Tag: conseil municipal

  • Vers un « avis défavorable » des élus arlésiens pour la ligne à très haute tension

    Vers un « avis défavorable » des élus arlésiens pour la ligne à très haute tension

    Une fois de plus, l’avis du conseil municipal d’Arles est sollicité ce jeudi soir à 17h, maison de la Vie associative, quant au projet de ligne à très haute tension entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos-sur-Mer. En l’occurrence, l’avis porte sur la demande de dérogation à la loi Littoral formulée par le gestionnaire de transport d’électricité RTE pour son projet de ligne très haute tension (THT) de 400 000 v.

    Une étape nécessaire avant la mise en compatibilité du Plan local d’urbanisme d’Arles et d’une éventuelle déclaration d’utilité publique du projet. La Ville y voit quelques écueils, parmi lesquels « une implantation (…) en surplomb de deux espaces remarquables du littoral correspondant à la ripisylve du Petit Rhône et au secteur du Petit Gondard », et dans ce secteur « le dossier fait état de contraintes techniques et environnementales importantes », et la « hauteur et la localisation précise des pylônes font encore l’objet d’un travail ». Autant de raisons pour la Ville de prononcer un avis défavorable motivé par « le caractère encore insuffisamment stabilisé » des comparaisons de solutions techniques, de localisation des pylônes, entre autres.

    « Oui » au contournement

    L’issue ne fait que peu de doutes, alors que l’ensemble du conseil municipal s’est déjà exprimé à l’unanimité pour un « non » au projet aérien.

    Cette unité n’est pas la même pour l’autre gros aménagement en débat ce soir, le contournement autoroutier d’Arles, pour lequel le conseil est appelé à approuver le projet de mise en compatibilité du document d’urbanisme, sous réserves.

  • Alternative progressiste pointe l’inertie du RN sur les dossiers clés

    Alternative progressiste pointe l’inertie du RN sur les dossiers clés

    Après le conseil municipal de mardi, nous retrouvons aujourd’hui les conseillers municipaux d’opposition de gauche dans le centre-ville de l’ex-cité des Chantiers pour une analyse de la gestion par l’extrême droite de la commune ces six premiers mois.

    Concernant le volet des écoles, dont le maire Dorian Munoz affirme avoir fait sa priorité avec la sécurité, l’enseignant Cédric Turco (PCF) explique que, mis à part quelques travaux engagés, la rentrée s’est effectuée dans des conditions totalement insatisfaisantes. « Dans la deuxième ville du Var, on a des écoles dans un état lamentable. On est loin d’être à la hauteur des besoins », affirme-t-il. Et donc l’absence d’avenant budgétaire pour répondre à l’urgence dénote une absence de volonté politique malgré l’affichage, pointe l’élu.

    Et de poursuivre : « Les préfabriqués de l’école Victor Hugo sont amiantés et sont de vraies passoires thermiques : c’est irrespectueux pour les enseignants, pour le personnel municipal et pour les élèves de travailler dans ces locaux ».

    L’occasion aussi de rappeler que le groupe Alternative progressiste ne lâchera rien à propos de la construction du nouveau groupe scolaire Verne-Mabily qui aurait dû accueillir les élèves depuis 2021. Un projet que la droite précédemment aux manettes a jeté aux orties sans autre forme de procès. En attendant la solution trouvée n’a apporté aucune amélioration, explique-t-il. Au contraire même, puisque « le fait que la maternelle Mabily partage les locaux avec la maternelle Cotton engendre de gros problèmes au niveau de l’organisation ». Sans compter que « l’école Verne est amiantée du sol au plafond ».

    L’autre point noir dénoncé réside dans le manque de transports scolaires. Et l’embauche d’un chauffeur de bus contractuel risque de ne pas suffire. Pour la gauche, « une sortie scolaire annulée, c’est une activité pédagogique qui disparaît, et un enfant qui ne peut pas partir en sortie parce que la collectivité n’a pas les moyens de l’y emmener, c’est aussi une inégalité d’accès aux activités scolaires ».

    Écoles délabrées

    Cédric Turco rappelle également que l’apprentissage de la natation obligatoire pour les élèves de la maternelle au CM2 n’est toujours pas assuré faute de piscine.

    « C’est une obligation légale pour les communes de plus de 30 000 habitants », insiste Stéphane Sacco (GRS).

    Concernant, leur présence aux côtés des personnels de l’hôpital de La Seyne mobilisés pour que continue de vivre le service psychiatrique, les élus de gauche rappellent qu’ils ont été les seuls à les soutenir et à participer à tous les rassemblements devant l’établissement.

    « Nous avons contacté nos élus parlementaires et il y a eu une question écrite posée au gouvernement », précise Brigitte Cheinet (PCF). Et de poursuivre : « On a pu obtenir la mise en place temporaire pendant l’été d’un certain dispositif et il avait été annoncé la venue d’un professeur, le professeur Diaz, avec des internes pour faire vivre ce service. Donc nous, on ne lâche pas ce dossier, on le suit de très près ».

