Tag: Alpes

  • À Gap, un débat municipal marqué par de vifs échanges

    À Gap, un débat municipal marqué par de vifs échanges

    Ce lundi, le conseil municipal s’est tenu au Quattro, en attendant que la salle dédiée à l’hôtel de ville soit rendue accessible aux personnes à mobilité réduite comme l’exige la loi depuis 2005. Une mesure réclamée par les militants insoumis de Gap en marge du dernier conseil. Si ce déplacement a été salué par l’opposition comme le maire, la concorde fut de courte durée. l’atmosphère s’est vite tendue lorsqu’Elie Cordier, élu de l’opposition de gauche, a interrogé Roger Didier sur sa décision d’augmenter la somme des indemnités annuelles des collaborateurs de son cabinet, de 206 000 à 352 000 euros par an, doutant du bien-fondé de ce choix « au vu du contexte économique que nous connaissons. » Ce à quoi Roger Didier a répondu que cette somme était seulement un plafond permis par la législation.

    Des indemnisations qui scandalisent l’opposition

    Par la suite, Aurélie Allemand, conseillère d’opposition de gauche élue pour la première fois, s’est étonnée qu’à Gap les élus d’opposition ne perçoivent aucune indemnité de mandat. Une mesure justifiée par Roger Didier en raison du manque de présence de ces derniers dans les commissions électorales. Des absences que Charlotte Kuentz, élue d’opposition du mouvement citoyen Ambition pour Gap, a expliqué en raison de « de l’impossibilité totale de débattre » au sein desdites commissions. Elie Cordier a également questionné les augmentations décidées pour plusieurs élus de la majorité durant le précédent mandat et proposé l’idée émise plus tôt par Axel Berriaud, élu d’opposition de gauche, d’indexer les indemnités des conseillers sur leur taux de présence en conseil, proposition qui n’a pas été retenue par le maire.

  • Gap : Roger Didier réélu à la tête de la communauté d’agglomération

    Gap : Roger Didier réélu à la tête de la communauté d’agglomération

    C’était attendu, c’est désormais chose faite. Président de la communauté d’agglomération depuis sa création en 2017, Roger Didier a été réinvesti à cette fonction par le conseil communautaire, composé de 59 élus et conseillers municipaux des 17 communes membres. Le maire de Gap a récolté 44 des 58 suffrages exprimés. S’il ne s’est pas présenté, Elie Cordier, tête de file de l’opposition de gauche à Gap a cependant été crédité de 10 votes. Son groupe d’union de la gauche gapençaise, représenté par sept conseillers communautaires, n’a pas présenté de candidature. Elie Cordier a dit tenir à « ne pas importer au sein de la communauté le débat de la vie municipale gapençaise », tout en appelant ses pairs à « voter librement, pour un candidat, si ce n’est une candidate, présentant un état d’esprit rassembleur ».

    S’en sont suivies les élections respectives des 13 vice-présidents du conseil. Au poste de premier vice-président, Roger Didier a annoncé la candidature de Christian Hubaud maire de Pelleautier. Elie Cordier a lui annoncé celle de Sophie Delphino, élue d’opposition à Gap, arguant qu’« en 2026, il serait temps de respecter la parité au sein du conseil communautaire ». C’est toutefois Christian Hubaud qui a remporté le siège de premier vice-président avec 41 voix contre 12 pour sa concurrente.

