Tag: Bouches-du-Rhône

  • Dernière ligne droite pour les inscriptions au Mondial La Marseillaise

    Dernière ligne droite pour les inscriptions au Mondial La Marseillaise

    Le rythme ne faiblit pas. 3 607 équipes engagées mardi à 18h, 3 675 mercredi à midi… C’est 250 équipes de plus qu’en 2025 à même date. Alors que le bureau central ouvre ses portes ce jeudi à la salle des Rotatives au siège du journal La Marseillaise sur le cours d’Estienne-d’Orves, le record de participation, 4 784 équipes l’an dernier, commence à trembler.

    L’analyse des premiers 10 000 joueurs montre des signes encourageants avec plus de 40% des participants venus d’en dehors de la région Sud-Paca. Et certains de très loin puisqu’on compte cinq équipes ultramarines, venues de Guadeloupe, de Guyane et de La Réunion.

    26 pays étrangers

    à l’international, 26 pays sont d’ores et déjà représentés. Avec plus d’une centaine de joueurs, l’Allemagne qui a remporté GP Féminin Paprec en 2021, est de loin le pays le plus représenté et confirme son statut de nation montante de la pétanque après avoir été championne d’Europe 2025. Cette année sa sélection nationale juniors est inscrite sur le Trophée Crédit Mutuel des jeunes. Le continent américain, avec quatre équipes américaines et une mexicaine, l’Asie avec le Japon, et l’Afrique seront présents aussi. Un continent africain représenté par plusieurs triplettes venues d’Algérie qui n’avaient pas pu s’engager l’an passé sur fond de relations diplomatiques tendues, du Maroc, de Tunisie mais aussi du Togo, du Sénégal et de Madagascar évidemment.

    Beaucoup de joueurs malgaches expatriés sont engagés, dont l’un des vainqueurs 2025 (Yves Cédrick Rakotoarisoa) qui évolue désormais en France à Décines. Mais de dossard n°1, réservé aux tenants du titre, sera attribué à une des deux équipes de la sélection nationale dans laquelle évolueront Tiana et Lova qui l’avaient emporté avec lui l’an dernier.

    Elles feront partie des prétendants au titre avec une quarantaine d’équipes dont les teams Eldera Bonetto – Robineau – Rocher et Baudino – Delahaye – Riviera, ou celle du Marseillais Puccinelli associé à la pépite Dawson Herlemann (15 ans).

    Du côté du GP Féminin Paprec, plus de 160 triplettes sont inscrites. Elles sont 165 sur les trois concours du Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes. 32 équipes, enfin, sont attendues sur le Handi Mondial. Trois premières étapes qualificatives ont été organisées à Arles, Salon et Marseille (Boule Vallier). Elles ont réuni une cinquantaine de participants. La prochainea lieu à Septèmes, samedi, et la dernière à Borély, le 7 juillet. On devrait y retrouver deux équipes ukrainiennes issues du programme de réhabilitation des soldats blessés au front, pour lequel la Fédération ukrainienne a reçu la Boule d’or en 2025. Ils s’engagent cette fois dans le Handi après avoir organisé un tournoi qualificatif chez eux.

    À noter car ce tournoi est mixte, que Patrick Bosso, vainqueur 2024, y participera à nouveau en tant que valide, espérant se qualifier pour le tournoi final du 8 juillet. La finale sera retransmise sur France TV.

  • Decathlon – CMA CGM en route vers le Tour de France

    Decathlon – CMA CGM en route vers le Tour de France

    Plus que neuf jours avant l’un des plus grands événements sportifs planétaires. Le Tour de France est un incontournable de l’été, rendez-vous extrêmement populaire rythmant le mois de juillet des Français et des fans de bicyclette. Pour la première fois depuis 2019 et les exploits de Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot, un Tricolore est attendu au sommet du classement général. Son nom : Paul Seixas. Son âge : 19 ans. Le jeune prodige de l’équipe Decathlon – CMA CGM a évolué de manière folle en l’espace de 12 mois, au point de devenir un candidat crédible au podium final.

