Tag: Alpes

  • Hautes-Alpes : Marie-José Allemand fait le bilan de ses mandats

    Hautes-Alpes : Marie-José Allemand fait le bilan de ses mandats

    « Il ne suffit pas d’être députée, encore faut-il expliquer ce que l’on fait et dialoguer », a déclaré Marie-José Allemand (PS) samedi 5 septembre, devant une salle comble de la Cinémathèque d’images de montagne à Gap. « Un mandat, ce n’est pas une boîte noire. Nous devons rendre des comptes », a complété son attaché parlementaire Elie Cordier. Élue en juillet 2024 sous la bannière du Nouveau Front populaire, après « un duel serré avec le Rassemblement national », la députée de la 1re circonscription des Hautes-Alpes a rassemblé près de 200 personnes pour évoquer son mandat et échanger avec le public. La députée de la 2e circonscription du département Valérie Rossi (PS), plusieurs maires locaux et des habitants étaient présents. Avec son équipe, Marie-José Allemand est revenue sur ses combats à l’hémicycle.

    Engagement pour

    les communes rurales

    Sur les transports, elle défend notamment le maintien de la ligne de train de nuit Paris-Briançon et a soutenu les syndicats alertant de la diminution du personnel formé à l’accompagnement de personnes en situation de handicap en gares. Elle-même agricultrice, elle défend le pastoralisme, s’est opposée à l’accord UE-Mercosur et a voté contre la loi d’urgence agricole : « Nos territoires sont oubliés de cette loi, qui privilégie de très grosses exploitations », précise-t-elle. La députée s’est engagée pour la loi sur l’aide à mourir, adoptée cet été et exprime régulièrement son inquiétude sur la désertification médicale. Alors que le département a récemment été frappé par des crues, elle a rappelé sa volonté de créer une solidarité amont-aval : « Lorsqu’un ouvrage réalisé en amont protège aussi les populations en aval, son financement doit être partagé ». Une proposition en partie reprise dans la loi pour une montagne vivante et souveraine promulguée en août.

    La députée a enfin rappelé sa priorité : faire remonter les problématiques locales pour des avancées concrètes.

    Agathe Di Lenardo

  • Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    « La montagne n’est plus épargnée du risque incendie », a déclaré le Colonel Alain Juge, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Hautes-Alpes. Lundi 7 septembre, il organisait, conjointement avec Philippe Bailbé, préfet du département, et Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis, une conférence de presse pour évoquer les premiers enseignements tirés de la lutte contre l’incendie du Bois Noir, qui a touché 482 hectares dans le territoire des communes du Pays des écrins cet été.

    Quelques heures avant, l’ensemble des acteurs de la lutte de cet incendie, dont les maires des trois communes concernées, se sont rassemblés pour comprendre les faits et écouter les « colères légitimes » et les interrogations des élus locaux sur la gestion de cet « évènement extrêmement complexe ». Pour contextualiser le déroulé des évènements, Nicolas Roux de Météo France a rappelé les conditions météorologiques exceptionnelles rencontrées par le département. « L’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré dans les Hautes-Alpes, a-t-il expliqué, avec 30 à 50% de déficit des précipitations ». Résultat : « Un niveau d’humidité des sols très bas et une végétation particulièrement sensible ». « Avec les brises de vallées en plus, on est dans un contexte qui laisse le feu se développer rapidement », a ajouté Alain Juge.

    « Impossible de chercher le feu »

