Tag: Bouches-du-Rhône

  • [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion. Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions.

    Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire : depuis l’élection de Donald Trump, les États-Unis anticipent une chute de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars.

    À Marseille, la vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par de grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée.

    En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville.

    Signataires :

    1 Amaury Lapinte / Marché des argonautes

    2 Pierre Da Silva / Marché des argonautes

    3 Aurélien Lecour / Ginger phœnix

    4 Tony van hua / Ginger phœnix

    5 Hugues M benda

    6 Mathilde Godart

    7 Hazem El moukaddem / Président des commerçants de la Plaine

    8 Sandra Hassaine / Marché noir

    9 Fred Dravet / Coutellerie Dravet

    10 Michel Zerabi / Le Square

    11 Charlotte Crousillat / Carlotta with, Pompe

    12 Aude Emery / La laiterie marseillaise

    13 Cédric Rubini / Casa Rubini focacceria

    14 Pierre Breuvart / Brasserie sociale la Camaraderie

    15 Boris / Brasserie sociale la Camaraderie

    16 Dorian de Blasis / Optique République

    17 Alice Rafa / Dunes concept store

    18 Laurence Mallaret / artisane

    19 Alexandre Puig / PampaCruz

    20 Anaïs Labate / Absolupro

    21 Sébastien Jaudeau / Tripletta

    22 Dienaba Ba / Tripletta

    23 Marion Penicaud / Eclectic wines

    24 Samantha Grenouiller / Alma Réal

    25 François Ghirardi / Franklin

    26 Maxime Agostini / Cave Agostini

    27 Hedi Hassaine / Bamboche

    28 Thomas Tarek / Mina

    29 William Gebara / Fofoca

    30 Cathy di Meglio / Freedom

    31 Mathieu Bovis / Francette

    32 Maeva Hocini / Bistrot Baya

    33 Laura Nicol / Michou Marseille

    34 Isabelle Valero / oZ le salon

    35 Lilie Ribeiro / Lily dry cut

    36 Éloïse Bridge / Joy coiffure

    37 Mohamed Bouslama / Potager de Saint-Barnabé

    38 Marine Crousnillon / La Fabriquerie

    39 Géraldine Cabarrot / L’ébénisterie

    40 Jean-Claude Hermitte / commerçant 13009

    41 Michel Lecour / Librairie, édition et production coopérative Ubik

    42 Rémi Lonclas / gérant de bar

    43 Jean Hoang / Nguyen hoang

    44 Claire Guerin / Boisson soif

    45 Anne-Sophie Baudouin / Zinzin épicerie café cantine

    46 Serje Banna / Mouné

    47 Yamina Lassal / Baguelerie marseillaise

    48 Nacera Legarrec / Centre formation couture

    49 Raouf Marref / La rose de Tunis

    50 Yassine Guedadi / Chez Yassine

    51 Guillaume Miard / Pas vu pas pris tatoo shop

    52 Odile Lecour / Archipel 49

    53 Johakim Chiarenza / Mio Panino

    54 Lena Cardo / Le réfectoire – 13 solidaire

    55 Stéphanie Borelli / chef de cuisine

    56 Yann Djeddou / Café de la muse

    57 Lenny Dos Santos / Cave Fondère

    58 Louella Coll et Yohan / Bol

    59 Emmanuel Jean / Natto du Dragon

    60 Sandra Malka / Grande pharmacie Saint-Barnabé

  • La Ville d’Arles soupçonnée d’avoir recruté un collaborateur politique sous statut administratif

    La Ville d’Arles soupçonnée d’avoir recruté un collaborateur politique sous statut administratif

    La commune d’Arles a-t-elle employé un collaborateur politique sous le statut d’adjoint administratif ? C’est ce que soupçonne la Préfecture des Bouches-du-Rhône, qui a mené une action au tribunal administratif de Marseille au titre de son pouvoir de contrôle de légalité.

    Elle demande la suspension du contrat à durée déterminée signé le 30 septembre 2025 portant le recrutement d’un assistant d’élu pour une période de six mois, entre le 15 octobre 2025 et le 14 avril 2026. Ce recrutement s’appuie sur une délibération du conseil municipal datée du 2 octobre 2025, créant un emploi permanent à temps complet au sein du cabinet du maire, sur le cadre d’emploi des adjoints administratifs.

