Tag: Avignon

  • Une douche révolutionnaire inventée à Avignon lauréate du concours Lépine

    Une douche révolutionnaire inventée à Avignon lauréate du concours Lépine

    La douche, certains y vont à reculons, d’autres peuvent y passer une heure, mais très peu profitent des premières gouttes froides, voire glacées, avant que l’eau ne soit à la température souhaitée. Un moment désagréable, mais aussi un gaspillage de parfois plusieurs litres d’une ressource de plus en plus rare. C’est à cela que la colonne de douche Opty-O, inventée par Simon Lillamand et qui a gagné la médaille d’or, prix de la mairie de Paris au concours Lépine de la Foire de Paris, tente de répondre.

    Dans ses ateliers, dans la pépinière d’entrepreneurs Créativa du Grand Avignon, l’inventeur se réjouit de cette récompense et la voit comme « une reconnaissance du travail accompli ». Avec l’objectif d’une industrialisation à plus grande échelle. Et pour ce faire, il faut donc des moyens. « Comme toutes les entreprises, on a besoin d’une levée de fonds dans une situation économique pas très facile. Il faut convaincre des investisseurs pour poursuivre le développement », confie-t-il dans son local encore quelque peu encombré après le retour de la capitale.

    320 euros d’économies

    Le système paraît sur le papier simple, « mais c’est évidemment plus compliqué que cela », glisse l’ingénieur. Avant de vouloir se laver, l’utilisateur de la douche Opty-O doit appuyer sur un bouton afin de lancer le système. À l’intérieur de cette sorte de boîtier, l’eau froide inutilisée est stockée et un voyant vert s’allume lorsqu’un détecteur note que l’eau est chauffée, ce qui signifie que l’on peut commencer à se doucher sans problème de température. L’eau trop fraîche est ensuite réinjectée au fur et à mesure dans le système. « Il faut l’utiliser directement car sinon, l’eau croupit et devient inutilisable », poursuit Simon Lillamand. D’après ses calculs, pour une famille de quatre personnes, l’économie annuelle serait comprise entre 160 et 320 euros par an. Soit un retour sur investissement en plus ou moins trois ans. Un « système lumineux pédagogique » est également intégré dans l’appareil afin d’inciter les utilisateurs à diminuer la durée sous les jets. D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le temps passé en moyenne sous la douche est de neuf minutes, alors que cinq minutes suffisent.

    Une invention qui peut potentiellement concerner tout le monde. Et qui, comme la plupart des bonnes idées, pousse à se demander pourquoi personne n’y a pensé avant. « Eh bien, il y a déjà eu des tentatives. Mais dans les brevets déjà déposés, il manquait plusieurs éléments que l’on a pu ajouter », explique l’inventeur. Pour l’heure, les premières commandes et les rendez-vous s’enchaînent. Avec notamment des hôtels et des lieux d’accueil qui s’intéressent de plus en plus à ce système qui laisse entrevoir de belles économies d’eau et d’argent. « L’objectif de la première année était de prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution », insiste le fondateur d’Opty-O. Pour l’heure, une cinquantaine de colonnes ont pu être installées.

  • Alexandre Basquin : « Nous sommes à l’ère d’un totalitarisme numérique »

    Alexandre Basquin : « Nous sommes à l’ère d’un totalitarisme numérique »

    Aux côtés du sénateur écologiste Thomas Dossus, du député LFI Pierre-Yves Cadalen et du secrétaire fédéral du PS 84 Patrick Blanès, Alexandre Basquin participera dimanche à l’un des temps forts de la Fête de La Marseillaise à Avignon : un débat sur le numérique et son impact sur la démocratie.

    La Marseillaise : Quel sera le sens de votre propos dimanche ?