    La lutte contre l’incendie a été inédite, marquée par un départ de feu « sournois et invisible », provoqué par un impact de foudre le 11 juillet. Les premières fumées ont été détectées le 15. « Il n’y avait aucun signe de feu, mais pourtant il progressait dans les racines », a précisé le directeur du Sdis. Les pompiers ont reçu les premiers appels et ont effectué une reconnaissance. « Mais il était impossible de chercher le feu, assure-t-il. C’est plus qu’un feu de montagne, c’est un feu dans une bande rocheuse de la taille de la Tour Eiffel, 330 mètres. C’est un contexte opérationnel extrêmement difficile ». L’incendie était inaccessible au sol, à cause du terrain très escarpé et des risques de chute de pierres. Après une phase de surveillance jusqu’au 18 juillet, le feu s’est développé et la lutte intensifiée. Jusqu’à 250 pompiers étaient mobilisés par jour. Les premiers moyens aériens ont mis plusieurs jours à arriver, faute de disponibilité. Des habitations et un camping sont évacués au vu des risques de chute de pierres. Le feu a finalement été déclaré éteint le 13 août, soit 33 jours avant son départ. Au total, sept pompiers ont été blessés dans la lutte contre cet incendie, principalement suite à des coups de chaleur. Aucun blessé chez la population et aucune habitation touchée n’a été déploré, et une étude de restauration post-incendie suivie d’un plan d’action va être réalisée, a expliqué Marie-pierre Michaud, cheffe du service Restauration des terrains en montagne de l’Office national des forêts.

    Malgré une « grosse mobilisation et une stratégie de lutte respectée », Alain Juge a évoqué les pistes d’améliorations. « Il faut réfléchir au niveau national : compte tenu du changement climatique, comment fait-on pour travailler avec des feux de plus en plus hauts en altitude et inaccessibles ? Comment projeter du monde sur place et assurer la continuité en eau ? ».

    Comme première réponse, le président du conseil d’administration du Sdis a déclaré réfléchir à du matériel à acheter, notamment pour limiter les risques pour les pompiers.

    Un second retour d’expérience, plus complet, sera établi à la fin de la saison des feux.

  • À Oraison, une journée pour apporter du répit aux proches aidants

    À Oraison, une journée pour apporter du répit aux proches aidants

    « C’est une partie des soignants qu’on oublie. C’est un rôle peu reconnu qui peut entraîner de la fatigue, du burnout. Ils s’occupent de quelqu’un toute l’année, alors c’est bien que de temps en temps, on s’occupe d’eux » : le maire (Ren.) d’Oraison, Benoît Gauvan, a présenté lundi la journée consacrée aux proches aidants organisée dans sa commune le 7 octobre, aux côtés de l’Ehpad des Tilleuls et d’Espoir’aidants. L’idée de cette journée est d’apporter du répit aux aidants, pour qui il est difficile de trouver du temps et de laisser la personne dont ils s’occupent. « Il y a souvent de la culpabilité, les aidants se disent qu’ils ne peuvent pas laisser un jour ou deux la personne pour s’occuper de soi, sauf que quand on s’occupe bien de soi, on peut encore mieux s’occuper des autres. On n’aide pas bien quand on n’est pas bien », a expliqué le maire, confiant que sa mère avait elle-même « laissé une partie de sa santé » pour s’occuper de sa grand-mère souffrante.

    Que ce soit des parents, des enfants, des conjoints, des voisins ou encore des amis, les aidants manquent de reconnaissance et de visibilité. Avec cette journée, l’idée est aussi de leur montrer « qu’ils ne sont pas seuls » et de partager leurs expériences, alors que leur situation tend à les isoler, avance Benoît Gauvan.

    « C’est une journée qui est destinée à offrir des informations et du répit aux aidants, mais c’est aussi pour permettre le repérage des aidants, et surtout faire connaître la situation des proches aidants au grand public », détaille Isabelle Simeray, directrice d’Espoir’aidants, une plateforme à destination des aidants des Alpes-de-Haute-Provence.

    Des témoignages d’aidants

    Pendant cette journée, deux psychologues animeront notamment un débat et évoqueront les difficultés rencontrées par les proches aidants. Trois personnes viendront témoigner de leur vie d’aidant. Des ateliers bien-être seront proposés pour permettre de prendre du temps pour soi et de se ressourcer. Des sophrologues et des réflexologues de Manosque et de Forcalquier seront sur place. Les personnes aidées pourront être prises en charge « afin de libérer les aidants de leurs contraintes », explique la directrice d’Espoir’aidants. Vingt partenaires animeront des stands et proposeront des activités au village des aidants, dans le château d’Oraison. Ce sera la septième journée des aidants organisée sur le département depuis 2019.

