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  • Aix-Marseille université veut inciter les étudiants à aller aux urnes

    Aix-Marseille université veut inciter les étudiants à aller aux urnes

    « La ville de demain ne peut pas être adaptée à la jeunesse si les politiques ne l’écoutent pas ! », lance Eric Berton, président de l’université d’Aix Marseille (AMU). Selon lui, la jeunesse et ses revendications sont oubliées dans la campagne pour les municipales.

    Face à ce constat alarmant, l’Université prend les devants : « Il s’agit d’une de nos missions fondamentales que la jeunesse soit écoutée et qu’elle soit ramenée au vote local », explique-t-il. Pour partager les résultats de l’enquête menée auprès des étudiants et dont les résultats ont été publiés début février, l’université lance une grande campagne d’affichage au style pop depuis le 25 février à proximité de trois campus universitaires marseillais, celui de Saint-Charles, Timone et Luminy. Pour inciter les étudiants à prendre la parole.

    Julie, étudiante en master de gestion des risques environnementaux confirme saluer l’initiative et ajoute : « Les politiques passent à côté de mes sujets ». Originaire de Lyon, elle ne souhaite pas voter aux municipales et affirme que « ce n’est pas ma priorité pour le moment de me renseigner sur les élections d’ici »… Elle favorise plutôt une action associative comme 46% des étudiants de l’université d’après l’enquête du 10 février. Questionnée sur ses priorités et intérêts, celle-ci répond : « Les politiques environnementales régressent, ce n’est plus un sujet politique mais une question de survie », se désole-t-elle.

    Une écoute des politiques pour remobiliser

    Grace, étudiante aixoise, elle non plus ne s’intéresse pas aux élections municipales, elle n’a pas le droit de vote n’étant ni française ni européenne. D’après elle, les étudiants ne sont pas assez écoutés, elle mentionne : « Les APL pour les étudiants étrangers ont aussi été supprimés » dans le budget 2026. Cela confirme son sentiment : « Je pense que les politiques sont éloignés de moi », détaille l’étudiante. Elle explique pourtant qu’elle s’est engagée dans une association qui lutte contre la précarité alimentaire : « La jeunesse a envie de changer les choses », ajoute-t-elle. Et de souligner, volontairement, que même si elle ne vote pas, elle « suit l’actualité, notamment ce qui se passe à Gaza ». En dehors de ça, les élections « ne m’intéressent pas… Sauf les élections étudiantes parce que des gens sont passés dans les amphis… », explique l’étudiante.

    L’université souhaite recréer le lien entre une jeunesse aujourd’hui engagée, voire politisée et les élus. En commençant par « informer les étudiants sur l’importance des élections municipales (…) et formé des citoyens entendus par leurs politiques », explique Eric Berton. Le président de l’université ne cache pas sa déception de ne pas avoir entendu parler de jeunesse lors du débat télévisé du 19 février, entre les candidats à Marseille, alors que l’enquête était publique : « Nous avons créé 50 pages de document, [sur la jeunesse] je n’ai pas le sentiment que les politiques s’en emparent vraiment, il reste sur leur électorat captif (…) les politiques font campagne pour des gens qui votent, la question de la jeunesse n’est jamais abordée », regrette le président de l’université.

    En placardant les revendications de la jeunesse dans l’espace publique, il souhaite que les candidats se positionnent sur les thématiques qui tiennent à cœur à la jeunesse : « Les différentes problématiques des étudiants sont liées à l’écologie, la santé… ». Les étudiants, sont loin de se désintéresser de la politique et semblent bien conscients des enjeux, Aix Marseille Université veut les incités à retourner aux urnes, en toute neutralité, pour avoir « un vote plutôt qu’un tweet ».

  • Le littoral rêvé du Printemps marseillais

    Le littoral rêvé du Printemps marseillais

    « Réconcilier Marseille et le littoral pour le siècle qui vient. » C’est l’objectif affiché de Benoît Payan, maire sortant (DVG) de Marseille et candidat à sa succession pour les élections municipales, avec son « projet littoral ». Projet dévoilé dans les pages de nos confrères de La Provence, ce samedi, puis développé avec moult visuels et images conceptuelles sur les réseaux sociaux dans la foulée.

    Et il faut dire que le Printemps marseillais ne manque pas d’idées pour le prochain mandat avec une déclinaison de plusieurs projets, du Nord au Sud de la ville. « Au Nord, la plage de Corbières sera totalement réaménagée, avec l’agrandissement considérable de la zone baignable et la refonte des accès piétons, ferroviaires et automobiles à la plage », expose l’union de la gauche et des écologistes.

    Sujet épineux sur lequel a travaillé la majorité sortante : celui de la Digue du large, véritable serpent de mer du littoral marseillais, fermée depuis 2001 et ouverte qu’en de rares occasions. « Après discussions avec le Grand Port maritime de Marseille, (GPMM), la Digue du large sera ouverte aux Marseillais. L’accès envisagé pourra se faire par deux points : le pont Pinède, après réaménagement, et via une barge mobile reliant le J4 et la Digue du large, et permettant de laisser passer les bateaux. Au même endroit pourra être installé un espace de natation sécurisé », développe le Printemps marseillais, rappelant que « le port de Marseille est un poumon économique, d’attractivité, de développement et d’emploi de notre ville ». De quoi provoquer une montée au créneau de Romain Simmarano, porte-parole de la liste de Martine Vassal (DVD) aux municipales : « Benoît Payan est obligé de mentir. Non le Port n’a donné aucun accord pour la réouverture de la digue du large. »

    Du verdissement à tout va

    Autre sujet de tension, Benoît Payan promet que la piscine du Mucem, projet abandonné de l’actuelle mandature, « sera faite dans le mandat ». Pour la plage des Catalans, « les travaux entrepris pour mener à bien la réhabilitation et la mise en sécurité de la plage seront achevés ». Le tout, complété « par un plan global de mise en accessibilité et des points de baignade de la Corniche » avec « des accès par escaliers, la création de plateformes et de plongeoirs sécurisés ».

    Concrètement, il envisage trois accès « des Catalans à Malmousque » afin de permettre au plus grand nombre de « profiter de la mer dans les meilleures conditions », et surtout de plonger « en toute sécurité ». Autre axe de développement sur lequel insiste l’édile : le verdissement des espaces longeant la mer. Il plaide pour une « corniche verte », qui « reliera le stade nautique Florence-Arthaud à Montredon ». Laquelle est en lien avec « une grande pinède, au niveau de Borély, avec des arbres et essences méditerranéennes qui constituera un nouveau poumon vert de notre ville, à quelques mètres de l’eau ». Plus globalement, il envisage « trois trames vertes qui partent des collines, depuis les massifs de la Nerthe et l’Étoile et les Aygalades », toujours dans La Provence du 28/02. « Le long du ruisseau des Aygalades et le long de l’Huveaune, nous allons faire pousser de grandes promenades vertes », conclut-il.

