Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Grand entretien] Suzanne : « On peut dénoncer en chansons et rassembler »

    [Grand entretien] Suzanne : « On peut dénoncer en chansons et rassembler »

    La Marseillaise : Vous vous produisez notamment avec votre nouvel Album, « Milenium », qui renoue avec des sonorités électro et de variété française. Pourquoi y être revenue ?

    Suzane : J’ai eu vraiment besoin de revenir à mon ADN principal qui est ce mélange de chansons françaises et d’électro. Je pense que c’est la musique qui me porte le mieux sur scène. J’ai eu envie de revenir à une énergie plus physique, plus dansante, plus électronique, tout en mêlant les mots, comme dans mon premier album. C’est un peu un retour aux bases, mais j’espère, en ayant évolué.

    C’est aussi un album dédié à la génération des millenials. Qu’est-ce que vous avez à leur dire ?

    Suzane : C’est un album qui s’adresse plus aux millenials parce que j’en suis une. Je suis née dans les années 90 donc on sent mes références. On est aussi une génération où on est dans un monde qu’on ne reconnaît pas trop, un monde qu’on ne nous a pas appris. Donc on peut avoir parfois quelques désillusions. C’est ce que je raconte un petit peu dans l’album. En essayant de donner de l’espoir pour la suite. L’album s’appelle d’ailleurs Millenium parce que la définition c’est une nouvelle ère commençant par un changement. Je pense qu’aujourd’hui, le changement est intergénérationnel. Il n’est pas que pour notre génération. Il est pour ceux qui arrivent, il est pour nos parents. C’est un changement qu’on attend un peu tous, je crois.

    Dans cet album, vous abordez également des thématiques intimes et politiques, comme votre lesbianisme, les violences sexuelles et sexistes, ou encore les stéréotypes de genre. Pourquoi c’est important de chanter sur ces sujets ?

    Suzane : Parce que je pense que les chansons, elles ne servent pas qu’à divertir. Je pense qu’on peut dénoncer en chansons. On peut rassembler aussi. En fait, c’est des sujets qui faisaient partie de ma vie de femme. Donc oui, il y a plus de politique dans cet album, plus d’engagement encore, parce que je l’ai toujours fait mais que là, j’ai senti une urgence encore plus forte. Il y a beaucoup de messages qui sont adressés aux femmes, mais je parle aussi d’écologie ; j’aborde les thématiques de notre monde actuel. Parce que c’est des choses qui peuvent m’angoisser cela avance lentement. Donc je trouve que c’est important de pouvoir les aborder en chansons.

    Pourquoi est-ce que c’était urgent ?

    Suzane : Aujourd’hui, on entend encore qu’il y a trop de féminisme. Moi, je pense qu’il y a plutôt trop de féminicides. Il y a un grand silence qui entoure les questions de violences sexistes et sexuelles. Mes chansons c’est un peu la réponse à ce silence, avec de la musique, des mots, une énergie et des émotions. Et j’ai l’impression que les gens qui écoutent ces chansons s’y reconnaissent. Ils sont dans l’urgence aussi d’entendre des chansons qui décrivent les choses qu’ils connaissent tous les jours, dans le quotidien.

    « Je t’accuse » est notamment une chanson qui dénonce les violences sexuelles et l’inefficacité de la Justice ?

    Suzane : Je pense que cette chanson est arrivée dans ma vie pendant une période compliquée, où beaucoup de choses me ramenaient à cette violence que j’avais subie. Et pour m’en libérer, j’ai eu l’impression qu’écrire une chanson, ça pouvait peut-être m’aider. Je ne pensais pas la sortir, cette chanson. C’était une chanson pour me réparer. Et puis, j’ai continué à voir à la télé, dans les médias, des récits assez glaçants de violences, que ce soit sur des femmes, des hommes, des enfants, des classements sans suite et rarement de condamnations… C’est ce qui m’a donné le courage de me dire « il faut que tu portes ce message. Il n’est pas que pour toi, ce message. Il est pour toutes celles qui ont subi, comme toi, des violences. » Ce n’était pas une chanson évidente à sortir, mais j’ai l’impression qu’elle a trouvé son public. C’est un peu un triste constat de se dire qu’on est aussi nombreux à comprendre les paroles de cette chanson. Normalement, elle ne devrait pas exister. Et en tout cas, dans notre monde actuel, en 2026 il y a encore trop de violences sexuelles, de féminicides, de viols. On n’est toujours pas en sécurité, des années après #MeToo. Donc je pense que cette chanson, elle prend toute sa place depuis qu’elle est sortie.