    Les élus de gauche ont demandé plus de parité

    Tout au long de la soirée, Elie Cordier et les membres de l’opposition gapençaise ont témoigné leur inquiétude quant au non-respect de la parité, avec dix hommes élus à la vice-présidence contre seulement trois femmes, sans compter le président du conseil lui-même. L’élu de gauche a proposé, sans concertation préalable et avec l’accord spontané de ces dernières, les candidatures de Blandine Allamanno, maire de Curbans, au poste de 12e vice-président et de Sophie Deschamps, 1ère adjointe à Sigoyer, au 13e. Sans succès. Claudie Boyer, élue d’opposition à Gap, a tenu à rappeler qu’en 2020 déjà, une seule femme avait été élue au conseil contre douze hommes, et que le taux de 2026, certes en augmentation, reste très loin de la parité. « La moitié de la population est sous-représentée dans les instances politiques, l’égalité est pourtant une exigence démocratique », a-t-elle conclu. « Ce souci d’avoir plus de femmes dans l’exécutif est positif, et il faudra que nous y travaillions ensemble pour faire plus, je prends acte de vos appels », s’est engagé le sénateur des Hautes-Alpes, Jean-Michel Arnaud, mentionné à plusieurs reprises par Elie Cordier pour ses engagements en faveur de la parité en politique.

  • [Entretien] Camille Feller : « Tous les actes sont politiques dans les petits villages »

    [Entretien] Camille Feller : « Tous les actes sont politiques dans les petits villages »

    La Marseillaise : Comment s’est passé le conseil communautaire de mardi ?

    Camille Feller : La situation financière de la communauté de communes est catastrophique, les caisses sont vides, les capacités d’autofinancement sont faibles. Cela s’est vraiment mal passé sur le mandat précédent, à cause notamment du problème de l’eau en gestion publique, et là je pense que David Gehant [président de la communauté de communes] essaye de repartir sur des bonnes bases, en tout cas c’est ce qu’il nous a dit.

    Pourquoi vos relations se sont-elles dégradées lors du précédent mandat ?

    C.F. : David Gehant voulait qu’on passe l’eau à la communauté de communes, qu’on transfère la compétence. Sauf que Forcalquier est déjà à la SEM (Société des eaux de Marseille), et donc il voulait qu’on aille tous à la SEM. Nous, on n’était pas du tout d’accord. On a fait des réunions publiques, des pétitions… Peut-être que j’ai un peu exagéré, mais en même temps, sinon, on ne compte pour rien à la communauté de communes. On a fait pas mal de bruit, on a pas mal mobilisé, et du coup, ça l’a beaucoup agacé.

    Pourquoi la situation financière est-elle si détériorée ?

    C.F. : Il y a eu un transfert des charges de la commune de Forcalquier sur la communauté de communes, notamment une augmentation de la masse salariale. Par exemple, on a refait un terrain de foot à 800 000 euros qui était avant à Forcalquier. Là, ils vont faire la crèche et la déchetterie à Saint-Étienne-les-Orgues, mais ça sera la première fois qu’ils vont investir pour des bâtiments ailleurs qu’à Forcalquier… Notre commune a porté le projet du bistrot de pays, alors qu’ailleurs, c’est la communauté de communes qui le porte.

    Considérez-vous être une municipalité de gauche ?

    C.F. : On est bien à gauche, je suis bien à gauche. En face, pour les municipales, il y avait une autre liste avec à sa tête quelqu’un qui est très proche de David Gehant. Cela nous a encore plus motivés à aller contre. C’est drôle parce qu’il y a quand même des gens pas du tout de gauche qui ont voté pour nous. On accueille la marche des fiertés. Ils n’arrivent pas à avoir de salles, parce qu’ailleurs, c’est compliqué. Les gens disent que dans les petits villages, il n’y a pas de politique, mais moi, je trouve que c’est le contraire. Je trouve que tous les actes sont politiques.

    Quelle est la principale problématique à Montlaux ?

    C.F. : On a un ancien camping qui a été récupéré par un promoteur véreux qui a fait une résidence légère de loisirs et qui a séparé ça en 36 habitations. La commune a attaqué l’autorisation d’urbanisme qu’il avait eue pour faire ça, et elle a gagné au bout de 7 ans au Conseil d’État. Du coup, les constructions sont devenues illégales, et elles le sont toujours. Elles ne sont pas régularisables, parce qu’en fait, si vous construisez quelque chose et que personne ne vous dit rien, au bout de 6 ans, on ne peut plus rien vous dire. On est en train de changer le document d’urbanisme pour rendre la zone constructible, et pour pouvoir leur redonner des permis. Ils vont devoir redéposer des permis de construire sur des choses qui existent déjà. Les habitants sont en grande précarité, ils habitent dans des chalets, des caravanes et des mobil-homes. Les biens n’existent pas sur le papier donc ils n’ont pas de factures à leur nom et ne peuvent pas toucher d’aides.

