Tag: Avignon

  • [Sénatoriales] En Vaucluse, des listes encore en salle d’attente

    [Sénatoriales] En Vaucluse, des listes encore en salle d’attente

    Les 318 grands électeurs vauclusiens seront fixés vendredi, 18h, dernier délai, sur l’offre complète des candidatures aux sénatoriales du 27 septembre. À ce stade, six listes ont fait part de leur intention de concourir, même si toutes ne sont pas encore passées en préfecture ce lundi. Parmi les trois sénateurs sortants, deux repartent et ont officialisé leur liste : Jean-Baptiste Blanc (LR), qui sera notamment secondé par la présidente du Département Dominique Santoni. Le second parlementaire, Lucien Stanzione (PS), doit déposer sa liste jeudi et la présentera vendredi à la presse. La conseillère départementale Sophie Rigaut (PS) l’accompagnera, suivi du maire de Velleron, Philippe Armengol.

    Toujours à gauche, la France insoumise concourra pour la première fois, sous la bannière Vaucluse en commun. La liste a été déposée ce lundi par Julien Gautier, élu d’opposition à la Tour d’Aigues. Sur les cinq candidats, quatre autres sont aussi élus : Mathilde Louvain et Oukacha Rtili (Avignon) et Yvonne Charra (Valréas). De l’autre côté de l’échiquier, le RN convoite son premier poste de sénateur en Vaucluse par le biais de Thierry D’Aigremont, son délégué départemental. À noter la candidature en 2e place de la députée Catherine Rimbert et en 4e d’Audrey Piazza, non encartée et ex-présidente des Jeunes agriculteurs.

    Le centre droit n’est pas en reste non plus. Poussée par le maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD), Anaïs Hausmann doit déposer sa liste mercredi, la veille du lancement du mouvement Le bon sens des territoires. Aucun nom ne fuite jusque-là, à tel point que des bruits courent d’un renoncement, balayé par l’entourage de la candidate. « Avec discrétion », Sylvie Viala, présidente du Modem 84, est aussi en lice. « J’ai rendez-vous mercredi matin en préfecture pour déposer ma liste », soutient la conseillère régionale qui divulguera ses colistiers à ce moment-là. Une élection dont se passera finalement Malika Di Fraja, ex-présidente de Renaissance 84. Après avoir officialisé sa candidature début mai, elle a renoncé vendredi soir dans un communiqué. Elle évoque un « choix de responsabilité face à la montée des extrêmes [RN et LFI à ses yeux] ». Un temps impliqué, Adrien Morenas n’ira pas non plus. L’ex-député macroniste, qui plaidait pour l’union du centre, regrette « les cavaliers seuls qui diluent les voix et ne crée pas une offre cohérente ».

  • Grand -Avignon : le festival « bien bon » veut valoriser la production locale, de la terre à l’assiette

    Grand -Avignon : le festival « bien bon » veut valoriser la production locale, de la terre à l’assiette

    Fort de son succès avec pas moins de 18 000 participants l’an dernier, le festival culinaire « Bien Bon » revient pour une quatrième édition du samedi 12 au 18 septembre « pour faire rayonner le territoire à travers ses producteurs, ses chefs, ses artisans et ses lieux d’exception », clame dans un communiqué de presse le Grand Avignon, organisateur de l’évènement.

    Fort d’un patrimoine agricole historique autour de la Cité des Papes, Bien Bon « a pour ambition de valoriser une alimentation produite selon les règles d’une agriculture vertueuse et de mettre en avant les producteurs et talents locaux », poursuit la collectivité. Pour cette année, plus de 200 acteurs de la filière agroalimentaire, entre chefs de restaurants gastronomiques ou non, producteurs, artisans, vignerons, seront de la partie.

    Repenser l’alimentation

    Avec au programme une belle diversité d’évènements. On peut par exemple noter, pour les courageux sous cette chaleur, la raclette géante du samedi 12 septembre à Vedène ou encore l’incontournable Défi Foodtrucks le lundi 14 à Villeneuve. Et pour la première fois, une conférence-débat est aussi organisée le mercredi 16 à 18h à Avignon. Intitulée « 2050 : Repenser notre alimentation du sol à l’assiette », il y sera présenté « des scénarios prospectifs permettant de concilier agriculture durable, santé des consommateurs, préservation de l’environnement et justice sociale ».

