Tag: conseil municipal

  • À Oraison, le projet de centrale photovoltaïque avance contre vents et marées

    À Oraison, le projet de centrale photovoltaïque avance contre vents et marées

    Le maire d’Oraison, Benoît Gauvan (Ren.), a reconnu lundi avoir « commis une erreur » en décidant, seul, le huis clos du conseil municipal, sans le mettre au vote, ce qui est pourtant obligatoire selon le Code général des collectivités territoriales. Les délibérations votées après l’exclusion du public et de la presse pourraient ainsi être irrégulières, et devront être à nouveau examinées par le conseil.

    Les militants du collectif contre les centrales photovoltaïques ont dénoncé lundi « un déni de démocratie ». Ils avaient appelé à manifester contre le projet d’implantation d’une centrale solaire pendant la séance et étaient venus munis de pancartes. La délibération contre laquelle ils protestaient, modifiant le PLU pour permettre l’implantation de cette centrale, sera donc à nouveau votée, mais « des mesures seront prises », les pancartes seront interdites et le public sera « filtré », a annoncé lundi le maire. Les militants du collectif Elzéard Lure en Résistance ont promis d’être à ce rendez-vous, dont la date n’est pas encore connue. « Chaque personne qui manifestera quelque chose sera de fait exclue de la salle », a prévenu l’édile. Les délibérations adoptées à huis clos seront annulées et remplacées.

    En deuxième partie de sa conférence de presse, retransmise en direct sur Facebook « pour être sûr que l’information se diffuse le mieux possible », Benoît Gauvan a défendu « l’intérêt général » de ce projet de centrale photovoltaïque, affirmant avoir examiné toutes les possibilités.

    « On efface la dette de la commune avec cet argent »

    La mairie avait publié un appel à manifestation d’intérêt à destination des entreprises intéressées pour installer des panneaux photovoltaïques sur des surfaces construites comme des toitures ou des parkings, mais cet appel a été « infructueux », a expliqué le maire. « Aujourd’hui, un porteur de projet photovoltaïque, ça ne l’intéresse pas de mettre des panneaux photovoltaïques sur des toitures existantes, parce que 9 fois sur 10, il y a un problème de structure du bâtiment, et donc un problème de coût de l’installation », a-t-il expliqué. La mairie avait par exemple voulu installer des panneaux sur le toit du gymnase, mais, « si on veut faire en sorte que la toiture supporte les panneaux photovoltaïques, il faut revoir la structure complète du bâtiment ». « On arrivait à même pas 3 hectares si on couvrait les bâtiments communaux. Pour un opérateur, c’est largement insuffisant en matière de rentabilité, de production énergétique », a justifié Benoît Gauvan.

    Les premières délibérations concernant ce projet de centrale solaire contesté au Bois Saint-Martin datent de 2019, a rappelé l’édile. « La puissance de ce parc, c’est à peu près la consommation électrique de 12 000 foyers, donc le double d’Oraison », a-t-il affirmé. « L’économie de carbone calculée avec la production d’électricité du parc, sur les 30 ans d’exploitation, c’est 60 000 allers-retours Aix-Marseille avec un véhicule diesel », a martelé Benoît Gauvan.

    Le terrain sur lequel le parc doit être construit appartient à la commune, qui a signé une promesse de bail et toucherait donc un loyer de 500 000 euros par an. « On efface quasiment la dette de la commune avec cette somme d’argent », a avancé le maire. S’il met en avant le fait que le parc « va créer des zones coupe-feu » dans la forêt, les militants du collectif Elzéard Lure en Résistance craignent de potentiels incendies provoqués par la centrale. « Les panneaux montent à 85 degrés l’été » et les centrales peuvent « prendre feu et embraser la forêt », ont-ils affirmé, rassemblés devant la mairie, déplorant une « destruction de la biodiversité ».

  • Cacophonie et invectives autour de la situation financière d’Avignon

    Cacophonie et invectives autour de la situation financière d’Avignon

    Détendez-vous, ça va bien se passer ». Gérald Darmanin n’était pas présent, ce lundi soir, en conseil municipal d’Avignon. C’est bien le maire Olivier Galzi (DVD) qui glisse ce propos à son opposition au sortir de plus d’une heure d’échanges musclés et décousus sur la situation financière de la Ville. Et on ne peut pas vraiment dire que cela se soit fait en détente et que tout se soit bien passé.

