, 99% des dossiers concernant la ville relèvent uniquement de contestations. »

  • Le maire Dominique Lain s’est éteint à l’âge de 61 ans

    Le maire Dominique Lain s’est éteint à l’âge de 61 ans

    Le Var est en deuil. Dominique Lain, maire du Luc-en-Provence, est décédé dimanche 14 juin aux alentours de 23 heures, à l’âge de 61 ans. Hospitalisé à l’hôpital de la Timone à Marseille après un infarctus survenu à la fin du mois de mai, il avait été opéré, mais n’a finalement pas survécu. L’annonce a été faite par la mairie sur Facebook.

    « Engagé »

    La semaine dernière, l’élu avait annoncé sa mise en retrait de la vie politique pour quelques mois. Élu maire en 2020 puis reconduit en mars dernier, il était également conseiller départemental depuis 2015, vice-président du conseil départemental du Var chargé de la sécurité et de la prévention des risques, président du Sdis 83 (Service départemental d’incendie et de secours) et de la communauté de communes Cœur du Var.

    Le préfet du Var Simon Babre, dans un communiqué, salue « un élu de terrain, proche de ses concitoyens, engagé pour offrir une ambition à sa commune du Luc-en-Provence et pour la concrétiser ».

    L’émotion est forte dans le département. Le président du conseil départemental, Jean-Louis Masson, a évoqué « une immense tristesse » après la disparition de son « ami fidèle ». Il a salué « un élu d’exception, profondément attaché à son territoire et à ses habitants », soulignant son « courage », sa « loyauté » et sa « profonde bienveillance ». Dans un communiqué, les sapeurs-pompiers du Var décrivent un « président disponible et impliqué ». Les hommages se multiplient également de la part de nombreuses personnalités politiques varoises, tels que Thierry Bongiorno, maire de Gonfaron, ou Yannick Simon, ancien maire de Cabasse et ancien président de Cœur du Var, tous deux proches du disparu.

    Au Luc-en-Provence, un livre de condoléances a été ouvert à l’accueil de la mairie. La première adjointe, Élisabeth Mariottini, devrait assurer l’intérim à la tête de la commune jusqu’à l’élection d’un nouveau maire par le conseil municipal.

  • À Marignane, la gauche interpelle le maire sur les dépôts sauvages et les rats qui pullulent

    À Marignane, la gauche interpelle le maire sur les dépôts sauvages et les rats qui pullulent

    C’est quand on parle des rats qu’on en voit la queue. C’est en tout cas ce que suggère la question écrite des élus de l’opposition de gauche marignanaise à l’attention du maire d’extrême droite (RPR) Éric Le Dissès, publiée ce jeudi.

    « Depuis plusieurs années, les habitants constatent une présence croissante de rats dans l’ensemble de la commune » affirme Ariane Lombardi, conseillère municipale PCF dans cette lettre. « La présence massive de rats dans l’espace urbain soulève des inquiétudes légitimes en matière d’hygiène, de salubrité et de risques sanitaires » selon l’élue, qui demande à l’édile de justifier ses mesures.

    Cette interpellation fait suite à l’alerte du PCF l’année dernière sur le même sujet, à partir d’une pétition signée par plus de 500 habitants et remise en mairie en février 2025. La réponse de la Ville, à l’époque, parlait de « désinformation » et affichait une « priorité municipale » dans la lutte contre les dépôts sauvages.

    Sus aux dépôts sauvages

    La question est globale. « Les dépôts sauvages se multiplient et concernent l’ensemble de la commune et favorisent la prolifération des rats. Quelles mesures pour lutter contre ces incivilités ? » demande Ariane Lombardi, arguant d’un besoin de sensibilisation sur les risques sanitaires et des moyens de se débarrasser de ses encombrants. Mais aussi, de savoir « quels moyens sont consacrés à la police de l’environnement et quel est son bilan » dans le domaine. La réponse est attendue au conseil municipal du mardi 30 juin à 17h à l’Espace Saint-Exupéry.

