Tag: Bouches-du-Rhône

  • Pour Provence Rugby, briser la série à domicile de Nevers

    Pour Provence Rugby, briser la série à domicile de Nevers

    Débuter 2026 à l’extérieur par un déplacement à Nevers, difficile de faire plus rude. Provence Rugby est, ce vendredi (19h), sur la pelouse du stade du Pré Fleuri pour une rencontre, un défi, contre l’USON. Regarder le classement n’a que peu de sens avant ce match, tant la domination à domicile des joueurs de la Nièvre est forte, cette saison. Les calculs sont même très simples avec cette équipe. 0 victoire en déplacement et 0 défaite dans leur antre lors de cet exercice 2025-2026. Gagner chez eux est donc plus que périlleux et les Provençaux auront fort à faire pour prendre le maximum de points.

    Mais ces derniers restent sur une entame d’année convaincante. Pas plus tard que la semaine dernière, ils ont éparpillé façon puzzle le club de Grenoble (45-15). L’efficacité aurait même pu être plus grande, mais beaucoup de points positifs sont à tirer de cette partie. La défense sur les touches a été qu’excellente avec huit lancers perdus par les grenoblois, beaucoup trop élevé pour se montrer plus dangereux offensivement.

    Porté par son public, Provence a joué juste. Il faudra poursuivre cette dynamique ce vendredi, loin de ses bases. Nevers n’a plus perdu à domicile depuis le 9 mai 2025, avec une défaite 20-21 face à Aurillac. Si les Aixois veulent viser le top 2 à la fin de la saison régulière, c’est bien ce genre de matches qu’il faut gagner.

    NEVERS – PROVENCE

    17e journée de Pro D2

    Stade du Pré Fleuri (19h)

    Nevers : Mayo – Blanc, Paris, Pommelet, Rocher – Reynolds, Manevy – Noah, Kazubek, Kleynhans – Smith, Barjaud – Knox, Petriashvili, Ikahehegi

    Provence : Portela – Tui, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Vernet, Piefeleti, Wegrzyn

  • Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Après avoir été le fer de lance des grandes années du FC Martigues, notamment lors de la montée en Ligue 2 en 2024, puis un bref passage au FC Versailles en première partie de saison, le Vauclusien Karim Tlili a préféré revenir dans sa région natale en signant avec Aubagne au début du mois de janvier. « On s’est raté de peu l’été dernier », souligne l’attaquant originaire d’Avignon, qui avait reçu plusieurs propositions à la fin de l’aventure martégale. Il avait finalement choisi de rejoindre la région parisienne. Une expérience qui ne lui a pas pleinement enthousiasmé. « La mentalité du nord n’est pas la même que celle du sud », poursuit celui qui n’a disputé que huit rencontres sous les ordres de Jordan Gonzalez. « Ca ne me correspondait pas sur l’aspect mental, sur ce que représente le football pour moi. Dans le sud, on a une culture de la gagne. On est compétiteurs, on est râleurs, mais on n’est pas méchants. Mais si on doit se dire les choses pour gagner, on va se les dire », ajoute-t-il. Âgé de 35 ans, Tlili va désormais apporter toute son expérience à cette jeune équipe aubagnaise, actuellement cinquième de National, à seulement deux points du podium.

    Toujours ambitieux

    « Je suis là pour les aider à passer ce cap, apporter ma plus-value et ce que je sais faire », prévient l’ancien capitaine des Sang et Or, qui aurait pu signer dans des clubs de divisions inférieurs avec de meilleures opportunités financières. Et même si des clubs de Ligue 2 se sont intéressés à lui, il a préféré se rapprocher de sa famille. « Aubagne était le parfait compromis », martèle le numéro 9, toujours animé par la compétition. « Pour moi, ce qui fait la différence à ce niveau là, c’est le groupe. Tout le monde doit être concerné par le projet. Au-delà de ça, il faut que les gens soient solidaires les uns envers les autres », estime celui pour qui « monter est une aventure humaine ». Après deux semaines d’entraînement seulement avec les Jaune et Bleu, Karim Tlili s’est déjà parfaitement adapté à ses nouveaux coéquipiers. Il a notamment connu Mohamed Hamek, le meilleur buteur aubagnais, lorsque ce dernier évoluait à Sedan, et a surtout joué aux côtés du capitaine Nehari sous les couleurs du Pontet (N2) en 2016. « Les mecs m’ont super bien accueillis. On sent que c’est une atmosphère saine, que tous les joueurs sont solidaires les uns envers les autres. De toute façon, ça se reflète sur les six premiers mois qu’ils ont fait », note l’Avignonnais, persuadé qu’il a « énormément de similitudes avec Martigues ».

