Tag: Avignon

  • La fête foraine s’installe à Avignon ce samedi

    La fête foraine s’installe à Avignon ce samedi

    La fête foraine ouvre ce samedi 14 février, de 14 heures à 23 heures. Elle restera ouverte tous les jours jusqu’au dimanche 15 mars. On y retrouve de nombreuses attractions à sensations et des stands de restauration. Parking gratuit possible à l’île Piot, avec navette gratuite. Les trois dates de feux d’artifice ont cependant dû être annulées « pour des raisons techniques liées à la navigation fluviale sur le Rhône », précisent les organisateurs sur leur page Facebook. Plus d’informations sur lunapark-avignon.fr.

  • Pour Olivier Faure, « Avignon doit être un rempart à l’extrême droite »

    Pour Olivier Faure, « Avignon doit être un rempart à l’extrême droite »

    Si depuis septembre, David Fournier (PS) accumule les soutiens de différents partis de gauche – dont le PRG dernier en date, lire ci-contre – l’adjoint au maire sortant était en famille, ce jeudi soir, lors d’une réunion publique à la salle Saint-Jean. Sa maman et ex-députée Michèle Fournier-Armand était là, mais c’est surtout sa famille politique qui était à l’honneur. Olivier Faure, premier secrétaire national du PS, était là, tout comme le premier fédéral Lucien Stanzione, et Cécile Helle. Une première publique pour la maire socialiste depuis qu’elle a officialisé son soutien à David Fournier.

    « Cela n’a pas été simple, mais celui qui a insufflé la dynamique de rassemblement au sein de la majorité et au-delà, c’est David, redit-elle. Il a les qualités pour être un leader et animateur. » « Il ne sera pas un Jupiter local et vous consultera », loue Olivier Faure. Proximité, humanisme, autant de qualités louées envers David Fournier. Face notamment aux autres candidats qui ne seraient pas assez Avignonnais, comme Olivier Galzi « inscrit sur les listes électorales depuis septembre », pique le candidat. « Avignon ne peut pas être un lieu de one man show, on ne s’improvise jamais maire, il faut avoir cette capacité à ressentir les gens parce qu’il connaît votre quartier », analyse Olivier Faure. « David connaît Avignon comme sa poche, c’est une qualité essentielle que de vivre dans la ville dans laquelle on se présente et que l’on peut mesurer charnellement », embraye Cécile Helle.

    « Avignon mérite mieux que l’extrême droite et des aventuriers de la politique », poursuit David Fournier, qui a redécliné quelques axes de son programme, car « rien n’est gagné d’avance », prévient Lucien Stanzione. Dans une campagne, se prétendre le plus local ne fait pas un projet, Cécile Helle appelant à « être dans la continuité ». La maire souhaite entendre les prétendants sur « l’école, la jeunesse » et le devenir de ses mesures comme la gratuité du périscolaire, la baisse des tarifs de la cantine ou l’accès au sport et à la culture. « Nous sommes fiers d’avoir mené une politique de gauche qui n’a laissé personne au bord du chemin », défend-elle.

    Après avoir salué « l’élégance » de Cécile Helle qui « a fait le choix de transmettre plutôt que de mourir sur scène », Olivier Faure insiste aussi sur les différences entre gauche et droite, voire extrême droite. « Si Avignon bascule, ce serait un symbole délétère pour le reste du pays, vous êtes une ville de remparts, soyez un rempart face à l’extrême droite », implore le patron des socialistes, présent encore ce vendredi à Avignon.

