Tag: Bouches-du-Rhône

  • Un patrimoine riche et remarquable à Arles

    Un patrimoine riche et remarquable à Arles

    Unesco, les sites classés en région

    Ils remontent au Ier siècle av. J.-C. La ville des Bouches-du-Rhône a également connu au IVe siècle un second âge d’or, dont témoignent les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps. Aux XIe et XIIe siècles, elle redevint une des plus belles villes du monde méditerranéen. À l’intérieur des murs, Saint-Trophime, avec son cloître, est l’un des monuments majeurs de l’art roman provençal. Six monuments ouverts à la visite sont donc inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981.

  • Beach-volley : Le tournoi des Catalans entre dans le vif du sujet

    Beach-volley : Le tournoi des Catalans entre dans le vif du sujet

    Arthur Piazzeta et Steve Peironet sont de retour sur le sable marseillais. L’an dernier, avec leur complice Philippe Tuitoga, ils avaient repris la main en gagnant pour la quatrième fois le tournoi des Catalans. Pour conserver leur trophée, ils ont fait appel à un champion d’Europe et médaillé de bronze mondial, le Martégal Téo Rotard.

    Nul doute que cette nouvelle association va faire des étincelles. Car l’équipe favorite ne sera pas la seule à surveiller. à l’image de celle composée des frères Rossard, associés à Arthur Canet. Les organisateurs de cette 76e édition estiment que sept équipes ont les moyens, cette année, d’inscrire leur nom au palmarès.

    De leurs propres témoignages, les athlètes qui ont testé le sable des Catalans sont unanimes. Ils prennent plaisir à participer à cette compétition et considèrent ce tournoi comme l’un des plus appréciés, tant pour la qualité de l’accueil et de l’organisation que pour sa formule sportive. Il est également réputé comme l’un des plus difficiles à remporter. Au fil des ans, disputer le titre de « Vainqueur du Tournoi International de Volley-Ball des Catalans » est devenu pour eux un véritable privilège.

    Reconquête

    et recomposition

    Autre équipe en pleine reconstruction, celle menée par Marion Castelli. Si Caroline Reb sera encore à ses côtés, c’est une autre joueuse qui va compléter le trio. Pour pallier le départ de Félicia Ménara, elles ont fait appel à une jeune américaine de 27 ans, Sammy Slater.

    Pour l’équipe qui défend les couleurs du club des Catalans et du département, le défi est immense. En effet, après avoir régné sans partage sur l’épreuve, avec treize succès consécutifs, la bande à Marion Castelli a été détrônée lors de la dernière édition. La sensation 2025 a été de voir un autre trio, composée de Marie Nevot, Juliette Narbonne et Térésa Beer, se hisser sur la plus haute marche du podium.

    Comme elles ne sont pas présentes à cette édtion, c’est donc une nouvelle équipe qui sera sacrée dans le tournoi féminin, cette année. Ce qui ouvre la porte à un quatorzième sacre pour les ambitieuses Marion Castelli et Caroline Reb.

    Recomposition dans les équipes cadres, arrivées de jeunes joueurs : l’édition 2026 s’annonce captivante. Il y aura douze équipes dans le tableau masculin et dans le féminin, où les formations participantes sont réparties en deux groupes de six. Les deux phases de groupes ont débuté vendredi et vont se poursuivre tout au long de la journée de ce samedi. Chaque équipe affronte les cinq autres de son groupe.

    à l’issue de cette première partie, le tournoi entrera dans sa phase finale, où les quatre premiers de chaque groupe seront qualifiés. La suite de la compétition s’effectuera avec des matches à élimination directe. Le coup d’envoi des finales est prévu dimanche, à 16h.

  • À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    Gaaaaaaaaaarde à vous, au drapeau. » Sur l’esplanade de la Major tôt le matin ce vendredi 10 juillet, du Raid aux douanes en passant par la PJ et la sécurité publique, toutes les forces de police et de gendarmerie sont représentées pour une journée nationale mise en place voilà cinq ans. Une cérémonie au cours de laquelle ont été remises des décorations pour faits de bravoure notamment, comme des médailles de la police nationale échelon or ou bronze ou celle de l’ordre national du mérite, mais aussi un moment pour rendre hommage aux policiers décédés.

