Tag: Bouches-du-Rhône

  • Anthony Gonçalves élu chef de file des communistes de Marseille

    Anthony Gonçalves élu chef de file des communistes de Marseille

    Réunis en assemblée générale à Marseille, « en présence d’un grand nombre de militants, les communistes de la ville ont désigné ce soir à l’unanimité Anthony Gonçalves », indique le PCF 13.

    Interne des hôpitaux de Marseille à 23 ans, docteur en médecine à 26 ans, docteur en sciences et spécialiste en cancérologie à 30 ans, Anthony Gonçalves, 54 ans, est professeur de médecine à Aix Marseille Université, coordinateur du département d’oncologie médicale à l’Institut Paoli-Calmettes, le centre de lutte contre le cancer de Marseille. Il est un expert national reconnu dans le domaine des cancers du sein et des nouveaux médicaments du cancer. Engagé depuis 2014 au PCF, il est élu au conseil national du PCF lors du congrès de Marseille, en 2023.

    Anthony Gonçalves est issu d’une famille populaire d’origine portugaise. Son père était coiffeur à Toulon, dans le quartier Saint-Roch. Passionné de football et père de trois enfants, jamais élu, il incarne désormais le renouveau communiste à Marseille où ses camarades le décrivent comme « sincère », « désintéressé » et « à l’écoute ».

    Les communistes marseillais ont également adopté à l’unanimité, « 12 priorités pour construire la Marseille des jours heureux », en situant le PCF « au cœur du Printemps marseillais et du monde du travail ». Nous y reviendrons dans notre édition du week-end.

  • De faux coursiers pour une vraie arnaque

    De faux coursiers pour une vraie arnaque

    Ne pas répondre au SMS réclamant des informations bancaires et couper court à toute conversation avec un interlocuteur se présentant comme son banquier… Des recommandations simples et qui peuvent sembler évidentes. Sauf que. L’arnaque dite du « faux coursier » a visiblement le vent en poupe a alerté ce mercredi 1er octobre, depuis l’Évêché à Marseille (2e), le commissaire Grégory Petri, adjoint de la division criminalité territoriale au sein du SIPJ (Service interdépartemental de la police judiciaire).

    Il ne dispose pas de chiffres, mais il l’assure : depuis cet été, ce genre de délinquance est en forte augmentation et « aucune ville du département des Bouches-du-Rhône n’est épargnée ». Telle cette affaire remontant au 24 août, concernant un couple de personnes âgées domiciliées à Aix, « peu au fait des nouvelles technologies », raconte Grégory Petri, et dont on ne sait pas comment le numéro de téléphone a été piraté. Mais, contacté par un faux conseiller bancaire qui l’alerte de possibles mouvements frauduleux sur son compte, il se laisse convaincre de remettre à un coursier, dans une enveloppe, sa carte bleue avec le code, pour tout bloquer et la détruire.

    Un mode opératoire bien rodé

    Un préjudice de « 4 300 euros », précise le commissaire, le faux coursier en train de retirer de l’argent avec la carte volée ayant été interpellé en flagrant délit, pris par la vidéosurveillance. Mais on peut rapidement atteindre des sommes plus importantes en fonction du plafond de paiement et de retrait de la carte bleue ou quand les victimes s’enchaînent, avertit le commissaire.

    Il s’agissait auparavant de baratiner au distributeur de billets ou au parcmètre pour délester des personnes vulnérables, mais les auteurs « ont revu leur mode opératoire », a pu remarquer Grégory Petri. La technique se révélant, cette fois-ci, disons plus psychologique. « La conversation peut durer plusieurs heures » a-t-il pu constater, il s’agit « à la fois de créer un lien de confiance et de faire peur », en insistant notamment sur l’urgence de la situation. Hameçonnée puis dépouillée, la victime ne porte pas toujours plainte. « Ce que nous l’incitons à faire au moindre doute au commissariat ou en ligne sur la plateforme “ma sécurité” », insiste Grégory Peri. D’autant que « cela peut être compliqué après pour être indemnisé car elle a remis sciemment ses informations personnelles », rappelle-t-il.