    Êtes-vous confiante pour l’avenir ?

    Suzane : Un peu comme sur tout, c’est-à-dire les droits, que ce soit les droits pour les femmes ou les droits LGBT. Ce sont des droits qu’on a mis longtemps à avoir, à acquérir. C’est plus facile de perdre des droits que d’en gagner, je crois. Il ne faut pas se dire que tous nos droits sont acquis et que dans la durée, ce ne sera plus forcément le cas. Il faut continuer de défendre ces droits même quand on les a.

    Vous êtes originaire d’Avignon, quels liens entretenez-vous avec le sud ?

    Suzane : Le sud, c’est là où tous mes rêves sont nés, c’est là où j’ai été formée, là où j’ai appris la danse, là où j’ai chanté dans la rue à Saint-Rémy avant de prendre un billet pour aller à Paris. C’est important pour moi de rester liée à ces racines. Le fait de jouer à Marseille, c’est quelque chose d’important de pouvoir passer dans la région où j’ai grandi. J’avais déjà joué mon premier projet à Marseille et j’en garde un très bon souvenir. J’espère que cette deuxième fois sera aussi belle que la première.

  • L’OM est prêt à chasser le trio de tête dimanche au Vélodrome

    L’OM est prêt à chasser le trio de tête dimanche au Vélodrome

    Samedi, les Marseillais ont réintégré la Commanderie. Dans leur cocon habituel, ils devaient peaufiner ce qui a été travaillé tout au long de la semaine en Andalousie.

    « Cette semaine, c’était très bien » confie Quinten Timber. Le Néerlandais a été le premier à prendre la parole et lever un coin du voile sur ce qu’a vécu le groupe dans le sud de l’Espagne. « Nous avons passé du temps ensemble, partager de bons moments, fait des activités autres que du football. Pour moi, c’est du positif. Cela nous a permis de mieux nous connaître. Et d’apprendre à connaître les nouveaux entraîneurs ». Lui qui vient de boucler son premier mois avec l’OM confesse : « J’ai l’impression d’avoir passé plus de temps, car il s’est passé beaucoup de choses. Le moment est venu pour nous de passer à autre chose

    Habib Beye a joué son rôle de nouveau maître à bord. Rejoint par ses trois adjoints, libérés par Rennes. « Nous avons pu passer du temps ensemble. Multiplier les échanges, dans un très beau cadre. J’ai ressenti de l’entrain et j’ai vu des sourires. » Au rythme d’une séance quotidienne très intense, il a fait en sorte de remettre en route une machine qui s’était grippée. « Je ne vais pas remettre en question ce qui a été fait avant. Je suis là pour poursuivre la construction d’un projet sportif, et pas tout détruire » a confié l’ancien défenseur.

    Il attend désormais une mise en pratique sur le terrain. Dimanche, la réception de Lyon, qui devance l’OM de 5 points au classement, sera le test. « Je sais que je serai jugé par rapport aux résultats » poursuit-il. Quant à son passage au révélateur du Vélodrome, il reconnaît une certaine impatience. « Cette fois, j’y reviens en étant du bon côté. Nous devons nous servir de la ferveur de ce stade, de ce public, car elle est magnifique. ».

    Habib Beye compte bien sur ce match pour « lancer la chasse au trio de tête. Il n’y a pas de crainte à avoir. Plutôt de l’excitation. Car ce sera aussi un challenge pour les Lyonnais. » Le nouvel entraîneur phocéen a indiqué que son groupe était finalement au complet. Quant à savoir qui sera capitaine, « vous le verrez dimanche ! » a-t-il plaisanté.

