Tag: Association

  • [Football] Omar Keddadouche décoré ce jeudi

    [Football] Omar Keddadouche décoré ce jeudi

    Une nouvelle distinction pour un président de club marseillais. Omar Keddadouche, dirigeant de l’ASC Vivaux-Sauvagère (10e), s’apprête à recevoir la médaille d’or de la Jeunesse, des sports et de l’engagement associatif, délivrée par le ministère.

    Une cérémonie se tient ce jeudi à 18h15, à l’Hôtel de région. Son ami Renaud Muselier (Ren), ex-président de la Région Sud et fraîchement élu sénateur, sera présent. 200 personnes sont attendues. « C’est une récompense que j’ai eue il y a trois ans, mais qui ne m’avait pas été remise de manière officielle. Il y aura mes collègues présidents de clubs, des élus locaux et tant d’autres personnes. »

    L’emblématique dirigeant avait déjà reçu par le passé le bronze et l’argent pour six et dix ans de bons et loyaux services auprès du sport local et du milieu associatif. Le principal intéressé souligne : « ça me touche. Je n’ai pas pu faire de grandes études. Je n’ai pas pu rendre fière ma mère à ce niveau-là, mais dans ce que j’aime le plus, le football, le milieu associatif, le social, je suis comme un poisson dans l’eau. »

  • [Entretien croisé] La Fiesta des jours heureux, « une fête qui se veut populaire, culturelle, mais aussi politique »

    [Entretien croisé] La Fiesta des jours heureux, « une fête qui se veut populaire, culturelle, mais aussi politique »

    La Marseillaise : Quel est le principe de la « Fiesta des jours heureux », organisée le dimanche 11 octobre par la Solimut, en partenariat avec l’association Parcours ?

    Pierre Méry : Le dimanche de la Fiesta des Suds est toujours une journée gratuite, ouverte à tous les Marseillais et plus généralement à toute personne qui le souhaite. C’est un moment très familial : il y a des stands pour les minots, des concerts de musique. C’est la deuxième année où nous Solimut, donnons une tonalité citoyenne et politique à l’événement. L’année dernière, sur les 80 ans de la Sécurité sociale, cette année sur les 90 ans du Front populaire.

    La journée s’appelle la Fiesta des jours heureux, en référence aux jours heureux de 1936.

    Notre idée est de conserver l’esprit familial et festif, tout en célébrant ces acquis. Il y aura un spectacle sous forme de comédie musicale. En parallèle, les gens peuvent se retrouver autour d’un banquet avec les Mariannes de Saint-Joseph, association du 14e arrondissement, qui s’occupe des 800 couscous offerts. Les 800 personnes qui arriveront à la Fiesta à partir de midi, pourront assister au spectacle tout en mangeant.

    Pour nous, ça correspond aussi à ce que peut être une fête populaire à Marseille. On a fait une sardinade l’année dernière, cette année c’est le couscous. L’idée est de faire en sorte que les gens puissent partager.

    Frédéric Rosmini : Cet événement s’inscrit dans une campagne, dont je suis le coordinateur, et qui rassemble une vingtaine d’organisations, dont Solimut. Nous nous déplaçons dans des centres sociaux, dans des villages-vacances et dans des communes de gauche. Nous allons au-devant des publics pour les convaincre que l’aspiration à des régimes autoritaires s’est toujours traduite par le chaos. Nous n’agissons pas au nom de partis politiques, mais au nom de l’ensemble du mouvement social, en rappelant qu’il a été déterminant en 36.

    Des interventions doivent aussi avoir lieu, en plus du spectacle musical…

    P.M. : Il y aura bien sûr des interventions autour de ce que 1936 représente pour nous [la Solimut], mais aussi sur ce que ça représente, plus globalement, de fêter ces 90 ans du Front populaire aujourd’hui. C’est une fête qui se veut populaire, culturelle, et politique aussi, pour les citoyens.

