Tag: carburant

  • Un dispositif de sécurité d’ampleur de nouveau déployé

    Un dispositif de sécurité d’ampleur de nouveau déployé

    La réponse qui sera apportée sera de la plus grande fermeté » avec « un dispositif opérationnel robuste » face à « un risque de violences urbaines très élevé », a prévenu, dès ce jeudi, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Un peu plus tôt dans la journée, il avait adressé un télégramme aux préfets, les appelant à la vigilance pour le 31 octobre et leur demandant d’avoir « une attention toute particulière aux appels aux rassemblements sur toutes les places publiques à partir de 20 heures qui se multiplient, et aux risques de cortèges sauvages qui en découlent ».

    On prend donc les mêmes et on recommence… Si le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, se refuse à donner des détails sur le dispositif de sécurité prévu, les instructions de la direction générale de la police nationale (DGPN) sont claires : le taux de présence est monté à 75% pour l’acte III, contre 60% en temps normal, nous confie une source policière. Quitte à suspendre les repos et congés des policiers et gendarmes, a convenu Laurent Nuñez.

    Blindés et canons à eau

    Canons à eau, blindés « Centaure » et camions de CRS devraient de nouveau se positionner dans les rues marseillaises en nombre, ce week-end. Le Raid étant chargé de la protection des bâtiments publics. Des contrôles pourraient également avoir lieu dans les gares et sur les routes, comme préconisé par le ministre de l’Intérieur.

    Dans l’arrêté publié par le préfet des Bouches-du-Rhône, outre l’interdiction des manifestations et rassemblements non déclarés ce week-end, on retrouve l’établissement de couvre-feux chaque soir de 23h à 5h jusqu’au lundi matin, mais pour les mineurs uniquement et toujours dans des zones spécifiques dans les communes de Marseille, Aubagne, Miramas, Salon-de-Provence, Les Pennes Mirabeau et Arles. Sont particulièrement concernées les zones commerciales et le centre-ville marseillais.

    D’autres arrêtés interdisent le port d’équipement de protection individuelle de type casques, gants et lunettes, tout comme le transport de carburant, la vente, le port et le transport d’armes par destination.

  • Le bénéfice record et indécent de TotalEnergies

    Le bénéfice record et indécent de TotalEnergies

    L’indécence au grand jour. Semestre après semestre. L’annonce est tombée ce jeudi matin, alors que le pays se prépare à un nouveau week-end de rassemblements contre la vie chère, suivi par un appel intersyndical à la mobilisation le 5 novembre. TotalEnergies a présenté jeudi à ses actionnaires un bénéfice net record de 8,3 milliards de dollars pour le troisième trimestre, contre 3,7 milliards de dollars sur la même période l’an passée.

    Comme l’Espagnol Repsol et le géant britannique Shell, la compagnie pétrolière française profite de la flambée des prix des hydrocarbures, conséquence des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, pour se remplir la panse. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et si, au vu du contexte social explosif en France, des réactions indignées se sont exprimées ce jeudi, pour la porte-parole du gouvernement : « On aurait tort de sombrer dans le Total bashing », estime Maud Bregeon sur le plateau de BFMTV.

    « Depuis janvier, la multinationale a engrangé 19,511 milliards de dollars de profits, soit près de deux fois plus qu’à la même période en 2025, sans que ces gains exceptionnels ne soient soumis à la moindre taxe supplémentaire. Ce manque à gagner pour l’État intervient au moment même où l’Assemblée nationale examine un projet de budget 2027 marqué par l’austérité, alors que les ménages subissent la flambée des prix de l’énergie et que la crise du pouvoir d’achat entraîne des mobilisations massives à travers tout le pays », rappellent les ONG 350.org, Action Justice Climat Paris et Attac France dans un communiqué.

    « Notre économie en souffre et les seuls à qui on demanderait pas un effort c’est Total ! Tout cela est hallucinant », a fustigé la veille Éric Coquerel, président LFI de la Commission des finances alors que des amendements visant à taxer les profits fossiles ont tous été rejetés par les députés.

