Tag: CGT

  • Réunis à Fabrégoules, les retraités CGT appellent à la paix

    Réunis à Fabrégoules, les retraités CGT appellent à la paix

    Le rassemblement se déroule dans une ambiance décontractée, mais il s’agit bel et bien d’une mobilisation militante pour les retraités des Bouches-du-Rhône. « C’était important pour nous de venir par rapport à la situation politique actuelle », partage Maurice, militant depuis qu’il a 20 ans. La majorité des discussions tourne en effet autour des enjeux politiques du moment comme la question des retraites ou du détournement de la classe ouvrière des partis progressistes pour les partis identitaires, au grand dam des militants. « Qu’est-ce qu’on a raté, il faut quand même qu’on se remette en question, on a raté quelque chose, c’est navrant », glisse Martine du Secours populaire français.

    Au moment du débat, les intervenants prennent successivement la parole à la tribune et dénoncent l’augmentation du budget militaire au détriment des besoins sociaux. « L’économie de guerre instaurée par Macron a des conséquences sociales, cet argent serait plus utile pour soigner les vivants, l’humanité n’a pas d’autre chemin que de construire la paix et le progrès social », clame Jean Pugens, responsable USR-CGT 13. « Moins de budget pour la guerre, c’est plus de budget pour la vie », renchérit Bernard Bourdelin, délégué régional CGT.

    « Le coût » de la guerre

    « On va payer parce que Macron et sa bande préfèrent distribuer au grand patronat qu’au peuple », résume François Le Vern, le secrétaire de la section CGT de Vitrolles et membre de l’organisation. Et d’exprimer un ressentiment : que le coût de cette politique de militariste soit assumé par les retraités et les actifs les plus précaires.

    Dans un lieu à la forte symbolique syndicale, le repas au milieu de la journée est convivial et bercé par les répétitions pour le concert de l’après-midi. François Le Vern définit justement la fraternité comme un terreau d’engagement et de mobilisation. « Heureusement qu’on se trouve des moments conviviaux pour se réunir tous ensemble, ça permet des échanges pour l’amitié et la fraternité mais aussi pour les actions futures à mener », indique-t-il. Sur place, sont également installés les stands du Mouvement pour la paix, de l’Association France Palestine Solidarité ou encore du Secours populaire français ainsi qu’un marché paysan avec des légumes et des produits de terroirs issus de petits producteurs dont le bénéfice des ventes sera partiellement reversé au syndicat.

    L’espoir d’une nouvelle génération

    Certains militants souhaitent que ces discours puissent bénéficier d’une portée plus large. Ce constat est partagé par Martine qui aimerait par ailleurs voir plus de jeunes, « de sang neuf qui emmène le reste du groupe » dans les mobilisations de manière générale à l’avenir.

    Etienne Devillard Lacordaire

  • Des tensions au lycée Briand d’Orange

    Des tensions au lycée Briand d’Orange

    Ils dénoncent notamment une « baisse du pouvoir d’achat du personnel », due à l’arrêt du remboursement des frais de déplacement pour visiter les élèves en stage ou à l’arrêt de l’indemnité ZEP. Mais aussi des problématiques de chaleur et d’inclusion scolaire, avec un manque d’AESH.

  • Vers une grève unitaire de défense des services publics

    Vers une grève unitaire de défense des services publics

    « Entre le budget à venir, qui s’annonce encore plus pourri que celui de François Bayrou et les annonces de mardi sur la crise énergétique, qui ne sont qu’une politique des chèques, la colère ne fait que se renforcer ». À la Bourse du travail de Marseille, ce mercredi, Marc Pietrosino, le secrétaire général de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, ne fait pas de hasard sur la tonalité de la journée de grève et d’action du mardi 29 septembre prochain. « Les retours que nous avons sur cette journée, c’est que la mobilisation s’annonce bien suivie. C’est une journée qui déborde de la fonction publique », développe le syndicaliste.