    F.R. : Peut-être ferons nous intervenir également l’association Promemo, qui cultive la mémoire du monde ouvrier. Gérard Leidet, qui en est le président, fait partie de notre campagne. C’est avec lui notamment que nous avons prévu d’intervenir dans les établissements scolaires. Il a une connaissance très marquée de ce qui s’est passé à Marseille et dans la région en 1936. Il peut proposer un éclairage sur la spécificité du Front populaire ici, ce qui a de l’importance.
    Ça reste un contexte festif, pas forcément adapté pour organiser de longs débats. Mais nous mettrons en place la veille, dans un centre social rue de l’Évêché, juste à côté, le reste de notre programmation. Nous présenterons l’exposition itinérante « L’héritage de 1936, culture, loisirs et éducation populaire », initiée par La Ligue de l’enseignement. Nous projetterons également le documentaire « Été 36, les premières vacances des Français ».

    Pourquoi est-ce important d’intervenir dans des événements comme la Fiesta des Suds sur des thèmes tels que le Front populaire ?

    P.M. : La Fédération des mutuelles de France est particulièrement engagée dans le cadre de ces 90 ans des congés payés. Pourquoi ? Parce que c’est aussi une époque où l’on a observé, au-delà des congés payés du Front populaire, énormément de réalisations ouvrières, notamment dans le domaine de la santé. Notre objectif est aussi de réfléchir à la façon dont a évolué le mouvement social et politique de société et quel impact il a eu sur la construction des solidarités dans le pays. Les mutuelles en font partie. Aujourd’hui, alors que la solidarité est mise à mal, c’est important pour nous de se poser la question de ce qui a pu fonctionner, il y a 90 ans, pour gagner des droits et permettre aux gens de vivre mieux.

    F.R. : Le principe de cette campagne n’est pas d’être dans une nostalgie historique en se contentant d’expliquer ce qu’a été le Front populaire. Notre objectif est d’aller à la rencontre de publics plus larges, comprenant des gens susceptibles d’avoir voté Rassemblement national. C’est ce qu’on a fait lorsqu’on est allé intervenir dans nos villages [parcours] vacances. L’idée est donc de montrer que 1936 a été une réussite grâce aux partis politiques qui ont bougé, ainsi que l’ensemble du corps social et notamment du mouvement syndical et de la CGT.

    Lorsqu’on ira à la Fiesta des Suds, l’idée est similaire. Même si le public est jeune, on sait que certains peuvent être touchés par les discours du Rassemblement national, car ils touchent tous les milieux. On propose donc une démarche concrète en allant sur le terrain pour les convaincre qu’ils se trompent de choix. On veut montrer que les grandes périodes qui ont donné du bonheur aux salariés et aux gens modestes sont celles du Front populaire et de tous les mouvements qui s’inscrivent dans ce creuset-là.

    La journée est gratuite sur inscription sur le site de la Fiesta des Suds.

  • Les militants du collectif écologiste Vaï font leur rentrée

    Les militants du collectif écologiste Vaï font leur rentrée

    Après un « été électrochoc suite aux canicules et aux mégafeux », l’heure est à une « écologie populaire et citoyenne de rupture face à un bloc réactionnaire ».Tels sont les mots de Sébastien Barles, fondateur du collectif Vaï et ex-adjoint au maire de Marseille. Né il y a un an et demi, Vaï affirme porter un projet radical, renonçant « au modèle des petits pas ».

    Lors de cette rencontre, les membres ont rappelé leurs objectifs : « Nous portons quatre grandes exigences : la gratuité des transports métropolitains, une politique de rénovation thermique des bâtiments, l’autonomie alimentaire et énergétique et un plan de désimperméabilisation de la ville », énumère Sébastien Barles.

    Les militants ont apporté leur « soutien total aux mobilisations lycéennes », tout en condamnant les auteurs de violences, de la part des civils comme des policiers. Ils ont aussi rappelé les actions réalisées par le groupe, comme des banquets citoyens, en réponse aux banquets polémiques organisés par le Canon Français.

  • À Toulon, un congrès pour défendre une justice pour tous indépendante

    À Toulon, un congrès pour défendre une justice pour tous indépendante

    Que devient une démocratie lorsque la justice cesse d’être considérée comme un pilier de l’État de droit ? Face à cet abîme qui menace toutes les sociétés contemporaines avec la montée des extrêmes droites, l’association A.M.O.U.R de la Justice va tenter, pendant trois jours à la faculté de droit de Toulon, d’alerter, d’informer et de faire vivre le débat afin de mettre en évidence l’urgence de doter l’institution de moyens adaptés aux défis qu’elle doit relever.

