Tag: Avignon

  • [Entretien] Michel Mafioly : « Cigal’, un festival populaire, ouvert et fraternel » à Avignon

    [Entretien] Michel Mafioly : « Cigal’, un festival populaire, ouvert et fraternel » à Avignon

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous présenter ce festival ?

    Michel Mafioly : Organisé chaque année par des militants de l’antenne Casi du Vaucluse, ce festival repose sur un principe fort : ouvrir une scène de dimension professionnelle à des groupes amateurs de cheminots, en première partie d’une tête d’affiche.

    L’objectif est double : démontrer qu’en dehors du travail, les cheminots possèdent de véritables talents artistiques et les partager avec un public mixte, composé à la fois de cheminots et de publics extérieurs.

    C’est aussi la volonté de rendre la culture accessible à tous ?

    M.M. : Oui, à tous et toutes ! Les cheminots, leurs proches ainsi que les privés d’emploi peuvent assister gratuitement à un concert de qualité. Pour les autres publics, l’entrée est proposée au tarif symbolique de 5 euros. Un festival populaire, ouvert et fraternel, qui fait vivre concrètement l’accès à la culture pour tous.

    Un festival également porté par les valeurs de paix ?

    M.M. : En cette année marquant les 40 ans de gestion des Activités sociales et culturelles à la SNCF par les cheminots eux-mêmes, au travers des élus CGT de différents horizons, ce festival porte pleinement des valeurs de paix, d’humanité et de solidarité et contribue à notre mission d’éducation populaire.

    À cette occasion, Cigal’ accueille également plusieurs partenaires engagés, parmi lesquels l’Orphelinat national des chemins de fer français (ONCF), le Mouvement de la paix et le Secours populaire. C’est un moment privilégié pour rencontrer ces partenaires dans le cadre exceptionnel du Centre culturel des cheminots d’Avignon.

    Côté musical, quels groupes programmez-vous ?

    M.M. : Pour faire vibrer Avignon, nous aurons le plaisir d’accueillir deux groupes de cheminots : Mireil m’a tuer et Brett L. Le premier est un groupe à l’énergie brute et festive, mêlant influences rock, punk et chanson engagée dans une ambiance décalée et populaire qui fait rapidement monter la température. Brett L propose un univers musical sensible et puissant, entre rock alternatif et sonorités modernes, porté par des textes sincères et une présence scénique généreuse.

    Pour assurer la deuxième partie de soirée, nous accueillerons Les hurlements d’Léo, groupe incontournable de la scène alternative française, dont l’énergie débordante et l’univers festif laissent présager une soirée endiablée au cœur d’Avignon.

    Samedi 30 mai, à partir de 18h

    1A rue Jean-Catelas, Avignon. Entrée : 5 euros, gratuite pour les cheminots et les privés d’emploi.

  • Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Ce vendredi midi, des préparatifs battent leur plein à proximité de la place du palais des Papes. On s’affaire à mettre sur pied la 5e édition du « Live des Côtes-du-Rhône », qui se tient ce samedi, et mêle dégustations de vins * – parmi 200 références – et concerts. Un peu plus haut au Rocher des Doms, les Compagnons des Côtes-du-Rhône reçoivent la presse au sein du clos de la vigne du Palais des papes. Ce n’est pourtant pas cette association qui organise le Live de samedi, mais Inter-Rhône, le syndicat interprofessionnel des vignobles de toute la vallée du Rhône.

    Comme en été devant un rayon d’une vingtaine de vins rosés différents, le profane peut vite se perdre parmi les syndicats et associations faisant la promotion de la filière viticole, poids lourd de l’économie locale (56% de l’agriculture vauclusienne provient de la viticulture). « On travaille ensemble, il n’y a pas de concurrence », assure David Bérard, promu délégué opérationnel et développement des Compagnons des Côtes-du-Rhône. Soit 72 bénévoles issus du milieu viticole ou pas qui organisent plusieurs événements destinés à valoriser les Côtes-du-Rhône, « une appellation qui touche 171 communes, 4 départements et 27 000 hectares », chiffre Pierre Saysset, directeur de la fédération des vignerons indépendants de Vaucluse et conseil du nouveau bureau des Compagnons, élu en avril dernier.

