Tag: Bouches-du-Rhône

  • Quartiers Nord reprend la route avec trois concerts

    Quartiers Nord reprend la route avec trois concerts

    Entre formule orchestrale bardée de cuivres, hommage intime aux compagnons de route et retour au rock dur dans l’intimité des clubs, le groupe Quartiers Nord va déployer sa verve et son humanité avec une série de dates cet automne. Le coup d’envoi en version grand format – orchestre et section de cuivres au complet – sera donné samedi 19 septembre (19h30) avec un concert gratuit et festif sur la Place Jean Santini à Saint-Paul-lès-Durance dans les Bouches-du-Rhône.

    Fondé à la fin des années 70 autour du chanteur et auteur Robert Rossi, Quartiers Nord a forgé une identité unique dans le paysage musical français. Mêlant l’énergie du rock, l’opérette sociale, la gouaille marseillaise et une satire sociétale toujours bien ajustée, la formation a traversé les décennies sans plier le genou.

    Concert hommage

    à Simiane-Collongue

    Après Saint-Paul-lès-Durance, la grande famille des cuivres propose, dimanche 27 septembre (18h), une soirée à part à la salle culturelle de Simiane-Collongue. Plus qu’un simple concert, ce moment prendra la forme d’un grand hommage à Philippe Troïsi – guitariste historique du groupe -et dédié à Dominique Valdes. Une vingtaine de musiciens complices se retrouveront sur scène, aux côtés d’Antonio Valdes et Cécile Troïsi, pour faire vibrer la mémoire collective.

    Jeudi 5 novembre (20h), Quartiers Nord retrouve sa formule « hard » pour prendre d’assaut la scène du Makeda. Rejoints pour l’occasion par le groupe Tangible, ils promettent une soirée brute et électrique, au plus près du public. Du rock pur jus, des tripes, du talent et un cœur qui déborde : Quartiers Nord sur scène, ça ne se raconte pas, ça se vit. Ne loupez pas le coche !

    19 septembre, 19h30 : Saint-Paul-lès-Durance, Place Jean Santini – gratuit. Quartiers Nord version orchestre. 27 septembre, 18h : Simiane-Collongue, salle culturelle – 15 euros. Concert hommage.

    Rés : 07.49.80.82.04.
    5
     novembre, 20h : Le Makeda,
    103 rue Ferrari, Marseille
    – 5 euros. Quartiers Nord + Tangible.

  • Une jungle dans nos jardins

    Une jungle dans nos jardins

    Une tête d’épingle, un cerveau minuscule et pourtant des capacités qui pourraient faire bugger certaines intelligences artificielles. C’est avec les abeilles que Marie-Geneviève Guiraud travaille au quotidien. Chercheuse postdoctorale à AMU et au CNRS, spécialiste de la neurocognition des insectes, elle étudie leurs visions et leurs capacités d’apprentissage.

    Mais pour raconter les insectes, la scientifique ne s’est pas tournée vers un autre laboratoire. Elle a appelé son père, photographe naturaliste. Deux regards différents, réunis dans une même exposition : « Pollinisateurs : regards croisés entre science et photographie ». But affiché : comprendre le rôle des insectes dans les écosystèmes et leurs capacités cognitives.

    De la thèse à la macrophotographie

    À l’origine de cette collaboration, il y a une histoire familiale. Lorsque Marie-Geneviève Guiraud commence sa thèse, à Londres, elle doit régulièrement préparer des présentations scientifiques. Il lui faut des images. Son père, passionné de nature, commence alors à faire de la macrophotographie pour répondre à ses besoins.

    « Mon père, c’est un poète », raconte-t-elle. Un homme qui passe beaucoup de temps dehors à observer les paysages, les animaux et les insectes. Aujourd’hui, selon sa fille, il est « au top de son art » avec la collection présentée dans le cadre du festival.

    Derrière cette complicité familiale se cache aussi une volonté scientifique : rendre visible ce que l’on ne regarde pas. Car les insectes souffrent d’un paradoxe. Ils sont partout, mais restent largement méconnus. La chercheuse rappelle que les insectes représentent une part considérable de la biomasse et alerte sur leur déclin. Elle évoque notamment une diminution de 75 % sur les quinze dernières années. Un constat qui, selon elle, reste difficile à mesurer pour le grand public.

