Tag: Avignon

  • L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    Deux mois après leur appel au rassemblement à gauche pour les élections municipales de mars, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale) rallie le candidat socialiste David Fournier.

    Une décision qui « n’est pas sortie du chapeau », assure Frédérique Boyer, cofondatrice de l’Après 84, qui évoque des discussions « de plusieurs mois » avec plusieurs candidats. Elle estime « que c’est le seul qui répond à un désir d’union » et insiste sur le fait qu’ils rejoignent « David Fournier et pas le Parti socialiste ». Yves-Marie Cardine, co-référent de l’Après 84, parle d’une « étape importante », d’un « moment charnière » ou encore d’un ralliement qui n’est « pas un accord d’appareil ». Notamment face à « l’extrême droite qui menace la vie commune », poursuit-il.

    Tandis que David Fournier se réjouit d’une décision qui entre « dans la volonté commune du rassemblement des forces de gauche », tout en annonçant fièrement que plusieurs autres organisations politiques allaient également se joindre à eux, dans les prochaines semaines. Il tiendra son premier grand meeting le vendredi 5 décembre à la salle polyvalente de Montfavet.

    Tout en évoquant la volonté « de rassembler le plus largement possible » car « Avignon mérite une équipe de gauche engagée », l’actuel adjoint à l’administration générale insiste particulièrement sur des aspects programmatiques « en direction des plus faibles et des plus fragiles pour une meilleure justice sociale ». Yves-Marie Cardine ajoute : « On n’est fort que s’il y a un programme clair et solide », avant de présenter les « 10 mesures emblématiques de l’Après ». Parmi lesquelles on retrouve la sécurité sociale de l’alimentation, des cantines bio locales plus poussées, des assemblées de quartier décisionnelles, un moratoire sur les projets climaticides et les bureaux trop nombreux, ou encore la pédagogie, la tranquillité publique et la sécurité. Une manière de répondre au candidat Place publique, Benoît Belvalette, qui estimait que la question du leadership prenait le dessus sur le programme.

    « On a la dynamique »

    Ce ralliement ne réduit toutefois pas le nombre de candidats à gauche en Cité des Papes, avec toujours en lice Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (la Convention), Mathilde Louvain (la France insoumise) et donc Benoît Belvalette (Place publique). « Mais à gauche, la dynamique est de notre côté », lance Maryline Croyet, secrétaire de la section PS d’Avignon, avant que le candidat ajoute avoir « la dynamique tout court ». Il précise que les liens avec les autres candidats « ne sont pas rompus », avec des discussions encore « en fin de semaine dernière et en cette fin de semaine ». Mais aussi avec Farid Faryssy, ancien co-chef de file des insoumis pour les municipales, qui a annoncé quitter LFI après
    la nomination de Mathilde Louvain comme tête de liste.

  • Les syndicats maintiennent la pression en Vaucluse malgré le flou politique

    Les syndicats maintiennent la pression en Vaucluse malgré le flou politique

    Toujours pas de budget voté par les parlementaires. Mais, en Vaucluse, la CGT, FSU et Solidaires ne vont pas attendre que députés et sénateurs s’entendent pour retourner dans la rue : elles lancent un appel à la grève, ce mardi 2 décembre. Le même jour, une manifestation est prévue à Avignon au départ de la cité administrative, en direction de la place du Palais des Papes.

    Un mouvement qui « s’inscrit dans une période budgétaire complexe pendant laquelle, lorsqu’on se lève le matin, on ne sait jamais ce qui va être annoncé », déclare d’emblée, ce mardi 25 novembre lors d’une conférence de présentation, Laurence de Villèle, secrétaire générale de la CGT Vaucluse. Elle poursuit : « Dans une période trouble politiquement où on ne sait où va le gouvernement, nous, notre ligne, on l’a ! ».

    « C’est clair que nous sommes dans une grande période d’incertitudes. On a pu faire reculer le gouvernement grâce à nos mobilisations sur les jours fériés supprimés ou encore le décalage de la réforme des retraites. Mais ce ne sont que des petits reculs et il faut maintenir la pression », abonde Sylvain Barthet, secrétaire départemental de la FSU.