    Le plafonnement des prix = six jours de bénéfice

    Les Socialistes annoncent déposer, dans le cadre de leur journée réservée à l’Assemblée nationale le 19 novembre, un projet de loi pour encadrer les marges réalisées par les entreprises de raffinage. « Moins de profits pour les actionnaires de TotalEnergies, plus de pouvoir d’achat pour les travailleuses et travailleurs », écrit le groupe dans un communiqué de presse. « Nous estimons que cela permet de faire baisser le prix à la pompe de 20 à 30 centimes par litre, sans rien coûter aux finances publiques », justifient les députés.

    Le groupe dirigé par Patrick Pouyanné rappelle qu’il plafonne le prix du gazole à 2,25 euros le litre dans ses stations-service, ce qui lui coûte 500 millions d’euros depuis le début de l’année. « Cela représente seulement six jours de bénéfice. Des miettes pour les automobilistes, des milliards pour les actionnaires », tacle le secrétaire national du PCF Fabien Roussel. Dès lors, « nous demandons la nationalisation de TotalEnergies pour reprendre la maîtrise des prix et des investissements. Les profits de l’énergie doivent servir à alléger les factures et à financer la transition écologique. C’est une question de souveraineté », appuie-t-il dans des messages sur X.

  • Des drones et l’IA pour traquer les maladies de la vigne

    Des drones et l’IA pour traquer les maladies de la vigne

    La solution pour les vignes vauclusiennes contre les maladies dévastatrices telles que le mildiou, l’oïdium ou la flavescence dorée passera peut-être par les airs. L’entreprise vauclusienne Agritech Provence propose désormais de détecter, à l’aide de drones équipés de caméras, les imperfections problématiques, le tout aidé par l’intelligence artificielle (IA).

    Démonstration ce jeudi 22 octobre dans des vignes de la commune de Goult, perchée dans le Luberon vauclusien. « Grâce à leurs capteurs et à l’intelligence artificielle, nous repérons les foyers de maladie. Le drone ne remplace pas l’œil du viticulteur, il lui dit où regarder en premier. Les données collectées sont ensuite analysées avec l’IA et permettent à l’agriculteur d’agir rapidement et précisément », souligne Julie Demarigny, qui a cofondé Agritech Provence avec Ugo Bondil, ingénieur agricole et apiculteur.

    L’entreprise travaille actuellement avec sept viticulteurs et deux caves coopératives. Et chaque vol enrichit une base d’images mutualisée qui perfectionne les analyses. « Ces données nourrissent Marthe, la solution logicielle que l’entreprise conçoit avec les viticulteurs eux-mêmes, à partir de leurs besoins de terrain. Une seconde brique doit ensuite permettre à d’autres télépilotes de proposer ce service de détection aux agriculteurs », explique Agritech dans un communiqué. L’entreprise souhaite ensuite étendre ce modèle à « d’autres cultures ».

    Application en cours

    de développement

    Une méthode qui est, d’après la cofondatrice, « quatre fois plus rapide, deux fois moins chère parce que les exploitants utilisent moins de produits, n’écrase pas les sols et ne consomme pas de carburant ». Avant d’ajouter que « détecter les foyers avant l’apparition des symptômes visibles reste l’objectif de recherche à plus long terme ».

    En parallèle, une application est également en cours de développement afin d’aider « à la décision pour aider les agriculteurs à gérer et simplifier leur quotidien ». Ce qui comprend, par exemple, la gestion des traitements ou des coupes des végétaux. Mais aussi le développement d’un logiciel afin de démocratiser l’usage de la technologie à toute personne possédant un drone multispectral, c’est-à-dire qui capte des gammes de longueurs d’onde spécifiques du spectre électromagnétique, bien au-delà de ce que l’œil humain peut percevoir.