    Quand les abeilles défient l’intelligence artificielle

    Pour Marie-Geneviève Guiraud, changer le regard passe d’abord par la familiarité. « On a plus tendance à vouloir protéger ce qu’on connaît mieux », explique-t-elle. Les chiens et les chats nous sont familiers. Les insectes, beaucoup moins.

    Pourtant, derrière leurs centaines de milliers de neurones se cachent des capacités surprenantes. En moins d’une trentaine d’essais, les abeilles peuvent reconnaître des visages humains et les généraliser à d’autres. Une performance que la chercheuse compare à celle des IA, qui nécessitent selon elle des centaines d’images pour apprendre.

    À Marseille, cette découverte du monde minuscule prend aussi une dimension locale. L’exposition entend mettre en lumière les espèces présentes dans la région, notamment l’abeille noire, et rappeler la richesse des écosystèmes des Calanques. Pour la chercheuse, il s’agit de montrer que la biodiversité n’est pas une réalité lointaine : elle se trouve aussi « autour de chez nous ».

    Au fond, le duo père-fille ne cherche pas seulement à montrer de beaux insectes. Il cherche à provoquer un réflexe : celui de s’arrêter, d’observer et de s’émerveiller « comme quand on est enfant ».

    Sarah Aït Ouazzi

    Être(S) lié

    Tisser des liens. Entre l’humain et l’animal. Entre la science et la société. Entre les étudiants et le public. Tel est l’objectif de l’exposition collective « Être(s) lié » organisée par Lalie Chassaigne et Noémie Raskin, stagiaires au sein de la Mission Interdisciplinaire d’Aix-Marseille Université. En collaboration avec le programme d’Engagement Étudiant, ce projet a réuni neuf œuvres de la communauté universitaire qui seront exposées jusqu’à demain, au forum du Mucem. Au printemps 2026, une question s’invite dans toutes les boîtes mail des étudiants et du personnel d’amU : « Comment définiriez-vous votre lien à l’animal ? ». Cet appel à projet artistique propose à chacun d’y répondre selon le support de son choix. Lalie et Noémie, étudiantes en Master de Médiation Scientifique, reçoivent alors une vingtaine de photos, illustrations, collages et textes qui tentent à leur manière de qualifier cette relation. Les thèmes sont variés et offrent une grande diversité de regards posés sur le vivant qui nous entoure.

    Tania Carde Bernheim Le Coeur

  • À Aubagne, le promoteur du Pin Vert veut repasser en force

    À Aubagne, le promoteur du Pin Vert veut repasser en force

    Ce mardi a été déposée la demande d’autorisation environnementale pour la construction de 142 logements dans le quartier du Pin Vert, à Aubagne, par le promoteur Les Nouveaux constructeurs. Un projet déjà connu des habitants, mobilisés contre depuis plus d’un an. Jusqu’à ce que le promoteur n’en vienne, au mois de septembre 2025, à menacer de poursuites les riverains qui avaient déposé un recours contre le projet.

    Mais passée la suppression d’une partie de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP), ordonnée le 2 juillet 2025 par le tribunal administratif de Marseille pour préserver un corridor écologique, et surtout passées les municipales, le promoteur revient à la charge, avec un permis modificatif, déposé en juin. Ainsi, les huit bâtiments de logements collectifs sont-ils regroupés en quatre bâtiments distincts de 127 appartements (au lieu de 119), auxquels s’ajoutent 15 logements individuels « en continuité avec le tissu pavillonnaire existant ». Une partie du stationnement en sous-sol est également supprimée au profit de parkings en surface avec 265 places. Face aux 10 000 m² de surface de plancher prévus, ils proposent de planter 118 arbres supplémentaires pour atteindre 259 arbres plantés, quand 42 seront abattus.

