Tag: Bouches-du-Rhône

  • Les « France » sont partis sur de bonnes bases à Tholon

    Les « France » sont partis sur de bonnes bases à Tholon

    Mercredi, les conditions étaient idéales pour lancer les courses.

    Au lendemain d’une belle cérémonie d’ouverture, le vent s’est levé au bon moment. À 13h, il oscillait entre 11 et 15 nœuds. Parfait pour profiter du plan d’eau de l’étang de Berre. Au total 4 courses ont pu être validées pour tout le monde, répartis sur 4 ronds de course. Une belle première journée de championnat qui lance le rythme.

    Cette première journée a donc été un succès sportif. Avec de belles images de jeunes navigateurs tentant de tirer le meilleur parti de leur embarcation et des conditions de mer. Elle a aussi mis en lumière le savoir-faire du Cercle de voile de Martigues.

    Le temps se gâte

    Ainsi témoigne Pierre Caste. « Nous avons l’honneur d’accueillir ce championnat et, chaque jour, près de 1 500 personnes foulent notre site : 900 concurrents sur 10 jours, 500 bateaux sur l’eau, 80 coaches, et pas moins de 150 bénévoles – à terre comme sur l’eau. Sans oublier l’équipe cuisine de 12 personnes, les gardiens, ou encore ceux qui, discrètement, ramassent les ordures ménagères. Ce sont toutes ces petites mains qui rendent cet événement possible. »

    Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui guide le club qu’il préside, en digne héritier de Bernard Chable, son prédécesseur. « Nous privilégions l’accueil, le sourire. Et en général, le reste suit, car nous avons la chance de disposer d’un plan d’eau superbe ». Une recette qui fonctionne, et qui permet aussi de faire vivre le club au-delà de la compétition. « Organiser un tel spectacle, c’est montrer aux Martégaux et Martégales que notre plan d’eau existe, qu’il est accessible pour la compétition, le loisir, le plaisir… ou même la baignade ! » Une qualité d’eau d’ailleurs confirmée ce matin même par le Gipreb, l’organe de surveillance de l’étang.

    Derrière les coulisses, le Cercle de Voile de Martigues est un acteur clé de la démocratisation de la voile. « Tout au long de l’année, une douzaine de personnes travaillent avec des scolaires : lycée, collèges, écoles. Au total, ce sont 1 000 enfants qui passent par ici. » Pour Pierre Caste, ce championnat est donc bien plus qu’une compétition : « C’est une carte de visite pour montrer tout ce que notre plan d’eau peut offrir ».

    Le temps orageux de la deuxième journée de course a eu raison des manches prévues jeudi. Les organisateurs ont bien tenté de lancer les bateaux sur l’eau, mais seuls les ILCA 6, ILCA 7 et les Open 5.70 ont réussi à lancer une manche à 17h45, profitant du vent léger mais stabilisé.

    Ce vendredi le système orageux devrait être moins présent et le vent devrait se stabiliser pour permettre de lancer les courses prévues. Le premier départ possible est prévu à 11h.

  • Narcotrafic : des éducateurs marseillais en formation en Italie

    Narcotrafic : des éducateurs marseillais en formation en Italie

    Un programme Erasmus particulier… Financé par l’Europe, le projet porté par l’association Crim’Halt, va cette année embarquer trois éducateurs marseillais pour représenter la France et participer à un « échange de bonnes pratiques » explique Fabrice Rizzoli, son président.