    Les syndicats dénoncent également « austérité qui s’annonce sans précédent » avec des agents du service public, « qui ont perdu 23% de pouvoir d’achat en 20 ans ». La situation est aussi tendue dans le privé, avec de nombreuses Négociations annuelles obligatoires (NAO) en cours, comme chez Marie Blachère (lire notre édition du mardi 25 novembre), mais aussi dans le département. La secrétaire syndicale liste pêle-mêle le spécialiste des plaques de plâtre Siniat, dont le siège social est à Avignon, ou le groupe agroalimentaire McCormick (ex-Ducros), implanté à Avignon, Carpentras et Monteux. « Les propositions des patrons ne compensent absolument pas l’augmentation des prix. Avec la résultante que les salariés ne vivent plus de leur travail », martèle Laurence de Villèle.

    Contre l’alliance

    des droites

    L’occasion également pour le représentant de la FSU d’évoquer « l’alliance de la droite et de l’extrême droite pour protéger les grandes fortunes, qui refusent seulement que l’on effleure le patronat ». Pour Sylvain Barthet, « les masques tombent ». Du côté de la CGT, Laurence de Villèle rappelle que « l’extrême droite est arrivée au pouvoir quand elle était appuyée par le patronat », en évoquant l’invitation du président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, aux universités d’été du Medef, à la fin de l’été.

    Elle regrette également « la volonté du gouvernement de maintenir une politique de l’offre qui est, en réalité, un détournement massif au profit des grandes entreprises et du milieu des affaires qui les dirige », abonde Sylvain Barthet. Une logique qui a pour conséquence aujourd’hui « l’austérité qui pèse sur les foyers ». Et contre laquelle « seule une pression bien plus grande et massive du monde du travail peut peser », confie le responsable syndical.

    Laurence de Villèle rappelle enfin les débats autour de la taxe Zucman et son rejet par l’Assemblée nationale le 31 octobre dernier : « Le RN dit qu’ils sont la solution pour les travailleurs, mais ce n’est qu’une grande mascarade, car leur intérêt est de protéger le patronat. On parle d’une imposition de 2% au-delà de 100 millions d’euros. Si je n’avais qu’un pour cent de cette somme, je vivrais très, très bien. On est vraiment dans une politique qui consiste à laisser l’argent là où il est », confie-t-elle.

    Pour l’heure, d’autres mobilisations ne sont pas programmées, dans l’attente de nouvelles annonces ou qu’un budget soit enfin voté par les parlementaires.

  • Les dessous viciés du départ de la procureure d’Avignon

    Les dessous viciés du départ de la procureure d’Avignon

    L’expression « années de labeur », parue chez des confrères pour désigner les presque 4 ans de présence de Florence Galtier comme procureure de la République d’Avignon, a fait rire jaune dans les couloirs du tribunal judiciaire. Nommée avocate générale à la cour d’appel de Montpellier, elle quitte le parquet d’Avignon ce vendredi. Ce qui pourrait s’apparenter à un avancement de carrière ordinaire entre juridictions semble traduire, au contraire, une autre réalité. « C’est lié à sa gestion délétère du parquet », nous indique-t-on sans fard au sein de cette juridiction, qui compte 10 magistrats.

    « Notre boulot, tous les jours, est de lutter contre les gens harcelants et on le subit pourtant », poursuit-on au parquet. Depuis plusieurs mois, un climat de défiance s’était installé entre la procureure* et son équipe, s’estimant trop livrée à elle-même, sans cap ni soutien. Éprouvé par les quatre mois du procès Pelicot fin 2024, ayant monopolisé à temps plein deux magistrats, le parquet lance une première alerte en mars dernier. Dans une note adressée à la psychologue du travail, consultée par La Marseillaise, et co-signée par 8 des 10 membres du parquet, les agents pointent les risques psychosociaux. Preuve ainsi d’un malaise unanimement partagé.

    « Accroissement du

    mal-être et épuisement »

    La missive ne cite pas directement Florence Galtier mais, entre les lignes, c’est bien sa gestion qui est épinglée. « Le parquet du tribunal judiciaire d’Avignon fonctionne en mode particulièrement dégradé depuis plusieurs mois, en ce qu’il est en sous-effectifs notoire », est-il écrit d’entrée. À cela s’ajoutait une « vacance de poste, arrêt maladie puis mi-temps thérapeutique » non compensés.

    « Cette situation a pour conséquence d’entraîner une désorganisation certaine, un accroissement du mal-être et l’épuisement des parquetiers, régulièrement amenés à enchaîner 12 jours de travail consécutifs, dont 7 nuits, sans période de repos ou de récupération lorsque les permanences de week-end et de nuit sont assurés », déplorent les magistrats au bord du burn-out.

