Tag: Bouches-du-Rhône

  • Quatre élèves blessés par une fourgonnette à Marseille

    Quatre élèves blessés par une fourgonnette à Marseille

    L’accident s’est produit avenue de Colgate, dans le 9e arrondissement de Marseille un peu avant 16h. Les freins d’un véhicule auraient lâché alors que le chauffeur effectuait une livraison. La camionnette a percuté un groupe de 24 élèves.

    Un périmètre de sécurité a été établi par la police municipale et une patrouille a pris en compte les premières victimes. Quatre d’entre eux ont nécessité une hospitalisation. Trois garçons et une fille âgés de 8 et 9 ans pris en charge par les marins-pompiers ont été transportés à l’hôpital de la Timone et à Saint-Joseph. Placés en urgence relative, leur pronostic vital n’était pas engagé.

    La maire de secteur, Olivia Fortin (MadMars), s’est rendue auprès des parents d’élèves en fin d’après-midi en attendant le retour du bus affrété par la Ville pour ramener les autres élèves du groupe de l’école Raymond-Teisseire. L’adjoint au maire en charge de l’éducation, Pierre Huguet (G.s), se trouvait sur les lieux de l’accident auprès des élèves, de leurs parents et accompagnants. Une cellule de soutien psychologique a été activée par les services de l’État et la municipalité en mettra une complémentaire en place dès la réouverture des écoles, lundi.

    Le chauffeur livreur a fait l’objet de tests de dépistage et devait être entendu par la police. Selon les premiers éléments, les freins de son véhicule, qui était en règle, pourraient avoir cédé alors qu’il effectuait une livraison hors de son camion. Les fonctionnaires de la division Sud ont débuté les investigations sur place. Le parquet de Marseille confirme l’ouverture une enquête du chef de blessures involontaires.

  • L’état annonce le sauvetage de quatre copropriétés dégradées à Marseille

    L’état annonce le sauvetage de quatre copropriétés dégradées à Marseille

    Le ministre du logement, Vincent Jeanbrun, est allé, vendredi, à la rencontre des habitants de la cité en péril de la Maurelette (15e), dont il a arpenté les allées de commerces fermés, contemplant les parkings souterrains transformés en poubelle géante. Il venait donner le coup d’envoi au sauvetage de 4 copropriétés privées dégradées de Marseille. La publication à Noël des décrets a ouvert la voie à ces opérations attendues de requalification pour les trois autres sites du Mail (14e), des Rosiers/Super Belvédère (14e) et de Consolat (15e). Le planning diffusé vendredi pour ces 4 Orcod-In s’étale jusqu’en 2039, sur 15 années, des études à la maîtrise foncière, des aménagements jusqu’aux relogements.

    « Ces 4 ORCOD-In sont une grande chance parce qu’on voit bien que le niveau de dégradation, dans lequel est arrivé la copropriété, nécessite une intervention des services publics. On ne peut pas vous laisser seul face à toutes ces difficultés », a expliqué le ministre, devant une trentaine d’habitants d’autres cités aussi qui ont raconté le calvaire des ascenseurs en panne, des charges qui explosent, des syndics qui s’engraissent. « À un moment donné, ça suffit. Au plus haut niveau de l’État, le président de la République a dit qu’on ne peut pas laisser la deuxième ville de France souffrir comme elle souffre. Marseille en grand a l’ambition de redonner à Marseille sa grandeur », entonne le ministre devant son auditoire.

    « Marseille, laboratoire des bonnes pratiques »

    Avec ces ORCOD-IN, l’État « promet de mettre les moyens et d’y aller le plus vite possible, même si ça se compte en années pour remonter la pente » avec la Ville, la Métropole et l’établissement public foncier. Le budget est estimé à ce stade entre 577 et 613 millions d’euros. « Nous voulons faire de Marseille le laboratoire des bonnes pratiques et des bonnes idées », a ajouté le ministre au cœur de cet ensemble de 765 logements.

    La Maurelette ce sont 65 barres et 5 tours construites dans les années 60 sur 10 ha et qui s’enfonce dans la misère bâtimentaire et sociale. L’ensemble, placé depuis un an sous administration judiciaire, cumule 3,9 millions d’euros d’impayés de copropriétaires, 1,9 million d’euros de dettes aux fournisseurs. Un plan de sauvegarde et pour près de 19 millions d’euros de travaux d’urgence doivent permettre de lever l’arrêté de péril de 2019 qui suspend toujours la perception des loyers. « Y en a plein qui payent encore, les propriétaires les forcent », dit une habitante. Les marchands de sommeil s’engraissent même si l’un d’eux a écopé de trois ans de prison dont un ferme, l’an dernier.