  • À Marseille, Biaggi repart à l’assaut du bastion de gauche

    À Marseille, Biaggi repart à l’assaut du bastion de gauche

    Le combat s’annonce comme toujours difficile pour la droite dans le bastion historique de la gauche guériniste, terre d’élection du maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) en 2020, et où Manuel Bompard (LFI) s’est imposé deux fois dès le 1er tour des législatives. Cette année, huit listes y sont en lice.

    Solange Biaggi y a pourtant été élue maire en 2014. Un succès qu’elle avait partagé avec Lisette Narducci (DVG). Une « alliance compliquée », se rappelle la pharmacienne dont le cuir lissé par les batailles électorales révèle toute la décontraction à l’approche du scrutin. « J’espère qu’on verra mon bulletin », sourit-elle en évoquant un tirage de liste peu avantageux qui l’a placée en 8e position. Née en 1954 à Marseille, Biaggi entre en politique en 2001, « avec la parité » et poussée par Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier venus chercher quelques voix corses en même temps qu’une grande famille (Biaggi – Altieri) du monde économique local.

    Adjointe au commerce, conseillère départementale et métropolitaine en charge de l’attractivité, elle siège depuis 2020 dans l’opposition municipale et préside le bailleur social Provence Métropole Logement.

    « Même dans l’opposition, j’ai continué à travailler dans la proximité », dit-elle, se revendiquant de la transformation de la Joliette et de la rénovation de la rue de la République. « On a beaucoup fait mais il reste encore énormément à faire sur le 3e, où il y a le plus de précarité et d’insalubrité. »

    « Ce secteur c’est mon ADN »

    La candidate affirme surtout son attachement aux 2-3 qu’elle veut « tirer vers le haut et qui sont l’avenir de Marseille ». Elle évoque Euroméditerranée où elle siège, le Port, la CMA CGM, le centre d’affaires, et rappelle ses racines, sa mère « née rue de la République » et sa famille qui « était dans les bateaux » : « Ce secteur, c’est mon ADN. »

    Pour le mandat à venir, elle parle logements et emploi, cite le parc Bougainville, la future gare St-Charles qui « reliera la Belle de Mai et St-Mauront au centre-ville ». Sur le tram de la Belle de Mai, elle réfute toute opacité mais reconnaît « des blocages » qui ont fait perdre « quatre ans ». Dans une campagne marquée par la course de la droite derrière l’extrême droite, elle s’assume « d’une droite sociale », « pragmatique » et éloignée de « la politique politicienne ». Elle cite son colistier « écologiste », Christophe Madrolle, et les 25 autres membres de sa liste, novices et issus de tous les quartiers. Une manière de préparer la suite ? « Il faut du renouveau mais je porte la continuité de ce qu’on a commencé, je ne veux pas que tout s’arrête. »

  • L’OM renverse Lyon et reprend espoir

    L’OM renverse Lyon et reprend espoir

    Quand l’OM et l’OL se retrouvent sur un terrain, l’ennui est rarement au rendez-vous.

    Ce duel, qui lançait le mois de mars 2026, n’a pas dérogé à la règle. Presque tous les ingrédients étaient réunis pour que le Vélodrome se régale. Des Marseillais en quête de rédemption. Des Lyonnais vexés après avoir perdu leur dernier match. Habib Beye qui étrennait son costume d’entraîneur phocéen à la maison. Un retour de conclave qui devait permettre à ses ouailles de mettre en pratique ce qu’ils avaient préparé à Marbella, tout au long de la semaine.

    À cela, est venu s’ajouter le but casquette en tout début de match. De ceux que l’OM offre généralement à ses adversaires dans le temps additionnel. Et qui viennent torpiller une soirée qui s’annonçait sereine. Cette fois, c’est donc après moins de trois minutes de jeu que les Marseillais se sont tiré une balle dans le pied.

    Cela laissait du temps pour réagir. Face à des Lyonnais qui ne semblaient pas en mesure de faute mieux que laisser venir les Marseillais. Et compter sur la main chaude de Dominik Gref pour garder l’avantage. En première période, le Slovaque gagnait tous ses duels. Aidé dans ses actes par des hésitations dans le dernier geste de la part de Pierre-Emerick Aubameyang ou Mason Greenwood.

    L’OM affichait de bonnes intentions. Mais n’arrivait pas à les concrétiser. Malgré le soutien toujours aussi intense du Vélodrome. Et quelques involontaires coups de pouces lyonnais, dont les Phocéens se montraient incapables de profiter.

    Il manquait un ingrédient pour que la recette réussisse. L’arrivée d’Igor Paixão, après la pause, apportait cette touche. Sur un de ses premiers ballons, le Brésilien arrachait la toile d’araignée de la lucarne gauche de Dominik Greif. Le Vélodrome pouvait souffler.

    L’éclaircie redevenait giboulée. Avec encore une fois une boulette de la défense payée cash, alors que l’on entrait dans le dernier quart d’heure. Le second but lyonnais faisait grincer le Vélodrome. Le coup de tonnerre de Pierre-Emerick Aubameyang ramenait le soleil. Laissant augurer d’une fin de match hitchcockienne.

    Le héros de ce final sera le Gabonais. Après une première période qui ne lui a pas souri, le dernier quart d’heure devait être celui de sa consécration. Il avait déjà renversé le stade en évitant que le doute ne s’ancre dans les têtes après le but de Rémi Himbert. En s’offrant le doublé, à l’amorce du temps additionnel, il déclenchait une intense bronca.

    L’OM était en train d’offrir à Habib Beye sa première victoire. Et apportait sur un plateau une offrande à leurs supporters. À savoir trois points qui permettent d’apaiser les tensions. Et redonnent de l’espoir dans la quête d’une place sur le podium.

    Les Marseillais ont su gagner, en renversant deux fois la situation, avant de prendre le contrôle. Ce qui doit rassurer alors qu’arrive le quart de finale de Coupe de France, mercredi, contre Toulouse.

    OM 3 (0)

    LYON 2 (1)

    24e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (66 225 spectateurs)

    Arbitre : J. Brisard

    Buts : Paixão ( 53), Aubameyang (81, 90) pour l’OM, Tolisso (3), Himbert (77) pour Lyon.

