Tag: Avignon

  • À Avignon, Faites écho évolue pour mieux accueillir le public familial

    À Avignon, Faites écho évolue pour mieux accueillir le public familial

    Depuis 2023, le Grand Avignon a mis en place, Faites écho, un rendez-vous annuel de sensibilisation autour de l’environnement. Depuis, chaque année, si le lieu reste le même (centre de loisirs de la Barthelasse), l’événement est ajusté dans sa durée ou programmation. Pour la 4e édition, qui se déroule de ce jeudi à samedi, la dernière journée évolue grandement. Là où avant, chacun était libre d’aller et venir en déambulant au gré des animations ou conférences, le Grand Avignon souhaite cette année mieux encadrer et accueillir le public. « Les gens étaient parfois un peu perdus, avec une visite peu structurée, là ils seront pris en main et guidés sur six ou trois ateliers », précise la collectivité.

    L’entrée, toujours gratuite, se fera uniquement sur inscriptions * avec présence à la journée ou demi-journée (10h-17h ou 10h-13h et 14h-17h). Destinée aux 8-25 ans et à leurs accompagnateurs, la journée, par groupes de huit, permettra de découvrir le Rhône en kayak, participer à un escape game sur la biodiversité, explorer l’île de la Barthelasse à vélo, grimper dans les arbres, rencontrer des spécialistes de la faune locale ou encore s’initier aux risques naturels. Mais le Grand Avignon mise aussi sur des ateliers/animations communs pour que les groupes se rencontrent, débattent et trouvent des solutions autour de l’écologie.

    Les jeudis et vendredis restent consacrés aux scolaires. Plus de 120 classes de 12 communes, soit 2 867 élèves sont inscrites. Elles participeront à des ateliers thématiques de 45 minutes avant de déambuler dans la ville reconstituée. Les élèves aborderont des sujets tels que la qualité de l’air, la gestion des déchets, la biodiversité, l’eau, l’énergie, la mobilité ou encore le climat.

  • [Entretien] Benoît Belvalette : « Ne pas être une gauche incantatoire mais utile »

    [Entretien] Benoît Belvalette : « Ne pas être une gauche incantatoire mais utile »

    La Marseillaise : Vous avez d’abord été candidat aux municipales puis avez rejoint la liste de David Fournier avant d’en sortir au second tour avec la fusion LFI. Quel bilan tirez-vous de cette campagne ?

    Benoît Belvalette : On a toujours dit que les municipales n’étaient qu’une étape pour Place publique, pas une fin en soi. On a souhaité porter une nouvelle façon de faire de la politique et apporter cette régénération qui manquait tant à cette ville. D’ailleurs, l’élection d’Olivier Galzi est la démonstration qu’il y avait peut-être besoin d’un renouveau sur cette ville. De mon côté, des contraintes professionnelles m’ont amené à être beaucoup moins présent. Au sein du rassemblement, j’ai eu l’impression que le projet n’était pas forcément une priorité, ou du moins on n’a pas assez affirmé que c’était quelque chose d’essentiel, on aurait aimé peser plus fortement sur les choix stratégiques. Derrière, il planait toujours ce doute d’une alliance avec LFI. Le positionnement de David Fournier n’a pas toujours été très clair, on peut comprendre dans sa stratégie, qu’il fallait aller chercher des électeurs LFI. Mais l’absence de clarté n’a pas aidé. On avait fait un choix clair [vis-à-vis de LFI] et on l’a assumé, on ne regrette pas. Plus largement, avec le recul, je pense que si on s’était réunis avec Joël Peyre (PRG) et Paul Roger Gontard (La Convention) on aurait beaucoup plus pesé. On doit tirer les enseignements de notre incapacité à se mettre d’accord pour les prochaines échéances.

    Quelles sont-elles justement ?