    La Préfecture fait valoir des missions qui pourraient dépasser le cadre des tâches administratives d’exécution, « puisqu’il est demandé à l’agent d’organiser l’agenda des élus, de préparer des réunions publiques, de rédiger des discours ou des éléments de langage, de filtrer les sollicitations extérieures et assurer une interface entre l’élu, les services et les partenaires institutionnels ». Elle note que « loyauté, discrétion et disponibilité, en plus d’une expérience professionnelle politique et institutionnelle », sont attendues.

    Pour la Préfecture, ces éléments pourraient correspondre « davantage à celles de collaborateur de cabinet », la procédure de recrutement ayant été directement conduite par la directrice de cabinet et le chef de cabinet, « en dehors de l’organigramme administratif de la collectivité ». Elle note, par ailleurs, que l’effectif maximum de collaborateur de cabinet d’un maire est fixé à trois pour les communes de 4001 à 85 000 habitants, « or, la commune d’Arles est déjà doté de trois collaborateurs ».

    « Nous apprenons par ailleurs l’existence de dix autres emplois d’assistants d’élu qui sont susceptibles d’être des emplois de collaborateur de cabinet et qui feront l’objet prochainement d’un contrôle de légalité », fait savoir le représentant de la Préfecture, qui met l’accent sur la période « pré-électorale » dans laquelle a été signé ce contrat. « La jurisprudence administrative a déjà eu à considérer que que l’utilisation, pour les besoins d’une campagne électorale, de certains emplois communaux, devait être intégré dans le compte de campagne du candidat et pouvait même conduire à l’inéligibilité d’un candidat et à l’annulation de son élection », rappelle-t-il.

    De son côté, l’avocat de la Ville d’Arles pointe une incompréhension. «Pris isolément, on peut concevoir que ça interroge, mais en fait, on est sur le recrutement d’une personne qui vise à remplacer l’un des dix secrétaires d’élu qui partait à la retraite et c’est vraiment pour assurer la continuité du service. (…) Ce sont des agents qui effectuent des tâches purement administratives, qui vont assurer l’interface avec le public et les élus, organiser leur agenda, les réunions, gérer leur courrier… » Il assure par ailleurs que le contrat dépasse la période électorale, puisqu’il « a été prolongé pour six mois », une décision « assez récente ».

    L’affaire est mise en délibérée, la décision devrait être rendue la semaine prochain.

  • [Tribune] Un Juif avec Benoît Payan

    [Tribune] Un Juif avec Benoît Payan

    Marseille n’est pas une ville comme une autre. Son histoire, depuis plus de 2600 ans, est basée sur l’immigration et la vie en société de femmes et d’hommes venant d’abord du bassin méditerranéen puis de contrées plus lointaines.

    Le vivre ensemble est un fait qui définit Marseille. Cette ville fait du bruit, crie, s’engueule, mais a une unité qui en fait sa spécificité mais aussi son attractivité. Et elle a l’OM qui fédère toutes et tous, marseillaises et marseillais d’ici et d’ailleurs. Outre toutes les « communautés » issues du monde entier, il y a la deuxième « communauté » Juive de France. Aujourd’hui, sur la liste du candidat d’extrême droite, se trouve un avocat qui se revendique comme juif.

    De nombreux juifs font campagne en sous-main ou ouvertement pour cette liste, notamment soi-disant car seul, en France, le parti d’extrême droite RN aurait soutenu l’état d’Israël après le 7 octobre.

    Cependant, ils ont probablement oublié, au mieux, que le RN est le successeur légal, juridique et en pensée du FN qui fut fondé avec Le Pen père par les Waffen-SS Léon Gaultier et Pierre Bousquet membres de la division Charlemagne de la Waffen-SS ainsi que par François Brigneau (de son vrai nom Emmanuel Allot) membre de la Milice française et Roland Gaucher vichyssois et militant d’extrême droite.