    Avertissements : Kondogbia (72), Aguerd (84) à l’OM, Mata (30), Morton (45+2) à Lyon.

    OM : Rulli – Weah (Pavard, 85), Balerdi, Aguerd, Emerson – Kondogbia (Abdelli, 85), Höjbjerg (c), Timber (Paixão, 46) – Greenwood (Nnadi, 90+2), Aubameyang, Traoré (Nwaneri, 63).

    Entraîneur : H. Beye

    LYON : Greif – Maitland-Niles, Mata, Niakhaté, Tagliafico (Abner, 87) – Tessmann, Morton, Niartey – Tolisso (c) – Endrick, Yaremchuk (Himbert, 59). Entraîneur : P. Fonseca

    Les Marseillais ont enfin mis de l’intensité

    Intensité. Tel a été le déterminant d’une entame de match sur les chapeaux de roues. Avec deux équipes qui avaient visiblement envie de jouer.

    Il est juste dommageable que ce soit un cadeau de la défense marseillaise qui a permis de déclencher ce maelström. Dans un Vélodrome qui n’avait pas eu le temps de comprendre l’action amenant le but de Corentin Tolisso. Un Vélodrome qui, dans un premier temps, n’en a pas tenu rigueur aux Phocéens.

    Il leur restait suffisamment de temps pour refaire ce handicap. Et doubler les Lyonnais au tableau d’affichage. C’est après le repos, lorsqu’Igor Paixão a fait son entrée, que l’OM a eu plus de solutions. Le Brésilien n’hésitant pas à tenter sa chance de loin. Ce qui payait.

    Revenu à hauteur, l’OM se devait de terminer le travail. Aller au bout de ses bonnes intentions, afin de revenir dans la course au podium. Profiter de Lyonnais pas dans leur meilleur soir pour cela. Dans un final qui en a fait voir de toutes les couleurs aux supporters.

    Alban Juster pour l’intérim

    Pablo Longoria n’est plus président de l’OM. Le club a officialisé la nouvelle, en publiant un communiqué, samedi dans la soirée.

    Son successeur, Alban Juster, va assurer l’intérim « le temps d’engager les démarches nécessaires à la recherche et la désignation d’un nouveau Président du Directoire ».

    Ce dernier exerçait la fonction de directeur général des finances. Il sera assisté d’Alessandro Antonello et Benjamin Arnaud.

  • La liste de Nicolas Koukas présentée aux Arlésiens

    La liste de Nicolas Koukas présentée aux Arlésiens

    Deux ans après l’élan du Nouveau front populaire qu’il conduisait contre l’extrême droite aux législatives, Nicolas Koukas veut transformer l’essai. « Le peuple de gauche est revenu » sur la place Voltaire ce samedi matin, a-t-il lancé au moment d’introduire ses colistiers de l’Union pour Arles. Un accord « historique depuis 1995 » clame la tête de liste, lorsque l’union de la gauche d’alors affrontait la droite. Rebelote trente ans plus tard, quand la gauche et les citoyens issus de l’Appel d’Arles challengent la droite incarnée par le maire (Horizons) Patrick de Carolis.

    Une large place a été accordée à l’Appel d’Arles. C’est le cas d’Isabelle Grémillet, professionnelle du livre retraitée et présidente de l’association Paroles Indigo, organisatrice d’un festival littéraire arabe et africain. « Une initiatrice de l’Appel d’Arles dont la présence est importante », souligne Nicolas Koukas. Même idée pour Dominique Sigaud, dont le candidat salue l’engagement au collectif de l’Appel d’Arles. Farid Ouramdane, agent de la Région dans les lycées est présenté comme « un atout » pour Nicolas Koukas au regard de « son parcours sportif en rugby à 13 ».

    Il y a aussi Bouzid Sabeg, ancien directeur du patrimoine de la Ville, Lucille Venet, professeure de SVT, de Julie Bonato-Dallet, sage-femme et militante féministe tout comme Sylvette Carlevan, directrice d’une structure d’insertion. C’est aussi le cas de Nadia Chebil, aide-soignante en unité protégée Alzheimer et initiatrice de la maison d’accueil « Les papillons de Marcelle », à Trinquetaille, dédiée aux patients et à leurs aidants.

    Un contrat d’engagement

    Les quartiers et villages sont également représentés, avec Michel Monnier pour Mas Thibert, Sandra Monteils de Monplaisir, Céline Montes de Raphèle, Katy Vrontos et Charly Scandagliari pour Salin-de-Giraud, Marie-Carmen Orta-Cesaridis de Moulès, Yvan Laville de Pont-de-Crau ou encore Estelle Espejo de Barriol.

    Tous les candidats ont signé, sur la scène installée place Voltaire, un contrat d’engagement pour leur liste et pour le futur mandat devant les participants. Nicolas Koukas l’affirme : « Notre équipe va s’engager pour six ans […] engagée pour être solide, loyale, et durer sur les prochaines années pour ne pas vivre les mêmes démissions » que dans la majorité de Carolis, le quorum au conseil municipal n’a été atteint « que grâce à l’opposition pendant ce mandat », tance le chef de file de l’Union pour Arles.

    Parmi les points signifiants de ce contrat mis à disposition de la presse figure l’engagement à « être présent à toutes les séances du conseil municipal, sauf empêchement grave et justifié », ainsi qu’aux commissions, réunions d’équipe et cérémonies officielles. Également, les colistiers promettent de « lutter contre la corruption et toutes formes de violences (sexuelles, sexistes, etc.) dans toutes les instances où ils interviendront ».

    Le compte rendu est de mise. « Nicolas Koukas et les membres de l’équipe municipale s’engagent à suivre, évaluer et rendre compte régulièrement de l’application de ce contrat au sein de réunions d’évaluation des actions entreprises. » Dans le cas d’un « manquement grave aux engagements stipulés dans le contrat », à l’image des conflits qui ont secoué la majorité de Carolis, l’exclusion est possible « après donné un droit de réponse dans le respect du contradictoire ».

    À noter que la 2e place sur la liste revient à la docteure Malika Lagneau, médecin angiologue libérale installée aux anciens ateliers SNCF. « Un choix politique » défend-elle : « Notre priorité est de refaire venir des médecins à Arles. Ça ne se fera pas d’un claquement de doigts, mais on va aller dans les facs et recréer des liens avec l’hôpital pour un parcours santé. » Reprenant, en quelque sorte, le flambeau transmis par le Dr Dominique Bonnet, en dernière position, non éligible.

