Tag: Bouches-du-Rhône

  • La production de méthanol de synthèse sur les rails d’ici 2031

    La production de méthanol de synthèse sur les rails d’ici 2031

    Produire et distribuer du carburant de synthèse, un projet à deux temps. La stratégie d’Elyse Energy pour son projet Neocarb a été présentée, lundi soir, à la Maison de la mer et du sport de Fos-sur-Mer. L’idée est, pour l’entreprise, de créer une unité de production de méthanol de synthèse à partir de CO² rejetté par les autres industriels de la zone, comme Marcegaglia (ex-Ascometal), futur voisin. À terme, ce méthanol sera également utile à la création de kérosène synthétique.

    Le directeur territorial d’Elyse, Jérôme Giraud, confie que « Neocarb n’est qu’une partie d’un projet industriel global. Les armateurs sont intéressés et nous attendent pour 2030. Mais, le temps de réaliser l’usine, la production ne démarrera qu’à partir de 2031, voire 2032, à Fos ».

    Pour ne pas perdre d’opportunités, Elyse Energy compte sur la mise en service du projet de production de méthanol EM Rhône en 2029, similaire à Neocarb et située à Salaise sur Sanne, entre Lyon et Valence. « On y va petit à petit. L’acte 1 de Neocarb vise à implanter notre base logistique d’ici 2029 à Fos. L’acte 2 sera celui des unités de production », détaille Maxime Vigot, chef du projet Neocarb. Dans l’idée d’amorcer la distribution du carburant produit dans la vallée du Rhône.

    Une aubaine pour le train ?

    Le directeur Jérôme Giraud l’assure : « Le déroulement en deux phases ne remet pas en cause le projet. On accélère en créant une étape intermédiaire et la décision finale d’investissement doit toujours être prise en 2027 ».

    Le transport par train est stratégique pour Neocarb. « Marcegaglia a besoin de développer sa plateforme ferroviaire. Nous pensons créer un groupe d’intérêt économique avec Gravithy pour la rénover avant 2030 », indique Jérôme Giraud.

    Ce qui interroge le conseiller municipal (PCF), Nicolas Féraud : « vous présentez quatre voies de triage sur votre site, avez-vous changé votre chiffrage entre le train et les camions ? » « On ne fait que dériver la voie d’accès à Marcegaglia pour trier sur notre poste, les chiffres de la concertation préalable n’ont pas changé », répond Maxime Vigot. En l’occurrence, le dossier de concertation évoque 30% des flux de CO² par rail et 15% pour les carburants. Les camions 10% pour chacun des produits.

    Le prochain atelier de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur Neocarb est prévu le 7 octobre, salle Marcel-Pagnol de Port-Saint-Louis-du-Rhône, de 18h30 – 20h30, autour de la logistique et de la biodiversité.

  • Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Dans les halls et les allées de la foire internationale de Marseille, ce mardi 30 septembre, on rencontrait en majorité des femmes. Et pour cause, en ce cinquième jour de l’événement, l’entrée leur était offerte. L’occasion, pour celles qui ne pourraient pas se le permettre, de découvrir la richesse des produits, services et animations proposés.

    Pour certaines, la gratuité de l’entrée était un critère essentiel pour se rendre à la foire. « Je suis venue avec ma mère, mes deux tantes et mes trois nièces. On n’aurait jamais pu se permettre de payer sept billets d’entrée », explique Aïcha à la sortie du Grand Palais, dédié aux produits du monde. « Cette gratuité nous a permis de nous offrir un petit restaurant sur place, où nous avons découvert des spécialités brésiliennes », poursuit-elle. Un peu plus loin, Joëlle, retraitée, a profité de cette journée gratuite pour rendre visite aux exposants une « troisième fois » : « j’étais déjà venue avec mon mari et des amis, mais j’avais envie de revenir seule, pour prendre un peu plus le temps de flâner », admet-elle.

    La journée gratuite pour les femmes, lancée il y a plus de vingt ans, est « un rendez-vous historique » pour les visiteuses, souligne Aurélie Prost, nouvelle directrice opérationnelle de la foire internationale de Marseille. Une journée dédiée aux femmes mais sans trop en faire.