    Le PRG en ultime soutien

    C’est « le dernier ralliement », annonce David Fournier (PS) ce jeudi : le parti radical de gauche (PRG) de son président vauclusien, Pierre Maurel, « qui sera adjoint », précise David Fournier. Il voit dans cet appui, « plus qu’un représentant d’un parti, une caution morale ». Un soutien en forme de pied de nez final aux adjoints sortants et ex-prétendants, Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention), qui se sont retirés de la course, sans intention de vote. « À partir du moment où Joël a abandonné, il fallait poursuivre le rassemblement, seule la gauche républicaine peut permettre d’éviter le RN et la droite dure », justifie Pierre Maurel. Qui écarte toutefois tout rapprochement avec LFI au second tour. « C’est une ligne rouge, mais d’abord pensons au 1er tour », enjoint Pierre Maurel, candidat aux municipales en 2008 et 2014 sur des listes Modem-centre droit. « Cessons de faire de la politique-fiction, on discutera de manière collégiale », martèle David Fournier.

  • Les candidats devant les entrepreneurs d’Avignon

    Les candidats devant les entrepreneurs d’Avignon

    D’un côté, les deux candidats restants à gauche, David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI) ; de l’autre, la candidate du Rassemblement national, Anne-Sophie Rigault, avec à ses côtés un membre de son équipe de campagne. Et au milieu, les présidents de Vaucluse du Medef, Roland Paul, de la CPME, Bernard Vergier, et Nordine Saihi du côté de l’U2P, en tant qu’animateurs d’un débat sur l’économie locale ce mardi 10 février.

    L’occasion pour chacun de rappeler les grandes lignes de leur programme. Comme « ramener de la concertation autour du plan Faubourg » ou encore « développer l’offre fluviale » et « la gratuité des transports » pour la candidate insoumise. Ou, pour David Fournier, évoquer la construction de parkings relais. Tout en se rejoignant sur certains points, comme le prolongement du tram vers l’Agroparc, par exemple. Questionnée plus tard sur « la sécurité pour les commerçants », Mathilde Louvain s’oppose au « tout répressif » et prône « la mise à l’abri et le suivi psychologique ». Tandis que David Fournier évoque un renforcement de la présence policière ou encore « la sécurisation des accès aux transports en commun ».

    À noter les absences d’Olivier Galzi (DVD), visiblement réfractaire aux débats, qui a refusé de participer malgré un sujet qui semblait lui convenir et qui se targue, sur ses réseaux sociaux, d’avoir rencontré les représentants du Medef la veille, et de Stéphan Fiori (DVD), qui organisait dans le même temps la présentation de sa liste (voir ci-dessus). Et si la consigne du soir était de « ne pas s’attaquer », le débat avait parfois des allures de séance municipale. La candidate d’extrême droite critiquant systématiquement les actions de la municipalité actuelle, tandis que l’actuel adjoint s’efforçait de défendre le bilan de Cécile Helle.

  • À Avignon, Stéphan Fiori brandit l’inexpérience comme atout

    À Avignon, Stéphan Fiori brandit l’inexpérience comme atout

    Après avoir, fin septembre, lancé sa candidature, puis, début décembre, présenté son programme, Stéphan Fiori (DVD) tenait, mardi soir, son 3e grand rendez-vous de campagne. Le candidat chef d’entreprise dévoilait, à Montfavet, ses 52 colistiers. Éphémère encarté LR et ayant contribué à lancer le mouvement Avignon passion, soutien désormais d’Olivier Galzi, Stéphan Fiori érige l’inexpérience politique en argument électoral. « Vous avez l’impression que la ville est bien gérée aujourd’hui avec des personnes expérimentées ? », grince-t-il, à la sortie de scène, devant la presse.

    « Un élu donne une impulsion, une vision, une volonté politique, la Ville a des administratifs, elle est organisée et tourne sans élu », estime-t-il, précisant qu’à « ce jour personne n’est encarté et n’a jamais été élu au conseil municipal ». Dans l’assistance pourtant, un élu actuel, Michel Bissière (DVD), en observateur, lui qui sera candidat nulle part (notre édition de mardi). Pierre Bories, époux de la maire LR de Villeneuve-lès-Avignon, sera 15e de liste et a longtemps été encarté à droite, étant candidat suppléant lors des dernières législatives.

