Tag: Avignon

  • Contre les rodéos urbains, l’État met « un coup de projecteur »

    Contre les rodéos urbains, l’État met « un coup de projecteur »

    Le 8 mai dernier, Ahmed, 79 ans, perdait la vie en traversant la Rocade, fauché sur un passage piéton par un motard-chauffard en roue arrière. Un accident tragique, qui a suscité colère et émotion, lors notamment d’une marche blanche organisée par la famille d’Ahmed, une semaine après le drame. « Les rodéos tuent. Agissons maintenant ! », implorait la banderole en tête de cortège. Un message dont essayent de s’emparer les autorités. Ce mardi soir se tenait une opération anti-rodéos, à l’angle de la Rocade et de l’avenue de la Barbière, menée par la police nationale, en lien avec la préfecture et la Ville.

    « Le problème du rodéo, c’est le refus d’obtempérer, pose Emmanuel Desjars, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN). On essaie de les arrêter, mais à un moment, il faut s’arrêter, parce qu’il ne faut pas créer d’accident pour le motard, pour la population ou pour les policiers, pour eux, leur sécurité juridique et leur sécurité personnelle. » Ce mardi, l’opération consiste en un banal contrôle routier. « La plupart du temps, on agit discrètement parce qu’évidemment, on a assez peu de chances aujourd’hui de tomber sur quelqu’un qui fasse un rodéo juste devant nous », reconnaît le patron des policiers vauclusiens, confronté chaque soir à Avignon « à 1 ou 2 refus d’obtempérer ».

    Un appel à libérer la parole des habitants

    Au moment de démarrer le point presse, un habitant interrompt le préfet. « J’habite là et c’est la première fois que je vois un contrôle, il y a des rodéos souvent, on les voit passer, on les connaît, là c’est de la com’ », dénonce, posément, le riverain. « C’est exactement ça l’enjeu, mettre un coup de projecteur sur ce fléau alors que d’habitude on agit discrètement à des heures plus tardives », répond Thierry Suquet. Depuis le début de l’année, 20 motos ont ainsi été saisies à Avignon. L’État espère que le projet de loi Ripost, adopté ce mardi soir au Sénat, soit rapidement mis en place. Il prévoit notamment de renforcer les sanctions contre ces rodéos.

    Invité lors de la marche blanche en hommage à Ahmed, Olivier Galzi était aussi présent mardi. Des actions de sensibilisation ? Pas vraiment au goût du maire. « On est presque face à un homicide volontaire, avec un multirécidiviste qui fuit des voitures de police, ce n’est pas de la sensibilisation qu’il faut faire mais de la répression », estime le maire (DVD), pour qui ce type d’opération est « une forme de sensibilisation ». Si le levier municipal est minime (veiller à l’éclairage public, marquage au sol), Olivier Galzi appelle la population à collaborer malgré l’omerta : « Beaucoup de gens savent, ce serait intéressant qu’ils nous parlent et aident à retrouver ceux qui commettent ces délits. »

  • Une journée d’hommages à la Résistance

    Une journée d’hommages à la Résistance

    Cette journée a été instaurée en souvenir de la réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) du 27 mai 1943 à Paris, réunissant Jean Moulin, représentant du Général de Gaulle, les représentants des huit grands mouvements de résistance français et les représentants de six principaux partis politiques de la troisième République. Une rencontre fondatrice, qui avait pour but d’unifier et de coordonner toutes les forces et les tendances politiques de la Résistance au sein d’un seul et même mouvement.

    Bouches-du-Rhône

    À Salon-de-Provence, à 9h30, au Mémorial Jean-Moulin, sur la route nationale 583.

    À Aix-en-Provence, à 11h30, au Wagon du Souvenir au camp des Milles, chemin des déportés.

    À Martigues, à 18h, au monument aux Morts sur la place du 8 mai 1945.

    À Aubagne, à 17h, au Parc Jean-Moulin.

    À La Ciotat, à 11h, au cimetière Sainte-Croix.

    Var

    À Toulon, à 10h, sur la place Gabriel-Péri.

    À Draguignan, à 18h30, au Monument de la Résistance, sur la place de la Paix.