    Pourquoi avez-vous tenu à évoquer la montagne de Lure au conseil communautaire ?

    C.F. : La montagne de Lure appartenait précédemment à la commune de Saint-Étienne-les-Orgues. Il y avait une station de ski qui marchait très bien dans les années 1950, 1960, 1970. Et puis, à un moment, la communauté de communes l’a reprise dans ses compétences. Avant 2020, il y a eu des gros investissements, des gros travaux qui ont été faits avec un local qui s’appelle le Caillou, qui a coûté 49 000 euros. Il devait y avoir des agents pour louer des bouées, des luges, mais tout cela a été abandonné…

  • Un budget de consolidation pour l’intercommunalité de Forcalquier

    Un budget de consolidation pour l’intercommunalité de Forcalquier

    Le vice-président en charge des finances, Thomas Cherbakow, a présenté mardi soir les orientations budgétaires prévues pour la communauté de communes, avec une consolidation des projets lancés sur le mandat précédent, comme la crèche de Saint-Etienne-les-Orgues et la déchetterie. « Il sera aussi proposé, lors du vote du budget 2026, des enveloppes d’études pour la construction d’un pôle des arts et d’un centre aqualudique », a-t-il ajouté. « Le pôle des arts aurait vocation à récupérer l’école de musique intercommunale, qui est aujourd’hui à l’étroit », a précisé David Gehant, le président (DVD) de l’intercommunalité. Concernant le centre aqualudique, l’idée est que « les enfants puissent apprendre à nager, une nécessité vitale », souligne-t-il.

    Le maire réélu de Forcalquier a cependant renoncé à une mesure phare de son programme, celle d’une piscine couverte : « Le scénario de la piscine couverte ne sera pas retenu, parce qu’on n’aurait pas les moyens de la faire vivre, ou alors on mettrait en difficulté les finances de l’intercommunalité pour les 20 prochaines années… » En introduction, Thomas Cherbakow a tenu à rappeler le contexte budgétaire difficile, l’inflation et l’augmentation des prix de l’énergie, qui appellent à la « vigilance ».

    « Malgré ces éléments de contexte à l’échelle nationale, il n’est pas prévu de baisse significative des dotations globales de fonctionnement versées par l’État à destination des communes et des communautés communes », a-t-il rassuré. « On a aujourd’hui une situation budgétaire de transition : après une période de très forts investissements, forcément, on doit reconstituer nos capacités pour pouvoir investir », a expliqué David Gehant.

  • Le job saisonnier, un revenu indispensable pour les jeunes des Hautes-Alpes

    Le job saisonnier, un revenu indispensable pour les jeunes des Hautes-Alpes

    Ce jeudi, une quarantaine de stands d’entreprises locales jalonnent la salle du Quattro de Gap. Et, parmi les candidats, CV en main, beaucoup ne sont pas majeurs. Aussi, lorsqu’une candidate de 18 ans se présente devant le syndicat de l’hôtellerie et restauration des Hautes-Alpes, sa directrice, Véronique Gauchat, taquine : « 18 ans ? Vous êtes vieille ! » Depuis plusieurs années en effet, elle observe que les candidats se font plus jeunes. « Il y a de plus en plus d’adolescents curieux de découvrir le monde professionnel et d’être plus indépendants, explique-t-elle. D’autre part, les temps sont durs et les parents ne peuvent plus autant aider, alors ils doivent être autonomes par eux-mêmes. »