    Une vingtaine de jeunes travailleurs, « en rapport avec la protection de la jeunesse », précise-t-il, venus aussi de Roumanie, Bulgarie, Serbie et Lituanie sont attendus ce samedi 21 août pour un stage d’une semaine à la coopérative sociale « Al di là dei sogni », littéralement « au-delà des rêves », dont Crim’Halt est partenaire. Située à Maiano di Sessa Aurunca, à la frontière entre Campanie et Latium, au Nord de Naples, c’est un lieu à « la forte dimension symbolique » estime Fabrice Rizzoli. D’abord « parce que c’est en Italie, pays de la mafia et l’anti-mafia » mais parce qu’il s’agit aussi d’une propriété de 17 hectares confisquée à la Camorra, baptisée « Alberto Varone », du nom d’un petit entrepreneur local qui a osé s’opposer aux extorsions du clan des « Muzzoni », affilié à la Nuova Famiglia de la camorra campanienne, explique le ministère de l’Intérieur italien. Il le paiera de sa vie le 24 juillet 1991, abattu à bout portant par un commando.

    Pour Crim’Halt, qui travaille depuis 2015 à l’engagement des citoyens face à la criminalité, cette semaine s’inscrit dans la continuité.

    Gagner du temps

    Collectif des familles de victimes, bailleurs sociaux… « Nous avons emmené des personnes différentes, en 2019 et 2020 qui ont pu voir des outils qui fonctionnent en Italie, cela nous a aidés à pousser pour obtenir la loi d’usage social des biens confisqués en France en 2021 », précise Fabrice Rizzoli. La connexion avec Amine Kessaci, militant écologiste, mobilisé contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, et devenu adjoint à la Jeunesse et à la Citoyenneté à la mairie de Marseille, s’est faite à ce moment-là.

    « Je l’ai connu lorsque j’étais à la tête de Conscience [association qui soutient les familles victimes du narcotrafic, Ndlr], je connais déjà un peu le système italien que j’estime le plus avancé en matière de lutte contre le crime organisé. J’étais notamment allé à Palerme rencontrer la famille de Peppino Impastato, un journaliste assassiné par la mafia parce qu’il avait une radio locale de quartier, où il dénonçait leurs agissements », raconte l’élu. Il a proposé d’envoyer une agente de son service prévention de la délinquance. « On peut comparer, s’inspirer, voir ce qui fonctionne ou pas, et puis ça fait aussi gagner un temps fou », considère Amine Kessaci qui a aussi pensé à Mohamed Benmeddour, de l’association Apis, et son bus nomade qui va à la rencontre des ados dans les cités.

    « Pour moi, c’est une première, j’espère échanger sur nos méthodes, savoir ce qui se fait de l’autre côté de la frontière, voir comme ils traitent ce rapport de la jeunesse à la délinquance et aussi apporter mon expérience » ; nous confie ce dernier avant le départ. Du côté de Crim’Halt, on se prépare également à lancer une vaste enquête sociologique sur les raisons qui poussent « les jeunes à entrer dans le crime organisé », ajoute Fabrice Rizzoli. Il entend aussi défendre « le concept de la victime innocente où on va faire en sorte de renforcer, défendre la mémoire des victimes qui n’étaient pas impliquées », les « grandes oubliées des journalistes, du grand public, focalisés sur l’auteur de l’infraction ».

  • Une nouvelle ère pour l’OM

    Une nouvelle ère pour l’OM

    Nouvelles tenues, nouveau partenaire, la CEPAC, pour le Vélodrome, nouveau staff et nouveau président.

    L’intersaison a été synonyme de changements à presque tous les étages dans la maison OM. Presque, car il y a en un, celui de l’effectif où si des modifications ont été enregistrées, c’est, jusque-là, à sens unique. Et c’est donc avec un groupe sans renfort que Bruno Genesio va vivre son baptême, cette fois « du bon côté du terrain » avait-il plaisanté, lors de sa première prise de parole.

    Celui qui a accepté de relever le gant, tout en sachant qu’il aurait à faire face à d’énormes contraintes, confesse son impatience « après sept semaines de préparation, retrouver le public est un plaisir ». Il a pu humer l’atmosphère, lors des deux matches de gala contre l’Athletic Bilbao et l’Atlético de Madrid. Mais cette fois, il y aura les groupes de supporters.

