Tag: Bouches-du-Rhône

  • À Marseille, les jeunes prêts pour l’acte IV

    À Marseille, les jeunes prêts pour l’acte IV

    La contestation lycéenne maintient la pression. Le dénommé « acte IV » de la mobilisation se tiendra ce jeudi à Marseille comme dans toutes les villes de la région. À l’appel de plusieurs syndicats étudiants, dont le collectif en lutte de l’AMU et l’union étudiante, une manifestation partira de la place des Réformés à 10h30.

    Parmi les participants figureront notamment les enseignants et élèves du lycée Marie Curie. Ce mercredi matin, une partie des enseignants de l’établissement s’est jointe à la mobilisation de leurs élèves qui bloquaient le lycée. Malgré le caractère « totalement pacifique de l’action », insiste Samuel Tracol, professeur d’histoire du lycée, une cinquantaine de CRS sont intervenus et ont sommé les manifestants de quitter les lieux, avant de les charger. « On s’est fait marcher dessus alors qu’on faisait un sit-in non violent et ils nous ont insultés », raconte Émy, une élève de terminale. Dans la charge, un jeune de 17 ans a été blessé à la tête et a été transféré à l’hôpital de la Timone par les pompiers. De son côté, la préfecture de police affirme que les CRS sont intervenus pour « libérer la voie publique ».

    Le maire de secteur, Didier Jau (EELV) qui s’est rendu sur place a dit sa « pleine solidarité » avec les jeunes et a proposé qu’une délégation du lycée Marie-Curie puisse être reçue en mairie de secteur et intervenir au prochain conseil d’arrondissement, soulignant l’importance « de proposer le cadre républicain pour porter leurs revendications légitimes ».

    Mais, dès ce jeudi, les enseignants et lycéens entendent clamer leurs revendications. « 23 000 euros ont été investis pour installer des caméras de surveillance dans le lycée alors qu’il y a des plaques de la toiture qui tombent et qu’on manque de tout », s’énerve ainsi Émy.

    LES RENDEZ-VOUS

    Marseille

    10h30, manifestation au départ des Réformés.

    Martigues

    Blocage des lycées Langevin et Lurçat.

    Miramas

    Blocage du lycée Cocteau.

    Aix-en-Provence

    11h, manifestation au départ de la Rotonde.

    Toulon

    9h, rassemblement devant le lycée Bonaparte.

    Carpentras

    Blocage du lycée Fabre.

    Avignon

    7h30 manifestation à partir du lycée Mistral pour se rendre au lycée Aubanel.

    Manosque

    8h, appel à une manifestation devant le lycée Esclangon.

    Gap

    8h, appel au rassemblement devant le lycée Dominique-Villard.

  • La Ville de Marseille reste ferme sur les meublés touristiques

    La Ville de Marseille reste ferme sur les meublés touristiques

    Découpage de boîtes à clés, dixième ! Armés d’une disqueuse et d’une pince, les agents municipaux ont fait, ce mercredi 7 octobre, une tournée dans les quartiers du Panier et de la Joliette (2e) pour retirer de l’espace public les boîtes à clés installées par des propriétaires de meublés de tourisme, en conséquence hors-la-loi. L’occasion pour Audrey Garino, adjointe PCF au logement, et Anthony Krehmeier (PS), maire des 2e et 3e arrondissements, de faire le bilan des actions menées par la Ville sur la question.

    « On a choisi ce quartier parce qu’il était particulièrement touché, comme ailleurs dans le centre-ville, par le phénomène », explique l’élue, ajoutant que 250 cadenas ont été enlevés depuis le 1er janvier 2025. La démarche, « symbolique », se veut le reflet d’une politique municipale volontariste dans un contexte de crise du logement forte à Marseille. « Et on a des résultats », assène Audrey Garino. Après une « explosion » des logements de type Airbnb entre 2020 et 2023, avec « une augmentation de 73% des offres, on constate une baisse de 16% sur l’année 2025 », se félicite-t-elle.

    Un plan ultra-restrictif

    Le plan d’action de la Ville se veut, avec celui de Paris, « le plus restrictif en France », assure Audrey Garino. Le nombre de nuitées sur la résidence principale a été réduit à 90 jours par an, une compensation pour les résidences secondaires imposée. Où en échange d’un meublé de tourisme, le propriétaire doit proposer un local équivalent sur le marché locatif classique.

