Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le court-métrage d’un ex-élève de la Satis aux César

    Le court-métrage d’un ex-élève de la Satis aux César

    Arnaud Delmarle, 28 ans, a appris que son court-métrage de fiction était nominé aux César, prestigieuse récompense du cinéma français… sous sa douche. Sa sœur le lui a annoncé. « Ma réaction a été la joie et du coup, cela a été plutôt une douche chaude qu’une douche froide », s’amuse-t-il. « Quand on a inscrit notre film en juillet, on ne pensait même pas passer le cap d’être montré au jury… », raconte-t-il. Mais si. Big Boys don’t cry a fait partie des 200 films éligibles aux César, puis de la quarantaine sélectionnés, et maintenant il est dans un dernier carré de 4 courts-métrages de fiction. « Pour moi, être nominé, c’est la meilleure des récompenses. Cela signifie que les 4 000 à 5 000 votants du jury ont vu et voté pour le film. C’est une validation du milieu du cinéma. Après, s’il doit y avoir une récompense, ce sera évidemment la cerise sur le gâteau. Mais le plus important pour moi, c’est que le film rencontre son public et le touche », assure le jeune réalisateur.

    Un directeur très fier

    Avec Léa Oury, co-scénariste du film, de la même promo- 2020- qu’Arnaud à la Satis (Sciences, arts et techniques de l’image et du son), le jeune homme s’est emparé d’un thème pas si facile à traiter. « Big Boys don’t cry parle de vulnérabilité masculine et de difficulté à exprimer ses émotions en tant qu’homme. » Arnaud Delmarle a choisi Saint-Chamas pour tourner avec son équipe d’anciens élèves de la Satis. « Je voulais vraiment choisir un village dans l’été pour que justement le groupe soit vraiment enfermé, encore plus que si c’était à Marseille, à l’image des idées préconçues du groupe sur la virilité », explique le réalisateur. Admis sur concours à la Satis, école publique de cinéma dans le giron de l’université Aix-Marseille, Arnaud Delmarle en fait beaucoup d’éloges. « Il existe quand même très peu de telles écoles en France. Beaucoup sont privées et hors de prix et continuent à faire perdurer cette pensée que le cinéma serait quelque chose d’élitiste. »

    Ce qui n’est pas le cas avec la Satis. « Pour intégrer cette école il faut passer un concours sélectif mais une fois qu’on est rentré, on rencontre des gens passionnés aussi par la même chose », évoque le réalisateur. Dotée de l’un des plateaux techniques les plus complets parmi les écoles de cinéma en France, la Satis a formé près de 1 700 étudiants depuis son implantation à Aubagne en 1988. Rémi Adjiman, le directeur de la Satis, s’est dit « profondément fier d’Arnaud et de tous les anciens élèves qui ont donné naissance au magnifique Big Boys don’t cry, mais également pour porter l’école de la Satis d’Aix-Marseille université jusqu’aux César. »

  • La genèse de l’ère industrielle des chantiers navals à La Ciotat

    La genèse de l’ère industrielle des chantiers navals à La Ciotat

    À travers des archives inédites, photographies anciennes, plans techniques, maquettes et témoignages, le parcours retrace
    les étapes de sa construction et les innovations liées à la propulsion à vapeur et le savoir-faire de la première génération d’ouvriers du chantier naval.

  • Le génocide des Tsiganes aura sa stèle à Saint-Pierre

    Le génocide des Tsiganes aura sa stèle à Saint-Pierre

    Considérés comme « racialement inférieurs », 500 000 Tsiganes ont été assassinés sous le IIIe Reich. Berlin a son mémorial depuis 2012. La Hongrie depuis 2014. En France, en dehors de quelques plaques sur certains camps, seul un monument, œuvre du sculpteur Serge Carvalho installée en 2016 à Saint-Sixte dans le Lot-et-Garonne, commémore ces victimes de la barbarie nazie. Mais « il n’existe aucune stèle spécifiquement dédiée au génocide », déplore Sacha Zanko, délégué national au Forum européen des Roms et des Gens du voyage.