    GL Events, aux manettes de l’organisation de cette 100e foire, a conscience de l’impact symbolique d’une telle initiative. « La société a changé depuis 20 ans, alors on se pose des questions pour savoir comment continuer à honorer les femmes sans pour autant basculer dans la caricature », affirme Aurélie Prost. « C’est pour cette raison que, cette année, nous n’avons pas programmé des défilés de mode ou des ateliers beauté, comme cela pouvait être le cas pour les éditions précédentes », ajoute la directrice, qui promet que « contrairement à ce que l’on peut croire, cette journée s’inscrit dans une démarche inclusive, qui vise à valoriser les femmes et les talents féminins ».

  • La réinsertion des femmes par la cuisine à l’honneur

    La réinsertion des femmes par la cuisine à l’honneur

    C’est le troisième grand festin que l’on organise, mais le premier de cette ampleur » s’enthousiasme Florence Armitano, responsable nationale du réseau Des étoiles et des femmes. Après le Pays basque et Arles, c’est à Marseille qu’aura lieu, ce vendredi, le grand banquet pour l’anniversaire du programme de réinsertion féminine par la cuisine, Des étoiles et des femmes. Sur la place Bargemon, des chefs des 14 villes où le programme est développé prépareront le repas avec des femmes qui ont bénéficié de l’initiative.

    Un programme lancé par l’association Festin à Marseille et qui fête ses 10 ans. « L’idée est d’accompagner des femmes qui sont éloignées de l’emploi pour qu’elles passent des diplômes en cuisine et qu’elles retrouvent un emploi », explique la responsable du réseau. Le suivi de ces femmes passe par une aide pour trouver des solutions de garde d’enfants, une aide au logement ou un accompagnement contre la précarité alimentaire si elles en ont besoin. « On leur propose aussi des stages dans des restaurants étoilés ou bistronomiques pour briser le plafond de verre », ajoute Florence Armitano. Depuis sa création, plus de mille femmes ont suivi le programme et trois quarts auraient retrouvé un travail d’après la responsable.

    Ce vendredi, certaines seront présentes sur la place Bargemon, avec des chefs de toute la France, pour préparer des repas aux participants du banquet. Des personnalités locales, comme des danseurs de (La)Horde ou l’autrice de Marseille Trop Puissante Margaux Mazellier, prêteront main-forte et pourront échanger avec les participants. Une exposition photos et un dj set sont également prévus.

    35 euros, réservation sur helloasso.com

  • Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Le procès d’un ancien conservateur de la bibliothèque municipale l’Alcazar, délégué Force ouvrière très influent, a été fixé au 10 novembre prochain.

    Patrick Casse sera jugé pour « harcèlement moral par propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de travail pouvant attenter aux droits à la dignité à la santé ou à l’avenir professionnel d’autrui commis du 1er février 2019 au 1er janvier 2023 ». Le rôle du tribunal aligne les noms de 13 victimes présumées.

    L’affaire a été évoquée mardi devant la 6e chambre où l’avocat du prévenu sollicitait un supplément d’information : auditions d’avocats, de l’ex-directeur général des services, du référent harcèlement de la Ville, production de lettres de mission, de listes de candidats, etc. « On a tous compris que le reproche fait à Patrick Casse, c’est de dire que FO contrôlait tout. Puisqu’on le traite de dictateur, je demande une expertise psychologique » a ajouté Me Thomas Callen, son client renversant la vapeur à l’approche du procès pour se dire victime de harcèlement de Pierre Chagny, ce conservateur de bibliothèque qui a lancé l’alerte éthique. Me Callen minimise : « il n’a fait qu’agglomérer depuis presque 30 ans 46 témoignages pour le dénigrer ».

    « On vous demande de tout refaire pour tout remettre en cause à l’audience », a ironisé pour s’y opposer la procureure Isabelle Candau. Au final, le tribunal a fait droit à une seule demande : celle d’une expertise psychologique du prévenu qui devra être réalisée avant le procès fixé au 10 novembre.

  • « On a besoin d’une prise en charge globale »

    « On a besoin d’une prise en charge globale »

    La Marseillaise : Au-delà de la position du Préfet, quel est l’état des lieux ?