    Les amendes, jusqu’à 440 000 euros récemment pour un mutltipropriétaire, sont aussi dissuasives. Sans « impact sur le tourisme, puisque cet été, les réservations et nuitées hôtelières ont progressé de 5% », précise l’élue. En dix ans, on a dérivé « dans une économie capitaliste pure », constate Anthony Krehmeier, regrettant que le Panier devienne « Disneyland-sur-Mer », un quartier « qui se perd, sans boucherie ou boulangerie ».

    L’élu revient sur « la gentrification qui fait monter les loyers ». Ici, « 12% du parc locatif a disparu au profit de ces meublés, enchaîne Audrey Garino, avec des loyers qui ont augmenté de 6% ». Et de rappeler que la Ville est candidate à leur encadrement, sans feu vert de l’État pour l’instant.

  • À Aix, les étudiants toujours en renfort des élèves

    À Aix, les étudiants toujours en renfort des élèves

    La contestation ne faiblit pas et s’élargit. Une nouvelle mobilisation a été annoncée sur les réseaux sociaux, au départ de la Rotonde, ce jeudi à 11h. Dans le cortège, les organisations de jeunesse et les syndicats étudiants seront aux côtés des lycéens et poursuivront leur soutien à leurs revendications.

    Cette solidarité s’est déjà manifestée mardi à travers différentes actions sur les campus. Sur le parvis de Sciences Po Aix, d’abord, dont l’entrée a été bloquée avant 7h. Selon les étudiants, environ 150 personnes ont participé à cette mobilisation, chantant des slogans et portant leurs revendications, malgré les trombes d’eau et l’orage. « Cette mobilisation, c’est d’abord celle des lycéens que l’on continue de soutenir », rappelait Zélie, étudiante. Quelques heures après, la direction annonçait passer ses cours en distanciel. Les étudiants de l’IEP portent aussi leurs revendications propres, notamment une prise de position nationale vis-à-vis des « répressions policières » survenues ces derniers jours et demandent à ce que les cours ne soient « pas obligatoires en distanciel, pour que les gens puissent se mobiliser auprès des lycéens et étudiants ». Contactée, la direction de Sciences Po nous confirme avoir rencontré les étudiants et avoir poursuivi « le dialogue engagé depuis le début de la semaine ». Elle indique également avoir réuni « l’ensemble des enseignants-chercheurs afin de partager les demandes exprimées et d’échanger sur la situation ». Décision a été prise de « maintenir la fermeture de Sciences Po Aix jusqu’à la fin de la semaine ».

    En parallèle, alors que le campus Schuman (Université Aix-Marseille) rouvrait juste ses portes, les étudiants en lettres et en droit se sont mobilisés en occupant un amphithéâtre. Ils ont ensuite été « plus de 500 » à se réunir en assemblée générale, rejoint par leurs enseignants et plusieurs lycéens. « Les étudiants essaient de s’organiser pour qu’un maximum de personnes puissent se mobiliser », rapporte, à l’issue de l’assemblée, Younès Dufresne, pour l’Union étudiante. Avant de préciser : « La suite du mouvement est de continuer à se mobiliser partout. » Et d’assurer que les étudiants, comme les lycéens « restent déterminés. On a jamais eu autant de monde en assemblée générale ».

  • [Entretien] Imany : « La liberté a toujours un prix. Et elle coûte souvent très cher »

    [Entretien] Imany : « La liberté a toujours un prix. Et elle coûte souvent très cher »

    La Marseillaise : Quels sont vos souvenirs de la Fiesta des Suds, où vous vous êtes produit pour la première fois en 2011 ?

    Imany : C’était au Dock des Suds. Je me rappelle de la sensation que j’avais eue de jouer pour la première fois à Marseille, où je garde de fortes attaches. On avait galéré avec le son, mais quelle ambiance… Le public marseillais n’est en général pas facile. Quand on arrive à le faire lever, on sait qu’on a fait quelque chose de bien. J’étais touchée aux larmes. Je me suis remémoré l’enfant que j’étais quand j’allais acheter le pain de l’autre côté du quartier, que je chantais à tue-tête car c’était le seul endroit où je me sentais libre de le faire.

    Votre père officiait dans l’armée de l’air. Vous avez vécu et grandi sur la base aérienne d’Istres. Un lieu où Emmanuel Macron était venu présenter ses vœux début 2026. Que vous inspire le climat actuel de guerre généralisée ?