    Ces personnes du siècle passé ont sur les mains au moins symboliquement par leurs actions, en ces temps sombres, le sang d’un nombre incalculable de juifs déportés pendant la deuxième guerre mondiale. Le RN porte ce fardeau d’avoir été soutenu et d’être encore soutenu par des personnes aux idées similaires et il en reste le porte drapeau. Ce n’est pas parce que son président, avec la petite fille de Le Pen, est allé à Yad Vashem qu’il se serait repenti comme le laissent entendre de nombreux juifs à Marseille.

    Le repentir ou retour en hébreu se dit Techouva : la Techouva ne peut être réalisée que si 6 actions sont faites : Reconnaître ses fautes, Regretter ses fautes, Abandonner ses fautes, Se confesser verbalement, Promettre de ne pas recommencer, Réparer. Ce ne sont pas des larmes de crocodile coulées à Jérusalem qui suffiront à faire ce repentir.

    En tant que Juif, membre de la liste de Benoît Payan, je ne peux imaginer que la mémoire de la Shoah ait été mise au rebut et remplacée par les horreurs des massacres du 7/10 par ceux des Juifs qui ont et vont voter pour l’extrême droite.

    L’extrême droite qui exclut, qui divise, qui attise la haine entre les personnes, n’a rien à voir avec le judaïsme. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est-il écrit dans la Torah. Seule aujourd’hui la liste de Benoît Payan peut permettre d’apaiser la plus belle ville de France.

  • Sochaux débarque à Aubagne pour un choc de National

    Sochaux débarque à Aubagne pour un choc de National

    Briser une série négative et s’imposer face à un cador du championnat et du football français. Tel est l’objectif du SCAAB, ce vendredi soir (19h30). Aubagne accueille le FC Sochaux Montbéliard, actuel 3e de National. L’ancien grand club français est en train de redorer son blason avec une belle saison, qui en fait un candidat sérieux à la montée en Ligue 2. Le retour de Peugeot, historique partenaire du FCSM, a aussi, récemment, amené une dynamique positive au sein du club doubiste.

    Ce n’est pas pour autant que le coach bucco-rhodanien Gabriel Santos part défaitiste avant cette rencontre. « On connaît la difficulté, parce que Sochaux, ils ont une très bonne équipe, qui joue dans le même système depuis longtemps. Je pense aussi que ça va se jouer dans l’état d’esprit. On est capable de les battre », appuie le technicien portugais. Les Aubagnais restent donc sur quatre défaites en championnat et, pourtant, la qualité de jeu est loin d’être mauvaise. Ces dernières semaines, les matches n’ont pas tourné en leur faveur, à l’image de cette confrontation contre le leader dijonnais. Un revers 2-1, à cause de deux penalties, alors qu’un joueur de champ a tenu la cage durant 45 minutes. Un scénario que produit parfois le National.

    Objectif haut de tableau

    Gabriel Santos est heureux de l’intensité produite par ses joueurs à l’entraînement et sait que la réussite peut tourner rapidement. Il met en avant « une rigueur tactique, offensive et défensive. » « Franchement, on travaille bien. Tous les joueurs sont concernés et on sent qu’au bout d’un moment, ça va tourner en notre faveur, parce qu’on travaille bien, on travaille avec l’intensité. Personne ne veut poursuivre cette dynamique. Les joueurs savent très bien que pour sortir de là, il n’y a qu’un seul chemin », assure-t-il.

    Le plus petit budget de National reste ambitieux et souhaite finir dans la première partie de tableau. Le but est affiché, la 10e place actuelle est correcte, mais aller chercher un top 8 en mai prochain ravirait du terrain aux bureaux du club. Le calendrier est difficile dans les prochaines semaines, avec plusieurs moments clés où il va falloir faire le plein de points (Châteauroux, Valenciennes), entre deux confrontations face à des candidats à la promotion. Le SCAAB reçoit le FCSM en étant au top de ses capacités. Pour retrouver le chemin de la victoire, 35 jours après.

    AUBAGNE – SOCHAUX

    26e journée de National

    Stade de Lattre-de-Tassigny (19h30)

    Aubagne : Gil, Nehari, Chibani, Mimb Baheng, Ndiaye, Diaby, El Kaddouri, Bentoumi, Mayilla, Chaban, Berrabha, Daou, M’Dahoma.