    S’ils parviennent à retrouver lesdits coursiers, des « petites mains », recrutées au niveau local, souvent avec une annonce à la demande sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas sans rappeler les usages en matière de narcotrafic, les policiers ont beaucoup plus de mal à s’attaquer au « haut du spectre », convient le commissaire. Des réseaux dont on ne sait pas grand-chose pour le moment. Quant au hameçonnage, sur le web, tout se vend, tout s’achète, un fichier de données personnelles piratées pouvant coûter 15 000 euros.

    Le meilleur moyen reste donc d’éviter de se faire abuser, insiste Grégory Petri. « La seule interaction avec sa banque ne peut être que physique ou de sa propre initiative, aucun conseiller bancaire ne demande d’informations par téléphone, cela n’existe pas », martèle-t-il.

    Toujours pour sensibiliser le public, des prospectus vont être disposés dans les banques, les commissariats et autres lieux publics.

    « Un conseiller bancaire ne demande pas d’informations »

  • [Entretien] « À horizon 2050, un déficit de 90 millions de m3 dans les nappes de la Crau»

    [Entretien] « À horizon 2050, un déficit de 90 millions de m3 dans les nappes de la Crau»

    La Marseillaise : Quel est l’état de la nappe actuellement ?

    Céline Tramontin : La nappe se recharge à 70% par l’irrigation gravitaire nécessaire à la production de foin de Crau, donc de l’eau de Serre-Ponçon qui arrive par la Durance, et à 30% par les eaux de pluie. Elle se vidange l’hiver et se remplit l’été, avec l’arrosage des agriculteurs, de mars à octobre. Ce qui soutient l’étiage, c’est-à-dire le niveau minium pour assurer l’ensemble des usages sur le territoire, ce sont les eaux de pluie. Depuis Serre-Ponçon, il y a 1,5 milliard m3 d’eau dérivée vers les Bouches-du-Rhône, dont 420 millions vers la Crau. Cette année, il y a eu de l’eau, le barrage était plein. Par contre, on a eu un hiver relativement sec. On est donc partis en début de saison avec des niveaux très hétérogènes en fonction des secteurs, avec des zones comme les Coussouls qui étaient bien remplies, avec des niveaux supérieurs à la moyenne, et d’autres avec les niveaux historiques les plus bas qu’on ait jamais relevés depuis dix ans. On a pu stabiliser le niveau grâce aux eaux de la Durance.

    Avec le réchauffement climatique, la sécheresse des hivers risque de devenir monnaie courante. Comment y faites-vous face ?

    C.T. : On a mené une étude scientifique dont l’objet était l’évolution du changement climatique et des besoins en eau sur ce territoire, puisque la nappe alimente 300 000 habitants en eau potable, l’agriculture, l’industrie de Fos et les bases militaires d’Istres et de Salon-de-Provence. Le résultat est sans appel : à horizon 2050, on aura un déficit de 90 millions de m3 au niveau du remplissage de la nappe, si on continue comme ça. Pour ne pas en arriver là et devoir faire des choix qui auront des impacts sur notre cadre de vie et le développement du territoire, on a lancé un Schéma d’aménagement des eaux avec les collectivités locales et les acteurs qui est élaboré dans le cadre d’une Commission locale de l’eau, installée fin août.

    L’idée est de prioriser les usages ?

    C.T. : Non. Il faut réduire le prélèvement de la Durance, parce que les effets du réchauffement climatique se feront ressentir aussi au niveau de Serre-Ponçon. On a déjà vécu une situation de sécheresse en 2022. Eux ont élaboré un plan de résilience à leur niveau. Il faut qu’on soit plus résilients aussi de notre côté. Il y a des solutions, comme la réhabilitation des canaux, créés pour les premiers au temps d’Adam de Craponne au XVIe siècle, pour les derniers au XXe siècle. On a aussi lancé une grande étude pour aller chercher des sources profondes en sondant le sol. On a fait trois forages, à Istres, Salon et Saint-Martin-de-Crau avec des pièzomètres profonds, entre 80 et 100m. Les matériaux carottés sont désormais à l’analyse. On sait d’ores et déjà qu’on va laisser tomber le forage d’Istres. Les résultats devraient être connus d’ici la fin 2026.

