Tag: Bouches-du-Rhône

  • Prison ferme pour avoir agressé trois pompiers

    Prison ferme pour avoir agressé trois pompiers

    Les sapeurs-pompiers et le Service département d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône s’étaient constitués parties civiles. Vendredi 21 août, le tribunal judiciaire de Tarascon a condamné Franck G. à 18 mois de prison ferme et 1 000 euros de dédommagement des victimes.

    Le 29 juin dernier, cet habitant de Raphèle-lès-Arles avait agressé trois soldats du feu du centre d’Arles venus éteindre un départ d’incendie d’espaces naturels qu’il avait provoqué sur son terrain. Ces violences ont entraîné des « interruptions totales de travail de 1 à 8 jours, 7 à 30 jours d’arrêt de travail ainsi que des traumatismes psychologiques », rapporte le Sdis 13. L’individu a été placé en garde à vue puis en détention provisoire jusqu’à la date de l’audience. À la barre, il aurait expliqué avoir allumé ce feu pour « éviter de faire un débroussaillage », rapporte La Provence, présente ce jour-là. En 2025, Franck G. avait déjà été condamné pour des faits similaires.

    Dans un communiqué de presse, le Sdis 13 dit « rester intransigeant face à de tels actes ». « Le président Richard Mallié, le conseil d’administration, le directeur départemental, le colonel Jean-Luc Beccari et la chaîne de commandement ne peuvent tolérer que leurs agents soient ainsi violentés et mettent tout en œuvre pour prévenir ce type de comportement et y répondre avec fermeté. » Le service départemental recense une centaine d’événements par an pour lesquelles les sapeurs-pompiers déposent plainte. « Ce chiffre est constant et ne prend pas en compte les agressions verbales régulières dont font l’objet les sapeurs-pompiers au quotidien », souligne-t-il.

  • Les soutiens de Raphaël Glucksmann sur le terrain

    Les soutiens de Raphaël Glucksmann sur le terrain

    À peine la candidature de Raphaël Glucksmann à l’élection présidentielle officialisée avec un passage au 20 heures de TF1, ce dimanche soir, que ses soutiens battent déjà le pavé, ce lundi. « On vient dire que l’on est prêt ! Prêt à soutenir sa candidature, prêt à aller à la rencontre des habitants de la région, prêt à expliquer que Raphaël Glucksmann est là pour gagner », plante Pascaline Lécorché, figure de Place Publique de la cité phocéenne et adjointe au maire de Marseille en charge de l’éducation, sous l’ombrière du Vieux-Port de Marseille.

    La cinquantaine de militants du parti de l’eurodéputé et candidat à la présidentielle, veulent montrer qu’ils occupent le terrain : « C’est une initiative spontanée, avec des militants venus de toute la région. En 24 heures, on a cinquante personnes déjà mobilisées ! On va reproduire ça dans les jours et semaines à venir ». Drapeau jaune à la main, les soutiens de l’ancien conseiller du président géorgien, pour le moins autoritaire, Mikheil Saakachvili, distribuent à tour de bras des tracts avec QR code dessus pour recevoir les dernières nouvelles de la campagne.

    Et à la question du positionnement politique de Raphaël Glucksmann, plutôt à la droite de la gauche, économiquement libéral et fidèle défenseur de l’Union Européenne, Pascaline Lécorché répond : « Notre programme tient compte des réalités concrètes du terrain, nos propositions s’inscrivent dans les territoires. Regardez les axes que Raphaël développe : santé, éducation, mixité sociale pour faire société, souveraineté industrielle, transformation écologique ! ». Reste que le candidat devra encore passer par la case primaire avec le PS pour être définitivement dans la course à l’Élysée, et sa formation fait mine d’ouverture avec le reste de la gauche. « La dynamique qu’on porte dépasse le cadre de Place publique : On s’inscrit dans une campagne avec le Parti socialiste, on tend la main aux écologistes et nos camarades du Parti communiste », martèle Pascaline Lécorché.

  • Tennis : Gea et Chidekh à l’assaut des USA

    Tennis : Gea et Chidekh à l’assaut des USA

    Le tirage au sort est parfois malicieux. Ce lundi, les qualifications de l’US Open ont débuté à New York. 128 joueurs étaient sur la ligne de départ et seulement 32 entreront dans le grand tableau à l’issue des trois tours à franchir. Parmi tout ce beau monde, deux Provençaux. Natif de Carpentras, Arthur Gea est même la tête de série numéro 1 puisqu’il est l’un des rares membres du Top 100 mondial obligé de passer par les qualifications. L’Arlésien Clément Chidekh est lui aussi présent sur les courts de Flushing Meadows.

