À vous la parole
Tag: Bouches-du-Rhône
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Le conseil municipal de Martigues sollicité pour confier l’urbanisme industriel à l’État
C’est la pierre angulaire du renouveau industriel du territoire, du moins pour le volet administratif. Le conseil municipal de Martigues, prévu jeudi soir à 17h45, est sollicité pour émettre un avis sur le périmètre concerné par l’Opération d’intérêt national (OIN) sur la commune.
En l’occurrence, il s’agit de l’emprise du projet de réindustrialisation et de décarbonation Fos-Berre-Provence, principalement établi sur les rives du canal de Caronte et sur toute la plateforme pétrochimique de Lavéra. Concrètement, cela veut dire que si le conseil municipal approuve cette décision, l’État prendrait la main sur les autorisations d’occupation des sols et sur les demandes de permis de construire, en lieu et place de la collectivité. Même chose pour les permis d’aménager, de démolir et pour se prononcer sur les projets soumis à déclaration préalable. Le droit de préemption est aussi transféré à l’État, qui peut décider ou non de zones d’aménagement concerté ou différé, des outils d’urbanisme.
Des subventionsOutre ce sujet d’ampleur, le début du conseil sera consacré à l’opération Martigues en couleurs. Trois délibérations sont prévues pour l’attribution des subventions de mise en valeur des devantures commerciales et d’activités, d’embellissement des façades et des paysages de Provence, ainsi que pour la réhabilitation des logements pour l’année 2026.
Ce dispositif d’aide à la restauration immobilière avait été présenté avec le budget 2026, en mai dernier, et doté d’1,5 million d’euros à cet effet.
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Ils restent mobilisés pour la loi contre violences sexuelles
« Nous sommes des millions. Montrons-leur. » La Coalition pour une loi intégrale contre les violences sexuelles, collectif d’organisations féministes et de défense des enfants, appelle depuis cet été à une mobilisation nationale par le nombre. À Marseille, un rassemblement s’est tenu sous l’ombrière du Vieux port, lundi. « Il y a des lignes rouges qu’on surveille », prévient Annick Karsenty, présidente de l’association Femmes Solidaires. Elle s’inquiète notamment de la « sécurité des victimes étrangères » face à la montée « de la droite et de l’extrême droite », desquels elle redoute qu’ils « détricotent certaines mesures ».
Plus de moyensLe mouvement réclame un budget pluriannuel de 3 milliards d’euros jusqu’en 2032. « La loi peut être reprise dans son intégralité, sans les moyens, elle ne sera pas appliquée », craint Alexandra Brochus, présidente de Collectif 13 Droits de Femmes. Elle assure qu’il s’agit du « montant minimal pour permettre la formation de magistrats et d’agents de police spécialisés pour prévenir les violences et protéger les victimes ».
Les mobilisations se tiennent chaque lundi depuis l’assassinat de la jeune Lyhanna, mais les militantes et militants disent regretter l’essoufflement des rassemblements à Marseille. Des manifestations sont organisées partout en France, comme c’était le cas à Arles ce lundi, et ce jusqu’au vote du texte par l’Assemblée nationale, le 13 octobre.
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Des êtres déracinés qui rêvent d’envol
Originaire du Caucase, le jeune réalisateur russe vit aujourd’hui en exil à Los Angeles après s’être opposé à la guerre en Ukraine. Il a fallu qu’il remanie l’histoire censée se passer dans sa ville natale. Tourné loin de Naltchik, son récit nous plonge désormais dans une Amérique d’expatriés.
Puisant son inspiration dans ses propres origines, il creuse les rapports compliqués entre un père fantasque, Azik, et son fils Temir qu’il aime par-dessus tout. C’est l’Irlandais Barry Keoghan (Les Banshees d’Inisherin, Bird) qui donne vie à cette paternité non évidente. Cuistot dans un « diner » circassien du New Jersey tenu par sa sœur Zalya, ce boute-en-train au sourire angélique passe son temps à boire avec ses potes et foire le peu qu’il entreprend. Temir surnommé Pyteh (le Petit) malgré sa corpulence massive, est partagé entre fidélité envers les siens et envie de fuir. L’acteur turco-américain né au Kazakhstan Talha Akdogan incarne cet adolescent inquiet qui s’entraîne pour devenir champion de lutte et pousse son père à voir plus grand. Il l’encourage dans sa passion pour les delens, sorte de galettes, une spécialité culinaire de famille. Jusqu’à la tragédie qui précipite l’adolescent dans une vie d’adulte.