    À Six-Fours, le collectif Six-Fours à gauche, écologiste, régionaliste et citoyenne organise à 10h, au rond-point Jean-Moulin, une cérémonie en réponse à la « cérémonie patriotique » programmée par la mairie d’extrême droite de Frédéric Boccaletti, afin de rappeler que les racines de son parti n’étaient pas du côté de la Résistance. Et de dénoncer : « Une entreprise de récupération et de falsification de l’Histoire, salissant la mémoire des résistantes », selon le collectif.

    Vaucluse

    À Avignon, à 10h, à l’angle du boulevard de la première DB et de l’avenue Pierre-Semard, une cérémonie commémorative se tiendra à l’occasion du 82e anniversaire des bombardements de la ville d’Avignon, et à 10h45, au Monument aux Morts, place
    1ère armée d’Afrique, se tiendra la cérémonie commémorative de la Journée nationale de la Résistance.

    À Carpentras, à 11h, au Monument aux Morts du cimetière.

    À Cavaillon, à 17h, sous le péristyle de l’hôtel de ville.

    Alpes-de-Haute-Provence

    À Manosque, à 18h, au Monument aux Morts, bd Élimir-Bourges, organisée par l’association Anacr.

  • [Sénatoriales] Vers un chamboulement des forces politiques en Vaucluse?

    [Sénatoriales] Vers un chamboulement des forces politiques en Vaucluse?

    Le 27 septembre, quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens sont appelés à élire les trois sénateurs auquel le Vaucluse a droit. Pour être élu, entre 280 et 300 voix sont nécessaires. Il y a presque six ans, la droite, qui avait conduit deux listes distinctes, avait obtenu deux sièges : Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR). À la tête d’une liste d’union de la gauche, Lucien Stanzione (PS) avait glané le 3e siège.

    Dans quatre mois, un chamboulement des forces politiques de la Haute assemblée reste plausible à la lecture du résultat des municipales. Avec plusieurs données : la droite est ressortie confortée voire en progrès, la gauche en net retrait et l’extrême droite en hausse. Reste l’inconnue Olivier Galzi. Le nouveau maire (DVD) d’Avignon a déjà assuré qu’il faudrait compter sur lui et plus largement son « mouvement large sans étiquette, qui s’est levé pour faire bouger les lignes ». « Nous devons continuer à avoir notre mot à dire d’une manière ou une autre dans les échéances qui arriveront », précisait-il il y a deux semaines.

    À gauche, Stanzione repart

    Entre les lignes, on devine que rien n’est encore acté : liste autonome ou bien volonté d’être représenté en bonne position sur une autre liste. L’hypothèse qu’Anaïs Hausmann incarne ce mouvement pour les sénatoriales est une option sérieuse. L’adjointe au maire et compagne d’Olivier Galzi, a assuré une présence remarquée à l’assemblée générale des maires de Vaucluse en début de mois.

    Si chez les sénateurs sortants à droite Alain Milon est encore dans l’expectative, Jean-Baptiste Blanc est lui officiellement candidat. « Je suis pour une liste d’union la plus totale et parfaite, qui pourrait rêver de plusieurs sièges car si on multiplie les listes, on va favoriser le RN », prophétise-t-il. Le sénateur sortant devait rencontrer en fin de semaine Olivier Galzi pour mettre sur la table ses sujets là. En attendant, il s’est lancé dans une campagne active défendant son bilan et rencontrant de nombreux maires, dont quelques-uns de 50 nouveaux élus lors des municipales. Toujours à droite, la présidente du Département Dominique Santoni suit de près les tractations. Seconde de la liste Blanc en 2020, une candidature n’est pas à exclure bien qu’elle reste très attachée à l’ancrage local.

    À gauche, un espoir de conserver un sénateur existe même si arithmétiquement, Lucien Stanzione est en difficulté par rapport à 2020, avec les pertes à gauche d’Avignon et de Carpentras. Le sénateur pourrait avoir le soutien de l’ensemble de la gauche -sauf LFI qui songe aussi à monter une liste- et compte sur son bilan et le réseau tissé auprès des maires au-delà des étiquettes politiques pour rempiler. Ce 3e siège sera aussi disputé par l’extrême droite. En termes de grands électeurs, le RN, avec a priori son délégué départemental Thierry D’Aigrement en tête de liste, n’aurait pas l’étiage suffisant pour être assuré d’un poste. Mais la théorie ne se traduit pas toujours dans la pratique.