    Alexandre Basquin : Tout d’abord, comme sénateur je fais partie du groupe d’études numériques et suis membre d’une mission d’information sur l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle. Mais au-delà du Sénat, j’essaye de rendre la question du numérique citoyenne et politique. J’ai publié, en mars, un essai « Numérique, stop à l’exploitation ». Je dois être l’un des seuls parlementaires de France à ne pas avoir de réseaux sociaux. J’ai toujours eu une petite méfiance face à ces outils. Depuis que je les étudie, c’est devenu une défiance : ce qu’on nous faisait croire comme étant une liberté nouvelle est avant tout une forme d’aliénation. Le modèle économique des géants du numérique fait qu’il faut que vous soyez de plus en plus longtemps sur les écrans, à polariser les contenus, de manière à monétiser votre attention et à piller vos données personnelles. Nous sommes les pantins de grands marionnettistes que sont les gens du numérique. Une forme d’ère de totalitarisme numérique. Très loin de la création d’Internet, porte publique ouverte sur le monde, qui avec l’arrivée des fournisseurs d’accès privés est devenu un monstre numérique, qui nous exploite à des fins économiques, commerciales et politiques.

    Dans cette jungle, la régulation est-elle illusoire ?

    A.B. : Chacun est libre d’utiliser les outils qu’il souhaite. J’ai porté l’idée d’une COP du numérique comme ce qui existe sur la COP environnementale. J’essaie d’éveiller un peu les consciences en disant « Ne croyez pas que vous êtes libres sur ce type d’outils, parce que derrière, il y a des enjeux algorithmiques qui font qu’on vous oriente de manière à ce que vous consommiez toujours plus ». Les études montrent que sur le réseau social X, un mensonge se répand 6 fois plus vite qu’une vérité. Je ne crois pas à une forme de régulation pour la simple raison que ces géants du numérique sont extrêmement puissants et pratiquent un lobbying fort auprès des instances européennes. Ces GAFAM pèsent plus que le PIB de certains États. Face à cela, notre force, c’est le collectif. Ces géants sont au pied d’argile et ne vivent qu’à travers nos usages. Si demain les 3,4 milliards d’utilisateurs de Facebook s’en vont, tout s’écroule. Alors c’est peut-être utopiste et idéaliste. Il y a quand même des prises de conscience. En France, le fait qu’on avance sur l’interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, quand on voit tous les effets néfastes sur notre jeunesse en termes d’isolement et de santé mentale, est un bon premier signe bien qu’insuffisant.

    En quoi est-ce un danger pour la démocratie ?

    A.B. : Les enjeux démocratiques sont importants et de deux ordres. Le premier, c’est l’utilisation des outils numériques à des fins d’ingérence étrangère, de manipulation électorale, de cybercriminalité. En 2024, 80% des élections qui ont eu lieu dans le monde ont été impactées par l’intelligence artificielle avec des manipulations à grande échelle dans le cadre des réseaux sociaux. Le second enjeu, c’est par rapport à la philosophie des géants du numérique eux-mêmes, qui ne veulent qu’une chose : que nous soyons isolés devant nos écrans. Ils honnissent toute forme de solidarité, de collectif. Si vous êtes plusieurs en train de discuter sur une terrasse de café, vous n’êtes pas devant votre écran d’ordinateur. Tout est fait à travers l’économie de l’attention pour que vous soyez toujours plus devant vos écrans pour alimenter leur caisse à profit. Mais au-delà de ça, ils portent aussi une philosophie politique. Par exemple, Mark Zuckerberg [fondateur de Facebook] ou Elon Musk [propriétaire d’X], sont des libertariens. Ils portent en étendard la liberté individuelle avant toute autre considération, y compris avant la démocratie. Ils sont contre toute forme d’État-nation et luttent contre toutes les régulations qu’on peut leur imposer. Donc, c’est vertigineux, extrêmement effrayant. Cela participe d’un mouvement antidémocratique. Parce que demain, des vidéos seront montées de toutes pièces et vous n’allez plus distinguer le vrai du faux. Et dans une démocratie, en période électorale, ça peut amener à des comportements extrêmement violents.