Une distribution étonnanteDans ce casting inattendu, l’Anglais Harry Melling (Pillion) incarne Marat, l’indéchiffrable ami en errance perpétuelle et paresse intellectuelle. À l’affût d’argent facile, c’est par lui que le drame arrive.
Surprenants sont aussi les portraits de femmes qui évoluent dans cet univers présumé masculin. À l’image de Zalya, la tante enceinte jouée par l’Américaine Riley Keough. Dotée d’une force de caractère, c’est elle qui prend les décisions qui s’imposent et gère le petit restaurant en difficulté. Autre personnage fort, la jeune athlète rencontrée à la salle d’entraînement. Temir n’ose se déclarer à Alika (Jaliyah Richards), une Nigériane aux attributs peu féminins, qui cache son acné aux yeux de tous. Une scène les montre dos à dos, à l’image d’un mur porteur, qui diffuse en eux une paix intérieure. Alika et Temir suivent les mêmes cours d’entraînement supervisés par une femme qui impose avec naturel discipline et ponctualité. Toutes sont subordonnées au pouvoir non pas des hommes mais de la précarité.
Mémoire et corpsKantemir Balagov confirme la singularité de son style, optant pour une caméra intranquille et sensorielle qui interroge les liens d’interdépendance familiale et amicale… faite d’attirance et de rejet. Des séquences d’une grande vitalité qui traduisent ce besoin d’exister et ce désir d’envol. Comme la scène où le père et le fils déclenchent une ribambelle d’alarmes de voitures qui se mettent à hurler et à clignoter de mille feux. Le cadeau extravagant d’Azik pour la naissance de sa nièce, un immense pélican qui apparaît comme un porte-bonheur et le symbole d’une vie libre et sans frontière. Azik a beau être mort, il envoie des signes comme on sème des graines sur terre.
Malgré quelques longueurs dans la première partie, signe du changement d’angle décidé par le cinéaste, le film détonne néanmoins par ce regard humain porté sur les personnages, la volonté optimiste de croire à un avenir meilleur. À la manière d’une confiture de papillon (Butterfly Jam), comme un doux rêve qui devient réalité.
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Courts-bouillon fait mijoter les courts-métrages à Rousset
Après des séances dédiées aux scolaires, puis la projection d’une série de films au format court réalisés par des jeunes et personnes âgées, la 21e édition de Courts-bouillon ouvre ses bras au grand public samedi 10 octobre. Au menu de la Salle Émilien Ventre de Rousset, à partir de 14h, six films qui témoignent de l’appétit de réalisateurs pour le court-métrage, genre de quelques dizaines de minutes tout au plus qui stimule l’inventivité. Aussi bien dans les pas d’un jeune livreur de repas éconduit par l’hôtesse des bureaux d’une multinationale de la banque dans Pentest de Tristan Lhomme et Benjamin Chevallier, que dans ceux de recruteurs de l’armée ukrainienne un dimanche de Pâques avec Easter day de Mykola Zasieiev, les points de départ percutants d’aventures intenses. « Le court-métrage n’a jamais été un petit cinéma. En quelques minutes, il fait rire, bouleverse, questionne, surprend et ouvre des horizons insoupçonnés », résume Sylvia Vaudano, directrice des Films du Delta, association aux manettes de Courts-bouillon.
Animation et « Coyotes »À 16h15, elle programmera une séance de 17 films courts réalisés par des élèves issus d’écoles d’animation française comme la Mopa à Arles ou les Gobelins à Paris. Avant deux autres salves de douze films, à 18h15, puis 21h, parmi lesquels Coyotes, thriller palestino-jordanien de Saïd Zagha, dans le sillage d’une chirurgienne palestinienne « coincée » sur la route de Jéricho à Ramallah.
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L’œuvre de Jacques Tati,« poète de la pellicule », à Aix
La tournée épique et burlesque, vitesse grand V, de François le facteur, inspiré par les méthodes de ses homologues américains, dans Jour de fête (1949) ; une partie de tennis ubuesque au cours de laquelle des mouvements dégingandés moquent l’effort des joueurs traditionnels dans Les vacances de Monsieur Hulot (1953) ; le jet d’eau d’une maison bourgeoise qui jaillit de la bouche d’un poisson, uniquement lorsqu’un invité de haut rang social déboule dans la demeure dans Mon oncle (1958)… 44 ans après sa disparition, les scènes imaginées par Jacques Tati qui arrachent un sourire ou une réflexion sur la pseudo-modernité habitent toujours les cinéphiles, illustre un cycle consacré par l’Institut de l’image d’Aix, pendant le mois d’octobre. À voir à l’Ecole supérieure d’art d’Aix jusqu’au 25 du mois.