  • Vibrant hommage à Roger Martin

    Vibrant hommage à Roger Martin

    Prof de français à Pernes, militant communiste
    et écrivain, il est brutalement décédé en janvier
    . « Une perte énorme loin d’être cicatrisée », s’émeut Antoine Blocier, lui aussi auteur, tout comme Philippe Pivion
    et Philippe Paternolli, témoins de cet hommage. « Nous poursuivrons
    aussi son combat contre l’extrême droite
     », promet Philippe Pivion.

  • Le numérique, un impact tout sauf neutre pour le débat démocratique

    Le numérique, un impact tout sauf neutre pour le débat démocratique

    Impossible d’y échapper. Que ce soit les réseaux sociaux, la vidéosurveillance ou encore l’accès dématérialisé aux services publics, le numérique a bouleversé notre quotidien. « Un adulte passe en moyenne 32 heures par semaine devant un écran », campe Alexandre Basquin, sénateur PCF du Nord et participant au débat, aux côtés de Pierre-Yves Cadalen (député LFI du Finistère), Thomas Dossus (sénateur écologiste du Rhône) et Patrick Blanès (secrétaire fédéral du PS de Vaucluse). « Les plateformes numériques créent des contenus clivants et émotionnels, le débat est polarisé et une partie de l’espace démocratique est aujourd’hui structurée par des entreprises privées », rappelle, en introduction, Sabrina Royer, animatrice du débat.

    Pendant 1h30, les propos ont fait le procès du numérique, du moins l’usage généralisé qui en est fait sans réel garde-fou. « Sans les réseaux sociaux, on n’aurait pas battu Aulas à Lyon », souligne quand même Thomas Dossus quand Patrick Blanès relève leur « utilité pour structurer certains mouvements ». « Oui, mais par exemple, Facebook a banni toute référence à la Palestine », nuance Alexandre Basquin, rétif aux réseaux sociaux. « Je dois être l’un des seuls parlementaires à ne pas y être car on cherche plus à convaincre à l’extérieur que la personne face à soi, c’est mortifère car il faut être excessif pour être viral », déplore le sénateur nordiste.

    Manière d’aborder les logiques d’algorithmes qui confortent chacun dans ses biais tout en clivant encore plus les contenus. « On zappe d’une info à l’autre, c’est l’économie de l’attention », resitue Patrick Blanès, alarmé aussi par l’irruption de l’intelligence artificielle, « qui pourrait bientôt rendre des décisions de justice ». « Mais ce capitalisme de l’attention doit avoir ses limites et être régulé au niveau européen », plaide Thomas Dossus, pour qui « les grandes plateformes doivent être tenues pour responsables ». Si le sujet n’a pas été abordé, on a vu des récents déferlements de haine et de racisme en ligne sur des pages Facebook de nos confrères. Le tout avec un sentiment d’impunité. Au début du mois, 16 familles ont aussi porté plainte contre TikTok pour abus de faiblesse, accusant le réseau social de pousser des jeunes au suicide.

    Instaurer une vraie régulation publique

    À l’instar des « règles déontologiques pour la presse créées au XIXe siècle », le sénateur écologiste souhaite « un modèle de contrôle public » vis-à-vis des plateformes numériques et « le risque de bulle de désinformation ». Pierre-Yves Cadalen milite, lui, pour la mise en place d’un « pôle public du numérique » pour sortir les médias des « concentrations capitalistiques ». Car derrière les Gafam (acronyme des géants du numérique), « il y a un projet politique de technofascisme, des nouveaux réactionnaires qui veulent abolir la démocratie et supprimer les libertés individuelles », estime le député insoumis. Une idée de pôle public qui ne séduit pas Thomas Dossus, « pas fan car si la gauche peut en faire un outil d’émancipation, je crains que ce ne soit pas le cas si la droite est au pouvoir ».