    Retrouver le sourire à la maison

    Les Aubagnais reçoivent Paris 13 Atletico, onzième de National, ce vendredi (à 19h30) au stade De Lattre-de-Tassigny, pour le compte de la 17e journée de championnat. Les Jaune et Bleu n’ont remporté qu’un seul match à domicile depuis le début de la saison, après cinq matches nuls et une défaite. C.K.

    Groupe Aubagne : Gil, Nouichi – M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani, Abdallah, Rocchia – Ali Hamidou, Oudjani, Bentoumi, Hamek – El Kaddouri, Chaban, Tlili, Mayilla, A.Tafni, Berrabha.

  • Eurosport et Novo 19 sont les diffuseurs officiels du Grand Prix cycliste 2026

    Eurosport et Novo 19 sont les diffuseurs officiels du Grand Prix cycliste 2026

    La 48e édition du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise connaît plusieurs changements, dont un majeur sur le plan télévisuel. En effet, France 3 Provence, partenaire historique de l’épreuve, ne diffusera plus la course. Un nouvel acteur arrive cette année et jusqu’à la fin de l’année 2028 : Novo 19.

    Présente sur la TNT depuis septembre dernier, la chaîne lancée par le groupe Ouest-France a acquis les droits des FDJ United Series, le nouveau nom de la Coupe de France de cyclisme. Qui dit TNT, dit course en clair et disponible sur toutes les télévisions, sans abonnement.

    Le Grand Prix, premier événement sport de Novo

    Le Grand Prix est la première des 15 étapes au programme cette année, ce qui marque une autre nouveauté. Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, souligne le caractère historique de cette diffusion : « Novo 19 est une chaîne généraliste, mais qui n’a encore jamais diffusé de sport. Le Grand Prix sera donc la première épreuve sportive retransmise sur cette chaîne. à jamais les premiers, comme on dit chez nous. »

    Novo 19 assurera la co-diffusion de l’événement, puisque Eurosport va également retransmettre la course dans 50 pays. Il sera possible de suivre l’épreuve sur la chaîne et sa plateforme numérique HBO Max. Concernant les horaires, le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise ne sera pas diffusé en intégralité, pratique télévisuelle courante hors grandes courses du calendrier mondial. Les coureurs seront donc à retrouver à partir de 14h30. Il restera alors encore plus de 80 km à parcourir jusqu’au stade Vélodrome. Eurosport suivra légèrement plus tard avec une prise d’antenne à partir de 15 heures. Les téléspectateurs ne manqueront en rien la décision finale, puisque le peloton n’aura pas encore gravi le col de l’Espigoulier au moment de la diffusion des premières images. Les diffuseurs mettront en avant la course jusqu’en fin d’après-midi.

    A savoir

    Plusieurs coureurs locaux au départ

    Parmi les 133 coureurs présents au départ du Grand Prix 2026, plusieurs sont originaires de la région marseillaise. C’est le cas du tout jeune Maxime Decomble, membre de la Groupama FDJ, venant de La Ciotat. Clément Izquierdo vient lui d’Aubagne et sera au départ pour Cofidis.

    Les Crêtes absentes du parcours

    Dans ce tracé de 149,9 km, la route des Crêtes a été écartée. Pour deux raisons, d’après le directeur de course, Jean-Luc Corréard. La sécurité d’abord, l’Union cycliste internationale (UCI) aurait « fortement déconseillé » d’emprunter cet endroit. Ce changement permettra aussi d’avoir une autre physionomie de course, plus incertaine. Un casse-tête pour les staffs techniques.