    Le hasard a fait que les deux hommes licenciés au TC Marignane pourraient se retrouver dès le 2e tour, dans la partie haute du tableau. Pour cela, il faudra déjà remporter leur premier match. Même s’ils sont favoris, ils feront face à deux anciens membres du Top 100. Gea affrontera l’Indien Sumit Nagal tandis que Chidekh devra battre l’Argentin Federico Coria.

    Le vainqueur face

    à Moïse Kouamé ?

    Leur 1er tour se dispute ce mardi avant un choc provençal possiblement mercredi. Si l’un d’entre eux se hisse jusqu’au dernier tour, une confrontation face à Moïse Kouamé est envisageable. En effet, le prodige français figure lui aussi dans cette partie de tableau. Après avoir gagné deux matches à Roland-Garros, il avait disparu une bonne partie de l’été. Ses prestations au Challenger de Cancún l’ont remis sur le devant de la scène et il sera redoutable à New York. Les affiches franco-françaises devraient être nombreuses.

  • OM : Himad Abdelli se fait une place au milieu

    OM : Himad Abdelli se fait une place au milieu

    Contexte plus bénéfique, vrai regain de forme ou simple illusion ? Cette préparation pas comme les autres à l’Olympique de Marseille a permis à certains joueurs de sortir du bois. Mis à la cave ou envoyer en prêt, ils sont nombreux à avoir retrouvé le maillot olympien durant l’été. Himad Abdelli, Angel Gomes, Neal Maupay, Amine Harit, Derek Cornelius, ils ont tous participé à la solide victoire, vendredi dernier, face à Strasbourg (4-0). Qui plus est en étant impactants et en réussite pour les titulaires.

    Himad Abdelli symbolise bien ce début de renouveau d’éléments dans l’ombre depuis le début d’année. Transfuge d’Angers, le milieu de terrain a rejoint son club de cœur, l’OM, en janvier dernier. Les cinq premiers mois ne se sont pas déroulés de la meilleure des manières, mais l’intéressé n’a pas baissé les bras. « Mentalement, c’était très dur. Je pense que tout le monde le sait maintenant, Marseille, c’est mon club et peut-être que les émotions, je les ai un peu trop prises sur moi. Maintenant, je les ai mises de côté et c’est à moi de faire mon jeu pour que ça réussisse », appuyait le joueur lors d’un micro tendu après la rencontre face au Racing.

    De son côté, Bruno Genesio ne voulait pas s’attribuer les mérites de ce sursaut : « Peut-être qu’il y a un contexte qui est plus favorable, pour l’instant en tout cas, pour que certains joueurs s’expriment ». Sans vouloir particulièrement cibler une individualité par rapport à une autre, l’entraîneur olympien a accepté de pointer les réussites d’Abdelli durant l’affrontement de la 1re journée. « Chez Himad, ce qui m’a beaucoup plu, c’est son agressivité. On connaît ses qualités techniques, mais ce soir [vendredi], il a aussi montré qu’il était capable de récupérer des ballons et de donner le tempo dans l’agressivité. Je pense qu’au milieu de terrain, c’est très important. »

    « Mon objectif,

    c’est que l’OM gagne »

    Le milieu de terrain de la sélection algérienne a beaucoup cité son coach comme élément ayant apporté de la sérénité. Mais il a également fait preuve de lucidité sur ses débuts marseillais. « Pour ma part, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation. Peut-être que l’étape était importante et que je ne m’en suis peut-être pas rendu compte directement. Et comme je l’ai dit, la préparation m’a fait du bien. Je vais essayer de montrer toutes mes qualités tout au long de la saison », a-t-il simplement raconté.

    Himad Abdelli ne se met pas spécialement d’objectifs durant cette saison, plaçant la réussite de l’équipe avant tout. « Moi, mon objectif, c’est que l’OM gagne. Après, que je marque, que je mette des buts, des passes décisives, ça, je m’en fous un peu, entre guillemets. Moi, si l’OM gagne, ça me va. »

    Il est encore trop tôt pour connaître la nature exacte de ce regain de forme, mais si certains signes ne trompent pas. Dire que cela va se poursuivre jusqu’au printemps prochain est bien trop prématuré, mais ces améliorations de la vie de groupe sont bénéfiques à tous. Même pour les joueurs moins utilisés la saison dernière.

