Tag: Bouches-du-Rhône

  • Le Comité du Vieux-Marseille pose la question du patrimoine

    Le Comité du Vieux-Marseille pose la question du patrimoine

    En matière de patrimoine, les sujets ne manquent pas à Marseille. Le Comité du Vieux-Marseille, qui a pris l’habitude d’interroger les candidats lors de chaque scrutin municipal, a choisi cette année plusieurs dossiers emblématiques, du château Pastré au projet immobilier Bourbon-Lamy, en passant par la Caserne du Muy, le fort d’Entrecasteaux, l’hippodrome Borély, le Boulevard urbain sud ou la statue Ganay.

    À Pastré, Benoît Payan propose l’inscription de l’ensemble de la campagne aux Monuments historiques et la création d’une résidence d’artistes. Sur le site Bourbon-Lamy, l’extrême droite se prononce pour un refus de vente de la parcelle municipale qui bloquerait le projet, le maire sortant préférant une mise en suspens, dans l’attente des décisions de justice. À la caserne du Muy, le RN imagine un musée national type « Louvre-Lens » ou « Orsay Marseille », quand Benoît Payan défend une requalification urbaine après acquisition. Pour le fort d’Entrecasteaux, le premier propose de réaffirmer « le caractère historique et mémoriel » du lieu quand le second mise sur une médiation culturelle enrichie et des événements commémoratifs.

    La divergence la plus nette porte sur le Boulevard urbain Sud (BUS), susceptible de détruire jardins familiaux et pinède protégée. L’extrême droite se dit favorable à un tracé revu, incluant « un passage en souterrain » et, si nécessaire, des compensations végétales alors que la gauche marseillaise, opposée au BUS, souhaite un nouveau projet concerté avec la Métropole qui ne porterait pas atteinte aux espaces naturels.

    La Maison Diamantée pour point d’ancrage

    En matière de politique patrimoniale, l’extrême droite vend du spectaculaire avec la transformation du Centre Bourse en vitrine de l’histoire de Marseille, un projet « Marseille Pagnol » et de grands rendez-vous. La gauche fixe un cap : 100 édifices protégés d’ici 2030, renforcement de l’archéologie municipale, ouverture des sites au public et intégration du patrimoine aux projets urbains.

    Tous deux sont favorables à une commission extra-municipale du patrimoine. Benoît Payan imaginant un « espace de travail coopératif pour construire une politique patrimoniale partagée » qui se réunirait à la Maison Diamantée, « point d’ancrage de cette dynamique patrimoniale », dépeinte comme « un espace ouvert sur la ville, lieu ressource et de débat, d’accueil des associations et de valorisation des initiatives citoyennes ». Une sorte de maison du patrimoine…

  • [Opéra] Un triomphe pour « Ermione »

    [Opéra] Un triomphe pour « Ermione »

    Ovation des grands soirs (ou du dimanche après-midi en l’occurrence) pour la première des deux Ermione de Rossini données à l’Opéra de Marseille. Un public électrisé n’a pas ménagé ses applaudissements pour offrir un triomphe mérité au plateau exceptionnel réuni par Maurice Xiberras, l’inépuisable (espérons-le) directeur de la maison, ainsi qu’à un Orchestre de l’Opéra littéralement magnétisé par Michele Spotti, pas loin de la transe.

    En tête d’affiche, deux voix que le public marseillais adore : la mezzo Karine Deshayes dans le rôle-titre et Enea Scala qui a endossé un Pyrrhus flamboyant. Maîtresse de la volute acrobatique, armée d’aigus d’airain, « La Deshayes » (pourquoi pas ?) offre un de ces festivals vocaux qui ont fait et font encore la gloire de l’art lyrique près du Vieux-Port. Ça fuse avec grâce, ça vocalise jusqu’au vertige. On reste subjugué par tant de présence scénique. Enea Scala fait tomber des graves insoupçonnés chez ce ténor solaire. Il éclaire le plateau à chacune de ses interventions. Le ténor sud-africain Levy Sekgapane reçoit une belle et touchante ovation. Il est un Oreste tout ce qu’il y a de plus rossinien. C’est souple, élégant, virtuose. Un nom à ne pas oublier.