    Un projet plutôt récent, avec la création de l’entreprise en janvier 2026. « Après plus d’un an de travail préparatoire, étant immobilisée pour une fracture de la malléole, j’ai étudié les recherches mondiales en agritech et réalisé que les drones étaient largement exploités en Asie, en Amérique et en Afrique, mais très peu en Europe et en France », explique-t-elle. Ce qui l’a poussée à passer son brevet de télépilote de drones et à se lancer pleinement dans l’aventure. Tout en étant conseillée par Frédéric Cointoult, maître de conférences à l’Institut Agro Dijon et spécialiste de l’imagerie IA.

    Une idée déjà récompensée. En effet, Julie Demarigny a décroché le prix « 101 Femmes entrepreneures » avec ce projet. Et a été récompensée par un prêt d’honneur de 10 000 euros pour continuer à financer son lancement.

  • La région placée sous une chape de plomb

    La région placée sous une chape de plomb

    La décision du préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, est tombée telle un couperet en fin d’après-midi, ce jeudi 22 octobre : les manifestations sont temporairement interdites ce samedi, dans le département, pour « prévenir des troubles à l’ordre public ». Au regard des « événements survenus le week-end dernier à Marseille », marqués par « de nombreux pillages, dégradations et actes de vandalisme », justifie le représentant de l’État, et « pour des raisons de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieures », cette mesure s’applique à toutes les manifestations déclarées ou non, « y compris celles portant sur d’autres sujets que le pouvoir d’achat ».

    Quand le chef de l’État, Emmanuel Macron, annonçait dans la matinée l’interdiction des mobilisations non organisée par des syndicats. La veille, le préfet du Var avait pris une décision similaire pour Toulon, tout en maintenant concert et match de rugby.

    Le couvre-feu pris pour certaines zones de Marseille, le centre-ville et des zones commerciales de Grand Littoral ou de la Valentine, Plan-de-Campagne à Cabries et la zone des Paluds à Aubagne, est élargi pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi aux majeurs, dès samedi 23h.

    Pas de transports

    Les horaires sont modifiés : le couvre-feu démarrera une heure plus tard pour être effectif de 23h à 5h. À Marseille, le périmètre est étendu aux bâtiments publics et institutionnels. Métro, tramway, bus… Tous les transports en commun sont interrompus de samedi 5h à dimanche 5h sur toute l’agglomération marseillaise, en direction des zones commerciales de Plan-de-Campagne, Vitrolles, Aubagne, Miramas, mais aussi entre Aix-en-Provence et Marseille, entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence et entre Marseille et Salon-de-Provence.

    Pour les commerçants, des « mesures de sécurité passives » ont été définies en lien avec la Chambre de commerce et d’industrie et la Ville de Marseille, sans que ces dernières soient détaillées. Les agents municipaux ayant aidé depuis le 17 octobre à poser des panneaux de bois pour protéger les ouvertures des magasins dont les vitrines ont été détruites. Des arrêtés interdisent aussi « le port d’équipements de protection individuelle » de type casques, gants ou lunettes. Le transport de carburant est prohibé comme la vente, le port et le transport d’armes par destination.

    En mettant sous l’éteignoir tout un territoire, l’État a franchi un cap dont d’aucuns pointent déjà l’inconstitutionnalité. Pire, à jouer les pompiers pyromanes, il prend le risque d’attiser une colère déjà enracinée…

  • Plusieurs mesures d’aide aux agriculteurs pour renforcer le plan d’urgence agricole

    Plusieurs mesures d’aide aux agriculteurs pour renforcer le plan d’urgence agricole

    Pour venir en aide aux agriculteurs touchés par la canicule et les incendies cet été, le plan Climat – Adaptation – Sécheresse – Incendies (plan CASI), communément appelé « plan d’urgence agricole », a été mis en place par le gouvernement début septembre. 1,3 milliards d’euros ont ainsi été annoncés au niveau national, notamment via la mise en œuvre d’un plan de réarmement agricole, qui vise à soutenir les exploitations les plus durement touchées. 197,3 millions d’euros d’enveloppes régionales ont été engagées.

