Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Conseil Métropolitain] 73 maires apportent leur soutien à Nicolas Isnard contre Benoît Payan

    [Conseil Métropolitain] 73 maires apportent leur soutien à Nicolas Isnard contre Benoît Payan

    Un observateur de la vie politique parlait d’ «œcuménisme abîmé». A quelques heures du conseil métropolitain qui se tient ce jeudi après-midi, avec à l’ordre du jour la modification du budget arrêté au mois de juin par le préfet de région, 73 maires de la Métropole Aix-Marseille – issus des différents groupes à l’exclusion de la gauche métropolitaine – apportent dans un courrier commun leur soutien au président (LR) de l’intercommunalité, Nicolas Isnard. «Nous vous demandons de maintenir notre séance du jour ainsi que son ordre du jour et vous assurons de notre soutien à la décision modificative présentée», écrivent-ils en appelant à « l’esprit de responsabilité ».

    Trois jours après la demande formulée par la Ville de Marseille avec le groupe de la gauche métropolitaine de repousser la séance, ils dénoncent un débat « pollué par des prises de position intempestives » et des « paroles inacceptables ». Tandis que la municipalité marseillaise, la plus grande perdante de cette modification budgétaire avec une perte annoncée de 36 millions d’euros dans ses dotations, préconise de voter un budget en déséquilibre pour ne pas léser les communes, les signataires tancent de « fausses solutions » et une « ferme opposition à ce revirement de dernière minute ».

    Solidarité renouvelée

    Ils rappellent l’accord trouvé en conférence des maires avec la création d’un fonds de concours métropolitain pour compenser la baisse de la dotation de solidarité, un dispositif « validé par les services de la préfecture » écrivent-ils, après la note des services de l’Etat recadrant celui-ci.

    Ils promettent une «solidarité renouvelée envers Marseille» lors de l’élaboration d’un futur pacte financier et fiscal pour la Métropole, quatre ans après celui qui avait instauré la dotation de solidarité dont la cité phocéenne est le premier bénéficiaire.

    «La Métropole ne peut pas se construire contre la ville de Marseille, mais la ville de Marseille ne peut pas se construire contre sa métropole et les 91 communes qui la compose», concluent-ils.

  • [Lecture] Jean-Sébastien Bach remis au goût du jour

    [Lecture] Jean-Sébastien Bach remis au goût du jour

    S’il estime qu’il est pour lui un « vieux compagnon » qu’il écoute depuis plus de quarante ans, ce n’est pas le parcours de la vie de Jean-Sébastien Bach que Stéphane Salord veut dérouler dans le livre qu’il vient de publier. Habituellement vu dans la sphère politique locale, étant délégué Génération écologie du Pays d’Aix et actif au cours des élections municipales, Stéphane Salord présente son livre Bach, la marche vers l’éternité, comme « un livre sans prétention intellectuelle, qui n’est pas là pour parler de mes états d’âme », mais pour proposer un « angle issu d’une recherche personnelle : regarder l’inversion complète de la trajectoire de cet homme par rapport à d’autres musiciens », contextualise l’auteur, au cours d’une séquence de dédicaces tenue ce mercredi 9 septembre. 116 pages de recherches autour du compositeur du XVIIe siècle, autoéditées, pour dire « qu’il est temps de s’intéresser à Bach, le musicien de l’attention, de la profondeur (…) pas la peine d’être un spécialiste pour écouter Bach. Sa musique est là pour nous permettre de mieux réfléchir et rendre les choses compliquées acceptables », insiste Stéphane Salord. En attendant d’autres séquences de dédicaces, le livre est à retrouver sur les plateformes en ligne, notamment.