    Détails et réservations sur grandavignonbienbon.fr

  • Avec Avenio Aeterna, Avignon lance son fonds de dotation et cherche des mécènes

    Avec Avenio Aeterna, Avignon lance son fonds de dotation et cherche des mécènes

    Le 28 août dernier, lors d’un point presse de rentrée, le maire Olivier Galzi (DVD) évoque un nouveau levier pour trouver de l’argent et « nous aider à faire briller Avignon et à la rendre plus attractive ». Le dispositif en question, un fonds de dotation baptisé Avenio Aeterna, soit « Avignon l’éternelle » dans son acception latine. Un dispositif que l’édile a bien en tête puisque la veille, il réunissait les membres fondateurs lors d’une visio conférence de constitution.

    Un document pédagogique de 15 pages, que La Marseillaise a pu consulter, a été présenté. Avec le cadre juridique mais aussi la gouvernance prévue de 9 administrateurs (3 représentants de la Ville, 3 personnalités qualifiées dans les domaines de l’objet du fonds de dotation et 3 représentants des mécènes privés). « Une gestion désintéressée mais contrôlée, toute l’action du fonds de dotation est tournée exclusivement vers l’intérêt général, chaque euro versé par ses fondateurs et mécènes finance directement les projets qui font rayonner la ville », peut-on lire. Les donateurs, qu’ils soient des particuliers ou des entreprises ont ainsi droit à « une déduction fiscale intéressante ». Soit 60% du don. Par exemple, pour 100 000 euros versés, le coût réel pour l’entreprise sera de 40 000 euros.

    « Je fais le pari qu’il existe suffisamment d’entrepreneurs et de personnes qui ont la possibilité de faire des dons et du mécénat dans le Vaucluse », veut croire Olivier Galzi, citant les communes de Bordeaux ou Marseille [destiné à des actions sociales] qui ont créé ce genre de fond. Une forme d’investissement du privé, qui permet « d’amener de l’argent sur les projets de la ville, mais qui ne coûte pas aux contribuables », souligne le maire. Ou bien alors indirectement en bout de course avec moins d’impôts collectés. Le fond invite ainsi à « investir dans la pérennité d’Avignon : transmettre son patrimoine et sa culture aux générations futures ».

    Du privé pour végétaliser les cours ?

    « Cela ne résoudra pas tout, mais ça peut être un levier qui aujourd’hui n’a pas été activé », projette le premier magistrat, citant comme projet le plus à même d’être soutenu, celui du Louvre Avignon au musée du Petit palais. Le document de présentation cible quatre priorités : le patrimoine culturel, la végétalisation – l’occasion peut-être de trouver des mécènes pour refinancer la végétalisation de cours d’écoles -, la culture vivante et l’accompagnement des projets sportifs locaux.

    Avenio Aeterna doit désormais faire l’objet d’une délibération en conseil municipal. La Ville espère pouvoir l’inscrire à l’ordre du jour de la prochaine séance le 28 septembre. Suivront ensuite la signature des statuts, la désignation des 10 administrateurs avant déclaration en préfecture et au journal officiel.

  • À Carpentras, un arrêté « anti-mendicité » passé dans l’ombre

    À Carpentras, un arrêté « anti-mendicité » passé dans l’ombre

    Alors qu’à Avignon, l’arrêté « anti-mendicité » acté discrètement par le maire Olivier Galzi (DVD), fin août, avait finalement fait grand bruit avec des recours déposés contre sa mise en place, une décision similaire est passée entre les mailles du filet à Carpentras. En effet, dès le 8 avril, le maire Hervé de Lépinau (RN) a pris un arrêté qui poursuit « les troubles à l’ordre public et à la salubrité publique, provoqués notamment par les actions de mendicité et les comportements liés à la consommation abusive d’alcool ».

    Périmètre défini

    Sont interdits précisément « la consommation de boissons alcoolisées lorsqu’elle est de nature à provoquer des rixes, du bruit ou du tumulte », le « maintien prolongé, en position assise ou allongée, de personnes ou d’animaux qui gênent le libre passage des piétons ou perturbent l’ordre public », mais aussi « les quêtes d’argent faites de manière agressive aux terrasses de cafés, sur les parvis d’église, parvis de la gare SNCF, parcs, jardins publics et aux feux tricolores ». Le tout du 8 avril au mercredi 30 septembre inclus. L’arrêté s’applique aux voies, places, parcs, jardins et lieux publics de Carpentras « compris dans le périmètre délimité par les boulevards de ceinture », précise l’arrêté.