    Pas de quoi satisfaire la municipalité, qui a refusé la demande le 4 juillet dernier. « Il n’y avait absolument rien sur les déplacements à vélo, des problèmes sur les cheminements piétons et la circulation en voiture, sur le ruissellement », énumère l’adjointe (DVG) à l’urbanisme, Clémentine Fardoux. L’unique sortie aboutit ainsi sur un rond-point déjà congestionné. « Nous sommes sur un dossier qui était emblématique de la politique de Gérard Gazay sur l’urbanisme », rappelle l’élue. Sans même dialoguer avec la municipalité, le promoteur a décidé de contester ce refus en justice. Alors la Ville presse l’intercommunalité d’accélérer la troisième modification du plan local d’urbanisme pour supprimer au plus tôt cette OAP. « C’est une position que nous tenons depuis deux ans », insiste Clémentine Fardoux. Sollicité, le promoteur n’a pas donné suite.

  • À Port-de-Bouc, les projets de la majorité font consensus malgré des tensions

    À Port-de-Bouc, les projets de la majorité font consensus malgré des tensions

    Les projets ne manquent pas en cette rentrée institutionnelle pour le conseil municipal de Port-de-Bouc, mercredi soir. Après trois mois de pause estivale, le maire (PCF) Laurent Belsola a fait le point sur les dernières avancées : place du Cadran végétalisée, toiture, sol, menuiseries et désamiantage pour l’école Marcel-Pagnol, des structures en plus pour l’école des Arcades, et une mise en service de la thalassothermie pour octobre.

    L’édile a également évoqué la « bataille politique de la Métropole », pour laquelle il espère « un budget en déséquilibre, pour ne pas taper dans les dotations des communes, et qui sera rattrapé les années suivantes ». « Les attributions de compensations (AC) sont un dû : c’est l’ancienne taxe professionnelle supprimée par Sarkozy. Nous avons des usines, que nous souhaitons garder et qui polluent le moins possible. Mais parfois ça torche, et c’est pour ça aussi que ces AC nous sont dues » en compensation, développe le maire.

    La lutte des places

    Mais ce n’est pas la Métropole qui intéresse l’élu d’extrême droite Pascal Spanu (RPR). Avant même l’ouverture de la séance, ce dernier s’est saisi de son chevalet pour rejoindre son colistier, de l’autre côté de la grande tablée en U du conseil municipal, en l’absence de Véronique Martinez. Une action contraire au règlement intérieur, signifiée par Laurent Belsola, dont s’est offusqué l’opposant. « Le pouvoir du maire d’organiser la salle n’est pas discrétionnaire, séparer les membres d’un même groupe entrave la concertation. Un plan de table qui pénalise l’opposition sans motif légitime lié au bon ordre fera l’objet d’un recours pour excès de pouvoir au tribunal administratif », indique Pascal Spanu en lisant son discours.

    Laurent Belsola rétorque : « C’est vous qui jugez l’excès de pouvoir. On peut rapprocher les tables ou faire un cercle si vous voulez, ça me dérange pas. Le règlement intérieur prévoit un plan de table et on vous demande de le respecter. Si vos colistiers sont là, vous serez à côté d’eux, autrement non. Toute ma majorité est présente ce soir, et quand ils ne sont pas là, il y a des trous. C’est la vie politique », relativise le maire.

    Pascal Spanu se plaint également de l’espace accordé à l’opposition dans la revue municipale, qui « doit être suffisant et adapté au format du magazine » à ses yeux, rapprochant sa situation d’un « exemple d’illégalité faisant jurisprudence avec 750 à 1 000 caractères au sein d’un bulletin de 30 pages, jugé insuffisant et illégal ». Aussi et selon l’élu, « il n’y a aucune obligation légale à imposer la proportionnalité entre le nombre d’élus et la longueur de la tribune. Martigues donne 1 500 caractères à chaque groupe, même lorsqu’un élu le quitte, il récupère son espace », affirme-t-il.

    Là encore, Laurent Belsola objecte : « C’est exactement le même règlement depuis 2014, je peux vous citer d’autres qui font la même chose que nous ». « Chaque fois qu’il y a eu des appels, tout ce que la justice regarde, c’est que le règlement soit appliqué, et le règlement est conforme, c’est tout », conclut le maire.