    Vous réfléchissez aussi à un partage des coûts plus équitable.

    C.T. : C’est la deuxième équation à résoudre. Ce sont les Associations syndicales autorisées intervenant pour l’irrigation collective, donc les agriculteurs, qui payent actuellement l’eau et son transport sur le territoire pour assumer l’usage agricole, mais aussi d’eau potable, d’eau industrielle etc. Il faut que ça évolue, que chaque bénéficiaire supporte ce coût.

    Entretien réalisé par Alice Magar

  • [Manifestations] Le pouvoir a rendez-vous avec la rue

    [Manifestations] Le pouvoir a rendez-vous avec la rue

    Dans une ultime tentative avant cette journée d’action, Le Premier ministre a envoyé un courrier aux syndicats pour leur assurer que l’« amélioration de la retraite des femmes » serait inscrite au projet de budget de la Sécurité sociale. Un « hors sujet complet », qui « ne répond à aucune de nos exigences sur les retraites » et « ne nous donne aucune réponse à nos questions » sur le budget, a taclé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Et d’ajouter : il « ne nous dit toujours pas qu’il abandonne la réforme de l’assurance chômage que son prédécesseur voulait nous imposer ».

    Huit syndicats en action

    Jérémy Caillé

    Secrétaire au revendicatif, CGT

    Vaucluse

    « Les revendications ne disparaissent pas. La mobilisation contre la réforme des retraites a laissé de nombreuses traces. Personne ne l’a oubliée dans les entreprises, car la colère demeure. Tant que ce problème ne sera pas réglé, ils ne pourront pas gouverner. » M.S.

    Étienne Raoul

    Secrétaire général, FO

    Vaucluse

    « On va continuer à se battre et à mobiliser le plus de salariés possible, car ce sont eux qui font grève. Le Premier ministre cherche à éviter la censure, mais sans aucune annonce, cela ne fonctionnera pas. Il faut en finir avec ces aides fiscales sans contreparties. » M.S.

    Céline Peccini

    Co-secrétaire FSU-Snuipp

    Aix-en-Provence

    « Rien n’a changé à part les noms. Alors, nous demandons toujours l’abrogation de la réforme des retraites, du budget Bayrou qui est maintenu dans l’essentiel. Nous voulons une justice fiscale, plus de moyens pour le service public, des hausses de salaires… » Y.S.

    Jean Innocenzi

    secrétaire général CFDT

    Var

    « Il n’y a aucune raison que la politique dogmatique libérale de Macron change d’un iota avec Sébastien Lecornu. Alors, nos confédérations veulent maintenir la pression, peser dans l’élaboration du prochain budget. ça, c’est sans précédent ! Et d’abord, nous voulons revenir sur la réforme des retraites de 2023, passée en force avec le 49.3. » Y.S.

    Alain Marais

    Président, CFE-CGC

    Bouches-du-Rhône

    « Le Premier ministre a reçu nos syndicats, mais il n’a pas entendu tout ce qu’on lui a dit. Il ne veut pas retirer son projet des retraites, il veut faire des économies… Il faut qu’il revoie ses projets ! Nous voulons un budget juste et au service de tous, pas seulement à l’avantage de certains. » Y.S.

    Alice Richard

    Co-secrétaire Solidaires

    Bouches-du-Rhône

    « Nous ne sommes pas dupes, le budget proposé sera à peu près le même que celui présenté par Bayrou. Alors nous voulons passer à l’offensive pour un autre partage des richesses, plus d’argent pour le service public, moins d’aides pour les grandes entreprises. » Y.S.

    Odile Boutillon

    Photo : EBGFonctionnaire, CFTC,

    Aix-en-Provence

    « La réforme des retraites est là où on va s’accrocher le plus. Mais on revendique aussi une justice fiscale (…). Le fait qu’on soit dans la rue, la parole porte plus auprès du Premier ministre. Nous, syndicats, ne voulons pas prendre la main, mais ils ne pourront pas faire sans nous. » E.B.-G.