    Autour de lui, on retrouve les représentants de la large intersyndicale à l’origine de l’appel : FO, Unsa, CFDT, CFE-CGC, FSU et Solidaires. Avec l’objectif d’envoyer un message clair au gouvernement à la veille des débats parlementaires autour du prochain budget de l’État. « Sous l’égide de la dictature de la dette, on fait face à une destruction des services publics et une guerre contre les trois versants de la fonction publique », dénonce René Sale pour l’Union Départementale FO 13.

    Concrètement, le pire est à craindre pour les fonctionnaires. « Pour la énième fois consécutive, le gouvernement parle encore du gel du point d’indice. Et un rapport de la Cour des comptes, paru ce mardi, veut aller plus loin en réduisant la masse salariale », explique Virginie Akliouat, pour la FSU 13, qui s’attend à une « grève massive ». Cette question du gel du point d’indice, base de calcul du salaire des agents de la fonction publique cristallise l’attention : « Depuis 2010, date du gel des salaires, on a perdu 24% de pouvoir d’achat ». François Canu, pour l’UD CGT 13, abonde : « Cela me fait 700 euros de moins par mois pour un agent de catégorie C dans la fonction publique ». Alice Richard, pour Solidaires 13 résume les orientations que combattent les syndicats : « Ce budget fait des économies sur le dos des fonctionnaires et les services publics. Mais cela a des conséquences : un soignant se suicide tous les trois jours ».

    « Tout le monde

    est concerné »

    Et si cette journée de grève fait logiquement le focus sur la fonction publique, l’UD CGT 13 entend élargir la mobilisation à d’autres professions, suivant le slogan « pas de services publics sans industries » et inversement. Guillaume Pascal, secrétaire général de l’UD CFDT 13, insiste : « Tous les travailleurs trinquent directement ou indirectement face aux attaques mais les fonctionnaires sont en prise directe avec l’État ». In fine, il rappelle surtout que « tout le monde est concerné par ce mouvement. Quand les agents publics vont bien, les services publics sont de meilleure qualité ».

    À Marseille, le cortège s’élancera du haut de la canebière à 10h30 en direction de la préfecture. D’autres mobilisations sont aussi prévues dans le département à Miramas, Arles et Martigues.

  • Un plan pour relancer Fibre Excellence

    Un plan pour relancer Fibre Excellence

    « Il y a un projet viable avec un investissement à hauteur de 30 millions d’euros pour le redémarrage car aujourd’hui l’outil est fonctionnel », défend François Batista, secrétaire général de l’UD CGT 13, sur le parking devant l’usine où une vingtaine de salariés et leurs syndicats CGT et FO étaient réunis en assemblée générale. « Mais il y a urgence à agir », insistent les salariés de plus en plus inquiets de voir chaque jour les employés de la société Realtec vider leur usine de toute sorte de matériels et convaincus que les liquidateurs « veulent rendre le site inutilisable ».

    Dans un 8e arrêté depuis début septembre, pris le 22 septembre, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski précisait bien que les mandataires devaient avoir quitté le terrain pour laisser l’Ademe prendre le relais sur la mise en sécurité du site au 1er octobre. En attendant, ces derniers accélèrent la cadence. Ce mercredi 23 septembre, c’est le piquet de grève des salariés qui a été dégagé, les réfrigérateurs jetés dans l’herbe à l’entrée du site, alors que des ex-salariés de Fibre Excellence continuent gracieusement à veiller au bon fonctionnement de l’outil industriel pour éviter tout accident. « Les câblages en cuivre, l’outillage, on assiste chaque jour à un nouveau pillage, alors que leur mission c’était d’enlever les produits dangereux et les 18 000 tonnes de bois », dénonce le secrétaire général de l’UD CGT 13, qui ne se privera pas de déposer une plainte pour le vol du matériel du CSE, a priori sans danger ni pour l’environnement, ni pour la population.