  • À Avignon, des mamans d’élèves victimes de haine raciste

    À Avignon, des mamans d’élèves victimes de haine raciste

    Un nouvel exemple de haine raciste en ligne vient toucher Avignon. En janvier, le nouveau-né Zaïd, premier bébé de l’année dont La Provence s’était fait l’écho, avait subi un torrent abject de commentaires racistes et violents. Cette fois, c’est une publication de Vaucluse Matin qui a servi de défouloir haineux sur la page Facebook du titre.

    L’article, du 12 mai, relate l’alerte de cinq mamans d’élèves déléguées de l’école maternelle des Grands-Cyprès, en colère face à la vétusté de l’établissement. S’ensuivent près de 500 commentaires. Non pour appuyer leur combat, mais pour s’en prendre au voile que portent les mamans sur la photo. « C’était des commentaires comme “avec leur torchon sur la tête”, “mais est-ce qu’on est à la sortie d’une école ou d’une mosquée ?” », confient à Ici Vaucluse Halima, qui « en a pleuré » et Maryam, deux des mamans visées par les messages racistes et islamophobes.

    Vaucluse Matin revient ce jeudi sur l’affaire et a, depuis, retiré la publication en ligne, l’article et la photo restant consultables. Les mamans annoncent le dépôt imminent d’une plainte. « Les gens se cachent derrière des comptes et se croient inatteignables, mais on a fait des captures d’écran, on ne laissera pas passer », assurent-elles. Mardi, elles ont reçu la visite et le soutien du député LFI Raphaël Arnault, qui compte saisir la procureure, et des élus municipaux insoumis, Oukacha Rtili et Khalid El Yousoufi. « Le racisme et l’islamophobie ne sont pas des opinions, ce sont des violences qui fracturent notre société et cherchent à intimider ceux qui prennent la parole », réagit le député. Même tonalité pour le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), pour qui « tous ces actes sont intolérables et doivent faire l’objet d’une enquête rapide et approfondie ».

  • Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Le chantier de Bonpas dépollué et dans les clous

    Au milieu d’une cinquantaine d’agents du Département de Vaucluse, vêtus de gilets jaunes et orange fluo, une grande benne remplie à ras bord de pneus trône, ce jeudi 21 mai, à proximité du chantier du carrefour de Bonpas. À quelques mètres de là, un camion-grappin ramasse des dizaines de sacs-poubelles déposées le long de la route menant aux travaux. Le tout s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de nettoyage et de dépollution du site, menée en parallèle des aménagements routiers.

    Une « opération coup de poing », comme la qualifie Isabelle Pacaud, cheffe du service Politique et expertise en infrastructures routières, en charge de l’opération. Les abords des 800 mètres de voirie, qui mènent également au marché aux puces d’Avignon situé à quelques dizaines de mètres, ont été défrichés et nettoyés par des agents des routes, mais aussi par des volontaires « des bureaux » issus d’autres services, ainsi que par des employés du groupe Vinci. « C’est un fléau commun. Chaque jour, nos agents ramassent en moyenne 10 kg de déchets par kilomètre », assure Jérôme Pissonnier, directeur d’exploitation adjoint de Vinci Auvergne-Rhône-Alpes. Un peu plus de 6 tonnes de déchets ont été ramassées, dont des centaines de pneus, le coin étant connu comme un « dépôt sauvage », regrette Dominique Santoni.

    « C’est un éternel recommencement. C’est un site reculé et loin de la ville, donc, certains ne s’embêtent pas », glisse Isabelle Pacaud, qui demande du civisme et espère que « la police pourra attraper les contrevenants ». L’élue départementale évoque de son côté la mise en place de panneaux préventifs lors d’une prise de parole devant les agents. « Oui, c’est plus cher de déposer en déchetterie, mais on est tous sur la même planète. Beaucoup trop de gens cèdent à la facilité. On met notre pierre à l’édifice et on espère que cela aura un effet papillon », poursuit Dominique Santoni.