    Stéphan Fiori parle de « droiture, compétence et audace, fini les arrangements entre amis et les projets pensés pour les intérêts particuliers ». À l’entendre, si on est élu et membre d’un parti, on n’est plus dans « la vraie vie ». La vraie vie du candidat est quand même très pro business, avec près d’une dizaine de commerçants, mais aussi quelques « collaborateurs » du cabinet d’assurances de Stéphan Fiori ou même des proches, « mon témoin de mariage », « la meilleure amie de ma femme ». « Toutes les catégories socio professionnelles sont représentées avec aussi des retraités, fonctionnaire, étudiants ou demandeurs d’emplois », assure le candidat, qui revendique 7 jeunes de moins de 27 ans.

    « La campagne aurait été plus simple financièrement avec l’appui d’un parti politique mais nos idées auraient été noyées par le dogme et les injonctions », fustige-t-il. « On ne joue pas notre carrière politique, quoi qu’il arrive, le 23 mars on ira travailler », projette Émilie Desmarest, désignée pour être première adjointe, à la tête avec son mari chef étoilé de trois restaurants. « En tant qu’entrepreneur, je me suis organisé avec mes associés et ma fille qui entre dans la structure, pour être maire à plein temps », promet Stéphan Fiori, qui récuse toute alliance au second tour. Compliqué quand son allié le plus naturel, Olivier Galzi, le qualifie de « vendeur de rêve venu de Rognonas ».

    Camping-car de campagne : la préfecture recadre

    Fin janvier, Stéphan Fiori lançait sa permanence mobile, un camping-car à son effigie pour sillonner la ville. Une initiative qui a fait le buzz, à la grande satisfaction du candidat. Or cet affichage électoral est soumis à des règles strictes. La jurisprudence interdit cette publicité mobile avec visage et nom du candidat. Selon nos informations, confirmées par la préfecture, les services de l’État ont adressé un courrier postal au candidat il y a une semaine pour lui rappeler les dispositions du code électoral en la matière. « En toute transparence, je n’ai rien reçu et j’ouvre la boîte aux lettres tous les matins », confie Stéphan Fiori. Peut-être y a-t-il eu une erreur de code postal ? En attendant, le candidat assure qu’il n’y « a plus de sujet » et s’est mis en règle. « À la demande d’un opposant, un constat d’huissier a été fait, mais cela n’a débouché sur rien », assure Stéphan Fiori.

  • Imbroglio au sein du restaurant l’Italian Queen à Avignon

    Imbroglio au sein du restaurant l’Italian Queen à Avignon

    « On nous avait promis un CDI dans une annonce Pôle emploi. On a été dégagés au fur et à mesure. » Sabrina était aux anges quand elle a été engagée pour une période d’essai dans le restaurant avignonnais de la nouvelle chaîne Italian Queen, qui a investi un emplacement très fréquenté de la Cité des Papes début 2025, dans le bas de la rue de la République. Mais comme une dizaine d’autres personnes recrutées en même temps qu’elle, elle a été écartée après quelques semaines dans l’établissement.

    C’est ce procédé qui est notamment reproché à l’employeur par le syndicat CGT, auprès duquel un groupe d’ex-salariés s’est rapproché. Dans une lettre envoyée aux propriétaires, que La Marseillaise a pu consulter, le syndicat reproche aux franchisés (l’établissement étant le premier lancé en dehors du restaurant initial, situé dans un centre commercial en région parisienne) une « rupture abusive de la période d’essai à l’initiative de l’employeur ». Dix employés ont été « radiés de la société par rupture de la période d’essai » entre les mois de juin et juillet. « On pensait enfin avoir un métier stable. J’aurais pu trouver un logement. Mais un par un, on nous a écartés », regrette l’ex-employée. « J’en veux aux patrons. On s’est fait avoir par des promesses en l’air », appuie Manuel, autre employé écarté. Le syndicat souhaite requalifier ces arrêts de contrat en licenciements, estimant que cette rupture est « abusive », notamment « au vu du fort volume de salariés radiés vis-à-vis de l’effectif initial ». Il demande également la requalification en CDI des contrats de ceux qui ont suivi le stage de formation. Les salariés en question envisagent de saisir le conseil de prud’hommes.