    La journée est financée par le département, l’ARS et Malakoff Humanis. La mairie d’Oraison prête ses locaux et son matériel. Des affichages vont être réalisés dans les pharmacies et les maisons de santé pour informer les aidants de cette journée. Un forum de soutien aux aidants est également organisé à Mirabeau, près de Digne, le 18 septembre.

  • Le triathlon Embrunman face à la controverse des primes

    Le triathlon Embrunman face à la controverse des primes

    Il s’agit un événement mythique qui fait rêver plus d’un triathlète. L’Embrunman, une course XXL dans les Hautes-Alpes, qui cumule 4 km de natation, 188 km de vélo et un marathon. Mais depuis sa dernière édition, le 15 août 2026, l’organisation est au cœur d’une polémique, accentuée par les réseaux sociaux. Au centre de la controverse : la répartition des primes entre les athlètes des catégories féminine et masculine, jugée par certains inégale, et surtout, les propos cinglants tenus par l’organisateur envers les athlètes ayant relevé ces différences de traitements.

    « Pas question de donner de l’argent que nous suons à trouver à des veaux » ; « Nous allons sûrement réserver l’Embrunman aux hommes, ce qui évitera toute polémique » : ces extraits d’un mail rédigé par Gérald Iacono, organisateur de l’Embrunman, à Alice, arrivée 4e féminine, ont été relayés sur les réseaux sociaux. « Je demandais juste des explications concernant les primes intermédiaires distribuées uniquement aux hommes », a-t-elle écrit sur Instagram.

    Quelques jours avant, Marine Moulin, triathlète belge et arrivée à sa grande surprise deuxième féminine de la dernière édition, exprimait déjà sa déception. Suite à ses échanges avec l’organisateur sur le même sujet, elle publie une lettre ouverte sur son compte Facebook. « Je me retrouve face à un système qui pose de vraies questions en matière d’équité entre les hommes et les femmes », écrit-elle. Marine Moulin, malgré sa place sur le podium, n’a pas touché de prime. Celles-ci, certes identiques pour les deux sexes, ne sont attribuées qu’aux athlètes de la catégorie Élite. Or, « les critères permettant d’accéder à ce statut sont identiques pour les hommes et les femmes, alors que les performances féminines et masculines ne peuvent pas être comparées de la même manière sur des seuils chronométriques identiques », explique-t-elle. Cette année, vingt-deux hommes Élites étaient inscrits pour seulement trois femmes, et une seule a finalement pris le départ. « Il n’est pas logique, ni égal de juger une femme sur des mêmes critères chronométriques qu’un homme », estime la triathlète.

    « Manque de considération envers les femmes »

    Dans la même lignée, les primes intermédiaires, attribuées en fonction du chronomètre sur différents points de passage, sont établies suivant le classement tous sexes confondus. « Il est donc très difficile, voire impossible, pour une femme d’obtenir ces primes », regrette Marine Moulin.

    « Ce qui pose problème, c’est le vrai manque de considération envers les femmes », dit-elle. Elle regrette surtout que les réponses de l’organisation aient été « dénigrantes » : « Elles m’ont donné le sentiment que ma performance était balayée d’un revers de main, au point de me faire douter moi-même de sa légitimité. »

    Gérald Iaocono assume ses propos, écrit « sous le coup de la colère », car il était selon lui « insulté sur les réseaux sociaux ». « Si ces athlètes ne sont pas d’accord avec le règlement, elles n’ont qu’à ne pas participer. Ces polémiques décrédibilisent le sport », juge-t-il. Pour lui, le règlement de versement des primes est égalitaire et les critères pour rentrer dans la catégorie Élites assez larges pour permettre à des femmes d’y entrer. « Si une femme qui finit en 14 heures reçoit une prime, c’est injuste pour l’homme qui fait le même temps et n’en reçoit pas !, poursuit-il. Les femmes sont beaucoup moins nombreuses et leur inscription engendre donc moins d’argent. Cela voudrait-il dire que les hommes, plus nombreux, devraient payer les primes des femmes ? Ce serait anormal. »