    Contexte plus bénéfique, vrai regain de forme ou simple illusion ? Cette préparation pas comme les autres à l’Olympique de Marseille a permis à certains joueurs de sortir du bois. Mis à la cave ou envoyer en prêt, ils sont nombreux à avoir retrouvé le maillot olympien durant l’été. Himad Abdelli, Angel Gomes, Neal Maupay, Amine Harit, Derek Cornelius, ils ont tous participé à la solide victoire, vendredi dernier, face à Strasbourg (4-0). Qui plus est en étant impactants et en réussite pour les titulaires.

    Himad Abdelli symbolise bien ce début de renouveau d’éléments dans l’ombre depuis le début d’année. Transfuge d’Angers, le milieu de terrain a rejoint son club de cœur, l’OM, en janvier dernier. Les cinq premiers mois ne se sont pas déroulés de la meilleure des manières, mais l’intéressé n’a pas baissé les bras. « Mentalement, c’était très dur. Je pense que tout le monde le sait maintenant, Marseille, c’est mon club et peut-être que les émotions, je les ai un peu trop prises sur moi. Maintenant, je les ai mises de côté et c’est à moi de faire mon jeu pour que ça réussisse », appuyait le joueur lors d’un micro tendu après la rencontre face au Racing.

    De son côté, Bruno Genesio ne voulait pas s’attribuer les mérites de ce sursaut : « Peut-être qu’il y a un contexte qui est plus favorable, pour l’instant en tout cas, pour que certains joueurs s’expriment ». Sans vouloir particulièrement cibler une individualité par rapport à une autre, l’entraîneur olympien a accepté de pointer les réussites d’Abdelli durant l’affrontement de la 1re journée. « Chez Himad, ce qui m’a beaucoup plu, c’est son agressivité. On connaît ses qualités techniques, mais ce soir [vendredi], il a aussi montré qu’il était capable de récupérer des ballons et de donner le tempo dans l’agressivité. Je pense qu’au milieu de terrain, c’est très important. »

    « Mon objectif,

    c’est que l’OM gagne »

    Le milieu de terrain de la sélection algérienne a beaucoup cité son coach comme élément ayant apporté de la sérénité. Mais il a également fait preuve de lucidité sur ses débuts marseillais. « Pour ma part, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation. Peut-être que l’étape était importante et que je ne m’en suis peut-être pas rendu compte directement. Et comme je l’ai dit, la préparation m’a fait du bien. Je vais essayer de montrer toutes mes qualités tout au long de la saison », a-t-il simplement raconté.

    Himad Abdelli ne se met pas spécialement d’objectifs durant cette saison, plaçant la réussite de l’équipe avant tout. « Moi, mon objectif, c’est que l’OM gagne. Après, que je marque, que je mette des buts, des passes décisives, ça, je m’en fous un peu, entre guillemets. Moi, si l’OM gagne, ça me va. »

    Il est encore trop tôt pour connaître la nature exacte de ce regain de forme, mais si certains signes ne trompent pas. Dire que cela va se poursuivre jusqu’au printemps prochain est bien trop prématuré, mais ces améliorations de la vie de groupe sont bénéfiques à tous. Même pour les joueurs moins utilisés la saison dernière.

    Ugo Lamare El Kadmiri vers un contrat pro

    L’information est dans les tuyaux depuis plusieurs jours, le prochain Marseillais à signer son contrat professionnel devrait être Ugo Lamare El Kadmiri. L’attaquant de 19 ans pourrait parapher un bail jusqu’en juin 2029. De nationalités marocaine et suédoise, il devrait cette saison être à la disposition de l’équipe Pro 2.

    Ugo Lamare El Kadmiri a effectué une année 2025-2026 pleine en U19 avec pas moins de 14 buts inscrits en 15 matches. Il a activement participé à l’aventure Youth League des Minots, marquant à deux reprises en six rencontres européennes. L’attaquant a également réalisé trois bouts de matches en Ligue 1, lors de la période Habib Beye.

  • À la Busserade les familles organisent leur départ forcé

    À la Busserade les familles organisent leur départ forcé

    Le vague espoir de gagner un délai permettant d’assurer une rentrée scolaire à leurs enfants, le temps d’une conférence de presse organisée en urgence sur le site le 18 août dernier, s’est totalement évaporé. Alors que ce collectif s’interroge sur une mobilisation à organiser, ce lundi 24 août les familles qui le pouvaient chargeaient leurs affaires sur les camions pour éviter la confrontation avec la police, annoncée mardi matin.