  • Les Oursinades s’ancrent au bord de l’étang de l’Olivier ce week-end

    Les Oursinades s’ancrent au bord de l’étang de l’Olivier ce week-end

    C’est une institution qui fait son retour sur les rives de l’étang de l’Olivier. Ces samedi 28 février et dimanche 1er mars, les oursinades reviennent de 11h à 17h, toujours à hauteur du mini-port au bout de l’esplanade Charles-de-Gaulle, avec une capacité de 700 places assises, le long de grandes tablées conviviales.

    « C’est un rendez-vous attendu et populaire, toute la population istréenne vient, et puis ça marque l’arrivée du printemps, c’est synonyme du retour des beaux jours dans l’esprit des gens », affirme Jérémy Sierra, conseiller municipal en charge des événements de la Ville d’Istres. Chaque jour, environ 1 500 personnes viennent « se retrouver, discuter en plein air et partager de bons mets ».

    Sur place, les visiteurs trouveront une dizaine de stands de restauration avec oursins, plateaux de coquillages, marmite du pêcheur, moules frites, burgers de la mer ou à la viande, gambas à la plancha et autres calamars, ainsi que les panisses de l’Estaque ou encore les sardines en beignets. « Quatre associations seront également présentes : le Gipreb, l’Esperen, l’Amicale des plaisanciers de l’étang de Berre et l’Association des plaisanciers du Port des Heures Claires », détaille Jérémy Sierra.

    Des animations musicales sont également prévues avec Patrick David et Vanessa Smiled, qui chanteront de la variété française et internationale samedi, et Stud, dans le même style, dimanche. Les rameurs de l’Olivier feront des démonstrations et proposeront des ateliers découverte tous les matins.

  • Une chasse au trésor ludique pour les enfants à Figuerolles

    Une chasse au trésor ludique pour les enfants à Figuerolles

    Ils galopent, inarrêtables, vers l’herbe verte et en quête de glands tombés à terre. Ce vendredi matin, la quiétude habituelle du parc de Figuerolles est troublée par la masse des 32 têtes du troupeau de moutons mérinos et mourérous, accompagnés des chèvres du Rove. Sans s’arrêter, Newton, le vigoureux border collie de 7 ans, leur file au train et les conduit droit sous les oliviers. Puis il s’immobilise, attentif à ce qu’aucune brebis ne s’égare à nouveau en broutant.

    Cette démonstration est habituelle pour Mélanie Michelotti et Gaëtan Bartholini, tous deux agents de la ferme pédagogique de Martigues. À ceci près qu’une dizaine d’enfants les accompagnent, carnet en main, pour une chasse au trésor thématique. Une pomme de pin, un gland ou un peu de laine font partie des éléments à collecter. Raphaël, 10 ans, est le plus rapide. « J’étais venu il y a 5 ans et ça a bien changé, il y a plus de moutons », remarque il. « C’est important de savoir comment ils sont et ce qu’ils mangent… On peut l’apprendre à l’école, mais c’est autre chose de venir voir », estime l’écolier en CM2.

    Connaître et respecter

    En scrutant le troupeau, Mélanie Michelotti explique leurs comportements. « Observez la séparation naturelle entre les chèvres et les moutons », souligne-t-elle. Mais une, puis deux, puis plusieurs bêtes s’écartent et bondissent pour se suivre. Attention à l’effet de groupe. « Dès qu’il y en a un qui part, tous les autres suivent, il ne faut plus bouger ! » prévient l’agente. Ils cherchent des glands, car « ce sont comme des sucreries pour eux, on leur en donne parfois pour donner un goût au lait », détaille-t-elle.

    Le fils de presque 3 ans de Quentin Ollivier est subjugué. « C’est important de le confronter à ces animaux et d’apprendre à les respecter, surtout quand on habite en ville », estime le jeune père, ravi de profiter d’une « activité adaptée aux très jeunes ». D’autres écopâturages sont prévus aux prochaines vacances, mais d’ici là, le troupeau est sorti tous les jours. « Les gens peuvent venir voir, parfois, on prend même les chevaux et les ânes avec nous », confie le berger.

  • Johann Zarco, en outsider sur le circuit thaïlandais

    Le circuit de Buriram va lancer la saison de Moto GP.