    Il s’agit de « mettre à l’honneur les 153 000 femmes et hommes qui, tous les jours de l’année, se mettent au service de la République et de la sécurité de nos concitoyens », indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, donnant lecture d’un message du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez.

    L’occasion « que tous se rappellent l’exigence de la vocation que vous avez embrassée, ce métier qui ressemble souvent à un sacerdoce et qui, pour certains de vos collègues, a revêtu la forme du sacrifice », estime-t-il

    « Une montée

    de l’hyper-violence »

    Il rappelle que « depuis le début de l’année 2026, déjà cinq policiers qui ont perdu la vie en mission ou en service. Ils viennent allonger la trop longue liste des 39 agents de la police nationale décédés depuis 2021, année où cette journée a été instituée aussi et avant tout pour faire mémoire de leur nom et de leur engagement ». Sans compter les blessés : 1 100 chaque mois en moyenne 2026.

    Cette journée c’est aussi « un moment de célébration. Célébration de la beauté de votre devise, de la noblesse de vos valeurs et du sens profond de votre vocation », poursuit le préfet. Et de revenir sur un « contexte de montée indéniable de l’hyper-violence ». « Nos forces de sécurité sont, par ailleurs, constamment défiées. Ne pas obtempérer à leurs injonctions devient une option, discuter leur monopole de la force légitime, une habitude, s’en prendre à leur intégrité physique, de moins en moins rare », note le ministre dans son discours, considérant que « quelques-uns veulent faire oublier qu’aux racines de l’engagement [des policiers] se trouve la protection des plus vulnérables, le secours aux victimes et la sécurité de chacun de nos concitoyens ».

    Alors qu’il entend renforcer l’arsenal légal vers le tout sécuritaire, Laurent Nunez en profite pour enfoncer le clou, estimant que l’action des policiers s’inscrit « dans le cadre des lois républicaines et des règles déontologiques toujours nécessaires, toujours proportionnées, toujours exemplaires ».

  • [Grand entretien] « Le jazz est censé repousser les limites et briser les règles »

    [Grand entretien] « Le jazz est censé repousser les limites et briser les règles »

    La Marseillaise : Comme Mino Cinelu, Mike Stern et Bill Evans, avec qui vous êtes en concert à Marseille, vous avez commencé à travailler avec Miles Davis en 1981, sur l’album « The man with the horn ». Parlez-nous de votre première rencontre avec lui…

    Marcus Miller : Tout a commencé avec Bill Evans [le saxophoniste, Ndlr.], qui m’a recommandé auprès de lui. Miles cherchait à monter un groupe de jeunes musiciens. Bill me connaissait grâce à la scène des séances d’enregistrement new-yorkaises et lui a suggéré de faire appel à moi. Miles m’a téléphoné deux heures avant le début de la séance pour me demander si je pouvais me rendre aux studios Columbia. Cet appel était incroyable, d’autant plus que Miles s’était totalement retiré de la scène pendant cinq ou six ans [pour raisons de santé], au point que je ne savais même pas s’il était encore en vie. Ce qui m’a frappé lors de notre première rencontre, c’est de réaliser que Miles Davis était tout simplement un être humain. Jusque-là, c’était pour moi un dieu du jazz, venu d’un autre monde. Mais lorsqu’il est entré dans le studio, il avait l’air d’un homme ordinaire. J’ai compris que cette musique sublime, créée par les géants du jazz, émanait d’êtres humains et non de dieux. Je n’avais alors que 21 ans et cette expérience a changé ma vie. Elle m’a fait penser que, puisque nous sommes tout simplement humains, je pouvais peut-être, moi aussi, accomplir quelque chose d’exceptionnel.

    Chez Miles Davis, les années 1980 ont permis d’ouvrir le jazz à un public plus large. À l’époque, cela était mal perçu par les critiques, qui pensaient qu’il tournait le dos au genre. Avec le recul, comment l’analysez-vous ?