    Beaucoup d’abattement à l’intérieur de l’ancienne caserne du 3e arrondissement dans cet après-midi caniculaire de la fin août. Les hommes ont déjà démonté ce qui pouvait l’être, embarqué le maximum de matériaux pour reconstruire des abris et les appareils indispensables à la cuisine et la lessive. Ils s’apprêtent à réaménager un nouvel espace abandonné de la ville en un lieu viable. Découragé, mais fataliste, un père de quatre enfants explique la situation : « on sait qu’il n’y aura que des places d’hôtel pour les malades et les quatre femmes enceintes. Alors, comme d’habitude, on a tourné un peu partout pour chercher un autre endroit où s’installer ».

    Un terrain a été identifié dans le 10e arrondissement. « Il faudra réinscrire les enfants qui étaient à l’école ici dans de nouvelles écoles, ça va retarder leur rentrée. Mais les assistantes sociales vont nous aider pour ça », se rassure-t-il. Quelques-uns y sont déjà et ont « reçu la visite de la police. Ils ont vérifié nos identités et compté le nombre de personnes », complète un autre homme qui fait une pause à l’ombre d’un des bâtiments après avoir hissé une commode en bois sur un diable.

    Un référé liberté déposé

    « Depuis 16 ans que je mène des actions culturelles avec les enfants de ces familles, c’est la même histoire, on déplace la misère, on n’y apporte pas de solution », déplore Framboise Robert, d’arte Chavalo. Pourtant pour les quelques-unes avec qui un travail d’intégration a été réalisé et suivi, « ça a bien fonctionné ». La Ville de Marseille avait engagé un suivi social de ces familles roms dont les enfants ont été scolarisés dans les écoles de la Belle de Mai depuis deux ans. Un accompagnement mené en coordination avec les services préfectoraux qui devaient assurer leur relogement.

    Sept familles étaient identifiées. « D’autres sont venues s’installer sur le site au fil des mois », témoigne Sétif, riverain de la caserne dont les fenêtres donnent sur la cour. « Le souci, c’est qu’ils faisaient des feux. Je comprends qu’ils vivent d’une activité de ferraille. Mais on n’en pouvait plus d’être intoxiqués et du tapage le soir ». Les services municipaux ont été alertés. « Des efforts ont été faits avec des associations, mais bon, ça a recommencé », regrette le jeune père de famille de ce quartier populaire qui souhaite que « l’État trouve une solution pour ces gens et leurs enfants ».

    Le travail sur l’expérimentation d’un village d’insertion porté par l’ancien préfet délégué à l’égalité des chances, Laurent Carrié, et l’adjointe au maire en charge de la solidarité, Audrey Garino (PCF), a été abandonné par la préfecture. Maitre Adam Borie a déposé ce lundi un référé liberté pour ces familles : « Le concours de la force publique a été accordé sur une décision judiciaire de juillet 2025 et depuis la situation a changé », précise-t-il. Sollicitée, la préfecture n’a pas souhaité communiquer.

  • Le Provençal revient et se réinvente

    Le Provençal revient et se réinvente

    Une 108e édition placée sous le signe de la nouveauté. Cette semaine, du 27 au 30 août, a lieu Le Provençal, tournoi emblématique marseillais. Après un an d’absence, l’épreuve centenaire revient au Parc Borély et sur dix autres sites des 8e, 9e, 10e et 12e arrondissements de la cité phocéenne.

    Une conférence de presse s’est tenue lundi matin à l’hôtel du département, partenaire historique du Provençal. Plusieurs personnalités étaient présentes comme Gérard Poncié, directeur du concours, Joël Cantona, frère d’Eric et coorganisateur, Olivier Biscaye, directeur de la rédaction de La Provence, et le volet politique avec la Ville et le Département, représentés par Romain Pastor, Thierry Santelli et Martine Vassal, la présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

    Plus de ralentissement pour Le Provençal

    Assis au premier rang, l’humoriste Patrick Bosso est désormais ambassadeur à vie de l’événement et parrain de l’édition 2026. Il participera, samedi et dimanche, au trophée des légendes, en compagnie de Basile Boli, Éric Cantona, Jean-Marc Ferreri, Sabri Lamouchi, mais pas Michel Platini, indisponible ce week-end.