    « On est une association culturelle et de promotion de la vigne pour faire d’Avignon la capitale des Côtes-du-Rhône », souligne Brigitte Bouvier, la nouvelle présidente des Compagnons, par ailleurs directrice du lycée viticole d’Orange. Tout au long de l’année, l’association organise quelque 90 événements fréquentés par 15 000 personnes (dont 40% venus d’en dehors du territoire), parfois autour d’un public restreint de professionnels ou de touristes étrangers, mais avec toujours trois temps forts populaires : les Estivales du Rhône, le Ban des vendanges et le théâtre des sens.

    Raclette dans la vigne

    en janvier

    « Cet hiver, pour toucher un autre public et animer les ailes de saison, on a organisé une raclette dans la vigne autour de la Saint-Vincent, le patron des vignerons, les 200 places sont parties en 24h, on peut déjà donner rendez-vous en janvier prochain », annonce David Bérard. Mais avant cela, se préparent les Estivales, qui se tiendront le 6 juin. « Une balade patrimoniale et gourmande dans un lieu encore tenu secret à Avignon », promet-il. Un nouveau rendez-vous, encore en phase de validation, est prévu en juillet à destination de la jeunesse. Enfin, le point d’orgue pour les Compagnons reste le Ban des vendanges, lancé en 1995 et qui se revendique « comme la plus grande fête populaire gratuite » en Vaucluse. Il aura lieu le 29 août, sur la place du Palais des papes.

    * À consommer
    avec modération

  • Visite sous tension de la directrice des Finances publiques à Avignon

    Visite sous tension de la directrice des Finances publiques à Avignon

    À l’arrivée de la directrice générale des Finances publiques (DGFIP), Amélie Verdier, à la Cité administrative d’Avignon ce jeudi 28 mai, les militants syndicaux se sont empressés de lui tendre, à travers la fenêtre de sa voiture et sur les essuie-glaces, un tract sur les conditions de travail difficiles dans les services.

    En Vaucluse pour visiter le service des impôts fonciers, celui de la publicité foncière, des brigades départementales de vérification ou encore l’accueil du Service des impôts des particuliers, elle a été accueillie avec ce flyer intitulé « DGFIP obtient le label Syndrome France Télécom » pour « avoir excellé dans la souffrance au travail. » Contactée, la direction vauclusienne de la DGFIP n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Devant l’accueil du service des impôts, un barnum a été monté où les trois forces syndicales, à savoir Solidaires, FO et la CGT, se sont rassemblées autour pour l’occasion. « On subit des suppressions d’emplois depuis 20 ans à un rythme effréné », témoigne Henri Santucci de la CGT. « Au début des années 2000, on était 900 en Vaucluse. Là, on n’est plus que 612. Et encore, il y a eu la création du centre de contact des professionnels », abonde Christain Pernot, secrétaire FO. « Cette visite n’est qu’un coup de com interne. Des services et des rendez-vous ont été ouverts juste pour l’occasion », assure Laurent Derbes, secrétaire adjoint Finances Publiques Solidaires. Les organisations syndicales ont été recues en fin de journée par la directrice nationale. « Le rendez-vous risque d’être rapide. On va lui faire remonter toutes nos problématiques. D’autant que cela impacte les usagers » insiste le Christain Pernot.

  • À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    « Toujours là, parce que c’est encore nécessaire. » Plus d’un demi-siècle après les émeutes de Stonewall aux États-Unis, qui ont lancé dans le monde les luttes pour les droits des homosexuels, bisexuelles et transgenres, le combat reste d’actualité. « Cela va l’être encore un moment car quand les idées d’extrême droite poussent et arrivent au pouvoir, les droits des minorités et des femmes sont attaqués en premier », constate Aurélie Créa, coordinatrice de la marche des fiertés pour le pôle LGBT de Vaucluse.