    Dans le Var, cela se traduit par 1,6 million affectés aux conséquences des incendies, et 1,07 million d’euros sur le volet sécheresse/canicule. 460 dossiers en cours d’instruction par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) ont été déposés. Les plus urgents ont déjà été étudiés et peuvent donner droit à des aides allant jusqu’à 15 000 euros.

    Pour le volet sécheresse/canicule, une réunion d’échange avec les représentants du monde agricole s’est tenue lundi afin d’en définir les conditions d’intervention. Et en parallèle, d’autres mesures viennent désormais compléter le plan.

    Prêts à taux zéro

    Des prêts à taux zéro sont mis en place grâce à la prise en charge par l’État des intérêts des prêts « sécheresse » proposés par les banques, concernant des prêts allant jusqu’à 50 000 € sur deux ans. Un dispositif spécifique est aussi prévu pour les agriculteurs installés depuis moins de cinq ans : en cas de report d’une échéance de crédit, l’État pourra prendre en charge les intérêts et le surcoût liés à ce réaménagement.

    Réouverture du guichet GNR avril, mai, juin

    Les guichets d’aide au gazole non-routier (GNR) correspondant aux consommations des mois d’avril, mai et juin sont ouverts pendant deux mois, pour permettre aux exploitants qui n’avaient pas pu déposer leur demande dans les délais de bénéficier d’un remboursement de 15 centimes par litre. Dans le Var, 567 demandes GNR ont déjà été déposées et 74 096 € versés. Le guichet GNR est par ailleurs prolongé jusqu’à fin décembre 2026.

    Guichet prolongé et facilité pour l’engrais

    Le guichet exceptionnel d’aide à l’achat d’engrais azotés simples (50 à 70 euros par tonne), prolongé jusqu’au 31 décembre, est également assoupli. Les exploitants pourront désormais déposer un bon de commande afin d’enregistrer leur demande, avant de transmettre la facture acquittée nécessaire au paiement de l’aide.

    Des dégrèvements de taxe foncière

    Des dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) pourront être accordés aux exploitants les plus touchés par les pertes de récoltes. Il pourra être réalisé d’office par la Direction générale des finances publiques, sans démarche, en vertu des pertes constatées par la DDTM et la chambre d’agriculture du Var. La date de paiement de la taxe foncière est par ailleurs repoussée au 15 novembre.

    Note

  • Les salariés d’ArcelorMittal en grève pour leurs frais de trajet

    Les salariés d’ArcelorMittal en grève pour leurs frais de trajet

    Ils ont choisi la grève pour faire part de leurs revendications. Depuis dimanche à 17h30, les salariés de la coulée continue (aciérie) de l’usine ArcelorMittal, à Fos-sur-Mer, ont cessé le travail dans le cadre d’un mouvement national de lutte pour une révision à la hausse des indemnités kilométriques liées aux trajets domicile-travail.

    Car, depuis la fin des bus affrétés par l’entreprise pour ses salariés en 2011, la voiture est devenue le principal moyen de se rendre au travail. L’entreprise verse une indemnité à ses salariés en fonction de la distance parcourue, à raison de 7,29 euros pour un aller-retour de 40 km par exemple, selon le barème actuellement en vigueur, depuis 2015, et dans la limite de 60 km aller.

    La CGT réclame une augmentation du barème, la direction propose 5 centimes de plus au kilomètre, « en actant que ce montant ne serait pas revu à la hausse », indique Stéphane Martins de Araujo, secrétaire du syndicat CGT de l’usine de Fos. D’autre part, le syndicaliste indique que « les cadres touchent 2,5 fois le barème des non-cadres alors qu’on va dans les mêmes stations aux mêmes prix ». Il demande donc un nivellement par le haut, mais aussi que la distance maximale indemnisée soit portée à 80 km, l’objet d’un « refus de la direction », selon le syndicaliste. Même réponse concernant l’instauration d’une prime carburant exonérée de 1 000 euros.