    Autres sujets sur lequel Alternative progressiste souhaite intervenir, celui de la traversée du port de La Seyne et le projet de réhabilitation de la corniche de Tamaris qui s’enlise.

    « Sur le centre-ville, Monsieur Munoz est dans les pantoufles de Minniti [l’ancien maire de droite, ndlr] et poursuit des opérations qui étaient déjà préparées », déclare Stéphane Sacco.

    Et de préciser : « Pour nous, la priorité dans la rénovation du centre-ville, ce n’est pas simplement de refaire des places ou de déplacer du mobilier urbain mais de réhabiliter le logement existant, permettre à de nouvelles familles, à des jeunes actifs de pouvoir s’y installer. C’est comme cela que nous créerons de la mixité sociale tout en préparant les mobilités de demain ».

    Concernant la corniche, l’élu interroge : « On nous avait notamment annoncé des travaux qui devaient commencer et même une réalisation à l’horizon 2026, or ils n’ont toujours démarré. Où en est réellement ce projet ? ».

    Concernant ensuite le tunnel sous le port que la droite avait présenté comme une solution pour désengorger la traversée du centre-ville, Alternative progressiste ne se dit pas surprise par les premières conclusions de faisabilité. « Pendant la campagne, nous avions déjà expliqué que ce projet posait des problèmes techniques importants, notamment au niveau des accès et des sorties du tunnel, avec des conséquences sur les secteurs concernés », détaille Stéphane Sacco.

    La gauche insiste sur le fait que la solution à adopter ne devra pas faire l’impasse sur l’arrivée du BHNS comme c’est le cas aujourd’hui.

  • Conseil municipal de La Seyne : la gauche demande des éclaircissements

    Conseil municipal de La Seyne : la gauche demande des éclaircissements

    « Lors du précédent mandat, des études avaient été sollicitées auprès de la Métropole Toulon Provence Méditerranée afin d’examiner la faisabilité d’une solution en tunnel pour la traversée du port de La Seyne-sur-Mer », commence Stéphane Sacco, en demandant où on en est aujourd’hui ? Et surtout quelles sont les premières conclusions ou échéances connues concernant la faisabilité technique, financière et environnementale de ce projet ?

    Et le cas échéant : quelle suite la municipalité entend donner à ce dossier et dans quel calendrier ?

    « À ce stade, seules les études sont budgétées pour environ 400 000 euros, et elles se font en parallèle avec celles relatives à l’arrivée du BHIS », répond sobrement le maire. Avec début 2027, une évaluation de l’intensité de la circulation dans le périmètre élargi du centre-ville.

    La deuxième question posée par l’élu de gauche concernait la réhabilitation des ateliers mécaniques et le projet Immersion.

    La mise en concurrence des projets privés dans le but d’attribuer des baux emphytéotiques est en cours, rétorque Dorian Munoz. Et de préciser : « Nous sommes à ce stade en discussion avec le lauréat du projet Immersion sur la rédaction de la convention d’objectifs, qui est une étape clé de la procédure. Mais je ne vous donnerai sur ce point aucune autre information parce que je ne le peux pas. »

    Sur le sujet de la traversée du port nous devrions en savoir un peu plus demain à l’occasion de la conférence de presse de la gauche, a-t-on pu comprendre, dont nos lecteurs pourront lire le compte rendu dans notre édition du 24 septembre.

  • Les dogmes du RN défendus ou remodelés en conseil municipal de La Seyne

    Les dogmes du RN défendus ou remodelés en conseil municipal de La Seyne

    Parmi les surprises, un peu feintes, il faut bien l’avouer, le contenu du vœu exprimé par la majorité en fin de séance, concernant « un soutien indéfectible aux sapeurs-pompiers et la valorisation de leur engagement citoyen ». La conseillère municipale d’opposition Alternative progressiste, Brigitte Cheinet (PCF), se félicitant au passage avec ironie que le maire adopte cette position, glissant toutefois que le groupe RN en novembre 2025 a voté contre l’augmentation du budget des Service départementaux d’incendie et de secours.

    Recevant la pique, Dorian Munoz cherche un peu à se défendre, puis abdique : « On a voté contre un projet plus global. Mais ce n’est pas grave on ne va pas se reprocher des choses. Votre camp politique a bien appelé à voter pour les macronistes contre le Rassemblement national. »

    On ne va donc pas chipoter. D’autant que le texte précise : « À l’heure où les crises climatique, sanitaire et environnementale se multiplient… » Terminé donc aussi le climatoscepticisme du parti d’extrême droite, apparemment. Serait-ce une inflexion idéologique ou une navigation au gré des courants ? Concernant le rapport social 2025 présenté, le conseiller municipal d’opposition Cédric Turco a déploré la faiblesse de l’analyse accompagnant les chiffres et surtout l’absence de véritable perspective. « Nous serons donc très vigilants sur l’évolution des effectifs et la défense du service public communal », prévient-il.