    Antoine Henry : Il suffit de flâner dans les rues du centre-ville pour s’en rendre compte, c’est catastrophique. On a un public de plus en plus nombreux de personnes en très grande précarité, sans logement et sans aucun revenu, même des minima sociaux, dont les besoins les plus primaires ne sont pas couverts. Elles n’ont que la rue comme horizon et possibilités, et quand on est consommateur et en situation d’addiction, malheureusement les trois quarts du temps si on essaie de se cacher, quand on est à 10, 12 injections par jour de cocaïne, il y en a une qu’on va faire dans la rue parce qu’on ne peut pas attendre.

    Comment avez-vous pris l’opposition du préfet à la HSA ?

    A.H. : On focalise beaucoup sur la HSA, et c’est un des maillons essentiels, il nous la faut mais c’est une prise en charge globale dont on a besoin. Si ces personnes avaient un toit, elles ne dérangeraient personne en consommant. Mettre les moyens dans l’accès au logement, aux centres médico-psychologiques, résoudrait une grande partie du problème. Cette déclaration du préfet témoigne pour nous d’une méconnaissance du sujet en opposant lutte contre le narcotrafic et prise en charge pour les consommateurs à la rue, et aussi une main mise du ministère de l’Intérieur sur un enjeu de santé publique, c’est inquiétant.

    En attendant, que pouvez-vous faire sur le terrain ?

    A.H. : Nos équipes encaissent, avec difficulté, elles sont épuisées. En 2023 on accompagnait 499 personnes, là en septembre 2025, on a déjà passé le millier. Mais nous, on a n’a pas doublé de financement et d’effectifs. Et on se rend compte qu’il y a une dégradation extrêmement rapide des conditions socio-économiques des personnes. La situation est extrêmement explosive, avec des dispositifs de droits communs saturés. Je ne suis pas très optimiste, d’autant que la situation politique instable à court terme, et les perspectives à long terme peu réjouissantes…

  • Encore des pavés à battre

    Encore des pavés à battre

    Les comptes sont bons. Enfin, ça dépend pour qui, évidemment. 2024 a été une belle année, une année record, au terme de laquelle les entreprises du CAC 40 ont distribué pour 98 milliards d’euros de dividendes.

    Comme Michel Barnier avant-hier, François Bayrou hier, Sébastien Lecornu tente, aujourd’hui, de « trouver » entre 40 et 44 milliards d’euros pour : combler le trou de la dette, remettre le budget de l’État sur la voie de l’équilibre, réduire
    le déficit, etc.

    À coups d’année blanche, d’augmentation de la facture médicale, de réduction des droits des assurés, des salariés, des demandeurs d’emploi, des retraités…
    Mais attention, sans toucher à la réforme des retraites, sans restaurer l’impôt sur la fortune, sans mettre en place
    la taxe Zucman pour
    « prendre 2% aux plus riches ». Une proposition à la fois attaquée par
    le patronat, la droite et l’extrême droite, dans
    une coalition de grands bourgeois conservateurs.

    Coalition de grands bourgeois

    Alors qu’attendre d’un président de la République hors-sol, d’un Premier ministre sur un siège éjectable et sans gouvernement, et de cette alliance opportuniste de députés capitalistes au Parlement ? Quasiment rien, sinon d’entendre les salariés, retraités, citoyens au bord de
    la rupture, légitimement en colère contre des réformes qui sont faites sans eux et contre eux. La colère des citoyens, militants et syndicats qui ne se découragent pas face à une telle adversité qui, mobilisation après mobilisation, ont une envie commune, celle d’une société plus juste et respectueuse de chacun. Et visiblement, il y a encore des pavés à battre pour y arriver !

  • Les Minots ont été renversés, à Martigues

    Les Minots ont été renversés, à Martigues

    également engagé dans cette Ligue des champions des jeunes, l’OM n’a pas tenu la distance contre l’Ajax. Un scénario identique au match face au Real, il y a deux semaines, avec de l’avance et finalement une défaite sur le score de 5 à 3.

    Sous les yeux de Pablo Longoria, Medhi Benatia et d’une demi-douzaine de recruteurs, l’OM a été réactif. D’abord embêtés par la vivacité et la technicité des Néerlandais, les Minots ont répondu à l’ouverture du score d’Emre Unuvar. Trois buts au cœur de la première période par Abdallah, neveu de Toifilou Maoulida, Camara et Lamare. Une efficacité, oui, mais les jeunes ajacides reviennent à 3-2, au bout du temps additionnel.