    Autre révélation, la basse française Louis Morvan, envoûtant Fenicio au timbre d’une clarté rayonnante et aux graves profonds. À noter – et on l’attend de pied ferme – qu’il sera le géant Fafner dans L’Or du Rhin, dirigé en mai à Marseille par Michele Spotti. Teresa Iervolino est une fort belle Andromaque servie par un mezzo de grande classe. Matteo Macchioni fait un Pylade au ténor délié et parfaitement phrasé. Fita Monfort (Cleone) n’est pas en reste et ne se contente pas de jouer les comparses avec une voix bien timbrée. De même Cefisa est servi par la très piquante et très remarquable Mathilde Ortscheidt. Enfin, Carl Ghazarossian habite de son élégante silhouette un très bel Attalo.

    Un orchestre de prestige

    Pour redécouvrir cet ouvrage, la version concert permet au public de se concentrer sur le meilleur. I Masnadieri de Verdi en avait déjà été une autre preuve indiscutable. Et à Marseille, on ne le dit pas assez, le meilleur, nous l’avons. Nous avons un orchestre qui n’a plus grand-chose à prouver, sinon qu’il est une phalange dont les qualités sont encore trop dédaignées par on ne sait quel snobisme qui voudrait qu’à Marseille, il ne soit question que de galéjades ou de trafics. Nous avons un chef que bien des maisons d’opéras nous envient. Et nous avons, en la personne de Maurice Xiberras, un directeur qui possède cet art si subtil de réunir en plateau des fidèles et l’intelligence de savoir recruter de nouveaux talents. Il est fort dommage que ce qui se passe à l’Opéra de Marseille ne reçoive pas l’écho qu’il mérite.

    Ce mardi à 20h. Détails sur le site opera-odeon.marseille.fr

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Benoît Payan

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Benoît Payan

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Benoit Payan. Municipales, écoles, tranquillité publique, logement, programme, listes…

    À vous la parole ⬇️

  • [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des JO de Milan ?

    Renaud Muselier : Que nous avons plusieurs atouts : l’expérience des JO de 2024, les premiers Jeux décentralisés ont été faits en Italie. Les Italiens ont souffert, mais ils ont réussi des jeux exceptionnels ! Et à ce titre, la matrice d’organisation du CIO va nous faire gagner du temps. Et enfin : le succès de ces Jeux montre l’appétence mondiale du public et des sportifs, des Fédérations, des Ligues… C’est un succès populaire majeur. Cela va nécessiter d’élever notre niveau d’organisation, la leçon c’est que c’est dur, c’est compliqué, mais on va le faire !

    Le comité d’organisation traverse une crise, qu’en pensez-vous ?

    R.M. : Je ne suis pas inquiet car la totalité du dispositif est mise en place : la loi olympique, le budget, une perspective d’héritage, les différentes structures (Dijop, Solidéo, Cojop). On a un problème de l’ordre des ressources humaines à traiter : il faut un Directeur général opérationnel, un responsable de la livraison, un autre de la planification… Je ne suis pas inquiet parce que tous les fondamentaux sont placés. Il y a des soubresauts, il y en a un là, il y en aura d’autres plus tard…

    Les habitants des Alpes demandent de la concertation autour des JO

    R.M. : Je l’entends. On a créé un parlement des Jeux dans lequel on écoute tout le monde et des commissions pour apporter des réponses. Pour les Alpes, cela va permettre d’avoir un train digne de ce nom et le traitement de points noirs routiers, ce que nous n’aurions pas pu faire sans les Jeux. Et il y aura de la concertation dans le cadre des projets. Après, je constate qu’aucun candidat engagé dans les combats légitimes et normaux des élections municipales dans les communes concernées ne dit « non » aux Jeux… Cela témoigne de leur popularité.

  • Marseille, validée comme le « Clairefontaine » de la voile

    Marseille, validée comme le « Clairefontaine » de la voile

    Malgré un vent capricieux, les dix titres de champion de France ont pu être décernés.

    « C’est vrai que nous n’avons pas été aidés par la météo. Mais nous avons eu suffisamment de créneaux de courses pour valider les championnats et sacrer de très beaux champions », confie Franck Citeau. Pour le manager de la performance à la FFV, « avoir en un même lieu l’ensemble du haut niveau français et ceux qui arrivent derrière, c’était parfait pour une revue d’effectif ».