    Des courses jeunes au programme

    Des animations se tiendront tout au long de la journée, autour du Grand Prix, le 1er février. Le matin, une course de jeunes se déroulera avec plusieurs clubs de la région, dont celui du Vélo Club La Pomme Marseille.

    Des animations se tiendront tout au long de la journée, autour du Grand Prix, le 1er février. Le matin, une course de jeunes se déroulera avec plusieurs clubs de la région, dont celui du Vélo Club La Pomme Marseille.

  • Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    À jamais les premiers. Une phrase presque devenue un slogan, souvent employée pour mettre en avant la belle épopée des Olympiens lors de la Ligue des Champions victorieuse en 1993. Mais, au-delà du ballon rond, la cité phocéenne peut se targuer d’accueillir en son sein la première course professionnelle du calendrier cycliste, par l’intermédiaire du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Comme le veut la tradition, l’événement se déroule quelques jours avant la grande épreuve voisine de l’Étoile de Bessèges.

    « Ces deux belles compétitions, on les doit aux deux Rolland (Villalonga et Fangille) », rappelle Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. « Leur passion du vélo et du beau sport a donné naissance au Grand Prix et à l’Etoile. Deux magnifiques compétitions qui sont portées par des bénévoles à l’engagement sans faille », ajoute-t-il.

    Une équipe qui s’est d’ailleurs renforcée avec l’expérience de Jean-Luc Corréard, directeur de course de cette 48e édition, où 19 équipes (4 WorldTeam, 10 ProTeam et 5 Conti) se disputeront la victoire finale. « On a voulu garder cette liaison entre le Nord et le Sud de Marseille », insiste l’emblématique dirigeant de l’AVC Aix, qui connaît les routes de la région comme sa poche. Il a pu le prouver en détaillant l’intégralité du parcours lors de la conférence de presse de présentation, ce jeudi, dans la « salle des rotatives » au siège de La Marseillaise, où « le renouveau du journal s’exprime à travers ces lieux et sa fidélité à son histoire », comme l’a souligné Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal.

    « Le départ fictif aura lieu à Chateau-Gombert (13e arrondissement), avant de prendre le départ en bas de la côte des Termes. On retrouvera le parcours traditionnel, avec des passages par Gréasque, Belcodène et Peynier, pour enchaîner vers le Pas de la Couelle, que l’on surnomme dans le milieu “le petit Galibier” », développe Jean-Luc Corréard, persuadé qu’une première sélection sera déjà faite à ce niveau de la course.

    Finish au Vélodrome

    Les 133 coureurs qui voudront inscrire leur nom au palmarès de cette course d’ouverture de la Coupe de France, rebaptisée FDJ United Series, prendront ensuite la direction du massif de la Sainte-Baume, pour réaliser l’ascension du col de l’Espigoulier. Et si la route des Crêtes a joué le rôle de juge de paix depuis 2020, ce passage périlleux ne sera pas emprunté pour des raisons de sécurité, suite aux conditions climatiques « évolutives de la veille au soir », mais sportives, « pour changer la physionomie de la course ». Le spectacle final se produira sur le boulevard Michelet, devant le stade Vélodrome, comme lors du sacre de l’Américain Neilson Powless, en 2023.

    Parmi les grands noms attendus, le médaillé d’argent aux JO de Londres 2012, Bryan Coquard (Cofidis), l’ancien champion de France Jordan Labrosse (Décathlon CMA-CGM) et le quatrième de la dernière édition, l’Espagnol Eduard Prades (Caja Rural-Seguros RGA), auront de belles chances de victoire.

    Pour suivre l’actualité de cette 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, un enveloppant dédié à l’épreuve sera proposé autour du journal du week-end des 31 janvier et 1er février. Un compte-rendu de l’épreuve sera réalisé dans notre édition du lundi 2 février.