    M.M. : Miles a dû faire face aux critiques des spécialistes du jazz depuis 1969 jusqu’à mon époque, à la fin des années 80 et au début des années 90. Ce n’était donc pas nouveau. à mon avis, si la musique de Miles n’avait pas suscité de critiques des puristes du jazz, c’est qu’elle n’aurait pas rempli sa mission. Le jazz était censé repousser les limites, être rebelle, briser les règles. Miles se consacrait à la création d’une musique pour l’instant présent. Quand Miles jouait dans les années 1940, il ne jouait pas de la vieille musique, mais plutôt une musique inédite, parfaitement adaptée à cette époque. Même chose dans les années 50 : Miles ne jouait pas du « bebop des années 50 », il jouait une musique nouvelle que personne n’avait entendue auparavant. Elle correspondait à son temps. Idem pour les années 60 : il n’y avait rien de traditionnel dans ce que Miles faisait alors avec Herbie Hancock, Tony Williams, Wayne Shorter et Ron Carter. Même chose dans les années 70 : la musique avait évolué entre les deux décennies et Miles a surfé sur cette vague. Ainsi, lorsque j’ai travaillé avec lui dans les années 80, mon objectif était de créer une musique adaptée à cette époque. En composant Tutu, j’imaginais Miles marchant sur Broadway à 18h, au milieu des embouteillages et de l’agitation, réagissant à ce monde nouveau, avec sa technologie, ses nouveaux sons et rythmes. Si les puristes du jazz avaient aimé l’album, j’aurais eu le sentiment d’avoir échoué.

    Quelle est la principale leçon que vous retenez de Miles Davis ?

    M.M. : C’est qu’il faut découvrir qui l’on est, puis devenir la meilleure version possible de soi-même. Il peut être difficile de trouver son identité, mais une fois que c’est fait, il suffit de se concentrer pour la faire fructifier : c’est là la leçon la plus importante. Faites-vous confiance et sachez que vous avez quelque chose de spécial à offrir.

    En 1989, vous avez aussi produit, composé et joué pour l’album de Miles Davis « Amandla », qui tire son nom d’un cri zoulou repris par les opposants à l’apartheid en Afrique du Sud. Miles Davis a par exemple été l’un des rares musiciens de l’époque à refuser de jouer là-bas. Diriez-vous qu’en plus de son génie musical, ses convictions politiques ont aussi contribué à sa grandeur ?

    M.M. : Oui, Miles était profondément convaincu de ses opinions politiques, surtout en ce qui concernait les Noirs en Amérique et en Afrique du Sud. Je ne suis donc pas surpris qu’il ait refusé de jouer à Sun City [complexe de loisirs sud-africain qui a servi de caution au régime d’apartheid]. Je pense que l’album Tutu [1986] a marqué la première prise de position publique de Miles concernant l’apartheid en Afrique du Sud. Personnellement, j’étais inspiré par Desmond Tutu [archevêque et militant ayant combattu l’apartheid]. J’ai composé un morceau en son honneur et je l’ai fait écouter à Miles. Ensuite, à ma grande surprise, il a décidé de nommer l’album suivant Amandla, ce qui signifie « pouvoir » en zoulou et constituait le cri de ralliement du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud. J’en ai éprouvé une grande fierté.

    Durant votre carrière, vous êtes venu jouer de nombreuses fois à Marseille. Quelle est votre relation à la ville ?

    M.M. : à chaque fois que je viens, je suis enthousiasmé par l’énergie qui s’en dégage. Cette ville a quelque chose qui me rappelle un mélange de New York et de La Nouvelle-Orléans : New York pour l’énergie et La Nouvelle-Orléans parce que c’est une ville portuaire où se rencontrent de nombreuses cultures et de nombreux pays. J’adore cela et je trouve que cela s’accorde parfaitement avec la musique que je crée.

    Marseille a aussi vu passer dans les années 1920 le poète jamaïcain et figure du Harlem Renaissance, Claude McKay, qui a décrit le Marseille des quais et des vieux quartiers où a débarqué le jazz. Il a écrit dans son roman « Banjo » : « Le patriote aime, non sa nation, mais la mesquinerie spirituelle de sa vie, dont il s’est fait une frontière qui lui cache la beauté d’autres horizons. » Tout l’inverse du jazz, non ?