    Brièvement abordée aussi, l’impact sur la jeunesse, fortement « informée » par les réseaux sociaux, et l’omniprésence dans le cercle scolaire. « Il faut dénumériser nos écoles », conclut Thomas Dossus.

  • Le progrès en étendard à la fête de « La Marseillaise » à Avignon

    Le progrès en étendard à la fête de « La Marseillaise » à Avignon

    Sous les grands arbres couverts de lierre du parc des Libertés de l’île de la Barthelasse, à Avignon, les températures en hausse n’ont pas calmé les ardeurs de plusieurs centaines de personnes qui se sont réunies ce dimanche 24 mai à l’occasion de la Fête de La Marseillaise.

    Une occasion annuelle de se réunir, d’échanger, de débattre, de s’informer mais aussi, bien sûr, de faire la Fête. Une journée qui s’est lancée autour de 9 heures avec l’arrivée des militants des différentes organisations politiques et associatives. Café et huile de coude au menu pour mettre en place les stands. Très vite, ce fut déjà l’heure du repas autour d’un verre d’eau, de bière ou de vin selon les goûts. Et de trinquer avec quelques membres du Club de la presse de Vaucluse et sa nouvelle présidente Dominique Ghidoni, sous les ajustements acoustiques du groupe Reno Bistan qui a laissé entendre quelques extraits des chansons jouées au concert de clôture de 17 heures. Une belle conclusion, entre paroles en français ou en italien, pour chanter Monde de droite ou encore Una torta de riso, pendant que les quelques bambins venus avec leurs parents profitaient du château gonflable disposé pour l’occasion. Sans oublier, à l’heure de la digestion, la pièce Emballages, écrite par André Benedetto et jouée par la compagnie la Parole Rouge, critique acerbe du capitalisme mêlant humour et discours militant. Le tout sans oublier l’engagement anti-extrême droite de notre journal fondé dans la Résistance. « L’échéance de l’année prochaine va être très importante pour nous tous, pour le monde du travail, pour les progressistes, pour les Français, pour tous ceux qui vivent dans notre pays », rappelle Léo Purguette, président et directeur de publication de La Marseillaise, appelant à « relever la tête, être offensif » comme tente de l’être notre titre.

    L’occasion d’échanger

    Si les derniers mois ont été marqués par les élections municipales, la Fête était aussi l’occasion de se retrouver. « Je viens depuis trente ou quarante ans et c’est l’occasion de montrer nos actions » glisse Françoise Godefroy, vice-présidente de France Cuba en Vaucluse.

    Un moment aussi pour les différents partis de gauche présents d’échanger dans un cadre plus détendu. « Une journée agréable où on se retrouve sur l’essentiel », pointe Pascal Clemençon, secrétaire fédéral du PS en Vaucluse. « L’unité se fait lors de fêtes », ajoute Méliades Bey de l’Après. « On reste dans un moment de l’année où on peut échanger de manière informelle avec des camarades de diverses sensibilités des échéances passées et à venir pour lutter localement au-delà des quelques différences » ajoute l’insoumis Sylvain Nandan.

    « Si nous sommes ici, ce n’est pas seulement pour partager un moment festif. C’est aussi parce que notre époque exige de l’engagement, en particulier dans notre département. Contre l’extrême droite, contre la casse sociale, pour l’hôpital, pour la santé, pour l’éducation, pour le monde du travail, pour l’égalité, pour la dignité, pour l’écologie, pour le droit des femmes et de toutes les personnes discriminées, pour la solidarité internationale et pour la paix », a lancée en fin de journée Delphine Jordan (PCF).

    La fête continue… Rendez-vous le 27 juin à La Bâtie-Neuve pour la première Fête de La Marseillaise des Alpes !

  • Avignon : « Roulant et touristique », le parcours dévoilé

    Avignon : « Roulant et touristique », le parcours dévoilé

    Dans quatre mois, le 27 septembre, se courra
    le premier marathon d’Avignon. Une course, accompagnée d’un semi-marathon, dont les 3 500 dossards se sont arrachés en quelques heures (semi) et jours (marathon) début novembre. Si en fin année dernière, le parcours du semi-marathon avait été dévoilé, les organisateurs ont levé le voile mercredi dernier sur le tracé des 42,195km.