    Suite aux critiques, l’organisation a annoncé, début septembre, modifier le règlement, sans avoir décidé de quoi que ce soit pour le moment. « J’ai un peu peur, réagit Marine Moulin, mais j’espère que ce sera dans le bon sens. »

    Agathe Di Lenardo

  • En visite officielle au collège Borrely de Digne

    En visite officielle au collège Borrely de Digne

    Elle était aux côtés du recteur de la région académique Benoît Delaunay, de la directrice académique des services de l’Éducation nationale des Alpes-de-Haute-Provence, Véronique Blua, et du secrétaire général de la préfecture, Xavier Pannecoucke.

    La présidente du département a ensuite également rencontré les élèves du collège Marcel-André de Seyne pour leur rentrée, avec Sandra Raponi, vice-présidente du département déléguée aux collèges, à la jeunesse et à la vie associative, jeudi après-midi.

  • Les personnels de l’hôpital de Manosque en soutien à une agente

    Les personnels de l’hôpital de Manosque en soutien à une agente

    Quelques jours avant son départ en retraite, une aide-soignante qui travaille de nuit au service chirurgie de l’hôpital de Manosque depuis 20 ans a été hospitalisée, souffrant d’une hémorragie cérébrale, après une altercation avec son encadrement, le vendredi 21 août. Environ 70 agents de l’hôpital se sont rassemblés, jeudi, pour lui exprimer leur soutien et dénoncer un « management de plus en plus agressif ».

    « On est là pour soutenir N. et dire non au mépris et au manque de respect », a lancé une aide-soignante témoin de l’altercation et des premiers symptômes, des troubles neurologiques de l’agente quelques heures après. Une pétition, déjà signée par plus de 170 agents, sera remise à la direction. « On ne veut aucune impunité pour les comportements inacceptables, le respect du temps de travail, du temps de repos, des congés, et des effectifs suffisants », a continué l’aide-soignante du service de chirurgie.

    L’agente est actuellement toujours hospitalisée en neurologie, à Marseille. Elle souffre de « graves séquelles », selon sa collègue et amie qui est venue lui rentre visite mercredi, Corinne Thielley. Selon ses collègues qui travaillent de nuit avec elle, l’altercation a eu lieu à 19h vendredi 21 août, puis les symptômes sont apparus dans la nuit, aux alentours de 3h du matin. Après plusieurs chutes, le dimanche, elle est hospitalisée aux urgences, puis transférée à Marseille.

    Jean-Marc Bargier, directeur des ressources humaines de l’hôpital, est venu à la rencontre des agents mobilisés devant l’hôpital et a accepté d’en recevoir quelques-uns. Le directeur adjoint les recevra à nouveau dans un second temps. « Il faudra exiger des réponses et des actes », lance Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital. Le syndicat demande notamment l’ouverture d’une enquête.

    La direction nie tout lien

    Pour la direction, il est impossible de faire le lien entre l’altercation et l’état de santé de l’agente. Selon eux, l’aide-soignante, affectée en chirurgie, avait refusé de rejoindre le service médecine pour la journée. « La direction a appris cette semaine avec préoccupation la prise en charge médicale de cette professionnelle, le lendemain. Cependant, à ce jour, aucun élément porté à la connaissance de l’établissement ne permet d’établir un lien entre les échanges professionnels intervenus la veille et son état de santé », avance la direction.

    Une délégation de personnels et de la CGT avait déjà rencontré l’ARS, le 2 juillet, pour alerter sur un management « de plus en plus agressif, à la France Télécom », rappelle Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04. « On disait que des drames allaient arriver, c’est exactement ce qu’il se passe », regrette-t-il. « On avait fait des alertes dans l’été, ça se tendait dangereusement, il n’y a pas de droit à la déconnexion, on te change de service, te renvoie chez toi pour sureffectif », abonde Nadège Bonanno. « Les employés sont en souffrance, le personnel est à bout dans tous les services », ajoute un brancardier.