    Deux Français seront à nouveau présents. Le Niçois Fabio Quartararo et le Novais Johann Zarco. Le premier, champion du Monde 2021, s’attend à vivre une saison compliquée, au guidon d’une Yamaha en manque de performance. Tandis que le second, qui entame sa dixième saison dans les paddock, espère bien semer la zizanie au milieu des candidats affirmés au titre suprême. Notamment l’Espagnol Marc Marquez, qui visera un huitième sacre. D’autant plus qu’il dispose d’une Honda qui lui a donné satisfaction lors des dernières séances de test d’avant saison.

  • La Gambardella offre au Rove un rendez‑vous historique

    La Gambardella offre au Rove un rendez‑vous historique

    David contre Goliath. Un David avide de succès, sans pression et sûr de ses forces avant de défier la montagne qui se dresse face à lui. Le nom de la montagne ? L’Estac (Espérance sportive Troyes Aube Champagne), vainqueur de la Coupe Gambardella au printemps 2018. Un gros morceau pour l’Olympique Rovenain, club basé au Rove, 5 500 habitants environ. être présent à ce stade de la compétition représente déjà un exploit pour la jeune bande de David Gallego. Après des victoires contre le Castanet, l’Uspeg Marseille et Dijon, Troyes se présente face à eux. « C’est exceptionnel. Nous étions déjà en 32e de finale il y a trois ans. C’est tout bénef’ pour nous », signale Christophe Rouzault, directeur technique.

    Un match déplacé

    à quelques kilomètres

    Le club n’a pas voulu bousculer les joueurs et leurs préparatifs avant cette rencontre phare, ce dimanche (14h30). Surtout que ces jeunes de moins de 18 ans vont tous vouloir figurer sur cette fameuse feuille de match. « Il y a une superbe ambiance entre eux, mais il y aura des déçus, car ils espèrent tous être retenus. On évite d’en faire trop, souffle Rouzault. Pour ne pas leur mettre de pression. »

    Surtout que cette équipe ne joue pas tout le temps ensemble, à cause du règlement de cette coupe nationale. Seuls les U19 première année peuvent participer à la compétition. « C’est une équipe recomposée. Cinq moins de 18 ans sont en U19 Nationaux à plein temps et le reste joue en U18 Régionale 1. Ils sont d’ailleurs en haut de tableau avec deux matches de retard. Des joueurs descendent donc pour former la meilleure équipe possible. »

    Une équipe pour deux catégories, donc deux coaches à l’unisson pour mener les joueurs. Entraîneur des U19 Nationaux, David Gallego est l’un des artisans de ces performances avec le patron des U18 R1, Lyes Bouzidi. « David, c’est un pur produit du club. L’accession s’est faite avec lui, il était déjà présent en 32e de finale, il y a trois ans. C’est un coach jeune avec déjà une certaine expérience, avec cette force de travail », détaille Christophe Rouzault. Le Rove s’est concentré sur la formation dès le début de siècle, pour atteindre le niveau qui est le leur aujourd’hui. « Je suis arrivé il y a 20 ans et dès les dix premières années, j’ai misé sur la qualité des éducateurs et la construction d’une équipe technique avec cet esprit club et des passionnés. » Une double casquette joueurs/éducateurs avec « 7 ou 8 joueurs passés par l’école du foot du Rove et qui sont dans le groupe Gambardella ».

    Mais l’Olympique Rovenain n’évoluera pas totalement à domicile lors de ce huitième de finale de Coupe Gambardella. Troyes se déplacera 15 km plus loin, car Sausset-les-Pins est l’hôte de la rencontre, et non Le Rove. Les terrains sont pourtant assez similaires, seule l’homologation diffère. Christophe Rouzault explique : « à partir des huitièmes de finale, les terrains doivent être homologués en T3. Ils nous manquent un peu de dimension, la longueur est bonne, mais il y a un mètre en moins en largeur. 50 centimètres de chaque côté à peu près. Nos vestiaires étaient également trop petits, avec 5 m2 manquants. »

    Rêver en coupe, lutter

    en championnat

    Le club de Sausset-les-Pins possède également une pelouse synthétique et les dirigeants du Rove ont préféré opter pour celle-ci. Les maires des deux villes [Paul Sabatino (PCF) pour le Rove, Maxime Marchand (Écologiste) pour Sausset-les-Pins] se connaissant, les tractations ont été rapides. Le voisin laisse donc son stade pour une journée historique.