    Un temps de latence pour affiner le parcours mais aussi et surtout laisser passer le temps des élections et que la nouvelle municipalité donne quitus. « Il n’y avait pas d’obstacle, personne n’arrête un marathonien, confie le maire Olivier Galzi (DVD) lors du point presse à l’hôtel de ville. Le projet est sérieux, organisé par des passionnés et s’inscrit dans notre ambition d’avoir de grands événements sportifs qui comptent et font rayonner Avignon. »

    « Nous sommes heureux de voir que le projet est attendu », apprécie Bertrand Delhomme, co-organisateur avec Christophe De Cecco, tous deux déjà à la manœuvre du semi-marathon du Ventoux. Et alors que les inscrits sont sur les rangs depuis 6 mois, Bertrand Delhomme reconnaît l’impatience grandissante des coureurs dans l’attente du parcours. « Il sera roulant et touristique », promet Christophe De Cecco qui, « depuis un an », étudie toutes les options possibles. « On a dû faire des concessions mais on a trouvé un bon compromis », juge-t-il.

    Une seconde édition

    pour fin février

    Comme déjà annoncé, les coureurs s’élanceront depuis la gare centre pour un tour des remparts jusqu’à la porte Saint-Lazare et plusieurs kilomètres dans l’intra muros (rues Carreterie, Guillaume-Puy, place des Corps Saints, passages devant le palais des papes et l’hôtel de ville) avant d’en ressortir vers Saint-Roch pour rejoindre le pont d’Avignon puis ensuite l’île de la Barthelasse. Un gros quart du parcours sera donc urbain puis le reste très nature mais « 100% bitume » dans le poumon vert et fluvial avignonnais. « Il fallait des routes larges, il y aura quelques lignes droites et allers-retours », admet Christophe De Cecco, tout en promettant lors de ces points de rencontres « une ambiance musicale et beaucoup d’encouragements ».

    Si les organisateurs ont, en vain, essayé de se diriger vers l’île de l’Oiselet, « la Barthelasse est une vraie plus-value », estiment-ils. Comme pour le semi marathon -dont les 13 premiers kilomètres seront communs avec le marathon-, l’arrivée sera jugée le long du Rhône sur les allées Marie-Josée-Roig. Quelque 15 nationalités différentes seront représentées ainsi que 90 départements français. Pour l’heure, un tiers des inscrits sont Vauclusiens. La donne pourrait évoluer puisque 500 nouveaux dossards (300 pour le semi et 200 pour le marathon) ont été remis à la vente vendredi.

    Sans attendre la tenue du premier marathon, les organisateurs ont confirmé avoir déjà acté une seconde édition dès fin février 2027. « L’idée est d’en faire l’un des premiers marathons de l’année et concurrencer ceux d’Espagne, tout en positionnant ce rendez-vous dans une période assez creuse pour la ville », fait valoir Christophe De Cecco, déjà « convaincu que cette 2e édition attirera encore plus de monde ». Notons aussi que la course se veut solidaire : mercredi un chèque de 10 580 euros a été remis au fonds de dotation Av’ence, qui finance « des projets améliorant l’accueil, le confort et le bien-être » à l’hôpital d’Avignon.

  • Vaucluse : sur la corde raide, les centres sociaux jouent collectif

    Vaucluse : sur la corde raide, les centres sociaux jouent collectif

    Poser la question, c’est déjà y répondre. Il y a deux ans et demi, la fédération des centres sociaux de Vaucluse avait organisé une table ronde en mode alerte face aux risques de disparition de structures, au nombre de 30 en Vaucluse (centres sociaux et espaces de vie sociale confondus). Est-ce que cela a été suivi d’effets ? Silence gêné et partagé chez Salima Ezzahri et Benoît Leroyer, tous deux co-délégués de la fédération, questionnés au lendemain de l’assemblée générale de la structure, tenue mardi dernier. « On développe la résilience », commente dans une litote Benoît Leroyer.