    Déterminés à défendre leur projet pour la viabilité du site et de toute la filière bois et papeterie, les deux syndicats CGT et FO faisaient le point avec une poignée d’ouvriers. « Là où les autres projets ont pataugé, c’est qu’ils étaient suspendus au prix du kwh, alors qu’on n’en a pas besoin », plaide le syndicaliste. « Le nouveau projet s’appuie sur la réduction des coûts des matières premières et la qualité de la pâte, détaille Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT Fibre Excellence, moins de matière première et plus de tonnage car on travaille sur la valorisation des déchets. » Adrian Arcangeli, délégué syndical FO Fibre Excellence, précise : « Nous nous nous intégrons dans la filière du recyclage et comme la loi impose aux marchands de barquettes de changer de produits, nous proposons du made in France. »

    Un silence institutionnel

    Les salariés sont abasourdis par le « silence institutionnel » autour de l’avenir de Fibre Excellence à Tarascon. A contrario de la présidente socialiste de la Région Occitanie, Carole Delga, qui s’est engagée financièrement et dans la recherche de repreneurs pour le site de Saint-Gaudens, le président (Ren.) Renaud Muselier de la région Sud montre peu d’empressement à se porter au secours de l’usine de Tarascon, certes située aux confins de Paca. Interpellé par les salariés sur son niveau d’engagement, « il ne nous a pas encore fixé de rendez-vous, mais la Région aurait un projet sur le site, qui ne serait pas de la production de pâte à papier. Et on sait que la position stratégique de l’usine intéresse les groupes logistiques », craint Jean-Michel Bulinge.

    Leur tendre l’oreille serait pourtant intéressant. Alors que le nombre d’usines de production de papier en Europe est passé de 296 unités de production en 1991 à 129 aujourd’hui, un seuil critique est atteint. De quoi aggraver la dépendance aux importations. Un abandon du site de Tarascon menacerait une capacité stratégique dans la filière bois-papeterie, soit la mise en danger de près de 5 000 salariés induits. La filière du recyclage bois représente également un gisement de valorisation des déchets qui alimente 71% de l’industrie papetière. Et à Tarascon, les 180 millions d’euros d’investissements auraient juste été un coup d’épée dans l’eau ?

  • La fraternité comme terreau de la fête des retraités de la CGT à Fabrégoules

    La fraternité comme terreau de la fête des retraités de la CGT à Fabrégoules

    Dans un contexte politique et économique qui soulève de nombreuses préoccupations, la fête a été conçue comme un compromis pertinent entre convivialité et réflexion militante. On retrouve au programme de la journée des débats, des expositions autour de la CGT et du Front Populaire mais aussi un repas prévu avec tous les militants ainsi que diverses animations dans une ambiance solidaire.

    L’évènement sera aussi l’occasion d’exprimer des revendications politiques. « C’est un moment de lutte sociale autant qu’un moment festif », explique Josette Biancheri, secrétaire générale adjointe de l’USR-CGT 13. Le thème de cette 20e Fête des retraités CGT est en effet « pas de Paix sans Progrès Social, pas de Progrès Social sans la Paix ». « Dans un contexte de conflit, aucun progrès social n’est possible, de l’argent pour le progrès social, pas pour la guerre », développe-t-elle.

    Un évènement militant dans un lieu d’exception

    Fabrégoules, lieu emblématique de la Fête depuis sa première édition, a en effet été choisi pour le symbole de lutte syndicale qu’il représente. Il y a 100 ans, les syndicalistes traminots de la CGT obtiennent le versement par leur employeur d’un supplément de prime dans le but de créer une maison de repos, qui servira finalement à financer l’acquisition de Fabrégoules.

    Etienne Devillard Lacordaire

  • L’UD CGT du Var lance sa campagne pour les élections professionnelles de la fonction publique

    L’UD CGT du Var lance sa campagne pour les élections professionnelles de la fonction publique

    « Ce n’est plus un eldorado d’être dans la fonction publique. » Le constat établi par Richard Roméo-Giberti, secrétaire générale de l’UD CGT du Var, est presque unanimement partagé au sein des différentes branches du secteur à l’aube d’élections professionnelles qui se tiendront du 3 au 10 décembre. Pour lancer sa campagne, le syndicat avait réuni les responsables syndicaux de la fonction publique du département, pour balayer un paysage dont les perspectives ne cessent de s’obscurcir. « Notre rôle est de montrer ce que devrait être la norme et à quel point on en est éloigné sur tous les points, du statut aux conditions de travail. Depuis 25 ans, on a trop pris l’habitude que les choses se dégradent », pointe Olivier Gérard, secrétaire général CGT Éduc’action du Var.