    Samudaripen ou Porajmos, en langue rom. Resté dans les oubliettes de l’Histoire durant 80 ans, le fait historique est désormais établi : il y a eu un génocide perpétré par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. « Rom, Gitan, Manouche, Sinti, Yéniche, Bohémien, Gens du voyage, quel que soit son nom », c’est tout un peuple qui a été ciblé qualifié de « nomade, vagabond, asocial », rappelle Sacha Zanko. « Il y a 15 ans, le 2 février 2011, précisément, le Parlement européen officialisait enfin cette reconnaissance », complète Michel Ficetola, président de Massaliote Culture. Mais pour les deux associatifs, il manque une pierre à l’édifice.

    Une histoire marseillaise

    De 1933 à 1936, des Roms sont internés dans les camps de concentration de Dachau et Buchenwald pour « insociabilité ». Au total, ils seront 500 000 à être exterminés, « dont 150 000 à 200 000 enfants », souligne Michel Ficetola. « Plus que n’importe quel autre peuple, ils ont dû servir de cobayes pour les expérimentations scientifiques », témoigne, dans Les Cahiers du Rhône de 1946, la résistante Germaine Tillion. Déportée au camp de Ravensbrück, elle évoque sa « pitié profonde » pour les femmes : « À Ravensbrück, les stérilisations furent pratiquées sur les Tsiganes, y compris sur les petites filles. » Et on trouvera dans le procès de Nuremberg les plus abjectes et inhumaines descriptions des crimes médicaux que le SS Josef Mengele leur a réservé, dans le Zigeunelager d’Auschwitz-Birkenau, qu’il avait spécialement conçu pour les familles roms et sintés.

    Une histoire dont un pan est aussi marseillais et que Michel Ficetola s’est évertué à faire émerger des archives et de l’oubli. Le régime de Vichy « interdit la circulation du Tsigane assimilé à un étranger, un ennemi, et en 1940 les camps d’internement commence à se remplir en France. Il y en aura 27. » L’Association nationale des Gens du voyage et citoyens en dénombre quant à elle une quarantaine. « La préfecture des Bouches-du-Rhône apporte sa contribution à la déportation des Tsiganes en Allemagne, en pointant les vagabonds », indique Michel Ficetola, un communiqué à l’appui. À Marseille, autour du Vieux-Port, la « Petite Naples », où les Tsiganes exercent toute sorte de petits métiers par intermittence, est la cible de la police de Vichy, qui y organise une rafle avant de dynamiter le quartier. « Parmi les 2 440 déportés à la suite de l’opération Sultan, les Juifs ont été acheminés via Drancy en Pologne, à Sobibor, et les chrétiens et les Tsiganes transportés via Compiègne en Allemagne, au camp de Sachsenhausen », relève Michel Ficetola.

    « Une histoire méconnue », regrette Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, qui a donné son aval le 22 août 2024, confirmé le 21 janvier 2026, aux deux associations pour l’installation d’une stèle commémorative au carré 8 du cimetière Saint-Pierre. La place est réservée, la stèle est taillée et gravée dans du marbre de comblanchien. Il ne reste qu’à prendre date pour son installation officielle et solennelle. Un geste important « pour fédérer ce peuple et lutter contre les discriminations, qui persistent, comme la proposition de loi contre les installations illicites », soulignent les deux militants.

  • L’hommage républicain à Missak Manouchian

    L’hommage républicain à Missak Manouchian

    Portée par des associations d’anciens combattants, le Mouvement Missak Manouchian, l’UCFAF et les Scouts arméniens apostoliques de France, la cérémonie commémorait le 82e anniversaire de l’exécution du groupe Manouchian en 1944, mais aussi du second anniversaire de l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian et de Mélinée accompagnés de la mémoire de l’ensemble des 22 martyrs de l’Affiche rouge fusillés par les nazis, y compris Olga Bancic, guillotinée à Stuttgart en mai 1944.