    « Ici monsieur, c’est pas la peine d’aller voir les films, vous avez tout : trafic de drogue, de mineurs, prostitution. Depuis 20 ans que j’y suis, j’ai tout vu », explique Fathia Mazouzi, présidente de l’association Les Ailes bleues pour l’aide aux devoirs, la distribution d’aides alimentaires en urgence aux familles que la crise frappe de plein fouet. « Il faut que cela redevienne a minima vivable pour nos enfants, supplie-t-elle, il faut mettre de l’argent dans l’éducation, la santé, la sécurité, les bâtiments bien sûr. Il faut donner à nos enfants un futur. Ils sont l’avenir de la France. »

    « Ici tout est en panne »

    « Les ORCOD-IN sont essentielles », se réjouit la maire adjointe de Marseille, Samia Ghali (DVG), qui demande d’étendre l’outil « aux autres copropriétés qui sont au point de bascule, au bord du gouffre ». Elle décrit au ministre le lent déclin de La Maurelette plongée dans la vétusté, la pauvreté, la délinquance. « Il faut étendre complètement le permis de louer sans cela on ne s’en sortira pas », prescrit-elle. « Ce n’est pas normal de pouvoir louer des appartements indignes. On est saturé de demande de logements sociaux parce que le logement privé n’arrive plus à jouer son rôle. C’est important d’avoir du logement privé de qualité pour permettre d’attribuer des logements sociaux à des gens qui en ont vraiment besoin. Et ici tout est en panne. L’ascenseur est en panne au propre comme au figuré. »

    47 grandes copropriétés représentant 11 000 logements sont en difficulté à Marseille. Appelée à la rescousse, la SPLA-IN Aix Marseille Provence doit dresser un diagnostic complet livrable au premier trimestre 2026 des 30 ensembles les plus dégradées.

  • L’algorithme qui joue avec l’avenir des jeunes

    L’algorithme qui joue avec l’avenir des jeunes

    La donnée est à méditer : 84% des lycéens jugent la plateforme Parcoursup « stressante » selon le site officiel de l’État, Vie publique. Créée en 2018 pour sélectionner l’entrée des bacheliers dans l’enseignement supérieur, la plateforme continue de refléter les immenses inégalités dans l’accès aux études. La machine en question a été conçue non pour répondre aux souhaits des lycéens ou étudiants, mais pour rationaliser le nombre de places dans les universités, en manque cruel de moyens humains et matériels. Quant aux formations sélectives, les algorithmes locaux, propres aux établissements proposant des formations sur Parcoursup, universités comprises, sont d’une telle opacité que l’on doit s’interroger sur le traitement égalitaire des dossiers.

    Reproduction des élites

    Rien n’y fait : ni les demandes répétées de la part de la défenseure des droits, ni celles de parlementaires : les algorithmes locaux restent secrets. C’est la garantie pour les élites d’assurer leur reproduction. D’ailleurs, parmi les pièces à fournir par les candidats, la lettre de motivation est un modèle de ce système néolibéral : le capital culturel fait que les classes privilégiées ont la capacité d’aider à sa rédaction. Des officines privées se sont engouffrées dans ce marché en proposant aux lycéens et à leurs familles des « packs sérénité » pour 500 euros en moyenne. Un cynisme assumé par ces marchands du temple pour qui les futurs étudiants sont des consommateurs et non des citoyens éclairés. C’est à ceux qui ne se résignent pas à cette société de concurrence et de la loi du plus fort de se faire entendre et d’exiger des moyens pour permettre l’accès inconditionnel aux études supérieures.

  • Des lycéens inquiets avant l’ouverture de Parcoursup

    Des lycéens inquiets avant l’ouverture de Parcoursup

    Ils sont venus nombreux, ce vendredi 16 janvier. Les élèves de classe terminale se sont donné rendez-vous devant les grilles du Parc Chanot à 10h. Accompagnés de leur professeur pour la plupart, les élèves s’engouffrent dans les allées du Salon de l’étudiant pour découvrir les 188 exposants, dernière ligne droite pour se renseigner au mieux en vue de leur orientation. « On est venu pour se repérer », confie une lycéenne de 17 ans. À quelques heures de l’enregistrement des vœux, pour beaucoup, des idées oui, des certitudes, beaucoup moins.