    Imany : De la tristesse et de la colère. On oublie à chaque fois qu’il y a des individus derrière ces guerres, que c’est l’enfant de quelqu’un qui va se sacrifier. Moi, je suis fille de militaire, je suis allée en école militaire, je connais La Marseillaise par cœur que je chantais au son du clairon, de la levée du drapeau. Pour autant, je suis profondément antimilitariste et pour la diplomatie. Mais hélas, c’est toujours celui qui a le plus gros armement qui dicte sa loi.

    Une autre guerre, plus intime, vous a habité au moment de la création de votre dernier album « Women deserve rage ». Il parle de votre lent processus de souffrances, puis de libération, suite à une relation toxique avec votre ancien compagnon. Comment en êtes-vous ressortie ?

    Imany : Aujourd’hui, je vais très bien. J’ai construit l’album sur les pas du chemin que j’ai parcouru pour revoir enfin le jour. C’est un processus très compliqué que celui de se libérer d’une relation toxique. Déjà, c’est très difficile de l’identifier. Ensuite, c’est aussi dur de s’en échapper. Et enfin, il faut réussir à se désintoxiquer.

    Vous vous êtes libérée de cette prison mentale, mais à quel prix…

    Imany : La liberté a toujours un prix. Et elle coûte souvent très cher. On est obligés de traverser des épreuves difficiles pour accéder à sa propre profondeur. Sur le plan physique et émotionnel, on n’y échappe pas. Ceux qui y échappent, ce sont par exemple les gens qui se droguent ou se noient dans le travail pour ne pas avoir à y faire face. Mais pour les surmonter, il faut accepter la douleur qui vient. C’est le prix à payer.

    « Toutes les victimes sont dignes », chantez-vous sur le morceau « Ruling over ».
    Qu’est-ce que ça vous fait de voir que leurs paroles sont pourtant encore et toujours remises en cause
     ?

    Imany : Cela m’exaspère. Pour la manière dont les choses sont établies pour la justice, par exemple, c’est à la charge de la victime de prouver qu’elle a été victime. Dès lors, sa parole est forcément remise en doute car elle doit toujours prouver qu’elle est en fait victime. On voit que les statistiques sont plutôt du côté des victimes dans le sens où un infime pourcentage de déclarations sont s’avèrent fausses. Et au lieu de se ranger à l’écrasante majorité, on se dit que pour cet infime pourcentage, on va sacrifier le reste. Il y a tout un travail à faire autour de la protection et de l’écoute des victimes, déjà auprès des policiers car ils prennent la plainte en premier. Pour des violences familiales, par exemple, on peut mettre en doute la parole d’un enfant de 5 ans, alors qu’il n’a pas de raisons de raconter des histoires sur ses parents. Il faut d’abord être bienveillant envers les gens avant d’être méfiant.

    Parmi les genres que vous explorez, la musique soul, historiquement liée à la défense des opprimés. Ça vous fait quoi de voir l’extrême droite aux portes du pouvoir ?

    Imany : La polarisation des opinions s’affirme, mais elle est toujours rentable pour les pouvoirs en place. Tant qu’on se divise, qu’on pense que le problème vient de l’extérieur : c’est beaucoup plus dur de déplacer une foule quand elle se tient la main que quand elle se pointe du doigt. C’est un système vieux comme le monde depuis les Romains. Les réseaux sociaux et algorithmes donnent l’impression d’être attaqué par les autres en permanence : les noirs, les étrangers, les musulmans, les jeunes… Mais pour faire un pont avec mon album, quand on ne dresse pas sa colère, et bien cette dernière se retourne contre nous et on est plus facilement manipulable. C’est ensemble qu’on est plus fort. Je sais que ça semble être une phrase sortie d’un poster à la con. Moi, je chante dans le monde entier, dans des endroits où les chanteurs français ne vont pas : au Kazakhstan, en Lituanie… Là, je reviens d’Arménie, un peuple qui n’a jamais été tranquille tout au long de l’histoire car il est attaqué constamment. Quand je chante dans ces pays, je me rends compte que les gens vibrent au même endroit. Non pas que je sois une chanteuse exceptionnelle, mais ça veut dire qu’on veut tous fondamentalement la même chose : la sécurité, la paix, la douceur.

  • La manne des parkings va-t-elle rester au privé ?

    La manne des parkings va-t-elle rester au privé ?