    Prenant la parole pour tous devant de nombreux élus locaux du spectre républicain et en présence du consul général d’Arménie Ara Mkrtchian, Simon Azilazian du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCOAF) a dit combien ce jardin inauguré en 1984 où trône le buste de Manouchian depuis 2010 rappelle que « l’histoire de la France s’est aussi écrite grâce à ces exilés venus de différents horizons ». « Survivant du génocide des Arméniens, Missak Manouchian était un travailleur, un poète qui avait connu le déracinement et le deuil ». Face au nazisme et à la collaboration de Vichy, il a choisi la résistance avec les FTP-MOI. « Le groupe Manouchian rassemblait des femmes et des hommes venus de toute l’Europe. Leur diversité était leur force. Ils puisaient à la fois dans leurs cultures d’origine et dans l’héritage universaliste de la Révolution française. Pour eux, la Marseillaise était un hymne national autant qu’un chant universel de liberté ».

    Puis l’œuvre de transmission de la mémoire s’est faite avec Hélène Gazarian, une jeune danseuse qui a rendu un hommage remarqué à Missak Manouchian, « ce héros qui n’était pas français et pourtant qui a choisi la France. Il a choisi ses valeurs comme il a choisi la résistance ». « On voulait faire taire leurs noms, faire peur aux vivants. Mais on n’éteint pas une idée en tuant des hommes innocents », a dit cette membre de la Jeunesse arménienne de France qui s’emploie à « faire vivre notre culture et à garder la mémoire qui brille comme un rayon de soleil. La jeunesse arménienne de France porte ses valeurs ».

    « Certains tentent

    de réhabiliter Pétain »

    Une chorale a interprété le Chant des Partisans puis des gerbes ont été déposées par les représentants des collectivités et des associations. Interrogé par La Marseillaise, le maire Benoit Payan a confié que cette cérémonie revêtait une dimension différente cette année. « On assiste à une telle inversion des valeurs dans ce pays. Manouchian a été un antifasciste qui s’est battu et qui est mort sur le poteau d’exécution pour des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, contre le joug de Pétain et ses séides quand certains tentent de le réhabiliter ou d’en être l’héritier ou simplement de ne pas savoir qui c’est ». D’ajouter : « A Marseille, ça nous fait du bien de nous rappeler où on se situe et qui on est. Et l’Affiche rouge avec ces apatrides de tous les pays qui se sont battus pour une certaine idée de la liberté et qui en sont morts nous rappelle que le prix du sang ne peut pas être oublié, ni avec le temps, ni avec les absences de mémoire, ni avec les petits arrangements avec l’histoire. On ne s’arrange pas avec le régime nazi ».

  • Chez 13 Habitat, l’insalubrité se fiche des arrêtés du Préfet

    Chez 13 Habitat, l’insalubrité se fiche des arrêtés du Préfet

    Le cas est choquant. Depuis octobre 2022, une mère et son fils vivent dans un logement de 13 Habitat colonisé par les moisissures qui couvrent l’intégralité des murs du T3 en façade nord.

    L’arrêté d’insalubrité qui frappe ce logement, cité Louis-Loucheur, 17 bd Baudelaire (4e) n’a rien changé. Ses occupants désespérés s’échinent à nettoyer et mendier le relogement qui leur dû. Ses conditions d’habitat totalement indignes affectent leur santé comme l’attestent leur médecin mais aussi l’inspecteur de salubrité et l’Agence régionale de santé (ARS) qui motivent l’arrêté préfectoral d’insalubrité n° 2025-90 du 5 juin 2025 par le « danger encouru pour les occupants » par la « présence importante d’humidité et de moisissures sur les murs de la salle d’eau, des toilettes, et des deux chambres » et enjoint le propriétaire d’y remédier, avec interdiction d’y habiter sous 3 mois.

    « Dix mois ont passé, aucun travaux, on est toujours là. La moisissure est partout. Je suis en danger, je suis asthmatique, j’ai fait une infection pulmonaire. Les médecins m’ont adjuré de partir. Quand il pleut, ça coule sur les murs », témoigne Assiata qui dort d’un œil dans le salon. « Ça pue la cave, ça pourrit tout. On met nos habits dans des caisses » montre Sven, étudiant de 22 ans qui nourrit un sentiment de honte et se renferme sur lui. Un huissier a osé réclamer plus de 2 000 euros de loyers alors que l’arrêté les suspend.