    « On m’a un peu forcé la main »

    Parmi les points positifs de la séance, on peut retenir, le projet de construction Altavilla, qui prévoit 41 logements sociaux pour jeunes actifs. Avec une livraison théorique du programme en 2028-2030.

    Mais aussi les 26 autres qui vont être réalisés en centre-ville dans le cadre de la convention pluriannuelle de renouvellement urbain conclue avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Cela va se passer entre autres sur le site de l’ancienne école Eugénie Cotton. Mais difficile d’en attribuer un quelconque mérite au maire en place qui en refuse d’ailleurs catégoriquement la paternité en précisant qu’il a été contraint de soutenir au final leur réalisation après s’y être fermement opposé lorsqu’il était dans l’opposition. « On m’a un peu forcé la main », déclare-t-il. Au risque sinon de perdre les 50 millions de l’Anru.

    « Avez-vous chiffré la pénalité SRU que la Ville devra payer en 2027 », interroge Stéphane Sacco (GRS) pour Alternative progressiste. Elle devait diminuer de moitié et passer de 1,2 million à 600 000 euros, annonce le maire de la 2e ville du Var.

    Concernant la mise en place de la taxe plutôt vertueuse sur les locaux commerciaux vacants en centre-ville, c’est l’intervention de l’ancien maire de droite Joseph Minniti qui a surpris tout le monde. Ce dernier s’emparant du vocabulaire du RN pour appeler à ne pas sanctionner « les propriétaires qui protègent notre ville »… De quoi ? « De l’arrivée des barber-shops », selon lui. Affligeant.

  • Le conseil municipal de Port-Saint-Louis-du-Rhône donne son feu vert au projet Mistral

    Le conseil municipal de Port-Saint-Louis-du-Rhône donne son feu vert au projet Mistral

    La route qui mène à Port-Saint-Louis-du-Rhône passe irrémédiablement devant l’aciérie. Ce lundi 21 septembre, lors du conseil municipal, les élus ont voté un avis favorable au projet « Mistral » de Marcegaglia, qui fait l’objet d’une demande de permis de construire déposée sur la commune de Fos-sur-Mer et qui est actuellement soumis à évaluation environnementale.

    Le groupe italien, repreneur d’Ascometal en 2024, investit 1,2 milliard d’euros pour bâtir une usine qui doit produire plus de 2 millions de tonnes d’acier bas carbone à partir de 2029, et moderniser l’outil existant. Ces nouvelles installations permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% par rapport à une production en cycle complet et de créer 700 emplois directs.

    Si les conseillers municipaux sont enthousiastes, ils prescrivent à la société de « favoriser les transports ferroviaires, maritimes et fluviaux afin de minimiser son impact sur le trafic routier », et d’inciter ses salariés à utiliser « les transports en commun ou le covoiturage ». Ils demandent également à ce que les infrastructures routières soient « mises à niveau par les autorités compétentes afin d’accueillir les nouvelles activités de la zone industrialo-portuaire ». Sur ce point, le grand port maritime prévoit d’aménager une nouvelle desserte avec un accès au site en parallèle de la voie existante connectée à la RD268. La réindustrialisation devrait donc bientôt se concrétiser à proximité de Port-Saint-Louis-du-Rhône, mais aussi à l’intérieur de la commune.

    Le foncier valorisé

    Les conseillers municipaux ont voté la vente de deux parcelles d’une superficie totale de 4 304 m², situées Route de la Plage Napoléon, à Harmony Living Hospitality pour 400 000 euros en raison de « leur potentiel de valorisation », bien que leur valeur vénale ait été estimée à 89 800 euros. « Ce n’est pas regrettable de voir la valeur de notre foncier s’améliorer », souligne le maire (DVD) Martial Alvarez. La société prévoit d’y bâtir 30 logements individuels.

    Au-delà des touristes, ce sont les nouveaux travailleurs de la zone qui sont visés par ce projet. Martial Alvarez développe : « On sait déjà au niveau métropolitain que ça va être un défi d’accueillir des gens pour construire, puis des salariés. C’est la première fois qu’un prospect privé investit pour créer de l’hébergement dans un premier temps temporaire quand il y aura les chantiers de construction, puis à destination des cadres ou des collaborateurs des entreprises du coin qui ne resteront pas tout le temps sur site, ou en attendant qu’ils trouvent un logement pérenne ».

  • La mairie RN de Carpentras veut facturer le transport de personnes ivres par la police

    La mairie RN de Carpentras veut facturer le transport de personnes ivres par la police

    Si vous êtes interpellé en état d’ébriété à Carpentras à partir de ce 1er octobre, en plus d’une amende, il vous sera également facturé le transport vers l’hôpital ou le poste de police à hauteur de 120 euros.