    Il a surtout apprécié les conditions d’accueil et de course, dans une marina Florence-Arthaud « qui est plus qu’un héritage des Jeux. C’est comme si nous avions gagné le gros lot au loto. Nous avons enfin le « Clairefontaine » de la voile ! » Et le dirigeant fédéral de le souligner. « Marseille va nous revoir très souvent. Et je pense que si nous avons des médailles en 2028, c’est ici que leur quête aura débuté. »

    Relève marseillaise

    Sur le plan sportif, les médaillés de Paris 2024 ont été au rendez-vous. De même que ceux qui sont les locomotives de la voile française. « Cette semaine nous a permis de très bien travailler et la cellule performance de la Fédération a pu faire un état des lieux de la forme de chacun », note Franck Citeau.

    Si les cadres sont toujours au top, la relève, notamment marseillaise, pointe son nez. « Ambre Papazian est en train de confirmer son énorme potentiel. Il faut maintenant la voir au niveau international à la semaine olympique de Palma, après sa nouvelle préparation qui lui a apporté une réelle plus-value », indique-t-il à propos de la véliplanchiste. Tout comme il a remarqué les nets progrès de Tom Arnoux, 2e en planche.

    Palmarès : hn.ffvoile.fr

  • Le rugby-fauteuil en démonstration à Gardanne

    Le rugby-fauteuil en démonstration à Gardanne

    Montauban, Toulouse, Dragons catalans, Avignon XIII…

    Durant deux jours, Gardanne a accueilli quelques-unes des meilleures équipes de para-rugby à XIII, déclinaison qui permet aux handicapés de pratiquer aux côtés de valides. « Notre sport propose une mixité totale », détaille Xavier Vasson. En effet, les équipes sont également composées de femmes, qui jouent avec les hommes. « Il n’y a pas de catégories d’âge et il faut trois personnes handicapées dans les cinq sur le terrain », précise le responsable para-rugby de la Ligue Sud de rugby à XIII.

    C’est la première fois que Gardanne accueillait une telle épreuve, qualificative pour la finale de la Coupe de France, prévue en avril à Albi. Deux tournois étaient organisés. Dont celui comptant pour la division Élite dans lequel six formations étaient engagées. Dont celles d’Avignon XIII et Cavaillon pour la Ligue Sud.

    « Notre discipline existe depuis une quinzaine d’années. Et le championnat vient de fêter son dixième anniversaire », poursuit le responsable fédéral. « Le para-rugby est calqué sur les règles du XIII qui sont parfaites pour la pratique inclusive », note Xavier Vasson. Dans le Sud, le Vaucluse et le Var en sont les locomotives. Et dans les Bouches-du-Rhône, deux clubs ont été créés à La Roque d’Anthéron et Saint-Martin-de-Crau.

    Le tournoi Élite de Gardanne a été suivi de près par le staff de l’équipe de France. Dans l’optique de préparer la sélection qui ira à la Coupe du Monde, qui se déroulera prochainement en Australie et dont le XIII de France fait partie des favoris.

  • Cyclisme : les Aixois ratent le coche à domicile

    Cyclisme : les Aixois ratent le coche à domicile

    Depuis dix ans que l’AVC Aix organise les Grands prix de Puyricard et Puyloubier, seul Clément Izquierdo, en 2022, s’y est imposé.

    « C’est assez paradoxal mais nous n’arrivons pas à gagner à la maison. Peut-être que cela va nous sourire cette fois ? » Jean-Daniel Beurnier espérait que les bons résultats du début de saison permettraient aux porteurs du maillot vert et noir de vaincre le signe indien.

    Le rêve du président de l’Avca a failli se réaliser dimanche. Quand dans la dernière ligne droite du Grand prix de Puyloubier, Jack Brough était en tête. Quatrième, la veille, à Puyricard, le plus Aixois des Anglais s’est vu souffler la victoire sur la ligne par le Caladois Simon Baran. Swan Gloux, deuxième la veille, complète le podium.

    Des courses à la hauteur

    L’AVC Aix devra donc patienter encore une saison avant de voir un des siens sur la plus haute marche d’un podium dans les deux Grands prix que le club organise. Mais pour Jean-Daniel Beurnier, « l’essentiel est que notre savoir-faire en matière d’organisation soit à nouveau reconnu ».

    Cette année encore, les deux épreuves ont attiré les meilleures équipes Élites et Nationale I de France. Avec un peloton de 200 cyclistes, les courses ont été à la hauteur. « Même si ce n’est pas toujours facile, nous avons encore pu proposer une sécurité au top. Grâce aux 130 traceurs et à près de 200 personnes qui se sont mobilisées sur les deux jours », précise le président du club.