    De nouveaux logements

    Le conseil municipal a approuvé une garantie d’emprunt d’1,6 million d’euros par la Ville auprès du bailleur social privé Unicil, en échange de deux logements et deux places de parking. Le bailleur achète onze logements locatifs intermédiaires avec parking dans la future résidence Le Grenache, en construction sur la friche du 79 avenue Maurice-Thorez, par le promoteur Odea. Le conseil a aussi acté la vente pour 400 000 euros de deux parcelles de 1 500 m² au total, rue Caparros, près du tennis club au nord de la Ville, pour y réaliser seize logements locatifs intermédiaires sur deux étages, comme pour le reste du lotissement. Ces points ont été adoptés à l’unanimité.

  • Un parking pour accompagner la mutation de la Duranne

    Un parking pour accompagner la mutation de la Duranne

    Il n’a pas plus de vingt ans. Le quartier de la Duranne, au sud ouest d’Aix-en-Provence, au fur et à mesure des années, se voit doté de nouveaux équipements et aménagements. Et inauguré ce mercredi, le nouveau parking P3, en face du collège de la Nativité. S’il doit encore être baptisé – et une concertation publique est ouverte jusqu’au 23 septembre pour qu’un nom lui soit trouvé – les 204 places gratuites de ce parking ombragé, dont 8 adaptées aux personnes à mobilité réduite, sont déjà prises d’assaut. Au-dessus du traçage des places, neuf ombrières photovoltaïques, pour une surface de 2 222 mètres carrés qui permettra de produire 730 Mégawatts d’électricité par an, injectés dans le réseau Enedis pour produire l’équivalent de la consommation annuelle de 150 à 300 foyers, selon leur consommation. « Une production renouvelable qui permettra d’éviter chaque année l’émission de près de 36 tonnes de CO2 et qui marque notre volonté d’accompagner la transition énergétique en réduisant le recours aux énergies fossiles – quand on voit le prix des carburants, on comprend – tout en répondant aux besoins des usagers », félicitait Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence. En supplément des places de parking, 28 arbres et 2 170 plantes « économes en eau » ont été ajoutés. Des places de parking à revêtement perméable permettront également aux eaux de pluies de facilement s’infiltrer dans le sol.

    Première ferme solaire

    Porté par la Semepa (société d’économie mixte), livré avec trois mois d’avance, le chantier veut participer à la « démarche de diversification et de souveraineté énergétique souhaitée par la Ville d’Aix », contextualise Eric Chevalier, président de la Semepa et premier adjoint au maire. « Il s’agit pour nous d’une première opportunité qui va se prolonger bientôt sur d’autres terrains ou équipements », poursuit Eric Chevalier. Le parking s’inscrit, donc, dans une démarche affichée de développement énergétique pour « construire ensemble l’avenir » et « essayer de rattraper les quatre degrés qui nous sont pronostiqués dans l’avenir sur notre territoire et dans notre ville », poursuit le premier adjoint. Coût du chantier : 2 millions d’euros pour la Semepa. « C’est une première ferme solaire publique sur la Ville d’Aix », insiste, de son côté, Rémi Capeau, élu du quartier de la Duranne. L’infrastructure, est aussi le visage d’un secteur qui se métamorphose au fil des nouveaux équipements. Selon l’élu, 700 logements doivent encore sortir de terre d’ici les six prochaines années, pour arriver à 5 500 logements. Sont aussi en cours la réalisation de l’église de la place du Coteau, portée par le diocèse d’Aix, épaulé par la municipalité, les travaux dans la bastide de la Grande Duranne, dans laquelle seront aménagés la mairie annexe et des locaux associatifs. L’inauguration du tout est prévue pour la fin d’année. « Nous avons un immense Central Park de 7 hectares qui va être réalisé, qui va structurer le bas et le haut de la Duranne, poursuit Rémi Capeau. (…) Nous avons aussi toujours à cœur de réaliser un pôle jeunesse. On est encore en pleine étude. » Est aussi attendue, d’ici 2030, la nouvelle ligne BHNS. Financé par la Métropole, « d’après les échanges que le Président de la métropole et le maire ont eus cet été, malgré les turbulences budgétaires que la Métropole rencontre, le budget du BHNS est sanctuarisé », précise l’élu.