    Pascale Battaglia

    Trésorière, Unsa

    Vaucluse

    « Il y a vraiment un problème sur les financements. Quand on évoque les taxes sur les plus riches, on a l’impression qu’on leur enlève quelque chose de vital. Alors que, dès les classes moyennes, le revenu devient rapidement insuffisant face aux besoins. On en a assez d’être présentés comme des nantis. »

    M.S.

  • La fermeture du bureau de Poste de Biver contestée

    La fermeture du bureau de Poste de Biver contestée

    J’ai pris l’initiative, depuis 2023, de rencontrer les responsables de La Poste afin d’alerter sur la situation du bureau de Biver. Mon objectif, en tant que maire, était naturellement le maintient de ce service public de proximité. Cependant, malgré notre insistance, La Poste nous annonce qu’elle fermera le bureau le 17 octobre 2025, en exposant que la fréquentation n’était plus rentable journellement concernant le service du courrier-colis », annonçait, lors du dernier conseil municipal, le maire (LR) de la commune Hervé Granier.

    Une déclaration effectuée après une question posée par le groupe d’opposition Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB), qui s’inquiétait de la diminution des plages horaires du bureau de Poste. L’élu a assuré que, pour pallier à la fermeture, une convention devrait être signée afin de transférer les opérations à la supérette Vival, y compris le distributeur automatique de billets. De quoi susciter la colère des syndicats postaux et du Parti communiste (PCF) local.

    Passage « en force »

    élus comme syndicalistes prévoient de se mobiliser pour alerter sur les conséquences de cette fermeture et tenter de maintenir le bureau ouvert. « La Poste passe en force, elle n’informe plus les organisations syndicales de ses décisions. Il faut organiser un rassemblement devant le bureau pour interpeller la population. On l’a vu à Martigues, la mobilisation fait changer les choses », martèle Stella Estaque, secrétaire départementale CGT des activités postales. La déléguée syndicale CGT déplore un « manque de communication officielle », précisant avoir été alertée par le PCF, après le conseil municipal.

    « Il avait bien été annoncé un projet de transformation du bureau de Poste (…), mais il n’a jamais été question de fermeture officielle, même si l’on n’est pas naïfs », ajoute Pascal Rosette, élu CSE à la Direction du développement régional (DDR) Sud-Est. « Si le bureau ferme, les salariés sont délocalisés. à force, on arrive avec des bureaux où il y a des licenciements déguisés », pointe Stella Estaque, sans en avoir de « preuves » formelles.

    « Il est évident que le maire ne s’est pas battu, pointe Amélie Barbey, secrétaire du PCF de Gardanne. Le principal problème est qu’il n’informe personne. Il avait deux ans pour alerter la population et associer l’opposition. » Claude Jorda (PCF), tête de liste du CCGB, assène : « On saucissonne le service public et on le casse (…), pour lui, c’était acté. »

    Sollicitée, La Poste confirme que le bureau fermera le 17 octobre. Le sort des salariés reste, pour l’heure, inconnu.

  • Les Spartiates repartent de l’avant contre Briançon

    Les Spartiates repartent de l’avant contre Briançon

    Marseille s’est repris. Après une lourde défaite sur le glaçon niçois, les Spartiates ont fini par dominer Briançon, bon dernier du championnat avec zéro victoire. Une victoire 3-1, confirmée après un dernier temps incandescent.

    Il a fallu une bonne période pour voir la première réalisation des Spartiates. Face à des Diables lanternes rouges de la Ligue Magnus, les Marseillais ont d’abord dominé. Une occupation de la glace nette et une pression importante sur la cage haut-alpine. Après quelques tentatives probantes, les visiteurs ont connu un bon passage. Pas de quoi refroidir Marseille, qui ouvre finalement le score à 2 minutes et 41 secondes du terme du tiers-temps. Un palet placé devant le but a été poussé au fond par Kalle Myllymaa.