    Le Grand prix de Puyloubier, dimanche, était sous le signe de la commémoration. Frédéric Guinieri, maire de la commune, a remis la médaille d’honneur de la ville à Pascal, Florent et Clément, les enfants de Patrick Chiaroni, une figure du cyclisme aixois qui, durant quatre décennies, a été au service de l’Avca. Un bel hommage apprécié par le club.

    Résultats : www.stsport.fr

  • Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Au boulot ! Un mot a été mis plus haut que les autres par Habib Beye durant sa première conférence de presse d’après-match : le travail. Le nouveau technicien de l’OM avait annoncé lors de son arrivée qu’il ne bouleverserait pas totalement les principes de jeu du staff en place avant Brest. C’est ce qu’il s’est passé, avec un dispositif et des idées peu éloignés de ce qui se fait dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de la saison. Mais après cette défaite nette au stade Francis Le Blé (2-0), les Olympiens vont avoir toute une semaine pour travailler. Habib Beye a appuyé là-dessus et s’est montré impatient d’apporter sa patte au jeu de son équipe. « Je pense qu’il y a une petite perte de confiance et elle est logique au vu de la dynamique négative du moment, mais, je l’ai dit aux joueurs, il faut qu’on reste positif, qu’on se réfugie dans le travail. »

    Se réfugier dans le travail, le groupe phocéen va pouvoir le faire pleinement dès ce lundi. Nous savions depuis la semaine dernière que l’OM allait partir en stage à Marbella (Espagne), sans connaître les dates exactes de ce voyage. De ce lundi à vendredi, les joueurs et le staff partiront finalement en Andalousie pour (re)construire une cohésion. « On trouvera les ressources pour rester ensemble pendant ce stage, pour travailler, pour faire en sorte d’aborder ce match qui arrive au Vélodrome, qui sera un très gros match face à l’OL. Je pense que ça doit déjà être une motivation supplémentaire dans notre travail. »

    Plusieurs axes à travailler en Espagne

    Travailler loin du brasier que peuvent être la Commanderie et la ville de Marseille lorsque la dynamique est mauvaise, un premier point positif pour Habib Beye. L’un des messages délivrés par le nouvel entraîneur est également de rester digne. Garder la tête haute et rester positif, même lorsque le scénario tourne mal. Pierre-Emile Hojbjerg et Benjamin Pavard n’ont pas hésité à appuyer ces propos. « Moins parler et assumer », c’est ce qui ressortait de leurs interviews après la partie, au micro de Ligue 1+. Justement, après le coup de sifflet final, à Brest, les têtes étaient plutôt basses. Le passage devant le parcage visiteurs fut très bref, malgré le soutien infaillible des ultras durant toute la rencontre. Deux minutes plus tard, les Marseillais regagnaient les vestiaires en fixant le bout de leurs crampons. Le moral était tout en bas des chaussettes.

    Habib Beye a également amené sur la table les axes de travail pour cette fameuse semaine à venir. L’ex-défenseur phocéen a justifié ce choix. « Quand on regarde le match de Strasbourg, sur les dix joueurs qui avaient le plus couru, on en avait huit de Strasbourg. On sait qu’en Ligue 1, il faut aussi montrer de l’intensité technique et de l’intensité dans la circulation de notre ballon. Donc, c’est ce qu’on va s’attacher à faire sur cette semaine de travail. » Retrouver le moral, retrouver de l’application et se remettre la tête à l’endroit avant d’accueillir Lyon au Vélodrome. L’OM à 5 jours pour y parvenir.

    Pauline Gamerre, viendra ou viendra pas ?

    La relation entre l’OM et Pablo Longoria semble bien sur la fin. Frank McCourt est en train de chercher un nouveau président pour son club… et cela pourrait être une présidente. Quelques heures après le match à Brest, nos confrères de l’Équipe ont rapporté que Pauline Gamerre serait l’une des candidates. Marseillaise de naissance et supportrice de l’OM, elle officie actuellement au Red Star, en tant que directrice générale du club de Saint-Ouen.

    Frank McCourt a immédiatement démenti ses informations, après que son entourage a été contacté par La Provence. L’incertitude est donc toujours aussi forte autour de ce poste, mais Pablo Longoria vit bien ses derniers jours à Marseille.