    Quoi qu’il arrive, la saison sera loin d’être terminée pour l’Olympique Rovenain. Comme évoqué précédemment, l’équipe évolue en U19 Nationaux, le plus haut niveau français dans cette catégorie. Des rencontres hebdomadaires contre l’OM, Toulouse, Nice, Monaco, Montpellier ou Saint-Etienne, l’élite du football hexagonal.

    D’où les difficultés d’exister lorsqu’on est un club d’un petit village. Actuellement 12e sur 13 avec un match en moins, il faudra finir dans les dix premiers pour la formation de David Gallego. Cette position assurerait un maintien exceptionnel pour la structure. Mais, avant de penser au championnat, il y a un nouveau tour de coupe à disputer, pour continuer de rêver d’un quart de finale qui dépasserait largement n’importe quelle espérance.

  • Le MMA débarque en force à Aix-en-Provence

    Le MMA débarque en force à Aix-en-Provence

    Le handball laissé un temps de côté au profit du MMA. L’Arena du Pays d’Aix accueille, ce samedi soir, une grande soirée arts martiaux mixtes avec l’Hexagone MMA, sponsorisé par un géant des paris sportifs. L’étape aixoise est la première des 13 prévues jusqu’à fin septembre sur le sol français. Le combat principal opposera un Tricolore Leopold Goi (8-2 en carrière) à l’expérimenté brésilien Romeo Dos Reis (20-10).

    Les deux hommes se battront, ce week-end, pour le titre des mouches de l’organisation (-57 kg). Deux concurrents qui ont pour habitude de terminer leurs affrontements avant la limite, du spectacle est donc attendu. Par ailleurs, huit autres combats sont au programme et précéderont ce choc franco-brésilien. Une soirée avec de nombreux locaux, comme les Marseillais Araik Margaryan et Moussa Ndiaye.

  • L’OM à la vie, à la mort

    L’OM à la vie, à la mort

    L’air de l’Andalousie aura-t-il le même effet que celui du Latium sur les Marseillais ? L’an dernier, le « ritiro » organisé par Roberto De Zerbi dans la banlieue de Rome, après la déroute à Reims, avait permis à l’OM de retisser des liens pour aller chercher la deuxième place et le billet de qualification directe en Ligue des Champions.

    Habib Beye, après une prise de fonction marquée également par un naufrage, à Brest, a opté pour le sud de l’Espagne. Il a emmené ses troupes à Marbella, pour cinq jours de travail en autarcie complète. Loin de la Commanderie et de sa prétendue pression.

    Un choix qui a fait bondir Pascal Olmeta. L’ancien gardien de but de l’OM et de Lyon n’a pas mâché ses mots pour dénoncer cet exil. « Si tu veux leur montrer que c’est une chance de jouer à l’OM, tu les emmènes à la Timone voir les enfants malades avant l’entraînement. Et tu peux aussi t’entraîner devant les supporters, c’est la vraie vie ça ! Après, tu retrouveras les vraies valeurs », a-t-il confié dans les colonnes du Progrès de Lyon.

    En misant sur le conclave, Habib Beye, qui a aussi instauré un silence radio durant les cinq jours de travail en Andalousie, souhaitait que son groupe se concentre uniquement sur le jeu. Et sur le rendez-vous qui attend les Marseillais, dimanche. Pour un retour au Vélodrome qui peut inquiéter certains.

    Car, si jusqu’à présent, le peuple des virages s’est montré solidaire, sa patience a des limites. Et il attend que ses favoris montrent un tout autre visage que lors de leurs dernières prestations, que ce soit face à Strasbourg, à la maison, ou lors des deux déplacements, à Paris ainsi qu’à Brest.

    Lyon a bénéficié de la chute libre marseillaise pour doubler l’OM et prendre un peu de marge à la troisième place. « C’est mieux d’avoir cinq points d’avance que cinq de retard », a admis Corentin Tolisso. Sachant que, sans le faux pas à Strasbourg, son équipe de Lyon aurait pu avoir huit longueurs d’avance. Et bénéficierait de ce capital en cas de coup de Trafalgar, dimanche.