  • Nommé sur le banc du Congo, Claude Le Roy garde son siège d’élu municipal d’Avignon

    Nommé sur le banc du Congo, Claude Le Roy garde son siège d’élu municipal d’Avignon

    Depuis plus de 10 ans, les politiques sont limités dans le cumul des mandats. Mais le législateur n’a rien prévu sur l’enchevêtrement entre mandat politique et sportif. Un cas rare qui s’applique pour Claude Le Roy. À 78 ans, le doyen du conseil municipal s’apprête à reprendre du service professionnel comme sélectionneur de l’équipe de foot du Congo. L’entraîneur, qui n’avait plus de poste depuis cinq ans, a été nommé mardi dernier.

    Depuis fin mars, celui qui avait ouvert le très clivant meeting d’entre deux tours d’Olivier Galzi (DVD), est aussi conseiller municipal délégué à la citoyenneté, à la laïcité et à l’académie sportive. Comment dès lors mener à bien cette double mission, un pied à Brazzaville, l’autre à Avignon ? Contacté, Claude Le Roy n’a pu être joint. Côté Ville en revanche, que l’intéressé avait prévenu de sa nomination, le cumul ne pose pas de problème : « Claude Le Roy est un conseiller, pas un adjoint. À ce titre il n’a pas la nécessité d’engagement des adjoints. Être conseiller municipal n’est pas un métier. Claude Le Roy a son métier, c’est son droit. Nous sommes heureux qu’il fasse briller par son nom, la ville d’Avignon », nous répond-on dans l’entourage du maire.

    Il est vrai que le poste de sélectionneur est moins contraignant que celui de coach en club, qui nécessite une présence quotidienne sur place. Mais lors de son intronisation, Olivier Galzi avait fait part de « l’exigence énorme » qu’il attendait de ses élus. Un précepte qui, visiblement, visait surtout les adjoints, augmentés de 35%. Un conseiller municipal émarge, lui, à 904 euros bruts.

  • La ligne haute tension fait l’unanimité contre elle

    La ligne haute tension fait l’unanimité contre elle

    Les élus municipaux d’Arles ont à nouveau manifesté leur opposition au projet de ligne aérienne à Très haute tension (THT) de 400 000 V entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer porté par le gestionnaire du réseau électrique RTE, lors du conseil municipal de jeudi soir.

    En l’espèce, c’est un avis défavorable émis à l’unanimité par les élus contre la demande de déclaration d’utilité publique formulée par RTE et instruite par le ministère de l’Énergie le 13 mai.

    « Personne ici ne conteste les enjeux de transition énergétique, d’alimentation du territoire ou de décarbonation » affirme le maire (Hor) Patrick De Carolis, « mais de nombreuses interrogations demeurent à l’étude du dossier soumis à enquête publique et les garanties apportées sont insuffisantes face aux enjeux du territoire arlésien ».

    Une assistance juridique

    L’édile arlésien ne se résigne pas à se prononcer sur « un fuseau d’implantation de 65 km de long et 100 m de large » sans plus de précisions. En référence à l’étude d’impact du projet, « des pylônes de 60 m de haut […] traversent des secteurs aux équilibres fragiles, avec un impact significatif sur les espaces, la biodiversité et les activités économiques associées », liste le maire.

    En ce sens, la communauté d’agglomération ACCM présidée par Patrick De Carolis a aussi adopté un « recours éventuel à une assistance juridique spécialisée pour accompagner nos démarches ». L’élu demande « à l’État et RTE de compléter leur étude d’impact, d’approfondir l’analyse des conséquences sur les biens inscrits au patrimoine mondial et d’étudier sérieusement les solutions alternatives », notamment d’enfouissement, porté par les opposants.