    « En dépit d’alertes manifestées verbalement, la situation perdure et ne permet plus de tendre vers une justice sereine et de qualité », conclut la note. À sa lecture, « la proc’ est tombée de sa chaise », confie-t-on chez les parquetiers. Une alerte remontée jusqu’au procureur général de Nîmes, qui a déclenché une inspection. Un contrôle de fonctionnement dans le jargon, qui s’est tenu sur trois jours en avril et où chacun a pu exposer ses griefs en matière de gestion et management. Depuis les relations entre la procureure et son parquet étaient réduites à la portion congrue.

    « On s’organise entre nous », lâche-t-on. Si le parquet n’a pas été avisé des conclusions de l’inspection, beaucoup sont persuadés que « son départ est lié à ça ». Pour preuve, dans les mutations internes où habituellement figurent une trentaine de mouvements, celle actant le départ de Florence Galtier ne contenait que deux noms. Le sien et celui de sa remplaçante, Stéphanie Loreau-Aouine, en provenance du parquet d’Angoulême. Celle-ci ne prendra ses fonctions que le 5 janvier, entraînant un intérim interne pour pallier la vacance de poste d’un mois. Une de plus.

    * Sollicitée à plusieurs reprises, elle n’a pas donné suite.

  • Place publique propose un tunnel pour maintenir la LEO à Avignon

    Place publique propose un tunnel pour maintenir la LEO à Avignon

    Ce n’est « pas un ultimatum », mais Benoît Belvalette avait un message à faire passer, ce lundi matin, à ses possibles alliés à gauche en vue des municipales. En introduction d’un point presse sur les mobilités, thématique qui donnera lieu à une réunion publique ce jeudi (18h30, salle du Rouge-Gorge), le candidat Place publique a exhorté David Fournier (PS), Joël Peyre (PRG) voire Paul-Roger Gontard (La Convention) a parlé programme plutôt que leadership. « Je veux bien qu’on fasse un bout de chemin ensemble, qu’on nous dise qu’on est le petit Poucet mais nous sommes les seuls dans cette campagne à porter des projets et propositions concrètes », plaide Benoît Belvalette.

    Après la sécurité ou la jeunesse, l’ex-directeur de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) a exposé sa vision des transports. Une compétence qui relève surtout du Grand Avignon, dont selon lui la présidence doit revenir à la ville-centre mais pas au maire. Sur le fond de la thématique, Benoît Belvalette compte enterrer à sa manière le dossier brûlant et lancinant de la liaison Est-Ouest (LEO). « Il faut conserver le même tracé [de la phase 2 à l’arrêt et dont les crédits ont été alloués ailleurs] mais créer un tunnel au lieu d’un pont sur la Durance qui traverse aussi de manière souterraine la ceinture verte », expose Philippe Smith, référent transport de la campagne. Un projet « au coût similaire » d’environ 600 à 800m qui pourrait toutefois être payant selon le modèle de financement.

    Benoît Belvalette est « en phase », en revanche, avec la position de la Ville concernant l’arrêté anti poids lourds sur la Rocade, retoqué par la préfecture. « La santé publique est l’argument numéro un », défend-il, en piquant toutefois la « méthode trop verticale » de la maire Cécile Helle sur le sujet. Sur les sujets structurants, le candidat de Place publique plaide pour développer plutôt les bus à haut niveau de service sur voies réservées plutôt que le tramway, « hormis vers Agroparc ». Quant au plan faubourgs, sans renier la philosophie de cette refonte des sens de circulation insaturée il y a près de 4 ans, « on apportera quelques mesures correctives en lien avec les conseils de quartiers ».

  • Le « curieux Noël » de la Cité des Papes commence ce week-end

    Le « curieux Noël » de la Cité des Papes commence ce week-end

    Des esquimaux de plusieurs mètres de haut vont grimper et galoper à travers la Cité des Papes dans le cadre des festivités organisées par la Ville d’Avignon. Ce sont les Anookis qui vont s’installer sur
    cinq lieux emblématiques d’Avignon, à savoir la porte de la République, le mur des Halles, la rue du Vieux-Sextier, la place Saint-Didier et l’hôtel de ville. Tandis que, dans le même esprit, un vidéomapping est prévu pour raconter l’histoire de ces personnages. Une animation destinée à « rappeler que Noël est une fête familiale avec des personnages qui recèlent une âme d’enfant », pousse la première édile de la Cité des Papes, Cécile Helle (PS).