  • À Puyricard, premier Souvenir Jacky et Bruno Anginoni

    À Puyricard, premier Souvenir Jacky et Bruno Anginoni

    Ils sont tous venus, les proches, amis de Jacky et Bruno « Roger » Anginoni, figures emblématiques du monde des boules disparus à quelques mois d’intervalles en 2024. Jacky incarnait l’esprit d’une autre époque. Celle où la pratique de la pétanque et du Jeu provençal, dont il était un spécialiste, rimait avec joie et fête.

    Durant les années bonheurs (1980), ce personnage haut en couleur a sillonné Marseille en tenant les établissements où les boulistes aimaient se retrouver. Du Bar Central à la Viste à l’Artistic, situé près des Réformés, les Anginoni ont su fédérer, rassembler et être aimés. Il a transmis sa passion à ses enfants Bruno, que l’on appelait Roger, et Franck également joueurs de haut niveau

    Franck voulait que cette première édition soit un rassemblement qui leur ressemble.

    Il ne pouvait choisir meilleur endroit que Puyricard pour honorer la mémoire de Jacky, le papa, et Bruno, le frangin parti trop tôt. Un lieu qui sied à merveille à leur état d’esprit.

    Sous la houlette de Jean-Pierre Bossy et son équipe, la Boule Puyricardenne a su donner à ce souvenir la valeur qu’il mérite.

    Après deux jours de lutte, la victoire est revenue à l’équipe de la Boule Sieyenne, Michel Lombard, Jean-Pierre Aubert et Alain Rose.

    C’est à la fois la convivialité, l’émotion et le souvenir qui ont dominé ces deux journées. Rendez-vous est pris en 2027 pour la deuxième édition.

  • [AMP Métropole] Jean-Pierre Squillari : « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra »

    [AMP Métropole] Jean-Pierre Squillari : « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra »

    « J’espère que nous allons reporter ce conseil d’une dizaine de jours, pour que l’on puisse se retourner et faire des propositions », explique-t-il. Après la réunion lundi soir des édiles de la gauche métropolitaine, il refuse lui aussi d’arbitrer des coupes entre les différentes ressources versées aux différentes communes. « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra », résume-t-il, alertant sur « le piège de la division ». « La priorité étant de défendre mes administrés, je préfère que l’on prenne le temps de réfléchir une dizaine de jours, que l’on puisse convaincre le président et son responsable financier de trouver une troisième voie, de voter ce budget en déséquilibre, explicite-t-il. Je comprends qu’il y a une crainte que le préfet reprenne la main, mais il faut avoir le courage de le faire. » Il reprend ainsi l’exemple du conseil départemental de Gironde : «C’est le préfet et la chambre régionale des comptes qui ont pris leurs responsabilités, il y a eu un lissage et ils ont épongé toutes leurs dettes sur trois ans. »

    Les enjeux sont d’autant plus forts que les problèmes de l’intercommunalité doivent toujours être réglés. « Beaucoup de personnes se plaignent de la Métropole et il va falloir y réfléchir, avec des priorités : la collecte des déchets laisse à désirer », partage l’édile. Surtout, ils sont aggravés par les coupes imposées par le budget arrêté par le préfet au mois de juin, sur les préconisations de la chambre régionale des comptes. « Nous nous posons des questions avec les missions locales, alerte Jean-Pierre Squillari. Je les ai rencontrés à Aubagne, ils se font un sang d’encre, cela risque d’avoir pour conséquence des licenciements, des jeunes que l’on ne prend plus en compte. »

    Cette situation est d’autant plus difficile à accepter que la majorité aubagnaise n’a pas été suffisamment prise en compte dans la construction de cette « Métropole des maires » promise par son nouveau président, Nicolas Isnard. « Dès le premier vote, nous étions partis sur une position bancale, déplore-t-il. On nous a refusé des vice-présidents alors que nous y avions droit : le protocole d’accord, c’est qu’il y en avait pour les quatre premières villes. Nous avons été shuntés, et nous l’avons aussi été dans les différentes commissions. » Alors il tape du poing sur la table : « Aubagne n’est pas satisfaite de la Métropole, Aubagne a été galvaudée, il faut que cela change d’une manière ou d’une autre. »