    La séance s’est pourtant ouverte par un moment œcuménique et solennel pour rendre hommage à Michel Adam, adjoint à la propreté, subitement décédé la semaine dernière au sortir du conseil communautaire et dont les obsèques auront lieu ce jeudi. Symboliquement, son siège est resté vide, sous les yeux de sa famille. C’est Cécile Bénistant qui lui succède au sein de l’assemblée municipale.

    La politique a rapidement repris le pas. Dans le droit fil du dernier conseil municipal d’il y a trois mois, la situation financière de la Ville a animé les débats. Pour rappel, fin juin, le maire avait présenté un audit apocalyptique sur les finances municipales avant que la majorité ne refuse d’approuver le compte administratif. Conséquence, le budget supplémentaire n’avait pu être voté.

    Ce point était de nouveau soumis aux votes des élus. Déjà que les finances publiques sont un sujet aride, le quidam n’aura pas trouvé de quoi étancher sa soif de pédagogie en écoutant la séquence financière. Beaucoup d’invectives dans un climat ambiant de cacophonie et bataille de chiffres, chaque camp essayant d’en faire une analyse à dessein. Rare point de concordance, le fait que la Ville s’endette de 6 millions d’euros supplémentaires « pour financer les coups partis », regrette Emmanuelle Roux-Panis, adjointe aux finances.

    Les deux groupes de gauche mettent, eux, en avant un avis de la chambre régionale des comptes paru fin juillet, faisant état d’un excédent de 12 millions d’euros sur le compte administratif 2025. Preuve pour David Fournier (PS) que l’audit présenté en juin « n’était qu’une campagne de dénigrement, un coup politique qui fait pschitt au détriment de l’intérêt général ». « Votre argumentaire ne tient plus, comment justifier aux associations ou aux familles [pour la végétalisation des cours d’écoles] que vous sabrez les budgets ? », ajoute Oukacha Rtili (LFI). « Où est la situation alarmiste qui justifie vos choix, assumez-les ! », embraye Rémy Blanc (PCF). Côté RN, Anne-Sophie Rigault tente de faire entendre son amendement afin que soit votée la baisse des indemnités des adjoints. Fin juin, Olivier Galzi avait annoncé revenir sur cette hausse votée dès le premier jour de son mandat mais qui ne s’est toujours pas concrétisée.

    « Vous êtes un Robin

    des Bois à l’envers »

    Un point soulevé aussi par David Fournier qui dénonce « des mensonges ». « Vous êtes un Robin des Bois à l’envers, vous prenez aux pauvres pour donner aux riches », attaque l’ex-tête de liste aux municipales. « Vous ne dites que des choses fausses, après 12 ans d’errements vous ne pouviez pas être réconciliés avec les chiffres en 5 mois », réplique Olivier Galzi, qui ne peut s’empêcher de ne jamais laisser son opposition aller au bout de ses interventions sans la couper par des remarques. Sur les 12 millions d’euros, « ce n’est pas une cagnotte, mais une somme immédiatement réaffectée dans le fonctionnement ». Et d’asséner que cette « nouvelle dette a le nom de Cécile Helle [ex-maire PS], on essaye d’équilibrer les comptes pour ne pas partir en tutelle et là, les Avignonnais auraient grandement souffert ». Le prochain conseil municipal devrait être consacré aux orientations budgétaires et éclairer sur les premiers vrais choix de la majorité. « Le budget 2027 sera douloureux », promet Olivier Galzi.