    Avec comme invité d’honneur Magali Lafourcade, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui dans son livre La justice en procès – Les populistes à l’assaut de l’État de droit alerte sur le péril d’un populisme anti-judiciaire. Un appel à défendre le bien commun démocratique qu’est la justice, loin des fantasmes et des récupérations politiques. C’est à elle que reviendra le mérite d’ouvrir le débat avec l’avocat pénaliste spécialisé dans la défense des lanceurs d’alerte, Me Jérôme Karsenti, auteur de Corruptions – l’effondrement de l’État de droit.

    Trois jours « pour défendre la justice auprès des citoyens, la rendre plus accessible, mais aussi pour demander, bien sûr, qu’on lui accorde plus de moyens », explique notre consœur Caroline Groizeleau, qui répond ici avec la casquette de directrice de communication de l’association. Nous sommes devant le panneau d’expression libre du boulevard Tessé, sur lequel les militants du Comptoir des idées sont en train d’afficher l’événement qu’ils soutiennent.

    L’état de droit peut vaciller

    Plusieurs tables rondes sont au programme, le samedi. Elles réuniront des experts judiciaires qui viendront souligner les causes de la fragilisation de la justice et les solutions pour redonner tout son sens et ses lettres de noblesse à une institution sensible très attaquée par la droite et le Rassemblement national.

    « L’affaire Lyhanna a mis beaucoup de choses en exergue. Mais aussi les condamnations de Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy », explique Caroline Croizeleau. Dans le premier cas, c’est l’indigence des moyens accordés qui a été fortement ressentie dans la population, souligne-t-elle. Et d’insister : « Au tribunal de Toulon, ils n’ont même pas de papier pour imprimer ». Ce qui a été révélé ensuite avec les décisions de justice concernant l’ancien président de la République et la désormais candidate du parti à la flamme, avec des commentaires politiques décomplexés des élus de ce côté de l’échiquier politique, c’est le peu de respect que certains élus témoignent à nos institutions. Pour mémoire, le député RN varois de la 6e circonscription, Philippe Schreck, en appelait carrément à l’insurrection en qualifiant les juges de « mollahs du droit » et de « talibans » « nourris par la haine » ayant « supprimé la démocratie ». « On est dans la dictature des juges ! », écrit alors sans nuance le parlementaire d’extrême droite.

    « On est inquiets parce qu’on est à la veille d’une élection présidentielle suivie de législatives et que l’État de droit risque de vaciller si certaines personnes sont élues : on l’a vu aux États-Unis, l’État de droit peut très vite vaciller », prévient la responsable de la communication d’A.M.O.U.R de la Justice.

    À ses côtés, Soline Béatrix, pour le Comptoir des idées, insiste : « On voit, comme tous les citoyens, depuis de nombreuses années, le grignotage de l’indépendance et de la liberté de la justice par le pouvoir exécutif. Ce congrès va permettre de mettre en avant ce problème éthique majeur ».

    Mais derrière l’alerte sur les menaces qui planent, c’est « un laboratoire d’idées » qui s’ouvre ce week-end, « pour proposer des pistes de réflexion concrètes afin d’enrayer une possible fatalité politique ». Tout un programme.

  • La culture pâtit aussi de la hausse du prix du carburant

    La culture pâtit aussi de la hausse du prix du carburant

    « On est des nomades de l’animation, donc oui on est impacté par l’augmentation du prix du carburant », déplore Hugues Bru, directeur de la section Bouches-du-Rhône des Petits débrouillards Paca. L’association, qui cherche à développer « la prise de conscience du caractère complexe des relations entre sciences et sociétés », se déplace régulièrement, auprès des jeunes notamment, dans le département des Bouches-du-Rhône. Si la question du prix du carburant est préoccupante pour eux, elle s’ajoute cependant à une atmosphère d’inquiétude déjà existante, notamment autour du risque des baisses de subventions.