    Ce jeudi 17 septembre au conseil municipal de Carpentras une délibération actant la « facturation du coût de transport » des personnes en état d’ébriété sur la voie publique a été votée. Dans celle-ci, la municipalité souhaite ainsi fixer la facture à 120 euros « au regard des frais engagés par la collectivité » pour chaque interpellation à partir du 1er octobre, au lendemain de la fin de la période couverte par un arrêté qui poursuit « les troubles à l’ordre public provoqués notamment par les actions de mendicité ». En complément, l’auteur de l’infraction « se verra remettre par la mairie un dépliant mentionnant des numéros utiles, dans le but de l’orienter sur les organismes spécialisés dans la prévention des conduites addictives, notamment en alcoologie et produits stupéfiants », assure Thierry d’Aigremont, adjoint au maire, délégué départemental du Rassemblement national et candidat aux élections sénatoriales.

    Pas suffisant pour l’opposition. Un amendement a été déposé par le groupe d’opposition de gauche « Ensemble, fiers de Carpentras » afin de « garantir une application objective, équitable et impartiale de cette mesure, tout en prévoyant un bilan d’évaluation annuel », explique la conseillère d’opposition Pauline Cittadini (Parti animaliste). Qui estime que cet amendement « sanctuarise le principe républicain d’égalité devant le service public ». « La situation de précarité, l’absence de domicile fixe ou le niveau de ressources des personnes interpellées ne doivent en aucun cas influencer la mise en œuvre de ce dispositif », pousse-t-elle. Voté, fait rare, par toute l’opposition, l’amendement a été rejeté par la majorité. Le maire estimant que « ces précisions ne sont pas utiles au regard de la loi ».

    Noël « traditionnel »

    D’autres moments de tension ont animé la soirée. En fin de conseil, alors qu’était votée une aide exceptionnelle de 3 000 euros pour la ville de Pomas (Aude), touchée par une tornade, le conseiller municipal d’opposition Frédéric Olive rappelait que cette somme était la même que celle de la subvention retirée au Planning familial il y a quelques mois. Mais il finira tout de même par voter pour.

    Puis, interrogé lors des questions orales par Olivia Laroubi à propos du noël plus « traditionnel » que le maire souhaite mettre en place, ce dernier confirme. Fini donc les noëls insolites et son dragon bleu. « C’est un concept que l’on va essayer de vendre s’il est si porteur », lâche le premier édile.

  • [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Avec l’austérité, quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France »

    [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Avec l’austérité, quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France »

    Sénatoriales

    Didier Gesualdi : La gauche n’est pas majoritaire au Sénat. Pourquoi est-ce que les grands électeurs devraient voter pour vous ?

    Pour plusieurs raisons. La première est le bilan des sénateurs de gauche sortants… Je rappelle que Marie-Arlette Carlotti, Guy Benarroche et moi-même avons été élus pour la première fois en 2020. Un bilan notamment sur la riposte que nous avons menée aux différents gouvernements sur les coûts budgétaires aux collectivités, mais aussi un bilan de proximité sur l’ensemble des communes et départements où nous avons travaillé, notamment pour la défense des services publics. Je pense aux bureaux de poste, contre les fermetures de classes, quelle que soit, d’ailleurs, l’étiquette politique des mairies en question, parce que quand on œuvre dans l’intérêt général, on le fait dans l’intérêt des populations, sans se soucier d’ailleurs de l’étiquette politique des maires.

    Dans la période qui s’ouvre, le Sénat risque de jouer un rôle majeur. En fonction de ce qui sortira des urnes, j’espère pas le pire, en 2027, le Sénat sera une chambre de contre-pouvoir et je crois que l’expression de la gauche républicaine, dans cet hémicycle, doit être encore plus forte que ce qu’elle a été ces six dernières années.

    Léo Purguette : Vous cherchez donc à mordre, y compris sur un électorat qui n’est pas vraiment acquis ?

    La priorité des priorités, c’est de sécuriser le socle de gauche, écologiste, citoyen. Je rappelle aussi que nous avons une liste qui ressemble à notre territoire, avec plusieurs maires, Éric Garcin maire de Jouques, Loïc Gachon maire de Vitrolles, Hélène Gaillard maire de Gréasque, Jean-Pierre Squillari maire d’Aubagne, que l’ensemble des territoires du département sont représentés. Alors oui, effectivement, nous avons la vocation de s’adresser à tout le monde. D’autant que, en 2026 peut-être encore plus que sur les élections précédentes, on peut avoir une municipalité où le maire est étiqueté divers droite, sans étiquette ou de droite, et dans le conseil municipal, il
    y a 6, 7, 8, 9 personnes qui sont plutôt de sensibilité de gauche. Parce que quand vous créez une liste dans une commune, dans un village, parfois, vous faites appel aux bonnes volontés.

    Division à gauche

    Didier Gesualdi : La gauche arrive quand même avec un front divisé, comme la majeure partie des représentations politiques. Comment allez-vous réussir à faire la synthèse de tout ça ?