    Leurs représentants ont eu une rencontre avec Bruno Genesio, en début de semaine. Les échanges ont été tendus, montrant que ces derniers étaient en colère vis-à-vis d’un mercato jusque-là cantonné aux départs, estimant que Franck McCourt ne s’investissait plus suffisamment dans le club.

    Malgré ces tensions, Bruno Genesio clame son envie d’entrer dans le vif du sujet. « Comme chaque début de saison, nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes ». Tentant de faire abstraction d’un contexte particulièrement anxiogène. Avec une double sanction de la DNCG et l’UEFA qui a réduit la marge de manœuvre sur le mercato.

    Il s’est donc concentré sur le sportif. Avalant au passage quelques couleuvres, notamment un changement de capitaine imposé par sa direction. Et s’il ne veut pas évoquer les résultats des matches de préparation, pour lui, « ce qui compte, c’est la progression que j’ai constatée dans nos sept semaines de préparation avec des joueurs qui ont compris ce que j’attends d’eux ». Le moment est donc venu de valider ces acquis. Et Strasbourg est la première épreuve pour y parvenir. Face à un adversaire qui connaît lui aussi un été compliqué, l’OM a peut-être l’opportunité de se lancer sereinement, après une saison 2025/2026 qui a viré au fiasco.

    « C’est le moment de montrer nos forces. De respecter le football face à un adversaire ambitieux », commente Timothy Weah. Celui qui est désormais capitaine n’affiche pas d’inquiétude quant à la situation compliquée que vit le club. « Notre groupe mérite beaucoup de choses et surtout de gagner des matches ». À commencer par celui de ce soir. La manière dont l’OM se comportera pourrait être un bon tremplin pour la suite.

    « Nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes »

  • [Jeu Provençal] La dernière ligne droite

    [Jeu Provençal] La dernière ligne droite

    Nous y sommes dans ce money-time pour cette 84e édition du Provençal. A l’heure où nous écrivons ces lignes 400 équipes sont sur la ligne de départ.

    Gérard Poncié Directeur de l’événement nous avait confié la semaine dernière qu’il misait sur une fourchette entre 550 et 600 équipes. Le pari peut être atteint mais ce sera difficile d’aller au-delà.

    Pour les retardataires plusieurs possibilités s’offrent à eux pour valider leur inscription*.

    Les passionnés pourront se rattraper avec le petit Provençal aujourd’hui devenu incontournable.

    Un trophée des légendes avec comme chef de file Éric Cantona sera organisé. Un coup de maître pour Gérard Poncié. Gageons que les fans auront des yeux de chimères pour l’idole de Manchester United.

    D’autres initiatives verront le jour pour une édition qui se veut moderne.

    * Inscription en ligne ou dans les clubs partenaires : Cercle Bouliste du Grand Pavois ; Cercle Bouliste des Calanques ; Cercle Saint-Michel Plan-de-Cuques ; Amicale Bouliste de Saint Tronc ; Cercle Boulistique de Saint Barnabé ainsi qu’au Parc Borély, les 24 et 25 août

    Trophée des légendes : les 28 et 29 août . 8 équipes emmenées par Éric Cantona

    Petit Provençal les 28 et 29 août limité à 64 équipes

  • [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    [Tous dehors] Les rues aixoises transformées en scènes musicales

    Composez votre propre voyage musical », annonce le conservatoire Darius-Milhaud à l’occasion de la 13e édition du festival Musique dans la rue. Au programme, 47 rendez-vous dans quatre lieux d’exception : la cour Sainte-Catherine, la place d’Albertas, l’église du Saint-Esprit et le jardin du Pavillon de Vendôme. « L’objectif est de proposer un festival accessible, ouvert à tous, même au jeune public, et gratuit. Pour les Aixois comme pour les touristes, le but est de découvrir des lieux emblématiques de la ville et de venir écouter des répertoires très différents », explique Louisiane Toumelin, coordinatrice du festival.