    Contactée par La Marseillaise, la municipalité carpentrassienne n’a pas répondu à temps à nos sollicitations pour que sa réponse puisse figurer dans cet article. Toutefois, l’arrêté expose plusieurs motivations, parmi lesquelles « assurer la sûreté et la commodité de passage sur les voies publiques », « garantir la quiétude des personnes fréquentant les jardins et parcs publics ainsi que les chalands » ou encore de « prévenir et faire cesser les troubles de voisinage, les bruits et les tapages, de prescrire toutes les mesures utiles, nécessaires au maintien du bon ordre ».

    Recours impossible

    Un arrêté évoqué dans la tribune libre du magazine de la Ville, en début d’été, par la conseillère d’opposition Pauline Cittadini (Parti Animaliste), du groupe « Ensemble, fiers de Carpentras », issue de liste du maire sortant Serge Andrieu, qui a depuis démissionné du conseil municipal. Le délai de recours étant de deux mois à compter de la publication du document, il était déjà trop tard pour engager une procédure. Ce que l’élue d’opposition regrette amèrement : « Il concerne quasiment tout le centre-ville, petites rues incluses. Donc, le principe de proportionnalité n’y est pas pour moi. Mais je suis tombée dessus trop tard. »

    Contactée, la section locale de la Ligue des droits de l’Homme assure qu’un recours sera déposé en cas de prolongation de l’arrêté.

    La confidentialité des courriers interroge

    Des inquiétudes ont également été soulevées par des élus d’opposition, à Carpentras, concernant l’apparition, dans un formulaire, d’une case demandant l’autorisation pour la municipalité d’ouvrir les courriers des conseillers municipaux. Des soupçons de manœuvre quelque peu fourbe qui ont fait tiquer. « J’ai bien refusé pour ma part. Il paraît que c’est normal, mais c’était tout de même bizarre », confie l’opposante Pauline Cittadini (Parti Animaliste). Mais cela semble en réalité émaner plutôt d’une très forte inspiration du premier résultat d’une recherche web, quand on tape « formulaire de collecte des données des élus ». En effet, sur cette page du site de partage de documents Scribd figuraient également ces fameuses cases et demandes. Contactée, la municipalité de la capitale du Comtat Venaissin n’a pas répondu à nos demandes.

    M.S.

  • Les vêtements inclusifs Almé Paris placés en redressement judiciaire

    Les vêtements inclusifs Almé Paris placés en redressement judiciaire

    Triste passage d’une première décennie. Dix ans après avoir été fondée à Avignon – même si elle a commencé à être vraiment active en 2018 – la marque Almé Paris a été placée en redressement judiciaire par le tribunal des affaires économiques d’Avignon. Une décision prise pour 6 mois depuis le 28 mai dernier, suite à une cessation de paiements déclarée le 1er mai. Comme pour beaucoup d’enseignes de vêtements, la crise n’épargne pas non plus le secteur en ligne et un peu plus ciblé, porté ici sur l’univers inclusif allant jusqu’à la taille 54.

    Dans un communiqué, cité par le site spécialisé fashionnetwork.com, Almé Paris met un avant un « contexte particulièrement exigeant pour les acteurs de la mode digitale » et souligne « avoir été confrontée à la hausse des coûts d’acquisition, à l’évolution des habitudes de consommation et à la nécessité d’adapter un modèle construit dans un environnement très différent de celui de sa création ». D’après Almé, « cette phase de redressement constitue l’opportunité de repenser son modèle économique », persuadée d’être sur un marché porteur – en effet, 40% de la population féminine dépasse le 42 – et assure avoir des « perspectives » (comme l’intelligence artificielle pour anticiper la demande) pour sortir de l’ornière.

    Essentiellement présente en ligne, Almé Paris a ouvert il y a 3 ans un showroom à Avignon, rue Raspail. À cette époque, la marque venait de réaliser une levée de fonds de 5 millions d’euros (notre édition du 6 décembre 2023) devant notamment permettre l’embauche d’une vingtaine de salariés et l’ouverture d’un autre showroom à Paris. Si un salon a bien été ouvert dans la capitale, la viabilité économique peine à être trouvée puisque les derniers comptes sociaux à fin 2024 présentaient un déficit de 2,4 millions d’euros. Mais ce redressement judiciaire n’interrompt pas l’activité de l’entreprise, qui continue à vendre et alimenter sa garde-robe.