    Anticiper l’année universitaire

    Parmi les lycéens, la majorité souhaite allier une première expérience valorisante à un revenu qui permet d’envisager plus sereinement la prochaine étape, les études. « Un peu stressée » par cette première rencontre avec le marché de l’emploi, Manon, 16 ans, en 1ère générale à Gap, prépare déjà l’avenir. « Pour mes études, il me faudra partir dans une grande ville, il n’y a pas grand-chose à Gap. Alors si je peux commencer à mettre de côté… »

    Pour les étudiants, le salaire de l’été est crucial pour assurer les dépenses à venir, et surtout le loyer. Laura, 20 ans, de Gap, vient de se réorienter et entamera une formation en bijouterie à Marseille à la rentrée. « J’ai été deux ans à Aix en licence et même en vivant en Crous et en ayant la bourse, la vie y était très chère, explique-t-elle. Même si, à Marseille, c’est un peu plus abordable, il me faudra mettre de côté pour payer mon logement. » D’autant que les loyers augmentent, et même en Crous, où ils ont grimpé de 6% en moyenne en France depuis deux ans. Une hausse, que Paloma, 21 ans, étudiante en psychologie à Aix, venue chercher un job pour soutenir ses études, a ressentie. « Mon 9m2 me coûtait 248 euros l’an passé, il coûte désormais 275 euros par mois », explique-t-elle. Une augmentation qui peut sembler marginale, mais qui est à mettre en perspective avec un coût de la vie étudiante qui aurait augmenté de 4,12% entre 2024 et 2025 et de 32% depuis 2017, selon l’Unef. Autre difficulté, concilier emploi saisonnier et volonté de profiter de l’été, un peu, quand même. « Si possible, j’aimerais éviter le service en restauration, c’est très speed, tu as rarement tes soirées de libre, et les horaires peuvent changer d’un jour sur l’autre… », expose-t-elle.

    En fin d’études, le passage par un emploi saisonnier peut aussi sécuriser le moment de transition vers un travail qui correspond au diplôme obtenu. « Je ne suis pas forcément venue chercher un emploi en lien avec mes études, explique Lolita, 24 ans, qui vient d’achever un master en communication à Lyon. Pour elle, un salaire d’été permettrait d’anticiper plus sereinement une installation dans une grande ville où elle a plus de chances de trouver un emploi pérenne. « Et puis, ça me fait aussi une pause dans mes journées passées sur internet à chercher un travail en lien avec ma formation… ce qui est assez anxiogène », admet-elle. Le secteur saisonnier permet aussi de rester actif tout en mettant de côté, et il demeure l’un des rares secteurs où l’embauche est dynamique, alors que 21,5% des actifs de 15 à 24 ans sont en recherche d’un emploi selon l’Insee.

  • Alpes-de-Haute-Provence : des médecins solidaires pour pallier les déserts médicaux

    Alpes-de-Haute-Provence : des médecins solidaires pour pallier les déserts médicaux

    Dr Baro, d’Annecy, Dr Brissot, de Moselle, Dr De Mailloux, des Deux-Sèvres… Ces soignants sont tous venus passer une semaine au centre de santé Médecins Solidaires du Brusquet, village près de Digne-les-Bains où il n’y avait plus de médecin depuis 2016. L’association rassemblant plus de 1 000 médecins généralistes installe des centres de santé dans des zones rurales constituant des déserts médicaux, pour permettre aux habitants d’avoir un médecin traitant. Pour cela, elle reçoit des aides financières importantes des communes, très demandeuses de les recevoir. Au Brusquet, la municipalité a acheté le bâtiment, une ancienne maison dans laquelle les médecins se sont installés. « On a conventionné avec les communes alentour, et chacune participe aux frais de fonctionnement du cabinet », explique le maire.