    Ce samedi 30 mai, la structure organise la 4e édition de la marche des fiertés à Avignon. « Elle est organisée à 100% par une quinzaine d’associations, cette année un gros travail a été mené sur les chars et tous les artistes sont nouveaux sur notre manifestation », synthétise la coordinatrice. Fini aussi les concerts dans l’espace public, direction le tiers-lieu la Scierie. Le démarrage est prévu à 15h avec les stands associatifs sur la place Pie avant la grande marche à 17h qui traversera les rues Carnot et Carreterie jusqu’à la place Saint-Lazare. Suivra donc la soirée, en entrée libre, à la Scierie jusqu’à 1h, où des stands seront également installés.

    Un moment festif et militant « pour diffuser le message à ceux qui n’ont pas conscience de l’impact de la poussée de l’extrême droite ». Tout dernièrement, suite à l’élection du RN ou de la droite extrême aux municipales à Faches-Thumesnil (Nord) et Elne (Pyrénées-Orientales), les maires ont fait enlever les drapeaux arc-en-ciel de l’Hôtel de ville, repeint en blanc un passage piéton arc-en-ciel, voire carrément annuler la marche des fiertés. « Cette levée des symboles pousse à légitimer ceux qui sont là pour casser du PD », déplore Aurélie Créa.

    À deux jours d’un procès attendu

    Les militants sont déterminés « à garder leurs droits » alors qu’en décembre le pôle LGBT avait une nouvelle fois été tagué sans, à ce stade, d’avancée d’enquête malgré un dépôt de plainte. Les associations suivront de près le procès aux assises d’Avignon, qui s’ouvre pour une semaine ce lundi 1er juin, de six individus soupçonnés d’avoir agressé des homosexuels dont l’un avait été tué, en mars 2023 à Sorgues. Mi-avril, deux frères avaient été condamnés à de la prison ferme à Avignon pour avoir organisé des guets-apens homophobes.

    LES RENDEZ-VOUS EN RÉGION

    Aix-en-Provence

    La marche des fiertés de l’association Aix Vanguard se déroulera samedi 6 juin. Le départ est prévu sur la place de l’Hôtel de Ville à 14h30.

    La Ciotat

    C’est à 19h que la marche organisée par l’association collégiale l’Éventail débutera. Départ prévu à la Chaudronnerie samedi 6 juin.

    Toulon

    La marche du collectif Fiertés Toulon se déroulera samedi 13 juin. Le départ est prévu pour 17h, à la place d’armes. L’itinéraire au cœur du centre-ville reste le même que l’année précédente. Le cortège comptera 3 chars dont deux avec DJ sets. Un arrêt avec un sitting et une minute de silence se fera devant la mairie en mémoire à toutes les victimes des LGBT phobies.

    Marseille

    Fierté Marseille Organisation prévoit, samedi 4 juillet, sa marche LGBTQIA+ intitulée « Aucune marche arrière ». Le circuit débutera à 16h30, Place Castellane, et se poursuivra sur la rue de Rome jusqu’à la Canebière. Le cortège continuera ensuite vers le Quai de la fraternité, puis sur le Quai du Port, pour enfin, se terminer devant l’Hôtel de Ville.

    Calypso Sadousty

  • Avec Memento, le Vaucluse met en valeur sa mémoire

    Avec Memento, le Vaucluse met en valeur sa mémoire

    C’est l’aboutissement d’un projet de dix ans, quand, en mars 2016, le Conseil départemental de Vaucluse a voté le principe d’un nouveau bâtiment afin d’abriter les archives départementales. Une décennie plus tard, voici Memento, un pôle des patrimoines présenté comme une maison commune, abritant donc les archives départementales de Vaucluse, le service départemental d’archéologie (notre édition du 18/04), le centre de conservation et d’étude de l’État, les réserves des musées départementaux, le service de valorisation patrimoniale et culturelle, mais aussi les archives du Grand Avignon.