Il a été l’un des réalisateurs les plus ingénieux de l’histoire du septième art, un grand professionnel aux personnages avares en paroles, mais diablement éloquents par leurs gestuelles. Et le grand témoin artistique, mais aussi visionnaire, des évolutions de la société française au cours des Trente Glorieuses.
Métronome comique« Héritier du burlesque, inventeur de formes, Tati joue du détail, porte son regard amusé sur le monde. Géométrique, musicale, sa mise en scène, d’une modernité sidérante, est celle d’un métronome, qui lui permet d’enregistrer les soubresauts de l’époque comme l’industrialisation, le design, l’architecture », résume le programme de la Cinémathèque française, qui lui a dédié une rétrospective l’été dernier.
Double de Jacques Tati à l’écran, qu’il incarne lui-même, Monsieur Hulot vient dévergonder l’écran dans quelques bobines mémorables du cinéaste. Dans Mon oncle par exemple, le voici venu fendre de sa causticité le quotidien aseptisé et plutôt austère de la famille Arpel. Un film à l’issue duquel un certain Boris Vian loua : « Tati est bien plus qu’un Chaplin français. C’est un créateur original, un poète de la pellicule, un artiste aussi simple qu’il est bourré de talent ». Des éloges annonciateurs de son chef-d’œuvre Playtime, « le plus grand film qui ait été jamais tourné sur les temps modernes », qualifia Marguerite Duras.
Parmi les autres films de Jacques Tati projetés à l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence, la comédie Trafic (1971), dernière apparition de Monsieur Hulot dans sa filmographie, ou encore son ultime long-métrage Parade, sorti trois ans plus tard sur les écrans, avec Tati dans le rôle du Monsieur Loyal d’un cirque cinématographique où son mime fait fureur.
Horaires détaillés sur www.institut-image.org
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![[Entretien] Cédric Pinoncely : « J’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/7ca566adada4516012bc971c4529a2a7.jpg)
[Entretien] Cédric Pinoncely : « J’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne »
La Marseillaise : Après une nette victoire (3-0) face à l’US Saint-Égrève pour votre rentrée, votre équipe s’est inclinée, samedi soir à domicile, face au Pontet (2-3). Selon vous, qu’est-ce qui a fait la différence ?
Cédric Pinoncely : C’est une équipe qui se connaît bien. Même avec l’arrivée de nouveaux joueurs, ils avaient déjà joué ensemble et leur système était mieux maîtrisé. Physiquement, on a un peu baissé, notamment dans le troisième set, où on a eu un très mauvais score. On sent que certains sont dans le creux de la vague. En face, c’est une équipe solide qui vise la montée et doit gagner tous ses matches. Malgré tout, je suis fier de ce qu’on a fait ce soir. Il n’y a pas de bonne défaite, mais on voit qu’on travaille et que, contre de grosses écuries comme celle-là, ça finit par payer.
Comment s’est passée la préparation de cette saison ?
C.P. : Elle a été assez mouvementée, avec pas mal de départs et notamment celui, tardif, de notre central. On a donc dû recruter sur certains postes qu’on n’avait pas forcément ciblés au départ. Les moyens diminuent et, dans une zone où il y a beaucoup d’équipes, il faut réussir à se démarquer. Les arrivées tardives ont aussi compliqué la préparation. À cela s’ajoutent les problèmes de salles à Marseille. La nôtre, La Rose-Fuveau, est en travaux et, au lieu de se terminer début septembre, le chantier est toujours en cours. On doit donc s’adapter et s’entraîner dans différents gymnases, avec certaines contraintes qui nous empêchent notamment de travailler correctement le service. Malgré tout, je suis très content du groupe. Il est sain, il vit bien et on a beaucoup travaillé cet été. C’est une bonne base pour la suite.
Qu’est-ce que ça change pour vous d’évoluer dans des salles différentes ?