    « On en a pour tous les goûts ! », se félicite-t-elle. Entre concerts et fanfares ambulantes, une large diversité d’artistes et de genres musicaux est proposée, du rock à la musique lyrique, en passant par la bossa nova, le classique et le jazz. Chaque concert dure une trentaine de minutes, afin de pouvoir « voir des choses très diversifiées », précise la coordinatrice. « Le but est de susciter la curiosité du public. Par exemple, on a un concert qui va proposer des reprises de musiques de Gainsbourg, de Rihanna, mais aussi de compositeurs classiques comme Mozart », annonce-t-elle.

    La soirée d’ouverture se déroulera au conservatoire Darius-Milhaud, ce vendredi 21 août de 20h à 21h15, pour une rencontre « placée sous le signe de l’excellence musicale et du dialogue entre les cultures ». Le violoniste franco-syrien aixois Bilal Alnemr jouera aux côtés du Jeune Ensemble de Berlin lors d’un concert symphonique.

    Des musiciens

    à la rencontre du public

    Trois déambulations festives sont prévues les 27, 28 et 29 août. Entre fanfare électrique et jazz créole, Louisiane Toumelin invite le public à « se raccrocher à la déambulation quand elle passera devant les terrasses de cafés ». Après des éditions compliquées dans le contexte du Covid, la coordinatrice du festival insiste : « On est ravis de proposer une belle édition, avec autant de concerts dans des lieux en simultané. Ce qui va être difficile pour le public, c’est de choisir ce qu’il a envie de voir ! »

    Programmation complète
    sur le site de l’office de tourisme.

  • Plan-de-Cuques conclut sur une victoire face à Nîmes

    Plan-de-Cuques conclut sur une victoire face à Nîmes

    L’heure de clore la phase de matches amicaux. Ce mercredi soir, dans son gymnase des Ambrosis, Plan-de-Cuques effectuait une dernière rencontre de pré-saison face à Nîmes, pensionnaire de deuxième division depuis l’année dernière. Sans surprise, les locales se sont imposées face à une formation de moindre calibre, mais en étant parfois bousculées (34-28).

    Le HBPC s’est parfaitement lancé dans le match avec un 3-0 collé à son adversaire dans les 5 premières minutes du match. Ensuite, les Nîmoises sont pleinement entrées dans leur partie, mais sont toujours restées à distance respectable des joueuses d’Angélique Spincer. Avec un dernier tir canon de la recrue portugaise Beatriz Sousa, Plan-de-Cuques a tourné à la pause sur le score de 16 à 11.

    Moins de certitudes

    en seconde période

    Dès la reprise, les Jaunes ont été plus brouillonnes avec des pertes de balles évitables et des actions offensives moins abouties. Les coéquipières de l’éternelle Mouna Chebbah, 44 ans, ont joué leur va-tout face à une équipe de première division terminant sa préparation. Le HBPC a finalement donné un dernier coup d’accélérateur pour l’emporter de six buts.

    En éternelle insatisfaite, Angélique Spincer n’a pas apprécié la prestation globale de ses joueuses. « Sans manquer de respect à l’équipe de Nîmes, on devait être au moins supérieur dans l’engagement et l’intensité. Je pense que le gros chantier jusqu’à la reprise est en défense. On prend trop de buts ce soir, 28, contre une équipe de D2, c’est beaucoup. » Justement, la reprise ce sera le samedi 29 août, à domicile, contre Dijon, vainqueur de la dernière Ligue européenne (C2). Un gros poisson.

  • Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Tarente va accueillir les XXe Jeux méditerranéens, du 21 août au 3 septembre.

    Parmi les 26 pays engagés, la délégation française va nourrir des ambitions. Notamment en boxe, avec la Marseillaise Romane Moulai. La jeune femme a terminé sa préparation à l’INSEP. Et il lui tarde désormais d’être dans le vif du sujet.