    « Notre équipe s’engage à rester présente pour 6 ans »

  • [Rue de la République] Benoît Payan : « Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire  »

    [Rue de la République] Benoît Payan : « Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire  »

    la liste

    Didier Gesualdi : Vous avez attendu presque la limite pour déposer votre liste. Vous insistez sur le renouvellement, pourquoi ?

    C’est important pour nous, parce que c’est dans l’esprit du Printemps marseillais de provoquer une nouvelle adhésion, une nouvelle envie, un nouveau chemin. Il y a des gens d’expérience qui ont lancé le Printemps marseillais et qui sont toujours ici et puis il y a des nouvelles personnes qui sont entrées sur notre liste. Des jeunes, des gens qui arrivent de milieux différents, de tous les endroits de la ville. Pour nous, il était important d’avoir un conseil municipal à l’image de cette ville. Marseille, pendant très longtemps, a souffert d’une uniformité du conseil municipal. Or, c’est une ville très particulière qui mérite d’avoir une représentation municipale qui lui ressemble. Je crois qu’on a réussi un exercice démocratique merveilleux où tous les quartiers, toutes les sensibilités, sont représentés. Les candidats de cette liste, avec des différences, partagent cette envie d’une ville plus juste, plus belle, plus fraternelle, où on se sent bien.

    Didier Gesualdi : On entend aussi des déçus, des critiques sur la verticalité disant que le Printemps marseillais, c’est fini…

    Je ne vais pas m’arrêter à tous les cailloux que la droite sème sur la route de cette élection municipale. Je ne tire pas sur les ambulances. Ce qui m’intéresse, c’est à la fois ce qu’on a fait, le programme et le renouvellement. Qu’est-ce qu’il se passe quand on renouvelle une liste ? C’est l’histoire de la vie : il y a des gens qui entrent et des gens qui sortent. On n’est pas élu pour toute la vie. Moi-même, je ne le serai pas. C’est important pour nous d’amener de nouvelles personnes à siéger. Vous allez voir un conseil municipal avec quasiment 50% de nouveaux entrants, avec beaucoup de jeunes qui ont des parcours différents, mais un engagement profond pour cette ville. Moi, c’est ce qui m’a guidé, c’est cet engagement universel pour la justice sociale, l’écologie. Cette ville est à la croisée des chemins, cette liste ne pouvait être autre chose que le rassemblement de celles et ceux qui ne veulent pas la voir se diviser, se fracturer. Ce n’est pas une élection municipale comme une autre. Pour la première fois, elle peut tomber dans les mains du RN.

    Léo Purguette : Est-ce que l’ordre préfigure la répartition des rôles. Michèle Rubirola sera-t-elle, par exemple, première adjointe ?

    Ça ne fonctionne jamais comme ça. Il y a une liste puis l’élection par le conseil municipal du maire et des adjoints. Les grands équilibres ne sont pas bouleversés, mais il y aura de nouveaux adjoints et de nouvelles adjointes, de nouvelles délégations car en 2026, on n’est pas en 2020 et on prépare la ville pour 2033. Il faut se projeter.

    LE POSITIONNEMENT POLITIQUE

    Léo Purguette : Quel est le positionnement de votre liste ? Elle regroupe de nombreux partis de gauche, vous avez été critiqué par certains au PRG, mais selon les sondages, il semblerait qu’un électorat de centre-gauche vous rejoigne ?

    Ce n’est pas certains, c’est une personne, qui pensait que sa place lui était due. Je ne suis pas là pour commenter les ego des uns et des autres, je comprends qu’il puisse être déçu, mais je crois que ce qui intéresse les Marseillaises et les Marseillais, c’est « à quoi ressemble la liste ». Vous savez, j’ai traversé le Vieux-Port pour venir à La Marseillaise, il n’y a pas une seule personne qui m’a demandé qui était 31e ou 32e. Les gens veulent savoir si la ville sera propre, s’il y aura des tramways, de la sécurité, du social, des logements… Les gens sont très loin des histoires des journalistes et des politiques.

    Didier Gesualdi : Amine Kessaci est 3e sur votre liste. Quel message politique ? Renaud Muselier avait parlé ici de syndrome de Stockholm à propos de son engagement à vos côtés.

    Je ne prononcerai plus le nom du président de Région à partir du moment où il s’est comporté ainsi avec Amine Kessaci. Je ne sais pas s’il mesure la grande honte qui s’est abattue sur lui ce jour-là, en expliquant qu’Amine Kessaci avait le syndrome de Stockholm. D’abord, je pense que pour un médecin, c’est gravissime. C’est une faute déontologique. Et ensuite vis-à-vis de ce qu’ont vécu Amine et sa famille, c’est une faute morale majeure.

    LE NARCOTRAFIC

    Léo Purguette : Au-delà de la polémique, Amine Kessaci, c’est pour vous un signal d’intransigeance envoyé au narcotrafic ?

    Amine Kessaci a 22 ans. C’est un garçon d’un courage exemplaire. Sa vie ne tient qu’à un fil. Il est protégé jour et nuit par des policiers qui font un travail exceptionnel. Malgré les difficultés, les épreuves, les drames, il s’engage. Il a décidé de ne pas se taire devant ces criminels sanguinaires qui ont voulu le faire taire, qui veulent nous faire taire. Amine s’est relevé. Mener la guerre aux narcotrafiquants, c’est évidemment une question qui regarde l’État et j’ai été abasourdi, dans cette campagne, de voir mes adversaires se vautrer dans l’approximation, dans la démagogie, le mensonge… Pourquoi faire croire qu’un maire aurait les pouvoirs du ministre de l’Intérieur, de celui de la Justice… J’ai déjà eu l’occasion de dire sur le plateau de « Rue de la République » qu’il ne fallait pas couper les tentacules, mais la tête de la pieuvre. Pour cela, il faut des magistrats, de la police spécialisée, de la police aux frontières, il faut remonter les filières de blanchiment… Je me souviens de moments très difficiles dans mon mandat de maire. Annoncer à un grand-père, qui jouait tranquillement au rami, que son petit-fils venait de mourir. Il faut le retour de l’État, un continuum de sécurité, le retour des services publics dans les quartiers populaires. C’est là-dessus que nous, Ville de Marseille, avons mis le paquet.

    LES MOYENS

    Léo Purguette : Aurez-vous les moyens de faire face avec un État qui baisse les moyens des collectivités ?