  • La préfecture des Hautes-Alpes lève les restrictions d’irrigation

    La préfecture des Hautes-Alpes lève les restrictions d’irrigation

    Les restrictions d’irrigation qui touchaient les Hautes-Alpes depuis plus d’un mois ont été levées suite à la publication d’un arrêté préfectoral, mercredi. Les bassins-versants du Drac-Gapençais hors Avance et du Buëch, depuis plus d’un mois en niveau d’alerte, ont été placés en vigilance. Aucune restriction obligatoire ne s’applique. Les bassins-versants de la Souloise-Séveraisse, de la Haute-Romanche, de la Méouge et de l’Avance sont maintenus en situation de vigilance.

    « Les débits […] sont dans l’ensemble remontés », justifie l’arrêté, précisant que « plusieurs épisodes pluvio-orageux ont eu lieu au cours de la deuxième quinzaine du mois d’août sur le département, engendrant un cumul des précipitations dans les normales, voire excédentaire ». Il note également « la baisse significative des besoins pour l’agriculture dont la campagne d’irrigation touche à sa fin ».

    Une décision attendue

    C’est une « victoire syndicale », a réagi la Confédération paysanne des Hautes-Alpes. Très critique envers la gestion de la sécheresse par la préfecture, le syndicat agricole avait boycotté la réunion du comité sécheresse, mercredi matin. Elle demandait depuis plus de dix jours la levée des restrictions « suite aux pluies abondantes et généralisées depuis la mi-août », et considère par ailleurs les seuils de l’arrêté-cadre sécheresse « totalement infondés et malhonnêtes » et « faits pour impacter durement les irrigants, sans aucune efficacité sur la préservation du milieu naturel ». Le syndicat s’appuie sur les données de Météo France pour affirmer que « l’année climatique n’est pas spécialement sèche dans les Hautes-Alpes ».

    Agathe Di Lenardo

  • Jeu provençal : Ferhat et Lopez visent un triplé historique

    Jeu provençal : Ferhat et Lopez visent un triplé historique

    On prend les mêmes et on recommence pour ce championnat de France. À peine sortis du Provençal, voilà les joueurs replongés de plain-pied dans la haute compétition.

    Double tenant du titre Juan Lopez et Smaïn Ferhat auront comme objectif de conserver leur couronne et de rentrer dans l’histoire avec un triplé historique que seuls les frères Stievenart ont réalisé (1999 à 2001 et 2003 à 2005).

    Mais à Briançon, des montagnes se dressent face à eux. En premier lieu mes récents
    vainqueurs du Provençal Mohamed Benmostefa et Thierry Terreno. Ils pourraient surfer sur leur victoire. D’autant que Juan Lopez battu en demi-finale, comme l’an dernier, avec Enzo Paolucci et Hervé Fontani, est paru un peu émoussé sur la fin.

    La qualité est bien là

    Dans le lot des grands favoris il faut, bien entendu,
    nommer le binôme Alain Vincensini, Anthony Kerfah. Un duo formé il y a longtemps à la Boule Saint-Michel de Plan-de-Cuques et reconstitué cette année sous les couleurs de Mouans-Sartoux.

    Les absences de grands spécialistes comme Valdés, Stievenart, Aguero, Lacroix, Gosselin, Matraglia… seront-elles préjudiciables sur le niveau du jeu. Peut-être. Mais si on liste les prétendants, on peut se rendre compte que la qualité est bien là.

    On surveillera les champions de France triplettes Cédric Soma et Mickaël Martini. Ce dernier a porté trois fois la tunique tricolore. Du solide.

    Jean-Pierre Rambla et Pasquin Cristofari sortent d’un Provençal exceptionnel (finaliste). Sur leur forme du moment ils peuvent bousculer la hiérarchie. Julien Martinez et Christophe Martello (titré en 2006) ont aussi de sérieux arguments à faire valoir. Les équipiers de Kerfah en triplette sont capables de tout.

    Frédéric Stievenart et Rocco Ursida comptent 7 titres à eux deux. Ils peuvent donner la réplique à n’importe quelle équipe.

    Du côté des Bouches-du-Rhône, la famille Massini a haussé son niveau de jeu cette année en remportant le titre départemental. Disputer un championnat de France entre père et fils est déjà une victoire. Aller plus haut ne serait que du bonus.