C.P. : On s’entraîne ici à au gymnase de La Rose-Fuveau le vendredi soir et on joue nos matches de championnat le week-end, mais on a de très bonnes conditions au gymnase Vallier, notamment l’espace nécessaire pour travailler le service. On sait qu’on joue dans une salle plus petite ici, et j’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne. Malheureusement, il est payant, donc on est déjà contents de pouvoir en disposer pour nos entraînements. En début de saison, c’est toujours un peu compliqué de savoir où l’on va pouvoir se préparer. On doit parfois partager des gymnases avec d’autres équipes, avec des ballons qui circulent et des conditions qui ne sont pas toujours idéales. Le club fait tout son possible pour nous trouver les meilleurs créneaux, mais c’est une vraie difficulté récurrente. Cela dit, ce n’est pas une excuse pour nos résultats. On travaille bien malgré tout. Mais, chaque année, c’est la bagarre.
Que réclamez-vous concrètement vis-à-vis de la situation ?
C.P. : Vallier serait beaucoup plus adapté pour accueillir nos matches le week-end. C’est une grande salle, avec de l’espace et de vrais repères pour nous puisque nous nous y entraînons. Certains gymnases de Marseille sont davantage adaptés à la pratique scolaire et ne correspondent pas forcément aux exigences du haut niveau. La mise à disposition de Vallier le week-end est possible, mais difficile à organiser sur toute la saison. On réfléchit donc à l’utiliser ponctuellement. C’est une salle dans laquelle on aimerait pouvoir jouer davantage, voire s’entraîner toute la semaine. Pour l’instant, elle est partagée avec d’autres clubs, mais je pense que notre club mériterait d’avoir davantage accès à cet équipement.
Pourquoi n’est-ce pas déjà le cas ?
C.P. : Le problème, c’est surtout la répartition des créneaux. Ici, on partage le gymnase à deux clubs, alors que nous avons beaucoup de licenciés, trois équipes nationales, deux pré-nationales et plusieurs équipes régionales. On a donc besoin de davantage de créneaux, mais surtout de pouvoir nous entraîner dans la salle où l’on joue, notamment pour travailler des secteurs comme le service. Aujourd’hui, j’ai seulement une heure et demie pour travailler et certains aspects ne sont finalement abordés que dix minutes dans la semaine. C’est forcément compliqué pour performer. Si cette salle est destinée aux équipes du niveau « Nationale », je pense qu’il serait logique que nos trois équipes nationales puissent aussi y jouer le week-end. Après, il y a aussi des contraintes budgétaires et beaucoup d’incertitudes sur l’évolution des équipements. On a besoin d’avancer.
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Casse-tête à venir pour Bruno Genesio et son staff
Les maux de tête vont se poursuivre pour Bruno Genesio et son staff. Les séances de réflexion s’annoncent intenses, ne serait-ce que pour aligner onze joueurs compétitifs et tenter de mettre un terme à la série de défaites. Les instances du football mondial ont instauré une trêve de trois semaines afin de limiter le nombre de fenêtres internationales durant l’automne. De nombreux joueurs ont ainsi passé les deux dernières semaines avec leur sélection, y compris pour les Marseillais. Ces derniers sont tombés comme des mouches, de l’Afrique à l’Amérique du Nord en passant par la Scandinavie.
Le dernier en date : Pierre-Emile Højbjerg. Le Danois est sorti blessé après seulement 10 minutes de jeu, dimanche soir, à Cardiff, lors de la rencontre entre le Pays de Galles et le Danemark. Visiblement, le milieu de terrain était touché musculairement à la cuisse. Le corps n’a pas tenu pour celui qui a joué toutes les minutes de tous les matches depuis le début de la saison. Avec sa sélection, il avait également joué l’intégralité des trois premiers matches face à la Norvège, au Portugal et au pays de Galles. Au moment de retrouver les Gallois, l’ancien joueur de Tottenham a mimé un geste de rotation avec ses doigts pour signifier qu’il lui était impossible de poursuivre.
Une énième tuile pour l’Olympique de Marseille. Pierre-Emile Højbjerg était indéboulonnable au cœur du jeu marseillais, homme de confiance de Bruno Genesio de par sa connaissance du club et son expérience. Il sera difficilement remplaçable puisque les solutions sont limitées. D’autant plus que Himad Abdelli a lui aussi connu la blessure avec l’Algérie. L’ex-Angevin est apparu en béquilles, attelle sur la cheville gauche, la semaine dernière. Amine Gouiri a également écourté son stage avec les Fennecs, suite à une gêne à la cuisse. Son indisponibilité pourrait être la plus courte parmi les récents blessés.
À l’inverse, Derek Cornelius semble parti pour une absence beaucoup plus conséquente. Le Canadien a subi un gros choc à l’entraînement avec sa sélection. Transporté à l’hôpital, il souffrirait d’une grave blessure à la hanche et pourrait revenir seulement en 2027. Le défenseur central est rentré dans les Bouches-du-Rhône pour effectuer d’autres examens.