    Nous sommes la seule collectivité capable de nous désendetter sans austérité. L’argent, ça se gère. On a renégocié avec les banquiers. Et au lieu de faire comme l’ancienne municipalité le « Red Bull Crashed Ice », deux jours de compétition pour des millions… Nous faisons des animations pour tous. Et puis on ira trouver les moyens. Je me souviens d’une question de vous M. Purguette, il y a six ans. J’étais candidat, j’avais dit que l’on allait mettre un milliard d’euros dans les écoles. Vous m’aviez demandé « comment allez-vous faire ? » En fait, nous avons mis 1,4 milliard dans les écoles. La volonté politique dépasse tout.

    Léo Purguette : Vous excluez le levier fiscal ?

    Il n’y a rien à exclure car je ne sais pas ce qu’il peut se passer en 2027 et que le pire peut arriver dans ce pays avec le RN. Franck Allisio fait des belles promesses, mais quand il est à Paris, il vote des baisses de moyens pour les communes qui équivaudraient à Marseille à l’intégralité la cantine et de la paie des policiers municipaux.

    LE POUVOIR D’ACHAT

    Léo Purguette : Quelles sont vos propositions pour le pouvoir d’achat ?

    La gratuité des petits-déjeuners pour les petites marseillaises et les petits marseillais. On a fait un test dans l’école Belsunce. On s’est rendu compte que tous les petits qui avaient ce petit-déjeuner gratuit avaient une attitude beaucoup plus éveillée, positive, et que leurs résultats étaient grandement améliorés. Passer d’une école à 15 000 enfants, ça va être un processus exceptionnel. Et c’est finançable, on y arrive, on est une ville capable de faire ça.

    Didier Gesualdi : Ce n’est pas démago de promettre le tunnel Prado-Carénage à 1 euro ?

    Ce qui serait démago, ce serait de dire « je vais envahir le tunnel » ou de dire « ce n’est pas faisable ». Ça signifierait que la politique ne sert à rien. Je crois le contraire. Des élus confrontés à la même problématique que nous, dans le tunnel du Mont Blanc, ont fait baisser de 80% le passage.

    L’EXTRÊME DROITE

    Léo Purguette : Le RN est donné à un niveau historiquement haut. À quoi attribuez-vous cela ? Si on vous suit, c’est la faute de l’État qui ne garantit pas la sécurité ?

    Il est hors de question pour moi de dire que c’est la responsabilité de l’État. Le RN joue sur les peurs des gens. Quand vous avez en continu des images improbables sur certaines chaînes de télévision, vous vivez dans un climat anxiogène. Il y a aussi de l’insécurité. Vous croyez que j’ai doublé la police municipale parce que ça pouvait me faire plaisir ? C’est parce qu’il fallait le faire. Vous pensez que je vais encore la doubler parce que je serais dans un délire sécuritaire ? C’est parce qu’on a besoin d’une police de sécurité.

    Léo Purguette : Alors qu’est-ce qui fait monter le RN ?

    Vous savez, quand vous n’avez plus de boussole, quand la droite républicaine reprend les mots du RN, quand elle dit « je suis l’original et le Front national est la copie », on fait le lit du RN. Quand Sébastien Delogu veut maintenir sa candidature quoi qu’il arrive, quitte à faire gagner le RN, qu’il part tout seul en ayant comme seul adversaire le rassemblement de la gauche, cela me pose question. J’aurais aimé l’entendre sur ce qu’il se passe au Département avec les mineurs non-accompagnés, avec l’Aide sociale à l’enfance. Nous nous retrouvons face à notre histoire, chacun devra prendre ses responsabilités. Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire.

    Didier Gesualdi : La droite vous accuse de surfer sur la peur du RN.

    Encore une fois : je ne tire pas sur les ambulances, mais comment devant des dizaines de milliers de Marseillais, des millions de Français, quelqu’un qui se dit gaulliste peut reprendre la devise pétainiste qui a tenté d’effacer notre devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité. Il y a un sujet quand même ! J’ai, face à moi, un candidat directement issu du parti fondé par des nostalgiques de Pétain, un candidat qui ne sait pas qui est Pétain et une candidate qui reprend les mots de Pétain. Et la droite m’accuse de trop parler du RN ?! Moi, je le combats. Il faut poser des mots, des actes et un programme. Notre ville est l’inverse du RN. Notre âme est l’inverse de ce que prône le RN. Nous ne sommes pas un village gaulois, nous descendons tous de gens qui arrivent d’ailleurs et qui se sont faits ici à la force de leur travail et parce que certains leur ont tendu la main.

    Léo Purguette : Comment entendez-vous convaincre ? Certains se sont essayés jusqu’au plus haut sommet de l’État à être élu par simple rejet de l’adversaire.

    Ça ne marche pas, je suis d’accord avec vous. Sur la question de la sécurité, je veux rappeler qu’en un mandat, nous avons embauché autant de policiers municipaux qu’en 50 ans précédemment. Donc pas de leçons à recevoir sur la sécurité et on est fier d’avoir une police à l’image de la ville. Ma police a reçu des attaques racistes, des attaques ignobles de la droite, parce que certains policiers s’appellent Mohamed. Nous mettrons un commissariat de proximité dans chaque arrondissement. C’est une proposition chiffrée, finançable et, d’ici la fin du prochain mandat, il y aura 1 600 policiers municipaux à Marseille. Sur la solidarité, je veux dire que ce n’est pas une variable d’ajustement : le Département, la Métropole, la Région lâchent les subventions. On se retrouve un peu seul. J’ai honte de ce qui se dit sur SOS Méditerranée. À Marseille, nous sommes des gens de mer. L’honneur d’un marin, c’est de sauver quelqu’un qui se noie !

    LES AUTRES LISTES

    Léo Purguette : Comment réagissez-vous aux propos anti-musulmans d’Elisabeth Philippe, ex-RN, qui figure sur la liste de droite dans les 11-12 ?

    C’est un vrai sujet. Ils ont sur leur liste une personne qui déclare « je suis facho et fière de l’être ». Et ces gens-là osent dire que je fais monter le RN ?!

    Didier Gesualdi : Elle sera exclue a posteriori.

    Ça n’existe pas. Elle est sur la liste, elle est déposée, elle y reste.

    Léo Purguette : Manuel Bompard, le coordinateur national de LFI, sur la liste de M. Delogu, ça modifie votre opinion pour le second tour ?

    Ça ne change absolument rien. Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse ? Je redis la même chose : face au RN, je ne tergiverse pas. Je ne négocie pas ma place. C’est comme si on était allé voir le président de Région pour avoir des places sur sa liste plutôt que de se retirer. L’honneur ne se monnaye pas.

    Léo Purguette : Votre liste centrale et celles des secteurs seront donc identiques au second tour ?