    Fin en 2027

    L’occasion est également propice pour faire un point sur l’avancée des travaux de ce « principal point noir du trafic routier » en Vaucluse, selon le conseil départemental. Et « on avance bien, sans retard », assure la présidente, qui estime que le chantier sera bien terminé en 2027, sans pouvoir préciser « si ce sera plutôt en juin ou en septembre ». Avec des échéances importantes qui arrivent dans les prochaines semaines, comme l’ouverture à venir, en juillet, de la bretelle Avignon Sud, qui va relier le péage de l’A7 à la Cité des Papes et devrait fluidifier la circulation, d’après les services départementaux. Mais, aussi, des discussions autour de la mise en place d’un parking de covoiturage à proximité de ce même péage, avec Vinci, ce qui « va avancer durant cet été », assure l’élue. « À part ça, pas de ralentissements particuliers. Pour l’instant, ça fonctionne », conclut-elle.

  • Un nouveau paiement dans les restaurants universitaires

    Un nouveau paiement dans les restaurants universitaires

    Depuis le 4 mai 2026, les étudiants d’Aix-en-Provence, de Marseille et d’Avignon bénéficient du repas à 1 euro. Cette nouvelle mesure a parfois suscité des inquiétudes, comme la crainte d’une trop forte fréquentation et un temps d’attente rallongé. Cela s’accompagne donc d’une réorganisation des modalités de paiement aux caisses pour les étudiants. Il faudra désormais obligatoirement présenter son compte Izly, sur lequel il est nécessaire de créditer de l’argent (carte ou QR code).

    Cela « permet de connaître le statut de l’étudiant avec certitude », selon le directeur général du Crous de l’académie, Marc Bruant. L’objectif est, selon lui, de « s’assurer que les étudiants ne prennent qu’un repas par service et par personne, et de gagner du temps lors du passage en caisse ». En 2025, ce sont environ 1 822 000 repas qui ont été vendus, seulement dans les trois villes de l’académie. Avec une hausse nationale de 12% de la fréquentation par rapport à l’année précédente.

    Régler par carte bancaire

    Auparavant, il était possible de régler le repas uniquement par carte bancaire. « On peut toujours », précise-t-il, mais il est tout de même nécessaire de présenter son compte Izly. Dans le cas contraire, c’est le prix de revient officiel qui s’applique : 8,20 euros. La majorité des caisses seront réservées au paiement par Izly. Une seule caisse par établissement pour la carte bancaire. Cette mesure bénéficie encore d’une phase de transition avant son entrée en vigueur stricte, prévue le mardi 26 mai, dans les 13 restaurants universitaires de l’académie.

    Marie Moreau

  • Olivier Galzi visite le marché du soir à Avignon

    Olivier Galzi visite le marché du soir à Avignon

    Après avoir fait le tour des stands d’abricots d’Aubignan, de cerises de Mallemort ou encore d’asperges de Mazan, il y voit un « genre de marché qu’on a envie de pousser car c’est du circuit court avec des produits de qualité ». S’il n’y a pas de producteurs d’Avignon même, il pointe « un écosystème » et ne voit pas de « concurrence au niveau local », mais plus « une idée de complémentarité ». Une nouvelle visite est programmée ce vendredi (17h) sur la place de l’église de Montfavet.

  • La Fête de La Marseillaise se plie en quatre dans le Vaucluse

    La Fête de La Marseillaise se plie en quatre dans le Vaucluse

    Chaque année à cette période, la fédération du parti communiste de Vaucluse et ses six sections, sont les chevilles ouvrières de la Fête de La Marseillaise. Cette fois-ci elles se plient en quatre peut-être un peu plus, à l’occasion de la 4e édition depuis le retour de notre titre dans le département en septembre 2022. Au moins un millier de personnes est attendu ce dimanche 24 mai dans le traditionnel écrin champêtre du parc des Libertés de l’île de la Barthelasse *, lors d’une journée à la météo pré estivale. « C’est la fête du journal La Marseillaise, organisée par les militants du PCF, qui permet de mettre en avant la qualité du journal qui relaye les luttes sur notre territoire, comme pas plus tard que ce matin [mercredi] où j’ai croisé un journaliste devant l’usine Eurenco (lire page 16) », resitue Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, s’exprimera à midi.