    Les ex-salariés reprochent également une période de travail « comme des salariés » alors qu’ils étaient supposés être en formation. Une période d’une dizaine de jours « sans salaire », assurent-ils.

    « Espèce de rancœur »

    Stéphann Vatinel, directeur de l’établissement, contacté par La Marseillaise, assure depuis le hall lumineux et coloré de son restaurant qu’il n’y a « aucune obligation légale de motivation » de la rupture du contrat de période d’essai. « On a été extrêmement respectueux, à la fois sur le plan de la loi et sur le plan humain », assure-t-il. Il explique ainsi « qu’il fallait prendre des décisions pour certaines personnes dont le profil ne correspondait pas sur le plan professionnel, car on ne s’improvise pas barman, serveur ou pizzaiolo. J’ai deux établissements, donc je ne peux pas m’amuser à faire n’importe quoi ». Tout en regrettant « une espèce de rancœur que ça a créée chez certains qui n’ont travaillé qu’une quinzaine de jours ici ». Il avance même « avoir bien joué le jeu » et « avoir pris des profils en rupture de travail depuis plus de deux ans, sans expérience », et précise qu’au sein de son équipe actuelle, certains sont issus du parcours de formation des employés lésés.

    « Tout était clair dès le départ » pousse-t-il, assurant qu’il n’y a pas eu de promesses d’embauche de sa part. Concernant la période sans salaire, le patron assure qu’ils ont bien été rémunérés par l’organisme de formation qui les prenait en charge à ce moment-là.

  • Imbroglio au sein du restaurant l’Italian Queen à Avignon

    Imbroglio au sein du restaurant l’Italian Queen à Avignon

    « On nous avait promis un CDI dans une annonce Pôle emploi. On a été dégagés au fur et à mesure. » Sabrina était aux anges quand elle a été engagée pour une période d’essai dans le restaurant avignonnais de la nouvelle chaîne Italian Queen, qui a investi un emplacement très fréquenté de la Cité des Papes début 2025, dans le bas de la rue de la République. Mais comme une dizaine d’autres personnes recrutées en même temps qu’elle, elle a été écartée après quelques semaines dans l’établissement.

    C’est ce procédé qui est notamment reproché à l’employeur par le syndicat CGT, auprès duquel un groupe d’ex-salariés s’est rapproché. Dans une lettre envoyée aux propriétaires, que La Marseillaise a pu consulter, le syndicat reproche aux franchisés (l’établissement étant le premier lancé en dehors du restaurant initial, situé dans un centre commercial en région parisienne) une « rupture abusive de la période d’essai à l’initiative de l’employeur ». Dix employés ont été « radiés de la société par rupture de la période d’essai » entre les mois de juin et juillet. « On pensait enfin avoir un métier stable. J’aurais pu trouver un logement. Mais un par un, on nous a écartés », regrette l’ex-employée. « J’en veux aux patrons. On s’est fait avoir par des promesses en l’air », appuie Manuel, autre employé écarté. Le syndicat souhaite requalifier ces arrêts de contrat en licenciements, estimant que cette rupture est « abusive », notamment « au vu du fort volume de salariés radiés vis-à-vis de l’effectif initial ». Il demande également la requalification en CDI des contrats de ceux qui ont suivi le stage de formation. Les salariés en question envisagent de saisir le conseil de prud’hommes.

    Les ex-salariés reprochent également une période de travail « comme des salariés » alors qu’ils étaient supposés être en formation. Une période d’une dizaine de jours « sans salaire », assurent-ils.