    Vainqueur du Tour du Pays basque, de la Flèche wallonne et de la Faun-Ardèche Classic, il a également terminé deuxième de Liège-Bastogne-Liège et des Strade Bianche, derrière l’intouchable Tadej Pogacar. Un début d’année 2026 idéal, sans accroc par rapport au plan préparé par la formation mi-lilloise, mi-marseillaise. Jusqu’au Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Criterium du Dauphiné). Lors de la 7e et avant-dernière étape, le jeune Français chute et se retrouve diminué. Il abandonne finalement le lendemain, à quelques heures de l’arrivée de cette édition 2026.

    Une sélection pas

    encore fixée

    Ce coup d’arrêt a permis au Lyonnais de relativiser et d’apprendre car il sait que cet incident est de sa faute. « Je le méritais parce que j’ai fait une connerie », avait-il lâché à l’issue de la 7e étape. Depuis, place au repos, à des séances sur home trainer, avant d’effectuer un dernier stage en altitude, aux Arcs (Savoie).

    Ce mardi, l’équipe Decathlon – CMA CGM a repoussé ses annonces liées au Tour de France. Une inquiétude pour Paul Seixas ? Non, puisque l’encadrement sportif a directement assuré qu’il serait présent lors du Grand départ, à Barcelone. Une conférence de presse prévue mercredi, en Savoie, a été annulée. Le jeune coureur et ses coéquipiers devaient parler aux journalistes avant de débuter la Grande Boucle.

    Ces incertitudes concernent donc la composition de l’équipe autour du Lyonnais. Certains des hommes prévus pour l’accompagner seraient malades, à commencer par Daan Hoole. Le Néerlandais, précieux élément sur le plat, a dû déclarer forfait pour le contre-la-monte du championnat des Pays-Bas.

    Si Nicolas Prodhomme, Aurélien Paret-Peintre et Stefan Bissegger semblent assurés de figurer dans l’équipe, quatre autres tickets sont encore à attribuer. Léo Bisiaux a notamment abattu un travail monstrueux durant l’automne pour mettre sur orbite Paul Seixas. Ensuite, Decathlon – CMA CGM devra choisir le all-in sur son meilleur talent ou s’il joue la carte du sprint. Olav Kooij est arrivé cet hiver chez les Français dans le but de participer au grand rendez-vous de l’été. Longtemps absent cette saison, il a débuté 2026 au mois de juin. Avec réussite, puisque le sprinteur de 24 ans a empoché trois victoires dans un laps de temps réduit. Si ses directeurs sportifs lui font confiance, Tiesj Benoot devrait aussi être de la partie. Le Belge est le poisson-pilote, dernier lanceur de Kooij.

    La sélection sera dévoilée en début de semaine. Il sera ensuite temps de préparer le voyage vers la Catalogne.

    Deux équipes ont dévoilé leur composition

    Les formations Visma – Lease a bike et Uno-X Mobility ont déjà révélé le nom des huit coureurs qui seront au départ du Tour de France. Visma aura pour leader Jonas Vingegaard et, même sans Wout Van Aert blessé, l’équipe a fière allure. Matteo Jorgenson, Sepp Kuss, Davide Piganzoli et le Français Bruno Armirail seront notamment de la partie.

    Formation 100% scandinave, Uno-X Mobility aligne des coureurs danois et norvégiens au départ à Barcelone. Tobias Halland Johannessen sera la carte classement général de l’équipe, Jonas Abrahamsen, Magnus Cort, Anthon Charmig et Soren Waerenskjold sont des candidats à une victoire d’étape.