  • Quatre ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité contre Erwan Davoux

    Quatre ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité contre Erwan Davoux

    « Il y a suffisamment d’éléments qui caractérisent les faits », a énoncé la présidente de la 5e chambre correctionnelle, ce mercredi, face à un prévenu dégoulinant d’angoisse, avant de lui annoncer sa condamnation à quatre ans d’emprisonnement avec sursis probatoire. Le double de ce qui était requis par le parquet.

    Il est fait interdiction durant deux ans à ce haut fonctionnaire, passé par la DGSE, d’entrer en contact avec son ex-épouse et ses deux enfants, de se présenter sur son lieu de travail et dans les écoles des enfants. « Au vu de la gravité des faits », le tribunal prononce avec exécution provisoire le retrait de l’autorité parentale et lui enjoint de suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales. La peine complémentaire d’inéligibilité est prononcée pour une durée de cinq ans. En réparation du préjudice moral, le père devra verser 2 000 euros à chaque enfant et 4 000 euros à son ex-compagne.

    L’ancien directeur des affaires internationales au Département des Bouches-du-Rhône, formé dans les cabinets ministériels de Jean-François Copé et de Valérie Pécresse, s’était présenté aux municipales, en mars dernier, avec Nora Preziosi (1,85% des suffrages), tout en dénonçant un système mis en place par Martine Vassal, laquelle le poursuit en diffamation.

    Erwan Davoux avait comparu le 9 septembre pour avoir régulièrement giflé et frappé, depuis 2023, son ex-épouse de 37 ans, qu’il aurait projetée au sol, traînée par les cheveux, insultée. « Je vais prendre le couteau et te couper la gorge », l’aurait terrorisée le haut fonctionnaire, le 31 mai dernier.

    « Je fais appel, je suis tombé dans un guet-apens, dans une manipulation » réagit Erwan Davoux, interrogé par La Marseillaise à la sortie du tribunal. « Je considère que c’est un déni de justice. Ce jugement est totalement inéquitable. Dans cette affaire, il y a eu des violations caractérisées du droit de la défense. Mon combat ne fait que commencer. Je fais appel et j’emploierai tous les recours. Et si ça ne suffit pas, j’irai devant la Cour européenne des droits de l’homme. Le retrait de l’autorité parentale est un pur scandale. C’est moi qui ai élevé mes enfants. Cela va freiner leur développement. » Et d’accuser leur mère d’avoir « fait la comédie et dupé les psychiatres ». « Elle vient la nuit sans raison griffer le visage. J’ai dû retoucher mon affiche de campagne électorale, parce que sur l’original, il y a la marque des griffes de cette femme », lâche-t-il.

  • Martine Vassal réclame plus de moyens pour les pompiers

    Martine Vassal réclame plus de moyens pour les pompiers

    C’est une cérémonie qui arrive sur le tard, mais qui est hautement symbolique. Ce mercredi 16 septembre, les pompiers d’Istres ont enfin pu inaugurer officiellement leur nouvelle caserne, située dans la zone du Tubé. En réalité, ils avaient quitté leurs anciens locaux du centre-ville dès le 1er avril 2025.

    Le directeur du Sdis 13 (Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône), Jean-Luc Beccari, explique : « La tour était isolée, on ne pouvait plus l’utiliser pour des raisons de sécurité, l’emplacement compliquait parfois la circulation des véhicules, il était difficile de sortir rapidement… » Désormais, 3 240 m² de bâtis modernes et fonctionnels construits à proximité de la N569 accordent « de meilleures conditions de travail aux pompiers en leur offrant un lieu de vie, de préparation mais aussi de cohésion », salue le maire (LR) d’Istres, Robin Prétot.

    Le président du Sdis 13 Richard Mallié souligne : « Derrière la construction d’un centre de secours, il y a une politique de protection de nos populations au prix de nos investissements. » En l’occurrence, 8,9 millions d’euros ont été financés par le Département, et 400 000 euros par le Sdis 13 en matière d’équipement.