    Un événement bien sûr politique, « mais pensé comme un lieu d’échanges et de débats où se retrouve toute la gauche », précise le responsable politique. Le PCF, mais aussi le PS, LFI, Les Écologistes, Génération.s, l’Après et Debout tiendront un stand. Acmé politique de la journée, le traditionnel débat réunissant plusieurs partis, autour du numérique. À partir de 15h15, Alexandre Basquin (sénateur PCF), Thomas Dossus (sénateur Les Écologistes), Pierre-Yves Cadalen (député LFI) et un représentant socialiste débattront de l’emprise du numérique « qui bouscule nos vies avec l’intelligence artificielle, les grandes plateformes économiques, le traitement de nos données, tout cela sans que cela soit vraiment questionné par la population », décrit Julien De Benito. À 17h, une prise de parole de Delphine Jordan, ex-conseillère départementale de Vaucluse et membre de la commission nationale droits des femmes et féminisme, est prévue.

    Le théâtre à l’affiche

    Outre ce débat politique, la fête se veut un moment convivial et culturel. Un premier débat est programmé (10h30) autour du thème « Le roman noir est-il nécessairement social ? » Un choix savamment sélectionné pour rendre hommage à Roger Martin, écrivain engagé et chroniqueur dans nos colonnes, décédé tragiquement fin janvier dans sa commune de Pernes-les-Fontaines. « Trois de ses amis et auteurs, Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli dialogueront autour de la dimension sociale du roman noir », souligne Julien De Benito.

    Nouveauté cette année au programme, une pièce de théâtre, « Emballage », sera jouée à 14h. « On souhaitait renforcer le côté culturel de la fête, quoi de plus naturel que le théâtre à Avignon ? », livre le secrétaire du PCF 84. Écrite en 1970 par André Benedetto, la pièce a été réactualisée il y a 15 ans et sera interprétée par la compagnie La Parole Rouge. Le spectacle sera encore à l’affiche du Festival Off cette année au théâtre de la Rotonde. Mondialisation, chansons, réflexion et humour en sont le fil rouge. La musique reste partie prenante de la fête : le chanteur lyonnais Reno Bistan est attendu sur scène (16h30) pour un concert autour de la chanson française engagée et ses « chansons écolo-rigolotes ». À l’issue, c’est la Chorale sauvage qui prendra le micro.

    Enfin, plus d’une vingtaine d’associations seront également présentes tout au long de la journée, de même que des jeux pour enfants, exposition sur les 90 ans du Front Populaire, tombola et espaces de restauration/buvette.

    * Parc des Libertés, 4632 route de l’Islon sur l’île de la Barthelasse. Entrée libre de 10h à 20h30.

    ILS Y SERONT

  • À Avignon, le resto de la CCI en redressement judiciaire

    À Avignon, le resto de la CCI en redressement judiciaire

    « On est peut-être plus de 300 aujourd’hui, qu’est-ce qu’on peut souhaiter ? Que l’on soit 300 tous les jours. » En décembre 2024, tout sourire, Gilbert Marcelli, président de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), témoigne de son optimisme lors de l’inauguration du Quai des saveurs. Des propos qui, aujourd’hui, prennent une amère saveur : le restaurant, géré par la CCI, a en effet été placé en redressement judiciaire le 7 mai, révèle L’Écho du mardi. Le tribunal des affaires économiques d’Avignon mentionne que le Quai des saveurs s’est déclaré en cessation de paiements le 24 avril.