    Les esprits se sont échauffés lors des 20 minutes suivantes. Pas au point de faire fondre la glace, mais les deux équipes ont montré de la nervosité, avec plusieurs bagarres coup sur coup. Quelques mises en prison de la part des arbitres, qui ont logiquement sanctionné les principaux intéressés. Quant au jeu, le score n’a pas évolué durant cette période. Le portier phocéen Libor Kasik a dû s’interposer à plusieurs reprises pour éviter l’égalisation des Diables Rouges. Ce dernier a finalement été élu homme du match grâce à une prestation aboutie. Les plus de 4 000 spectateurs du palais omnisports ont sans doute vécu de plus belles soirées, mais, à ce moment du match, les Spartiates menaient bien.

    57 secondes, c’est le temps nécessaire aux Marseillais pour inscrire leur deuxième but, dans le dernier tiers-temps. Jan Dufek a été crédité de cette réalisation, mais c’était bien le dos du gardien briançonnais qui a poussé la rondelle au fond des filets. Un break important et décisif pour des locaux, en place défensivement, dans ce match pourtant éprouvant physiquement.

    Malgré une réaction de Briançon dans les dernières minutes, le succès est assuré grâce à un but en cage vide de Flavian Dair. Le joueur est allé marquer de loin, avec un palet à ras des patins d’un adversaire. Les Diables ont tout tenté pour recoller, en vain. Une victoire donnant de l’air aux Spartiates, bien installés au 5e rang, juste derrière Nice. Les Pionniers de Chamonix se trouvent maintenant à cinq points des Phocéens

    6e journée de Synergie Ligue Magnus

    Palais omnisports (4 000 spectateurs)

    Buts : Myllymaa (17e), Dufek (41e), Dair (58e) ; Pouncy (52e)

    Marseille : Gourdin – Bourgeois, Coulaud, Lindgren, Corvez, Cantagallo, Ruusu – Dufek, Thompson, Lavoie, Stromberg, Welsh, Daia, Colotti, Joubert, Bouvet, Tavernier, Myllymaa

    Entraîneur : Luc Tardif Jr

    Briançon : Thirion – Chausserie-Laprée, Bisson, Pouncy, Faure, Dame-Malka, Despatie – Vrielynck, Fine, Barnaby, Abramov, Persson, Dubois, Reynaud, Collin, Dorfman

    Entraîneur : Pierre Bergeron

  • Des Olympiens de plus en plus épatants sur le terrain

    Des Olympiens de plus en plus épatants sur le terrain

    Après le Paris Saint-Germain et Strasbourg, les Olympiens ont ajouté l’Ajax Amsterdam à leur tableau de chasse. Ils se sont collectivement métamorphosés depuis le déplacement à Madrid, à l’occasion de la première journée de la Ligue des champions. Mais Roberto De Zerbi estime que le « déclic » est apparu plus tôt dans la saison : « Je pense que quelque chose a changé quand le mercato s’est terminé. […] La bonne humeur est revenue, l’optimisme aussi. J’aime la façon de travailler de mes joueurs, le plaisir qu’ils prennent et la relation qu’ils créent avec les supporters »

    L’entraîneur italien est aussi ravi de la prestation d’Igor Paixão, l’homme de la soirée, mardi, avec un doublé et une passe décisive délivrée face aux Néerlandais. « Avec le staff technique, on a cherché à augmenter son temps de jeu au fur et à mesure et ce soir (mardi) il a marqué. Déjà à Strasbourg, on a vu des choses différentes », a souligné le technicien italien en conférence de presse d’après-match, conscient que cette prestation de haute volée a permis à l’ailier brésilien de refaire le plein de confiance. « J’ai eu une blessure de quatre mois, donc je suis très heureux de cette opportunité et de l’équipe. Nous avons joué un bon football et marquer mes deux premiers buts ici au Vélodrome est quelque chose de spécial », a souri l’ancien pensionnaire de Feyenoord, dont la prestation a été jugée « épatante » par Medhi Benatia.

    Le directeur du football s’est également enflammé pour Nayef Aguerd et Arthur Vermeeren. Concernant le défenseur international marocain, « c’est un joueur de niveau international, il s’est adapté rapidement et communique dans plusieurs langues. Il apporte calme et sérénité, que ce soit dans la relance ou dans les replis. Pour moi, en plus d’être un très bon joueur, c’est un leader. Et on en avait besoin », ajoute le bras droit du président Pablo Longoria.