    Des recettes adéquates

    Cet effort s’inscrit dans une dynamique engagée depuis 2021, avec la construction de six casernes pour un montant de 40 millions d’euros. À la tête du conseil départemental, premier financeur du Sdis, Martine Vassal (DVD) passe un message : « Ce sont des sommes très importantes, en fonctionnement et en investissement. Les collectivités territoriales sont mises à mal, on nous pressure (…) et on arrive à un moment où le matériel coûte très cher. » Alors qu’au niveau national, la grève des pompiers se poursuit, la présidente dit travailler à une forme « d’uniformisation du traitement sur l’ensemble du territoire » avec l’association des Départements de France et appelle de ses vœux « une prise en compte des risques au niveau national pour que les territoires en retard puissent se mettre à la page ». Martine Vassal attend une « considération différente » de la part de l’État, demande plus d’adéquation entre les dépenses des Départements et leurs recettes et l’application du Beauvau de la sécurité civile.

    Ces revendications arrivent après une saison estivale particulièrement difficile. Les pompiers du 13 sont intervenus sur près de 500 feux d’espaces naturels, dont plus de 200 feux de forêt, un chiffre en « progression importante », note Martine Vassal. Malgré cette tension et la multiplication des journées à risque, dans plus de 9 cas sur 10, les départs ont pu être maîtrisés avant d’atteindre un hectare de végétation. « Ce résultat est le fruit d’une règle : détecter tôt, intervenir très vite et frapper très fort dès le départ. » La mobilisation a permis de limiter la surface totale brûlée à 366 ha dans le département, contre 966 ha en 2025. « On a le savoir-faire, il faut écouter les élus locaux, affirme Martine Vassal. La séparation entre le national et le local est de plus en plus importante et peut porter préjudice. »

  • Plan-de-Cuques confirme et bat facilement Saint-Maur

    Plan-de-Cuques confirme et bat facilement Saint-Maur

    Manon Loquay et ses coéquipières ont tenu leur rang. Sept jours après l’exploit face à Brest, Plan-de-Cuques a assuré une nouvelle victoire en s’imposant 26-18 contre la Stella Saint-Maur, mercredi soir. Une bonne note avant une trêve internationale de trois semaines.

    Gérer l’absence de Nele Antonissen, blessée à l’épaule gauche, était un petit défi pour les Guerrières. La meilleure buteuse du championnat la saison dernière possède un talent créatif bien au-dessus de la moyenne et aimante les ballons lorsqu’elle est sur le terrain. La Belge étant à l’infirmerie, il a fallu que le HBPC s’adapte, dans un premier temps, à jouer sans elle. Les ailières ont été les premières à trouver les filets, avec deux buts de Lola Berrais, puis deux autres de Justine Martel. Le début de partie était loin d’être parfait, avec Saint-Maur prenant l’avantage rapidement.

    Ensuite, les locales ont su bloquer les espaces pour que les buts se fassent plus rares pour les Franciliennes. L’écart n’a pas pour autant gonflé grâce au travail de Marie Lachat dans la cage adverse. Score à la pause : 13-11.

    Nouvelle entrée réussie

    de Boudekhane

    Mais, heureusement pour les joueuses d’Angélique Spincer, la tendance s’est immédiatement inversée à la reprise. L’entrée de Lorine Boudekhane devant la cage, dans la lignée de sa prestation contre Brest, a permis au HBPC de prendre le large rapidement. Cinq petits buts concédés en 20 minutes, une nouvelle performance majeure, même si le calibre de la formation affrontée était moindre cette fois. La coache des Plan-de-Cuquoises a également ouvert son banc, après avoir fait peu tourner lors du premier acte.

    Nous avons vu Laurie Puleri entrée sur le terrain, tout comme Tatiana Elisme, de retour de blessure. Héroïne face aux Brestoises avec son but à la dernière seconde, Beatriz Sousa a également été précieuse pour sécuriser un second succès consécutif. La Stella Saint-Maur n’a pas tenu sur la durée, un résultat on ne peut plus logique à la vue de la dynamique des deux équipes. Si les joueuses du centre de formation n’ont pas eu beaucoup de temps de jeu cette saison, l’arrière Zoé Auriac a pu participer aux dernières minutes de la rencontre.