  • [AMP Métropole] Georges Cristiani : « Nous devons voter un budget métropolitain »

    [AMP Métropole] Georges Cristiani : « Nous devons voter un budget métropolitain »

    Face à cette nouvelle crise qui secoue l’hémicycle, il euphémise : «La situation de la métropole Aix-Marseille-Provence n’est pas des plus simples. »

    Pour celui qui est désormais cinquième vice-président de l’institution, délégué à la proximité et au projet métropolitain, il faut en revenir au sujet de sa structuration, alors que le gouvernement a lancé fin juillet une mission d’analyse confiée à l’ancien ministre Dominique Bussereau et au président du comité des finances locales Jean-François Débat. « Au-delà du problème financier conjoncturel, il existe un problème structurel que le gouvernement ne peut plus évacuer, appuie l’édile. La métropole est enfermée dans un carcan législatif depuis 2016, à cause de la loi d’exception qui l’a créée pendant le gouvernement Valls, avec la complicité et l’engagement de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, premier vice-président du Sénat. L’inventaire de cette erreur originelle ne peut plus être passé sous silence. » Et d’insister : «À défaut de diagnostic sur ce péché originel, la Métropole ne sera pas viable dans les années futures. Il faudrait que l’État reconnaisse ses erreurs d’avoir créé la trop grande métropole d’Aix-Marseille. » Lui souhaite donc une modification de ce cadre législatif « dans les plus brefs délais », de ses périmètres de compétences « à défaut de ses périmètres géographiques ».

    Plus de quatre mois après le refus de l’institution de voter son budget pour protester face aux coupes gouvernementales, il réitère : «Il faudrait que les États cessent définitivement de ponctionner des finances sur le dos de la métropole et des communes qui la composent. »

    Ce mercredi matin, il faisait partie des plus de soixante-dix maires qui ont échangé avec le président de l’intercommunalité, au lendemain de la proposition du maire (DVG) de Marseille de voter une modification du budget en déséquilibre, et donc de le renvoyer dans les mains de la chambre régionale des comptes. « Pour les maires des Bouches-du-Rhône, que j’ai l’honneur de représenter, nous savons que Marseille et la locomotive du département et à ce titre, nous l’avons très souvent soutenue, assure-t-il. Mais aujourd’hui nous ne pouvons plus ne plus être responsables devant nos habitants. » Alors il défend : «Nous devons donc voter un budget métropolitain, nous avons choisi un budget qui soit le moins mauvais possible. »

  • La maire de Saint-Martin-de-Crau reçue à l’Élysée

    La maire de Saint-Martin-de-Crau reçue à l’Élysée

    « J’ai porté la voix de toutes les personnes et institutions qui pourraient être impactées par la solution de ligne très haute tension aérienne ». Au lendemain d’un rendez-vous à l’Élysée, Séverine Dellanegra, la maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau ne cache pas sa satisfaction d’avoir pu faire « entendre la voix des territoires » au plus haut de l’État sur l’épineux sujet de la ligne THT. L’édile a en effet été reçue par le cabinet d’Emmanuel Macron, ce mardi. De quoi lui permettre de réaffirmer haut et fort sa position « partagée par la plupart des élus locaux, la Région, les parcs nationaux et chambre de commerce et d’industrie (CCI) ». « On partage la position de l’État sur l’importance de l’électrification de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, nous sommes évidemment favorables à sa décarbonation et réindustrialisation », explique Séverine Dellanegra. Avant d’apporter de la nuance : « Mais nous nous opposons à la solution aérienne actuellement proposée. Pour Saint-Martin-de-Crau et la Camargue, ça serait un désastre environnemental et écologique : elle viendrait couper en deux notre réserve naturelle de la Crau ».