    Une fondatrice devenue élue à Avignon

    « Nous voulions créer une marque sympa, avec le code des autres, mais avec des tailles supérieures au 44. L’objectif n’est pas de créer des vêtements qui cachent mais qui mettent en valeur nos clientes et donnent confiance », faisait valoir dans nos colonnes en décembre 2023, Emmanuelle Sokolowski-Szerer, fondatrice et présidente d’Almé Paris. Depuis, la cheffe d’entreprise a, en parallèle, fait son entrée en politique en étant élue en mars comme conseillère municipale déléguée à l’entrepreneuriat, à l’égalité et à la lutte contre les discriminations au sein de la majorité d’Olivier Galzi (DVD). Elle copréside aussi le cercle Femmes de territoire, aux côtés d’Anaïs Hausmann, qui a reçu il y a une semaine la visite de la ministre Aurore Bergé.

  • À Avignon, les assos rattrapées par le lasso des finances municipales

    À Avignon, les assos rattrapées par le lasso des finances municipales

    Tout ne sera plus gratuit à Avignon », prévenait il y a une semaine le maire Olivier Galzi (DVD) pour préparer les esprits à la cure de rigueur des finances municipales. Ce dimanche, il invite pourtant la population à un « rendez-vous gratuit et incontournable de la rentrée », le forum des associations. Quelque 310 structures sont attendues sur la Barthelasse, entre les allées Roig, la Maison du parc et le centre de loisirs, de 10h30 à 18h.

    « Soutenir cette dynamique constitue une priorité pour la nouvelle municipalité : celle d’une ville qui accompagne ses forces vives, encourage les initiatives », appuie la Ville. De quoi certainement faire s’étrangler ou rire jaune bon nombre d’associations qui, en juin dernier en conseil municipal, ont vu leurs subventions être rabotées. Le maire estime que l’ex-majorité Helle (PS) a été trop généreuse, consacrant 10 millions d’euros par an. Précisons que sur quelque 2 000 associations au total, seules un peu plus de 10% sont subventionnées, la majorité d’entre elles ne demandant pas de subsides. Sans compter l’aide matérielle avec le prêt de locaux, estimés à 4 millions d’euros. Là aussi, la municipalité envisage de revoir la politique tarifaire et de réclamer une participation financière au cas par cas.

    Des « clés pour diversifier vos finances »

    « On aime les associations mais on ne peut pas donner de l’argent qu’on n’a pas, si ce n’est pas -10% aujourd’hui, dans deux ans ce sera -100% pour tout le monde », se justifiait Olivier Galzi lors du conseil municipal de juin. Ce dimanche au forum, on ne retrouvera plus l’Avignon volley-ball (AVB), club liquidé en juillet après plus de 60 ans d’existence dont la moitié passée dans des divisions professionnelles. En difficulté, le club avait vu en juin la Ville refuser de verser la seconde partie de la subvention annuelle, soit 115 000 euros. Depuis, un nouveau club Avignon volley Provence s’est constitué et sera présent au forum.

    Fin juin, Laurent Rochut, adjoint au spectacle vivant, avançait une baisse moyenne de 10% de subventions, mais avec des disparités, certaines étant plus amputées que d’autres, quand des associations, à l’inverse, étaient davantage subventionnées comme le Frames festival. Dans l’opposition, Anne Gagniard (PS) et Rémy Blanc (PCF) avaient fustigé la brutalité de ces décisions et l’absence de critères. « On l’a appris par voie de presse et nous n’avons toujours pas d’explications », déplore Julie Charrier, directrice du Parcours de l’art, festival d’art contemporain dont la 32e édition se tient du 16 au 25 octobre. L’association sera bien présente au forum malgré une subvention amputée de 7 000 euros, tombée à 15 000 euros. « Sur notre stand, on relaiera un appel à soutien avec une cagnotte », expose Julie Charrier, très inquiète sur la pérennité de ce festival considéré comme le second d’Avignon , « qui reçoit des scolaires et se déroule ensuite pendant les vacances permettant d’en faire un événement d’attractivité touristique ». Un rendez-vous avec Violeta Lukic, adjointe à l’industrie culturelle, est normalement prévu le 15 septembre « pour trouver des solutions face à cette sanction ». Et de faire remarquer que le Département a, lui, fait passer sa subvention de 5 000 à 7 000 euros.