    Sochaux : Jeannin, Youssouf, Vitelli, Peybernes, Tavares, Mexique, Masson, Boutoutaou, Baghdadi, Gomel, Djoco, Fofana, Gomis, Mendes.

  • Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Un duo défensif pour stabiliser la défense de l’OM

    Benjamin Pavard et CJ Egan-Riley avaient une carte à jouer lors des deux derniers matches de l’OM.

    Le champion du Monde français et l’Anglais avaient disparu des écrans depuis quelques matches. Ils ont bénéficié de la blessure de longue durée de Nayef f Aguerd et de la rechute de Leo Balerdi pour retrouver une place dans le onze de départ. Avec des résultats différents.

    Benjamin Pavard a pris part aux deux derniers matches de son équipe. Au Stadium, sa prestation a été à la hauteur de ce que l’on attendait d’un joueur de son calibre lorsqu’il a débarqué à la Commanderie, prêté avec option d’achat par l’Inter.

    Néanmoins, le Ch’ti est un peu devenu le métronome de la santé collective phocéenne. Il a plongé en même temps que l’équipe. Douté et fait douter les plus fervents supporters.

    À tel point que celui qui était venu à Marseille dans l’optique de relancer sa carrière, et retrouver une place en équipe de France, s’est retrouvé à la croisée des chemins. Toutefois, l’arrivée de Habib Beye a semble-t-il eu un effet de catalyseur. Ayant retrouvé la confiance de l’entraîneur, il a lui même retrouvé la sienne.

    Cela s’est traduit par deux prestations de très bon niveau contre Toulouse et Auxerre. Avec à la clé deux clean shits. Ce que l’OM n’avait plus réussi depuis les 1e et 8 novembre, déjà contre Auxerre puis Brest. Benjamin Pavard était déjà titulaire lors de cette série. Comme il l’était à l’occasion des deux réalisées consécutivement contre Lorient et le PSG, en début de saison.

    Benjamin Pavard qui était aussi au cœur de la défense olympienne lors du succès à Metz, 3-0, également ponctuée d’une clean shit. Faut-il voir un lien de cause à effet ? Toujours est-il que sur les sept rencontres où l’OM n’a pas encaissé de but en Ligue 1 cette saison, l’ancien joueur du Bayern était titulaire.

    Egan-Riley à revoir

    L’autre retour en grâce, lors de la réception d’Auxerre, a connu une reprise plus contrastée. CJ Egan-Riley a bénéficié de la blessure de Leo Balerdi pour débuter la rencontre. L’Anglais n’avait plus joué depuis le 13 janvier, et la facile qualification en coupe de France contre Bayeux à Caen. Il était entré en début de seconde période, à la place de Facundo Medina. Et avait pris part au festival marseillais en inscrivant le septième but.

    Face aux Auxerrois, il n’est resté qu’une heure sur le terrain. Et a montré qu’il était dans le dur. Habib Beye a pris sa défense. « Il faut qu’on arrive à le faire monter sur l’aspect athlétique afin de pouvoir le faire jouer sur 90 minutes » a-t-il précisé à son sujet après la victoire contre les Bourguignons.

    L’entraîneur marseillais apprécie sa polyvalence, qui lui permet d’évoluer aussi bien à droite ou à gauche de l’axe. Ce qui pourrait lui offrir de nouvelles perspectives d’ici la fin de la saison. Sachant que le retour de Nayef Aguerd n’est pas certain. Et que Leo Balerdi reste fragile.

    Les choix de Habib Beye pour la réception de Lille, dimanche, seront un élément concernant les chances de CJ Egan-Riley.

    Un maillot symbolique dans le derby contre Nice

    Le week-end du 26 avril, l’OM recevra Nice au stade Vélodrome.

    À cette occasion, le club va effectuer une opération symbolique, qui rendra hommage à ses supporters les plus fervents. Placée dans le cadre de l’opération « Peuple Bleu&Blanc », la rencontre verra les Olympiens porter des maillots particuliers. Au lieu de porter leur nom dans le dos, ils arboreront celui d’un supporter, dont le patronyme aura été tiré au sort.