  • Coopérer, fédérer, pour mieux protéger les espaces forestiers

    Coopérer, fédérer, pour mieux protéger les espaces forestiers

    Hauts floqués du nom des organisations qu’ils représentent, carnet en main pour certains, parlant français ou espagnol, ils sont une dizaine à s’être retrouvés sur le site de la pépinière expérimentale de Cadarache, tenue par l’Office national des forêts (ONF). Tous, sont issus des 18 partenaires qui composent le projet Interreg Sudoe Cooptree, lancé « dans une démarche d’adaptation au changement climatique des forêts sur le sud ouest européen, précise Raphaël Delpi, représentant de Forespir, chef de file du projet. Si la région Paca n’est pas incluse dans le territoire d’intervention, elle reste intéressante en tant que région méditerranéenne. On est hors zone aujourd’hui, pour un apprentissage technique. » Le projet Cooptree, lancé en janvier 2024, mené jusqu’en décembre 2026, permets aux partenaires du projet de partager des connaissances sur différentes espèces d’arbres, leurs résistances aux conditions climatiques… Notamment dans un contexte de climats plus secs, plus chauds, chaque année. « Par cette coopération, chacun montre ce qu’il connaît mais de l’autre côté, chacun cherche de l’information chez les autres. Quand nous (ONF) projetons le projet à 2100, on sait qu’on va voir de plus en plus de problèmes pour un certain nombre d’espèces autochtones, pour qu’elles puissent vivre, pour qu’on puisse avoir un couvert forestier même si on ne pense pas à la production. C’est encore pire dans le sud de la France : demain, le climat ici sera celui de Séville (…) actuellement, tous les pays européens sont en recherche de ressources génétiques pour leurs forêts », précise Erwin Ulrich, pilote de la mission adaptation des forêts au changement climatique, au niveau national. D’où, les rencontres régulières, en France, dans les pays ibériques, au Portugal… Après Cadarache, le groupe s’est dirigé vers le Mont Ventoux.

    Expériences à Cadarache

    Avant de se rendre dans le Vaucluse, ce sont sous les serres de la pépinière de Cadarache, ou des milliers de plants forestiers sont soumis à diverses expérimentations, que le groupe s’est attardé. Plus précisément, sur le dispositif expérimental travaillé autour du pin de Salzmann, soumis, dans l’une des nefs de la serre, à plusieurs niveaux de stress hydrique. « Le stress a démarré fin février, on va le poursuivre jusqu’à fin août. On le fait sur une saison », précise Jérôme Reilhan, responsable ONF de la pépinière, en charge de détailler le projet, sans pouvoir, à ce stade, fournir de conclusions. Au gré des rangées sous serre, des panneaux enfoncés dans les plans indiquent le pourcentage des modalités de capacité de rétention en eau des substrats. Entre les plants, un robot sur une rampe mobile qui se déplace dans la nef, gère l’arrosage. Si l’expérimentation arrivera à expiration, « on espère que la coopération va continuer à fonctionner, conclut Brigitte Musch, cheffe du département ressource génétiques à l’ONF. Il faut de la coopération sur la conservation de ressources génétiques. Elles sont, dans certaines zones, en danger dû au réchauffement climatique au sens large du terme (…) L’idée est d’avoir cette coopération pour mettre en sécurité ces ressources génétiques. Ce, de manière transfrontalière. On y travaille avec nos collègues andalous. »

    Eva Bonnet-Gonnet

  • Marché du Soleil : toute une fratrie au secours du patriarche

    Marché du Soleil : toute une fratrie au secours du patriarche

    « On n’est pas une famille de contrefacteurs », assure Théodore Dayan, 60 ans, accusé avec trois autres frères d’« avoir participé et profité à cet écosystème de contrefaçons » de Georges l’aîné et usé de moyens illégaux pour le sauver. « Ce n’est pas une gestion familiale, on a aidé chacun à son niveau dans la fratrie à sortir notre frère du problème. » Depuis trente ans, cet architecte tente de mettre aux normes ce marché qui depuis juin 2008 cumule les arrêtés municipaux de fermeture jamais appliqués.