    Vermeeren tape dans l’œil

    Parmi les grandes surprises affichées par Roberto De Zerbi, la première titularisation du milieu belge Arthur Vermeeren, qui a permis à Pierre-Emile Højbjerg de souffler avant de rejoindre la sélection danoise lors de la prochaine trêve internationale, s’est révélée être une bonne surprise. « Arthur est un super joueur. On avait déjà essayé de le recruter l’an dernier. Pour son âge, il joue déjà comme un ancien. Premier match au Vélodrome, il était très tranquille. Techniquement, toujours orienté, toujours en mouvement. C’est un vrai joueur de football. Même s’il n’est que prêté, si le projet lui plaît et s’il enchaîne ce genre de prestations, on pourrait le voir ici pour plusieurs années », a estimé Medhi Benatia, persuadé que tout le monde aura son rôle à jouer dans une saison chargée entre les compétitions en club et celles en sélection.

    « On ne doit pas avoir peur d’utiliser les autres joueurs de l’effectif. On doit donner à tout le monde le même respect et la même attention » , a insisté l’entraîneur olympien, dont l’esprit est déjà tourné vers le déplacement à Metz, « une équipe vive, physique, qui sait défendre » malgré sa position de lanterne rouge en championnat.

  • Plongée dans la danse des rêves à Aix-en-Provence

    Plongée dans la danse des rêves à Aix-en-Provence

    Au son de synthétiseurs lancinants et de percussions quasi martiales qui battent la chamade en direct, les corps se déploient dans une transe toute chorale. Un ton libérateur scandé tout au long de Theatre of dreams, pièce conçue par Hofesh Schechter qui prend ses quartiers vendredi 3 et samedi 4 octobre au Grand Théâtre de Provence (GTP).

    « Cette pièce est portée par nos imaginaires collectifs qui concernent nos vies et nos sociétés avec leurs règles, les attentes auxquelles nous faisons face et ce qu’on nous permet de réaliser », résumait au moment de sa création le compositeur et chorégraphe, auprès du Théâtre de la Ville à Paris.

    « Accepter de perdre »

    Dans ce spectacle, 13 danseurs engagent leur corps pour embarquer le public dans ce qui se cache au plus profond des rêves. Une traversée de l’envers du décor physique et psychique des songes qui nous remuent. « C’est comme une plongée effrénée dans l’inconscient collectif pour mettre au monde une œuvre. Mais une déconstruction du récit collectif, ce théâtre des rêves dans lequel nous vivons et où se créent les structures de nos imaginaires », décortique Hofesh Schechter à propos d’une heure et demi lors de laquelle les artistes s’abandonnent sur scène. « L’idée était d’amplifier tout état dans lequel on se trouvait, de se laisser emporter et d’accepter de perdre ».

    Les 3 et 4 octobre à 20h. Entre 10 et 47 euros

  • Un personnage qui incarne un appel à se dé-chaîner

    Un personnage qui incarne un appel à se dé-chaîner

    Il restera évidemment anonyme pour préserver la puissance du personnage. Juché sur le camion de la CGT énergie ou devant la banderole, d’aucuns l’appellent « le diable ». Une apparition casquée, mélange de Mad Max et de bestiole à cornes diabolique, équipée de chaînes, effrayante et galvanisante. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, c’est un « martyr » au sens premier et profond, aux accessoires et à l’attitude savamment calculés. « La mort, les tourments, la souffrance du monde ouvrier qu’on enchaîne, anonyme, rebelle et qui n’accepte pas cette condition. C’est ça que je voulais représenter », explique-t-il, où loin de « toute fanfaronnade », « tout a un sens ». Du bokken, sabre de bois japonais, à la cravache, « pour montrer aux gens qu’on abuse d’eux, qu’ils acceptent une certaine soumission », pétris par le « discours dominant ».