  • Unis pour La Garde fait entrer un élu communiste au conseil municipal

    Unis pour La Garde fait entrer un élu communiste au conseil municipal

    Le déroulement d’une campagne est souvent à double tranchant. Il peut révéler les ambitions personnelles ou incarner une aventure humaine vectrice de lien au prisme de valeurs communes. C’est la seconde option que la liste d’opposition « Unis pour La Garde » a souhaité concrétiser en offrant un siège au Parti communiste, qui n’était pas représenté au conseil municipal.

    Une idée venue de Joëlle Antoine. En 3e position sur la liste menée par la socialiste Julia Peironet-Bremond, celle qui milite également dans les rangs du PS a proposé de démissionner à l’aube de son deuxième mandat dans une optique de plus grande représentativité. « On a mené une super campagne avec des personnes de tous horizons. J’ai des implications dans des associations, et je me suis dit que ce serait bien de laisser ma place eu égard à mes activités, car c’est une liste d’union sur laquelle les gens s’entendent », explique la principale intéressée.

    « On a mis la camaraderie en action »

    Une « union républicaine » et non pas une « union de partis », martèle Julia Peironet-Bremond, dans laquelle on retrouve des socialistes, des communistes, des radicaux, des non encartés, « et même des gens de droite », précise-t-elle. Pour la tête de liste, ce choix « matérialise une union sur le papier, et montre au PC de La Garde que cette campagne ensemble, ce n’était pas rien ». Et cela dépasse le cadre politique : « Il y a eu une franche camaraderie, et on a mis ce mot-là en action. Nous sommes fiers de voir que les valeurs républicaines nous portent tous ensemble face à la majorité LR et la liste RN. »

    C’est donc Filippo Signorino Gelo, 6e de la liste, et militant communiste depuis 40 ans, qui va, pour la première fois, siéger au conseil municipal : « Quand Julia a lancé la campagne, on a eu des discussions et un vote dans la section pour aller à sa rencontre. On était quatre communistes encartés dans la liste. On a accroché sur de fortes valeurs de gauche, donc on a fait un long chemin ensemble », résume le Lorrain d’origine, débarqué à La Garde en 1989, qui espère être « associé au conseil municipal dans un arc républicain dont j’exclus le RN. On est dans une configuration tripartite, mais avec une faible majorité. Les Gardéens ont voté pour une gestion partagée, il faut donc travailler ensemble pour l’intérêt citoyen ».

  • Des « intimidations » sur des militants CGT agitent le conseil municipal de Gardanne

    Des « intimidations » sur des militants CGT agitent le conseil municipal de Gardanne

    Ce mardi soir de conseil, à l’appel de la CGT des Territoriaux, une soixantaine de syndicalistes et leurs soutiens, dont le PCF, se sont rassemblés sur le parvis de la mairie. En toile de fond de cette action, des attaques « répétées sur des syndicalistes », depuis l’année 2021, explique la CGT des Territoriaux. Plus précisément, « on a fait cet appel à la suite de multiples intimidations à l’encontre de responsables syndicaux. La dernière en date : une camarade bousculée sur le marché de Gardanne par un autre agent. On demande à la Ville de réagir », détaille Serge Cremonesi, secrétaire général de la CGT des Territoriaux.

    « Soyons neutres ! »