    « Tous ont essayé de faire jouer leurs relations »

    « Je n’imaginais pas que la contrefaçon avait pris cette ampleur. Pour moi c’est un problème uniquement de police », explique Théodore. « Il a fallu 200 à 300 policiers et gendarmes pour fermer le marché et vous pensez que mon frère, dans l’état où il est, aurait pu faire face à 170 commerçants qui ne sont pas là d’ailleurs aujourd’hui. C’est un procès de contrefaçons sans contrefacteur ! »

    Le président lui oppose une écoute de janvier 2026 où Théodore lance à Abdelhamid, un gardien du marché qui explique qu’il presse les commerçants de vider leur stock de contrefaçons : « Moi honnêtement s’ils font ça discrètement, je m’en fous, tant que c’est pas visible ! Moi ce que je veux c’est que ça ne se voit pas, c’est tout. » Que Leila Hireche, la gestionnaire soit accusée de prendre des commissions ? « J’en ai rien à foutre, honnêtement tant que le marché était ouvert et que les loyers rentraient ! », balance Théodore au téléphone.

    Solliciter l’intervention d’une agent de la préfecture s’inscrit dans cette mobilisation familiale pour sauver le marché. Six mois de fermeture préfectorale, c’est un million d’euros perdus ! « Je n’étais pas au courant », répond Théodore à la barre. « Chacun maladroitement ou naïvement a essayé de faire quelque chose. De toute façon, ce n’est pas une secrétaire de préfecture qui pouvait rouvrir le marché. » « Les frères ont tous entrepris de faire jouer leurs relations pour obtenir une réouverture anticipée », écrit l’enquêtrice des douanes.

    Michel Dahan, 69 ans, répond de trafic d’influence : la remise d’une enveloppe de 1 500 euros au domicile d’une fonctionnaire en arrêt maladie de la préfecture, Zoubida Kerbadou, 66 ans, qui l’avait déjà aidée, pour qu’elle joue de son influence. « Elle m’a sorti d’un problème pendant le Covid, elle peut nous avoir un rendez-vous avec le préfet », dit-il sur écoute. À la barre, il est mal. « Je me suis fait beaucoup d’illusions. Elle me disait c’est en cours, c’est en bonne voie… La vérité, elle m’a baladé. Si ça avait réussi, on aurait mis le marché en gérance tout remis d’aplomb et viré tous ceux qui faisaient de la contrefaçon. »

    « Pour moi la corruption, c’est ce qu’a fait Sarkozy »

    Bernard Dahan, 72 ans, a retiré les 1 500 euros de sa banque. « J’ai pas réfléchi. On était vraiment perturbé. On a fait une grave erreur. Nous sommes des gens sérieux, sans casier. On est des commerçants tranquilles. Pour moi la corruption, c’est ce qu’a fait Sarkozy… »

    Absente au procès, l’adjointe administrative à l’intercommunalité avait nié en garde à vue avant d’être confrontée aux preuves. Sur écoutes, elle était prudente. « Moi je n’aime pas parler au téléphone, j’ai la misophonie, une maladie qui touche le conduit auditif, je ne peux pas rester longtemps au téléphone. Je préfère que les personnes passent chez moi pour discuter. » Elle était déjà intervenue dans le passé pour 200 euros comme intermédiaire d’un policier qui lui a empoché 13 000 euros pour arranger un titre de séjour à une clandestine qui au final n’a rien obtenu. « À la préfecture, y’en a beaucoup qui font des bêtises », entend-on sur l’écoute.

    Dernier frère jugé, William Dahan, 73 ans et sa SCI qui détient un lot de près de 1 200m2 du Marché du Soleil. Installé en Israël, il n’a jamais été entendu.

    Le réquisitoire de la procureure Anne Sophie Larrouy est attendu aujourd’hui.

  • Un Carreau du cœur pour l’association Massajobs

    Un Carreau du cœur pour l’association Massajobs

    Depuis dix ans, Massajobs multiplient les actions pour faire rencontrer le monde professionnel et les habitants des quartiers. Constance Parfait, une des reponsables de l’association nous explique que celle-ci se base sur une méthode « inspirée du sociologue canadien Yann Le Bossé ». Elle consiste « à aider la personne à développer son pouvoir d’agir, c’est-à-dire aider cette personne à trouver les moyens par elle-même d’accomplir ses actions », détaille la jeune femme.