  • « Marsiho e mar » prolongée au château de la Buzine

    « Marsiho e mar » prolongée au château de la Buzine

    L’exposition « Marsiho e la mar » occupera les galeries du Château de la Buzine encore jusqu’au 26 mars. Au fil d’un voyage provençal ponctué de 200 objets (peintures, gravures, céramiques, objets, cartes postales ou encore photographies), les visiteurs ont une nouvelle chance de se plonger dans la relation entre Marseille et la Méditerranée, illustrée à travers le prisme de ses habitants. L’installation raconte la cité phocéenne bercée par sa côte et « la relation intime et poétique nouée entre les Marseillais », d’après Alexandre Mahue, commissaire de l’exposition.

    Des ateliers pour occuper les vacances scolaires

    Le parcours amène à redécouvrir un patrimoine récolté au cours des derniers siècles et les mœurs qui les ont animés, « pas comme un horizon commercial ou des rêves, nuance le docteur en histoire de l’art, mais plutôt comme un espace de travail, et même un emblème ».

    Pour compléter ce voyage le long des côtes phocéennes, des animations spécialement conçues pour les enfants de 6 à 12 ans sont organisées pendant les vacances scolaires. Jusqu’à vendredi, des ateliers culinaires, d’écriture, d’art, de théâtre exploreront divers pans du patrimoine marseillais.

    Inscription gratuite et obligatoire aux ateliers (environ 1h30) du mardi au vendredi sur le site https://labuzine.marseille.fr/jeunesse/stages-et-ateliers

  • Le court-métrage d’un ex-élève de la Satis aux César

    Le court-métrage d’un ex-élève de la Satis aux César

    Arnaud Delmarle, 28 ans, a appris que son court-métrage de fiction était nominé aux César, prestigieuse récompense du cinéma français… sous sa douche. Sa sœur le lui a annoncé. « Ma réaction a été la joie et du coup, cela a été plutôt une douche chaude qu’une douche froide », s’amuse-t-il. « Quand on a inscrit notre film en juillet, on ne pensait même pas passer le cap d’être montré au jury… », raconte-t-il. Mais si. Big Boys don’t cry a fait partie des 200 films éligibles aux César, puis de la quarantaine sélectionnés, et maintenant il est dans un dernier carré de 4 courts-métrages de fiction. « Pour moi, être nominé, c’est la meilleure des récompenses. Cela signifie que les 4 000 à 5 000 votants du jury ont vu et voté pour le film. C’est une validation du milieu du cinéma. Après, s’il doit y avoir une récompense, ce sera évidemment la cerise sur le gâteau. Mais le plus important pour moi, c’est que le film rencontre son public et le touche », assure le jeune réalisateur.

    Un directeur très fier

    Avec Léa Oury, co-scénariste du film, de la même promo- 2020- qu’Arnaud à la Satis (Sciences, arts et techniques de l’image et du son), le jeune homme s’est emparé d’un thème pas si facile à traiter. « Big Boys don’t cry parle de vulnérabilité masculine et de difficulté à exprimer ses émotions en tant qu’homme. » Arnaud Delmarle a choisi Saint-Chamas pour tourner avec son équipe d’anciens élèves de la Satis. « Je voulais vraiment choisir un village dans l’été pour que justement le groupe soit vraiment enfermé, encore plus que si c’était à Marseille, à l’image des idées préconçues du groupe sur la virilité », explique le réalisateur. Admis sur concours à la Satis, école publique de cinéma dans le giron de l’université Aix-Marseille, Arnaud Delmarle en fait beaucoup d’éloges. « Il existe quand même très peu de telles écoles en France. Beaucoup sont privées et hors de prix et continuent à faire perdurer cette pensée que le cinéma serait quelque chose d’élitiste. »

    Ce qui n’est pas le cas avec la Satis. « Pour intégrer cette école il faut passer un concours sélectif mais une fois qu’on est rentré, on rencontre des gens passionnés aussi par la même chose », évoque le réalisateur. Dotée de l’un des plateaux techniques les plus complets parmi les écoles de cinéma en France, la Satis a formé près de 1 700 étudiants depuis son implantation à Aubagne en 1988. Rémi Adjiman, le directeur de la Satis, s’est dit « profondément fier d’Arnaud et de tous les anciens élèves qui ont donné naissance au magnifique Big Boys don’t cry, mais également pour porter l’école de la Satis d’Aix-Marseille université jusqu’aux César. »