    B.B. : Déjà, on continuera d’être présent dans la vie locale, on sera une vraie force de proposition, une vigie exigeante, pour être utile à Avignon. Le prochain scrutin sera les sénatoriales. On va y participer et aider à ce que la gauche soit bien représentée. On a rencontré Lucien Stanzione [sénateur PS sortant] qu’on devrait soutenir. Mais on se projette avant tout sur la présidentielle avec la candidature, certainement en septembre, de Raphaël Glucksmann. Et ensuite les législatives. Les municipales ont montré que l’alliance ambiguë du PS avec LFI a perturbé la lisibilité du discours. Pour d’autres échéances, Place publique peut porter ce leadership d’une gauche sociale ouverte et humaniste, sans considérer que LFI fasse partie de ce périmètre.

    Quel regard portez-vous sur les débuts d’Olivier Galzi ?

    B.B. : Si on veut être crédible, il faut laisser à cette municipalité le temps d’agir, ça serait malhonnête d’être déjà dans une critique exacerbée. Chaque fois qu’il faudra alerter, nous le ferons. Et chaque fois qu’une décision ira dans le bon sens, on la saluera, parce que c’est ça aussi faire de la politique : ne pas être une gauche qui soit incantatoire, simplement à dénoncer, mais être une gauche objective et utile. Je mets en garde Olivier Galzi : quand on veut faire un travail de fond, la politique mérite mieux qu’une communication à outrance. Il faut de l’humilité et du travail, ne pas considérer qu’on peut avoir toutes les réponses aux problématiques et puisqu’on veut représenter l’ensemble des Avignonnais, il faut entendre toutes les forces politiques qui ont des choses à dire.

  • Les 78 ans de la Nakba, dans les mémoires et le présent

    Les 78 ans de la Nakba, dans les mémoires et le présent

    Devant la Cité administrative d’Avignon, sur le cours Jean-Jaurès, une douzaine de drapeaux palestiniens flottaient, portés par un mistral frais de début de soirée, ce vendredi 15 mai, soit exactement 78 ans après la Nakba. Le mot, qui signifie « la catastrophe » en arabe, renvoie à l’expulsion massive des Palestiniens de leurs terres par les forces israéliennes en 1948.

    Organisé par l’association Stop génocide 84, environ une centaine de personnes se sont rassemblées pour l’occasion. Et pour Carol Alarcon, l’une des membres de l’organisation qui a pris la parole, « la Nakba n’est pas juste la suite historique de la guerre qui accompagne la création de l’État d’Israël à la suite de la colonisation britannique » et « désigne plus que le processus qui a produit et accompagné les déplacements de populations sous la contrainte, les dépossessions massives, les occupations illégales qui s’en sont suivies ».

    Plusieurs revendications sont portées par le collectif. À savoir le « respect des droits humains et du droit international en Palestine », la fin de « la colonisation, de l’apartheid » et « le droit au retour des réfugiés », ce à quoi correspond la résolution 194 de l’ONU, prise quelques mois après la Nakba, en décembre 1948.

    Et les militants pointent également la responsabilité des pays européens dans la poursuite de la guerre. « Des entreprises privées ou bien les États-Unis, la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni participent, par des soutiens militaires et politiques, ce qui affaiblit profondément l’application du droit international », poursuit Carol Alarcon, qui réclame la suspension de l’accord entre l’UE et Israël ainsi que les échanges d’armes et de composants militaires.

  • Une marche blanche pour éveiller les consciences

    Une marche blanche pour éveiller les consciences

    J’aimerais que la mort de mon papa serve à quelque chose », lâche, les larmes aux yeux et la voix tremblante, Niha à la fin de la marche blanche en hommage à son père, Ahmed, Avignonnais de 79 ans fauché le 8 mai dernier par un motard alors qu’il traversait sur un passage piéton de la Rocade. Environ 300 personnes étaient présentes et sont venues se recueillir.

    En tête du cortège, photos du défunt en main, la famille et les amis d’Ahmed portaient également un message sur un grand drap blanc : « Les rodéos tuent. Agissons maintenant ! » Car le motard, arrêté après l’accident alors qu’il était en train de fuir après avoir échappé à un contrôle de police, qui a percuté le septuagénaire, était en roue arrière.