    Mais la revendication va au-delà de la mobilité. « Nous demandons la revalorisation du salaire et l’embauche des quinze intérimaires pour les sortir de la précarité et mieux les former à ces installations nécessitant des années pour les maîtriser », développe le responsable. En détail, il s’agit de 3% d’augmentation pour près de 80 euros net. Et « il manque encore une centaine de salariés sur la maintenance », d’après le syndicaliste, pour atteindre le niveau d’avant l’arrêt du haut-fourneau n°1 (HF1).

    Redémarrage en attente

    Car l’enjeu des embauches se mesure aussi aux 3,2 millions de tonnes affectées à Fos-sur-Mer par le groupe, comparé au 1,6 million actuellement réalisable. Le HF1, victime d’un incendie en octobre 2025 et qui devait redémarrer en juin, est toujours à l’arrêt : en cause, un démarrage raté et des complications liées à la fonte figée dans la ligne de production. « Cette situation n’est pas la faute des travailleurs, mais du manque d’investissement chronique et de mauvais choix de la direction », tance Zidane Mérabet, représentant du personnel CGT du site. Ce dernier met directement en cause le recours à l’intérim et le manque de formation comme responsables d’accidents industriels et empêchant la production. In fine, le syndicaliste craint « que le plan du groupe soit de justifier comptablement la fin d’ArcelorMittal Fos-sur-Mer », faute de pouvoir répondre à la commande et donc d’être rentable. « S’il n’y a pas d’investissement fin 2026-début 2027, on court à la catastrophe », prédit Zidane Mérabet.

    Contactée, la direction d’ArcelorMittal n’a pas souhaité réagir.

  • Marché solidaire du PCF à Martigues

    Marché solidaire du PCF à Martigues

    « On est des militants communistes, pas des marchands, on achète à un producteur d’Arles et on vend à prix coûtant », explique la militante Marianne Bocca à une acheteuse. « C’est en réponse au gouvernement qui enrichit les grandes fortunes, refuse d’augmenter les salaires ou de plafonner les prix alimentaires et du carburant », complète Alain Graneli, cadre de la section locale du PCF. « Nous voulons diminuer la TVA, nationaliser Total en sanction de prise de bénéfices illicites, augmenter les salaires, retraites et aides sociales et sortir du marché européen de l’énergie. »

  • [Entretien] Pierre Sube, Banque alimentaire : « Il faut donner plus avec moins de subventions »

    [Entretien] Pierre Sube, Banque alimentaire : « Il faut donner plus avec moins de subventions »

    La Marseillaise : De combien de bénévoles avez-vous besoin pour la collecte ?

    Pierre Sube : Rien que nous, à notre petit niveau, il faut qu’on ait entre 500 et 600 bénévoles sur les deux jours pour collecter. C’est très lourd à mettre en place. Sur deux jours, on ramasse habituellement entre 42 et 45 tonnes de marchandises. C’est entre 12 et 15% de nos besoins annuels qu’on collecte sur ces deux jours. Après, il faut les ramener ici, il faut les trier. Cela demande encore une semaine de travail.

    Est-il de plus en plus difficile
    de trouver des bénévoles
     ?

    P.S. : Depuis un an ou deux, ce n’est pas simple. L’an dernier, par exemple, il y a deux ou trois magasins qu’on n’a pas pu collecter parce qu’on n’avait pas assez de bénévoles. Chaque année, on se demande si on continue à faire les collectes, parce qu’il faut des bénévoles, du carburant, des véhicules… Il faut voir ce qu’on récolte et ce que ça nous coûte pour le récolter.

    Recevez-vous des subventions
    de l’État et de l’Europe
     ?

    P.S. : Heureusement oui, des donations en produits ou en subventions. Par contre, depuis deux ans, les subventions européennes et nationales sont en chute libre de l’ordre de 40 à 60%. C’est énorme, donc là on fait appel le plus possible, mais ce n’est pas facile non plus, à des mécènes privés pour les produits qui nous manquent.