    Au-delà du marketing, le club met en avant la diversité et la passion de sa communauté, fidèle malgré les turbulences sportives récentes. Cette initiative vise à renforcer la proximité entre l’équipe et ses fans, en leur offrant une place symbolique.

  • Isam Elias, synthétiseur d’influences à Marseille

    Isam Elias, synthétiseur d’influences à Marseille

    « Je qualifierais ma musique d’électro-afro-orientale. Elle prend en compte tous les éléments de ma vie », résume Isam Elias. Autant d’inspirations et d’influences proclamées par ses synthétiseurs, dopés par une énergie lointaine. Bercé par la musique traditionnelle arabe, puis ayant fait ses gammes avec les compositeurs classiques, il se lance dans l’électro à son arrivée en France en 2022, dans le cadre d’une « résidence à la Cité internationale des arts », rappelle ce natif de Bethléem, qui se produit à Marseille vendredi 20 mars, vers 1h du matin.

    Festif à plein « Tubes »

    Isam Elias est l’auteur d’une musique festive, entraînante. Et aussi engagée ? « Rien que le fait que je sois un artiste palestinien sur scène, et que les gens puissent écouter ma musique, est déjà quelque chose de politique », estime celui qui est à l’origine d’un EP réjouissant intitulé Tubes. L’occasion de le faire découvrir aux Marseillais, auxquels il a déjà pu se frotter par le passé. Selon lui, « le meilleur public. Ici, les gens sont toujours chauds. Ils semblent plus libres et fiers de leurs histoires personnelles qu’ailleurs ».

  • Les formateurs des futurs travailleurs sociaux en colère

    Les formateurs des futurs travailleurs sociaux en colère

    Appel à la grève coordonnée sur les différents établissements de l’Institut méditerranéen de formation (IMF), ce jeudi.

    Un collectif de salariés des trois sites de l’IMF appelait à une grève et un rassemblement, notamment suivi sur Marseille, sur fond de « refus de la dégradation des conditions de travail » pour cet institut qui forme au travail social : futurs éducateurs spécialisés, assistants de service social ou moniteurs éducateurs… Le collectif dénonce notamment « une surcharge de travail devenue insoutenable […] et une dégradation de la pédagogie ». Le tout, sur fond de baisse de moyens.

    Pour rappel, il y avait déjà eu un premier mouvement social, de la part des étudiants cette fois, début février (lire notre article du 11/02), dénonçant « des restrictions budgétaires qui dégradent la qualité de l’enseignement ». D’où « l’inquiétude réelle de la pérennité de notre outil de travail » de la part du collectif qui a établi un cahier revendicatif de plus d’une page. À Marseille, la mobilisation a duré une partie de la matinée.

  • Ces cinq salariées de l’Ehpad au bord de « la rupture » à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Ces cinq salariées de l’Ehpad au bord de « la rupture » à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    « Notre directrice est peut-être fatiguée, mais nous, on est épuisées. » Jeanne* parle pour ses quatre autres camarades, toutes aides-soignantes à l’Ehpad des Magnolias de Port-Saint-Louis, en conférence de presse jeudi à l’Union locale CGT.

    Les cinq sont en arrêt de travail. Les cinq pointent dans les mêmes termes le conflit social qui les oppose à leur direction d’établissement depuis sa prise de fonction il y a un an. Après une table ronde, une distribution de tracts à la population et même un rassemblement en fin d’année 2025, le climat est celui de « la rupture » selon Mathias Raoux, de l’Union locale CGT. « Après un an de main tendue ce n’est plus possible », abonde Gaël Zaafour.

    Car les cinq agentes parlent du même « management toxique », des mêmes « humiliations » parfois publiques et des « propos dévalorisants » de leur directrice d’établissement. Exemple pris de la proposition des agentes d’une nouvelle organisation de travail, approuvée par leur cadre de santé, mais refusée par leur directrice. « Elle nous a dit : vous venez de là, restez-y » illustre Julie*, la main au ras du sol.

    « Les résidents en danger »

    Conséquence directe : des arrêts maladie, des personnels manquants, qui entraînent épuisement et autres arrêts dans un cercle vicieux. La prise en charge des résidents, mise en péril faute d’infirmières. Les aides-soignantes sont contraintes de donner les médicaments aux résidents en plus de leurs missions.