    L’inévitable confrontation avec Parcoursup, à 48h de l’ouverture de la plateforme, « c’est angoissant, j’ai peur de faire un métier qui ne me plaît pas », campe lycéenne, venue avec ses amis. Face aux 25 000 formations proposées chaque année sur la plateforme, difficile de faire son choix. « Il y a beaucoup de formations aux intitulés similaires et je ne sais pas quoi sélectionner », explique une élève du lycée Thiers.

    À l’heure où l’avenir de ces étudiants est suspendu au bon vouloir de l’algorithme, l’accompagnement est jugé insuffisant pour certains, mais la pression, elle, est bien présente : « On nous en parle depuis le début du lycée, mais on ne sait pas ce que l’on souhaite faire », confie une lycéenne. Difficile donc de se projeter. Face au slogan « liberté de choix » affiché par Parcoursup, de nombreux jeunes perçoivent une réalité plus brutale, dictée par les classements automatisés.

    « J’ai peur de ne pas trouver d’école »

    Les dossiers sont passés sous scanner et « il n’y a pas d’empathie, c’est dérangeant », s’agace une autre lycéenne. Les élèves sont sur le point de confier leur avenir à un algorithme. Pour certains d’entre eux, l’inquiétude se fait ressentir. « J’ai peur de ne pas trouver d’école, c’est du hasard [en évoquant Parcoursup, Ndlr.] », soupire la lycéenne du lycée Saint-Michel.

    Pour certains, la plateforme ressemble à une loterie anxiogène. « Ça me fait peur, je trouve que ce n’est pas égal, en fonction de ton parcours scolaire et du milieu d’où on vient, le classement varie », déplore ce lycéen en filière agricole, à Gardanne. Pour contourner l’appareil algorithmique, les subterfuges sont de mise. « Il suffit de mettre les bons mots qui intéressent l’algorithme », juge d’un ton moqueur une élève de terminale.

    Un sentiment d’injustice s’invite pour beaucoup, surplombant le calendrier épineux des épreuves du baccalauréat. « Parcoursup tombe en même temps que nos épreuves blanches, on se demande comment on va faire », soupire une future bachelière. Devant le lycée Thiers de Marseille, jeudi, Zoé, lycéenne en classe terminale, se montre désemparée. « Ça nous fait peur », campe-t-elle, évoquant Parcoursup et la difficulté de s’y préparer : « On ne sait pas quoi faire l’année prochaine, pourtant, cela détermine notre futur. Le fonctionnement de Parcoursup n’est pas dans notre intérêt. »

    Au pied du mur, les élèves essaient tant bien que mal de se rassurer. « Si je ne suis prise nulle part, je ferai fille au pair et je reviendrai sur Parcoursup l’année d’après », s’exclame une lycéenne du lycée Saint-Michel. Des solutions de secours sont envisagées, pour bon nombre d’entre eux. L’entrée dans l’enseignement supérieur semble se jouer, aux yeux de beaucoup, à pile ou face.

    A savoir

    Une sélection qui diffère selon les pays européens

    De l’ouverture totale en Italie, où il suffit d’avoir l’« esame di maturità » pour avoir une place à l’université, à la double sélection en Espagne avec l’équivalent du bac puis un examen spécifique pour entrer à l’université, les règles d’accès à l’enseignement supérieur diffèrent. En Allemagne, les vœux sont limités à 12, mais près de la moitié des élèves optent dès le départ pour une formation professionnelle.

    Des étudiants qui choisissent le public

    En 2024-2025, 3 millions d’étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur, en France. Une hausse de 1,4 % par rapport à l’année précédente, avec une part plus importante dans les établissements publics, indique une note publiée fin décembre par le service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur.

    3 500

    visiteurs sont attendus pour la 37e édition du salon de l’Étudiant de Marseille, organisée avec la région académique Paca et Aix Marseille Université. Près de 180 acteurs proposent, ce samedi encore, des formations, de 9h à 17h au parc Chanot. Entrée gratuite.