    Savez-vous quel pourcentage
    de votre budget représentent
    les subventions européennes
    et de l’État
     ?

    P.S. : C’est quasiment tout notre budget. Si on n’a pas de subventions, on est morts. S’il n’y a pas d’aides du département, de l’État et de l’Europe, il n’y a aucune banque alimentaire ni aucun resto du cœur qui peut fonctionner, en France comme ailleurs. On fonctionne grâce aux subventions et à la générosité des entreprises privées ou publiques.

    Y a-t-il de plus en plus
    de bénéficiaires, de personnes
    qui sont dans le besoin
     ?

    P.S. : La précarité augmente depuis deux, trois ans, c’est certain. D’où l’exercice très compliqué auquel on est confronté : il faut qu’on arrive à donner plus avec moins de dons et moins de subventions. Donc ça devient très, très compliqué. D’où l’importance de la collecte annuelle qui a lieu les 6 et 7 novembre, qui est vitale pour nous chaque année, mais cette année encore plus compte tenu du contexte.

  • Face à la hausse à la pompe, le PCF avance ses solutions

    Face à la hausse à la pompe, le PCF avance ses solutions

    Plusieurs militants de la fédération PCF 04 se sont mobilisés dans diverses stations Total, samedi, avec un mot d’ordre : « Carburant, stop au racket !» « Une dizaine de stations ont été occupées à cette occasion pour aller à la rencontre des clients, avec un accueil très favorable de leur part », explique Bertrand Perrin, secrétaire départemental du parti.

    Cette opération de tractage dans Alpes-de-Haute-Provence s’inscrit dans une campagne nationale du PCF menée du 5 au 11 octobre pour défendre ses propositions visant à faire baisser le prix des carburants et à reprendre le contrôle public du secteur de l’énergie. D’autant plus que la majorité des personnes reste encore très dépendante de la voiture et donc du carburant, particulièrement dans ce département.

    Blocage du prix

    des carburants

    « Le prix des carburants explose. Le pouvoir d’achat de millions de familles est impacté. Cette situation est d’autant plus insupportable que les entreprises pétrolières se gavent sur le dos des consommateurs. TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars pour le deuxième trimestre 2026. C’est deux fois plus qu’il y a un an. À lui seul, le patron de Total touche un salaire annuel de plus de 10 millions d’euros ! Que fait le gouvernement ? Rien. Ça ne peut pas continuer comme ça », s’insurge le Parti communiste français.

    Parmi les propositions mises sur la table et évoquées auprès des automobilistes rencontrés : le blocage du prix des carburants à 1,60 euro le litre, la baisse des taxes prélevées par l’état sur les carburants et la nationalisation de Total « pour faire primer l’intérêt général sur la rapacité d’actionnaires ». Cette dernière proposition est notamment mise en avant par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle.

  • Bonne nuit les petits

    Bonne nuit les petits

    Au bout de bientôt 10 ans d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron ne s’amende pas. Hier soir, il a pris la parole en s’adressant aux Français avec la condescendance qui a caractérisé ses deux quinquennats. D’abord pour les faire frissonner sur le contexte international comme s’ils ne vivaient pas déjà dans leur chair les conséquences de la multiplication des conflits dans le monde. Ensuite, pour leur expliquer qu’une baisse des taxes sur les carburants comme elle pratiquée ailleurs en Europe n’était pas une bonne idée.

    Le chef de l’État a même incité les Français à se réjouir de l’attitude de Total qui « plafonne les prix » tout en réalisant… 11 milliards de bénéfices en six mois ! Bonne nuit les petits. Demain ça ira mieux.

    Provocation

    Ultime provocation : le président de la République a regretté de n’avoir pas su imposer sa réforme des retraites et mis en garde contre un possible « mouvement social ». Il ne faudrait pas trop remuer quand on se fait tondre.

    Les Français ont besoin d’un président de la République qui défende leurs intérêts, pas d’un marchand de sable.