    Concertation et patience

    Elle s’appuie notamment sur « les besoins industriels qui se réduisent et dont les délais se reportent ». Des besoins moindres et plus tardifs, qui permettraient donc de gagner du temps dans l’élaboration du projet de la ligne THT, selon elle. « Le projet industriel le plus engagé est celui de Marcegaglia pour 2030-2032… On n’a pas donc besoin de 400 000 volts de plus d’ici 2030. Si on prend le temps, on peut faire une solution alternative qui apporterait une meilleure réponse qu’une grande ligne aérienne unique », développe-t-elle. Concrètement, l’élue a demandé aux services de l’État « une grande table ronde réunissant tous les acteurs impliqués dans le dossier ». Mais aussi que l’État « commande une étude détaillée sur la solution alternative proposée, souterraine et de 200 000 volts ». Laquelle coûterait « un peu petit plus chère que l’initiale », selon Séverine Dellanegra, mais « pas deux fois plus cher comme on l’entend parfois ». Reste à savoir si ces demandes seront bien prises en compte : « Avoir été reçue c’est déjà un signal fort dont on avait besoin. Il y a eu une vraie écoute », conclut-elle.

  • Un blues profond résonne à Meyreuil

    Un blues profond résonne à Meyreuil

    C’est sous les auspices complices de la Sainte-Victoire, montagne chère à Cézanne, que le blues fait exploser les couleurs de sa palette jusqu’au samedi 12 septembre, au Domaine communal de Valbrillant. Le feu frondeur de cette musique née et répandue dans les champs de coton au XIXe siècle en réaction à l’Amérique esclavagiste, puis ségrégationniste, se propage cette fois au pied du massif : sur ces mêmes terres où les gueules noires ont charbonné dans le Bassin minier de Provence, en activité jusqu’en 2003. Des braises musicales amorcées jeudi soir par des artificiers de choix, en la personne de la guitariste française Elise Frank, puis de Shemekia Copeland, « voix incontournable de la scène américaine » qui « mêle blues, soul et gospel avec une intensité rare », décrit André Carboulet, directeur artistique du festival.

    Figures et relève

    « Pour cette édition », explique-t-il, « la programmation met en lumière la diversité du blues : des figures majeures qui en portent l’héritage aux artistes d’une nouvelle génération qui en prolongent l’élan ». Illustration supplémentaire, vendredi, avec le guitariste et chanteur made in Chicago Jamiah Rogers, qui conjugue l’ADN de sa ville natale avec « une flamboyance blues rock inspirée par Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan ». Avant que l’artiste louisianais et « symbole du renouveau blues » D.K. Harrel ne prenne son relais à 22h. Charge, le lendemain, à l’harmoniciste britannique Errol Linton, puis au taulier du blues du sud des États-Unis, Larry McCray, de clore le festival.

  • Les buralistes réunis à Salon-de-Provence contre la fiscalité du tabac, le RN en soutien

    Les buralistes réunis à Salon-de-Provence contre la fiscalité du tabac, le RN en soutien

    « J’ai l’honneur de remettre le prix de l’obésité fiscale à l’État français », lance cette animatrice de la Confédération des buralistes face à un peu moins d’une centaine de buralistes rassemblés sur la place Jules-Morgan, mercredi matin, à Salon-de-Provence.

    Ces buralistes sont venus pour beaucoup du Gard et du Var. Ils étaient, selon leur confédération, plus de 500 à répondre à l’appel afin de « témoigner d’un ras-le-bol fiscal qui alimente en premier lieu le marché parallèle et les trafics », expose l’organisation dans son communiqué. « La situation économique du réseau se dégrade, les volumes de tabac vendus dans le réseau légal ont été divisés par deux en dix ans et le développement du marché parallèle fragilise directement les entreprises et le monopole » de l’État sur la vente du tabac, argumentent les buralistes.