    Précarisation des employés

    La hausse du prix du carburant a provoqué une augmentation de 20% du budget essence de l’association, qui représente lui-même un quart du coût du transport lors d’une prestation. Cela a contraint les agents de l’association à être plus flexibles, mais créé aussi une forte précarité pour eux. « On essaye de faire du covoiturage, mais ça implique parfois que certains employés attendent la voiture pour rentrer à la fin de leur journée, le tout sans être payé. Ce n’est pas tenable sur le long terme », note Hugues Bru. Malgré tout, l’association n’a pas encore eu à refuser ou annuler une prestation, le souci étant encore relativement récent, selon le directeur. « Les effets vont se faire ressentir dans quelques mois si la situation n’évolue pas dans le bon sens, quand il faudra renouveler certains contrats ou faire des devis », s’inquiète-t-il. Une hausse qui pourrait s’ajouter à celles déjà enregistrées concernant « le prix de certaines fournitures ou bien les livraisons de matériel », précise Hugues Bru.

  • Les entreprises de Forcalquier formées à l’autoconsommation

    Les entreprises de Forcalquier formées à l’autoconsommation

    Des entreprises de la zone d’activité des Chalus ont été formées lors d’un atelier, vendredi, à l’autoconsommation, une gestion de l’énergie « citoyenne et collective » : des producteurs et des consommateurs d’énergie s’unissent au sein d’un collectif pour gérer et partager entre eux l’énergie produite. Les membres définissent ensemble les règles de répartition de l’énergie.

    Frank Van de Velde, des Centrales villageoises, une coopérative qui promeut l’énergie renouvelable, a présenté ce dispositif aux adhérents de l’association d’entreprises. Sa coopérative promet de n’utiliser que des zones anthropisées, déjà artificialisées, comme des friches, des toitures ou des parkings. Elle a déjà un projet sur une ancienne décharge polluée à Banon, qui pourrait alimenter 100 foyers. « On va dispatcher et vendre cette énergie aux plus proches, c’est-à-dire aux habitants, aux entreprises de la commune de Banon et ses alentours », explique Frank Van de Velde. Cette consommation locale évite d’avoir des pertes dues au transport, avance-t-il. La coopérative promet « un prix compétitif » et une baisse de la facture des utilisateurs de cette énergie renouvelable.

    « On a à peu près 70 opérations d’autoconsommation collective qui fonctionnent sur la région », a précisé Joël Viard d’Enedis. « Quand est-ce qu’on lance un projet ici ? » se sont réjouis les participants, tous adhérents de l’association des entreprises de la zone d’activité des Chalus, à la fin de la présentation.

    Pour de meilleures conditions de travail

    Justine Cannelle, de la Chambre des métiers et de l’artisanat, a ensuite présenté le nouveau dispositif « mon parcours économie d’énergie », qui vise à « sensibiliser à la rénovation énergétique des locaux professionnels ».

    Justine Cannelle aide les entreprises à trouver des subventions ou des aides auxquelles elles sont éligibles pour de la rénovation énergétique. Elle se déplace également dans des locaux pour des prédiagnostics, identifier les sources de déperdition de chaleur et préconiser des actions à mettre en place. « L’objectif, c’est que vous fassiez des économies d’énergie, mais aussi, de travailler sur le confort au travail, notamment si vous avez des salariés. Quand on travaille dans une boulangerie, que d’année en année, on a de plus en plus chaud, et qu’on a un local orienté sud, c’est intéressant de se projeter sur les années futures et de se dire que les conditions de travail vont être de plus en plus difficiles si on n’agit pas maintenant sur le bâtiment », a-t-elle avancé.

    Joël Viard d’Enedis a finalement sensibilisé les entreprises à la consommation responsable : « Il y a des moments de la journée où l’on produit plus que ce qu’on consomme. La surproduction peut détériorer des équipements sensibles. Cela amène de la surtension et du survoltage », a-t-il expliqué. Il a par exemple conseillé de recharger son véhicule électrique, d’utiliser son ballon d’eau chaude ou de faire ses lessives « pendant la cloche solaire », le pic de production, plutôt que la nuit, où il n’y a pas de production.

  • Le bureau de poste de Vauvenargues menacé de fermeture

    Le bureau de poste de Vauvenargues menacé de fermeture

    Initialement ouvert de 8h30 à 11h tous les jours de la semaine et un samedi sur deux, le comptoir de La Poste de Vauvenargues devrait n’ouvrir dorénavant qu’à 9h15 et fermer à 12h, les samedis étant totalement supprimés. Cette plage horaire, en apparence plus large que la précédente, fait toutefois craindre une baisse de l’affluence, notamment des jeunes actifs dont les horaires de travail commencent généralement plus tôt.