    Rageant est le mot pour définir la seconde période. La tendance s’était inversée avec une domination nette des Olympiens et l’Ajax jouant les contres. Ce qu’ils ont fait à merveille avec trois réalisations d’Unuvar, Nash et Teuwsen. Avec un tournant à l’heure de jeu, lorsque l’arbitre n’a pas sorti un carton rouge malgré une semelle au-dessus de la cheville, sur une faute amstellodamoise. Comme face au Real, l’OM sort frustré de ne même pas prendre un point, après avoir mené au score.

    OM 3 (3)AJAX 5 (2)
    2e journée de la Youth League
    Stade Francis-Turcan, à Martigues
    Arbitre : Daniel Higraff (NOR)
    Buts : Abdallah (25e), Lamare (33e), Camara (37e) ; Unuvar (11e, 51e), Verkuijl (45+4), Nash (72e), Teuwsen (90+5)OM : Badaoui – Bezahaf, N’Zinga, Camara, Doubal – Issanga (cap.), Corbon, Bakola – Leccesse, Abdallah, Lamare
    Entraîneur : Lasaad Hasni Ajax : El Hani – Jetten, Muzungu, Bouwman, Beekman – Steur, Verkuijl, Ouazane – Nash, Simeon, Unuvar
    Entraîneur : Paul Nuijten

  • Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Il n’est pas encore 12h, mais devant le Crous de Gaston Berger sur le campus de Saint-Charles, la file est déjà longue. Pas étonnant puisque, ce mardi, les repas sont gratuits pour tous les étudiants à l’occasion de la « semaine d’accueil » organisée par la Ville et le Crous. Chaque jour, un restaurant universitaire offre le repas à tous les étudiants. Débuté lundi à Saint-Jerôme, puis Saint-Charles ce mardi, la semaine se poursuit à Luminy, Galinat et Centrale.

    « Cette semaine de gratuité est l’occasion pour le Crous de communiquer sur le repas à 1 euro pour les étudiants boursiers, explique Aurélie Biancarelli, adjointe (PCF) au maire chargé de l’enseignement supérieur. Mais aussi pour celles et ceux en situation de précarité qui peuvent déposer un dossier auprès des services sociaux du Crous pour bénéficier de ce prix », ajoute-t-elle.

    Une initiative importante alors que la précarité étudiante ne cesse de s’accroître. Cette année, la fédération des associations générales étudiantes (Fage) alerte sur l’augmentation du coût de la rentrée de 2,2% par rapport à 2024, revenant à 3 227 euros. « Cette situation de précarité est devenue structurelle au fil des années, insiste l’adjointe au maire. La période de la crise sanitaire l’a mise en exergue, mais je crois qu’aujourd’hui, il y a besoin de politiques publiques qui viennent les soutenir ».

    Certains étudiants sont d’ailleurs venus exprès à Saint-Charles, ce mardi, pour bénéficier du dispositif. C’est le cas de Léa, étudiante en sciences cognitives. « Je l’ai vu sur Instagram. Je n’avais pas cours aujourd’hui, mais je suis venue pour pouvoir profiter du repas, explique l’étudiante, habituée du Crous. J’arrive à m’en sortir parce que j’ai des aides : la bourse, le repas à 1 euro et la chambre au Crous. »

    Prince, en première année d’informatique, est lui venu comme tous les jours pour son repas à un euro. « je ne savais pas que c’était gratuit aujourd’hui. C’est juste que je viens tous les jours, parce que le repas à 1 euro, ça permet de réduire les dépenses, et la nourriture est bonne », affirme le jeune homme.

    Une action qui a aussi l’ambition de casser les clichés autour de la qualité des repas servis. « Certains ont une mauvaise image de la nourriture. Alors qu’on a diversifié l’offre avec des repas végétariens équilibrés et 20% de produits bios », affirme Marc Bruant, directeur du Crous Aix-Marseille Avignon.

  • L’OM, en démonstration, lessive un Ajax bien pâle

    L’OM, en démonstration, lessive un Ajax bien pâle

    Cette fois, les Olympiens ont réussi leur entrée en lice au Vélodrome. Lors des trois dernières campagnes de Ligue des champions, ils avaient eu droit à autant de défaites. Face à Arsenal (1 – 2), en 2013, Manchester City (0 – 3) en 2020 et Francfort (0 – 1) en 2023. Mais, face à l’Ajax, mardi soir, ils ont mis un terme à une trop longue disette.