    « J’ai une photo du médicament mais pas le nom ni la posologie », illustre Jeanne, contrainte de solliciter l’astreinte « qui ne répond pas, ou alors c’est un autre Ehpad qui nous connaît pas », explique Valérie*. Cette mission en plus décale tout le planning : « Les patients attendent dans leur lit au lieu d’aller au petit-déj’ » détaille Jeanne, et le soir venu, « on les change aux WC pour surveiller le salon car on est seules », complète Valérie.

    « Accueillir le double de résidents dans ces conditions, c’est mettre en danger leur santé et celle des agents », tranche Gaël Zaafour, alors que le nouvel établissement doit ouvrir en juin. « Le directeur de l’hôpital de Martigues doit prendre ses responsabilités », affirme Julie. Contacté, le CH de Martigues n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • Bains, coupes et épilations pour nos amis les chiens à La Ciotat

    Bains, coupes et épilations pour nos amis les chiens à La Ciotat

    L’objectif de la journée était de transmettre le savoir-faire des experts du toilettage aux jeunes apprentis. Magalie Delaye, toiletteuse professionnelle et grande championne Ciseaux d’or (compétition internationale de toilettage) en 2006, était présente pour partager son expertise, mais aussi pour enseigner aux apprentis l’épilation exigeante du Cairn Terrier. Le métier de toiletteur est ardu puisqu’il doit suivre les standards de coupe établis par les clubs de race et, dans un travail d’équilibriste, le goût de ses clients.

  • Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    En début de matinée, la fête n’a pas encore commencé. Les tables commencent juste à être installées, des dizaines de stands associatifs et d’activités commencent à être montés et à s’animer, petit à petit, sur le Campus Robert-Schuman. Ce jeudi, la seconde édition du « Campus d’Aix en Fête », lui-même intégré dans le dispositif CAP Étudiant, a été lancé. La première, s’étant tenue en octobre dernier. Deux finalités, à ce rendez-vous. « Que ce soit, d’abord, un moment festif, convivial, un moment de rencontre entre différents étudiants, via différentes animations, déroule Nicolas Mascret, vice-président d’Aix-Marseille Université (AMU), délégué à la vie étudiante. Second objectif, que les étudiants puissent prendre connaissance de tout ce qu’AMU leur propose en termes d’aide, de sport, de culture… Tout cela, via le festif. » Sur l’ensemble des sites d’Aix-Marseille Université (AMU), 162 associations existent, le campus aixois étant l’un des plus dynamiques, sur le volet. Mais « il faut faire connaître les services et ce qui existe aux étudiants, souligne Quentin Acquatella, vice-président étudiant AMU. Il y a beaucoup de choses à l’université, il faut aller plusieurs fois vers l’étudiant, ne pas attendre qu’il se mette à faire des recherches tout seul. D’ailleurs, l’événement est précédé de deux ou trois semaines de tournées des services sur le campus ». D’où ce second événement.

    Des services à connaître

    L’objectif de cet événement, selon les organisateurs, reste surtout de « rompre l’isolement social ». « Une des problématiques [chez les plus jeunes, Ndlr] est celle de la santé mentale, souvent liée à l’isolement, poursuit Nicolas Mascret. L’idée est à la fois que les étudiants puissent vivre un moment collectif, ne pas se sentir isolés, grâce aux concerts, aux animations, mais aussi se rendre compte qu’à l’université, nous avons des centres de santé universitaires, ou l’on peut consulter des médecins, des psychologues, qu’on peut faire du sport, avoir des activités culturelles. L’idée, est de se rendre compte que l’on n’est pas seul. » L’événement, qui prévoit d’accueillir des milliers d’étudiants au cours de la journée, est en partie financé par la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), versée chaque année par les étudiants non-boursiers, mais aussi par le programme Ideal, spécifique à AMU. « Une façon de montrer aux étudiants ce qui peut être fait avec leur contribution », précise Nicolas Mascret. Pour cet événement, « il y a 120 personnels d’Aix-Marseille Université, du sport de la culture, des services de santé… », mobilisés, rappelle Nicolas Mascret.