La fête foraine ouvre ce samedi 14 février, de 14 heures à 23 heures. Elle restera ouverte tous les jours jusqu’au dimanche 15 mars. On y retrouve de nombreuses attractions à sensations et des stands de restauration. Parking gratuit possible à l’île Piot, avec navette gratuite. Les trois dates de feux d’artifice ont cependant dû être annulées « pour des raisons techniques liées à la navigation fluviale sur le Rhône », précisent les organisateurs sur leur page Facebook. Plus d’informations sur lunapark-avignon.fr.
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Les candidats devant les entrepreneurs d’Avignon
D’un côté, les deux candidats restants à gauche, David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI) ; de l’autre, la candidate du Rassemblement national, Anne-Sophie Rigault, avec à ses côtés un membre de son équipe de campagne. Et au milieu, les présidents de Vaucluse du Medef, Roland Paul, de la CPME, Bernard Vergier, et Nordine Saihi du côté de l’U2P, en tant qu’animateurs d’un débat sur l’économie locale ce mardi 10 février.
L’occasion pour chacun de rappeler les grandes lignes de leur programme. Comme « ramener de la concertation autour du plan Faubourg » ou encore « développer l’offre fluviale » et « la gratuité des transports » pour la candidate insoumise. Ou, pour David Fournier, évoquer la construction de parkings relais. Tout en se rejoignant sur certains points, comme le prolongement du tram vers l’Agroparc, par exemple. Questionnée plus tard sur « la sécurité pour les commerçants », Mathilde Louvain s’oppose au « tout répressif » et prône « la mise à l’abri et le suivi psychologique ». Tandis que David Fournier évoque un renforcement de la présence policière ou encore « la sécurisation des accès aux transports en commun ».
À noter les absences d’Olivier Galzi (DVD), visiblement réfractaire aux débats, qui a refusé de participer malgré un sujet qui semblait lui convenir et qui se targue, sur ses réseaux sociaux, d’avoir rencontré les représentants du Medef la veille, et de Stéphan Fiori (DVD), qui organisait dans le même temps la présentation de sa liste (voir ci-dessus). Et si la consigne du soir était de « ne pas s’attaquer », le débat avait parfois des allures de séance municipale. La candidate d’extrême droite critiquant systématiquement les actions de la municipalité actuelle, tandis que l’actuel adjoint s’efforçait de défendre le bilan de Cécile Helle.
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À Avignon, Stéphan Fiori brandit l’inexpérience comme atout
Après avoir, fin septembre, lancé sa candidature, puis, début décembre, présenté son programme, Stéphan Fiori (DVD) tenait, mardi soir, son 3e grand rendez-vous de campagne. Le candidat chef d’entreprise dévoilait, à Montfavet, ses 52 colistiers. Éphémère encarté LR et ayant contribué à lancer le mouvement Avignon passion, soutien désormais d’Olivier Galzi, Stéphan Fiori érige l’inexpérience politique en argument électoral. « Vous avez l’impression que la ville est bien gérée aujourd’hui avec des personnes expérimentées ? », grince-t-il, à la sortie de scène, devant la presse.
« Un élu donne une impulsion, une vision, une volonté politique, la Ville a des administratifs, elle est organisée et tourne sans élu », estime-t-il, précisant qu’à « ce jour personne n’est encarté et n’a jamais été élu au conseil municipal ». Dans l’assistance pourtant, un élu actuel, Michel Bissière (DVD), en observateur, lui qui sera candidat nulle part (notre édition de mardi). Pierre Bories, époux de la maire LR de Villeneuve-lès-Avignon, sera 15e de liste et a longtemps été encarté à droite, étant candidat suppléant lors des dernières législatives.