    Après deux offres inadaptées au besoin de la famille et après avoir faussement fait dire que la locataire ne répondait pas au téléphone, le bailleur a proposé le 23 janvier un logement dans une résidence à La Blancarde qu’Assiatou a aussitôt acceptée. Depuis, pas de nouvelle. Interrogée, 13 Habitat nous répond que sa locataire est bien « positionnée sur ce logement vacant ». Faut-il encore que le 26 février prochain, sa commission d’attribution des logements et d’examen de l’occupation des logements l’entérine. « Deux autres dossiers seront étudiés pour ce même logement, la règle étant trois candidatures par logement à attribuer. D’une manière générale, les relogements peuvent prendre un certain temps en raison du faible nombre de logements libres correspondant aux attentes des locataires concernés, dans les secteurs géographiques souhaités. Sans préjuger la décision de la commission souveraine dans ses actes, 13 Habitat présente à nouveau ses excuses à Mme A. A. pour les conditions de vie qu’elle a subies ces derniers mois », nous écrit le bailleur.

    Des taudis mais

    1 140 logements vides

    13 Habitat gère 33 425 logements dont 1 140 étaient vides fin novembre 2024 selon le rapport de l’ANCOLS. La société n’a déclenché aucun travaux chez Assiata, aucun relogement, étant rappelé que le Préfet notait déjà « l’absence de réponse du propriétaire au courrier du 18 avril 2025 initiant la procédure contradictoire », c’est dire l’incurie, le laxisme de ce bailleur institutionnel qui a pourtant changé de gouvernance suite à l’éviction de Nora Preziosi, son ex-présidente visée par une enquête pour prise illégale d’intérêts : l’attribution en particulier d’un logement à sa mère, refait à neuf lui pour 40 000 euros de travaux surfacturés.

    Depuis 2020, 13 Habitat est visé par 9 arrêtés d’insalubrité dont deux Cité Louis-Loucheur. Pourquoi la Préfecture ne prononce-t-elle pas d’astreinte ou d’exécution d’office comme elle le fait pour les marchands de sommeil ? À quoi bon multiplier les arrêtés, communiquer sur la lutte contre l’habitat indigne si leur violation frontale reste sans conséquence ?

  • À Kalliste, ils ont « sauvé » le Château en Santé

    À Kalliste, ils ont « sauvé » le Château en Santé

    « Ici, on n’est pas des dossiers, on a des professionnels qui nous écoutent, il y a tout sur place ! », avait plaidé Houria, jeune maman de la cité Bourrely lors d’une réunion au Château en Santé. Le 6 février, ils étaient plus d’une cinquantaine de patients, venus de la Granière, de Kalliste ou de la Solidarité, défendre autour de l’équipe de médecins, d’assistantes sociales et de traducteurs, le maintien de cette offre de soins pluridisciplinaire installée depuis 2021 dans une bastide au cœur des quartiers populaires du 15e arrondissement de Marseille.

    Dix jours plus tard, la bonne nouvelle est arrivée. « On a sauvé notre Château ! » Dans la voix d’Houria, la colère a fait place à la joie. « Vendredi, à la réunion, j’avais une boule d’angoisse, s’excuse-t-elle presque, on était tous prêts à monter voir le ministre à Paris. Alors là, c’est un vrai soulagement pour nous tous. Merci aussi aux médias qui nous ont aidés. »

    Énorme soulagement également du côté de l’équipe de professionnels de santé et d’accompagnement social et psychologique. « Vos soutiens, à tous les niveaux, nous ont portés, émus et cela a payé, explique Élisa Francfort, coordinatrice du Château en Santé, nous avons une garantie de financements à l’identique pour 2026, et le dispositif dont nous bénéficions, Secpa, va être inscrit au code de la santé publique. Notre manière de contribuer à réduire les inégalités sociales de santé a été reconnue. »

    Un modèle à défendre

    Menacée par la baisse budgétaire dans la loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2026) l’expérimentation de 26 centres de soins implantés dans les quartiers les plus paupérisés où le public est le plus éloigné de l’offre de soins, touchait à sa fin. Ses financements n’étaient plus garantis et le passage des Secpa dans le droit commun n’avait pas été ficelé pour permettre le maintien des postes hors du corps purement médical. Or c’est une approche globale de la santé qui donne tout son sens à ce dispositif.