    Réactions

    Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal « La Marseillaise »

    « La Marseillaise passe un cap important, cette année, puisque cela fait désormais cinq ans que nous avons repris le journal, dont la société éditrice a été poussée dans le précipice par la crise Covid. L’histoire nous a appris l’humilité, nous connaissons la grande fragilité de La Marseillaise. C’est sa liberté aussi, son indépendance des pouvoirs d’argents et cela ne nous prive pas d’ambitions nouvelles. »

    Maryan Barthélémy, directeur des évènements du groupe La Marseillaise

    « Ce 48e Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise représente un enjeu très important pour le journal. Il contribue à son rayonnement à l’international grâce aux nombreuses diffusions audiovisuelles et à tous les articles de presse déjà parus dans la presse spécialisée cyclisme, bien entendu dans le quotidien La Marseillaise et sur les réseaux sociaux. Cela ne va faire que s’amplifier jusqu’au jour J. »

    Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Les 19 équipes au tableau sont d’ores et déjà appelées à nous donner un beau spectacle et au Grand Prix une belle compétition qui, sans aucun doute, ralliera le public. Le 1er février sera une belle journée pour la Coupe de France de cyclisme et pour le rayonnement de La Marseillaise. Que tous ces hommes et ces femmes de Bessèges ou de Marseille soient remerciés pour leur engagement et leur fidélité. »

    Jean-Luc Corréard, directeur de course du GP Cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Je suis très heureux et très fier du challenge qui m’a été proposé de prendre la direction de cette épreuve. Depuis quelques semaines, je travaille avec une équipe formidable. C’est là que le sens du mot bénévole ressort complètement, on avait tendance un peu à l’oublier. Et moi-même étant dans le monde du vélo, comme Claudine (Fangille) et Patrick (Sorin), ça me donne envie de repartir pour 30 ans. »

    Pierre Huguet, adjoint au maire de Marseille chargé de l’éducation

    « Nous sommes fier d’accueillir cette 48e édition du Grand Prix Cycliste de Marseille – La Marseillaise. Le trajet, qui va du Nord au Sud de la ville, rappelle son unité. C’est important pour la Ville, parce que cette course ouvre le calendrier européen et la Coupe de France. Marseille est une terre de sports et se conjugue aussi avec le cyclisme. Il correspond également à notre politique sportive : du sport pour tous. »

    Claudine Fangille, directrice et fille du créateur de l’Etoile de Bessèges

    « Je suis à l’Etoile depuis toujours, parce qu’elle est plus âgée que moi. J’ai connu la fusion quand Rolland Villalonga a rencontré mon papa à Lunel. La jonction entre l’Etoile et le journal La Marseillaise a eu lieu en 1987. Et, depuis, notre amitié n’a pas changée. Comme celle qu’ont connu les deux Rolland. Ils se ressemblaient beaucoup. Nous sommes ainsi tous devenus une grande famille. »

  • L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    « Ce n’est pas une création sur Claude McKay. Elle montre plutôt comment sa pensée peut nous éclairer aujourd’hui », prévient le réalisateur Mathieu Verdeil, créateur, aux côtés du saxophoniste et flûtiste Lamine Diagne, de Kay ! Lettres à un poète disparu, qui prend ses quartiers vendredi 16 janvier sur la scène du Théâtre du Bois de l’Aune. Un spectacle gratuit offert par la Région Sud dans le cadre de la « tournée mosaïque ».

    Irriguée par des images d’archives, cette création musicale et vidéo noue un dialogue avec l’esprit de Claude McKay, poète vagabond et fils de fermier jamaïcain débarqué en 1912 aux États-Unis, avant de fuir les persécutions raciales du Sud pour New York et agiter le mouvement de renouveau artistique et littéraire afro-américain, Harlem Renaissance, qui inspira plus tard la Négritude chère à Aimé Césaire et Léopold Senghor. Comme le rappelle Mathieu Verdeil, Kay ! Lettres à un poète disparu « met en lumière sa pensée qui questionne alors déjà la mondialisation, la colonisation. On retisse l’histoire depuis les lynchages aux États-Unis qui font écho au mouvement Black lives matter »

    Des « eaux lointaines » mais pourtant si proches

    « Si nous devons mourir, que ça ne soit pas comme des porcs. Traqués et parqués dans un enclos infâme, tandis qu’autour de nous, des chiens aboient fous de rage et de faim, se moquant de notre sort maudit », écrit en 1919, Claude McKay, dans la première strophe d’If we must die. Un poème révolté contre le Red summer, émeutes qui avaient fait des centaines de morts dans l’Amérique ségrégationniste d’alors. Le spectacle dresse ainsi en écho « le tableau des luttes pour l’émancipation des noirs aux États-Unis », résume Lamine Diagne.