    Le premier lancer de bouchon se fera dès 8h30, ce jeudi. Ensuite, deux à trois parties par jour seront jouées avant la phase finale, disputée entre samedi et dimanche. La couverture médiatique sera importante autour du tournoi, comme l’a souligné Eric Breton, journaliste de La Provence et président de l’UJSF local : « Il ne faut pas oublier que ce sont deux journaux qui organisent les deux grands concours marseillais. La Marseillaise comme Le Provençal sont des sources inépuisables d’histoires pour nos lecteurs ».

    « C’est une évidence d’être partenaire, ce sont nos racines. On a bataillé pour maintenir Le Provençal et cette continuité est fondamentale », pointait Martine Vassal. La présidente affirmait déjà que les 109e et 110e éditions étaient dans les cartons. Le Provençal est bel et bien de retour.

  • [C’est l’été] Météo France, l’art de mesurer le climat et la météo

    [C’est l’été] Météo France, l’art de mesurer le climat et la météo

    Cet été, il fait chaud. Beaucoup trop chaud. « Mais c’est tout à fait courant dans le monde dans lequel on va », affirme pourtant, un brin fataliste, Stéphane Roos, directeur adjoint de Météo-France sur la zone sud-est. Car il faut s’y résoudre : « De notre vivant, on ne retrouvera jamais la planète telle qu’elle était. On voit cet été comme exceptionnel par rapport à des références qui, aujourd’hui, n’existent plus. Dans 15-20 ans, il sera tout à fait normal ».

    Cela fait « des dizaines d’années » que l’institution, devenue grande contributrice du GIEC, prévient « d’un réchauffement climatique majeur. On en a la confirmation, et on se rend compte que ça arrive en temps et en heure, même un peu avant. Là, pour l’instant, on est encore dans les scénarios décrits par la TRACC, la trajectoire régionale d’adaptation au changement climatique », appuie Stéphane Roos. Ceux-ci sont utilisés par la France pour produire des politiques d’adaptation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En ligne de mire : +3°C à horizon 2100 au niveau mondial, 4°C en France « et peut-être même +0,8°C de plus sur l’arc méditerranéen », met-il en garde.

    Avec tous les changements globaux que cela induit : « Il ne s’agit pas juste de 3°C en plus : 3,6°C, c’est ce qui nous sépare du mammouth laineux. Il y a 120 000 ans et 60 000 ans, plus des deux tiers de l’hémisphère nord étaient recouverts par 1 à 2 km de glace. Ça a mis 20 000 à 30 000 ans pour se réchauffer ». À l’inverse, 3°C supplémentaires auront pour conséquence une sécheresse accrue des sols : « Ces températures jouent sur l’hydrométrie. De plus, même s’il y a presque toujours autant de pluies, au lieu d’être étalées dans le temps et de recharger les nappes, elles sont concentrées sur des épisodes très courts et dévastateurs, et au lieu de rentrer dans le sol, elles ruissellent vers la mer, ce qui limite la recharge des nappes phréatiques. C’est aggravé par l’évapotranspiration : quand les plantes reçoivent des gouttes d’eau, elles les captent et transpirent parce qu’il fait chaud, les rejetant dans l’atmosphère ».

    « D’une logique d’observation à une logique de prévision »

    Pour établir ces prévisions à long terme, il faut regarder derrière. C’est ce que s’attelle à faire, depuis le Moyen-Âge, la climatologie. « Au XVIIe siècle, on a découvert la pression atmosphérique. Petit à petit, on invente les moyens de mesurer la force du vent, le pluviomètre… On s’est mis à noter de manière de plus en plus rigoureuse, et on s’est servi de ces données pour caler les modèles d’évolution climatique : on les utilise pour ajuster les modèles », explique Stéphane Roos.

    Dans le même temps, il faut aussi avoir un œil sur le temps à venir. C’est le sujet de la météorologie, qui trouve ses racines dans un événement historique : le siège de Sébastopol par les troupes franco-anglaises en 1854. Une violente tempête décime la flotte française en Mer Noire. « Napoléon III charge l’équivalent du ministre de l’Enseignement et de la Recherche de l’époque, l’astronome Urbain Le Verrier, qui relevait les paramètres météo heure par heure, d’essayer d’anticiper les tempêtes », raconte Stéphane Roos. Le Verrier recueille les données de ses confrères européens, notamment la pression atmosphérique et sa tendance. Il observe que la tempête suit un minimum dépressionnaire, et qu’on peut, par ce biais, évaluer sa direction. Le Verrier fut ainsi à l’origine de la Veille météorologique mondiale – un réseau européen mis en place dès 1874 pour passer « d’une logique d’observation à une logique de prévision » – et du Service météorologique français en 1854, ancêtre de Météo-France.