    « Je suis à 100%, le moral gonflé à bloc. Maintenant, il n’y a plus qu’à ! », confiait-elle avant de s’envoler pour les Pouilles. La jeune femme a fait en sorte de regrouper plusieurs atouts majeurs dans son jeu. « J’ai fait une grosse préparation en Sierra Nevada, suivi un entraînement intense en Irlande et participé à deux coupes du Monde, au Brésil et en Chine. Il ne me reste plus qu’à me concentrer sur l’objectif et faire le taf ! »

    « Je ne me cache pas »

    Le taf, comme elle le dit, c’est tout simplement ramener la médaille d’or. En 2022, pour ses premiers Jeux à Oran, elle avait atteint la finale. « Mais maintenant, je ne me cache pas. J’ai mûri depuis cette première participation. Et si je ne reviens pas avec l’or, ce sera une contre-performance. »

    Avec ses entraîneurs Kamel Hasni et Abadila Alallab, elle a travaillé d’arrache pied. Pendant que ses amis profitaient de l’été, elle s’est donné à fond dans les salles. « Je passerai de bonnes vacances après les compétitions. J’ai consenti d’énormes sacrifices, quitté ma ville, mes amis. C’est le prix à payer. Mais quand tu es sur le podium, avec la médaille d’or autour du cou, le bonheur que cela procure efface tout », confesse-t-elle.

    Dans sa progression, les Jeux méditerranéens, qui sont des Jeux olympiques en miniature, avec 26 nations représentées et 36 disciplines au programme, représentent une étape. Romane Moulai, qui vient de fêter son 27e anniversaire, peut prétendre à participer au Graal de la boxe amateur : les Jeux olympiques.

    Ceux de 2028 à Los Angeles sont à portée de gants. Mais elle ne se focalise pas encore sur cette échéance. Mais depuis son titre de championne d’Europe, en 2022, elle sait qu’elle a le niveau pour y aller.

    D’ici là, il y a ce rendez-vous à Tarente. Elle connaîtra vendredi son adversaire, et avec elle le tableau vers une potentielle finale que sa boxe imprévisible lui permet d’envisager sérieusement. Elle s’imagine déjà dans le défilé des athlètes, qui ouvrira le ban. « Chacun le vit à sa manière. Pour moi, je ressens avant tout de la fierté car je réalise un rêve de petite fille en portant le maillot de l’équipe de France. Je suis aussi la représentante de Marseille et ces mini JO sont hyper-excitants à vivre. »

    La Marseillaise qui aime également découvrir d’autres disciplines, croiser d’autres athlètes et s’ouvrir des horizons inattendus. Mais, elle regrette une chose. « Je serai une fois encore dans une région que je n’aurai pas le temps de découvrir. C’est la frustration du sport où tu passes tout ton temps à te préparer. Maintenant, j’avoue que je me suis habituée. »

    Les Jeux méditerranéens se dérouleront du 21 août au 3 septembre à Tarente.

    Les porte-drapeaux de délégation française l’escrimeuse Eloïse Vanryssel et le taekwondiste Souleimane Alaphilippe.

    La France a qualifié 330 athlètes, 152 femmes et 178 hommes.

  • Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    L’OM va donner le coup d’envoi de la nouvelle saison, vendredi.

    Pour ce rendez-vous avec Strasbourg, Bruno Genesio doit faire face à plusieurs interrogations, qui s’ajoutent aux incertitudes liées au mercato. Car, s’il sait qu’il peut à tout moment perdre un, voire plusieurs cadres d’ici la clôture du marché estival des transferts, dans douze jours, l’entraîneur marseillais doit aussi faire face à des impondérables.

    Et après le dernier match de préparation, perdu (1-2) face à l’Atlético de Madrid, l’infirmerie a reçu du monde. Leo Balerdi y a pris ses quartiers alors que Geoffrey Kondogbia est resté en salle. Ainsi, c’est la charnière centrale du dernier match qui risque de rater l’ouverture.