    Ces grandes structures gonflables, qui vont parader au départ de la gare Centre ce samedi 29 novembre à 18 heures, portent également un message. « S’ils se retrouvent dans les rues du monde entier, c’est parce que leur banquise a fondu. On tente de parler du réchauffement climatique de manière décomplexée plutôt qu’avec un discours qui peut être anxiogène », confie ainsi Moetu Batlle, co-créatrice des Anookis, qui ont déjà été exposés dans plusieurs villes à travers le monde.

    Le reste du programme comprend bien sûr les incontournables marchés d’artisans et de produits de bouche, sur les différentes places intra-muros. Mais aussi un feu d’artifice, qui viendra conclure l’année Terre de Culture, le mardi 23 décembre, depuis le Pont Saint-Bénézet et les berges du Rhône.

    Programme complet sur le site avignon.fr

  • Sanction réduite pour Badji sur le terrain du foot

    Sanction réduite pour Badji sur le terrain du foot

    On n’est pas sur un partout, balle au centre, mais Sabah Badji remonte en partie le terrain. En appel devant la Ligue Méditerranée de football, la cheffe de file des Écologistes pour les municipales a vu sa suspension être réduite de trois à cinq ans, et les motifs de corruption et faux et usage de faux disparaître. Des faits qui, rappelons-le, s’inscrivent dans un cadre sportif lié à l’engagement associatif au sein du district de foot du Grand Vaucluse et non sur le terrain judiciaire.

    En septembre, La Marseillaise révélait que Sabah Badji avait été sanctionnée pour avoir appuyé une tentative -avortée- de révocation du comité directeur du district. En employant donc des méthodes hors des clous, comme la falsification de signatures de présidents d’autres clubs. « Aucun élément matériel, aucun témoignage direct, aucune pièce à valeur probante ne vient corroborer une implication de Mme Badji », estime la commission d’appel.

    Pas de décision politique le temps du recours

    En revanche, la commission d’appel ne déjuge pas certains « faits de fraude et tentative de fraude ». Sur la base de 4 présidents prétendant avoir été trompés par Sabah Badji sur la nature du projet de révocation, la Ligue parle d’un « ensemble d’actions coordonnées, répétées et méthodiquement mises en place ». Des « manœuvres frauduleuses » dont « Sabah Badji doit être tenue responsable ». Jointe par La Marseillaise, la cheffe de file conteste toujours avec vigueur l’ensemble des faits et annonce déposer un recours devant le CNOSF (Comité national olympique et sportif français), un nouvel appel qui est suspensif. « Je n’ai rien fait du tout dans l’affaire », continue de plaider Sabah Badji, qui espère être blanchie. « Tout ce qui a été utilisé pour me salir s’est effondré », note-t-elle, tout de même insistant sur le fait que « les accusations les plus graves aient volé en éclat », comme la corruption et l’usage de faux.

    Un dossier qui a des répercussions politiques au sein des Écologistes, tiraillé par de lourds antagonismes locaux à tel point que le parti a été mis sous tutelle du national. Confiance est maintenue à Sabah Badji tant que les recours ne sont pas tous épuisés. « On attend la décision de l’appel et on se positionnera en fonction », expose François Thiollet, membre du bureau national, qui n’a pas prévu « d’audition » de la cheffe de file. Fin octobre, une alliance prioritaire a été actée auprès de David Fournier (PS). « L’enjeu c’est de permettre un large rassemblement autour de lui et que ce ne soit pas des sujets connexes qui pénalisent l’unité de la gauche », assure François Thiollet.

  • Le Département de Vaucluse a encore de la chair budgétaire autour de l’os

    Le Département de Vaucluse a encore de la chair budgétaire autour de l’os

    La Gironde qui frise la mise sous tutelle avec un budget déséquilibré de 112 millions d’euros, la dette des Bouches-du-Rhône qui a explosé en dix ans (+244%), la litanie des conseils départementaux « en grande difficulté » est longue. « Le modèle économique des départements se désagrège là où la gestion n’a pas été solide », constate Dominique Santoni, présidente (LR) du département de Vaucluse, au moment ce vendredi, d’ouvrir la séance plénière largement consacrée au rapport d’orientations budgétaires.