    Habib Beye va organiser un dernier entraînement, samedi, en fin d’après-midi, pour le retour à la Commanderie. Ce sera pour lui l’occasion de prendre le pouls de ses joueurs et d’une répétition générale avant le grand saut.

    Pour l’ancien défenseur olympien, il sera aussi question de ne pas rater sa première sur le banc de l’OM au stade Vélodrome. Ses joueurs lui doivent une revanche pour avoir gâché cette première sortie à Brest.

    L’attaque lyonnaise en manque de forces

    Pour le déplacement au Vélodrome dimanche, Paulo Fonseca doit faire face à plusieurs absences importantes dans son groupe. À celles de longue date telles que Malick Fofana, Ernest Nuahmua ou encore Afonso Moreira, est venue s’ajouter celle de Pavel Sulc. Le Tchèque a dû sortir en cours de rencontres à Strasbourg. Malgré les efforts du staff médical, le buteur du match aller face à l’OM ne sera pas du voyage, ce dimanche. Une situation dont devrait profiter Roman Yaremchuck pour débuter, vraisemblablement à la pointe de l’attaque des Gones. Cette situation n’inquiète pas outre mesure Corentin Tolisso. « Je pense que la force de notre équipe, c’est justement le collectif. Quand Moussa (Niakhaté) n’était pas là pendant la CAN, nous avons gagné. Quand moi je n’étais pas là, nous avons gagné. Quand Nico (Tagliafico) n’était pas là, nous avons gagné aussi. Cela montre que notre équipe est très forte », a confié le capitaine lyonnais en conférence de presse, vendredi.

    Repères

    Retour tardif

    Les Olympiens étaient en Espagne dès lundi et ne sont rentrés que vendredi, en fin d’après-midi. Un dernier entraînement est prévu, ce samedi à 16h, à la Commanderie.

    Sécurité

    La préfecture déploie un large dispositif pour OM–OL : déplacements et présence des supporters lyonnais interdits autour du stade et en centre‑ville, ainsi que les fumigènes ; forces mobiles en renfort.

    Buts pour elles

    La fondation OM a reconduit l’opération « Buts pour elles », destinée à apporter un coup de pouce financier pour le développement du football féminin. Chaque but marqué par les équipes professionnelles olympiennes est converti en euro. Les associations souhaitant en bénéficier devront transmettre leur dossier avant le 31 mars.

    « C’est mieux d’avoir cinq points d’avance que cinq de retard »

  • Fibre Excellence : des discussions mais toujours pas d’avancées

    Fibre Excellence : des discussions mais toujours pas d’avancées

    Notre usine s’arrête ce lundi 2 mars jusqu’au 15, on n’a plus de bois ! On ferme car il faut refaire le stock. » Au lendemain d’une réunion à Bercy, Laurent Quinto, travailleur de l’usine de pâte à papier de Tarascon et représentant de la Filpac-CGT, tire à nouveau la sonnette d’alarme pour l’avenir de Fibre Excellence. Malgré une réunion à Bercy, au ministère de l’économie, sous la houlette du Ciri (comité interministériel de la restructuration industrielle), ce jeudi, la situation n’est toujours pas apaisée pour la filière papetière française. Et surtout, elle n’avance pas officiellement après la proposition d’une aide à hauteur de 150 millions d’euros par le ministre délégué à l’industrie, Sébastien Martin, qui date de la semaine dernière. « Les ministères sont désormais dans l’attente d’un retour de l’actionnaire afin de poursuivre le travail sur le dossier Fibre Excellence », relate l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT), dans un communiqué de presse. Rappelons que l’aide gouvernementale se ferait en deux parties, entre étalement de dettes, intégration aux quotas carbone et garanties de prêts… Mais sous condition que l’actionnaire principal de Fibre Excellence, Domtar (ex-Paper Excellence), mette la main à la pâte et apporte « des fonds ».