    Pour « la titularisation

    des contractuels »

    Principal écueil : celui de la précarité. « Notre secteur est celui qui recueille le plus de fonctionnaires en catégorie C », note Laurence Bazzucchi, animatrice départementale CGT de la fonction publique territoriale. « Ils entrent en dessous du Smic, avec une allocation différentielle pour l’atteindre et être dans la légalité. Ils sont rémunérés sur une partie salariale et sur une partie primes, qui dépend des collectivités. Et toutes n’en versent pas. Le point d’indice est gelé depuis 2010. Il faut 18 ans pour dépasser le Smic. »

    Le nombre de titularisations se veut, qui plus est, toujours plus faible. « On crée de nouveaux établissements, mais sans créer d’emplois, uniquement sur la base du redéploiement, en transférant du personnel. En complément, on prend des contractuels », dénonce Eric Moretti, responsable Var CGT conseiller régional. Et cela, même pour remplacer des titulaires, « ce qui est illégal, un poste de titulaire ne pouvant être remplacé par un poste de contractuel sur le long terme », rappelle Laurence Bazzuchi.

    Un procédé dont les directions des Ehpads publics, « dans lesquels nous devrions tous être fonctionnaires », soutient Eric Roque, cosecrétaire général de l’union syndicale santé action sociale du Var, abusent « avec l’accord de l’ARS. On a en moyenne 50% de contractuels. L’ARS prétend que la bientraitance est son objectif, avec du personnel dont on ne sait pas combien de temps il va rester. Ça nuit à la continuité du soin ». Dans les hôpitaux publics, le manque de personnel conduit à des situations indignes : « Les ASH font les toilettes des patients alors que c’est illégal, les aides-soignants donnent des médicaments sans être formés… Cela les met eux-mêmes en danger vis-à-vis de la loi. »

    « On est sur du nivellement par le bas. Nous revendiquons la titularisation des contractuels », clame Olivier Gérard. « Et des équipes mobiles de titulaires remplaçants pour compléter », ajoute Eric Moretti. « La CGT veut changer ça. Notre plus grande force, c’est qu’on discute entre secteurs, on fait les mêmes constats, c’est pourquoi il faut voter pour nous », conclut Richard Roméo-Giberti, qui a par ailleurs annoncé la venue de Sophie Binet dans le département les 14 et 15 octobre.

  • La CGT sonne la riposte contre le plan social de Sodexo

    La CGT sonne la riposte contre le plan social de Sodexo

    Le groupe français de restauration collective et de services Sodexo a annoncé, le 26 août, prévoir la suppression de près de 1 100 postes en France pour rester compétitif, un nouveau plan social vécu comme un « tremblement de terre » par les syndicats. C’est le deuxième plan de sauvegarde de l’emploi annoncé par ce groupe, après un premier en 2020 dans le contexte de crise sanitaire du Covid-19. À l’époque, plus de 2 000 postes avaient été supprimés. En France, Sodexo emploie 25 000 personnes et exploite 4 000 sites.

    C’est dans ce contexte que plusieurs centaines de personnes en grève se sont rassemblées devant le siège de l’entreprise Sodexo, mardi à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), pour dénoncer le plan de licenciement financier orchestré par la direction de l’entreprise. Une action organisée à l’appel de la Fédération CGT commerce et services.