    HBPC 26 (13)

    SAINT-MAUR 18 (11)

    4e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    HBPC : Quiniou, Boudekhane – Martel, Puleri, Dembélé, Naal, Elisme, Loquay, Berrais, Nkindanda, Sousa, Kromoska, Perret, Auriac

    Entraîneur : Angélique Spincer

    SAINT-MAUR : Lachat, Lehuault-Parc – Assana, Gouamene, Genyah, Injai, Nilsson, Milosavljevic, Kpodar, Maurice, Pugliese, Delorme, Dapina, Touré, Pierre, Karamoko

    Entraîneur : Dragan Zovko

  • Une convention pour conjurer les cyberattaques d’entreprises

    Une convention pour conjurer les cyberattaques d’entreprises

    L’Office anticybercriminalité (Ofac) et le Campus Cyber IA Euromed ont signé, ce mercredi à l’évêché, une convention de coopération pour mieux prévenir et combattre les cybermenaces qui ciblent les entreprises et les acteurs publics.

    Cette alliance de la police judiciaire et du monde économique doit renforcer la cybersécurité du tissu économique local. Piratage, vol de données, hameçonnage, rançongiciel, cryptorap, hacking… : face à l’essor et la variété des cybermenaces, l’Ofac et le Campus, qui se veut un consortium d’entreprises (CMA CGM, Cepac, Aéroport Marseille Provence, etc.) s’associent pour accompagner les acteurs économiques dans la prévention des risques cyber, la protection de leurs systèmes numériques et l’amélioration de leur résilience.

    Créé en 2023, l’Ofac dispose de 45 antennes en France, dont une à Marseille pour lutter contre les cyberattaques complexes, les rançongiciels, le piratage et les trafics sur le dark web. « Pour lutter contre les attaques informatiques, il faut tout faire pour qu’elles n’aient pas lieu, résume Nicolas Guidoux, le patron de l’Ofac. Une entreprise touchée se retrouve souvent seule. Si elle n’a pas de sauvegarde, plus d’annuaire de ses clients, c’est la clé sous la porte. D’où ce réseau pour diffuser une hygiène numérique pour diminuer les points de compromission et donc les cas d’attaque. »

    Un enjeu de sécurité nationale

    « C’est un collectif pour hisser le niveau global de cybersécurité au plus près du tissu économique et des territoires », détaille Clément Rossi, le délégué général du campus qui se veut un guichet d’accompagnement des entreprises. « Une entreprise, c’est un enjeu privé. Demain, vous avez 50 PME et 14 collectivités territoriales qui tombent, c’est un enjeu de sécurité nationale à l’échelle du territoire. »

    Toute une chaîne d’acteurs se fédère : les enquêteurs cyber de l’Ofac, le délégué régional de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSI), le centre de réponse d’urgence aux incidents de cybersécurité (CSIRT) à Toulon. Tous attendent depuis deux ans l’adoption de la loi pour la résilience des infrastructures critiques et la cybersécurité, qui mettra des obligations fortes pour 20 000 organisations au niveau national dans 32 secteurs importants (santé, transports, communications, logistiques, etc.) et leur chaîne de sous-traitance. « On maille tout cela avec le mouvement autour de l’intelligence artificielle qui vient complexifier tout cela, car les attaquants vont plus vite avec l’IA », ajoute Pierre Boulogone, président de ce campus.

    « Nous, nous sommes le point d’entrée de toute la criminalistique numérique. Et le champ infractionnel est immense », complète la commandante Pozzi. La cheffe de l’antenne de l’Ofac à Marseille a en cours une quinzaine d’affaires d’atteintes d’entreprises de la région marseillaise.

  • Il faudra que les Olympiens bossent fort face à Besiktas

    Il faudra que les Olympiens bossent fort face à Besiktas

    C’est une entrée en matière européenne compliquée qui attend le club marseillais.