  • Débat houleux à Aix-en-Provence autour d’un budget municipal dans le flou

    Débat houleux à Aix-en-Provence autour d’un budget municipal dans le flou

    Nous en sommes au troisième temps de notre valse financière à quatre temps. Une valse, puisque nous sommes dans un tourbillon financier », imageait Dominique Augey, adjointe aux Finances, qui présentait au conseil municipal le vote du budget supplémentaire. Comprenez, l’étape entre le vote du budget primitif, voté en début d’année, qui permet une mise à jour de celui-ci et la clôture des comptes. « On a à peu près six mois pour le faire », rappelait l’élue. Ce lundi, en ouverture de ce conseil municipal, c’est un budget supplémentaire d’un peu plus de 25 millions d’euros, incluant plusieurs « variations de dépense » qui a été égrené. En toile de fond, une situation budgétaire tendue. Avec notamment les 144 millions que la Métropole doit trouver pour boucler son budget 2027 et un coup de hache dans les dotations globales de fonctionnement (DGF), allouées par l’État aux collectivités territoriales. Si le budget supplémentaire prenait en compte une baisse de 500 000 euros, pour la Ville, de la DGF, ce sont finalement 613 000 euros de plus. À cela s’ajoute une perte estimée de 1,4 million d’euros si la dotation de solidarité communautaire (DSC) venait à être sabrée – scénario proposé par Nicolas Isnard et rejeté par les conseillers métropolitains lors du vote du 10 septembre dernier – 4,5 millions d’euros si les attributions de compensation (AC) venait à être sabrées – soit la solution proposée par le Préfet. Si aucune des solutions n’est retenue, « cela impliquerait de trouver les 53 millions d’euros manquants dans des économies nouvelles ».

    Si le scénario d’une baisse d’1,4 million d’euros était retenu, la majorité annonce « mettre en place un processus assurantiel qui nous permette d’encaisser un choc financier et sanctuariser un certain nombre de dépenses ». Et d’un autre côté, un travail des services pour mettre en place un « effort de rationalisation (…) ce n’est pas un budget de pénurie ! » tient à assurer l’adjointe. Un ensemble de mesures économiques à hauteur de 1,475 million d’euros « sur les budgets existants ». Côté RN, Jean-Louis Geiger s’empresse de rappeler que son groupe, comme celui de la majorité, a voté la proposition portée par Nicolas Isnard. A contrario de ses « collègues socialistes ». Du côté de l’opposition de gauche, le ton monte.

    « Irresponsables ! »

    « Vous êtes le facteur de mesdames Augey et Joissains. Vous êtes ses supplétifs, ceux qui ont voté avec eux à la Métropole une proposition qui était intenable », répond Marc Pena (PS). Le chef de file du groupe d’opposition de gauche campe sur ses positions. Son refus de vote le 10 septembre ? « Ça ne veut pas dire qu’on donne la main à l’état (…) ça veut dire qu’on réfléchit ensemble aux solutions possibles dans cette Métropole », poursuit l’élu, qui voudrait rouvrir le débat pour dessiner un « pôle métropolitain revu (…) ou alors il y aura le constat d’un échec (…) c’était ça, le sens de nos votes », rétorque Marc Pena, remonté à l’idée que les élus aixois soient accusés d’avoir « tiré contre leur camp ». Ce à quoi Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, après avoir réexpliqué son vote pour une mesure qui « aurait permis de commencer à compenser les subventions qui ne pourront être versées aux associations », bondit : « Vous avez été irresponsables ! Vous vous êtes battus pour des intérêts politiciens et non politiques au niveau de ce vote ! Et c’est ce que je vous reproche ! » Un débat qui ne manquera pas de rebondir à la Métropole.

  • À Oraison, le photovoltaïque fait disjoncter la séance

    À Oraison, le photovoltaïque fait disjoncter la séance

    Jeudi, le maire d’Oraison, Benoît Gauvan (Ren.), évacuait la salle du conseil municipal de tout le public et les journalistes présents, sans aucune concertation avec les conseillers municipaux. Agacé par le bruit et l’agitation provoqués par la vingtaine de militants présents pour protester contre la construction d’une centrale photovoltaïque, il déclarait d’office le huis clos à la fin du conseil, avant la délibération en question. La mise au vote est pourtant obligatoire pour décider le huis clos, comme l’indique l’article L. 2121-18 du Code général des collectivités territoriales : le conseil municipal doit « décider (…) à la majorité absolue (…) qu’il se réunit à huis clos ». « Sans ce vote préalable, la séance est irrégulière », selon un arrêt du Conseil d’État du 18 janvier 1967.