    M.M. : Claude McKay était un écrivain exceptionnel qui, dans ses écrits, dépeint avec une grande beauté la condition des Afro-Américains aux États-Unis au début du XXe siècle. Quant à votre citation, je pense qu’il a raison. Nous attachons de l’importance aux petits aspects de notre existence qui nous sont propres, qui nous réconfortent et nous rendent uniques. C’est ce qu’on appelle la culture. Aujourd’hui, le mot « patriote » a fini par prendre une connotation négative. Pourtant, il n’y a aucun mal à être fier de ses origines. Il nous faudrait sans doute employer un autre terme désormais, puisque « patriote » est associé à l’extrémisme. On peut aimer son pays tout en étant en désaccord avec certaines de ses actions. Je suis très fier d’être Américain, et plus particulièrement afro-américain. Lorsque vous m’entendez jouer, il ne fait aucun doute d’où je viens. J’intègre à ma musique tout ce qui a façonné mon enfance et mes origines. Et pour répondre à la dernière partie de votre question, oui, le jazz est une musique inclusive, mais chacun y apporte ses propres ingrédients authentiques et sa culture, le tout avec fierté.

    Site web : marseillejazz.com

  • Les souterrains de l’amphithéâtre se dévoilent à Arles

    Les souterrains de l’amphithéâtre se dévoilent à Arles

    Parmi les nombreux monuments arlésiens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, l’amphithéâtre est certainement l’un des plus emblématiques et impressionnants. Il s’inspire directement du Colisée de Rome, construit quelques décennies plus tôt. Tout au long de l’année, des visites de ce monument sont proposées au public. Mais dans le cadre de sa saison estivale, la Ville a décidé de lancer une nouvelle visite flash, incluse dans le tarif du billet d’entrée de l’amphithéâtre.

    Immersion au temps
    des gladiateurs

    C’est une grande première puisque, dès ce samedi, les visiteurs pourront accéder aux souterrains de l’amphithéâtre, jusqu’alors fermés au public. Cette animation est rendue possible grâce aux travaux de restauration et de mise en valeur menés par la Ville dans le cadre de sa politique de développement de l’attractivité des monuments.

    Petits et grands sont ainsi invités à découvrir, ce samedi, les coulisses des combats de gladiateurs de l’Antiquité et à vivre une expérience inédite dans les entrailles de cet édifice remarquable. Cette immersion de 30 minutes permettra aux visiteurs d’explorer l’envers du décor de l’amphithéâtre. Accompagnés d’un guide-conférencier, ils découvriront tous les secrets des galeries souterraines de ce monument exceptionnel.

    Des reconstitutions de combats dans les arènes

    Cet amphithéâtre romain de forme elliptique compte 60 arcades en plein cintre. Sous le plancher de bois recouvert de sable qui formait la piste, un impressionnant système de trappes et de monte-charges avait été aménagé afin de modifier les décors de l’arène et de créer des effets scéniques. Durant l’Antiquité, ce lieu était un véritable temple du divertissement où les gladiateurs s’affrontaient devant des milliers de spectateurs. D’ailleurs, tous les mardis et jeudis de l’été, les familles peuvent assister à des spectacles de reconstitution de combats, comme à l’époque.

    Visite flash, ce samedi à 10h et 11h, comprise dans le billet d’entrée pour accéder à l’amphithéâtre.

  • Nouvel élan pour la section communiste aubagnaise

    Nouvel élan pour la section communiste aubagnaise

    Nouveau visage, nouveau souffle. C’est le message qu’a voulu communiquer la nouvelle secrétaire de la section PCF d’Aubagne, Alexandra Brochus. Tout juste élue, après les congrès locaux et le congrès national du parti, la militante du Collectif 13 Droit des femmes promet d’être de tous les combats : « On nous dit souvent : “Vous êtes partout, les communistes !Certains le voient comme une critique, mais il s’agit pour moi d’une vraie qualité ».