    Les caisses automatiques des parkings souterrains de la Métropole Aix-Marseille sont de véritables machines à sous pour certains. Malgré une année marquée par les sinistres avec l’incendie du parking République au mois de janvier et les changements de gestionnaires, les 5,7 millions de passages dans les parcs de stationnements d’intérêt métropolitains, en 2024, ont rapporté quelque 4,5 millions d’euros (avant impôts) à leurs gestionnaires, sur un chiffre d’affaires de 42,5 millions d’euros.

    C’est dire l’enjeu qui se profile avec la fin de six délégations de service publique d’ici à la fin du mois de mars 2029, sur les seize encore en vigueur sur le territoire métropolitain. Au total, quelque 5 021 places de stationnement dans quatorze parkings sont susceptibles de changer de délégataire.

    Quel mode

    de gestion ?

    Le contrat pour la gestion des parkings de La Ciotat (Verdun et Port de Plaisance) s’achève le 14 mai 2028, celui de l’hôtel de ville de Marseille, le 14 juin suivant. Viennent ensuite, à Marseille, les parkings République, Phocéens, Timone, Blancarde, Docks, Espercieux, le 30 novembre 2028. Puis, le 23 mars 2029, les parkings cassidains. Des échéances que la Métropole prépare avec soin.

    Ce vendredi, elle a commencé à consulter les entreprises pour réaliser des missions d’assistance technique, juridique et financière afin d’accompagner la fin des délégations actuelles, et surtout préparer leur renouvellement. « Chaque fois qu’un contrat de concession arrive à échéance, il est de la responsabilité du conseil métropolitain de choisir le mode de gestion le plus adapté en fonction du contexte et du plan d’investissement à porter », explique l’institution. « Les prestataires seront sollicités en tant que de besoin pour analyser la pérennité des atouts et de la pertinence de la délégation de l’exploitation de ce service public », assure aussi le cahier des charges.

    À Aix-en-Provence, le choix avait été fait de reprendre en régie sept des très lucratifs parkings de la ville, à la fin du mois de juin 2023. À Marseille, c’est le parking du cours d’Estienne-d’Orves qui, depuis le 1er juillet dernier, est repris par la régie des parkings métropolitains. Pour la raison inverse : les recettes de la délégation ne suffisaient pas à couvrir les redevances à payer à la Métropole.

    Optimiser les redevances

    Mais les fiches techniques qui encadrent les missions d’assistance laissent peu de mystère sur le choix de la Métropole. Dans son cahier des charges, l’intercommunalité rappelle les « avantages » de la délégation de service public face à la nécessité de garder ouverts ses parkings 24h/24, sept jours sur sept, et aux investissements à réaliser, laissés à la charge des gestionnaires.

    Après avoir dû largement financer la sécurisation des parkings marseillais, renforcée à la fin du dernier mandat, la Métropole espère désormais un « retour sur investissement » en intégrant d’emblée cette question dans les futurs contrats. Il s’agit aussi de « proposer un programme de travaux pertinent et efficient » qui devra être porté par les délégataires, à l’image des 5,6 millions d’investissements réalisés en 2024 sur la totalité des parkings délégués, des travaux structurels aux dossiers sensibles de l’accessibilité et de la sécurité incendie.

    Mais surtout, la Métropole veut récupérer sa part du gâteau. En 2024, elle avait récolté 10,9 millions d’euros de redevance auprès des délégataires, répartis entre une part fixe et une part proportionnelle au chiffre d’affaires. Un mode de calcul que l’intercommunalité veut « optimiser ». Et pour cause. En creux, elle pointe du doigt les montages juridiques réalisés par les délégataires. « Même quand la société dédiée à sa propre personnalité juridique, [il y a un] manque de lisibilité des comptes, notamment des charges de structure / charges d’exploitation ainsi que des recettes », déplore une annotation oubliée dans les documents.

    « L’objectif de la Métropole est d’intégrer dans ses contrats les clauses évitant que le délégataire ne réalise des profits excessifs au détriment de l’intérêt général », résume une de fiches de mission. Pour que les bandits manchots des parkings souterrains ruissellent davantage sur des finances métropolitaines en souffrance.

  • À Marseille, un lycéen blessé au crâne après une charge de CRS

    À Marseille, un lycéen blessé au crâne après une charge de CRS

    «On a entendu un énorme boom», raconte encore sonné Samuel Tracol, professeur d’histoire au lycée Marie Curie. Ce mercredi matin à 8 h, une partie des enseignants de l’établissement s’est jointe à la mobilisation de leurs élèves qui bloquaient le lycée. Malgré le caractère «totalement pacifique de l’action», insiste le prof d’histoire syndiqué à la CGT Éduc’action, une cinquantaine de CRS sont intervenus et ont sommé les manifestants de quitter les lieux. «On a alors formé une chaîne humaine devant les lycéens pour les protéger», explique-t-il avant d’ajouter : «Ils ont chargé, un enseignant a reçu un coup de matraque et j’ai été bousculé.» Émy, une élève de terminale impliquée dans la mobilisation, renchérit sur la brutalité : «On s’est fait marcher dessus alors qu’on faisait un sit-in non violent et ils nous ont insultés.»