    « Cette situation soulève la question sur la régularité des délibérations adoptées ensuite qui pourraient être contestées et annulées par le juge. Il est également possible de saisir le préfet pour examen de la légalité », a réagi Isabel Gamba, à la tête de l’opposition DVC, qui avait voté contre la délibération. Elle attend des précisions et des réponses du maire « avant de décider des suites à donner ».

    Le collectif contre les centrales photovoltaïques qui a appelé à manifester pendant le conseil, Elzéard Lure en Résistance, indique également être en train d’étudier « toutes les suites juridiques possibles ». Le chef de file de l’opposition RN, Jean-Michel Angelvin, qui s’était abstenu, indique de son côté compter « sur la bonne foi du maire » et ne pas initier de démarche. Contacté, Benoît Gauvan n’a pas souhaité s’exprimer avant la conférence de presse qu’il organise ce lundi soir.

  • Finances, taxes, subventions…les points chauds du conseil municipal d’Avignon

    Finances, taxes, subventions…les points chauds du conseil municipal d’Avignon

    Avant d’entrer dans le vif du contenu du conseil municipal, ce lundi soir (18h) à l’hôtel de ville, l’émotion prédominera. Il manquera en effet à l’appel Michel Adam, adjoint en charge de la propreté, décédé brutalement lundi soir dernier à la sortie du conseil communautaire. Après l’hommage, la vie politique reprendra ses droits avec 42 délibérations à adopter. La première dizaine d’entre elles s’inscrivent dans le fil rouge du précédent conseil municipal. Il y a trois mois, juste après avoir décrit une situation financière aux abois, la majorité d’Olivier Galzi (DVD) avait refusé de voter le compte administratif 2025 afin de ne pas cautionner l’héritage de Cécile Helle (PS).

    Conséquence, le budget supplémentaire n’avait pu être voté. Le voici inscrit à l’ordre du jour. « On s’attelle à trouver 6 millions d’euros, pas pour résoudre les problèmes financiers de la mairie mais pour avoir un budget à l’équilibre qui va nous éviter la tutelle par la préfecture », martelait fin août Olivier Galzi. Dans sa recherche de ressources tous azimuts pour signifier « que tout ne sera plus gratuit à Avignon », le premier magistrat évoquait la fiscalité. Si rien n’est encore acté quant à la politique tarifaire de location de salle municipale, la Ville va monter au plafond maximum deux taxes : celle sur la vacance des locaux d’habitation, qui entrera en vigueur au 1er janvier et se substituera à la taxe sur les logements vacants et la taxe d’habitation sur les logements vacants pour ne faire plus qu’une.

    Les adjoints ont toujours la même rémunération

    Le taux sera porté à 30% la première année puis 60% la seconde. Autre levier, celui sur la taxe d’habitation des résidences secondaires : son taux passera aussi, en 2027, à 60% contre 48,6% actuellement.

    En revanche, il n’y aura pas de dépenses en moins concernant les indemnités des adjoints. Après avoir, à l’entame du mandat, augmenté de 500 euros bruts par mois la rémunération des 20 adjoints, Olivier Galzi avait rétropédalé fin juin « face à la nécessité de faire d’immenses efforts collectifs ». Sauf qu’aucune délibération en ce sens n’est à l’ordre du jour… Les adjoints devraient donc continuer à percevoir 1 700 euros bruts mensuels. Par ailleurs, côté finances toujours, comme révélé dans nos colonnes (notre édition du 08/09), la Ville va acter en séance la création d’un fonds de dotation, baptisé « Avenio aeterna » ou « Avignon l’éternelle ». Un levier pour récolter de l’argent venu de mécènes privés, moyennant défiscalisation, autour de projets sur le patrimoine, la culture ou le sport.