    Mais avant de parler avenir, les communistes aubagnais ont jugé bon d’affirmer leur rupture avec leur récent passé. « Le parti communiste a toujours combattu toute forme de racisme et de discrimination, a souligné Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Les propos antisémites caractérisés de certains des anciens membres de notre section méritaient une clarification et ne nous empêcheront pas, bien sûr, de militer pour la libération du peuple palestinien, que nous défendons depuis 60 ans ». Quatre membres de la section communiste locale avaient été exclus en avril 2025, après avoir été accusés d’avoir tenu des propos antisémites lors d’une assemblée générale. L’ancienne secrétaire de section, Marie-Laurence Nouari, suspendue au même moment pour ne pas avoir réagi lors de ladite assemblée, avait dans la foulée rendu sa carte du parti… Mise au point faite, la nouvelle secrétaire, Alexandra Brochus, a pu lister les grands chantiers de sa feuille de route.

    Sur le terrain, toujours

    En tête, bien sûr : la défense de la gratuité des transports dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile, mise en place en 2009 sous la municipalité de Daniel Fontaine (PCF). Gratuité actuellement menacée par une Métropole en prise à de grosses difficultés financières. La section a également affirmé sa détermination à défendre le projet de construction du nouvel hôpital dans la zone de Gargues, à Aubagne. L’occasion de réaffirmer « son soutien aux travailleurs de la santé » et de rappeler sa vive opposition au « plan d’efficience » envisagé par la direction du Centre hospitalier Edmond-Garcin, actuel hôpital du secteur, et suggérant la suppression d’une cinquantaine de postes équivalents temps plein. À plus court terme, la présidentielle et les législatives sont aussi des luttes que les communistes du pays de Pagnol entendent porter, avec la ferme ambition de battre l’extrême droite. « Notre objectif est que notre actuelle députée (RN) Joëlle Mélin perde son emprise sur notre territoire », matraque Alexandra Brochus. Une stratégie : conserver une forte présence de terrain, au plus près des citoyens.

  • La prévention du sexisme est un sujet pour les Fadas

    La prévention du sexisme est un sujet pour les Fadas

    La base nautique de Tholon s’est mise aux couleurs du village des Fadas du monde depuis mardi. Chaque jour, concerts, spectacles, ripaille les pieds dans l’eau et trinquées à la buvette des Amis de la fête ponctuent les jours comme les nuits. Au cœur de la fête, habillées d’une chasuble sur lequel figure un œil bleu, certaines personnes vont à la rencontre des festivaliers pour parler prévention.

    Il s’agit des bénévoles du dispositif Safer, ou « plus sûr ». Sur leur stand, des informations et des outils pour comprendre, prévenir et traiter les violences sexistes et sexuelles. « On est une organisation spécialisée dans le milieu festif pour répondre au sentiment d’insécurité des femmes » explique Ange, coordinatrice du dispositif sur le village des Fadas. Sur la table, il y a notamment le violentomètre. « C’est un outil qui fonctionne très bien pour sensibiliser les victimes et les auteurs de violences » explique la coordinatrice, prenant l’exemple d’« un garçon venu nous voir sur un autre festival, persuadé que c’était de sa faute de s’être fait violer car il avait trop bu ». « Il a réalisé que ça n’était pas normal », insiste Ange.

    Liberté ou non-droit ?

    Selon la militante, la fête n’est « pas forcément plus propice aux violences que le travail ou la rue », mais reste pour beaucoup « un moment ou un espace synonyme de liberté, voire de zone de non-droit ». Selon l’étude menée avec l’institut Gece sur 7 festivals et leurs 10 000 participants, « 75 % des personnes interrogées estiment que les violences, discriminations et VSS se produisent fréquemment en festival », resitue la coordinatrice.

    Ce sentiment de liberté est notamment renforcé par la consommation d’alcool. « Cela crée une désinhibition et la foule peut aussi indure ce sentiment d’impunité » appuie Ange. Pour répondre à ces situations, plusieurs solutions. Comme des petites cartes en papier, marquées « t’es relou » ou « quand c’est non c’est non ». Ces cartes ont au verso une explication simple de pourquoi elles ont été données et renvoient vers un site internet contenant des fiches pédagogiques. L’idée étant de « ne pas faire reposer la charge éducationnelle sur les victimes » selon le site internet.