    Contactée ce vendredi, l’entreprise confirme l’arrêt temporaire du site tarasconnais pour réapprovisionnement en bois. Du reste, elle temporise et explique que des discussions sont toujours en cours suite à la proposition du ministre délégué à l’industrie. Pour rappel suite à l’annonce ministérielle, elle évoquait « un premier pas » mais rappelait surtout que le nœud du problème était celui « du tarif de rachat de l’électricité ».

    Ça coince toujours

    sur le tarif de l’électricité

    Ce sujet du coût de l’électricité a également été abordé lors de la réunion avec le Ciri. « On a encore demandé une revalorisation du tarif de revente de l’électricité pour toute la filière. On ne lâchera pas cette piste », martèle Laurent Quinto. En effet, l’intersyndicale juge depuis le début du conflit qu’une hausse du prix de vente du mégawattheure (MWh) produit sur sites permettrait « la pérennité » de l’entreprise. Problème : « Au regard du rapport de la Cour des comptes sur les centrales à charbon [lire article ci-dessous, Ndlr.], le ministère ne veut pas prendre le risque de refaire pareil », relate Laurent Quinto. L’intersyndicale développe : « L’État a réaffirmé qu’il ne reviendrait pas sur le tarif du MWh. Il a indiqué qu’une éventuelle évolution devrait nécessairement passer par la voie législative. »

    Et qui dit voie législative dit potentiellement une attente jusqu’au prochain budget pour 2027… Un timing intenable au regard de la situation financière des sites selon les salariés, l’entreprise étant menacée de mise en redressement judiciaire à la mi-mars. Reste que « les représentants de l’État ont assuré que les négociations ne sont pas terminées et qu’il existe d’autres solutions que la seule revalorisation du MWh ». Rien de définitif donc mais rien de concret non plus. Preuve en est avec un autre sujet central pour l’avenir de la filière : « les discussions relatives à l’approvisionnement en bois n’avancent guère », selon l’intersyndicale. Laquelle est bien décidée à poursuivre la pression, puisqu’elle propose « l’organisation d’une réunion à Bercy rassemblant le ministère de l’industrie, Énergie, de l’Agriculture, EDF, organisations syndicales, Véolia ainsi que l’ONF… ». De quoi faire écho au travail du sénateur communiste Jérémy Bacchi en vue d’une table ronde en préfecture des Bouches-du-Rhône avec les acteurs concernés.

    En attendant, une mobilisation des salariés est « possible » à la date du 6 mars prochain à Toulouse « avec l’appui de la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga ».

  • La Cour des comptes s’attaque à la centrale de Gardanne

    La Cour des comptes s’attaque à la centrale de Gardanne

    La très libérale Cour des comptes (CRC) s’est penchée sur le cas de l’arrêt des centrales à charbon dans un rapport publié ce mercredi 25 février. Forcément, elle s’est largement attardée sur le cas de la centrale thermique de Gardanne et n’y va pas de main morte dans ses observations. Elle explique entre autres que l’installation a « un bilan carbone critiquable et un impact environnemental contesté ». Mais pointe surtout que « le soutien public important accordé au producteur en fin d’année 2024 présente un risque élevé pour les finances publiques ». Et sort du chapeau, sans développer le calcul, le montant potentiel d’1,5 milliard d’euros comme « coût aux finances publiques dans certaines hypothèses étudiées par l’administration ».

    Elle cible ici le contrat de revente d’électricité entre GazelEnergie et l’État à 800 millions signé en 2024. Un contrat qui a « d’importantes fragilités juridiques, pour une installation dont la justification technique n’est pas avérée » selon la CRC. Outre ses traditionnelles errances méthodologiques, elle fait à peine état des mouvements sociaux sur le site et du combat des salariés pour la survie de l’écosystème économique du bassin minier. Justement, la CGT du site «  ne souhaite pas commenter pour l’heure » le rapport mais « reste vigilante sur le sujet ». Et GazelEnergie balaie d’un revers de main les dires du rapport de la CRC. « On conteste fermement le chiffre d’1,5 milliard. Les négociations avec l’État avaient justement pour but de réduire le montant du contrat », répond Camille Jaffrelo, porte-parole du groupe. Et d’assurer : « On se tient à disposition de la CRE [Commission de régulation de l’énergie, Ndlr.] qui confirmera que le contrat est bien de l’ordre d’une centaine de millions par an. »