    Mon objectif est clair : nous avions fait 987 voix lors de l’élection sénatoriale de 2020, il faut que nous progressions en nombre de voix aujourd’hui, parce que nous avons cette capacité-là. Ensuite, on verra, et je le souhaite bien évidemment, si cette progression en nombre de voix est suffisante à l’obtention d’un quatrième siège. Mais il dépend de tellement de facteurs et notamment du résultat des autres listes… En tout cas, c’est l’objectif que l’on peut s’assigner.

    Léo Purguette: Dans nos colonnes vendredi, Benoît Payan pointe les divisions à gauche et indique que ces listes pourraient faire élire un sénateur d’extrême droite supplémentaire. Qu’avez-vous à dire à ceux des grands électeurs qui hésitent ?

    Effectivement, le mode de scrutin a plutôt tendance à favoriser les listes qui font le plus grand nombre de voix, parce que le mode de calcul est à la plus forte moyenne. En portant les suffrages sur la liste que j’ai l’honneur de conduire, on prend à la fois moins de risques avec l’élection d’un ou d’une sénatrice supplémentaire, soit d’extrême droite, soit éventuellement de droite aussi, ce n’est pas à exclure, et donc on a plutôt intérêt à jouer serré aujourd’hui.

    Extrême droite

    Didier Gesualdi : Le Rassemblement national est entré en force dans les collectivités territoriales et va désormais peser beaucoup plus, probablement, au Sénat, comme sur les futures les échéances nationales.

    De quelle façon le combattez-vous ?

    D’abord, en dénonçant la supercherie du Rassemblement national, notamment sur les collectivités. Le Sénat, c’est la chambre des collectivités. On ne peut pas dire que le RN ait été l’ami des collectivités, et encore moins des communes, au cours des dernières années, notamment sur la casse du service public, notamment sur la baisse des dotations en collectivités.

    Je rappelle les votes, notamment de Franck Allisio à l’Assemblée nationale, sur l’austérité à l’égard des collectivités. En réalité, tous ces gens-là, une fois qu’ils sont à Paris, prônent l’austérité, la casse des services publics, etc. Et lorsqu’ils sont ici, sur le territoire, ils vont faire des photos avec les maires ou des conférences de presse pour dire à quel point ils aiment les maires et que les maires n’ont pas assez d’argent pour boucler le budget. C’est un scandale, une schizophrénie assez insupportable. Mais j’observe quand même que sur le terrain, les maires ne sont pas dupes.

    Austérité

    Léo Purguette : Vous refusez l’austérité, mais quelles sont vos propositions concrètes pour redonner de l’air aux communes, aux maires ?

    Tout d’abord, il faut permettre que les baisses de dotation cessent, qu’il y ait une politique de rattrapage, qu’il ne puisse plus y avoir de transfert de charges ou de compétences de l’État sans compensation à l’euro près pour les communes.

    On se rend bien compte, dans une période de crise – sociale, sanitaire, environnementale… – que les communes sont un amortisseur essentiel pour des millions de Françaises et de Français. Je dirais même plus, un acteur économique essentiel, parce que les trois quarts de la commande publique émanent des collectivités locales et pas nécessairement de l’État. Quand on s’attaque aux communes, on s’attaque à la France dans son ensemble. Donc, il faut redonner aux communes les moyens d’agir et les moyens financiers d’agir.

    Rentrée sociale

    Didier Gesualdi : 2027 s’annonce compliquée au niveau politique, la CGT appelle à une énorme manifestation le 29 septembre pour répondre au projet de rigueur du budget de Sébastien Lecornu, des Gilets jaunes redescendent dans la rue… Quelle est votre analyse ?

    Je me réjouis que les travailleuses, les travailleurs, les jeunes, les retraités soient en capacité de s’organiser et de riposter face à l’ensemble de ces mauvais coups. En tant que communiste, on fera en sorte évidemment d’y participer, mais de réussir ces journées d’action. En parallèle, sur le travail budgétaire au Sénat et à l’Assemblée nationale, avec nos parlementaires, nous croiserons le fer pour donner à voir qu’il y a d’autres logiques que les logiques d’austérité voulues par Sébastien Lecornu.

    Didier Gesualdi : Vous ne croyez pas que cette situation compliquée ouvre une voie royale pour Marine Le Pen en 2027 ?

    Je ne sais pas si elle y arrivera ou elle n’y arrivera pas. Ce que je sais en revanche, c’est que nous avons, nous, la capacité d’enrayer un scénario prédit à l’avance par un certain nombre d’observateurs politiques. Nous y travaillons, bien évidemment. Et je crois que les mobilisations sociales des jours et semaines à venir sont une manière, aussi, de recentrer le débat sur les préoccupations premières des Françaises et des Français, le pouvoir d’achat, les salaires, le mieux vivre, le prix de l’énergie et des problématiques qui sont, pour le coup, portées par l’ensemble des forces de gauche et par le Parti communiste français, évidemment.