    4,12 %

    Selon la dernière enquête du syndicat l’Unef, le coût de la vie étudiante a augmenté de 4,12 % en un an, ce qui porte le reste à charge moyen à 1 226 euros par mois en 2025. Depuis 2017, la hausse cumulée atteint 31,88 %, un chiffre qui illustre « la progression continue de la précarité étudiante ». Le logement demeure le premier poste de dépense.

  • Des agriculteurs mobilisés à Aix-en-Provence pour la souveraineté alimentaire

    Des agriculteurs mobilisés à Aix-en-Provence pour la souveraineté alimentaire

    « L’Europe nous méprise, l’Europe ne veut pas de nous, mais nous ne sommes pas défaitistes », prévient Romain Blanchard, président de la FNSEA13. à l’aube, ce vendredi, des dizaines d’engins agricoles et près de 200 agriculteurs se sont rassemblés sur le parvis du stade Maurice-David, à Aix, avant de s’élancer dans une opération escargot jusqu’à la place de la Rotonde, ponctuée d’actions coup de poing.

    Cette mobilisation, à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs, s’inscrit dans le mouvement contre l’accord UE-Mercosur « qui devrait être signé, mais non ratifié, ce week-end », rappelle Romain Blanchard. Alors que le vote du Parlement européen est prévu le 21 janvier prochain à Strasbourg – où de nouvelles mobilisations sont annoncées -, les députés européens Marina Mesure (LFI) et Grégory Allione (Ren) ont d’ailleurs appelé appelé à maintenir la pression. Ils rappellent qu’un recours, déposé à l’initiative du groupe de gauche et signé par 105 élus issus de cinq groupes politiques, saisit la Cour de justice de l’Union européenne « en expliquant que les procédures n’ont pas été respectées, indique Marina Mesure. Si ce recours passe, nous allons bloquer cet accord pendant plusieurs années, nous avons encore la possibilité de l’enterrer ! »

    Planifier au local

    De son côté, Grégory Allione, dont le groupe votera aussi la saisine, insiste : « Entraver l’accord du Mercosur, c’est faire en sorte de gagner du temps. C’est un accord mortifère, qui met en jeu la souveraineté alimentaire de l’Europe et de la France. »

    Parmi la poignée de responsables politiques présents, tous bords confondus, figuraient notamment Martine Vassal (DVD), présidente du Département, la sénatrice Brigitte Devésa (UDI) et le sénateur Jérémy Bacchi (PCF). « Il faut qu’il y ait une égalité dans la concurrence internationale, notamment sur les produits phytosanitaires », rappelle ce dernier.

    Cercueil et drapeau européen brûlé sur l’Avenue de l’Europe, pyramide d’aliments locaux ensuite redistribués aux étudiants, parades d’animaux et de tracteurs… Les manifestants ont multiplié les actions coup de poing pour se faire entendre. Mais au-delà de la contestation de l’accord UE-Mercosur, les agriculteurs veulent garantir leur avenir et défendre la souveraineté alimentaire. Ils ont ainsi été reçus en sous-préfecture, puis par la maire, Sophie Joissains (UDI), avec l’ambition de présenter un projet agricole départemental. « Nous voulons matérialiser notre capacité à nous prendre en main et à adopter des solutions locales à nos problématiques locales  », rappelle Romain Blanchard.

    « On est le futur, on sait qu’on va perdre 50% du monde agricole dans les prochaines années. Si on ne donne pas une vision claire à nos jeunes pour l’avenir, on va perdre notre agriculture. Aujourd’hui, tout va à contresens », souligne Jérémy Tropini, président des Jeunes Agriculteurs 13. Selon lui, la première étape consiste à « éduquer la jeunesse ».

  • Le maire partage ses vœux avec les Marseillais

    Le maire partage ses vœux avec les Marseillais

    Reportés le 10 janvier dernier en raison de la déclaration de sa candidature aux prochaines municipales, les voeux du maire pour l’année 2026 auront lieu à 14h à l’Hôtel de Ville. Benoît Payan, et son équipe municipale y invitent tous les Marseillais à se retrouver pour un événement festif, familial et entièrement gratuit. Cette organisation étant toutefois soumise aux caprices de la météo.