    Un bâtiment de 11 000 m2 -sur 80m de long et 70m de large- situé à Agroparc et qui a été inauguré ce jeudi après-midi devant 600 personnes. Dès ce vendredi, le public est invité à découvrir ce site. Un week-end festif d’ouverture * est prévu, avec visites guidées, ambiance musicale et découverte d’une exposition, Mon trésor, qui présente une cinquantaine d’objets significatifs de l’histoire vauclusienne. « Memento est plus qu’un bâtiment public, c’est l’un des équipements patrimoniaux les plus ambitieux réalisés en France », applaudit Dominique Santoni, présidente LR du Département, qui a rendu hommage à son prédécesseur, Maurice Chabert, présent jeudi et instigateur du projet.

    « Coffre-fort ouvert à tous »

    De couleur ocre, en tuiles inversées, ce pôle des patrimoines est « un coffre-fort ouvert à tous, car l’ambition de Memento n’est pas seulement de conserver et restaurer la mémoire, mais de la montrer », rappelle Dominique Santoni. Depuis près d’un an, les services des archives et de l’archéologie ont investi les lieux. Si côté archives le palais des Papes, où étaient stockés quelque 26km linéaires de documents, pouvait avoir un côté majestueux, les conditions de conservation -et de travail des agents- étaient loin d’être optimales. « C’est une réussite, on dispose d’une réserve de 40 km », relève Cédric Lelièvre, chef du bureau des publics.

    Un chantier à près de 33 millions d’euros, financé pour moitié par le Département mais aussi l’État, la Région et le Grand Avignon. Que ce soit le préfet Thierry Suquet, la vice-présidente DVD de la Région Bénédicte Martin, ou le maire et président (DVD) du Grand Avignon Olivier Galzi, tous ont eu peu ou prou la même formule : « Une société n’a un avenir que si elle connaît son passé ».

    * Réservation au 04.90.86.16.18 ou à valorisation.memento
    @vaucluse.fr.

  • En Vaucluse, la Banque alimentaire croule sous les demandes

    En Vaucluse, la Banque alimentaire croule sous les demandes

    Face à l’épuisement des stocks, la banque alimentaire des Bouches-du-Rhône lance, ce vendredi et samedi, une collecte d’urgence (lire ci-dessous). Chez son homologue vauclusienne, la situation n’est pas aussi alarmante, du moins côté denrées. Mais elle organise aussi de son côté, une collecte ciblée de produits d’hygiène. « Ce sera uniquement dans les hypermarchés Leclerc, mais pas ceux d’Avignon et Morières », regrette Pascale Hémard, présidente de la banque alimentaire de Vaucluse (BA 84). Les bénévoles donnent rendez-vous à Carpentras, Bollène et Valréas. « Celui d’Apt était partant, mais nous n’avons pas assez de bénévoles », confie-t-elle, lançant un appel aux bonnes volontés.

    Car les coups de main, même épisodiques, ne sont jamais de trop pour faire face aux besoins criants de la population. « En 2025, nous avons distribué 1 680 tonnes de denrées, soit l’équivalent de 3 millions de repas à destination de 63 500 bénéficiaires », chiffre Pascale Hémard, alors que l’association tenait mardi son assemblée générale à Cavaillon, au sein du Village, une des 70 associations partenaires. La Banque alimentaire sert de plateforme logistique dans l’aide alimentaire, achetant ou collectant des denrées, distribuées ensuite aux épiceries sociales ou centres communaux d’action sociale. La traduction humaine de ces chiffres, c’est un doublement du nombre de bénéficiaires depuis le Covid. Plus d’un Vauclusien sur dix bénéficie de la Banque alimentaire : « On progresse de 10% chaque année, c’est énorme », s’alarme la présidente.

    Bientôt une épicerie mobile pour les étudiants

    D’autant que les écueils s’additionnent, entre coût des denrées qui grimpe et baisse des dons des grandes surfaces. « C’est en chute libre, -50% en deux ans, car elles vendent de plus en plus leurs produits en antigaspi », constate Pascale Hémard. Lors de l’AG, un fort accent a été mis sur la nécessité d’avoir un soutien fort et pérenne des collectivités. « On a calculé qu’on reçoit 4 euros par bénéficiaire quand cela va de 10 à 15 euros pour les autres départements de la région », souligne la présidente, qui attend davantage aussi des municipalités comme Avignon (8 000 euros d’aides pour 32 000 habitants aidés) et Carpentras (1 000 euros de subsides pour 6 200 habitants).