    Enfin, autre sujet qui fera certainement débat, les subventions. Déjà fin juin, la baisse globale de subsides aux associations avait fait grincer. Un complément autour de deux structures culturelles à l’ordre du jour. Mais aussi à l’association Icipass dans le cadre d’une convention triennale (21 000 euros). Celle-ci a la charge de corbeilles solidaires à destination des seniors et des étudiants. « Le bilan de ce dispositif souligne le besoin actuel de ces publics : sur l’année 2025, 2 239 corbeilles ont été distribuées auprès des seniors et 1 798 corbeilles attribuées aux étudiants », peut-on lire dans le rapport soumis aux votes. Une délibération qui intervient alors que la Ville a arrêté son soutien à l’épicerie sociale et solidaire l’Agoraé qui venait en aide aux étudiants.

  • Concertation publique à venir autour d’une mutuelle communale à Gardanne

    Concertation publique à venir autour d’une mutuelle communale à Gardanne

    La mesure avait été promise pendant la campagne municipale. En conseil, ce jeudi, la majorité a mis en délibération une convention de partenariat entre la commune, le Centre communal d’action sociale (CCAS) et la mutuelle Just, en vue de la mise en place d’un dispositif de mutuelle communale. Objectif, « faciliter l’accès des habitants à une complémentaire santé à tarif négocié » et « contribuer à réduire le renoncement aux soins », précise Claire Campodonico, élue à la santé. Et de détailler : « La commune et le CCAS interviendront uniquement en qualité d’intermédiaire sans participation financière ni substitution à l’organisme de complémentaire santé. » Une consultation auprès de cinq mutuelles a été menée en amont. Dans l’opposition de gauche, si l’objectif d’accès au soin est partagé, l’existence d’un « dispositif public à destination des plus démunis : la complémentaire santé solidaire » est appuyée. « La première responsabilité de la commune et du CCAS est d’informer et d’accompagner systématiquement les habitants qui peuvent y avoir droit afin qu’aucun ne renonce à ce dispositif par méconnaissance. » Autre point soulevé par l’opposition, une mise en demeure de « corriger une défaillance dans le traitement de certains remboursements de santé », notée en mars 2026 par une « autorité de contrôle prudentiel et de résolution », selon Laurent Deshaies. « Des retards de paiement, c’est rentré dans l’ordre », appuie la majorité, qui appelle à se rendre, le lundi 12 octobre, à la Maison du Peuple, ou une réunion publique détaillera le dispositif. L’horaire reste à préciser.

  • Unis contre la ligne THT mais divisés sur le contournement

    Unis contre la ligne THT mais divisés sur le contournement

    « Non à la THT, c’est aussi non à l’autoroute » affirme Lucille Venet (Union pour Arles) au conseil municipal de jeudi. Après l’unanimité « contre » la ligne THT en Camargue, l’élue pointe « des contradictions » de la majorité sur le projet de contournement autoroutier. « Il va détruire 150 ha de zones agricoles, plus que la THT ne le ferait, et augmenter le CO² car plus de routes amènent plus de circulation » d’après Lucille Venet, qui parle d’un « racket quotidien pour les travailleurs allant à Nîmes ou Fos », et insiste sur « les 71,88% d’avis défavorables au projet dans l’enquête publique ».

    Un référendum citoyen ?

    Le maire (Horizons) Patrick de Carolis objecte : « C’est dans l’intérêt de la ville pour la pour désengorger, ses quartiers, mieux les relier au centre-ville, ouvrir la ceinture de la RN113 et revoir le plan de mobilité douce », affirme l’édile. Reconnaissant que certaines terres agricoles en pâtiront, il affirme que « beaucoup sont prêts à comprendre cette situation ». Et fustige : « Un tiers des contributeurs à l’enquête publique ne sont pas d’Arles, il y a surreprésentation des opposants » insiste l’édile. Lucille Venet estime que « L’échantillon de 1 608 personnes est statistiquement fiable. C’est comme les élections, tout le monde ne vote pas et pourtant y’a un maire », avec une pointe d’humour. Sandra Monteils (UpA) demande « Pourquoi ne pas faire le choix que nous portons de référendum citoyen ? ». Patrick de Carolis répond « croire » dans le projet et estime que « c’est à l’État de prendre ses responsabilités ».

    Nicolas Koukas (PCF) prévient des « conséquences de modifier notre Plan local d’Urbanisme [PLU, ndlr], si l’État était maître d’ouvrage du projet, certaines décisions d’urbanisme reviendraient au Préfet et non du maire ». La 1re adjointe Mandy Graillon oppose que « faire une route n’est pas un gros mot, on ne peut pas arrêter quand on construit des logements et équipements publics ».

  • Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    « Chaque logement social que nous produisons, que nous finançons, nous éloigne de la carence et nous rapproche de l’objectif fixé par le contrat de mixité sociale », explique Serge Lhotellier 21e adjoint au maire, en présentant un projet de participation financière de la ville à la Société foncière d’Habitat et Humanisme pour une opération rue Picot.

    « Il nous arrive de nous abstenir sur la construction de logements sociaux dans des zones que nous estimons beaucoup trop denses », s’est cru obligé d’expliquer le conseiller d’opposition (RN) Amaury Navarranne, histoire de ne pas se montrer sous son plus mauvais jour, sabre au clair en hussard de son parti antisocial. Contrairement à sa collègue Laure Lavalette qui aura beaucoup moins de pudeur un peu plus tard.

    « Ce n’est pas notre politique du logement, puisque nous privilégions plutôt la réhabilitation ou la rénovation », lui répond la maire de Toulon Josée Massi (SE). La charge viendra un peu plus tard, menée comme annoncée par la députée d’extrême droite au moment du débat sur la modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Avec en guise d’intro, pour « expliquer » son retard, une attaque du monde syndical et du droit de manifester, la caravane FO ayant fait escale devant l’hôtel de ville.

    L’ignominie du RN

    Cette modification du PLU vise entre autres à accompagner le projet de reconstruction de la résidence sociale Adoma installée à La Loubière, afin de garantir aux résidents des conditions de vie dignes et confortables explique Geneviève Lévy, l’adjointe à l’urbanisme.

    Ceci va être prétexte pour l’élue frontiste pour tirer à boulets rouges sur les contraintes d’urbanisme qui selon elle, « empêche de construire et loger les Français ». La solution pour le parti à la flamme dont elle a été la porte-parole : « Nous aimerions mettre fin, abroger cette loi SRU qui nous paraît tout à fait Jacobin ». C’est-à-dire supprimer l’obligation de faire du logement social pour avoir soi-disant plus de logements sociaux à la fin, juste en faisant confiance à la bonne volonté des maires. Un raisonnement fallacieux pour éviter de dire tout le mal que pense le RN du logement social et de ses habitants.

    Elle pointe également le montant « hallucinant » de ce qu’elle appelle abusivement des pénalités. Et finit sa tirade en osant parler de justice sociale, en éructant que « la solidarité nationale devrait être réservée aux nationaux ».

    Préférant répondre par du concret plutôt qu’à ses fadaises, la maire de Toulon met en avant les 965 logements sociaux produits sur les trois ans, et la diminution de plus de moitié de la « pénalité ». Et de conclure : « Nous donnons la possibilité en effet aux Toulonnais d’être logés. Et nous avons bon espoir cette année de sortir de la carence ». De bons résultats salués par le préfet, dans ce secteur aussi, qui démontrent que non seulement Toulon a une capitaine mais qu’en plus elle sait plutôt bien barrer. N’en déplaise à son prédécesseur, Hubert Falco, qui s’est cru autorisé à faire référence au naufrage du Titanic, alors que le seul homme définitivement à la mer, c’est bien lui.

  • Le plan de végétalisation ne suffit pas pour l’opposition arlésienne

    Le plan de végétalisation ne suffit pas pour l’opposition arlésienne

    « Ce n’est pas une somme très importante, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières » assure le maire (Horizons) Patrick de Carolis au conseil municipal de jeudi soir, au moment de voter une subvention de 5 000 euros pour le CCAS de la ville du Porge, sinistrée des incendies de Gironde. Le rassemblement national est le seul groupe à ne pas voter pour : « On s’abstient car le montant est trop faible. La solidarité vient pallier aux manquements de l’État » s’explique Rémy Benson (RN).