    À ce sujet, Bruno Genesio a apporté des précisions. Pour Leo Balerdi, « il y a une incertitude liée à une douleur au mollet. Il a donc passé un examen ce matin. On verra cet après-midi et demain comment il est pour savoir s’il peut participer au match » a-t-il d’abord précisé au sujet de l’Argentin. Concernant Geoffrey Kondogbia, « c’est simplement de la précaution. Nous avons bien travaillé et, avec certains joueurs, nous avons parfois besoin de les ménager. Là, il est à deux jours du match, donc c’était davantage par précaution. Il a travaillé individuellement en salle ».

    Néanmoins, il n’a encore aucune certitude quant à la capacité des deux éléments à débuter face à Strasbourg. Quant à savoir si Nayef Aguerd, qui a participé aux exercices collectifs mercredi matin, peut-être appelé, Bruno Genesio a tenu à faire une mise au point. « Oui, il est opérationnel », avant de préciser qu’il « faut voir combien de temps il peut jouer ».

    Bruno Genesio

    a besoin de tout le monde

    Cela fait maintenant cinq mois que le Marocain n’a plus joué. d’après ses propos, c’est son protocole de retour à la compétition qui a fait capoter son prêt à la Réal Sociedad.

    Quant à savoir si le forfait probable de Leo Balerdi pouvait lui ôter une épine du pied, en lui évitant de titulariser l’Argentin, victime d’une bronca du Vélodrome lors du dernier match, Bruno Genesio a pris immédiatement la défense de son joueur.

    « Je pense que Leonardo Balerdi a beaucoup souffert de ce qui lui est arrivé, mais je suis là pour l’aider » a d’abord indiqué son entraîneur. « J’échange avec lui régulièrement pour le soutenir », enchaîne-t-il. Avant de rappeler la situation dans laquelle se trouve l’OM. « Nous sommes aussi en début de saison, dans une situation assez incertaine, notamment dans ce secteur de jeu. Aujourd’hui, compte tenu des blessures des uns, des départs ou non des autres, il y a quand même très, très peu de solutions. »

    C’est pourquoi il rappelle que « mon job, c’est de constituer la meilleure équipe possible, le meilleur onze possible pour le match de vendredi, en tenant compte, bien sûr, de certains événements, mais aussi en me disant que ça fait partie du métier de joueur et d’entraîneur de surmonter ces difficultés-là. Mais il ne peut pas les surmonter tout seul. Il a besoin de nous ».

  • Avant la plage, arrêt sécurité avec la CRS autoroutière

    Avant la plage, arrêt sécurité avec la CRS autoroutière

    À quelques jours d’un week-end chargé dans le sens des retours a déjà prévenu Bison Futé, la CRS autoroutière de Provence reste comme toute l’année sur la brèche. En ce mercredi matin, les agents se préparent à installer un point de contrôle sur l’A55, à la sortie de Carry-le-Rouet. Un « axe Marseille-Côte Bleue très fréquenté en cette période », la route de la plage, explique lors du briefing au PC Nord leur commandant, Rémi Labedade. Il s’agit de faire dans « l’aléatoire », avec dépistage de stup’ si nécessaire et vérification des permis, identités et assurances. « Je vous demanderai aussi de rappeler à ceux qui fument que jeter son mégot par la fenêtre est très dangereux en ce moment », ajoute la préfète de police déléguée, Corinne Simon.

    Sur site, il suffit de quelques minutes pour que les CRS fassent mouche. Comme ce scootériste fosséen, 46 ans, qui présente un défaut d’assurance. Il reconnaît volontiers n’avoir pas réglé sa facture depuis mai. Son véhicule immobilisé, il pourra repartir après s’être réassuré par téléphone et moyennant une amende de 600 euros qu’il tentera de marchander. Un motard, au permis suspendu pour excès de vitesse supérieur à 50 kilomètres heure se fait prendre aussi. Il avait juste « envie d’aller à la mer ». Des conducteurs de deux-roues, tous en shorts et tee-shirts, à la merci de la moindre chute s’inquiète la préfète.