    Une méthode d’accompagnement mise par écrit et dont le contenu n’est pas gardé secret. « On commence à transmettre à d’autres associations ou partenaires » tels que « BimBamJobs, on travaille avec le groupe SOS, le groupe La Varappe. » MassaJobs est actuellement installé à la Belle-de-Mai, Malpassé et Kallisté, trois Quartier de prioritaire de la politique de la ville (QPV), mais n’envisage pas pour l’heure une « propagation plus large ».

    Répondre à un besoin

    « On ne veut pas ouvrir de nouvelles antennes simplement pour ouvrir de nouvelles antennes… On veut que ce soit quelque chose qui vient en réponse à un besoin ou une demande faite de l’extérieur, on a d’abord envie de répondre à un appel », poursuit Constance Parfait. Un état d’esprit qui pourrait trouver un écho grâce à la médiatisation offerte aux associations membres des Carreaux du cœur du Mondial La Marseillaise.

    Tout comme le Mondial, Massajobs partage les valeurs de rencontres et de convivialité avec une stratégie axée sur la mise en contact entre des personnes d’une même situation mais aussi de mondes professionnels variés. « Le but premier annoncé est plutôt de développer son réseau, s’ouvrir à des horizons différents et se mettre dans une dynamique de recherche d’emploi », reprend Constance Parfait. Déjeuners-réseaux, visites d’entreprises, séminaires, accompagnement de professionnels bénévoles et entretiens individuels et collectifs soutiennent cette volonté de donner confiance par le contact.

  • La crise métropolitaine « au point avant le paroxysme »

    La crise métropolitaine « au point avant le paroxysme »

    L’œcuménisme porté en étendard par le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, en a pris un coup ce mercredi après-midi. À l’occasion du conseil qui se tenait dans l’hémicycle du Pharo, seule une minorité des élus métropolitains ont approuvé le report au mois d’octobre du versement aux municipalités de la dotation de solidarité communautaire (DSC). Une délibération intégrée à l’ordre du jour en début de séance en faisant adopter une procédure d’urgence.

    « Elle devait être versée avant le 30 juin, conformément à ce qui avait été voté le 28 avril, expliquait Nicolas Isnard. Compte tenu des turpitudes qui sont les nôtres, et pour ne pas verser une DSC qu’il faudrait re-réclamer en partie aux communes, il est proposé de la verser en octobre maximum, peut-être avant si nous trouvons une solution d’ici là. » De quoi mettre les pieds dans le plat des coupes budgétaires. Après le refus des conseillers métropolitains de voter leur budget, la chambre régionale des comptes avait en effet préconisé de sabrer 53 millions d’euros dans cette dotation de solidarité, qui bénéficie en premier lieu à Marseille, tandis que le budget finalement arrêté par le préfet imposait de les retirer parmi les attributions de compensations reversées aux communes sur la base de l’ancienne taxe professionnelle.

    « Si un effort devait être demandé, il ne pourrait être supporté de la même manière par une commune populaire confrontée à d’importants défis sociaux et par une commune disposant de ressources plus importantes. La solidarité métropolitaine doit continuer à jouer pleinement son rôle », avertit d’emblée le maire (PCF) de Septèmes-les-Vallons, André Molino. Dans la foulée, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan s’en prend aux 91 millions d’euros d’économies imposés par la chambre régionale des comptes et la préfecture. « Ils y sont allés avec une hache émoussée, ils ont tapé dans tous les sens et il y a du sang sur tous les murs », dénonce-t-il. Surtout, il prévient que ceux qui ne paieront pas cette année devront l’assumer dans les années à venir, face à un déficit structurel en raison du développement des transports. « Marseille est prête à faire des efforts, même si elle a des charges de centralité », annonce-t-il. « Mais nous voulons un travail qui ne soit pas une boucherie », réclame l’édile, ne croyant pas à une augmentation par le Parlement du taux de versement mobilité payé par les entreprises pour financer les transports pour les années à venir.