    Bien qu’en accord, les élus de l’Union pour Arles se demandent aussi quelles conclusions tirer du changement climatique. Pierre Grand questionne : « En 2030, Arles se rapprochera d’une ville du sud de l’Espagne comme Séville. Vous annoncez un plan de végétalisation mais les urbanistes pointent surtout les surfaces sombres et l’absence de courant d’air. Envisagez-vous d’installer ombrières et brumisateurs ? »

    Une étude à prolonger

    « Le cœur de ville très minéral est mal adapté à ces canicules » répond Patrick de Carolis, « Une première étude visant à végétaliser le bâti tel qu’il est et a été conçu existe, mais elle est insuffisante et nous allons la prolonger. Mais dans l’immédiat, c’est la végétalisation d’urgence », indique l’édile. Catherine Balguerie-Raulet, élue de la majorité, abonde : « Nous n’allons pas planter 300 000 arbres tout de suite mais déjà des arbres matures pour rafraîchir. Mais il faut aussi de l’eau, un groupe de travail s’est constitué avec des citoyens depuis l’annonce », indique-t-elle, promettant de tenir l’assemblée informée des travaux.

    L’autre question de Pierre Grand portait sur la préparation aux évènements climatiques graves tels qu’inondations ou crues du Rhône. « Nous sommes prêts et les services des risques majeurs aussi »; affirme l’adjoint Pierre Raviol.

  • L’avenir de la majorité débattue en conseil municipal de Gardanne

    L’avenir de la majorité débattue en conseil municipal de Gardanne

    Dernier conseil municipal pour Hervé Granier (LR) avant de savoir s’il laissera le siège de maire pour celui de sénateur. Le maire, à la tête d’une des neuf listes en lice dans le département vers le palais du Luxembourg pourrait quitter ses fonctions s’il est élu dimanche. Sa candidature (LR) avait été décriée par l’opposition de gauche, menée par Jean-Marc La Piana, mais aussi par le PCF. L’un et l’autre dénonçant respectivement un « manque de considération pour les électeurs » et l’absence de défense des collectivités locales, qu’Hervé Granier entend défendre dans les hautes sphères. Avant le vote des délibérations locales à l’ordre du jour, le sujet n’a pas manqué d’être remis sur la table.

    Le débat est lancé par la lecture d’un communiqué de l’opposition à gauche, par la voix de sa tête de liste, rappelant avoir appris « avec stupeur votre décision de vous présenter aux élections ». Une surprise, selon ses mots, « pour beaucoup, même chez certains de la majorité. Vous savez, tout se sait », introduit Jean-Marc La Piana. Et, alors que les débats sur la fin de vie et les soins palliatifs reprenaient cet été à l’Assemblée nationale, le fondateur de La Maison, rappelait aussi sa définition d’un sénateur : « Porter la voix des Français sur les enjeux de notre société. » Premier tacle sur cette candidature : « l’augmentation de l’indemnité des élus », sur le podium des propositions portées par la liste. Hors sol, pour l’opposition, au sortir de canicules et d’une situation économique nationale tendue. « Je suis très inquiet de voir le fossé qu’il existe entre vos propositions et les enjeux », déroule Jean-Marc La Piana. Second point de tension, le « choix de proposer votre premier adjoint pour vous succéder (…) si ce choix se confirmait, je vous le dis sincèrement, Monsieur le maire, une fois n’est pas coutume, nous allons vous regretter ». Et à Hervé Granier de répondre : cela a pu « heurter la population, qui a voté pour le maire, [mais] je dis qu’on a voté pour un groupe d’élus ». Avant de réitérer qu’en cas de victoire, Gardanne serait représentée « au national. Quand M. Roger Meï (PCF) avait été élu maire, il avait apporté une plus-value à notre ville. Pourquoi je n’en apporterai pas si je devenais sénateur ? » Et de demander, à son opposant, s’il avait été élu maire en 2020 et sollicité pour devenir ministre de la Santé, aurait-il refusé ? « Je n’abandonne pas la population », répète Hervé Granier, qui estime que si élu, « je pourrais apporter cette plus-value comme Meï l’a fait dans son temps ». « Sur ce dernier point, insiste son opposant, certains ont certaines fonctions, qui ne sont pas forcément interchangeables. » Avant d’adresser, au premier adjoint : « Ce n’est pas vous, qui avez le plus d’empathie dans la relation avec les gens. » Un dernier tacle.