    Je crois que j’ai été assez clair. Sébastien Delogu devra prendre ses responsabilités. S’il ne les prend pas, il aura à faire à l’histoire. Vous imaginez les dégâts dans une ville dirigée par le RN parce qu’on ne leur aurait pas donné des postes ? C’est ça les antifascistes ? C’est ça les antiracistes ? Il faut avoir un peu de dignité. Nous, on en a toujours eu.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Francis Sanchez :

    Je suis en couple, j’ai eu 75 ans en novembre 2025, est-ce que je dois payer la taxe foncière ? Cette année, j’ai un crédit pour régler la taxe foncière. Autre chose, est-ce que vous pourriez mettre en place une mutuelle gérée par la mairie, elles sont beaucoup trop chères. Merci de votre réponse.

    Pour la taxe foncière, il existe des exonérations spécifiques, mais c’est la direction régionale des finances publiques qui s’en occupe. Si vous entrez dans les critères, vous y avez droit. La question de la mutuelle municipale est très intéressante. Aujourd’hui, les gens n’arrivent plus à se soigner et à se payer une mutuelle. Elles sont extrêmement chères. Aujourd’hui la santé est devenue un marché comme un autre, un produit comme un autre. Nous allons mettre en place une mutuelle spécifique, où les Marseillaises et les Marseillais pourront souscrire tous ensemble et on sera beaucoup, pour que les gens qui n’arrivent pas à se soigner, qui ne peuvent pas en prendre ou qui subissent des tarifs trop chers, puissent avoir – à un prix défiant toute concurrence – une couverture médicale prise en charge par une mutuelle. Quand on est 10 000, 15 000 ou 20 000 à aller souscrire une mutuelle, forcément, on est plus fort. Et on va le faire aussi pour l’assurance-habitation. C’est quelque chose de très significatif. Et je vous fais une annonce : il y a beaucoup de personnes âgées ou qui n’ont pas d’argent et qui n’arrivent pas à prendre en charge les frais vétérinaires pour leur petit chien ou petit chat et c’est dramatique parce que ça coûte horriblement cher. Nous travaillons donc à une mutualisation communale avec le même mécanisme.

  • L’OM a un président par intérim

    L’OM a un président par intérim

    Pablo Longoria n’est plus président de l’OM. Celui qui avait pris du recul, après que Frank McCourt ait imposé à Medhi Benatia de conserver ses prérogatives au sein du club, est remplacé par Alban Juster. «Présent au sein de l’Olympique de Marseille depuis huit ans, Alban Juster exerçait jusqu’à présent les fonctions de directeur général finance et compliance au sein du club», précise l’OM dans un communiqué, publié samedi en soirée.

    Le texte précise que «cette décision a été prise par le conseil d’administration… Elle s’inscrit dans le cadre d’une organisation intérimaire, le temps d’engager les démarches nécessaires à la recherche et la désignation d’un nouveau président du directoire». Alessandro Antonello et Benjamin Arnaud seront à ses côtés. «Cette organisation permet d’assurer la continuité administrative, financière et opérationnelle de l’Olympique de Marseille. Le club poursuit ainsi l’ensemble de ses activités et de ses priorités sportives et économiques».

  • Municipales : les listes à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône

    Municipales : les listes à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône

    Marseille, mairie centrale

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Rémy Bazzali (LO)

    Une liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics – Coralie Raynaud (SE),

    Marseille je t’aime avec Martine Vassal – Martine Vassal (DVD)

    Marseille en ordre – Franck Allisio (RN)

    Marseille pour tous – Erwan Davoux (Divers centre)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu – Sébastian Delogu (FI)

    Pour Marseille, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Benoit Payan (DVG)

    Marseille écologie – Christine Juste (Divers écolos)

    Marseille 1er et 7e arrondissements

    Marseille je t’aime 1/7 avec Romain Simmarano – Romain Simmarano (Ren)

    Marseille en ordre 1er & 7e – Clémence Parodi (RN)

    Marseille pour tous – Erwan Davoux (Divers centre)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 1er et 7e arrondissements – Sebastian Barles (Divers écolo)

    Pour Marseille, 1er et 7e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Sophie Camard (GRS)

    Marseille 2e et 3e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Isabelle Lonnet (LO)

    Marseille je t’aime 2e et 3e avec Solange Biaggi – Solange Biaggi (LR)

    Marseille en ordre 2e & 3e – Marie Bermejo (RN)

    NPA révolutionnaires – Marseille, ouvrière et révolutionnaire – Juliette Coleou

    Marseille citoyenne – Hyacinthe Etoundi

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 2e et 3e arrondissements – Alladine Abdallah Salim (LFI)

    Marseille pour tous – Elisabeth Said

    Pour Marseille, 2e et 3e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Anthony Krehmeier (PS)

    Marseille 4e et 5e arrondissements

    Marseille je t’aime 4–5 avec Bruno Gilles – Bruno Gilles (Horizons)

    Reprendre Marseille aux riches – Mathilde Lanté (Révolution Permanente)

    Marseille en ordre 4e & 5e – Thomas Battesti (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 4e et 5e arrondissements – Léa Bijaoui (FI)

    Pour marseille, 4e et 5e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Didier Jau (EELV)

    Marseille 6e et 8e arrondissements

    Marseille je t’aime 6e et 8e avec Catherine Pila – Catherine Pila (LR)

    Marseille en ordre 6e & 8e – Jean-Baptiste Rivoallan (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 6e et 8e arrondissements – Victoire Diethelm (FI)

    Pour Marseille, 6e et 8e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Olivia Fortin (mad mars)

    Marseille pour tous – Maximilien Touat

    Marseille écologie – Christine Juste (divers écolos)

    Marseille 9e et 10e arrondissements

    Marseille pour tous – Stéphanie Brun

    Marseille je t’aime 9-10 avec Laure Agnès Caradec – Laure Agnès Caradec (LR)

    Marseille en ordre 9e & 10e – Eléonore Bez (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 9e et 10e arrondissements – Myriam Meghraoui (FI)

    Pour Marseille, 9e et 10e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Pierre Huguet (G.s)

    Marseille 11e et 12e arrondissements

    Marseille je t’aime 11–12 avec Sylvain Souvestre – Sylvain Souvestre (LR)

    Marseille en ordre 11e & 12e – Olivier Rioult (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 11e et 12e arrondissements – Radhouane Ouachani

    Pour Marseille, 11e et 12e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Yannick Ohanessian (PS)

    Marseille 13e et 14e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – Frédéric Gourc (LO)

    Marseille je t’aime 13 & 14 avec Marion Bareille – Marion Bareille (dvd)