    Preuve supplémentaire que les associations vont devoir se serrer la ceinture et rivaliser de débrouillardise, le forum organise l’après-midi une agora intitulée : « Et si on parlait budget et com’ sans s’ennuyer ? ». L’Aprova 84 (association de promotion de la vie associative de Vaucluse) animera ce rendez-vous pour « résoudre vos problèmes de communication » et livrer « des clés pour diversifier vos finances ».

  • Samir Allel accuse Olivier Galzi d’ostraciser les quartiers populaires

    Samir Allel accuse Olivier Galzi d’ostraciser les quartiers populaires

    Le soir de sa victoire au second tour, Olivier Galzi (DVD) promettait d’être « le maire de tous les Avignonnais », un précepte accentué une semaine plus tard lors de son discours d’installation : « L’avenir d’Avignon passera par les ponts que nous saurons créer entre ses neuf quartiers, par-delà les remparts ».

    Cinq mois plus tard, Samir Allel dresse un constat inverse. Ce jeudi, le conseiller départemental écologiste tenait un point presse de rentrée, ciblé sur le premier bilan du maire dans le canton d’Avignon 1, où il est élu et qui englobe les quartiers sud et ouest (30 000 habitants).

    Un territoire qui concentre 80% des quartiers prioritaires de la ville, désormais ostracisés par la nouvelle municipalité aux yeux de Samir Allel. « Ces quartiers ne l’intéressent pas, il y a du mépris vis-à-vis de la population en déshérence, hors de question que les habitants soient considérés comme des sous-citoyens », estime le conseiller départemental qui, en tant qu’opposant, arrive malgré tout à être entendu, « comme sur la réhabilitation du collège Roumanille », alors qu’en mairie « l’opposition est méprisée ». « Olivier Galzi est sur un triptyque sécurité, propreté, centre-ville, tout le reste est superfétatoire », juge l’élu écologiste, qui était candidat aux municipales sur la liste de David Fournier (PS).

    Tout en reconnaissant être « en campagne permanente », Samir Allel incite le maire à déployer son action partout. « Certes, je n’en voyais pas beaucoup avant, mais depuis qu’il est élu, je n’ai jamais vu de policiers municipaux à pied dans mon canton », pointe-t-il. Même sentiment sur la propreté, « où mes interventions sur les dépôts sauvages en ceinture verte n’ont pas de réponses ». « Les quartiers ont besoin de solidarité et sont les premiers victimes de la canicule, où il a fait jusqu’à 50 degrés dans certains appartements ». En cette période de rentrée, « le maire ne peut balayer la suspension de la végétalisation des cours d’écoles d’un revers de main financier, c’est un choix politique », considère Samir Allel.

    De manière plus générale, le conseiller départemental dépeint une majorité quelque peu hors sol « avec bon nombre d’adjoints qui ne vivent pas à Avignon et un maire qui fait des choix de communication pour lui et non pour la Ville ».

  • Avignon cesse de financer l’aide à l’apprentissage de la lecture

    Avignon cesse de financer l’aide à l’apprentissage de la lecture

    Devant une centaine d’élèves de l’école des Grands Cyprès, à l’occasion de la rentrée, le maire (DVD) Olivier Galzi se réjouissait de la chorale qui chantait « Je veux apprendre ! ». Mais en parallèle, la municipalité de la Cité des Papes a décidé de ne pas reconduire un financement qui permettait aux écoliers en CP qui sont en difficulté d’apprentissage d’avoir des aides en lecture et en écriture dans les quartiers prioritaires de la ville.

    Le dispositif « Coup de pouce » était piloté par la Ligue de l’Enseignement mais financé par la mairie à hauteur d’un peu plus de 56 310 euros pour l’année scolaire 2025-2026. Organisés sous forme de clubs, ces moments permettaient à 55 enfants, dispatchés en 11 groupes de 5, d’avoir trois séances d’une heure et demie par semaine. La plupart des directeurs d’école en auraient été informés ce lundi. Contactée par La Marseillaise, la Ville d’Avignon explique que la décision « s’inscrit dans un contexte d’évolution des politiques publiques de soutien aux apprentissages fondamentaux » avec notamment « un retrait progressif des financements ». Et explique que l’an dernier, alors qu’elle amenait plus de 50 000 euros, l’État n’en amenait que 4 000. « La Ville a considéré qu’elle ne pouvait plus porter seule une action qui reposait historiquement sur une logique de coconstruction et de cofinancement entre plusieurs partenaires », poursuit-elle. Tout en assurant qu’elle « continuera ainsi d’agir concrètement pour favoriser le goût de la lecture, l’accès à la culture au bénéfice des jeunes Avignonnais ».