    Léo Purguette : Et pourtant, la gauche est encore très faible dans les intentions de vote.

    Vos arguments pour convaincre ces Français qui se sont détournés de la gauche et qui sont pourtant confrontés à l’urgence sociale ?

    Les guerres intestines de la gauche ont rabougri le rassemblement. Aujourd’hui, il faut que l’ensemble des composantes historiques de la gauche – la social-démocratie, on verra par qui elle est incarnée, une gauche réformiste radicale incarnée par Jean-Luc Mélenchon, on verra le score qu’il réalisera, une gauche révolutionnaire incarnée par le Parti communiste français et Fabien Roussel – fassent le plein des voix de leur périmètre. C’est ça qui redonnera demain à la gauche dans son ensemble la capacité à être majoritaire et à gouverner dans le pays.

    Fibre excellence

    Léo Purguette : Sur le dossier emblématique de Fibre Excellence, quelle alternative êtes-vous en mesure de porter ?

    Je suis intervenu au printemps dernier, notamment auprès du ministère, on avait des garanties de la part du ministre de rachat notamment du kilowattheure augmenté de 20% etc. Ils ont refusé l’offre de Matthieu Pigasse, je n’ai pas eu l’offre dans les détails, mais c’est quand même assez surprenant vu le contexte actuel industriel.

    Je crois, et Sophie Binet en parle très bien dans les colonnes de La Marseillaise, qu’il existe un nouveau projet. Il faut qu’on pousse là-dessus, les travailleuses et les travailleurs de l’usine connaissent mieux la situation que quiconque. Il faut que les pouvoirs publics, que l’État s’empare du dossier et accompagne, parce que nous avons besoin d’une filière de pâte à papier en France, c’est aussi une question de souveraineté nationale, et évidemment comme je le fais depuis plusieurs mois, je me tiendrai à leurs côtés.

    Métropole

    Didier Gesualdi : Sur la Métropole, comment sortir de l’impasse budgétaire ?

    Il y a deux sujets. Un sujet de gouvernance qui est à travailler sur le plus long terme et un sujet financier. Je prône l’augmentation du versement mobilité parce que c’est sur la partie transport que le bât blesse en matière budgétaire. Ce n’est pas mon premier choix, mais la piste d’un établissement public spécifiquement dédié aux transports ne me choque pas.

    Léo Purguette : En 2027, il semblerait que les difficultés de la Métropole vont s’accroître.

    Ne risque-t-elle pas l’explosion ?

    Soit on arrive à créer les conditions de sa réussite par un rapport de force. Soit il faudra réfléchir à une autre forme de métropole, à d’autres formes de coopération intercommunale.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Julie :

    Vous avez indiqué à la télé que vous avez contribué à l’écriture du programme de Fabien Roussel pour 2027. Quelles mesures aimeriez-vous personnellement voir figurer dans ce programme ? Votre expérience de sénateur vous aidera-t-elle ?

    Il faut être modeste. Je suis en charge de l’animation de la rédaction du programme de Fabien Roussel en 2027. Nous avons un certain nombre de commissions dans le parti, d’experts, qui vont nous accompagner à la rédaction.

    Sur l’ensemble des mesures que j’aimerais voir personnellement dans le programme, on le voit bien aujourd’hui, il faut des mesures de rupture avec ce que nous vivons, notamment sur la question du pouvoir d’achat. Une autre mesure que j’aimerais voir portée et que nous allons porter, je ne m’avance pas trop en disant ça, c’est la réduction du temps de travail qui peut s’articuler sur deux aspects : soit une réduction hebdomadaire du temps de travail, soit sur la durée de cotisation. Nous sommes pour le retour de la retraite à 60 ans et à taux plein. Et ça, c’est une mesure qui figurera dans le programme de Fabien Roussel, à laquelle je tiens évidemment beaucoup, parce qu’on est dans une situation où on a besoin de mieux répartir le travail pour permettre à notre jeunesse, qui est très lourdement touchée par le chômage, de pouvoir rentrer sur le marché de l’emploi et de pouvoir aussi contribuer activement à la vie de notre société.

  • Une manif anti-RN des Insoumis sans accrocs à Carpentras

    Une manif anti-RN des Insoumis sans accrocs à Carpentras

    Six mois après la victoire du RN à Carpentras, une centaine de militants de La France insoumise, derrière les députés Thomas Portes (Seine-Saint-Denis) et Raphaël Arnault (Vaucluse), ont manifesté dans les rues pour « occuper le terrain » et « documenter ce que fait l’extrême droite quand elle est au pouvoir ».