    « Le but n’est pas de faire le buzz ni d’appeler à la haine. On appelle à une prise de conscience de toutes et tous, à tous les niveaux. Il faut arrêter de banaliser ce genre de drame », abonde Niha devant l’endroit où son père a perdu la vie. « Il faut sécuriser ce passage piéton de l’enfer. On a attendu un drame pour enfin en parler », regrette Leïla Addabbani, habitante du quartier et organisatrice de la marche. « Ce n’est pas la première fois qu’il se passe quelque chose sur ce passage. Un gamin a été percuté il y a un mois et on n’en a entendu parler nulle part ni vu personne se déplacer », abonde, amer, Esteban, 20 ans, qui habite à une centaine de mètres et dont le père a été témoin de l’accident.

    Premières actions

    Sur place, quelques personnes ont fait tourner une pétition pour demander la rouverture d’un passage souterrain permettant de traverser la voie se trouvant quelques pas plus loin. « Ce tunnel permettait autrefois aux piétons de traverser cet axe en toute sécurité. Depuis sa fermeture, les habitants sont contraints de traverser directement une rocade très fréquentée. Ce drame bouleversant rappelle une nouvelle fois la dangerosité de ce passage », explique Aissa Mohamed, habitant porte le texte.

    En fin d’hommage et « à la demande de la famille », assure-t-il au micro, le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), a également tenu à glisser quelques mots. Il affirme avoir résolu les « problèmes immédiats » à proximité des lieux, comme l’éclairage au-dessus du passage, et pousse pour que « les réponses aux rodéos soient extrêmement sévères » car « ce sont des actes criminels, une mise en danger volontaire de l’autre ». Un peu plus loin se trouvait également le député de la circonscription Raphaël Arnault (LFI) qui, tout en confiant être présent « en tant que citoyen », appelle à « une prise de conscience de la jeunesse ». « Il faut faire son propre bilan et éviter de tomber dans les écueils », conclut-il. Les élus écologistes d’Avignon, Mouloud Rezouali et Samir Allel, étaient également présents. « Ce drame rappelle une réalité que nous ne pouvons plus ignorer : la première des injustices sociales, c’est l’insécurité », pointent-ils de leur côté dans un communiqué.

  • Une foire nouvelle génération à Avignon

    Une foire nouvelle génération à Avignon

    160 exposants sont répartis selon six thématiques : Maison & jardin, shopping et artisanat, gastronomie, sport et loisirs et mobilité. Outre les stands, des démonstrations culinaires, des ateliers, spectacles et concerts, ainsi que des nocturnes festives jusqu’à 1h du matin, attendent les participants. Olivier Galzi, le maire d’Avignon, qui a effectué une visite de la manifestation ce jeudi, a salué le « retour » après des années d’absence de « ce grand rendez-vous populaire », salue-t-il.

  • À Avignon, la maison du Parc fermée pour raisons économiques

    À Avignon, la maison du Parc fermée pour raisons économiques

    Depuis 2023, la Maison du Parc était animée chaque jeudi soir sur les bords du Rhône, sur l’île de la Barthelasse, à Avignon, avec notamment ses « guinguettes », offrant une vue sur le Palais des Papes et le pont Saint-Bénézet, les pieds dans l’eau, instaurées par Cécile Helle. Mais les grands volets vert clair resteront fermés. Les équipes d’Olivier Galzi (DVD) ont décidé de ne pas ouvrir le bâtiment cet été, du moins pour le moment, afin de faire des économies.

    « Le bon sens, c’est de stopper des dépenses, pour proposer un modèle économique. La gratuité ne peut pas exister partout ! », lance ainsi Corinne Chatriot, 1ère adjointe au maire, sur son compte Facebook, tout en partageant gratuitement et en intégralité un article payant sur le sujet de nos confrères de Vaucluse Matin… Contacté, le cabinet du maire a confirmé cette information. Dans ce même article, la nouvelle élue estime que « face à l’hémorragie financière, il valait mieux fermer tout de suite plutôt que d’ouvrir encore une saison et de continuer les dépenses ». Et de lister ensuite les coûts d’une ouverture, en citant par exemple une réhabilitation qui a coûté 600 000 euros en 2023 « alors qu’on est en zone inondable », 53 000 euros pour les trois agents en poste de la mi-avril à la fin septembre, 100 000 euros en charges et ménage, et 1 500 euros par semaine pour les guinguettes. Quelques autres néo-adjoints soutiennent cette décision. « C’est une décision sage et réfléchie. Il est nécessaire d’imaginer un autre système avec un autofinancement », estime Jean-Luc Queyla, adjoint à la sécurité et aux risques majeurs.