    Un sombre tableau global qui permet, à l’inverse, de mettre en lumière que « le Vaucluse n’est pas dans cette situation, nos indicateurs financiers restent globalement positifs et solides ». « Nous avons un endettement et une capacité de désendettement inférieure à la moyenne et un investissement par habitant supérieur », se targue Jean-Baptiste Blanc, vice-président LR en charge des finances. Et la majorité de droite compte bien maintenir un « faible endettement ». C’est d’ailleurs l’un des trois piliers des orientations 2026.

    La gauche dubitative

    sur le RSA

    Un « pôle de stabilité » proclamé qui passe par la contraction des dépenses de fonctionnement, et donc une baisse du nombre d’agents. Pan sanctuarisé, celui de l’investissement à 132 millions d’euros dont l’aide aux communes (28,4 millions d’euros). « Nous maintiendrons nos subventions », insiste aussi Dominique Santoni. Histoire de ne pas rester sur une sensation de légère rigueur, la présidente annonce augmenter les dépenses sociales « de 12 millions d’euros pour atteindre 258 millions d’euros ». Attaquée ces derniers mois sur l’aide sociale à l’enfance (ASE) avec, en toile de fond, la réorganisation au sein du centre départemental enfance famille, la présidente érige le dossier en priorité. « Protéger les enfants, ce n’est pas une ligne budgétaire, c’est une responsabilité morale : j’ai décidé de reprendre personnellement la délégation de l’ASE », s’enorgueillit-elle, au moment où devant l’Hôtel du département, la CGT manifestait sur le sujet (lire ci-contre).

    Deux types d’interventions ont ensuite animé ce ROB. Des propos plutôt d’ordre général sur la politique nationale et le rôle même des départements : « On fait perdre beaucoup d’influence aux départements, on voudrait les tuer que l’on ne s’y prendrait pas autrement », estime Anthony Zilio, maire (SE) de Bollène. Jean-François Lovisolo, macroniste repenti, aura une intervention du même acabit. « On ne peut être que très inquiet sur le devenir de la collectivité », pense l’ex-député. À gauche, c’est le social qui domine : marotte de l’opposition, le RSA a été soulevé par Samir Allel (EELV) et Rémy Blanc (PCF). Alors que Dominique Santoni se targue d’un « succès sur le taux de retour à l’emploi de 60% après un an », les deux élus de gauche émettent de forts doutes. « Je ne peux pas croire que dans le contexte actuel de grande précarité, autant d’allocataires retrouvent un emploi », se montre sceptique Samir Allel. Rémy Blanc aussi soulève ce « paradoxe » entre « niveau de pauvreté, faible dynamisme d’emploi et remontées du terrains », se demandant si cette baisse n’est pas liée « à des radiations arbitraires ».

  • Le plan grand froid activé par la préfecture de Vaucluse

    Le plan grand froid activé par la préfecture de Vaucluse

    La préfecture de Vaucluse a activé ce vendredi 21 novembre le plan Grand froid « en raison des tensions sur les dispositifs d’hébergement d’urgence ainsi que des prévisions des températures ressenties en Vaucluse sur les tout prochains jours », précise-t-elle dans un communiqué de presse.

    Des mesures d’accueil d’urgence sont donc mises en place, avec notamment un centre d’hébergement exceptionnel pour les personnes sans abri, mis en place ce vendredi à partir de 15 heures à Avignon. Celui-ci se situe à la maison municipale Mérindol, au 15 rue Paul-Mérindol, et ce grâce à la mobilisation des services de la ville d’Avignon, du Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), de la Croix-Rouge et du Secours populaire, aux côtés des services de l’État. Dispositif déjà activé en début d’année.

    Un lieu d’une capacité maximale de 43 places qui sera ouvert chaque jour de 15 heures à 9 heures le lendemain. « Une évaluation quotidienne des besoins sera conduite par les services de l’État permettant le maintien de cet accueil jusqu’au radoucissement des températures », ajoute la préfecture. L’orientation des personnes en demande d’hébergement d’urgence vers le centre est réalisée uniquement par le SIAO en appelant le 115, joignable 24 heures sur 24. Un numéro qui peut également être utilisé pour signaler une situation préoccupante.

    La préfecture assure ensuite dans le même communiqué que le SIAO « continue d’assurer la coordination, le suivi des capacités d’hébergement d’urgence ainsi que l’orientation des demandes d’hébergement vers l’ensemble des structures adaptées » et appelle les maires « à la plus grande vigilance et à faire preuve de solidarité en accueillant toute personne en difficulté qui leur serait signalée ».