    Pensé comme un grand moment de convivialité et de partage, ce rendez-vous populaire proposera un large programme d’animations à destination de tous les publics : jeux et animations culturelles pour petits et grands, activités sportives, visites de l’Hôtel de Ville, motchus géant, guinguette du Nouvel An et partage d’un Gâteau des Rois…géant. L’année dernière plus de 10 000 parts avaient été distribuées par les adjoints. À travers cet événement, la Ville de Marseille souhaite offrir un moment chaleureux et fédérateur pour débuter la nouvelle année sous le signe de la rencontre, de la fête et du vivre-ensemble.

    Place au public

    Pour l’occasion, la voiture laisse l’espace libre aux publics. le Quai du Port sera piétonnisé tout au long de la journée. De 10h à 19h : la circulation automobile sera interdite Quai du Port entre rue Bonneterie et Passage Pentecontore. Les véhicules venant de la rue de la République devront obligatoirement tourner à droite rue Bonneterie, les véhicules descendant par la rue Bonneterie devront obligatoirement tourner à gauche, rue Coutellerie.

  • Fin de grève et un accord au conservatoire de Marseille

    Fin de grève et un accord au conservatoire de Marseille

    « On est contents, c’est très positif ». Les agents d’accueil du conservatoire de Marseille, situé au Palais Carli dans le 1er arrondissement de Marseille, sortent victorieux de leur mouvement social entamé depuis une dizaine de jours. « On a obtenu une augmentation de 200 euros nets pour tous les agents d’accueil et de sécurité », relate un des grévistes. Une bonne nouvelle qui n’arrive pas seule : « Le passage en filière technique est à venir pour une prochaine instance ».

    Une forme de reconnaissance de leur travail donc, qu’ils réclamaient de pied ferme. De quoi clôturer un conflit en plusieurs actes : d’abord plusieurs heures de grève, le matin et l’après-midi, perturbant l’accueil des apprentis musiciens. Puis les agents avaient haussé le ton avec une grève totale, mercredi dernier, provoquant la fermeture du site. Et le lendemain avec une manifestation en point d’orgue qui réunissait enseignants des Beaux-Arts et petites mains de l’accueil (lire notre article du 16/01). À cette occasion, Jean-Marc Coppola, adjoint (PCF) à la culture à la mairie de Marseille et président du conseil d’administration de l’Inseamm, se disait confiant et «positif» quant à une possible sortie de conflit. Il promettait «un retour à la table des négociations». Chose promise, chose due. D’autant que les agents ont aussi obtenu « la titularisation de deux veilleurs de nuit » ainsi que « l’aménagement d’un nouveau local adéquat ».

    « Un moment de dialogue »

    Finalement, direction et grévistes ont accordé leur violon après plusieurs rounds de discussions. « On a consulté les agents, on lève la grève », conclut l’un des artisans de la grève, après signature de l’accord de fin de conflit. Retour similaire du côté de la direction. Raphaël Imbert, saxophoniste de jazz et directeur général confirme les dires des agents : « On a eu un beau moment de dialogue et d’échange. C’était important de répondre aux revendications des agents d’accueil, on a trouvé un terrain d’entente ». « L’aménagement d’un local rénové avec douche et réfectoire est acté. Les fiches de postes vont être révisées, il y a une revalorisation prévue et on travaille à mettre en place la titularisation des veilleurs de nuit », développe-t-il.

    Et concernant la colère côté enseignement, il assure qu’un « vrai travail de fond est à venir » et entend « profiter de cette situation pour améliorer la considération de tous » au sein de l’établissement. En bref, une fin de conflit «positive» pour les uns comme pour les autres.

  • Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Un bilan sous le signe du « bouclier martégal », dont 95% des engagements ont été tenus. Voilà les termes du bilan de mandat de Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues, qui sera présenté ce samedi 17 janvier, de 10h à 12h, à la salle Dufy de l’espace Simone-Veil

    « Gaby Charroux démontrera comment la Ville a su protéger ses habitants tout en préparant l’avenir », indique son équipe, au travers des quatre thèmes politiques de la ville mobilisés que sont l’innovation, la durabilité, toutes les égalités et le vivre-ensemble.

    « Ce rendez-vous sera également l’occasion d’évoquer les rapports de force avec la Métropole pour la défense des services de proximité, notamment la propreté et les transports », promet l’équipe du candidat.