    Autour de ce musicien, l’incandescence lucide du poète résonne au rythme du jazz et du hip-hop, au sein d’un quintette composé aussi du guitariste Wim Welker, du pianiste Ben Rando, du contrebassiste Christophe Lincontang et du batteur Jérémi Martinez. Le jazz, comme cette musique que Claude McKay a pu entre autres entendre sur les quais de Marseille et dans le quartier réservé, derrière le Vieux-Port, au milieu des années 1920. Dans cette « fosse », un quotidien au bouillonnement culturel et interlope où navigue « le prolétariat pittoresque venu des eaux lointaines, mer des Caraïbes, golfe de Guinée, golfe persique, golfe du Bengale, mer de Chine, archipel indien », tel qu’il l’écrit dans son roman culte Banjo (1929). Une longue escale de McKay qui apparaît évidemment dans Kay ! Lettres à un poète disparu.

    Vendredi 16 janvier à 20h30. www.boisdelaune.fr

  • À Aix, un cirque grimpe les sommets du Grand Nord

    À Aix, un cirque grimpe les sommets du Grand Nord

    Grand aventurier avide d’explorer des contrées lointaines, le trampoliniste Mathurin Bolze saute de terre en terre. Cap pour cette fois-ci le grand Nord pour celui qui a conçu et mis en scène Immaqaa, ici peut-être, visible au Grand théâtre de Provence (GTP) vendredi 16 et samedi 17 janvier. À l’origine de ce cirque aérien dans lequel sept circassiens – voltigeurs, acrobates et autres trapézistes – s’escriment à monter des sommets, il « cherche à localiser notre Nord magnétique, c’est-à-dire partir vers nos propres confins », synthétise-t-il en images.

    « L’essence et l’essentiel »

    Tandis que les impérialistes de tous poils se disputent actuellement la conquête du Groenland, Mathurin Bolze entend, lui, « saisir l’essence et l’essentiel » du Grand Nord. En inuktitut, parmi les principales langues inuites, Immaqaa signifie « peut-être ». Comme le « peut-être du climat et de la glace, de la nuit infinie au jour vacillant ». Une incertitude proclamée au rythme d’une création musicale et sonore du compositeur-baroudeur Philippe Le Goff qui s’exprime dans ce spectacle « inspiré par la découverte d’un journal de bord d’explorateurs restés prisonniers de la banquise ». Une création son, lumières et vidéo retranscrivant cette ambiance polaire et une invitation au voyage et à la contemplation, tout autant qu’à la vigilance.

    Vendredi 16 et samedi 17 janvier à 20h. Entre 10 et 38 euros

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Après avoir, dit-il, « commencé sa campagne à bas bruit » si bas, d’ailleurs, qu’elle était jusque-là inaudible -, Gérard Gazay, 68 ans, élu en 2014 puis 2020, a annoncé, jeudi, qu’il entrait désormais dans le vif du sujet. Dans un environnement où les candidats « sans étiquette » fleurissent, il a déclaré : « Nous affirmons ce que nous sommes, une équipe de droite et du centre, de l’écologie sympathique et raisonnable jusqu’au parti Les Républicains. Nous n’avons aucune concession à faire avec l’extrême droite et avec l’extrême gauche. »

    Bruno Genzana, président du Nouveau Centre, s’est dit « très heureux » d’apporter le soutien de sa famille politique à Gérard Gazay. « J’ai été longtemps vice-président du Département des Bouches-du-Rhône. Les villes sont souvent en compétition et il faut peser pour remporter le morceau. Durant ces deux mandats, tu as été extrêmement engagé, volontaire. Tu défends pied à pied, avec des arguments très solides, les intérêts d’Aubagne. Par exemple le Val’Tram, qui va être inauguré dans quelques semaines », développe le conseiller régional.