    Pour la suite de ce bâtiment, la Ville devrait lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI), avec, à terme, l’installation d’un commerçant ou d’un restaurateur. Et pouvoir ainsi en percevoir un loyer.

    Simple ligne budgétaire

    Une annonce qui n’a pas manqué de faire réagir l’ex-majorité, avec en tête l’ancienne adjointe et conseillère départementale Laurence Lefèvre (DVG). Toujours sur Facebook, tout en concédant en amorce que « faire des économies est sans doute parfois nécessaire » et que « personne ne conteste la nécessité d’une gestion responsable des finances publiques », elle estime que « réduire la Maison du Parc, sur l’île de la Barthelasse, à une simple ligne budgétaire serait oublier ce qu’elle a réellement représenté ces trois dernières saisons : un lieu de vie, de rencontre et de convivialité ». Et de conclure en clamant sa fierté « d’avoir appartenu à une majorité municipale qui a su aussi faire cette distinction essentielle : celle entre le bon sens budgétaire et le sens donné à la vie collective, entre la gestion et la vision, entre l’économie nécessaire et l’ambition de faire société ».

  • Le refus de poignée de main Galzi-Arnault, tout sauf anodin

    Le refus de poignée de main Galzi-Arnault, tout sauf anodin

    La scène se passe dans l’entre-deux-tours des municipales sur le marché de la Rocade. Olivier Galzi (DVD) y croise Mathilde Louvain (LFI). « Vous ne me serrez pas la main ? Vous n’êtes pas républicaine ? Pas de haine et pas de violence en politique », lance alors le futur maire à la candidate qui lui serre la main. Ce qui pourrait être une simple anecdote de campagne prend un écho particulier aujourd’hui. Car lors des cérémonies du 8-Mai, le premier magistrat a refusé la poignée de main avec Raphaël Arnault, député (LFI).

    Un geste polémique, les deux protagonistes ayant tour à tour livré leur analyse de la situation. « La République n’est pas un protocole, elle est un cadre exigeant, qui suppose que la légitimité s’inscrive non seulement dans les urnes, mais aussi dans une certaine idée du rapport à la violence et au débat », se justifie Olivier Galzi qui, quelques jours plus tôt lors de la dissolution confirmée de la Jeune garde, avait réaffirmé son appel à la démission du député. « Dans le Vaucluse, l’installation durable du RN n’a pas seulement renforcé ce parti, elle a contaminé une partie de la droite locale, désormais tétanisée à l’idée de lui déplaire », déplore Raphaël Arnault.

    Arroseur arrosé ou affront

    Illustration, Thierry d’Aigremont, délégué du RN 84, a, lundi, adressé ses « félicitations » à Olivier Galzi pour ce « geste de fermeté face à ce député-délinquant qui fait honte au Vaucluse ». Même Alice Cordier, du collectif identitaire Nemesis, au lourd passif avec Raphaël Arnault, s’est réjouie de la scène. Il y a un mois dans nos colonnes, le député LFI n’était pourtant pas opposé à rencontrer le nouveau maire. « Je m’autorise à discuter avec lui car il n’est pas RN même si la frontière est fine », nous confiait-il. Si, à l’instar du conseiller régional (DVD) Michel Bissière, on moque « l’arroseur arrosé » puisque Raphaël Arnault à l’Assemblée nationale avait refusé de serrer la main à un député RN, d’autres, soutiens à gauche, voient dans l’attitude d’Olivier Galzi « un affront aux administrés de sa circonscription qui ont voté pour Raphaël Arnault ».