    Il fallait remonter au 28 septembre 2011 pour voir l’OM gagner son premier match au Vélodrome dans l’épreuve reine. Dortmund, qui revenait dans la cour des grands d’Europe, avait été balayé 3-0. Cette fois, c’est l’Ajax, qui n’est plus que l’ombre de celui qui, avec Johan Cruyff aux commandes, avait donné une leçon de football total aux Marseillais de Bernard Bosquier.

    Le Virage sud avait rappelé cette correction, en 1971. Mais depuis, les deux clubs ont connu des fortunes diverses. Et les Amstellodamois étaient à des années-lumière du collectif flamboyant qui devait gagner trois Ligues des champions consécutives.

    Tandis que côté marseillais, avec la confiance engrangée lors des victoires contre le PSG et Strasbourg, ajoutée au sentiment de frustration ramené de leur voyage à Madrid, le groupe a montré que, malgré les importantes retouches effectuées par Roberto De Zerbi, la qualité était bien présente à tous les niveaux. Y compris chez ceux dont la titularisation au coup d’envoi pouvait surprendre.

    Arthur Vermeeren et Bilal Nadir ont montré qu’ils étaient plus que des joueurs de complément. En prenant le contrôle du milieu, épaulé par Matt O’Riley qui a un peu plus de bouteille, ils ont joué un rôle clef dans le départ tonitruant de l’OM.

    En moins d’une demi-heure, le temps pour Igor Paixão de marquer deux fois et Mason Greenwood d’enfoncer le clou, l’écart était creusé. Menant de trois buts, les Phocéens pouvaient lever un peu le pied. Sans jamais rien lâcher à des Néerlandais dépassés par les événements. L’OM s’était lancé sur la voie royale, celle qui devait confirmer les espoirs nés sur la pelouse de Santiago Bernabéu et qu’un généreux penalty accordé au Real avait quelque peu frustrés.

    Après s’être simplifié le travail, il restait aux Olympiens à le finir. Dans un match où ils n’auront jamais été mis en danger par un Ajax totalement lessivé par la maîtrise marseillaise. Afin de montrer que leurs ambitions en Ligue des champions n’étaient pas que d’y faire un petit tour et d’en partir après les huit matches de la phase principale.

    Présent en tribunes, Franck McCourt, le boss de Boston, aura apprécié le spectacle offert par ses joueurs.

    L’OM est lancé sur la voie royale, celle qui devait confirmer
    les espoirs nés à Santiago Bernabéu

  • Un travail de terrain à Marseille

    Un travail de terrain à Marseille

    Le calcul de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône est simple. « Plus on construit la mobilisation et la grève, plus on sera en capacité de faire reculer les politiques de casse sociale et de mettre en échec le gouvernement sur ce budget », explique Jessica Jadé, secrétaire de l’organisation. D’où la volonté de maintenir la pression et de « monter le rapport de force », alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, tergiverse sur des annonces concrètes pour son budget : « On travaille à ancrer la grève dans la lignée du 18, elle est en débat dans les assemblées générales, dans les entreprises et dans les administrations ». Concrètement, la CGT prévoit une mobilisation d’un bon niveau. « On a des remontées d’appels à la grève dans tous les secteurs, on est un peu sur les mêmes taux que lors du 18. On est sur un travail de terrain pour mobiliser les salariés, avec des diffusions de la part des Unions locales, des syndicats ».

    S’il sera difficile de faire mieux que le 18, Jessica Jadé juge « qu’il y a la volonté d’avoir un processus de lutte pour aller à la gagne ». L’avis est partagé par Franck Balliot, co-secrétaire de la FSU 13 : « On a marqué des points en imposant un débat sur les recettes fiscales, en particulier sur les aides non contrôlées pour les entreprises et les taxes sur les plus riches. On se place donc sur une mobilisation sur le temps long ». Un temps long qui n’empêche pas de faire « un boulot de terrain dans les établissements et une tournée des services » en vue de ce jeudi.

    Reste que le syndicaliste n’anticipe pas un raz-de-marée de grévistes du côté des services publics et dans les collectivités territoriales pour cette date : « Les taux ne seront sans doute pas exceptionnels, il y a une forme d’attentisme puisque le gouvernement n’annonce rien de concret ».