    Au besoin, le dispositif peut aussi et surtout accueillir les victimes. « On peut venir discuter au stand, ou bouger ailleurs. On est une bulle de bienveillance et de repos pour redescendre de ses émotions et envisager un après, comme plainte ou pas », décrit Ange.

    Le dispositif est en lien étroit, comme la Ville de Martigues, avec Solidarité femmes 13. « Ce sont des professionnels capables de sécuriser les personnes au plan psychologiques et assurer un suivi », détaille la coordinatrice, également « formée aux premiers secours en santé mentale », utile en cas « de crise d’angoisse » notamment.

    Le dispositif Safer sensibilise aussi les autres acteurs du festival. « Ils nous ont proposé une mini-formation avec la Ville en tant que responsables de la buvette », indique Marianne Bocca, de l’association des Amis de la fête. « Nous sommes attentifs à l’exagération sur l’alcool, mais il n’y en a pas encore eu » remarque-t-elle. Sur le comptoir en bois, des autocollants aux couleurs du dispositif ont été posés. « L’ambiance est bon enfant, je ne me sens pas en insécurité. Mais ça peut quand même arriver et on a été formés pour savoir quoi faire et à qui s’adresser », affirme la responsable. La Ville de Martigues a également distribué des tracts sur lesquels figurent des numéros de services d’urgence et d’accompagnement. « Toutes ces initiatives contribuent à dissuader les mauvais comportements » assure Ange, de Safer. Et que la fête profite à tout le monde.

    « Safer dissuade
    de mal
    se comporter »

  • Les locataires des Bourrely privés de gaz

    Les locataires des Bourrely privés de gaz

    Un mois sans gaz et des angoisses… Depuis l’installation de détecteurs de monoxyde de carbone, mi-juin, les habitants des Bourrely Perrin (15e) subissent des coupures intempestives à la moindre alerte. Résultat : plus d’eau chaude, plus de possibilité de cuisiner. « Dans mon immeuble, les marins pompiers et GRDF nous ont dit que moins deux, ça explosait » assure Cynthia, qui témoigne de ruptures de service touchant des appartements ou carrément un de la trentaine de bâtiments de cette cité construite en 1965. Entourée d’autres habitants en colère, réunis ce vendredi 10 juillet devant le centre social, elle raconte le manque d’information, la peur d’absorber un gaz inodore et dangereux.

    « Vous vous rendez compte ? On a ici des personnes très âgées mais aussi des enfants en bas âge, des mamans seules, tout ça en pleine canicule » poursuit-elle. L’une d’entre elles, Yamina, a pris ces deux petits sous le bras pour être hébergée chez une amie. « Mes enfants ont été hospitalisés parce qu’ils avaient relevé 490 ppm dans l’air chez moi » affirme la jeune femme quand une exposition à 400 ppm après 3 heures cause des maux de tête intenses.

    Le sommet de l’iceberg

    La mairie de secteur a ouvert le stade de La Martine pour permettre à ceux qui le peuvent de venir prendre une douche. Une réunion s’est tenue en urgence jeudi après-midi avec un représentant de Treize Habitat. « On nous a expliqué que les pigeons ont fait leur nid dans les bouches d’aération empêchant l’air de circuler et on nous a distribué des plaques électriques qu’on nous demande de restituer par la suite car le problème va se reproduire » s’indigne la jeune femme.

    Surtout ces coupures ne sont que le sommet de l’iceberg des « conditions de vie déplorables de près de 5 000 personnes précaires » résume Cynthia. Photos à l’appui, chacun témoigne des moisissures sur les murs, des colonnes d’évacuation amiantées qui débordent, des fuites d’eau qui provoquent des charges indues, du balcon dont les rambardes tiennent avec des bouts de ficelle… « On va se constituer en collectif, aller à la maison de l’avocat pour entamer un recours » promet Cynthia.