    « Je voudrais dire à ceux qui n’ont pas voté pour nous, que nous aurons à leur égard la même attention », promettait Olivier Galzi dans son discours d’installation de maire. « En continuant à taper fort sur LFI, il reste clivant et organise le débat uniquement autour de lui ou LFI », analyse un observateur expérimenté de la vie politique. « J’ai fait la démonstration qu’il existe un chemin qui va permettre de construire avec toutes les sensibilités tout en évitant des positions extrêmes », estime Olivier Galzi, interrogé jeudi dernier. Une stratégie payante lors de la campagne qui peut encore fonctionner tant que le maire a le vent en poupe. « Mais attention quand ça ira mal, ce sera compliqué d’aller chercher des soutiens », prévient cette même source. Au risque alors que le dicton « jeu de main, jeu de vilain » ne fasse encore plus sens.

  • Marche blanche pour Ahmed, tué par un motard

    Marche blanche pour Ahmed, tué par un motard

    Les images d’Ahmed, Avignonnais de 79 ans, qui jouait avec un grand sourire aux dominos avec ses amis dans un bar de la Rocade quelques minutes avant de se faire mortellement faucher par un motard alors qu’il traversait sur un passage piéton en soirée ce vendredi, ont marqué les esprits. Une marche blanche en son honneur est organisée par ses camarades de jeu et sa famille ce vendredi 15 mai au départ du stade Pierre-Baizet à 14h30.

    Il était autour de 23h vendredi lorsque le septuagénaire a été percuté. « Un lien a également été établi avec un refus d’obtempérer du conducteur d’une moto de même type, réalisé dans le cadre d’un contrôle routier quelques instants plus tôt au niveau de l’avenue Eisenhower à Avignon », a précisé de son côté le parquet d’Avignon dans un communiqué, ajoutant que « le conducteur avait pris la fuite à la vue des policiers, qui avaient perdu sa trace quelques minutes après l’avoir suivi ». Le suspect, un homme de 28 ans, défavorablement connu des services de police et de justice, a été interpellé dans la foulée et a été placé en garde à vue après avoir été pris en charge par les secours, s’étant lui-même blessé dans sa chute. D’après nos confrères de Vaucluse Matin, ce dernier a été condamné en 2022 à quatre ans de prison pour sa participation à un réseau de trafic de stupéfiants dans le quartier des Amandiers, à Carpentras.

    Appel à témoins

    Une enquête a été ouverte pour des chefs d’homicide routier et refus d’obtempérer. Et « elle se poursuit afin de connaître plus précisément les circonstances de ce dramatique accident », précise le parquet. Un appel à témoins a été lancé par la police nationale d’Avignon.

    Le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), est allé à la rencontre de la famille du défunt. Et plaide sur ses réseaux sociaux pour que « les auteurs de rodéos urbains soient lourdement sanctionnés » et qu’il « ne s’agit pas d’un accident de la route mais d’une mise en danger volontaire de la vie d’autrui ». Il assure également avoir signé, vendredi, le recrutement de trois policiers municipaux supplémentaires avec affectation à la patrouille de nuit.

    Si vous avez assisté à la scène ou disposez d’informations, contact au 04.32.40.56.45 ou par courriel à dipn84-avignon-slpj-daj-gaj-cyclique@interieur.gouv.fr.

  • Vers un changement des règles d’affichage au Festival

    Vers un changement des règles d’affichage au Festival

    Depuis plusieurs semaines, le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), a évoqué à plusieurs reprises vouloir plus durement encadrer l’affichage des spectacles pendant le Festival. Et si l’arrêté portant réglementation sur le sujet a été publié ce lundi 11 mai, il est en grande partie identique à celui de 2025, publié par l’ancienne municipalité de Cécile Helle.

    Comme évoqué, l’actuel premier magistrat de la Cité des Papes avait affirmé dès le lundi 27 avril, lors de la conférence de présentation du Festival Off, chercher une solution « pérenne et définitive à la problématique de l’affichage sauvage » en « concertation avec les compagnies ». « Alors, je sais que certains y voient une sorte de poésie. C’est vrai que c’est sympa, mais il y a un moment donné, ce n’est pas très écolo, c’est un petit peu compliqué à gérer. Non seulement ça crée une pollution visuelle et environnementale, mais ça renforce, j’allais dire, les inégalités aussi, entre les compagnies qui ont les moyens, effectivement, d’imprimer massivement et puis celles qui ne les ont pas », a-t-il poursuivi. Avant d’assurer qu’un travail allait être fait pour « tourner la page d’un affichage anarchique » et « inventer une communication à la fois plus intelligente, plus équitable et plus verte ».