Des alternatives
loin d’être évidentesQuelles solutions face à ces contrariétés ? Le milieu de terrain est de toute évidence décimé, Tochukwu Nnadi est une option, tout comme Angel Gomes, qui peut occuper plusieurs postes, même s’il a été utilisé plus haut depuis le début de la saison. Le coach marseillais pourrait donc se tourner vers la jeunesse. L’alternative Nouhoum Kamissoko, 21 ans, semble la plus logique. Le milieu défensif a été sur quatre feuilles de match avec les pros, sans entrer une seule fois en jeu. Yanis Sellami vient de prolonger son contrat jusqu’en 2029 et, à 19 ans, peut être un candidat, bien que son niveau de jeu réel soit probablement loin de celui de la Ligue 1 actuellement.
Le déplacement à Troyes, dimanche (20h45), s’annonce incertain, malgré l’obligation de résultat pesant sur les épaules marseillaises.
Timothy Weah, capitaine à remplacer à Troyes
En plus des interrogations liées au milieu de terrain, le côté droit de la défense marseillaise sera à combler lors du voyage à Troyes, ce dimanche, à 20h45. En effet, Timothy Weah a été expulsé après deux cartons jaunes reçus lors du revers face au Paris Saint-Germain (1-2). Suspendu une seule rencontre, l’Américain doit tout de même être remplacé.
Là aussi, les options manquent. Kelyann Bezahaf a disputé quelques minutes contre le PSG, mais prend le plus souvent place sur le banc depuis le mois d’août. Bruno Genesio pourrait réaliser un changement de bord pour Ulisses Garcia. Le Suisse semble avoir été testé à droite, lui qui occupe le couloir gauche habituellement.
P.G.
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Martigues : reportée au 14 octobre, la journée des aidants garde le cap
« La santé est un enjeu transversal que nous avons l’ambition de porter pour ce mandat », pose Gwladys Saucerotte, conseillère municipale déléguée à la santé et aux droits des personnes handicapées et de leurs familles. Jusqu’en décembre, la Ville et le Centre intercommunal d’action sociale (Cias) déroulent tout un programme à destination des aidants, des personnes handicapées et en faveur de la santé mentale.
Les deux prochaines semaines concentrent les initiatives sur ce dernier axe dans le cadre de la semaine d’information pour la santé mentale. Jeudi, à Port-de-Bouc, « la psychiatrie fait du bruit », littéralement, avec une déambulation de batucada au départ de l’hôpital de jour. Un ciné-débat aura également lieu à La Cascade le mardi 13 octobre à 18h30 autour du film Sous le ciel d’Augérias, en présence de la réalisatrice Nathalie Vannereau et du psychologue Marc Krawczyk.
Bien que la santé soit une compétence de l’État, il s’agit d’« un enjeu de territoire et d’une préoccupation de chaque instant », selon Gwladys Saucerotte.
« Tout est relié par la lutte »Comme le répètent les professionnels de santé, l’élue reprend l’idée que « la santé mentale est le parent pauvre » du système de santé français. Au-delà du territoire, « les enjeux sont énormes, notamment chez les jeunes. Il y a une prise de conscience progressive de cette question et la collectivité a un rôle à jouer », estime-t-elle. Selon Santé publique France et l’enquête EnCLASS 2026, 20% des lycéens déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois et 15% auraient déjà fait une tentative de suicide.
C’est aussi pour cela que la prise en compte de la santé dans l’action municipale est, selon Gwladys Saucerotte, « systématique », qu’il s’agisse « de santé mentale, cardiovasculaire, de santé-environnement, d’urbanisme, de culture ou de sport ». Au fond, « tout est relié par la lutte, pour des services publics et un hôpital dignes, pour les droits, la dignité et le bien-être », que ce soit pour les aidants, les familles ou les personnes psychiatrisées ou handicapées elles-mêmes.
La participation de la Ville à la journée nationale des aidants, initialement prévue ce mercredi 7 octobre, est reportée au 14 octobre, en raison de mauvaises conditions climatiques, toujours de 13h30 à 17h, au parc Julien-Olive. À noter également qu’un nouveau festival dédié à la culture sourde est organisé par la Ville et la MJC, début novembre 2026. Toutes les initiatives sont détaillées sur le site internet de la Ville.
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Marc Pietrosino](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/51055d54c77de48c5bd4a1a0ad350352.jpg)