  • Vaucluse : une petite éclaircie financière en vue dans le budget du Département

    Vaucluse : une petite éclaircie financière en vue dans le budget du Département

    L’an dernier, au moment d’aborder l’exercice du rapport d’orientations budgétaires (ROB), Dominique Santoni évoquait « l’art difficile de gouverner, encore plus pour construire un ROB quand tant d’informations divergentes ajoutent encore à l’incertitude… ». La présidente LR du Département tablait sur 15 millions d’euros d’économies, actés finalement en janvier lors du vote du budget.

    Ce vendredi matin, lors d’une séance plénière consacrée en ouverture au ROB, le ton sera certainement plus adouci qu’il y a un an. Le climat est loin d’être au beau fixe non plus. « L’exercice 2026 semble à ce jour extrêmement incertain notamment en raison du contexte parlementaire qui complique l’adoption d’une loi de finances avant fin décembre », lit-on dans le document. Si le Département redoute toujours une ponction de l’État sur ses recettes de fonctionnement [baptisée Dilico], le discours, la semaine passée, du Premier ministre lors de l’assemblée des Départements de France, a plutôt rassuré. Sébastien Lecornu a ainsi confié que le Dilico ne concernerait que les Départements les plus riches.

    « Les notes de conjoncture laissent augurer une tendance pour les finances locales 2025 plus favorable qu’espérée en début d’exercice », relève le ROB. Pour 2026, le conseil départemental table sur des recettes en hausse à 791 millions d’euros contre 776 l’an dernier, quand elles n’avaient progressé que de 10 millions entre 2024 et 2025. Le Vaucluse s’en sort mieux que la moyenne « grâce à la discipline budgétaire ». Les divers indicateurs en termes d’en-cours de dette ou de capacité de désendettement [1,9 an contre 6,7 en moyenne pour les départements] restent largement en dessous des ratios nationaux. Reste à connaître ensuite les choix politiques qui en découleront, le ROB restant très flou en la matière.

    La CGT encore sur le pont

    Cela devient une habitude. Depuis plusieurs séances, le syndicat CGT des territoriaux installe un barnum revendicatif devant l’hôtel du Département pour inviter les agents à faire part de leurs doléances et poser une heure de grève. Un nouveau rendez-vous est fixé ce vendredi (10h30). Dans un communiqué, le syndicat relaie également une lettre ouverte adressée à la présidente Dominique Santoni (LR) « à la suite du retrait abusif d’un agrément d’assistant familial ». Une décision, retoquée par la justice, mais qui selon la CGT est le symbole « de choix arbitraires et inhumains, contraires à l’intérêt supérieur des enfants ». Et de réclamer plus de « dignité dans la protection de l’enfance ».

  • La procureure Florence Galtier sur le départ

    La procureure Florence Galtier sur le départ

    Après presque quatre ans en Cité des Papes, la procureure de la République d’Avignon, Florence Galtier, quitte Avignon.

    En effet, un décret publié le mercredi 5 novembre au Journal officiel la nomme avocate générale à la cour d’appel de Montpellier.

    La magistrate a notamment été avocate générale lors du procès du meurtrier du policier Éric Masson, contre lequel elle avait requis la réclusion criminelle à perpétuité. Elle était également en fonction lors du procès des viols de Mazan. Elle quittera son poste le vendredi 28 novembre.

    Remplaçante de Charente

    Elle est remplacée par Stéphanie Loreau-Aouine, actuelle procureure de la République au tribunal judiciaire d’Angoulême (Charente). Dans un portrait publié sur le site de la préfecture de la Charente en mars dernier, on apprend notamment que la Parisienne de naissance est sortie major de promotion de son DESS grâce à un mémoire sur la femme victime de viol. Elle est nommée tout d’abord procureure de la République à Châteauroux (Indre) en 2014, où elle a été faite chevalier de l’ordre du Mérite en 2018, puis à Angoulême en mars 2020. « Aujourd’hui, je vois encore des jeunes filles qui ne s’autorisent pas certaines filières. Mais il ne faut pas se mettre soi-même des barrières, il faut se faire confiance. Rien n’est impossible si on travaille et si on a la chance, comme moi, de trouver des personnes qui vous renvoient que vous êtes compétente et que vous avez raison de faire les choses telles que vous les faites », confie-t-elle notamment dans ce portrait.