    « Le délai était trop court et des commandes d’écopacks (service de mutualisation d’impression d’affiches et tracts d’Avignon Festival & Compagnies) étaient déjà dans les tuyaux pour cette année », confirme de son côté à La Marseillaise Laurent Rochut, adjoint au spectacle vivant et ex-coprésident du Festival Off. Il assure que de « grosses réunions de concertation » vont être organisées avec les différents acteurs en septembre et en octobre. Et émet plusieurs pistes, comme « confier l’affichage aux théâtres et puis afficher par salle » et limiter à 100 le tirage par affiche, quitte à autoriser des formats plus grands. Ou encore que la communication soit « maîtrisée par la mairie » avec des espaces dédiés. Car « s’il y a tout à coup des spectacles qui se mettent à afficher sauvagement, c’est super simple, c’est facile à enlever, à arracher et à pénaliser », explique-t-il. Mais « rien n’est arrêté. Ce qui est certain, c’est qu’on veut mettre fin à ce que ça représente pour les compagnies pour qui ce n’est pas sympa à faire. Et pour les services municipaux, c’est une usine à gaz », conclut-il.

    150 affiches par spectacle

    L’arrêté de réglementation est donc en finalité assez similaire à celui de la précédente édition. Ainsi, du jeudi 2 juillet à partir de 22h jusqu’au samedi 25 juillet, en centre-ville ou en extra-muros, les compagnies de théâtre ou les exploitants de lieux pourront déposer leurs affiches. Mais de nombreux lieux sont interdits, à savoir les édifices publics, les monuments historiques, les pupitres et blasons de ces monuments, les arbres et plantes ou encore la signalisation routière et les gouttières, balcons ou palissades de chantier. Les affiches doivent être au maximum au format A2. L’affichage est également interdit sur diverses places, comme la place Pie, celle du Palais des Papes ou celle de l’Horloge. Et le nombre d’affiches par spectacle est limité à 150, sachant que deux affiches identiques ne peuvent être collées l’une à côté de l’autre.

  • Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Un projet de fusion des écoles maternelle et élémentaire Simone-Veil à Avignon, souhaité par la précédente municipalité, provoque encore quelques remous. Le syndicat Snudi-FO 84 regrette en effet que la direction académique ait retiré « le poste vacant de direction de l’école maternelle Simone-Veil pour préparer la fusion avec l’école élémentaire pour la rentrée 2027… après avoir échoué à la réaliser pour la rentrée 2026 ».

    Le syndicat estime que « rien ne justifie de soustraire ce poste au mouvement » et que le projet de fusion « n’avait pas l’adhésion des équipes pédagogiques ». « Pour diverses raisons, il a été décidé de prendre une année supplémentaire pour finaliser ou non ce projet. L’ensemble des acteurs concernés seront donc consultés l’an prochain, notamment les conseils d’école. Les échanges se poursuivront l’an prochain et la direction académique mettra en œuvre les décisions qui auront été prises. Le sujet sera donc abordé avec la nouvelle équipe municipale dans les semaines ou mois à venir », précise, contactée par La Marseillaise, la direction académique de Vaucluse.

    Si la fusion des écoles n’est pas prévue avant 2027, une direction unique pour la maternelle et l’élémentaire sera bien mise en place à la rentrée 2026 pour l’heure.

    La direction académique confirme bien ce retrait, mais ajoute que c’est seulement de façon temporaire. « Dans la mesure où un des deux postes de direction d’école sera vacant à la rentrée 2026, il a été décidé de n’y affecter un personnel qu’à titre provisoire, le temps de s’assurer que la fusion aura lieu (auquel cas, il n’y aura plus qu’une direction unique). Si le projet est abandonné, le poste de direction sera de nouveau proposé au mouvement des personnels pour la rentrée 2027 », confirme la direction académique de Vaucluse.