    Ambition citoyenne – Sami Benfers

    Marseille en ordre 13e & 14e – Sandrine d’Angio (RN)

    Marseille pour tous – Nora Préziosi (DVD)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 13e et 14e arrondissements – Mohammed Bensaada (FI)

    Pour Marseille, 13e et 14e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Tina Biard Sansonetti (DVG)

    Marseille 15e et 16e arrondissements

    Lutte ouvrière – le camp des travailleurs – François Roche (LO)

    Marseille je t’aime 15/16 avec Gérard Blanc – Gérard Blanc (Ren)

    Marseille pour tous – Said Ouichon

    Marseille en ordre 15e & 16e – Thibaut Charpentier (RN)

    Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 15e et 16e arrondissements – Rabyata Boinaheri (FI)

    Pour Marseille, 15e et 16e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Samia Ghali (DVG)

    Aix-en-Provence

    Aix en commun – Julie Boronad (FI)

    Agir pour Aix – Jean-Louis Geiger (RN)

    Passionement aixois – Sophie Joissain (LR)

    Aix pour vous – Philippe Klein (Horizon)

    Aix avenir – Marc Pena (Union de la gauche horsFI)

    Aix vivante et populaire – Mounir Ben-Ammar (Liste citoyenne de gauche)

    Arles

    L’union pour Arles – Nicolas Koukas (Union de la gauche hors FI)

    Arles au cœur – Patrick de Carolis (SE Horizons)

    Lutte ouvrière-le camp des travailleurs – Anne Testut (LO)

    Arles populaire, digne et solidaire – Jecilla Regad (FI)

    Plus proche d’Arles – Jean-Michel Jalabert (SE)

    Fiers d’être arlésiens – Rémy Benson (RN)

    Allauch

    Génération Allauch – Lionel De Cala (LR)

    Allauch à gauche – Frédéric Dutoit (Union de gauche avec LFI)

    Rassemblement pour Allauch – Christelle Varnier (RN)

    Allauch Avenir – Valentin Sérézat (SE)

    Aubagne

    Passion Aubagne – Gérard Gazay (LR)

    Aubagne ensemble vers l’avenir – Mohammed Salem (DVD)

    Rassemblons-nous pour Aubagne – Joëlle Melin (RN)

    Aubagne mérite mieux – Giovanni Schipani (DVD)

    Aubagne en commun – Jean-Pierre Squillari (Union de la gauche hors LFI)

    Changer d’ère – Elodie Malek (FI)

    Fos-Sur-Mer

    Fos ensemble, en mieux – Philippe Maurizot (RN)

    Notre Fos – Rémi Esnault (DVG)

    Nous sommes Fos – Jean-Michel Leroy (PS)

    Fos en partage – Jean Fayolle (Divers centre)

    Gardanne

    Avec Herve Granier Gardanne-Biver avance ! – Hervé Granier (LR, liste SE)

    Ensemble changeons de cap pour Gardanne Biver – Jean-Marc La Piana (Union de la gauche)

    Notre ville, notre avenir – Bruno Priouret (RN)

    Istres

    « Istres, de toute son âme ! » – Robin Pretot (LR)

    Istres, l’énergie du changement – Damien Broc (RN)

    Nous sommes Istres – François Bernadini (DVG)

    Istres verte et sociale – Stéphane Pailhous (Liste de gauche)

    La Ciotat

    À jamais ciotadens – Alexandre Doriol (DVD)

    Rassemblons nous pour La Ciotat – Hervé Itrac (extrême droite)

    Cap sur le bon sens – Daniel Salenc (RN)

    La Ciotat nous rassemble – Karim Ghendouf (Union de la gauche hors LFI)

    Bifurquons a gauche ! – Antoine Vichy (FI)

    Le Rove

    Continuons ! – Paul Sabatino (Union de la gauche hors LFI)

    Unis pour notre commune – Laetitia Cangelosi (RN)

    Marignane

    Ensemble pour Marignane – Christian Amiraty (SE soutenu par LR)

    Mieux vivre à Marignane – Ariane Lombardi (Liste de gauche)

    Marignane aux Marignanais – Eric Le Dissès (Droite)

    Martigues

    Martigues – belle, fière et sûre – Emmanuel Fouquart (RN)

    Collectif citoyen martegal – Frédéric Grimaud (LFI)

    Gaby charroux pour Martigues ! – Gaby Charroux (Union de la gauche hors LFI)

    Un nouveau souffle pour Martigues – Anne-Marie Sudry (GRS)

    Un avenir pour Martigues – Jean-Luc Di Maria (LR)

    Miramas

    Pour Miramas – Frédéric Vigouroux (Union de la gauche hors LFI)

    Redonnons espoir a Miramas – Killian Santana (RN)

    Ensemble pour demain –
    Errol Ferrer (SE soutenu
    par LFI)

    Port-de-Bouc

    Avec Laurent, poursuivons de l’avant – Laurent Belsola (Union de la gauche)

    Que ça change ! – Pascal Spanu (RPR)

    Rognac

    Pour vous, pour Rognac – Sébastien Garrel

    Rognac autrement ! – Willy Nicollet

    Rognac d’abord – Christophe Gonzalez (RN)

    Salon-de-Provence

    Demain Salon – Patrick Chini (Union de la gauche hors FI)

    Salon en commun – Anaïs Giner (FI et NPA)

    Reussir salon – Nicolas Isnard (LR)

    Agir pour salon – Cédric Vaccarezza (RN)

    Septèmes-Les-Vallons

    Ensemble pour Septèmes 2026 – André Molino (Union de la gauche hors LFI)

    Le choix de Septèmes – Smahane Mebarki (FI)

    Septèmes autrement – Adrien Duché (UDR)

    Vitrolles

    Ensemble pour Vitrolles – Loïc Gachon (Union de la gauche hors LFI)

    Vitrolles unie – Philippe Farrugia (DVD)

    Vitrolles en ordre – Fabien Bravi (RN)