    Depuis, l’observation météo a beaucoup progressé : stations automatiques, satellites, radars, supercalculateurs… « La prévision météo est liée à la modélisation physique, c’est-à-dire traduire en expression mathématique ce qui se passe dans l’atmosphère », synthétise Stéphane Roos. Avec une précision parfaite ? « Non. Par exemple, il est très difficile de prévoir la position exacte de la supercellule orageuse dévastatrice qui va donner 60 mm/heure pendant deux heures », reconnaît-il. Il en va de même pour les prévisions saisonnières : « Il s’agit de tendances basées sur des modèles et des éléments macros comme les masses d’air. On passe de prévisions déterministes (le temps qu’il va faire demain), à de la probabilité ».

    L’histoire de l’institution

    Établissement public fondé en 1855, le Service météorologique français, devenu Météo-France en 1993, a pour mission d’observer et prévoir le temps, étudier le climat, faire progresser les savoirs et fournir des données et services voués, notamment, à assurer la sécurité des biens et des personnes.

  • Notre mer, un océan d’inhumanité

    Notre mer, un océan d’inhumanité

    La Méditerranée n’est plus seulement un immense cimetière de migrants creusé par l’inaction des gouvernements européens, elle est devenue le théâtre d’une violence croissante.

    Il y a un an, l’Ocean Viking, navire de l’association de sauvetage en mer SOS Méditerranée, avait essuyé des tirs de la part de garde-côtes libyens, causant d’importants dégâts matériels et un grave traumatisme pour les personnes à bord. Depuis, l’association dénonce une multiplication des interceptions de plus en plus violentes de personnes en détresse en mer et des « poursuites » de navires de sauvetage jusque dans les eaux internationales par des groupes armés.

    Impunité et indifférence

    Tout cela dans l’impunité s’agissant des garde-côtes libyens et dans une indifférence complice des gouvernements européens. Ceux-là mêmes qui ont fait de la Libye une plaie ouverte dans la rive sud de la Méditerranée où les migrants subissent l’esclavage, les viols et la faim.

    Comment accepter que des mafias paramilitaires se développent dans notre mer commune en instrumentalisant la misère humaine et ses conséquences ?

    Tandis que SOS Méditerranée sonne l’alerte, d’autres violences ont éclaté en Grèce dans des centres de rétention où la police anti-émeute a été envoyée.

    Cette situation est intenable. Pourtant un autre chemin existe : le respect des droits humains, du droit de la mer, des conventions internationales et le codéveloppement pour faire de la Méditerranée un espace de prospérité commune plutôt qu’un océan d’inhumanité.

  • [C’est l’été] Visite nocturne à Marignane

    [C’est l’été] Visite nocturne à Marignane

    La découverte de ce lieu datant du XIVe siècle est guidée par Michel Méténier, professeur d’histoire, conférencier et écrivain. Vous pourrez voir les détails architecturaux éclairés à la bougie dans les pièces d’apparat. La visite sera émaillée de saynètes inédites. À la fin, un verre de l’amitié est offert. L’office de tourisme distribue les petites lanternes.

    G.C.

    Tarif de 10 euros, 5 euros pour les moins de 12 ans

  • [C’est l’été] Derniers voyages dans l’espace de l’été

    [C’est l’été] Derniers voyages dans l’espace de l’été

    Accompagnés d’écureuils astronautes ou de vrais médiateurs scientifiques, cette semaine, les astres de notre système solaire révèlent leurs secrets aux plus jeunes. Du lundi au vendredi, l’association Andromède propose deux séances commentées par jour : à 14h et 16h. Au programme, des projections et spectacles adressés aux enfants à partir de 5 ans, suivis de présentations des astres par les astronomes et selon la météo, d’observations commentées du ciel et du Soleil.

    Lundi 24 août, toute la famille est invitée à découvrir la Voie lactée à travers le spectacle « La petite étoile sans nom ». Pour les passionnés d’histoire, le film « Voyager » sera projeté directement sur la voûte du planétarium mercredi. Il retracera la mission spatiale de 1977. Puis dès 16h, petits et grands partiront en quête de la planète idéale aux côtés de Nino et Lili, les écureuils astronautes du film « Noisette ». Pour finir la journée, direction l’exposition « Les couleurs dans l’univers » et le télescope de Foucault. Le dernier temps fort de l’été se déroulera au planétarium mardi 25 août, de 21h à 23h, pour une soirée d’observation au télescope de Vénus et de la Lune.

    Andréa Goyard-de Castro