    Sur place, ce mercredi midi, la directrice d’exploitation Sophie Ledoux, s’est refusée à tout commentaire, confirmant simplement l’information, mais aussi le départ, à la fin du mois, du jeune chef, Saïd Soumaila. Ce dernier, primé aux Worldskills et formé à l’école hôtelière d’Avignon, était l’une des figures de proue du projet. Le second de cuisine, Naël Tamghart, également formé à l’école hôtelière avignonnaise, distingué en septembre dernier aux Worldskills, avait déjà quitté les rangs fin 2025. La structure compte sept salariés, aujourd’hui dans l’expectative.

    Les yeux plus gros que

    le ventre ?

    Précisons que le Quai des saveurs est loin d’avoir baissé le rideau et reste ouvert, du mardi au samedi. Malgré un emplacement idéal, en sortie de gare en face de l’entrée des remparts, une capacité de 60 couverts et une terrasse de 100 m2, le restaurant bistronomique, ayant pour vocation le savoir-faire et les produits locaux, n’a jamais su trouver un public suffisant. La CCI a-t-elle donc eu les yeux plus gros que le ventre pour ce projet dont les travaux ont nécessité 1,3 million d’euros ? La question est criante à l’heure où la CCI a été mise sous tutelle, fin janvier, suite à une crise de gouvernance. Et dont le sujet Quai de saveurs, pourtant initialement largement approuvé en interne, est remonté parmi les griefs de gestion. Le fait que la CCI se positionne pour gérer cet établissement avait fait grincer des dents parmi les restaurateurs locaux ou bien encore la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises).

    D’après L’Echo du mardi, le restaurant affiche un passif d’un million d’euros que la tutelle actuellement en place à la CCI – dans l’attente d’élections du 29 juin au 10 juillet – ne peut éponger. La chambre avait été retenue pour gérer ce restaurant vitrine à la suite d’un appel à projets lancé par la SNCF.

  • À Avignon, le maire lance la révision du plan de circulation Faubourg

    À Avignon, le maire lance la révision du plan de circulation Faubourg

    Après la clé en or des frères Grimm qui ouvre un coffre mystérieux, Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a sorti une « clé de 13 » dorée pour faire tomber les sens interdits de la cité des Papes. Une manière pour le moins théâtrale – peut-être un reste de son passé de présentateur – d’annoncer, ce mercredi, le lancement de la révision du plan Faubourg.

    Après avoir dévissé, avec cette fameuse clé mixte plaquée or (offerte par ses soutiens après sa victoire aux élections, dit-il), devant la presse et les caméras de la communication de la Ville, un panneau « Sens interdit » de l’avenue Croix-des-Oiseaux, désormais donc remise en double sens de circulation, le premier édile a dévoilé les grandes lignes de ce projet.

    Une première phase est lancée ce mercredi 20 mai, après avoir été annoncée ces derniers jours aux habitants par des panneaux sur les axes concernés. Elle comprend des modifications de circulation dans sept rues et avenues de la ville. Un premier jet « sans le moindre coût » du « monstre, de l’aberration » que représente, d’après lui, le plan de modification de la circulation mis en place fin 2021 et qui visait alors à « réduire le trafic de transit dans les faubourgs, apaiser la circulation, développer les pistes cyclables et zones 30 et favoriser les déplacements à pied et à vélo », comme l’expliquait la municipalité à l’époque, alors dirigée par Cécile Helle (PS).

    Dans un premier temps, en plus de la Croix-des-Oiseaux, la bretelle vers Pierre-Semard depuis l’avenue Pierre-de-Coubertin est rouverte à tous les véhicules, l’avenue du Martelange est remise en double sens, le sens de circulation de la rue Delsuc est inversé, la rue Jacques-Tati est mise en double sens, le feu du carrefour de la Porte du Rocher est « amélioré » et le tunnel du Blanchissage est rouvert aux voitures dans le sens nord-sud.

    « Tout le monde prenait ces sens interdits. Donc, à un moment, ce ne sont pas les gens le problème, mais bien les sens interdits », argumente Olivier Galzi, tout en assurant que les axes choisis sont issus de « témoignages recueillis tout au long de la campagne auprès des habitants » et que « les effets de ces mesures seront évalués au fil des mois ».