Stéphan Fiori parle de « droiture, compétence et audace, fini les arrangements entre amis et les projets pensés pour les intérêts particuliers ». À l’entendre, si on est élu et membre d’un parti, on n’est plus dans « la vraie vie ». La vraie vie du candidat est quand même très pro business, avec près d’une dizaine de commerçants, mais aussi quelques « collaborateurs » du cabinet d’assurances de Stéphan Fiori ou même des proches, « mon témoin de mariage », « la meilleure amie de ma femme ». « Toutes les catégories socio professionnelles sont représentées avec aussi des retraités, fonctionnaire, étudiants ou demandeurs d’emplois », assure le candidat, qui revendique 7 jeunes de moins de 27 ans.
« La campagne aurait été plus simple financièrement avec l’appui d’un parti politique mais nos idées auraient été noyées par le dogme et les injonctions », fustige-t-il. « On ne joue pas notre carrière politique, quoi qu’il arrive, le 23 mars on ira travailler », projette Émilie Desmarest, désignée pour être première adjointe, à la tête avec son mari chef étoilé de trois restaurants. « En tant qu’entrepreneur, je me suis organisé avec mes associés et ma fille qui entre dans la structure, pour être maire à plein temps », promet Stéphan Fiori, qui récuse toute alliance au second tour. Compliqué quand son allié le plus naturel, Olivier Galzi, le qualifie de « vendeur de rêve venu de Rognonas ».
Camping-car de campagne : la préfecture recadreFin janvier, Stéphan Fiori lançait sa permanence mobile, un camping-car à son effigie pour sillonner la ville. Une initiative qui a fait le buzz, à la grande satisfaction du candidat. Or cet affichage électoral est soumis à des règles strictes. La jurisprudence interdit cette publicité mobile avec visage et nom du candidat. Selon nos informations, confirmées par la préfecture, les services de l’État ont adressé un courrier postal au candidat il y a une semaine pour lui rappeler les dispositions du code électoral en la matière. « En toute transparence, je n’ai rien reçu et j’ouvre la boîte aux lettres tous les matins », confie Stéphan Fiori. Peut-être y a-t-il eu une erreur de code postal ? En attendant, le candidat assure qu’il n’y « a plus de sujet » et s’est mis en règle. « À la demande d’un opposant, un constat d’huissier a été fait, mais cela n’a débouché sur rien », assure Stéphan Fiori.
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À Avignon, Paul-Roger Gontard passe son tour et clarifie à gauche
La maman, Christiane Benoît-Gontard, fut 2e adjointe sous Marie-Josée Roig (UMP). Le papa, Michel Gontard, fut 1er adjoint de Cécile Helle (PS) lors de son premier mandat. Leur fils, Paul-Roger Gontard, ne progressera pas -encore?- dans l’échelon municipal en devenant maire d’Avignon. Ce mardi, l’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme a en effet renoncé à concourir. « Par responsabilité et par cohérence avec mes convictions, j’ai fait le choix de ne pas conduire de liste à cette élection municipale, un choix difficile, mais assumé pour ne pas affaiblir par la division le camp républicain », annonce-t-il dans un communiqué.
Une issue quasi inéluctable tant son champ politique s’était réduit depuis le renoncement, début janvier de Joël Peyre (PRG), depuis le ralliement de Benoît Belvalette (Place publique) à David Fournier (PS) ou le soutien de Cécile Helle à ce dernier. Depuis un mois, Paul-Roger Gontard menait des discussions avec son homologue adjoint à l’administration municipale mais qui n’ont jamais pu aboutir, malgré encore des échanges ce week-end. « Un point sera fait très prochainement », nous confiait, vendredi, Paul-Roger Gontard au sujet de sa candidature. Voilà qui est fait, lui qui martelait que « personne ne peut gagner seul ». Il y a un peu plus de deux semaines, il se présentait pourtant comme la seule offre « claire » à gauche se disant prêt « à aller jusqu’au bout ».