    Balade en famille

    sous cocaïne et cannabis

    « Il fait chaud certes mais nous sommes là aussi pour rappeler les bons gestes », estime-t-elle avant de détailler les chiffres de la sécurité routière. « 12% de moins d’accidents depuis janvier avec 6% de moins de blessés, mais un mort de plus avec 59 tués contre 58, l’an dernier. Ce qui veut dire que les accidents sont beaucoup plus violents. Quand on regarde sur les 59 personnes qui ont perdu la vie, nous avons 40% de deux-roues », indique-t-elle.

    Le commandant Labedade pointe lui cette « banalisation de certains délits routiers » avec des « gens qui ne se rendent pas compte, qui considèrent qu’ils conduisent bien et ne tiennent pas compte des autres ». Comme cette petite famille dont les enfants ne sont pas attachés à l’arrière. Arrive un exemple encore plus flagrant avec ce couple et leurs deux gamins. Le conducteur a son permis déjà suspendu et a consommé de la cocaïne et du cannabis. Le papa va partir en garde-à-vue, la maman au volant, sous le regard des petits qui pleurent.

    La conduite sous stupéfiants, souvent « le joint de la veille », est monnaie courante assurent les CRS. Lors des contrôles du soir, s’ajoute l’alcool, consommé lors du pique-nique à la plage, et la nuit, les « Fangio » qui se piquent de pointes à 180 kilomètres heure pour une vitesse limitée à 70. Entre Marseille et Toulon, quelque 260 CRS veillent toute l’année sur les axes autoroutiers.

  • Une nouvelle étude pointe les manquements passés de l’IHU

    Une nouvelle étude pointe les manquements passés de l’IHU

    Déjà en août 2023, 456 publications des scientifiques de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée avaient été épinglées au bout de deux ans d’enquête pour leurs manquements éthiques ou légaux. Mais derrière l’arbre des recherches désormais invalidées du professeur Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine, la forêt des entorses réglementaires est encore plus étendue : dans une nouvelle étude publiée mercredi 12 août dans la revue Research integrity and peer review, les mêmes huit coauteurs ont recensé 853 publications problématiques parmi 2 674 articles scientifiques publiés par l’IHU entre 1994 et 2025, dont seulement 64 ont fait l’objet d’une rétractation et 270 corrigés. « Nos résultats montrent des problèmes avec le respect de l’éthique de recherche largement répandus et persistants au sein de la bibliographie de l’IHU Méditerranée et renforcent le besoin d’une relecture éditoriale et institutionnelle continue », expliquent-ils dans leurs conclusions.

    Obtenues grâce à la commission d’accès aux documents administratifs (Cada), 23 autorisations de recherche ont ainsi été réutilisées pour 374 publications différentes, dont l’une – l’autorisation n°09-022 pour 258 études. Onze d’entre elles ont été rétractées. Des autorisations données pour le prélèvement de selles sont ainsi citées pour des études mentionnant des prélèvements de salive, d’urine, de sécrétions vaginales… Au total, énumère l’enquête, 75 publications ont obtenu une autorisation rétroactive, 194 autres réalisées hors de France ne mentionnent aucune autorisation locale, 343 n’indiquent même pas la moindre autorisation. Selon les chercheurs, au moins 78 articles de recherche biomédicale ne respectent pas le droit français. Un rapport d’Aix-Marseille Université avait identifié 8 publications illégales, qui ont été rétractées. « Lorsque cela était nécessaire, des démarches ont été engagées auprès des éditeurs scientifiques », indique l’université à nos confrères du Parisien.