    En difficulté en championnat avec trois défaites d’affilée avant de recevoir le Paris SG dimanche, l’OM transporte ses soucis d’effectif ce jeudi à Istanbul, pour y débuter face à Besiktas une campagne de Ligue Europa où ses ambitions sont floues.

    Les possibilités réelles de l’OM cette saison et la vraie valeur de son effectif ont d’ailleurs été les grandes questions de l’après-match samedi à Rennes. Marseille s’y est incliné (1-0), comme à Monaco (2 – 0) et contre le Paris FC (3 – 2), et Bruno Genesio a semblé vouloir lancer un appel à sa direction quant aux ambitions d’un club affaibli par un mercato à zéro recrue.

    Au club, on assure pourtant que les inquiétudes de Bruno Genesio sont audibles et que tout le monde reste « pleinement aligné ». Quant à faire un bilan sportif des premières semaines ou de définir des objectifs, ce ne sera certainement pas avant le terrible enchaînement Besiktas-PSG qui attend les Olympiens cette semaine.

    Or, dans ces conditions, le début de la Ligue Europa, que certains dirigeants du club étaient prêts à sacrifier au moment des discussions avec l’UEFA, semble un peu tomber comme un cheveu sur la soupe.

    Car le calendrier est sans pitié pour une équipe toujours privée de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi, qui donne régulièrement des signes de souffrance athlétique.

    Néanmoins, Bruno Genesio s’est montré positif. « C’est le bon moment pour nous, pour montrer que Rennes était un match d’espoir », a-t-il ainsi confié en conférence de presse. Pour lui, ce face-à-face avec Besiktas, c’est l’opportunité de « continuer à travailler, et garder le lien entre le staff et les joueurs. Il faut montrer aux joueurs que même si seul le résultat compte au haut niveau, nous avons montré des choses très intéressantes ». L’entraîneur olympien qui a surtout confirmé « qu’il y aura un mélange équilibré » dans son onze de départ. Avec en tête qu’il faudra que l’OM bosse fort pour réussir son entrée européenne à Istanbul.

    REPÈRES

    Les supporters marseillais punis

    L’OM sera privé du soutien de ses supporters au stade Tüpras. L’UEFA les a sanctionnés d’une interdiction de déplacement suite à l’usage un peu trop intense de fumigènes, lors de leur dernier déplacement à Bruges, en Ligue des champions. Ce qui n’empêchera pas le stade de Besiktas d’être à guichets fermés.

    Un minot appelé

    Avant de s’envoler pour Istanbul, Bruno Genesio a programmé une séance d’entraînement à La Commanderie. Parmi les joueurs convoqués figurait Antoine Valero, 18 ans.

    Trossard forfait

    Pour le coup d’envoi de sa saison européenne, Vincenzo Italiano pensait disposer de la totalité de son effectif. Mais, à l’heure de la dernière séance d’entraînement, l’international Belge Leandro Trossard a dû jeter l’éponge et est finalement forfait pour la réception de l’OM.

    Michaël Murillo règle ses comptes

    Le défenseur Panaméen, expédié à Besiktas en janvier dernier, a toujours une dent contre Roberto De Zerbi.

    Même si l’Italien n’est plus sur le banc olympien, Michael Murillo a tenu à revenir sur les conditions de son départ, lors de la conférence de presse d’avant-match. « Je crois que tout le monde a compris que j’ai eu un problème avec l’entraîneur, pas avec l’équipe ou le club. C’était personnel, d’une certaine manière, j’ai senti qu’il m’avait manqué de respect. Ils [les dirigeants de l’époque, ndlr] m’ont pratiquement obligé à quitter le club et c’est comme ça que je me suis retrouvé à Besiktas. »

    Il a aussi indiqué son sentiment sur le match d’ouverture de la saison européenne, et les enjeux pour son équipe. « Nous espérons réussir un bon résultat. La saison a très bien commencé pour nous. Nous avons obtenu des résultats importants qui nous ont donné confiance. » Quant à son ancienne, il confie, « j’ai vu la majorité des matches de l’OM. Elle reste une grande équipe avec des joueurs de grande qualité. »

    M.Ga.