    Manière polie de dire que la situation globale ne s’est pas améliorée. En juillet dernier par exemple, la fédération s’était émue d’une baisse de dotations de 400 000 euros de la part du conseil départemental. Et « l’environnement socio-économique, l’instabilité politique suite aux municipales » drainent plus d’inconnues que de certitudes. Sans procès d’intention, la fédération attend de voir quelle va être la position de la nouvelle majorité RN à Carpentras, où sont installés 4 centres sociaux. Restrictions budgétaires, précarité croissante des publics et tension permanente des équipes ont été ciblées lors de l’AG par Elsie Guillaume, présidente de la fédération. « Ce qui nous tient, c’est l’intelligence collective, de faire ensemble », a-t-elle prévenu.

    « Le premier réseau social »

    Un message qui a pu être délivré l’été dernier lors de la venue de l’ancienne ministre de la Ville, Juliette Méadel, qui s’était rendue au centre social de la Croix-des-Oiseaux. « Il est indispensable de réfléchir nos alliances et nos partenariats entre structures de l’animation de la vie sociale car nous ne trouverons pas les réponses en étant seuls, campe Salima Ezzahri. Il devient urgent de construire une stratégie pour prévenir les risques de crises. » La fédération veut aussi faire de la pédagogie. « Le centre social est la pierre angulaire sur son territoire et joue un rôle central entre plusieurs acteurs associatifs ou institutionnels. Souvent on nous regarde comme un centre de loisirs où on fait du tricot pour les mamies, mais c’est vraiment plus large que ça, on est des acteurs clés de la cohésion sociale, de l’inclusion et de la démocratie locale », développe la co-déléguée.

    « On accompagne de manière globale les habitants en leur donnant une place première, abonde Benoît Leroyer. Ça nécessite une agilité qui n’est pas connue et, avec les difficultés évoquées, met les équipes en tension. » Les centres sociaux sont quasiment tous situés en quartiers prioritaires. « À part deux, tous sont à moins de 200 mètres d’un point de deal », souligne le co-délégué, entraînant, de fait, des questions de sécurité pour les quelque 420 salariés et 1 400 bénévoles œuvrant à l’année dans ces structures. Pour autant, pas question de lâcher le terrain. « Par rapport à la précarité grandissante, le repli généré par une société en fragmentation, les centres sociaux sont plus que jamais utiles : ce sont encore des lieux où il fait bon vivre, où les gens se croisent, où on réfléchit ensemble, où on est d’accord de ne pas être d’accord, bref le premier réseau social », conclut Benoît Leroyer.

  • [Travailleur de demain] Lola Brochot, ou l’art du carrelage

    [Travailleur de demain] Lola Brochot, ou l’art du carrelage

    Multiplier les cordes de son arc pour assurer la pérennité de sa future entreprise. C’est la stratégie que Lola Brochot, 22 ans, a choisi de suivre. Et la jeune fille a visiblement été inspirée car c’est à son tempérament prudent qu’elle doit la découverte de sa « véritable voie ». Héritière d’un certain goût pour le manuel, avec une marraine carreleuse, un oncle menuisier et un beau-père maçon, Lola l’a su « dès la 6e », elle est faite pour travailler avec ses mains. C’est suivant cette première intuition qu’elle s’engage, en arrivant au lycée, en bac pro menuiserie. Elle poursuit cette voie après le secondaire, d’abord avec un CAP menuiserie, puis un second, en ébénisterie à la Chambre des métiers d’Avignon. Alors âgée de 19 ans, elle sait ce qu’elle vise : créer sa propre enseigne. « Je n’aime pas vraiment recevoir des ordres et j’ai beaucoup de mal quand je dois travailler avec des gens que je juge pas assez organisés, martèle-t-elle. Je veux que s’il y a quelque chose dans ma journée qui ne va pas, si le travail n’avance pas , je ne puisse m’en prendre qu’à moi-même. » Et d’ajouter : « Bon et c’est vrai qu’au niveau financier, c’est plus intéressant ! ». Mais Lola sent qu’il lui manque un peu d’expérience. « Je me suis dit que c’était bien d’engranger encore quelques compétences, retrace-t-elle. Donc je suis partie en CAP carrelage, je me disais qu’au pire, ce n’était qu’un an. Et finalement, ça m’a énormément plu ! ». De quoi se lancer dans un brevet professionnel (BP), dont elle s’apprête à valider la première année, en parallèle de son alternance chez E.M carrelage, à Ménerbes (84), dans l’entreprise de… sa marraine.