    Deuxième phase cet été

    À ses côtés, Nicolas Donadille, élu délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, assure que cette mesure « ne va pas opposer les modes de déplacements », malgré le fait que le retour au double sens laisse moins de place aux cyclistes sur les voies.

    Il en profite également pour dévoiler les contours de la deuxième phase de ce plan, qui devrait être mise en place pendant l’été, plutôt après le Festival qui se termine fin juillet. Une seconde partie « plus structurante » n dont le coût est estimé à 250 000 euros. Elle prévoit notamment l’amélioration de l’éclairage du tunnel du quai de la Ligne, la mise en place d’un double sens porte Saint-Lazare et la réouverture du sens sud-nord sur l’avenue Monclar. Mais aussi, plus tard, la mutualisation des centres de supervision urbaine d’Avignon et du Grand Avignon, notamment pour coordonner tram et circulation.

    L’opposition pointe des contradictions

    Le groupe d’opposition Ensemble et Solidaires, dans lequel se trouve Fabrice Tocabens (PS), ancien adjoint de Cécile Helle qui avait porté le plan Faubourg à Avignon, a émis un communiqué pour cibler plusieurs points du projet. Ils visent tout d’abord l’absence de « concertation avec les riverains ». Mais aussi « la réduction et la suppression des voies cyclables » sur l’avenue de la Croix-des-Oiseaux ou sur l’avenue Martelange. Tandis que la mise en circulation de l’avenue Monclar-Nord « va inévitablement créer de l’insécurité routière et du stationnement anarchique sur les trottoirs et les voies cyclables les plus utilisées d’Avignon, c’est un contresens historique ». Ils affirment qu’ils resteront vigilants « aux risques de voir revenir, tant en centre-ville que dans les faubourgs, une circulation de transit, historiquement de 14 000 véhicules sur les quatre boulevards, et aux conséquences néfastes pour les riverains et les piétons ». Et demandent en conclusion un « vrai débat » autour des transports, avec divers sujets comme le RER métropolitain, la jonction des autoroutes A7 et A9, la gratuité Avignon Nord-Avignon Sud ou encore la relance d’une LEO « finançable et repensée ».

  • Le nouveau sous-préfet prend ses marques

    Le nouveau sous-préfet prend ses marques

    Officier de la marine nationale, administrateur des affaires maritimes, rompu à la régulation de la pêche, Vincent Lelionnais ne débarque pourtant pas en Vaucluse pour veiller à l’état piscicole du Rhône. Depuis une grosse semaine, il a succédé à Sébastien Maggi au poste de sous-préfet chargé de la politique de la ville et secrétaire général adjoint. Entre plusieurs visites protocolaires ou présence, ce mardi soir à l’assemblée générale de la fédération des centres sociaux, ce Breton a rencontré la presse mardi.

    « Je n’étais jusque-là jamais venu dans le Vaucluse », confie le haut fonctionnaire de tout juste 39 ans, qui connaît là sa première expérience préfectorale. S’il est donc issu des affaires maritimes -ces 4 dernières années il était responsable des ressources humaines de l’administration de la mer au sein du ministère de la transition écologique-, Vincent Lelionnais a déjà une expérience dans les missions de la politique de la ville. « Entre 2019 et 2022, j’étais au secrétariat général des affaires régionales dans les Hauts-de-France notamment chargé de la cohésion sociale et de la politique de la ville », livre-t-il.

    En Vaucluse, sa lettre de mission englobe l’habitat indigne, l’insertion, le logement et le pacte local de solidarité. « Avec un focus sur les quartiers prioritaires des 22 communes, un vrai sujet notamment à Avignon dont je méconnaissais l’ampleur », reconnaît-il, même s’il a touché de près cette problématique « dans le Nord ». Encore en phase exploratoire, difficile pour le sous-préfet de détailler des « mesures et dispositifs » à corriger ou amplifier, citant l’enveloppe annuelle de « 4 millions d’euros du programme politique de la ville à destination du tissu associatif ».