    De son côté, la direction de Treize Habitat précise dans un communiqué que « plusieurs logements du bâtiment 15 » sont concernés et qu’une « dizaine de locataires a été prise en charge pour des gênes respiratoires, sans gravité ». Le gaz a été coupé « par mesure de sécurité » et « ne pourra être rétabli qu’après diagnostic de Qualigaz ». La direction du bailleur ajoute que « dans l’attente, des plaques d’appoint vitrocéramiques, électriques, ont été distribuées aux locataires présents » et que « tout est mis en œuvre pour rétablir le gaz le plus rapidement possible ». Elle impute le problème « aux fortes chaleurs actuelles, qui ralentissent la bonne ventilation dans le bâtiment et l’aspiration verticale naturelle du monoxyde de carbone par les gaines » et se félicite que les détecteurs de monoxyde de carbone installés par ses soins dans les logements aient « joué pleinement leur rôle ».

  • Des contrôles avec des sonomètres pour « aller vers la tranquillité sonore »

    Des contrôles avec des sonomètres pour « aller vers la tranquillité sonore »

    Vroum, vroum », les motos défilent sur le rond-point de l’escale Borély (8e) ce vendredi 10 juillet. Certaines se font arrêter et contrôler par la police municipale dans le cadre de leur première opération équipée de sonomètres contre les nuisances sonores. La Ville de Marseille vient d’investir 12 000 euros dans ces dispositifs « pour apaiser la vie des Marseillais et aller vers la tranquillité sonore », explique Pierre-Marie Ganozzi, adjoint (PM) au maire en charge de la sécurité.

    Ces appareils permettent de vérifier que le niveau sonore des pots d’échappement n’est pas supérieur aux normes de leur véhicule, et donc que les appareils ne sont pas débridés, auquel cas les conducteurs s’exposent à une amende de 135 euros.

    Ces six sonomètres ont pour but de répondre à un double enjeu, à la fois de sécurité routière mais aussi de santé publique. « L’escale Borély est le théâtre des pratiques de rodéo vers le littoral sud. Lorsqu’un véhicule qui ne respecte pas les normes part d’ici et roule trop vite jusqu’à Callelongue, il réveille plus de 20 000 habitants sur son passage », accuse Olivia Fortin, maire de secteur (Mad Mars) des 6e et 8e arrondissements de Marseille. « C’est un début » qui cible des lieux et des véhicules de manière stratégique, selon Céline Lefléfian, directrice de la police municipale de Marseille. Une première phase de test, vouée à être approfondie. Le but, à terme, est d’automatiser ces contrôles à l’aide de radars méduses, qui ne sont pas encore autorisés mais en cours de discussion à l’échelle nationale.

  • Tramway des Catalans : un avis favorable avec réserve

    Tramway des Catalans : un avis favorable avec réserve

    La commissaire enquêtrice, Clairette Gatineau, a émis un avis favorable à la réalisation du projet d’extension du tramway reliant la rue de Rome à la place du 4 septembre, l’estimant d’utilité publique. L’avis fait suite à l’enquête publique qui s’est tenue du 4 mai au 10 juin 2026. L’avis est toutefois assorti d’une réserve majeure sur un parking et de recommandations.

    En matière d’intermodalité et d’accessibilité, l’avis retient une amélioration nette de l’offre de transports dans le 6e arrondissement avec quatre arrêts prévus. S’agissant de l’environnement et du cadre de vie, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air et une baisse globale du bruit par la réduction de 10% des kilomètres parcourus en voiture. Le bilan quantitatif sur le patrimoine arboré est positif, passant de 366 à 470 arbres au total dont 137 plantés.

    La réserve de la commissaire porte sur l’utilité collective du projet de parking souterrain Dessemond de 220 places (12,6 millions d’euros). Il représente 30% des émissions de gaz à effet de serre en phase chantier et les subventions de « Marseille en Grand » ne couvrent pas ce parking. C’est pourquoi il est demandé à la Métropole de lancer une étude détaillée sur les besoins réels en stationnement. Le rapport entend les inquiétudes légitimes des riverains sur le report de trafic vers les rues adjacentes.

    Il est demandé des aménagements cyclables et de planter une seule essence par place, des faux-poivriers place Estrangin, et des tilleuls place du 4 septembre, de veiller à des mesures strictes de protection des platanes existants contre le chancre coloré. Il est recommandé à la Métropole de nouer un dialogue en amont avec les écoles, les commerçants et les professions médicales en vue de planifier les impacts du chantier.