    Sophie Binet offensive

    « On a vécu un premier PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) après le Covid, qu’on pouvait accepter parce qu’il y avait eu la pandémie, mais là, on est pas du tout sur le même schéma, c’est un licenciement boursier », déplore auprès de l’AFP Gilles Sevilla, délégué syndical CGT du groupe. Sodexo prévoit la suppression de 963 postes en France, soit 4% des effectifs, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi précédé d’une phase de départs volontaires. En plus de ces 963 postes, 134 salariés du siège du groupe sont concernés par le plan social. Une partie de ces postes administratifs devraient partir au Portugal, où les charges sont moindres, précise Gilles Sevilla.

    « La bataille ne fait que commencer. En matière d’annulation de plan de licenciement, la CGT a de l’expérience : c’est Auchan, quasiment 3 000 licenciements annulés en justice avec une victoire retentissante », a rappelé de son côté Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT venue soutenir la manifestation. « Aujourd’hui, le message est clair : annuler un plan de licenciements on sait faire, on va s’y attaquer et c’est pour ça qu’on conseille à la direction de Sodexo d’y renoncer », a-t-elle poursuivi.

    Plusieurs personnalités politiques sont venues soutenir la manifestation, à l’instar du secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle Fabien Roussel, de la députée PCF Elsa Faucillon, la candidate Lutte ouvrière à la présidentielle Nathalie Artaud, ou encore Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis.

    « Licenciement boursier » pour Fabien Roussel

    « Je fais le lien entre le combat que nous menons tous ensemble contre ces hausses des prix de l’énergie et de l’essence, et celui que vous menez ici, a souligné Fabien Roussel au micro. Il y a cette guerre de l’énergie qui se joue et que les Français paient cher aujourd’hui. Mais il y a aussi ces licenciements dont on ne parle pas. (…) Chez Sodexo, 1 000 suppressions d’emplois présentées comme un PSE. Il n’y a rien de social lorsqu’un licenciement concerne 1 000 personnes. Vous avez raison de vous mobiliser pour dénoncer ce licenciement boursier de la part d’un groupe qui a cumulé des milliards de bénéfices ces dernières années et qui fait le choix d’une réorganisation en en faisant supporter le coût aux salariés. Ce groupe fait le choix de maintenir des marges élevées pour ses actionnaires. Je demande que, dans les conseils d’administration, les salariés soient représentés autant que les actionnaires. »

  • Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix

    Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix

    La paix à Martigues et Port-de-Bouc est autant un sujet politique que de festivités, particulièrement en ce mercredi 23 septembre.

    Tout l’après-midi de 13h30 à 17h au jardin de Ferrières de Martigues, la Ville organise la Fête de la paix avec ateliers créatifs, sportifs et ludiques pour tous publics avant le temps protocolaire et le concert de fin de journée. En même temps, l’exposition « des ailes pour la paix » réalisée par les enfants des écoles et des centres de loisirs de Martigues est proposée. Parmi les organisations à l’initiative, la Mouvement de la paix, l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), Martigues Sport Athlétisme, l’Appart, les Vélos des étangs, le Martigues rugby club, Wimoov, l’Ajes, le cinéma la Cascade et le collège Gérard-Philipe. À noter que la Ville est adhérente depuis 2010 de l’Association française des communes pour la paix et inscrit dans son projet « l’émergence d’une culture de paix » en son sein.

    Pas de solution militaire

    À Port-de-Bouc, un meeting pour la paix est organisé à 18h à la pyramide de la paix, au port Renaissance sur le site des sardinades. Le PCF, l’Union locale CGT, le Secours populaire et la Ligue des droits de l’Homme appellent en commun à « exiger un cessez-le-feu général et à cultiver la paix ». « Il n’existe aucune solution militaire pour répondre aux défis que nos modes de production et de vie ont provoqués », insistent les organisateurs. Les quatre centres sociaux de la Ville ont aussi réalisé une exposition de dessins sur le thème de la paix visible dès 14h.

  • La distribution de la presse en quête de ruissellement

    La distribution de la presse en quête de ruissellement

    « Des aides, 22,5 millions d’euros tous les ans, sont prévues pour la distribution de la presse mais elles n’arrivent pas au distributeur de presse que nous sommes ! » Devant la direction régionale des Finances publiques à Marseille, ce mardi, Nicolas Guglielmacci, responsable transport de la CPMM dépeint une situation pour le moins ubuesque.