    Le sujet s’est rapidement invité au cours de la séance de ce mardi. « Une telle situation soulève des interrogations légitimes et un profond malaise (…) nous appelons la majorité municipale à faire la lumière sur cette situation, à garantir la protection des agents concernés », signale Johanne Guidini-Souche (DVG). À ce sujet, le maire, Hervé Granier (LR), assure « qu’une enquête administrative va bien évidemment être menée, la collectivité respectera ses devoirs. La lumière sera faite pour faire en sorte qu’on puisse trouver des solutions. » Le débat ne s’arrête pas là. Après diverses délibérations, le sujet revient, lorsqu’à l’ordre du jour apparaît la création de deux postes de gardes champêtres. « Il nous semble qu’un des agents est donc visé par une enquête. Il y a un doute raisonnable sur la capacité de cette personne à garder son sang-froid », relance Johanne Guidini-Souche. « C’est fort de café de prévoir de dire de tels propos, ça me choque. Je le répète, ces agents partiront en formation », s’indigne le maire. « J’ai du mal à vous entendre juger avant que l’enquête administrative soit passée (…) Derrière chaque individu, il y a des familles », lance Laurence Langlet (RN). « Je corrobore, répond le maire. C’est difficilement entendable pour l’agent, pour sa famille et les habitants qui connaissent l’agent. » Pour Jean-Marc La Piana, « avant de penser promotion, peut-être qu’il serait intéressant de voir la fin de l’enquête administrative ». « Soyons neutres ! Manifestement, tout le monde ne l’est pas », tranche le maire. Sandrine Zunino, élue aux finances, rappelle « qu’un processus administratif [pour ce poste, Ndlr] a été engagé bien avant cet incident-là ». L’opposition de gauche s’abstiendra sur cette délibération.

  • La mairie d’Aubagne veut fédérer pour le nouvel hôpital

    La mairie d’Aubagne veut fédérer pour le nouvel hôpital

    Lancé au lendemain de la crise du Covid, dans le cadre d’un plan d’investissements prévu par le gouvernement à la suite du Ségur de la Santé, le projet de construction d’un nouvel hôpital à Aubagne n’avance pas assez vite d’après la nouvelle municipalité. Censé s’implanter dans la zone des Gargues, dont le foncier n’a toujours pas été acquis, l’établissement doit, en théorie, être livré en 2032. De quoi pousser la mairie à réclamer un coup d’accélérateur.

    Vendredi, à l’occasion du conseil municipal, les élus se sont donc prononcés à la faveur d’un vœu en quatre points. À commencer par la création d’un « front territorial commun », aux côtés des 19 communes directement impactées par la construction de l’hôpital. L’objectif : faire bloc, « au-delà des étiquettes partisanes », pour « exiger le maintien des enveloppes budgétaires » auprès des collectivités territoriales impliquées dans le financement du projet. La Ville invite également lesdites communes à envisager une participation financière à l’achat du foncier, pour l’instant prévu à l’unique charge d’Aubagne.

    La Région Sud, la Métropole Aix-Marseille et le Département des Bouches-du-Rhône sont également interpellés et invités à « confirm[er] et accélér[er] leurs engagements financiers respectifs afin de sécuriser l’enveloppe globale du projet ». Leur mobilisation est aussi nécessaire à la réalisation des infrastructures de transport (Val’Tram, BHNS) et de voirie, « indispensables à la desserte et à la sécurité du site des Gargues ». « La faisabilité et le succès de cet hôpital dépendent de son accessibilité », a en ce sens souligné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Dans l’attente du préfet

    Le vœu appelle également à la signature « dans les meilleurs délais » de la Déclaration d’utilité publique (DUP) par le préfet des Bouches-du-Rhône, une procédure administrative permettant de réaliser une opération d’aménagement sur des terrains privés en les expropriant, précisément pour cause d’utilité publique. Un document ici nécessaire pour entamer les négociations avec les actuels propriétaires. « Il faut qu’on ait suffisamment avancé au deuxième semestre de l’année sur les acquisitions foncières pour que l’État accepte, dans la foulée, de lancer les concours d’architectes, détaille une source proche de la municipalité. Et ces concours d’architectes, si on veut que l’hôpital soit livré en 2032, il faut les lancer en 2027. » Pour coordonner efficacement toutes ces instances, Mohammed Salem, ancien président de la commission médicale de l’hôpital d’Aubagne, a été nommé délégué spécial auprès du maire. Une nomination fortement critiquée, au passage, par Gérard Gazay, l’ancien maire (LR) d’Aubagne. D’ailleurs, son groupe n’a pas pris part au vote de ce vœu.

    Un comité de pilotage, en présence de toutes les institutions impliquées, doit avoir lieu le 26 juin.