    Face à la nouvelle, officieuse pour le moment, le président de l’association de défense du Bureau de Poste de notre vallée, Thierry Dumas, dénonce un « déni de service » et craint, à terme, une fermeture du seul comptoir postal de Vauvenargues, auquel est aussi rattaché Saint-Marc-Jaumegarde. Une inquiétude légitime au regard du plan « d’actualisation » de son réseau présenté par La Poste la semaine dernière et laissant augurer de plusieurs fermetures dans la région.

    Le collectif organise traditionnellement un apéro de rentrée pour annoncer les éventuelles modifications liées au service chaque premier samedi d’octobre. Ces nouveaux horaires seront donc au menu du rendez-vous de ce samedi 3 octobre.

    En cas de fermeture de ce bureau, les habitants devront se rendre à la poste centrale d’Aix-en-Provence pour y déposer ou récupérer leur colis. Une situation de repli située à plus 20 km et réputée pour sa difficulté de stationnement. À l’occasion de cet apéro, le collectif espère la présence du maire de Vauvenargues ainsi que la révision de cette mesure. Auquel cas, Thierry Dumas affirme qu’ils sont prêts à manifester pour faire entendre leur revendication.

  • [Entretien] Ariane Carré : « Une fille sur deux décroche le sport à cause des règles »

    [Entretien] Ariane Carré : « Une fille sur deux décroche le sport à cause des règles »

    La Marseillaise : Comment avez-vous eu l’idée d’organiser cet événement ?

    Ariane Carré : Mes enfants font tous partie du Handball Club Verdon. J’avais discuté avec l’entraîneur
    et la secrétaire de mes activités. Et tout de suite, ça a répondu présent. Ils avaient des questions des jeunes qu’ils ne savaient pas comment gérer. Et puis, il y avait une envie de faire quelque chose pour les jeunes femmes sur le territoire, plus largement qu’au club.

    Quelles questions se posaient
    les jeunes ?

    A.C. : C’était surtout des questions sur les règles, sur comment faire quand on a mal. L’entraîneur ne savait pas toujours quoi faire pour adapter la pratique sportive dans ces moments-là. Il avait envie de pouvoir répondre présent et de savoir comment répondre.

    L’idée est donc de former
    les hommes, les entraîneurs,
    les papas à être présents pour
    des adolescentes qui peuvent
    se poser des questions ?

    A.C. : Oui, ça et puis aussi, ce qui était important pour nous, c’était que les garçons qui sont avec ces jeunes filles en sport, soient aussi sensibilisés pour savoir la réalité de ce que les jeunes filles vivent, savoir comment réagir, comment soutenir, que ce soit une réalité sportive vraiment prise en compte. Une fille sur deux décroche le sport à 14 ans, à cause de ses règles, de la puberté. Une fille sur deux ne va régulièrement pas à l’entraînement à cause de ses règles.

    L’événement que vous organisez porte, plus généralement, sur
    la féminisation du sport
     ?

    A.C. : L’idée, c’est de montrer qu’on peut faire du sport à tous les âges de la vie, et qu’une femme, malgré toutes les étapes qu’elle va rencontrer, la puberté, la grossesse, le postpartum, la ménopause, cela ne doit pas s’empêcher de faire du sport. Et qu’au contraire, cela doit être une réalité sportive à prendre en compte et faire bouger les lignes, autant chez les femmes que chez les hommes, les conjoints, les entraîneurs.

    Il y aura donc des interventions sur le postpartum, la ménopause et les effets que cela a sur
    les performances sportives
    des femmes samedi
     ?

    A.C. : Il y aura un stand qui va traiter de ces sujets. Il y a une intervention sur la nutrition de l’athlète sportive, faite par un ancien cycliste professionnel qui a fait son sujet d’études sur la nutrition de l’athlète sportive.