  • Les Kem One endeuillés après un accident à Martigues

    Les Kem One endeuillés après un accident à Martigues

    L’action syndicale des salariés de Kem One à Lavera a pris un coup d’arrêt brutal, mercredi matin. Un accident de la route a impliqué un motard sur la départementale 9 à proximité de l’entrée de l’usine chimique, aux alentours de 8h.

    L’intervention de huit pompiers et de leurs quatre engins de secours n’a pas suffi à réanimer le motard d’une soixantaine d’années, d’après les pompiers 13. L’accident a perturbé un temps la circulation autour des accès à la plateforme pétrochimique, à la sortie du viaduc et autour du rond point du chat noir.

    La CGT a demandé le report des négociations

    D’après les syndicalistes présents à l’entrée de l’usine Kem One, rapidement informés, le motard en question était l’un des travailleurs de l’usine. Vers 9h, les salariés mobilisés avec le syndicat CGT de l’entreprise dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) ont collectivement décidé d’arrêter leur mouvement.

    La CGT Kem One a demandé le report des NAO à la direction du groupe, qui a accepté. Le nouveau rendez-vous est fixé au 28 janvier. « On avait même fait attention à fluidifier le passage au tractage et pas bloquer », regrette un syndicaliste présent sur place.

  • L’isolement au sein de la détention

    L’isolement au sein de la détention

    Maux de tête persistants, mémoire qui se délite, difficulté à penser, vue en baisse, articulations douloureuses, perte de la parole… Ces effets sont rapportés par des personnes maintenues en isolement, qui passent au moins 22 heures sur 24 seules dans une cellule de 9 m².

    À l’isolement, on place des détenus qui le demandent mais aussi ceux que l’administration pénitentiaire estime dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui. Un régime dérogatoire s’installe : presque aucun contact humain n’est autorisé, hormis les surveillants lors des escortes. Les échanges avec les autres détenus sont interdits. Parfois, on entend un voisin sans jamais le voir ; beaucoup se taisent, ayant du mal à faire confiance à quelqu’un qu’ils ne peuvent pas voir. La journée se passe en cellule. La « promenade » n’a lieu qu’une fois par jour, dans une cour minuscule, grillagée à 4 mètres du sol : pas d’horizon, peu de soleil. Pour certains, ce moment aggrave l’oppression et l’angoisse ; ils finissent par ne plus sortir. Privés d’activités et de travail, ils n’ont, au mieux, qu’un accès limité à une salle de sport sommaire, selon des créneaux variables.

    Une « torture blanche »

    Libre Flot, militant libertaire prévenu pour association de malfaiteurs terroriste, a passé seize mois à l’isolement lors de sa détention provisoire. Dans Anticiper le bruit sec des verrous, il décrit une pratique qui vise l’annihilation de l’être : sans visages, sans liens, on « devient fou » en quelques mois, dit-il, évoquant des cris d’animaux entendus dans son quartier. L’isolement est-il une forme de torture ? La Cour européenne des droits de l’Homme estime qu’il ne constitue pas, en soi, un traitement d’une gravité suffisante pour être qualifié d’inhumain et dégradant. Pourtant, cette pratique, destinée à briser sans laisser de traces, est qualifiée de « torture blanche » par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. Pour tenir, il faut s’imposer une discipline de fer : structurer ses journées, faire du sport, apprendre, lire, cuisiner. Le soutien des proches, garanti bien que limité par l’accès parfois difficile au parloir, est également décisif pour ne pas se sentir effacé.

    L’isolement ne devrait durer indéfiniment selon la CEDH. Pourtant il est souvent renouvelé tous les trois mois, après une audience présidée par le chef d’établissement, sur des motifs parfois contestables comme la qualité de meneur d’un détenu qui n’a jamais été placé sous le régime ordinaire. Les recours, eux, prennent des années. Libre Flot, lui, raconte n’avoir pu sortir qu’au prix d’une grève de la faim.

    La loi contre le narcotrafic du 13 juin 2025 instaure un régime d’isolement renforcé dans les nouveaux Quartiers de Lutte contre la Criminalité Organisée des prisons de haute sécurité, ce qui pose à nouveau de façon criante la question de la durée, du contrôle et des effets d’un isolement prolongé.

    Par le SAF de Marseille

    Une question ? Besoin d’un conseil ? Contactez nos chroniqueurs par mail

    avocats@lamarseillaise.fr