    Le rassemblement a débuté vers 16h devant l’hôtel de ville, où se tenait le soir même un conseil municipal. Le député de Seine-Saint-Denis, qui est aussi président de l’Observatoire national de l’extrême droite (Oned), a ainsi listé les décisions qui posent problème. Il cite ainsi la suppression des subventions au Planning familial ou encore l’arrêt de la « ferme bio » pour évoquer la fin de la régie agricole pour les cantines. Et évoque l’élection présidentielle à venir, assurant qu’« aucun territoire n’est prédestiné au Rassemblement national ». « En réalité, seulement 20% des personnes ici ont voté pour Hervé de Lépinau aux dernières élections. Carpentras n’est pas acquise. Mais, si Marine Le Pen ou Jordan Bardella arrive au pouvoir, ce sera 1 000 fois pire », insiste-t-il. « Ils veulent en faire une terre historique. Mais on va revenir car il y a des luttes toute l’année », abonde Raphaël Arnault.

    La manifestation s’est tenue globalement dans le calme, à l’exception de deux personnes qui ont tenté de provoquer les manifestants. L’une a crié « Islamistes » et « Fils de putes » en direction du cortège, avant d’être rapidement éloignée par les forces de l’ordre. L’autre a scandé « Vive la France » à plusieurs reprises avant d’adresser des doigts d’honneur aux participants une fois à distance. Ces provocations n’ont suscité aucune réaction notable, si ce n’est quelques rires gênés.

    « Liberté de manifester »

    Si Hervé de Lépinau a tenté, en vain, de faire annuler la manifestation, l’événement a créé un mouvement inédit du côté des deux groupes d’opposition. Qui se sont unis pour la première fois depuis les élections municipales, alors qu’aucun des deux candidats étiquetés à gauche n’avait voulu se retirer lors du scrutin, ce qui avait entraîné la large victoire du RN. Cette fois, une communication des deux listes a été faite, main dans la main, contre la majorité et en faveur de la « liberté de manifester ». « Notre propos porte sur un principe démocratique qui doit s’appliquer à toutes et tous : la liberté de manifester et la liberté d’expression. Nous pouvons être en désaccord profond avec un parti politique, avec ses propositions ou avec les personnes qui le représentent. Cela ne peut pas, à lui seul, justifier que l’on cherche à empêcher ses militants, ses élus ou ses sympathisants de se réunir et de s’exprimer. Dans une démocratie, on ne devrait pas avoir à être d’accord avec une manifestation pour accepter qu’elle puisse avoir lieu », avancent les deux groupes dans le communiqué.

    Pas de local municipal

    La section locale du PCF a exprimé « sa vive réprobation devant cet acte antidémocratique et apporte son entier soutien à la section de LFI ». « Une fois encore, Monsieur le maire et son équipe confondent lutte politique et activité démocratique d’une municipalité élue pour répondre aux besoins de la population sans discrimination. Nombre de leurs actes démontrent la confusion qu’ils opèrent entre l’un et l’autre. Une telle attitude propre au RN et à l’extrême droite quand ils sont au pouvoir fait craindre le pire s’ils prenaient les rênes de l’État », poursuit la section.

    Un débat devait se tenir dans une salle municipale, mais la mairie a refusé d’en mettre une à disposition. Une requête en référé-liberté déposée par les Insoumis devant le tribunal administratif a été rejetée dans l’après-midi. Pour les juges, ce refus ne portait pas atteinte à la liberté d’expression de LFI. Rejetés également, les éléments relatifs aux risques de trouble à l’ordre public avancés par la municipalité. Faute de salle, le débat n’a pas pu se tenir, décision dont le maire s’est réjoui sur les réseaux sociaux. « Carpentras 1 – La France Insoumise 0 ! » « On aimerait aller sur le fond, mais je crains que ce ne soit pas possible », regrette Julien Gautier, candidat LFI aux sénatoriales.

  • À Port-de-Bouc, les projets de la majorité font consensus malgré des tensions

    À Port-de-Bouc, les projets de la majorité font consensus malgré des tensions

    Les projets ne manquent pas en cette rentrée institutionnelle pour le conseil municipal de Port-de-Bouc, mercredi soir. Après trois mois de pause estivale, le maire (PCF) Laurent Belsola a fait le point sur les dernières avancées : place du Cadran végétalisée, toiture, sol, menuiseries et désamiantage pour l’école Marcel-Pagnol, des structures en plus pour l’école des Arcades, et une mise en service de la thalassothermie pour octobre.

    L’édile a également évoqué la « bataille politique de la Métropole », pour laquelle il espère « un budget en déséquilibre, pour ne pas taper dans les dotations des communes, et qui sera rattrapé les années suivantes ». « Les attributions de compensations (AC) sont un dû : c’est l’ancienne taxe professionnelle supprimée par Sarkozy. Nous avons des usines, que nous souhaitons garder et qui polluent le moins possible. Mais parfois ça torche, et c’est pour ça aussi que ces AC nous sont dues » en compensation, développe le maire.