    Bientôt le paroxysme

    Fasse aux hausses d’impôts esquissées, « augmenter la fiscalité n’apparaît pas comme une solution responsable, il faut préserver le pouvoir d’achat », s’oppose le maire (DVD) de Cuges-les-Pins, Bernard Destrost. Une opinion partagée par le président (DVC) des maires des Bouches-du-Rhône Georges Cristiani, qui implore : « J’ai un chemin, simple, étroit : restons très unis. »

    Alors le président de l’intercommunalité retrace le discours déroulé depuis le refus de voter le budget, s’escrime contre l’État qu’il accuse une nouvelle fois de « semer la zizanie ». Mais il promet : « Nous réfléchissons à des solutions pour atténuer la casse, et je crois que des solutions sont possibles, surtout si l’on entend les mots d’apaisement que nous avons entendu. »

    Après le scrutin public réclamé par la gauche marseillaise, ils sont malgré tout 125 à s’abstenir sur le report du versement de la dotation de solidarité, seulement 98 à l’approuver. Et dix à s’y opposer. La droite marseillaise se répartit entre les trois blocs.

    « Dire que ce n’est pas possible de toucher aux attributions de compensation, c’est tourner en rond comme un poisson rouge dans un bocal », tempête à la sortie Benoît Payan. En bousculant la position du président de la Métropole : « Quand on appelle au secours l’État, on ne déchire pas sa copie. » Mais face aux dissensions exposées au grand jour, il paraphrase François Mitterrand : « Une crise ne se résout que quand elle atteint son paroxysme. » Et de compléter : « Ce qu’on a vu, c’est que nous avons atteint le point avant le paroxysme. »

  • Un Mondial La Marseillaise aux ambitions et aux visages renouvelés

    Un Mondial La Marseillaise aux ambitions et aux visages renouvelés

    Cette année le Mondial a 65 ans et deux nouveaux visages sont là pour l’incarner. Il y a d’abord Maryan Barthelemy, le nouveau directeur des événements du groupe La Marseillaise, une figure bien connue de la planète boules pour sa passion et ses qualités d’organisateur mais aussi Gilles Picard, le nouveau président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, professionnel de l’événementiel reconnu à l’échelle internationale.

    Avec leur arrivée, aux côtés de l’indispensable équipe de bénévoles, le Mondial La Marseillaise monte une nouvelle marche dans sa belle histoire et affirme de nouvelles ambitions à Marseille et au-delà.

    Cette année marque les 90 ans du Front populaire et des congés payés. Un anniversaire qui entre en résonance avec les fondamentaux du Mondial : le sport, les loisirs et la détente pour toutes et tous.

    Merci aux bénévoles

    Oui, depuis sa fondation cet événement est intrinsèquement populaire et républicain. Le Mondial c’est la Liberté : il est ouvert à tous. Mais c’est aussi l’Égalité : les amateurs concourent au même titre que les champions. C’est enfin la Fraternité : des joueurs des quatre coins du monde s’y côtoient.

    Pour réussir à l’organiser, les équipes de La Marseillaise ont déployé toute leur énergie. Merci, tout particulièrement, aux bénévoles sans qui ce rendez-vous planétaire n’existerait pas.

    En plus de l’Officiel du Mondial, magazine collector réalisé par notre rédaction, chaque jour de la compétition, La Marseillaise sera le journal du Mondial avec un détachable spécialement dédié à l’événement pour ne rien perdre des jeux sur les terrains comme de l’ambiance dans les allées du parc Borély.

    Nous avons hâte de vous y retrouver.

  • [Entretien] « Une volonté d’affaiblir la CGT et ses bastions »

    [Entretien] « Une volonté d’affaiblir la CGT et ses bastions »

    La Marseillaise : Pourquoi organisez-vous cette journée d’action à un niveau départemental et interprofessionnel ?