    Dans la charge, un jeune de 17 ans a été blessé à la tête dans des circonstances qui restent encore inconnues. Il a été pris en charge à 9h50 par une unité des marins-pompiers qui l’a transféré à l’hôpital de la Timone. De son côté, la préfecture de police affirme que les CRS sont intervenus pour «permettre aux autres élèves d’entrer dans le lycée ainsi que libérer la voie publique» et qu’un «lycéen auteur des tirs de mortiers [d’artifice, ndlr] a été interpellé». Elle précise que «les CRS ont utilisé du gaz lacrymogène afin de créer une dispersion», que «aucune grenade d’une autre nature n’a été utilisée» et que «quatre CRS ont été blessés» lors de l’intervention.

    «Il y a 23 000 euros qui ont été investis pour installer des caméras de surveillance dans le lycée alors qu’il y a des plaques de la toiture qui tombent et qu’on manque de tout», s’énerve Émy. Une partie du personnel du lycée Marie-Curie et les lycéens appellent à une mobilisation massive jeudi devant l’établissement.

  • Seul le département du Var reste en vigilance orange

    Seul le département du Var reste en vigilance orange

    Les fortes pluies persistent encore sur la moitié est des Bouches-du-Rhône, mais avec une intensité moindre qu’en début de matinée, d’où la redescente en vigilance jaune. Le département du Gard observe aussi la fin de la vigilance orange.

    Par ailleurs, des orages parfois violents ont concerné en fin de nuit et début de matinée la Camargue et l’étang de Fos, ainsi que le littoral varois (56 mm à Marignane en une heure, et 61 mm à Fréjus à 3 heures).

    L’épisode continue encore quelques heures sur le Var, avec des intensités pluvieuses parfois fortes, surtout sur le littoral (40 à 60 mm supplémentaires en 1 à 2 heures).

    Ces orages sont également susceptibles de donner, outre une forte activité électrique, de la grêle et des rafales de vent, voire des phénomènes tourbillonnaires en zones littorales.

  • [Gratuité des transports] Le sénateur Jérémy Bacchi salue une victoire

    [Gratuité des transports] Le sénateur Jérémy Bacchi salue une victoire

    Au lendemain de l’annonce d’un moratoire sur l’abandon de la gratuité dans les transports en commun du pays d’Aubagne, révélé dans nos colonnes, le sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, salue « une très bonne nouvelle » pour les habitants concernés. « Cette première victoire est celle d’un territoire rassemblé pour défendre un acquis social auquel il est profondément attaché », appuie-t-il en remerciant ceux qui se sont mobilisés depuis l’annonce par le président (L)R de la Métropole Aix-Marseille Nicolas Isnard, le 24 septembre dernier, de toute forme de gratuité dans les transports du territoire. « Nous avions demandé la suspension de cette mesure annoncée dans la précipitation, c’est désormais chose faite », apprécie le parlementaire qui, dans une tribune publiée le 30 septembre dernier dans nos pages, estimait qu’il était « urgent de suspendre ce projet et d’ouvrir une véritable concertation avec les maires, les usagers et l’ensemble des acteurs concernés ».

    « Dans un contexte de hausse du prix des carburants et de difficultés persistantes pour le pouvoir d’achat, la gratuité des transports est plus que jamais essentielle au quotidien de milliers d’habitants », rappelle-t-il désormais. En appelant à poursuivre la mobilisation et à rester « unis et vigilants pour que cette suspension ouvre la voie au maintien durable de la gratuité dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile ».

    C’est que sur le territoire, des voix continuent de se lever pour défendre cet acquis vieux de dix-sept ans. L’élue (DVG) d’opposition à Roquevaire, Hélène Spinelli, a ainsi publié, ce mardi, le courrier envoyé le 1er octobre dernier par son groupe au maire de la commune, lui demandant de clarifier sa position et de présenter les actions engagées « pour garantir cette gratuité face aux évolutions institutionnelles ».