    « Espèce de rancœur »

    Stéphann Vatinel, directeur de l’établissement, contacté par La Marseillaise, assure depuis le hall lumineux et coloré de son restaurant qu’il n’y a « aucune obligation légale de motivation » de la rupture du contrat de période d’essai. « On a été extrêmement respectueux, à la fois sur le plan de la loi et sur le plan humain », assure-t-il. Il explique ainsi « qu’il fallait prendre des décisions pour certaines personnes dont le profil ne correspondait pas sur le plan professionnel, car on ne s’improvise pas barman, serveur ou pizzaiolo. J’ai deux établissements, donc je ne peux pas m’amuser à faire n’importe quoi ». Tout en regrettant « une espèce de rancœur que ça a créée chez certains qui n’ont travaillé qu’une quinzaine de jours ici ». Il avance même « avoir bien joué le jeu » et « avoir pris des profils en rupture de travail depuis plus de deux ans, sans expérience », et précise qu’au sein de son équipe actuelle, certains sont issus du parcours de formation des employés lésés.

    « Tout était clair dès le départ » pousse-t-il, assurant qu’il n’y a pas eu de promesses d’embauche de sa part. Concernant la période sans salaire, le patron assure qu’ils ont bien été rémunérés par l’organisme de formation qui les prenait en charge à ce moment-là.

  • À Avignon, Paul-Roger Gontard passe son tour et clarifie à gauche

    À Avignon, Paul-Roger Gontard passe son tour et clarifie à gauche

    La maman, Christiane Benoît-Gontard, fut 2e adjointe sous Marie-Josée Roig (UMP). Le papa, Michel Gontard, fut 1er adjoint de Cécile Helle (PS) lors de son premier mandat. Leur fils, Paul-Roger Gontard, ne progressera pas -encore?- dans l’échelon municipal en devenant maire d’Avignon. Ce mardi, l’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme a en effet renoncé à concourir. « Par responsabilité et par cohérence avec mes convictions, j’ai fait le choix de ne pas conduire de liste à cette élection municipale, un choix difficile, mais assumé pour ne pas affaiblir par la division le camp républicain », annonce-t-il dans un communiqué.

    Une issue quasi inéluctable tant son champ politique s’était réduit depuis le renoncement, début janvier de Joël Peyre (PRG), depuis le ralliement de Benoît Belvalette (Place publique) à David Fournier (PS) ou le soutien de Cécile Helle à ce dernier. Depuis un mois, Paul-Roger Gontard menait des discussions avec son homologue adjoint à l’administration municipale mais qui n’ont jamais pu aboutir, malgré encore des échanges ce week-end. « Un point sera fait très prochainement », nous confiait, vendredi, Paul-Roger Gontard au sujet de sa candidature. Voilà qui est fait, lui qui martelait que « personne ne peut gagner seul ». Il y a un peu plus de deux semaines, il se présentait pourtant comme la seule offre « claire » à gauche se disant prêt « à aller jusqu’au bout ».

    Une gauche moins éclatée que la droite

    Au sujet de la vaine alliance avec David Fournier, Paul-Roger Gontard résume : « Si ces échanges ont été animés par la volonté partagée de dépasser les différences et de construire plutôt que d’opposer, nous n’avons pas réussi à trouver un point d’accord politique et programmatique qui respecte les fondamentaux de chacun ». Il évoque « des divergences importantes ». Comme, sans clairement la nommer, l’incompatibilité d’un éventuel rapprochement avec la France insoumise au soir du 1er tour. « Nous ne pouvons laisser ouverte la possibilité d’une alliance avec une force d’extrême gauche selon les circonstances », estime le désormais ex-candidat. L’adjoint évoque aussi « la répartition des rôles au sein d’une éventuelle majorité, le renforcement du contrôle citoyen et éthique de l’action publique, la garantie d’une stabilité des impôts locaux » comme pierres d’achoppement. Paul-Roger Gontard ne précise pas son intention de vote et assure qu’il faudra compter avec lui pour l’avenir : « Je resterai un acteur attentif et exigeant du débat démocratique local. D’autres combats seront à mener pour y parvenir, je prendrai toute ma part pour y contribuer ». Dans l’immédiat, David Fournier, qui salue « une décision courageuse », « invite les amis et soutiens de Paul-Roger Gontard à rejoindre notre dynamique de rassemblement ». À un mois du 1er tour et un an après le renoncement de Cécile Helle, « je suis heureux de constater que nous ne nous présenterons pas divisés », analyse David Fournier.