    « Je voulais montrer, aussi, qu’il ne faut pas être faible avec les forts, que le monde ouvrier va se battre », ajoute-t-il. Au fil des réunions syndicales, le personnage est venu « tout doucement » s’imposer. L’idée : mettre en image le discours des « copains, qui ont de la faconde », au micro. « Moi, je suis là pour les épauler, pour choquer, marquer », poursuit-il. Heureux que les « gens viennent le voir après la manif » pour le remercier de sa présence, il ne se voit pas en « étendard ».

    Car pour ce gars du Nord, né d’un immigré arraché à son soleil italien pour se retrouver au fond d’une mine de Lorraine, l’engagement coule de source. « Mon père était syndiqué, militant, et entre mineurs, ça discutait sévère ! J’ai baigné là-dedans et connu tôt la violence du monde du travail », raconte l’énergéticien qui, à 14 ans, avant d’aller à l’école, faisait « les postes », se réveillant à 3h30 le matin pour descendre au fond, malgré ses capacités artistiques remarquées par la prof de dessin.

    L’énergie, un bien vital

    Un avenir tout tracé. Mais, revenu de l’armée à 19 ans, il voit s’envoler la promesse d’embauche. La France misant sur l’atome, le charbon, c’est fini. « Né en 68, j’ai fait partie de la dernière section, celle qui n’a pas été prise pour les houillères, j’ai passé un examen pour rentrer à EDF », poursuit-il. Au sein du service public de l’énergie, il retrouve les « valeurs et l’esprit de famille » de la mine, se syndique à la CGT.

    « Je savais ce que c’était de défendre un bien indispensable, fondamental », insiste-t-il avant d’évoquer une lente dégradation. Il se souvient de la privatisation d’EDF en 2005, où « on voulait se partager le gros gâteau ». Et de marteler : « on a voulu être compétitif, mais de quoi ? Comment l’imaginer quand on parle de quelque chose de vital ? » L’alignement du prix de l’électricité nucléaire sur celui du gaz, à la merci du marché, le révolte tout autant. « [Indépendants], on aurait dû être des nababs ! » balance-t-il.

    Parce qu’il n’accepte pas de vivre dans « un pays qui crève la faim, qui a peur, où on ne peut plus vivre dignement de son travail », il sera là ce jeudi. Et de lancer : « J’ai envie de dire aux gens libérez-vous de vos chaînes, osez vous fédérer, osez dire que vous n’êtes pas d’accord avec des réformes qui ne sont bonnes ni pour vous ni pour vos enfants. »

  • Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Une centaine de chercheurs en commerce en conférence

    Martigues accueille un colloque universitaire sur la recherche en commerce et distribution, la semaine prochaine, à l’occasion de la 28e conférence Étienne Thil, organisé par l’association du même nom.

    Le co-président du comité d’organisation est Gilles Paché, professeur en sciences de gestion à Aix-Marseille université. « Le 9 octobre, des professionnels de haut niveau participeront à des tables rondes et le président de l’université d’Aix-Marseille se déplacera pour l’ouverture de la conférence, aux côtés du maire de Martigues », promet-il.

    La particularité de cette édition est, pour Gilles Paché, d’être « pour la première fois » organisée « dans une ville moyenne n’ayant pas le statut universitaire, puisque les précédentes conférences se sont tenues dans des universités et écoles de commerce », indique le professeur, comme à Montpellier l’année dernière, ou Paris Dauphine auparavant.

    Le programme n’est pas déconnecté du territoire. L’ouverture du colloque est à 9h jeudi 9 octobre, en compagnie du maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. La première table ronde sur le thème de la redynamisation des centres-villes par le commerce est animée par Béatrice Siadou-Martin, professeure en marketing à l’université de Montpellier, avec comme intervenants le Pr Pierre Lescoat de l’école de commerce Neoma, ainsi que Louis Roux, chef de projet à l’Agglomération de Montélimar.

    L’après-midi à 14h, une autre table ronde sur la distribution à l’ère de la décarbonation et la circularité est proposée avec Aurélien Rouquet, ingénieur de l’école centrale de Lille et rédacteur en chef de la Revue Française de Gestion.