    Sociable et créative

    Ce qui lui plaît dans son travail : réussir à mener jusqu’au bout un projet porteur de sa propre esthétique. « C’est de l’art, en soi ! », s’émerveille la jeune fille. « On fait des trucs tellement magnifiques. C’est différent de la menuiserie, c’est un travail vraiment précis », poursuit-elle, enthousiaste. Au quotidien, elle travaille avec des architectes, « ce qui est chouette car ils portent souvent de beaux projets mais ils n’ont pas toujours conscience de la faisabilité pratique », note-t-elle. Mais aussi directement avec les clients. « Je crois que c’est ce que je préfère, car j’aime bien avoir un lien direct avec les personnes. D’autant que les gens sont souvent très contents de ce qu’on fait, ils adorent notre travail et c’est toujours bien d’entendre leur retour », détaille-t-elle.

    Sa fibre créative, Lola l’exprime au travail donc, mais aussi et surtout à son Centre de formation d’apprentis (CFA), où ses professeurs lui laissent beaucoup de liberté. « Avec l’autre fille de ma formation – tous les autres sont des garçons –, on est vraiment très motivées et mon prof l’a vu, donc il nous laisse faire un peu ce qu’on veut », se réjouit-elle. « La dernière fois, on s’amusait, on a fait le Mont Ventoux en carrelage, se souvient-elle. Là, il nous a demandé de reproduire sa voiture, c’est vraiment de l’art ! » Encore un an d’alternance et Lola devrait se jeter à l’eau, avec sa propre activité de carrelage-menuiserie.

  • Pierre Villard, président du Mouvement de la paix en Paca : « Un plan d’action contre l’armement nucléaire »

    Pierre Villard, président du Mouvement de la paix en Paca : « Un plan d’action contre l’armement nucléaire »

    Cinquante représentants régionaux du Mouvement de la paix se réunissent samedi 23 et dimanche 24 mai pour établir un plan d’action contre l’armement nucléaire. Parmi eux, 25 représentants du comité Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Pourquoi un plan d’action ?

    Pierre Villard : L’élection présidentielle approche à grand pas. Il est temps pour nous de renforcer nos mobilisations publiques et faire-valoir nos convictions. Le président s’est revêtu de son habit de chef de guerre, avec des augmentations depuis 2024, dans les budgets consacrés à l’armée. Aujourd’hui, le Parlement adopte des programmes qui bafouent le traité d’interdiction des armes nucléaires. Nous organiserons des débats publics, interpelleront les municipalités pour qu’elles soutiennent ce texte, et promouvront la paix sur les 12 mois à venir.

    Quels seront les temps forts de ces colloques ?

    P.V. : Les échanges demain [samedi] matin s’ouvriront sur un état des lieux de la posture française vis-à-vis des armes nucléaires. Ensuite, à 17h30 nos partenaires étrangers interviendront par visioconférence. Nous recevrons, entre autres, Carlos Umana, représentant de l’alliance pour le désarmement en Espagne, Sophie Bolt, secrétaire générale d’une organisation anglaise (CND), et deux autres activistes dont un Belge et un Allemand. Ces échanges nous permettront de partager nos connaissances, et ainsi réfléchir ensemble au plan d’action que nous établiront dimanche.

    Qu’allez-vous présenter de votre côté ?

    P.V. : Nous avons accueilli en novembre dernier, la Tournée française du Prix Nobel de la paix 2024 pour un mouvement de sensibilisation d’envergure. En près d’une semaine, six des survivants d’Hiroshima ont rencontré plus de 6 000 personnes de la région. Un réel succès puisque plusieurs maires ont pu échanger avec les survivants qui sont aussi intervenus dans les établissements scolaires pour avertir sur les dangers des armes nucléaires. Ces échanges seront l’occasion pour nous de partager aux Comités des autres régions notre expérience, et nos idées, pour qu’ils puissent recevoir cet événement à leur tour.

    Entretien réalisé par Calypso Sadousty