    Avec des paquets vendus à 5 euros en Italie et jusqu’à 9 euros sur le marché noir, contre un prix moyen de 13,50 euros dans le réseau légal français, la progression de ce marché parallèle s’observe également à travers la récente saisie spectaculaire de 26 tonnes de cigarettes par les douaniers de Marseille au terminal à conteneurs du Grand Port maritime de Marseille (GPMM), à Fos-sur-Mer, le 7 mai. « Dans le même temps, la pression fiscale continue de s’accroître et les buralistes font face à une insécurité croissante sur le terrain », insiste l’organisation.

    Le « prix de l’obésité fiscale », remis avec un humour acide par l’animatrice de la Confédération, « récompense la gourmandise, l’insatiabilité, la boulimie fiscale », insiste-t-elle, sous les applaudissements de Marie-Pierre Callet, tête de liste RN aux sénatoriales, et des députés RN Franck Allisio, Romain Tonussi et Emmanuel Fouquart.

    Thèmes antifiscaux

    Sur les réseaux, Marie-Pierre Callet dénonce un « matraquage », Franck Allisio « l’enfer fiscal ». Ce dernier n’oublie pas de préciser que « Marine Le Pen est la seule à les écouter et demain la seule à les protéger ». Un positionnement dans la droite ligne de celui déjà adopté par Jean-Marie Le Pen aux côtés de Pierre Poujade dans les années 1950, reprenant des thèmes antifiscaux familiers à l’extrême droite française. La candidate déclarée du RN à la présidentielle a d’ailleurs adressé une lettre de soutien aux buralistes lundi, jour du lancement de la mobilisation nationale de la Confédération.

    Parmi les revendications figurent notamment le gel du prix du tabac, la fin de son indexation sur l’inflation afin de « stopper l’escalade fiscale », ou encore « alourdir fortement les sanctions contre les trafiquants, renforcer les prérogatives des policiers municipaux ».

    Les campagnes électorales sont visiblement bien lancées. La dernière étape de la mobilisation est prévue le 11 septembre, « au fief du Premier ministre », annonce la Confédération.

  • Un lieu d’accueil amélioré pour la gare d’Aix-en-Provence

    Un lieu d’accueil amélioré pour la gare d’Aix-en-Provence

    Les travaux auront pris moins de temps que prévu, estiment les équipes partenaires du projet. Cinq semaines après le lancement des travaux le 20 avril dernier, le nouvel espace Zou ! pour la gare SNCF du centre-ville d’Aix-en-Provence vient d’être inauguré. À l’extrémité de la gare, derrière les baies vitrées flambant neuf, les espaces accueil, d’information et d’accompagnement général des voyageurs sont désormais rassemblés dans une même zone. Le projet, né d’une « convention de financement entre le président de la Région et la directrice régionale SNCF », précise Sandrine Malbrun, directrice régionale TER Sud et cheffe projet des espaces Zou !, visait deux objectifs. Le premier, moderniser et adapter l’espace de vente de billets et d’information, le second, renforcer la « visibilité de la marque Zou ! ». Étalé sur soixante mètres carrés – auxquels s’ajoutent 30 mètres carrés derrière chaque guichet – l’espace propose quatre guichets dont deux dédiés à la vente. Les deux autres aux agents d’escale. De nouveaux équipements d’information, ainsi que des bureaux dédiés à l’information et l’accompagnement de personnes en situation de handicap. Le tout, pour un budget de 93 500 euros alloué par la Région. Si trente employés se relaient sur les lieux, trois personnes sont en permanence sur place du lundi au samedi. « C’est beaucoup plus agréable, ne serait-ce qu’au niveau du confort sonore. Les clients aussi, sont mieux installés », estime Isabelle Delpuech, directrice de la direction de production et services Est Provence et Alpes SNCF Voyageurs.