    « Beaucoup de patients nous disent : c’est la première fois que je me sens écouté et que je suis ausculté », relate Aline Hélène, coordinatrice du centre, qui joue à la fois un rôle de secrétaire, d’assistante médicale et de gestionnaire du budget et des stocks. « C’est très compliqué pour trouver un médecin ici », témoigne Julie Capello, patiente habitant Le Brusquet, touchée de voir autant de médecins venir des quatre coins de la France pour soigner les locaux.

    Des citadins qui viennent se soigner au village

    Les habitants ont encore plus de mal à voir des spécialistes, et doivent très souvent aller à Aix, à Marseille ou à Gap. « Parfois, on appelle pour essayer d’avoir des rendez-vous plus rapidement, mais, même pour nous, c’est compliqué », atteste la coordinatrice. Beaucoup d’habitants se retrouvent sans médecin traitant lorsque le leur part à la retraite. De nombreux patients viennent même de Digne-les-Bains, pourtant ville préfecture, pour se soigner dans ce petit village. « Si vous aviez une carte de fidélité, je gagnerais des points ! », lance l’un d’entre eux. « À Digne, tout est plein, il n’y a plus de place chez aucun médecin », témoigne-t-il.

    Cette semaine, c’est le Dr Yves Baro, venu d’Annecy, qui officie. « Je ne devais pas être là, mais le médecin qui devait venir s’est cassé le bras », explique-t-il. « Il y a plein de patients qui passent la porte et disent : Docteur, merci, vous êtes là ! », se réjouit le médecin. « Cela me permet de garder le contact avec la médecine. Je suis retraité depuis un peu plus d’un an, et j’ai beaucoup de mal à la quitter. » Un tiers des médecins solidaires sont retraités, tandis que les actifs posent des congés pour exercer dans ces centres en zones rurales. « Il y a aussi des jeunes médecins qui ont terminé leur cursus d’études, mais qui ne sont pas encore installés et qui décident de temps en temps de consacrer une semaine à Médecins Solidaires », relate Dr Baro. Au Brusquet, les médecins ont leur logement réservé juste au-dessus du cabinet médical, et peuvent même venir accompagnés de leur conjoint et de leurs enfants.

    « Pour nous, ça a été vraiment un gros plus pour la commune. Du fait que ce cabinet se soit installé, on commence à avoir des demandes d’autres professions médicales. On a eu un psychologue, une prothésiste, des kinés qui veulent s’installer sur la commune », se réjouit le maire.

    L’association Médecins Solidaires a lancé un appel aux généralistes, et espère ainsi créer « plus de 800 centres de santé sur tout le territoire ». Elle a été fondée par le Dr Martial Jardel, qui avait entrepris à la fin de son internat un « tour de France des déserts médicaux ». Il a ainsi constaté que certaines personnes n’avaient pas vu de médecin depuis des années, et a fondé l’association avec l’idée : « Plutôt que de demander beaucoup à peu de médecins, autant demander peu mais à beaucoup », alors que de nombreux généralistes en zone rurale sont en burnout.

  • Le gourou présumé d’une secte alpine reste en prison

    Le gourou présumé d’une secte alpine reste en prison

    « Phénomène d’emprise, désocialisation, coupure avec le monde extérieur et la famille, système de sanctions, isolement voire parfois humiliation publique »… Le procureur de Digne-les-Bains a énuméré mardi les indices graves et concordants le poussant à requérir la détention provisoire pour le couple présumé à la tête d’une secte. Il a décrit des « exigences financières exorbitantes » et une « vie privée principalement financée par les dons des fidèles ». La « doctrine » du gourou présumé « consiste à soumettre sa décision à l’avis de Dieu » et à « s’ingérer dans la vie privée des fidèles habitués à demander son avis sur toute décision », a résumé le procureur.