    De fait, alors que certains commentateurs redoutaient ou moquaient une gauche morcelée, en fin de compte, seules deux listes sont en lice, chacune revendiquant plusieurs soutiens : Mathilde Louvain (LFI, appuyée notamment par le PCF et Génération.s) et donc David Fournier (PS, soutenu par les Ecologistes, Place publique ou l’Après). Rappelons qu’en 2020, LFI et EELV étaient candidats face à Cécile Helle. Sauf énorme surprise, il devrait donc y avoir cinq candidats [contre 8 en 2020], dont 3 à droite ou à son extrême, Olivier Galzi (DVD), Stéphan Fiori (DVD) et Anne-Sophie Rigault (RN) complétant le casting.

  • Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon

    Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon

    La santé mentale est à nouveau une grande cause nationale pour 2026, comme l’a décidé le gouvernement en fin d’année dernière. L’occasion pour le centre hospitalier de Montfavet d’entrer dans une nouvelle phase avec la présentation, le vendredi 30 janvier, lors des vœux de la direction, du nouveau projet d’établissement.

    Dans lequel « quelques pistes des moyens pour continuer à développer nos missions » ont été présentées, comme l’évoque Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice de l’établissement. Avec notamment quatre axes principaux, à savoir : « Une organisation territoriale au plus près des besoins de la population, inscrite dans une logique de gradation de l’offre de soins, la formalisation de filières de soins pour des publics spécifiques et certaines prises en charge, une dynamique de collaboration partenariale avec les acteurs du territoire (sanitaires, social et médico-social…), la structuration de la recherche et la formation comme levier d’innovation des pratiques, un engagement en faveur de l’inclusion, de la participation et du respect des droits des usagers », précise le centre hospitalier dans un communiqué.

    Sauf que ce document « n’est même pas passé en instance des représentants du personnel », regrette Claire Moreno, secrétaire générale CGT du centre hospitalier et infirmière. Tout en concédant que « les personnes qui ont bossé dessus ont fait le maximum » et que « c’est joli sur le papier », elle regrette que malgré « une nouvelle année de la santé mentale, on ne nous donne pas plus de moyens et on nous ferme encore des unités ». Pour le syndicat, la répartition géographique des « pôles », à savoir des établissements rattachés à celui de Montfavet, est notamment à parfaire. « Une énumération de plein de jolies choses avec de jolies photos. Mais de notre côté, on n’a pas les moyens de réaliser tout ce qui est mis à l’intérieur », glisse-t-elle.

    Pénurie de médecins

    Des demandes de soins en santé mentale marquées par un déficit de médecins psychiatres seniors. « Et ce malgré la politique d’attractivité très dynamique que mène le CHM auprès des médecins en formation », regrette dans son discours la présidente du conseil de surveillance, Corinne Testud-Robert, également vice-présidente du conseil départemental de Vaucluse, en évoquant plus de quarante médecins formés sur l’établissement. « En 2026, nous avons besoin de réponses plus concrètes à nos demandes de ressources soignantes et médicales somatiques spécialisées, qui sont indispensables à une prise en charge de qualité des patients souffrant de troubles psychiques », appuie-t-elle.