    Car depuis que les petites mains marseillaises de la distribution de la presse ont repris l’activité de l’entreprise Sad, ancienne filiale de la messagerie de presse Presstalis, via la coopérative CPMM, c’est une lutte quotidienne pour assurer le pluralisme dans la région. « Ça fait 5 ans, suite à la liquidation de Presstalis, que notre coopérative et ses salariés se relèvent les manches et distribuent de la presse dans les Bouches-du-Rhône, du Var et une partie du Vaucluse. Mais aujourd’hui, la situation de la filière ne permet plus à la coopérative de se projeter dans l’avenir », campe Jonathan di Ruocco, adjoint de direction à la CPMM.

    Une question de survie

    de la filière

    Cette fois, c’est par la case Trésor public que passent les travailleurs, avec la volonté de mettre l’État et ses services face à leurs responsabilités. « On ne demande pas de l’argent supplémentaire, on demande le bon fléchage des aides existantes. Les aides publiques à la distribution de la presse étaient de 18 millions en 2025, elles sont passées à 22,5 millions cette année mais on n’a toujours rien ! », dénonce Nicolas Guglielmacci. Avant que Jonathan di Ruocco abonde : « Elles sont censées aider les acteurs de la filière à supporter les surcoûts de la distribution, comme l’augmentation de l’essence et des coûts de l’énergie. »

    Problème : elles restent bloquées à l’étage du dessus dans la pyramide du ruissellement. « Elles sont données directement aux éditeurs de presse, qui contrôlent les messageries pour lesquelles nous sommes prestataires. Elles n’arrivent pas jusqu’à nous et ne servent pas l’outil de distribution », développe l’adjoint de direction.

    D’où le coup de pression à l’adresse des Finances publiques. Alors que le prochain budget de l’État arrive sous peu en débat au Parlement, il y a urgence pour les salariés de la CPMM. « Dans le nouveau budget, les aides à la presse doivent être fléchées clairement, il faut que les aides à la distribution arrivent bien jusqu’aux principaux concernés », martèle Nicolas Guglielmacci.

    Plus qu’une question de juste redistribution, c’est une question de survie économique pour la CPMM, maillon essentiel de la filière. « On ne peut pas répercuter l’augmentation des coûts : nos prix sont fixés par les éditeurs à travers les messageries. On a donc des coûts fixes mais on n’a aucune possibilité d’augmenter la rémunération », pointe Nicolas Gugliemacci.

    De là à mettre en danger toute une filière ? Rappelons que lors de la liquidation de la Sad, c’est toute une partie de la région qui avait été privée de distribution de presse pendant plusieurs mois. « Sans nous, il n’y a pas de système de distribution et les diffuseurs, comme les kiosques, ne seront pas distribués, ce qui est assez dangereux pour l’emploi mais aussi le pluralisme en année d’élection présidentielle », conclut le syndicaliste. À bon entendeur…

  • [Prix des carburants] Face à la crise, le service minimum

    [Prix des carburants] Face à la crise, le service minimum

    Face à la presse ce mardi après-midi, le ministre de l’Économie Roland Lescure s’en prend à ceux qui « soufflent sur les braises ». Et promet : « Nous entendons les inquiétudes des Français, qui parfois s’expriment sous la forme d’une colère. Nous devons y répondre, et c’est ce que nous faisons aujourd’hui. » Après une double réunion lundi, le gouvernement a finalement dévoilé ses mesures pour faire face à la flambée des carburants. Sans changer nullement de cap. « Dès le début de la crise, l’État a apporté une réponse immédiate avec des mesures ciblées, adaptées et temporaires, résumait le résident de Bercy. Cette stratégie est inchangée, nous allons l’amplifier et l’élargir. »