    Gare à enjeux

    « Point de vue sûreté, l’agent de régie et les vendeurs sont totalement en sécurité derrière le plexiglas », ajoute Nasser Moussaoui, dirigeant de proximité pour la SNCF. Au total, 21 espaces Zou parmi les gares les plus importantes s’apprêtent à être rénovés, ou l’ont été. « Aix est une gare à très forts enjeux, de l’ordre d’un million de voyageurs chaque année », contextualise Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren.) de la Région en charge des transports. Autre axe stratégique de celle-ci, son point d’entrée vers les territoires alpins. « 360 millions d’euros vont être investis sur la ligne des Alpes dans la perspective des Jeux olympiques 2030 », rappelle l’élu qui défend la mobilité comme « facteur clef de la qualité de vie ». Coprésident d’un think tank sur les mobilités en France, il estime que le sujet doit être porté au niveau national, notamment à l’approche de la présidentielle. Et, côté Région, rappelle que sur un budget de trois milliards, « un milliard et demi est accordé aux transports ».

    Une nouvelle proposition de jeunes conducteurs de trains diplômés

    En amont de l’inauguration de l’espace Zou, Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région Sud en charge des transports et de la mobilité, a remis leur diplôme à une promotion de dix nouveaux conducteurs de trains dont il était le parrain. La cérémonie, s’est tenue en privé. « Ils ont eu leur enseignement à Veynes, puisque nous sommes ici sur la ligne des Alpes », précise l’élu. Parmi les élèves récemment diplômés, beaucoup sont issus d’un parcours de réorientation professionnelle, parmi lesquels, une seule femme. Tous, ont été formés à l’École de conduite de l’étoile de Veynes.

  • La forte affluence touristique de l’été et ses conséquences contrastées

    La forte affluence touristique de l’été et ses conséquences contrastées

    Marseille a connu une hausse du nombre de touristes qui ont fréquenté la ville de 5% par rapport à la même période l’an dernier.

    La Ville s’en félicite d’ailleurs dans un communiqué diffusé en début de semaine : « Marseille conclut une nouvelle fois une période estivale réussie. » Une fréquentation en hausse qui est due notamment à une programmation culturelle et sportive très riche ainsi que l’attractivité de fait de Marseille en tant que station balnéaire.

    Mais si du point de vue de la fréquentation la saison estivale a été une réussite, ce succès n’est pas applicable à l’ensemble des secteurs. En ce qui concerne l’hôtellerie-restauration, la fréquentation ne s’est pas convertie en consommation. « On a connu une baisse d’environ 30% du chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier sur la même période », constate Bernard Marty, le président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie 13. Selon lui, « c’est la canicule et les problèmes de pouvoir d’achat qui ont provoqué cette baisse de la consommation chez les touristes ». Et de rappeler que cette dynamique s’observe à l’échelle nationale.

    Surtourisme, pollution

    et érosion

    Les secteurs sensibles de la cité phocéenne ont aussi souffert pendant cette période estivale. Du côté du Parc National des Calanques, on dresse le constat d’un été tendu : « On n’a pas observé de hausse de la fréquentation sur les dernières années. Malgré tout il y a une véritable surfréquentation depuis le Covid, surtout pendant la première quinzaine d’août », observe le Parc qui déploie durant la période des dispositifs spécifiques. Cette fréquentation élevée engendre plusieurs problématiques comme l’érosion des sols, des risques d’incendie accrus ainsi que nombre de déchets abandonnés sur les sentiers… Les équipes chargées de la protection des calanques doivent donc redoubler de vigilance pendant l’été.

    D’après Julien Harounyan, adjoint au maire de Marseille, à l’attractivité et au tourisme durable, même si « des actions ont été prises pour proposer un tourisme responsable », ces mesures n’ont « pas été suffisantes cette année » pour suivre la hausse de l’afflux touristique. Et il faudra, selon lui, « les poursuivre davantage ».

    À terme, Marseille est censée pouvoir accueillir encore plus de touristes. La question étant de la qualité de cet accueil, sans que cela ne pénalise les habitants.