    « Le Château en Santé c’est bien plus qu’un cabinet médical, on prend le temps d’écouter, on aide à l’ouverture de droits, on travaille en équipe, on accompagne des situations complexes, on fait de la prévention, on construit des projets avec les habitants de nos quartiers », précise Élisa Francfort. L’expérimentation avait été lancée en août 2021 avec six structures, dont cinq centres de santé et une maison de santé pluriprofessionnelle. Ensemble, fortes d’une évaluation très positive, elles avaient formalisé un cahier des charges, sur la base duquel un appel à candidatures avait vu le jour. En mars 2022, vingt autres centres intègrent l’expérimentation. Principalement porté par la Délégation interministérielle de la prévention et de la lutte contre la pauvreté (DIPLP), en co-pilotage avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), le projet prévoyait d’intégrer, à terme, 60 structures au minimum, dans une démarche participative.

    Face à la menace de disparition des Secpa, les habitants des quartiers Nord avaient poussé un cri d’alarme. Le ministère de la Santé les a entendus. Les crédits sont garantis pour 2026 et le passage dans le droit commun fait l’objet d’une étude. Mais l’extension de l’expérience n’est pas à l’ordre du jour. « Nous restons vigilants. Le dispositif restera-t-il le même ? Nous craignons toujours des réductions d’enveloppe. Le dispositif sera-t-il élargi à d’autres quartiers, d’autres territoires, d’autres habitants ? », interroge le Collectif des 26 Secpa.

  • À Martigues, demandez le programme de Gaby Charroux !

    À Martigues, demandez le programme de Gaby Charroux !

    Et bien évidemment développer, encore un peu plus, les services publics…
    Ce sont quelques-unes des propositions qui constituent le programme de Gaby Charroux et de son équipe, actuellement distribué très activement dans tous les quartiers.

  • À Aubagne, Jean-Pierre Squillari et ses colistiers jouent la carte de la proximité

    À Aubagne, Jean-Pierre Squillari et ses colistiers jouent la carte de la proximité

    « La Louve, le Voltaire, Campagne Michel, le Caprier, le Salengro, la Savoisienne et le Moulin de Beal… Les militantes et les militants d’Aubagne en commun se sont démultipliés ce vendredi ! », commente Jean-Pierre Squillari, le toujours très enthousiaste chef de file de la liste réunissant PS, PCF, Écologistes Génération.s, Place publique et des citoyens engagés.

    « La proximité, c’est la signature de notre campagne », explicite Denis Granjean, le conseiller municipal d’opposition écologiste et colistier de Jean-Pierre Squillari. Une démarche inspirante pour tous les protagonistes, « l’accueil est très chaleureux lors des porte-à-porte, sur les marchés, dans les quartiers, constate-t-il. Les gens nous expriment un immense ras-le-bol de la gestion actuelle de la ville et considèrent que nous représentons une véritable alternative, un véritable espoir de changement. Crédible ». « Cela fait du bien, car nous avons vraiment l’impression d’être utiles et de faire une campagne en phase avec les préoccupations des gens ». Le bien-être est d’ailleurs un fil rouge au sein des priorités de la liste du « moratoire sur les projets de bétonisation » jusqu’aux propositions concernant l’habitat, en passant par le développement des énergies vertes et locales, de nouvelles perspectives de transport ou la redynamisation du cœur de ville.

    Prochain grand rendez-vous, le samedi 28 février, à 11h, salle du Bras d’Or, pour la présentation officielle de la liste.

  • Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Patrick de Carolis a « fracturé la ville », accuse Nicolas Koukas (PCF), candidat de l’Union pour Arles. La faute, peut-être, à une façon de gouverner « très verticale » dont il veut se démarquer. « Sur les six dernières années, les habitants n’ont pas eu le sentiment d’être écoutés, considérés, entendus, on a décidé à leur place. La question de la méthode est très importante. On a un fonctionnement tout à fait différent. » À commencer par « la réalisation du programme qui s’est fait en concertation pendant de longs mois. »

    Le candidat veut mettre en place une gestion communale du quotidien qui intègre les habitants, avec des services publics de proximité. « On rouvrira et on redonnera vie à toutes les mairies annexes, qui deviendront de véritables maisons des services publics pour que les démarches soient accessibles. » Le programme prévoit de doter les conseils de quartiers et de villages de budgets propres pour que les riverains « décident d’eux-mêmes des investissements ». Nicolas Koukas plaide également pour la tenue de réunions trimestrielles entre élus, administrés et services municipaux pour évaluer les avancées des politiques publiques et les adapter aux besoins.