    Cancers guéris par

    la prière…

    « Je n’ai jamais exercé de pressions ni de manipulation pour obtenir de l’argent, je trouve ça lâche et ignoble », a répondu Philippe Angot, le prévenu responsable de la communauté. Il reconnaît tout de même qu’une personne avait notamment « effectué un don spontané pour que je puisse acquérir une nouvelle voiture ». « L’église a décidé de manière collégiale de nous aider à payer certaines factures », a avancé son épouse. Philippe Angot a par ailleurs expliqué que les adeptes venaient « naturellement » vers lui quand ils étaient malades car « les cancers peuvent être guéris par la prière », mais qu’il les encourageait toujours à consulter un médecin. « Personne ne s’est plaint, il n’y a aucune victime en France », ont plaidé les avocats de la défense.

    Le juge a décidé de maintenir l’homme en détention « afin de mettre fin à l’infraction, garantir le maintien à disposition de la justice, empêcher des pressions sur des témoins, des victimes, et conserver les preuves ». Le prévenu a annoncé faire appel dès l’annonce de la décision. Son épouse a elle été libérée et placée sous contrôle judiciaire.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • « On a deux ans pour se remettre en vie »

    « On a deux ans pour se remettre en vie »

    La Marseillaise : Quels sont vos projets pour la commune ?

    Jean-Marc Alpe : On s’est présentés pour la sauvegarde de la vie. C’est d’abord la sauvegarde de l’eau, la sauvegarde de l’activité économique. Chez nous, c’est essentiellement agricole. Il y va falloir aussi essayer d’attirer une tranche générationnelle plus jeune chez nous. Ça, c’est les trois grands axes. Et le plus important, c’est la gestion de l’eau d’arrosage et de l’eau potable. Il y a aussi le pastoralisme, et puis tenter de faire en sorte que les gens se parlent entre eux.

    Pourquoi la gestion de l’eau est-elle une problématique importante à Entrepierres ?

    J.-M.A. : On a des devoirs avec la DECI (défense extérieure contre l’incendie). Il faut qu’on arrive à gérer, à récupérer les sources et les productions en eau, et en même temps les stocker pour que cela serve à l’arrosage et à la défense contre les incendies sans dénaturer les cours d’eau et les sources. Ça, c’est notre gros chantier. C’est ce qu’on va mettre en place dès qu’on peut, dès que nos ressources budgétaires nous le permettent, parce que pour l’instant, c’est pas gagné.

    Avez-vous d’importants problèmes de budget ?

    J.-M.A. : On n’a pas un gros budget. On a deux ans pour se remettre en vie, pour arriver à récupérer des fonds, parce que la dernière année a été dramatique. On a zéro marge de manœuvre.

    Quelle est la principale problématique à Entrepierres ?

    J.-M.A. : Le problème, c’est le vieillissement. Il faut que l’on récupère des jeunes. Cela va être compliqué pour garder l’école. Cette année, c’est bon, on a nos deux postes, mais l’année prochaine…

    Comment êtes-vous devenu maire ? Pourquoi la tête de liste a-t-elle abandonné ?

    J.-M.A. : La tête de liste a abandonné pour des raisons qui lui sont propres. Elle a abandonné 15 jours avant les élections. Je l’ai très mal vécu. On a fait une réunion le 6 au matin, avant la réunion publique. Et c’est là où il a annoncé à tout le monde qu’il arrêtait. Il a voulu faire éclater la liste. Moi, ce qui m’a importé, c’est de savoir ce que les colistiers voulaient faire. Est-ce qu’on continuait ?

    Comment s’est passé le conseil d’installation ?

    J.-M.A. : La tête de liste a voulu s’exprimer une énième fois. On a considéré que ce n’était pas le lieu. Donc il est parti. On s’est présentés en binôme au départ, et la fonction de maire devait être complètement partagée entre les deux.

    Quel est votre projet pour le 8 mai ?

    J.-M.A. : Je veux profiter de l’hommage pour lancer un message de paix à travers les enfants et appeler à la paix dans le monde. C’est la date idéale pour faire ça. C’est bien de rendre hommage aux morts, c’est mieux de demander à ce que les gens vivent.