    L’eurodéputée LFI Marina Mesure a de son côté pris la parole au Parlement européen, ce lundi, pour dénoncer le « choix cynique » de la Métropole. Elle a réclamé que les fonds européens dédiés à la transition écologique versés à l’intercommunalité soient « strictement conditionnés au maintien de la gratuité des transports en commun dans le pays d’Aubagne ».

  • Le rôle des tuteurs de travail d’intérêt général salué à Aix-en-Provence

    Le rôle des tuteurs de travail d’intérêt général salué à Aix-en-Provence

    La remise de trophées qui s’est tenue lundi matin avait pour objectif de mettre en avant le travail des partenaires qui accompagnent les participants de TIG. « Ça fait du bien d’être remercié et qu’on reconnaisse notre utilité et notre compétence. Cela donne du sens à notre démarche », s’est félicité Djamal Achour, président de l’association Anonymal, partenaire du dispositif depuis 2021.

    Le dispositif en question est pensé comme un parcours pédagogique et permet à des personnes placées sous main de justice d’exécuter leur peine en participant à des TIG. Ces travaux de groupe sont des projets concrets et utiles à des tiers bénéficiaires, proposés par les structures partenaires pour remobiliser leurs participants.

    Favoriser l’insertion sociale et professionnelle

    L’intérêt de ces activités repose sur l’apprentissage de nouvelles capacités pour les participants. L’objectif du dispositif est en effet la prévention de la récidive. « On a de bons résultats, on ne revoit pas un bon pourcentage de participants de TIG entre les mains de la justice. Le meilleur moyen de réinsérer, c’est de faire confiance. C’est une deuxième chance pour leur permettre d’avancer », explique Djamal Achour.

    Ces expériences permettent de se mettre au service de la collectivité et contribuent ainsi à développer un sens certain du collectif. « Ils dédommagent la société avec leur travail et apprennent à travailler ensemble. C’est bien de s’éloigner de l’individualisme », résume le directeur de l’association, très impliqué dans ce projet social.

  • Les lycéens et travailleurs d’Arles manifestent ensemble

    Les lycéens et travailleurs d’Arles manifestent ensemble

    « On a exactement les mêmes revendications qu’eux ». C’est donc tout naturellement que Lucile Venet, professeure de biologie au lycée Pasquet et syndicaliste FSU, est venue soutenir la mobilisation lycéenne arlésienne, ce mardi. Il y avait déjà du monde au départ, à 10h, devant la Bourse du travail d’Arles. Le cortège a rejoint la sous-préfecture, où une délégation de lycéens et de syndicalistes enseignants a été reçue. Au plus fort de la mobilisation, les organisateurs ont compté 1 100 participants, contre 530 selon la police.

    Le cortège mêlant lycéens, professeurs, syndicalistes et parents était accompagné par un fort dispositif de service d’ordre de la CGT, les chasubles rouges de l’hôpital d’Arles et des dockers ouvrant et fermant la marche. « Notre présence dans leur manif, c’est pour que tout se passe bien, ces jeunes veulent être écoutés et la violence est tout ce qu’ils trouvent à la fin », explique Magali Raffin, professeure en lycée pro et militante de la CGT Éduc’action.

    Tout part de la Bourse du travail

    Tout est parti d’une rencontre. « Des élèves du lycée Pasquet sont venus nous rencontrer à la Bourse du travail pour nous demander de l’aide et du soutien. On leur a proposé d’organiser une AG et cette manif », détaille Magali Raffin. « C’est un symbole énorme » pour cette dirigeante de l’Union locale CGT en lutte pour garder son local à la Bourse du travail.

    Ce soutien est bienvenu pour les lycéens. Amaury Stantina rappelle que la semaine dernière, lors du blocage du lycée Pasquet, « la police était des deux côtés de la rue, ne laissant aucune fuite possible, et gazait sans sommations ». Il estime qu’« il est nécessaire que les syndicats de travailleurs et de lycéens se retrouvent pour demander un changement de politique » face à « la violence systémique et le manque d’argent partout ». Et illustre : « Ça fait une semaine qu’on est dans la rue et là, on voit 500 millions d’euros en moins pour l’éducation nationale » dans le projet de budget du gouvernement. « Un foutage de gueule » assène-t-il.

    Pour la Bourse du travail, comme pour les profs et les élèves, il s’agit d’un « rendez-vous de convergence des luttes ». Une convergence dont Lucile Venet et Amaury Stantina espèrent qu’elle sera victorieuse.