    Une ville qui protège

    Le candidat veut non seulement une « ville plus juste », mais aussi « une ville qui protège ». Une ambition qui passe par des mesures comme le rétablissement de la gratuité de la première heure du périscolaire, un grand plan de rénovation des écoles doté de 12 millions d’euros sur six ans, la création d’un centre municipal de santé, en lien avec l’hôpital public, « pour permettre à chaque Arlésien de se soigner, même sans médecin traitant » ou encore la mise en place d’une brigade municipale du logement, chargée de lutter contre les marchands de sommeil et les logements indignes ou le renforcement de la présence des médiateurs sociaux et des éducateurs de rue pour une meilleure prévention.

    Côté pouvoir d’achat, Nicolas Koukas s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux mais envisage une hausse du tarif d’entrée dans les monuments (entre 3,5% et 5%) pour obtenir de nouvelles recettes et investir dans d’autres politiques publiques, comme la gratuité des transports, « notamment pour les personnes âgées ». « On a fait estimer ce coût, qui est d’environ 300 000 euros à l’ACCM. On le prendra en charge. On va aussi enclencher une réflexion plus large pour l’ensemble de la population. »

    Le candidat veut également faire baisser les factures avec un projet de géothermie. « On travaillera en lien avec un opérateur public pour créer un réseau de chaleur urbain, sortir des énergies fossiles et des logiques de marché en valorisant les ressources renouvelables et chauffer les bâtiments publics, les logements collectifs et les entreprises », explique-t-il.

    S’agissant du budget communal, Nicolas Koukas compte bien pousser pour obtenir « la reconnaissance par l’État d’un statut particulier en association avec d’autres communes qui ont la même caractéristique que nous, à savoir qu’elles sont très étendues et que les recettes qui sont les leurs dépendent du nombre d’habitants et pas de leur superficie ».

  • À Marseille, une charte pour les droits des LGBTI+

    À Marseille, une charte pour les droits des LGBTI+

    « On évoque beaucoup les droits des personnes LGBTI+ au niveau national, international, mais c’est au niveau local qu’on mesure leur véritable effectivité », souligne l’élue, investie depuis 6 ans dans une municipalité qui développe « l’aller vers » tous les publics. En particulier, les plus discriminés et éloignés des droits.

    Faire vivre l’égalité des droits, démarre au porche de l’Hôtel de Ville. « Ce foyer républicain doit être la maison de toutes et tous », défend l’élue. Loin du slogan, ce volontarisme s’est notamment concrétisé en 2024 à Marseille avec la création d’une permanence des services de la Ville au sein du centre LGBTQIA+ pour accompagner ces publics dans leurs démarches d’état civil, d’accès aux droits et aux solidarités. Une première en France, forte de retours des associatifs du centre « très positifs », assure-t-elle.

    Clarté et transparence

    Convaincue que la question de l’accès aux droits des personnes LGBTI+ est « une question de société, transversale », l’élue veut aller plus loin « car il reste encore un gros travail à faire en termes d’éducation, de médiation en santé et en santé mentale, d’hébergement d’urgence, d’accueil des réfugiés… ». Et à Sophie Roques de détailler la démarche : « Nous travaillons à la mise en place d’un observatoire des violences sexuelles et sexistes ». Et dans ce combat vers « une société plus égalitaire, plus solidaire, la gauche a son rôle à jouer, estime-t-elle, en particulier dans cette campagne dominée par des séquences d’extrêmisation du débat, il est de notre responsabilité de remettre l’humanité au centre des préoccupations ».

    La présidente de HES se fait forte de 55 propositions « pour des mairies actrices de l’égalité des droits et de l’émancipation ». Le livret blanc publié par HES LBGTI+ se présente comme un outil mis à disposition des candidats pour 2026 résumé en 12 engagements dont « la désignation d’un élu délégué à la lutte contre les discriminations, la nomination d’un référent administratif LGBTI+, la formation des agents, des formulaires qui n’excluent personne…» Pour que les choses soient claires.