    Serge Lombardi et Francis Conte peuvent viser haut dans ce championnat où le Var et les Alpes-Maritimes sont les mieux placés pour ramener le trophée.

    Programme

    Vendredi 4 septembre

    7h30 : début de la compétition,
    arrêt à midi, reprise à 14h.

    Samedi 5 septembre

    8h : 16e de finale

    14h : reprise jusqu’aux quarts de finale. Dimanche 6 septembre

    8h : demi-finales

    14h30 : finale

  • Rentrée sous le signe de la rénovation à Manosque

    Rentrée sous le signe de la rénovation à Manosque

    Une année marquée par une nouvelle étape du Plan Jules-Ferry, avec « la livraison des parties élémentaires des écoles Saint-Lazare et du Colombier (…). Le programme se poursuivra à Saint-Lazare maternelle, aux Tilleuls et aux Combes. La Ville prévoit 25 millions d’euros de travaux », précise la Ville. 1 200 élèves bénéficient du kit du petit écolier, pour un budget de 28 000 euros. « Nous voulons terminer ce que nous avons engagé : rénover nos écoles, améliorer les conditions d’apprentissage et préparer ces établissements pour les vingt prochaines années », souligne Camille Galtier.

  • La RN202 fermée pendant deux mois, les commerces inquiets

    La RN202 fermée pendant deux mois, les commerces inquiets

    En visite sur le chantier en cours d’installation mercredi, la préfète Isabelle Tomatis a écouté les inquiétudes des maires des communes affectées et expliqué l’importance des travaux de sécurisation de la route nationale, qui sera fermée pendant deux mois et demi, entre Saint-Julien-du-Verdon et Vergons.

    « L’impact économique sur les commerces est catastrophique », regrette le maire de Vergons, Martial Joubert. Dans son village, le restaurant, dépendant du passage sur la route, a dû fermer pour deux mois et demi et mettre huit personnes au chômage technique. « En protestation, les habitants voulaient arrêter le Tour de France Femmes, qui passait par ici, avec des banderoles. Il a fallu faire de la diplomatie », se rappelle l’édile. « Cela nous impacte aussi, il y a déjà eu un début de saison difficile et cela vient s’ajouter », abonde le maire de Saint-Julien-du-Verdon, Thierry Collomp.

    La préfecture le martèle avoir fait de son mieux pour faire des concessions et satisfaire les besoins des entreprises locales, tout en garantissant la sécurité des usagers de la route.

    Une pause méridienne

    Elle a notamment mis en place une pause méridienne, qui permet aux deux entreprises locales de BTP et de biscottes de se faire livrer, d’expédier et de transporter du matériel. De 12h à 14h, ainsi qu’avant 8h30, après 17h et le week-end, les véhicules peuvent circuler. « Des efforts ont été faits à l’issue de la concertation », insiste la préfète.

    La préfecture tente également de mettre en place un remboursement pour les restaurateurs et commerces affectés.

    Si les maires des communes alentour ont essuyé des critiques sur le montant des travaux, 8 millions au total, et 1,5 million pour cette année, la préfète le martèle : « La sécurité n’a pas de prix » et les travaux de sécurisation sont « indispensables ». En visitant le chantier, en cours d’installation mercredi, elle le constate elle-même en levant la tête vers la roche : « Cela peut nous tomber dessus à tout moment, on comprend immédiatement le danger. »

    La préfecture et la Direction interdépartementale des routes Méditerranée (Dirmed) espèrent que les travaux, qui avancent petit à petit chaque année, avec des contraintes de temps importantes, s’achèvent d’ici 2028. Il est impossible d’intervenir sur la route pendant la période touristique, en hiver ou au printemps, pour respecter la biodiversité.

    Un drone passe toutes les semaines pour surveiller l’évolution et vérifier si les écrans, positionnés pour récupérer les chutes de pierres, sont endommagés. Les écrans pare-pierres installés à cet endroit sont « les plus importants de toute la France », selon la Dirmed.