    Lutte contre les inégalités

    Contactée, la Ligue de l’Enseignement confirme mais ne souhaite pour l’heure pas commenter cette décision dont elle a été informée pendant l’été. Le contrat d’une dizaine d’animatrices en périscolaire dédiées à ces temps n’a donc pas été prolongé d’après les premiers échos.

    « Le dispositif permettait de lutter contre les inégalités scolaires. C’est hyper important, d’autant plus que les difficultés scolaires sont souvent liées aux difficultés sociales que l’on rencontre dans ces quartiers », regrette de son côté Nicolas Flavier, secrétaire départemental FSU-Snuipp. « Encore une double peine pour les enfants des quartiers populaires. Maîtriser la lecture en CP, c’est primordial pour la suite », souffle Khalid El Yousoufi, conseiller municipal (LFI) et enseignant à l’école des Grands Cyprès qui est concernée par cet arrêt.

  • La mairie d’Avignon s’oppose à la fermeture des bureaux de poste

    La mairie d’Avignon s’oppose à la fermeture des bureaux de poste

    La municipalité d’Avignon ne veut pas voir fermer les bureaux de poste de la place Pie et du quartier Saint-Jean.

    Contactée par La Marseillaise, la Ville confirme militer pour le maintien de ces lieux qui « font partie des services nécessaires aux Avignonnais ». Un courrier a été adressé au groupe en ce début de semaine pour demander des explications à La Poste. Tandis qu’un rendez-vous avec le syndicat Sud PTT devrait être organisé sur la question.

    Le groupe avançait de son côté comme arguments de « nouveaux usages des clients », une « baisse du volume du courrier envoyé » et une « digitalisation des opérations postales et bancaires » entraînent une « une diminution de la fréquentation des bureaux de poste ».

    Services publics et Sénat

    Une situation qui entraîne des réactions jusqu’aux candidats aux sénatoriales. Cette fois, alors que le sénateur Lucien Stanzione (PS) s’était dressé contre la fermeture du bureau de Saint-Ruf, c’est la liste insoumise qui s’insurge. « Ce n’est pas une fatalité, c’est le résultat de choix politiques et budgétaires dont les sénateurs sortants doivent répondre », avancent les membres dans un communiqué de presse. Sont évoqués divers votes, notamment celui d’une Charte constitutionnelle des services publics en 2024. Mais aucun des sénateurs n’a voté pour en Vaucluse.

    « On ne peut pas prétendre “défendre les territoires”, puis, à Paris, voter contre les garanties de financement et de proximité des services publics ou laisser passer les budgets qui les fragilisent ! », concluent-ils.

  • Avignon : LFI veut remplir les trousses

    Avignon : LFI veut remplir les trousses

    Sur une table de la permanence parlementaire du député (LFI) Raphaël Arnault, avenue Saint-Ruf à Avignon, quelques dizaines de stylos, cahiers, trousses et autres fournitures scolaires. Le résultat du début d’une collecte organisée par la section locale des Insoumis, ce mercredi 2 septembre.Une opération qui se poursuit également ce jeudi 3 septembre de 17h à 19h. Le tout sera ensuite offert au Secours Populaire, qui s’occupera de la redistribution aux familles démunies.

    Un événement qui se tient quelques jours après la décision de la municipalité de supprimer les kits de rentrée scolaire pour des raisons financières. 8 000 élèves de primaires et maternelles recevaient gratuitement plusieurs éléments essentiels. « Hier, il y avait des enfants qui n’avaient pas de trousses », déplore Khalid El Yousoufi, conseiller municipal d’opposition et professeur à l’école des Grands-Cyprès. S’il concède que le dispositif « n’était pas parfait », il estime qu’il aurait pu être plus efficace « s’il y avait une concertation avec les enseignants » et que si 20% de ces fournitures n’étaient pas toutes distribuées, c’est entre autres à cause d’une mauvaise communication.

    « C’était une aide qui n’était pas négligeable quand on sait que ça coûte facilement plusieurs dizaines d’euros par enfant. C’est toujours les mêmes qui en pâtissent », poursuit-il. Avant de cibler le premier édile Olivier Galzi, estimant que le « sans étiquette » prôné par l’ancien journaliste ne tient plus avec des inspirations « de plus en plus à droite ».