    Ne pas taxer Total

    Le dispositif « Grands rouleurs » est ainsi renouvelé et doublé, avec un chèque de 100 euros pour les trois derniers mois de l’année. Surtout, il est étendu à 2,5 millions de personnes supplémentaires, pour viser 5,5 millions des 40% de Français les plus pauvres roulant au moins 15 kilomètres pour aller au travail, avec un versement automatique pour ceux qui en bénéficient déjà. Le plafond de défiscalisation de la prime carburant payé par les employeurs est aussi relevé à 1 000 euros, et le gouvernement promet de maintenir les chèques énergie pour 2027 en les versant au mois de janvier. Quant aux secteurs les plus exposés, les aides sont renouvelées pour les secteurs du BTP, de l’agriculture, des soignants à domicile et surtout de la pêche, pour laquelle elles atteignent le maximum de la réglementation européenne.

    Montant total de l’enveloppe consentie : 450 millions d’euros. Mais malgré l’ampleur de la crise, le gouvernement n’a même pas à revoir ses maquettes budgétaires pour débloquer ces aides. Moins de la moitié des ménages qui pouvaient en bénéficier jusqu’à présent ne les ont pas réclamées. L’effort sur l’année reste fixé à 1,4 milliard d’euros, quand l’Espagne avait annoncé 5 milliards au mois d’avril.

    Malgré les demandes des oppositions, pas question de baisser les taxes sur les carburants. « Ceux qui annonceraient des baisses d’impôts généralisées aujourd’hui seraient ceux qui annonceraient demain des hausses des taxes généralisées », pointe le ministre des Comptes publics David Amiel. Lui refuse de faire jouer la solidarité nationale : toutes les aides sont adossées à des coupes budgétaires. Pas question non plus de souscrire à la taxation des superprofits des groupes pétroliers, réclamée fin août à la Commission européenne par six pays. « Nous ne sommes pas tout à fait égaux par rapport à cette situation, défend Roland Lescure. Nous avons une grande major intégrée, qui participe au fait que nous n’avons pas de problèmes d’approvisionnement et qui plafonne les prix de l’essence dans un certain nombre de stations. » De quoi venir à la rescousse de Total qui annonçait 10 milliards de bénéfices nets au premier semestre. Le ministre préfère une enquête européenne sur les marges des raffineurs, demande déjà refusée par la Commission européenne.

    Yves Souben

    CE QU’ILS PENSENT

    Marc Pietrosino, Secrétaire général UD CGT 13, Marseille

    « Il n’y a pas eu d’annonces sur les salaires. Quand on paie pour aller travailler, la meilleure façon de contrer cela, c’est d’augmenter les salaires. La politique des chèques ne suffit pas. Le gouvernement a aussi beaucoup parlé d’électrification… Heureusement qu’on a mené le combat pour que la centrale de Gardanne tourne ! »

    A.B.

    Hervé Gout-Vernier, Marin-pêcheur, Martigues

    « Le prêt à taux zéro est une connerie : ça ne fait que reculer l’échéance du coup de grâce si la situation ne s’arrange pas. On nous prête de l’argent pour faire tampon avec les aides promises, qui tardent à arriver et pour un gasoil qui continue à monter. Qu’on fixe les prix du gasoil pour tout le monde et ce sera plus simple. »

    An.M.

    Gaëlle Cannat, Infirmière, Éguilles

    « On est partagés. La dernière fois rien ne nous concernait. Il y a eu un élargissement, avec un bonus pour les territoires ruraux, qui concerne visiblement 25 000 infirmières. C’est toujours bien si ça aide des collègues. Mais cela reste des mesures limitées dans le temps, ça ne sécurise pas notre exercice sur le long terme. Je dirai : bien mais peut mieux faire. »

    M.M.

    Jean Pugens, CGT retraité Bouches-du-Rhône, Roquevaire

    « Les mesures concernent les actifs, mais l’aide est loin de répondre à l’ensemble des travailleurs. Par ailleurs, les retraités aussi sont concernés par la flambée des prix : certains réduisent leur déplacement. Pour répondre au problème, nous revendiquons surtout le maintien de la gratuité des transports sur la Métropole. »

    M.M. et A.B.