  • Cécile Helle à Avignon : « Il faut être courageux pour être maire »

    Cécile Helle à Avignon : « Il faut être courageux pour être maire »

    Dans un mois et demi, Cécile Helle aura rendu son mandat de maire et a assuré mettre un terme à sa vie politique. « J’en suis à presque 30 ans de mandats électifs sans discontinuer », relate la première magistrate (PS), au moment de recevoir, ce lundi matin à l’hôtel de ville, la médaille du Sénat. Députée puis conseillère régionale et enfin maire depuis 2014, Cécile Helle considère qu’être « maire, c’est le plus beau des mandats ». Et « il faut être courageux pour l’être », soutient-elle, soulignant « la force et l’exigence » que le rôle nécessite.

    Au moment de recevoir sa médaille, Cécile Helle y voit « la reconnaissance de l’action des maires en général » mais adresse plusieurs alertes en ce sens, comme « la fragilisation de l’autonomie financière des communes, il n’y a rien de plus difficile de ne pas mener à bien un projet à cause d’un problème financier » mais aussi la « mesure et la raison » parfois dure à trouver « dans la relation avec les citoyens ou les réseaux sociaux ». Bref, être maire « ce n’est pas un long fleuve tranquille ».

    D’où « l’émotion » de se voir distinguer par cette distinction du Sénat, au cours d’une cérémonie à laquelle Cécile Helle avait convié ses parents mais aussi ses proches collaborateurs (cabinet, direction des services) et élus (le premier adjoint Claude Nahoum, David Fournier qu’elle soutient) ou représentants des autres collectivités (seul Michel Bissière pour la Région était présent). « Il était important de reconnaître l’aboutissement d’un engagement public et politique de nombreuses années, d’une personne qui, avec son équipe, a marqué l’histoire d’Avignon », salue le sénateur Lucien Stanzione (PS), aux côtés de ses deux autres homologues vauclusiens, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR). Et, en s’adressant aux parents de Cécile Helle, « votre fille est très méritante, elle peut passer la tête haute dans les rues ».

  • À Avignon, faute d’offre satisfaisante, Michel Bissière ne sera sur aucune liste

    À Avignon, faute d’offre satisfaisante, Michel Bissière ne sera sur aucune liste

    Mi-novembre, on avait laissé Michel Bissière « dans l’expectative » quant à son positionnement pour les municipales à Avignon. La tête de liste LR en 2020 (9,02%, 2 élus), désormais DVD, passe son tour cette fois-ci. « Je ne serai pas candidat et ne soutiendrai personne », nous annonce-t-il, ce lundi.

    À l’inverse de Cécile Helle, maire (PS) sortante qui a fait le choix de ne pas se représenter, la décision de Michel Bissière se fait à contrecœur. « J’avais envie [d’être candidat] mais ça ne s’est pas présenté, je ne vais pas être plus royaliste que le roi et resterai un spectateur attentif de l’élection et du devenir d’Avignon tout en restant impliqué sur mon mandat de conseiller régional [délégué à la vie artistique et culturelle] », détaille-t-il.

    Élu sous Marie-Josée Roig (1995-2014) puis depuis 2020 [en 2014, il revendiquait la succession mais la droite lui avait préféré alors Bernard Chaussegros], Michel Bissière n’avait pas l’intention de conduire une liste. Ses possibilités s’appelaient Olivier Galzi (DVD) ou Joël Peyre (PRG), élu aux finances sortant qui a finalement renoncé à concourir début janvier. « On a échangé avec Joël sans aller plus loin, c’est quelqu’un que je respecte et qui aurait fait un bon maire », estime Michel Bissière, qui a mené une opposition très bienveillante. Quant à Olivier Galzi ? « Il n’y a pas vraiment eu discussions », répond-il, beaucoup moins amène. Rappelons que l’ex-journaliste TV a déjà éconduit Julien Paudoie (Renaissance), mettant à mal le centre droit local.