    Les 23 villes bucco-rhodaniennes avec une seule liste

    Boulbon (Boulbon notre village, continuons ensemble – Jérémie Becciu), Cadolive (Continuons ensemble pour un Cadolive gagnant – Serge Perottino), Chateauneuf-le-Rouge (Chateauneuf-Le-Rouge, l’audace en + – Michel Boulan), Eygalières (Eygalières, notre fierté, notre avenir – Aline Pelissier), Grans (Grans à vivre… Ensemble – Philippe Léandri), Graveson (Graveson notre engagement – Michel Pecout), Jouques (Continuons ensemble pour Jouques – Eric Garcin), Lamanon (Agir pour Lamanon – Christian Nervi), Le Puy-Sainte-Réparade (Liste d’union républicaine et d’intérêt communale – Jean-David Ciot), Les-Baux-de-Provence (Les Baux Naturellement – Anne Poniatowski), Mas Blanc des Alpilles (Ensemble pour l’avenir de notre village – Laurent Geslin), Maillane (Pour Maillane – Eric Lecoffre), Mollèges (Unis pour Mollèges – Corinne Chabaud), Peypin (Mon parti c’est Peypin – Frédéric Gibelot), Peyrolles-en-Provence (Garder le cap, agir pour l’avenir – Thomas Aarcamone), Plan d’Orgon (Unis et engagés pour Plan D’orgon – Jérôme Guichard), Rognonas (Rognonas en pays d’Arles – Yves Picarda), Saint-Antonin-sur-Bayon (Un village protégé, solidaire, engagé pour son avenir – Christian Delavet), Saint-Cannat (Ensemble pour Saint-Cannat – Joël Levi-Valensi), Saint-Chamas (Naturellement Saint-Chamas – Magali Ramos), Saint-Etienne-Du-Gres (Le gré 2026, un souffle nouveau – Jean Mangion), Saint-Mirtre-les-Remparts (Saint-Mitre-en-vie – Vincent Goyet), Verquières (Verquières, entre héritage et avenir – Jean-Marc Teissere).

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : Quand la guerre froide s’installe

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : Quand la guerre froide s’installe

    Ambroise Croizat, de nouveau ministre du Travail dans le cabinet Ramadier de janvier 1947, se vit explicitement interdire toute initiative en cette matière. De plus, 1947 fut un hiver exceptionnellement rigoureux avec une aggravation régulière de la pénurie alimentaire.

    Dès le début janvier, nous doublions les manifestations d’ensemble par corporation avec, le 21, une assemblée générale des travailleurs de l’alimentation. Le 22, c’était celle des métaux. Le 27 se réunissaient les travailleurs du textile et des produits chimiques. Le 4 mars, le syndicat de l’habillement appelait à un mouvement de grève à partir de 17h. Pour ne rien arranger, les pressions américaines s’intensifièrent.

    Le printemps 1947 marqua un sommet d’anticommunisme, avivé par la perspective de la rupture définitive entre les anciens alliés de la guerre, à l’occasion de la conférence de Moscou. C’est le 12 mars 1947 que Truman déclara, par son discours au Congrès américain, la « guerre froide », qui eut, en France comme ailleurs, des répercussions immédiates. Les manœuvres scissionnistes furent amplifiées par l’intervention américaine.

    La stratégie américaine
    face au mouvement ouvrier

    Dans une tournée systématique en Europe, Brown promit aux syndicalistes « compréhensifs » un niveau de vie que ni les conceptions générales de leur centrale, ni les rigueurs de l’époque n’autorisaient, selon le témoignage officiel de l’ambassadeur de France Hopeno. Repris par les journaux Le Provençal et Le Méridional, Marseille était l’une de ses étapes préférées. Sans qu’il soit possible de quantifier la part relative des facteurs extérieurs et intérieurs de la rupture du 4 mai 1947, Washington a une part considérable dans cette opération qui visait principalement le Parti communiste et la CGT.

    Échec pour la classe ouvrière, l’éviction des ministres communistes, qui avaient soutenu les grèves de Renault, s’inscrivait dans une stratégie de plus long terme, mise en œuvre avec une application particulière dans les pays où le mouvement ouvrier se réclamait de la lutte de classe, comme la France ou l’Italie. Les milieux dirigeants français reçurent désormais le soutien explicite de ceux de Washington pour cette mise à l’écart jugée indispensable par les uns et les autres.

    Les ambitieux projets européens des responsables économiques et politiques américains, définitivement mis au point dans les premiers mois de 1947 et destinés à éviter l’angoissante crise de surproduction qui les « obsédait », supposaient une classe ouvrière, dans chaque pays concerné, sinon convaincue des vertus de la « libre entreprise », du moins docile et sage. Nous, CGT, constituions un enjeu décisif de la « guerre froide » commençante.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Un week-end d’hommages à la culture japonaise

    Un week-end d’hommages à la culture japonaise

    Le festival qui met à l’honneur la pop-culture japonaise est de retour pour sa 16e édition marseillaise, au Parc Chanot. Sur les 40 000m2, répartis sur trois halls du parc des expositions, food-trucks, animations et boutiques auront tous un point commun : rendre hommage au Japon.

    Cette année, le festival a pour tête d’affiche le youtubeur Cyprien, présent samedi pour une séance de dédicace. Second événement de cette édition : une exposition dédiée à la série animée Goldorak, « premier dessin animé japonais arrivé en France, en 1978 », détaille Thomas Sirdey, co-fondateur de la Japan Expo. Dès l’entrée, une statue de deux mètres de haut du robot Goldorak, des produits de collection, et des décors photos accueillent les visiteurs.

    En continuant à avancer dans les allées, se succèdent « des exposants, des animations, des produits manga ou pop culture aussi bien que des dégustations ou de l’épicerie ». Thomas Sirdey insiste : « c’est précisément ça la Japan Expo, présenter un éventail le plus large possible, à la fois de pop culture mais aussi de toute la culture japonaise ».

    Un événement pour tous

    Avec une moyenne d’âge à 27 ans, Thomas Sirdey admire « un public multi-générationnel. Évidemment que ce n’est pas que pour les jeunes, sinon, on n’ouvrirait pas sur Goldorak ». Il y en a pour tout le monde dans le festival : nourriture asiatique, ateliers d’arts martiaux ou expositions. Le cofondateur de l’événement le souligne : « C’est ça qui est sympa, c’est que tout le monde trouve chaussure à son pied, on veut vraiment faire en sorte que quand vous venez sur le festival, soit vous êtes ultra-fan et vous accédez à un contenu très pointu, soit vous êtes juste curieux et vous allez forcément accrocher avec quelque chose, apprendre. »

    Arrivée il y a 16 ans à Marseille, la Japan expo ne veut pas faire un copier-coller de sa version parisienne. Thomas Sirdey, fier du partenariat initié avec le consulat japonais à Marseille, insiste : « On a toujours voulu être ancrés dans le tissu local en arrivant à Marseille, on travaille avec des boutiques, des associations locales au maximum. L’idée c’est que quand les gens viennent et découvrent quelque chose qui leur plaît, ils puissent y avoir accès près de chez eux. »

    Des places sont encore disponibles sur le site de la Japan Expo. Aucun billet vendu sur place.