    11 partis et mouvements en soutien

    Notamment président de la fédération 13 du Parti radical, Georges Panagiotou a revendiqué : « Soutenir Gérard Gazay, ce n’est pas un calcul de notre part, c’est le choix de la loyauté face à l’opportunisme, du rassemblement face à la division, de l’expérience face à l’improvisation. » Sylvie Brunet, présidente du MoDem 13, a loué « les valeurs » du maire, « la transparence, le dialogue, le respect des autres quelle que soit leur appartenance politique ». à l’exact opposé de tout ce que dénoncent les détracteurs du maire et candidats en lice, notamment, à gauche, Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun).

    Sur la « photo de famille » jeudi il y avait donc aussi, autour du maire sortant, Georges Cristiani, président de l’Union des maires de Provence (qui regroupe 100 maires sur 119), Christophe Madrolle, président de l’Union des centristes et écologistes, Pierre-Gilles Tronconi (Écologie et modernisme), l’UDI, Horizons, LR, Cap sur l’avenir (parti de Renaud Muselier), et Nouvelle Energie pour la France (parti de David Lisnard, maire de Cannes). Le 24 janvier prochain, Gérard Gazay inaugurera son local de campagne. Vers le 9 février, il présentera son programme, et sa liste mi-février.

  • Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    « Faire preuve de fraternité, c’est tout d’abord apprendre à se connaître soi-même et avoir la capacité à se mettre à la place de l’autre. » Le maire communiste de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, s’est montré quelque peu philosophe lors de la traditionnelle cérémonie des vœux à la population, salle Gagarine, ce jeudi soir. L’élu a notamment abordé le « vivre-ensemble, qui fait que peu importe d’où nous venons, nous construisons une société fondée sur le respect de l’autre, de ses différences et de ses aspirations ».

    Le premier magistrat n’a pas manqué de rappeler « la signature historique du contournement autoroutier », de la Ville, obtenu après 50 ans de lutte des élus communistes de Port-de-Bouc et de Martigues. Laurent Belsola a d’ailleurs salué la présence de Pierre Dharréville et de Gaby Charroux, figures de ce combat

    « Le budget fond »

    Le maire, candidat à sa réélection, a rappelé le rôle des élus locaux, « en première ligne pour répondre aux habitants, malgré le peu de reconnaissance pour leur travail et leur statut ». « Nous faisons face à une équation quasi insolvable : comment apporter des réponses à nos administrés lorsque les budgets des communes fondent comme neige au soleil ? », tance l’élu. « La tâche est difficile, elle demande du courage et de l’espoir », conclut le maire, entouré du conseil municipal… à l’exception du conseiller d’opposition Pascal Spanu (RPR), soutenu par l’extrême droite aux municipales .

  • Bruno Gilles veut en finir avec « l’affaire du portail » des Chutes-Lavie

    Bruno Gilles veut en finir avec « l’affaire du portail » des Chutes-Lavie

    La campagne officielle n’a pas démarré, mais Bruno Gilles (Horizons) est déjà dans le dur. L’ex-député-maire du secteur, candidat de la droite sur les 4e et 5e arrondissements pour les municipales, dénonce une tentative de déstabilisation. « C’est la première fois en quarante ans que je dépose trois plaintes en quinze jours », explique l’ancien patron de la fédération LR des Bouches-du-Rhône. La première pour des menaces de mort, a été déposée le 19 décembre. La deuxième suite au cambriolage de sa permanence, date du 29 décembre, et la dernière pour harcèlement, diffamation et dénonciation calomnieuse, du 9 janvier. « Ça prend de l’énergie, du temps et de l’argent », souffle-t-il.

    Violence politique

    Au cœur de la polémique, le portail de la cité HMP des Chutes Lavie, installé en 2019 par l’assemblée de copropriétaires. « Je n’étais même plus maire, mais on me fait porter le poids de tous les mécontents de ce portail », s’agace Bruno Gilles, accusant à demi-mot l’actuelle mairie de secteur d’en faire une affaire politique avant les élections. « Une histoire hallucinante s’écrit. Dans le quartier, on me dit : mais pourquoi as-tu fermé ce portail ? En gros, je suis un méchant. Donc, je dis stop ! Je n’y suis pour rien », martèle l’élu de droite, acculé dans son fief. « S’attaquer aux Chutes Lavie où je suis né, où je vis depuis trois générations, où j’ai mes meilleurs bureaux de vote… J’y fais plus de 60% au 2e tour en triangulaire. Peut-être qu’ils veulent ronger ce petit os jusqu’à la moelle ? »

    Romain Simmarano (Ren), porte-parole de Martine Vassal, candidate (DVD) à la mairie centrale, est venu en soutien. « C’est le symbole d’une violence politique qui rappelle des époques qu’on croyait révolues. Et le silence de l’héritier des méthodes Guerini, qui est Benoît Payan, est un silence coupable », tance le protégé de Renaud Muselier. Lui, choisit de taper sur le maire (DVG) de Marseille au moment ou sa candidate est distancée par le candidat (RN) d’extrême droite dans le dernier sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA.