Une gauche moins éclatée que la droiteAu sujet de la vaine alliance avec David Fournier, Paul-Roger Gontard résume : « Si ces échanges ont été animés par la volonté partagée de dépasser les différences et de construire plutôt que d’opposer, nous n’avons pas réussi à trouver un point d’accord politique et programmatique qui respecte les fondamentaux de chacun ». Il évoque « des divergences importantes ». Comme, sans clairement la nommer, l’incompatibilité d’un éventuel rapprochement avec la France insoumise au soir du 1er tour. « Nous ne pouvons laisser ouverte la possibilité d’une alliance avec une force d’extrême gauche selon les circonstances », estime le désormais ex-candidat. L’adjoint évoque aussi « la répartition des rôles au sein d’une éventuelle majorité, le renforcement du contrôle citoyen et éthique de l’action publique, la garantie d’une stabilité des impôts locaux » comme pierres d’achoppement. Paul-Roger Gontard ne précise pas son intention de vote et assure qu’il faudra compter avec lui pour l’avenir : « Je resterai un acteur attentif et exigeant du débat démocratique local. D’autres combats seront à mener pour y parvenir, je prendrai toute ma part pour y contribuer ». Dans l’immédiat, David Fournier, qui salue « une décision courageuse », « invite les amis et soutiens de Paul-Roger Gontard à rejoindre notre dynamique de rassemblement ». À un mois du 1er tour et un an après le renoncement de Cécile Helle, « je suis heureux de constater que nous ne nous présenterons pas divisés », analyse David Fournier.
De fait, alors que certains commentateurs redoutaient ou moquaient une gauche morcelée, en fin de compte, seules deux listes sont en lice, chacune revendiquant plusieurs soutiens : Mathilde Louvain (LFI, appuyée notamment par le PCF et Génération.s) et donc David Fournier (PS, soutenu par les Ecologistes, Place publique ou l’Après). Rappelons qu’en 2020, LFI et EELV étaient candidats face à Cécile Helle. Sauf énorme surprise, il devrait donc y avoir cinq candidats [contre 8 en 2020], dont 3 à droite ou à son extrême, Olivier Galzi (DVD), Stéphan Fiori (DVD) et Anne-Sophie Rigault (RN) complétant le casting.
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Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon
La santé mentale est à nouveau une grande cause nationale pour 2026, comme l’a décidé le gouvernement en fin d’année dernière. L’occasion pour le centre hospitalier de Montfavet d’entrer dans une nouvelle phase avec la présentation, le vendredi 30 janvier, lors des vœux de la direction, du nouveau projet d’établissement.
Dans lequel « quelques pistes des moyens pour continuer à développer nos missions » ont été présentées, comme l’évoque Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice de l’établissement. Avec notamment quatre axes principaux, à savoir : « Une organisation territoriale au plus près des besoins de la population, inscrite dans une logique de gradation de l’offre de soins, la formalisation de filières de soins pour des publics spécifiques et certaines prises en charge, une dynamique de collaboration partenariale avec les acteurs du territoire (sanitaires, social et médico-social…), la structuration de la recherche et la formation comme levier d’innovation des pratiques, un engagement en faveur de l’inclusion, de la participation et du respect des droits des usagers », précise le centre hospitalier dans un communiqué.
Sauf que ce document « n’est même pas passé en instance des représentants du personnel », regrette Claire Moreno, secrétaire générale CGT du centre hospitalier et infirmière. Tout en concédant que « les personnes qui ont bossé dessus ont fait le maximum » et que « c’est joli sur le papier », elle regrette que malgré « une nouvelle année de la santé mentale, on ne nous donne pas plus de moyens et on nous ferme encore des unités ». Pour le syndicat, la répartition géographique des « pôles », à savoir des établissements rattachés à celui de Montfavet, est notamment à parfaire. « Une énumération de plein de jolies choses avec de jolies photos. Mais de notre côté, on n’a pas les moyens de réaliser tout ce qui est mis à l’intérieur », glisse-t-elle.
Pénurie de médecinsDes demandes de soins en santé mentale marquées par un déficit de médecins psychiatres seniors. « Et ce malgré la politique d’attractivité très dynamique que mène le CHM auprès des médecins en formation », regrette dans son discours la présidente du conseil de surveillance, Corinne Testud-Robert, également vice-présidente du conseil départemental de Vaucluse, en évoquant plus de quarante médecins formés sur l’établissement. « En 2026, nous avons besoin de réponses plus concrètes à nos demandes de ressources soignantes et médicales somatiques spécialisées, qui sont indispensables à une prise en charge de qualité des patients souffrant de troubles psychiques », appuie-t-elle.