  • À Oraison, le photovoltaïque fait disjoncter la séance

    À Oraison, le photovoltaïque fait disjoncter la séance

    Jeudi, le maire d’Oraison, Benoît Gauvan (Ren.), évacuait la salle du conseil municipal de tout le public et les journalistes présents, sans aucune concertation avec les conseillers municipaux. Agacé par le bruit et l’agitation provoqués par la vingtaine de militants présents pour protester contre la construction d’une centrale photovoltaïque, il déclarait d’office le huis clos à la fin du conseil, avant la délibération en question. La mise au vote est pourtant obligatoire pour décider le huis clos, comme l’indique l’article L. 2121-18 du Code général des collectivités territoriales : le conseil municipal doit « décider (…) à la majorité absolue (…) qu’il se réunit à huis clos ». « Sans ce vote préalable, la séance est irrégulière », selon un arrêt du Conseil d’État du 18 janvier 1967.

    « Cette situation soulève la question sur la régularité des délibérations adoptées ensuite qui pourraient être contestées et annulées par le juge. Il est également possible de saisir le préfet pour examen de la légalité », a réagi Isabel Gamba, à la tête de l’opposition DVC, qui avait voté contre la délibération. Elle attend des précisions et des réponses du maire « avant de décider des suites à donner ».

    Le collectif contre les centrales photovoltaïques qui a appelé à manifester pendant le conseil, Elzéard Lure en Résistance, indique également être en train d’étudier « toutes les suites juridiques possibles ». Le chef de file de l’opposition RN, Jean-Michel Angelvin, qui s’était abstenu, indique de son côté compter « sur la bonne foi du maire » et ne pas initier de démarche. Contacté, Benoît Gauvan n’a pas souhaité s’exprimer avant la conférence de presse qu’il organise ce lundi soir.

  • Un festival pour sensibiliser à la fragilité de la biodiversité

    Un festival pour sensibiliser à la fragilité de la biodiversité

    Après l’été qu’on vient de passer à cause de la chaleur et de la sécheresse, on s’aperçoit qu’il y a des biens qui sont indispensables à notre survie : l’eau et la biodiversité » : à travers la première édition de son festival Durance Nature, qui commence lundi, l’association la Cistude alerte sur la fragilité de la biodiversité de la vallée de la Durance. L’association environnementale née il y a 18 ans lance cette année ce rendez-vous, voué à se reproduire tous les deux ans.

    « On ne peut que se battre pour essayer de préserver » cette vallée de la Durance, lance Daniel Madeleine, le fondateur de la Cistude, qui travaillait pour la réserve naturelle géologique de Haute-Provence avant de prendre sa retraite et de laisser la main à l’actuel président de l’association, Marc Linares. « Depuis très longtemps, je suis convaincu que la nature et la biodiversité sont des atouts incontournables pour ce département », poursuit le fondateur.

    Au programme du festival, qui se poursuit jusqu’à dimanche, des sorties en nature à la découverte des castors, des conférences d’experts de l’environnement, des projections de films sur la biodiversité, ou encore des ateliers proposés à de très nombreux enfants qui seront accueillis, accompagnés de leurs professeurs.

    « Pas le poids face aux intérêts économiques »

    La cohabitation entre touristes et biodiversité est « de plus en plus difficile » pour les espèces animales et végétales, qui « ne font pas le poids face aux intérêts économiques », déplore Daniel Madeleine. Son association se bat depuis 18 ans pour « obtenir un classement en réserve naturelle régionale, pour impliquer la région et avoir des financements conséquents ». « Jusqu’à présent, on n’y est pas arrivé, parce qu’il y a des intérêts divergents là-dessus et que, malheureusement, on ne fait pas le poids », regrette le fondateur.

    « Le festival, c’est notre manière d’essayer de faire passer le message qu’on est face à un trésor qui devient incontournable pour le bien de l’humanité », explique Daniel Madeleine. « Est-ce qu’il vaut mieux avoir de l’eau et de la biodiversité, ou des pédalos et des chalets ? », lance-t-il, faisant référence à un projet de la municipalité
    de Château-Arnoux-Saint-Auban auquel l’association s’oppose. Ce projet prévoit l’installation de 160 chalets pour accueillir 900 touristes le long de la Durance, et constitue pour la Cistude l’une des menaces qui pèsent sur la biodiversité de la Durance. « Il y a des projets de développement écotouristique qui au fur et à mesure gagnent du terrain et qui, par la suite, vont être encore beaucoup plus destructeurs », avance le président de l’association, Marc Linares, qui espère être « associé » au projet d’implantation de chalets à Château-Arnoux-Saint-Auban.