    Dans ce climat plombant, Bruno Gilles esquisse des projets : piétonniser une partie du boulevard Chave, sécuriser les abords des écoles, réaménager la place Sébastopol. Rappelant son opposition à l’implantation de la Halte soin addiction, il plaide « la concertation », critique « les décisions imposées » arguant que lui « sait faire ». Le fiasco de la concertation sur la réhabilitation de la place Jean-Jaurès, sous le dernier mandat Gaudin, n’en est qu’un contre exemple.

  • La FI présente les 13 piliers de sa « politique de rupture » à Marseille

    La FI présente les 13 piliers de sa « politique de rupture » à Marseille

    Conscient d’avoir « des défauts, réels, et supposés », le député LFI se présente comme « l’alternative crédible » face à « six ans de cirque », c’est-à-dire : « Martine Vassal qui a déjà le Département et la Métropole et veut être maire » et « Benoît Payan qui veut être maire avec la Métropole en sous main ». Sébastien Delogu veut être « le maire de Marseille, rien que de Marseille, mais de toute la ville », fort d’une candidature « avec un grand collectif ».

    La France insoumise marseillaise présente un programme de 380 mesures pour une ville « plus juste, solidaire et apaisée ». En rupture avec la Métropole comme Benoît Payan, mais en rupture avec la municipalité, Sébastien Delogu veut reprendre la main sur les compétences « voirie, propreté et transports ». Mais de façon radicale : « Supprimer Aix-Marseille-Provence » avec la proposition de loi que le député a déposé le 23 décembre.

    Une gestion de proximité pour « deux fois plus de transports marseillais. En démultipliant les lignes de bus dans les quartiers et des tram au Nord et vers La Valentine », exige Mohamed Bensaada, qui brigue la mairie des 13-14. Pour la sécurité également, souligne Léa Béjoui, en lice pour la mairie des 4-5, « plutôt que de recruter d’avantage, faire en sorte que la police municipale soit plus investie en prévention, en médiation ». Côté logements, l’objectif de « 30 000 offres supplémentaires » s’appuie sur un moratoire sur les démolitions Anru et sur la construction, la rénovation et la réquisition de logements vides. Déceptions aussi sur les piscines. Nord et Luminy, revues en version complexes sportifs, n’ont pas rouverts. « Des kits piscine pour tous et des petits bassins répartis sur l’ensemble de la ville », propose Victoire Diethelm, candidate à la mairie des 6-8.

    Déçus, mais confiants

    De nombreuses propositions étaient déjà portées par le Printemps marseillais. Encore adjoint au maire aujourd’hui, cofondateur de Vaï, Sébastien Barles soutient la liste LFI et précise : « Ce sont les renoncements que nous pointons. Comme l’encadrement des loyers, c’est une grosse déception. » Le programme LFI promet de faire mieux sur « l’opposition au croisièrisme, aux data centers » ou à « Sodexo, dans les cantines, que nous voulons remunicipaliser ». Avec quel budget et comment faire jouer ce rapport de force ? Rien de très chiffré encore. « Nous irons chercher des crédits à l’échelle européenne, on mobilisera les participations citoyennes », annonce le candidat.

    La campagne surfe sur l’électorat de ceux pour qui Vassal en a déjà trop fait contre Marseille et ceux pour qui Payan n’en aurait pas assez fait. Sur le terrain du mécontentement, comment se démarquer face au RN ? « J’ai largement démontré que le RN votait les lois contre la population. Je suis le seul à l’avoir affronté plusieurs fois dans des débats », défend Sébastien Delogu.