    « Les pouvoirs publics doivent comprendre que nous apportons une sorte de paix sociale, nous sommes un levier d’inclusion : comment voulez-vous retrouver un travail, réussir à l’école ou ses études, bien vieillir quand la faim vous tenaille », fait valoir la présidente pour (r)éveiller la conscience des décideurs politiques. Le Département octroie 40 000 euros par an, or « il en faudrait le double », estime-t-elle, sachant que le Vaucluse figure parmi les dix départements les plus pauvres de France. Cette année, le Grand Avignon va verser 10 000 euros (somme habituellement consacrée à la cérémonie de vœux que l’agglo n’organise plus). « On est très content mais on ne peut pas se contenter que de one shot, cela n’offre pas de visibilité », poursuit Pascale Hémard.

    Parmi les projets en cours, la mise en place d’une épicerie mobile, à la rentrée, à destination des étudiants, cinq soirs par semaine. « En complémentarité d’autres associations, on a ciblé les étudiants de BTS et de soins infirmiers », précise-t-elle. Reste toutefois encore en friche, l’impérieuse quête de nouveaux locaux. À l’étroit, et difficilement accessible pour les poids lourds, dans son hangar agricole de la ceinture verte, la Banque alimentaire espère tripler sa capacité de stockage (notre édition du 29 novembre). Le Conseil départemental a voté une subvention de 20 000 euros spécifique pour ce projet de relocalisation. Des pistes sur l’emprise du Marché d’intérêt national ou au parc des expositions avaient été mises sur la table mais n’ont pu aboutir. « Il faut tout repenser, on attend que M. Galzi [maire DVD] puisse nous recevoir », conclut Pascale Hémard.

  • Le monument des cheminots rénové à Avignon

    Le monument des cheminots rénové à Avignon

    Une réhabilitation réalisée grâce à la collaboration entre la SNCF, la CGT Cheminots et l’Institut d’histoire sociale (IHS) de la CGT. « Cela perpétue la mémoire des anciens qui luttaient contre les nazis et le régime fasciste français », glisse Pierre Chotard, de l’IHS. « Que les cheminots d’aujourd’hui puissent connaître l’histoire et la transmettre n’est pas anodin. En cette journée, l’inauguration prend tout son sens », abonde Delphine Couzi, directrice régionale TER Paca.

  • Le projet de propreté collaborative lancé à Avignon

    Le projet de propreté collaborative lancé à Avignon

    Sur la place des Corps-Saints, dans le centre-ville d’Avignon, une vingtaine d’agents de la propreté de la Ville étaient en action à l’occasion du premier test de « l’opération quartiers propres », comme l’a nommée la municipalité. Objectif : « Montrer l’engagement sans faille de tous les services de la Ville au profit d’un cadre de vie agréable, tout en mobilisant et sensibilisant les citoyens au travers d’une démarche participative. »

    C’est aux alentours de 9h que le maire Olivier Galzi (DVD), qui avait porté comme l’une de ses priorités le sujet de la propreté lors de sa campagne, est arrivé sur place, troquant son costume contre un t-shirt blanc, un gilet jaune et une pince à déchets. « Tout ce qui était dégueulasse a été refait. Le but est de faire un choc de propreté. Si c’est propre, que le quartier est nickel, les habitants feront plus attention », assure-t-il, évoquant le décapage du sol, le remplacement d’un boîtier électrique dans un coin ou encore le nettoyage des tags et autres autocollants sur les poteaux. « L’extrême gauche nous fait la guerre », peste-t-il en retirant un sticker d’un collectif d’artistes opposés au système du Festival Off, bien que le rapport ne soit pas établi. Et d’évoquer de possibles poursuites contre les organisations dont on trouve plusieurs autocollants dans les rues, « type Jeune Garde », assure-t-il. Bien que des affichages de collectifs d’extrême droite soient également nombreux dans les rues de la Cité des Papes.