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Cécile Helle à Avignon : « Il faut être courageux pour être maire »
Dans un mois et demi, Cécile Helle aura rendu son mandat de maire et a assuré mettre un terme à sa vie politique. « J’en suis à presque 30 ans de mandats électifs sans discontinuer », relate la première magistrate (PS), au moment de recevoir, ce lundi matin à l’hôtel de ville, la médaille du Sénat. Députée puis conseillère régionale et enfin maire depuis 2014, Cécile Helle considère qu’être « maire, c’est le plus beau des mandats ». Et « il faut être courageux pour l’être », soutient-elle, soulignant « la force et l’exigence » que le rôle nécessite.
Au moment de recevoir sa médaille, Cécile Helle y voit « la reconnaissance de l’action des maires en général » mais adresse plusieurs alertes en ce sens, comme « la fragilisation de l’autonomie financière des communes, il n’y a rien de plus difficile de ne pas mener à bien un projet à cause d’un problème financier » mais aussi la « mesure et la raison » parfois dure à trouver « dans la relation avec les citoyens ou les réseaux sociaux ». Bref, être maire « ce n’est pas un long fleuve tranquille ».
D’où « l’émotion » de se voir distinguer par cette distinction du Sénat, au cours d’une cérémonie à laquelle Cécile Helle avait convié ses parents mais aussi ses proches collaborateurs (cabinet, direction des services) et élus (le premier adjoint Claude Nahoum, David Fournier qu’elle soutient) ou représentants des autres collectivités (seul Michel Bissière pour la Région était présent). « Il était important de reconnaître l’aboutissement d’un engagement public et politique de nombreuses années, d’une personne qui, avec son équipe, a marqué l’histoire d’Avignon », salue le sénateur Lucien Stanzione (PS), aux côtés de ses deux autres homologues vauclusiens, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR). Et, en s’adressant aux parents de Cécile Helle, « votre fille est très méritante, elle peut passer la tête haute dans les rues ».
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À Avignon, faute d’offre satisfaisante, Michel Bissière ne sera sur aucune liste
Mi-novembre, on avait laissé Michel Bissière « dans l’expectative » quant à son positionnement pour les municipales à Avignon. La tête de liste LR en 2020 (9,02%, 2 élus), désormais DVD, passe son tour cette fois-ci. « Je ne serai pas candidat et ne soutiendrai personne », nous annonce-t-il, ce lundi.
À l’inverse de Cécile Helle, maire (PS) sortante qui a fait le choix de ne pas se représenter, la décision de Michel Bissière se fait à contrecœur. « J’avais envie [d’être candidat] mais ça ne s’est pas présenté, je ne vais pas être plus royaliste que le roi et resterai un spectateur attentif de l’élection et du devenir d’Avignon tout en restant impliqué sur mon mandat de conseiller régional [délégué à la vie artistique et culturelle] », détaille-t-il.
Élu sous Marie-Josée Roig (1995-2014) puis depuis 2020 [en 2014, il revendiquait la succession mais la droite lui avait préféré alors Bernard Chaussegros], Michel Bissière n’avait pas l’intention de conduire une liste. Ses possibilités s’appelaient Olivier Galzi (DVD) ou Joël Peyre (PRG), élu aux finances sortant qui a finalement renoncé à concourir début janvier. « On a échangé avec Joël sans aller plus loin, c’est quelqu’un que je respecte et qui aurait fait un bon maire », estime Michel Bissière, qui a mené une opposition très bienveillante. Quant à Olivier Galzi ? « Il n’y a pas vraiment eu discussions », répond-il, beaucoup moins amène. Rappelons que l’ex-journaliste TV a déjà éconduit Julien Paudoie (Renaissance), mettant à mal le centre droit local.