    Marc Pietrosino : On est un département en situation d’urgence sociale, avec beaucoup d’emplois qui sont menacés dans tous les pans de l’économie, et que ce soit dans le privé ou dans le public. Il y a beaucoup d’incertitudes : quand on regarde sur la Région Sud, notre département est un peu une exception par rapport aux autres, où il n’y a plus, ou très peu, d’industrie. Actuellement, on voit des tentatives de réorganisation économique sur le territoire : les investissements sur les industries ne sont pas à la hauteur. Avec tout ce que cela implique pour les services publics, les commerces… Et dans le même temps, on constate qu’il y a une répression accrue sur les délégués CGT dans les entreprises, qui ne font que défendre les droits des salariés. L’idée est de monter le ton avec cette journée : on réaffirme qu’on ne laissera pas ce département devenir une zone uniquement avec des emplois précaires. Et qu’on ne laissera pas nos camarades être réprimés et criminalisés.

    Quel lien entre cette répression syndicale et cette urgence sociale ?

    M.P. : C’est plus facile de faire un PSE quand il n’y a plus la CGT dans l’entreprise. C’est plus facile d’enlever des droits aux salariés quand les délégués CGT sont muselés. Et puis, ce sont des signaux politiques envoyés aux salariés. C’est une manière de leur dire « même eux, on n’a pas peur de les convoquer, de les faire condamner ». C’est une façon de régner par la peur face aux travailleurs.

    Le Grand port maritime de Marseille est une place centrale de l’économie régionale, ce n’est pas un hasard si la CGT GPMM est visée ?

    M.P. : Oui, c’est clair. Si les syndicats qui sont une force de frappe pour la CGT, qui sont des bastions, sont menacés aujourd’hui ce n’est pas un hasard. C’est une volonté d’affaiblir plus généralement la CGT, le mouvement social et la défense des salariés plus généralement. Il faut rappeler que le syndicat CGT GPMM s’est beaucoup mobilisé, notamment sur des dossiers comme celui de la centrale de Gardanne. Si la CGT GPMM et les dockers n’avaient pas été là, malgré toute la bonne volonté, on n’en serait pas là aujourd’hui. Et il y a des attaques actuellement sur les ports français, sur le port de Marseille-Fos. Donc forcément, ils essaient d’affaiblir le syndicat du GPMM. On a eu le même cas avec la CGT Énergie qui était à la pointe dans la lutte contre la réforme des retraites et qui a subi une forte répression syndicale. La CGT a une capacité de mobilisation forte, elle est logiquement dans l’œil du viseur du patronat. Regardons la mise en examen de Sophie Binet… On n’aurait jamais pensé qu’on en arriverait là.

    Quelle forme va prendre cette journée concrètement ?

    M.P. : Dans la matinée, plusieurs organisations ont des actions prévues. Il y a de la grève, chez les territoriaux d’Istres par exemple, mais aussi des distributions de tracts comme dans la zone industrielle des Paluds, ou encore des actions chez les énergéticiens. Mais tout le monde se donne rendez-vous au meeting sur le port, en présence de la confédération.

  • Le diocèse de Marseille installe une plaque pour les victimes de violences sexuelles

    Le diocèse de Marseille installe une plaque pour les victimes de violences sexuelles

    « L’Eglise reconnaît leur souffrance. Elle leur demande pardon pour les violences subies et s’engage à ne pas oublier, à faire la vérité et promouvoir la justice », y est-il écrit. En septembre, le cardinal réfutait toute « complaisance » sur ces questions après la publication d’une enquête par Paris Match et promettait de poursuivre ses efforts.

  • À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    « Cette fresque passe un message aux générations futures qu’aucune justice n’est immuable », lance le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux lors de l’inauguration de cette peinture murale mardi après-midi. Sur le parking de la pharmacie du 8 mai 1945, les élèves du collège Gérard Philipe et deux artistes dont Pierre Maes ont réalisé une fresque toute en longueur rendant hommage à Rosalie Solitude, figure métisse de la lutte anticoloniale noire de Guadeloupe, après le rétablissement de l’esclavage par Napoléon en 1802. Le choix du nom est une collaboration avec le club humanitaire du lycée Lurçat.