    Un peu plus loin, au square Perdiguier, un ramassage était aussi organisé avec les élèves de l’école Bouquerie. « Les enfants s’en rappelleront toute leur vie et en parleront autour d’eux », assure Olivier Galzi.

    Un quartier par mois

    Une opération qui a démarré à 5h du matin et qui devrait être la première d’une longue série. En juin, ce sera au tour du quartier du Pont-des-Deux-Eaux, en extra-muros. « On va en faire un par mois », assure Michel Adam, adjoint à la propreté. Le maire a, concernant la verbalisation de ceux qui participent aux dépôts sauvages, évoqué l’utilisation de la vidéosurveillance pour attraper les contrevenants.

    Outre ce projet, les élus ont aussi précisé d’autres actions, comme la mise en place d’une brigade d’intervention rapide. Constituée de six agents, celle-ci interviendrait dans la journée après le signalement d’un habitant via le numéro Allô mairie « afin de lutter contre les dépôts sauvages d’ordures », précise la municipalité. Une benne à encombrants a été mise en place pour la journée, comme c’est déjà arrivé lors de la précédente mandature.

    Et d’insister toujours sur une « remobilisation des agents du service », en rapport avec la visite de début de mandat du premier édile dans les services, alors que l’adjoint à la propreté, qui était anciennement chef des services de la propreté sous Marie-Josée Roig puis Cécile Helle, était ciblé. Une plainte pour diffamation contre l’élue d’opposition Marie-Anne Bertrand a été déposée après une question sur le sujet en conseil municipal. Celle-ci conteste.

  • En Vaucluse, hommage aux résistants et aux victimes de bombardements

    En Vaucluse, hommage aux résistants et aux victimes de bombardements

    Double hommage ce mercredi 27 mai à Avignon. Comme partout en France, une cérémonie s’est tenue pour la commémoration de la Journée nationale de la Résistance. Mais c’est aussi la date à laquelle la ville, alors occupée par les troupes allemandes, a été bombardée par les forces alliées, en 1944.

    Les cérémonies en hommage à cette journée tragique se sont tenues ce mercredi. 525 Avignonnais ont perdu la vie ce jour-là. Des gerbes de fleurs ont ainsi été déposées par des enfants et des élus de la ville et du Département devant le monument aux morts, au croisement de l’avenue Pierre-Semard et du boulevard de la 1ère Division blindée.

    Porteurs de drapeaux, élus, personnel de mairie et de la préfecture ainsi qu’une poignée d’habitants ont ensuite marché quelques dizaines de mètres plus loin, jusqu’au monument aux morts de la place de la 1ère Armée d’Afrique. S’en est suivi un protocole similaire.

  • Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Dans le salon du maire d’Avignon ce mardi 26, à l’occasion de la visite du consul général de Chine à Marseille, Youlin He, le premier magistrat Olivier Galzi a annoncé souhaiter « une coopération beaucoup plus importante » avec le pays du Milieu.

    Une collaboration dans les domaines du tourisme, des industries culturelles et créatives, mais aussi des technologies de pointe autour de l’agriculture développées à Agroparc « qui intéressent beaucoup le gouvernement chinois », explique le maire. « Avignon a une très belle histoire. On va trouver une coopération pour aider les peuples de la France et de la Chine dans tous ces domaines », explique le diplomate chinois, qui affirme qu’il s’agit de sa troisième visite à Avignon. A aussi été évoqué un jumelage « à hauteur de la ville », assure Olivier Galzi, à savoir avec la ville de Yiwu qui est « un modèle de production », assure Youlin He.

    « Deux piliers »

    Le maire s’est aussi permis une pique à l’ancienne municipalité, assurant que la relation entre Avignon et la Chine était « quasi inexistante ». Et ce alors qu’il existait bien un jumelage avec le district de Bao’an-Shenzen où vivent 3 millions de personnes depuis 2023. « Ce n’est pas qu’il n’était pas important mais il n’était pas valorisé », assure le maire. Mais cette nouvelle possibilité « est un deuxième pilier », poursuit-il. « Les relations avec Yiwu et Bao’an peuvent exister et avancer en même temps », confirme le consul.