    La lutte des places

    Mais ce n’est pas la Métropole qui intéresse l’élu d’extrême droite Pascal Spanu (RPR). Avant même l’ouverture de la séance, ce dernier s’est saisi de son chevalet pour rejoindre son colistier, de l’autre côté de la grande tablée en U du conseil municipal, en l’absence de Véronique Martinez. Une action contraire au règlement intérieur, signifiée par Laurent Belsola, dont s’est offusqué l’opposant. « Le pouvoir du maire d’organiser la salle n’est pas discrétionnaire, séparer les membres d’un même groupe entrave la concertation. Un plan de table qui pénalise l’opposition sans motif légitime lié au bon ordre fera l’objet d’un recours pour excès de pouvoir au tribunal administratif », indique Pascal Spanu en lisant son discours.

    Laurent Belsola rétorque : « C’est vous qui jugez l’excès de pouvoir. On peut rapprocher les tables ou faire un cercle si vous voulez, ça me dérange pas. Le règlement intérieur prévoit un plan de table et on vous demande de le respecter. Si vos colistiers sont là, vous serez à côté d’eux, autrement non. Toute ma majorité est présente ce soir, et quand ils ne sont pas là, il y a des trous. C’est la vie politique », relativise le maire.

    Pascal Spanu se plaint également de l’espace accordé à l’opposition dans la revue municipale, qui « doit être suffisant et adapté au format du magazine » à ses yeux, rapprochant sa situation d’un « exemple d’illégalité faisant jurisprudence avec 750 à 1 000 caractères au sein d’un bulletin de 30 pages, jugé insuffisant et illégal ». Aussi et selon l’élu, « il n’y a aucune obligation légale à imposer la proportionnalité entre le nombre d’élus et la longueur de la tribune. Martigues donne 1 500 caractères à chaque groupe, même lorsqu’un élu le quitte, il récupère son espace », affirme-t-il.

    Là encore, Laurent Belsola objecte : « C’est exactement le même règlement depuis 2014, je peux vous citer d’autres qui font la même chose que nous ». « Chaque fois qu’il y a eu des appels, tout ce que la justice regarde, c’est que le règlement soit appliqué, et le règlement est conforme, c’est tout », conclut le maire.

    De nouveaux logements

    Le conseil municipal a approuvé une garantie d’emprunt d’1,6 million d’euros par la Ville auprès du bailleur social privé Unicil, en échange de deux logements et deux places de parking. Le bailleur achète onze logements locatifs intermédiaires avec parking dans la future résidence Le Grenache, en construction sur la friche du 79 avenue Maurice-Thorez, par le promoteur Odea. Le conseil a aussi acté la vente pour 400 000 euros de deux parcelles de 1 500 m² au total, rue Caparros, près du tennis club au nord de la Ville, pour y réaliser seize logements locatifs intermédiaires sur deux étages, comme pour le reste du lotissement. Ces points ont été adoptés à l’unanimité.

  • Le plan de financement de la maison de santé des Mées adopté

    Le plan de financement de la maison de santé des Mées adopté

    La majorité municipale des Mées a présenté, mardi soir en conseil municipal, un dispositif de participation citoyenne qui a pour objectif de « prévenir la délinquance » et de « développer auprès des habitants de la commune une culture de la sécurité et de la remontée d’information ».

    Les habitants sont invités, à travers ce dispositif, à signaler des « événements suspects » ou des « situations anormales ». Ce que l’ancien maire et candidat aux municipales Frédéric Puech (PCF), désormais conseiller d’opposition, a considéré comme « subjectif ». Cela « peut mener à des signalements sur la base de préjugés », a-t-il déploré. Il s’est par ailleurs montré étonné de découvrir des critères « d’honorabilité » pour choisir les citoyens référents.

    L’opposition a également déploré la suppression d’un poste d’encadrement de chef de service au sein de la police municipale. La majorité a expliqué « supprimer un poste de catégorie B pour le remplacer par deux postes de catégorie C », avec la « volonté de renforcer les effectifs de police municipale » et de pallier deux départs.

    Lors du vote du plan de financement de la maison de santé, la majorité municipale a annoncé avoir obtenu « un certain nombre d’aides » : des fonds européens, du département et de l’ARS. La majorité a ainsi atteint « 73,96% de taux de financement ». « On est en train de voir avec la Région pour avoir des financements pour le matériel et les salles d’attente », a ajouté le maire, Max Eymard. Alors que le conseil municipal votait pour nommer la future structure « Maison de santé des Pénitents », Frédéric Puech a exprimé sa volonté de « féminiser les noms » et proposé de lui donner un nom de femme.

    Concernant le règlement du marché, également voté mardi soir, Frédéric Puech a exprimé le souhait de son groupe d’opposition de supprimer l’interdiction absolue de distribuer tout document ou tract dans le périmètre du marché.

    La majorité a par ailleurs proposé de régulariser la situation des animateurs, notamment mineurs, qui travaillaient pour certains « 50 heures par semaine », selon la majorité. « Heureusement que l’inspection du travail ne nous est pas tombée sur le dos », a lancé le premier adjoint au maire, Philippe Lehoux.