    Philippe Antoine, Syndiqué CGT 04, Sisteron

    « On est loin du compte. Ça ne répond pas à ce que nous, en tant que syndicalistes, nous posons comme problème. Il faut repenser les choses, que l’ensemble des entreprises payent, qu’elles prennent désormais en compte le lieu de vie de leurs salariés. Les déplacements domicile-travail doivent être couverts par les employeurs. »

    M.M.

    Thierry Gozzerino, Agriculteur membre d’un réseau Amap, Salon-de-Provence

    « Ma comptable m’a déjà dit que j’avais dépassé mon barème en euros de gazole de l’an passé. Cette année entre camions et tracteurs, je vais faire pas loin de 10 000 euros. C’est monstrueux. 15 cts d’euros par litre ? C’est vraiment pas grand-chose. Je m’interroge sur mon orientation. »

    M.-L.T.

    RÉACTIONS

    Fabien Roussel, candidat à la présidentielle et secrétaire national du PCF

    « Le gouvernement n’entend pas la colère qui monte face à la hausse des prix du carburant. Il choisit les petits chèques très ciblés. Alors que les gros profits de Total vont eux exploser. Nous continuerons de nous battre pour la baisse des taxes et la nationalisation de Total. (…) C’est une trahison que d’avoir de telles marges et de faire de l’argent sur le dos de nos compatriotes. »

    Raphaël Glucksmann, fondateur de Place publique et candidat à la primaire sociale-démocrate

    « Si on n’a pas une réaction à la hauteur de l’État, on aura une implosion sociale. À chaque fois qu’il y a une guerre qui déclenche une hausse des prix, les multinationales du pétrole et du gaz font des bénéfices records. »

    Ian Brossat, sénateur et porte-parole du PCF

    « Depuis 10 ans, Macron a condamné les travailleurs à devenir mendiants, à quémander chèques énergie, chèques carburants, prime d’activité. Stop ! La solution : baisse des taxes injustes sur les carburants, augmentation des salaires. »

    Jérôme Guedj, député PS et candidat à la primaire sociale-démocrate

    « La crise des carburants n’est peut-être pas la faute directe de notre gouvernement, l’endiguer, si. Quand la guerre du Golfe éclatait, les socialistes protégeaient les Français en fixant les marges. Aujourd’hui, on surtaxe ceux qui sont les plus vulnérables sans faire contribuer les plus aisés. »

    Mathilde Panot, députée et présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale

    « Il est urgent de décréter l’état d’urgence sociale. Les marges des raffineurs ont été multipliées par 7,5. Total se gave : 11,2 milliards de bénéfices en six mois sur le dos du peuple de France. Il faut bloquer les prix et les marges. »

    David Amiel, ministre des Comptes publics

    « Il n’y a pas eu, il n’y a pas et il n’y aura pas de cagnotte. Ceux qui aujourd’hui viennent annoncer des baisses d’impôt générales annonceront demain des hausses de taxes générales pour pouvoir les compenser. »

    Roland Lescure, ministre de l’Économie et des finances

    « C’est une situation qu’on n’a pas choisie. Il y aura très vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre, mais ce qu’il n’y aura pas, c’est une baisse de taxe généralisée. »

    Éric Ciotti, maire (UDR) de Nice

    « Face à l’explosion du prix des carburants, le gouvernement fait le choix de l’usine à gaz et des chèques bureaucratiques au lieu d’avoir le courage de la clarté en baissant la TVA ! Bureaucratie et suradministration ne régleront rien pour le pouvoir d’achat, mais augmenteront la dépense publique ! »

    David Lisnard, maire (NE) de Cannes et président de l’Association des maires de France

    « Multiplier des chèques ciblés à 450 millions d’euros finance la dette par la dette. La seule mesure de bon sens immédiate est la suppression pure et simple des verrous réglementaires comme les certificats d’économie d’énergie. »