Tag: Alpes

  • Le couple soupçonné d’être à la tête d’une secte fixé ce mardi

    Le couple soupçonné d’être à la tête d’une secte fixé ce mardi

    Le débat concernant la détention provisoire du couple soupçonné d’être à la tête d’une communauté sioniste sectaire, qui devait initialement avoir lieu jeudi dernier et avait déjà été reporté à lundi, a de nouveau été reporté à ce mardi à 15h, a indiqué le procureur de Digne-les-Bains à La Marseillaise lundi. « Les délais sont courts et on n’a pas eu le temps de les voir pour discuter avec eux de la façon dont on aborderait le débat, donc on a demandé le renvoi », explique Me Patrice Reviron, l’un des deux avocats du couple.

    Selon la défense, « c’est un dossier qui repose sur des histoires exhumées des années 1990 en Belgique et des années 2000 jusqu’à 2021 en Suisse ». Le couple interpellé mardi dernier avait également fait l’objet de signalements et d’accusations dans ces deux pays. « Il y a eu une demande d’entraide internationale déposée en Suisse. Il y a une procédure actuellement dans ce pays. Cela fait plus d’un mois qu’ils savaient qu’il y avait une instruction ouverte contre eux en France », détaille Me Reviron. « Ils auraient pu fuir en Israël sans aucun problème, ils ont un logement en Israël, ils ont la nationalité israélienne », précise-t-il.

    Une autre enquête

    en Suisse

    Le ministère public du canton de Vaud, en Suisse, avait ouvert en 2022 une enquête pénale contre l’homme mis en cause, Philippe Angot, surnommé Haïm Goël, pour usure et contrainte, en raison notamment d’allégations de pressions financières sur certains de ses adeptes, selon le journal la Tribune de Genève. Huit plaintes avaient alors été déposées. L’enquête policière relevait que l’homme faisait « la morale à ses fidèles, s’immisçant dans leur vie privée pour pouvoir les manipuler et les diviser et n’hésitant pas à les humilier en public », rapportait la Tribune de Genève. La police constatait « que les membres finançaient le train de vie confortable du prévenu au détriment de leur propre situation financière, que plusieurs ex-adeptes avaient cru devenir fous, et que la plupart d’entre eux enduraient toujours des séquelles ».

    Selon leurs avocats, le couple avait quitté sa Belgique natale dans les années 1990, puis avait passé 20 ans en Suisse avant de revenir à Bellaffaire en 2023. Haïm Goël se revendique pasteur, à la pensée « à cheval entre le judaïsme et le christianisme, d’obédience messianique », précise Me Reviron. Âgés de 70 et 77 ans, les deux individus sont actuellement incarcérés à la prison des Baumettes à Marseille.

    Selon leurs avocats, le signalement qui avait alerté le procureur et qui était à l’origine de l’ouverture de l’enquête en décembre 2025 était « un signalement de la cellule renseignement de la gendarmerie », et non pas d’une personne se disant victime du couple. Une seule plainte a été déposée en France, selon eux. Les faits reprochés au couple concernent la période de 2020 à 2026.

    « On nous dit que tous les actes de la vie privée des gens doivent passer par la prière avec Philippe Angot. Ce n’est pas ça, c’est qu’il est préconisé, quand il y a des difficultés, de passer par une prière collective, mais ce n’est pas spécialement ni en présence de Philippe Angot, ni obligatoire », affirme Me Reviron. L’avocat comprend tout de même « qu’on considère que c’est une communauté et qu’ils ont certains rites ». Une troisième personne vivant et travaillant en Suisse est actuellement incarcérée en France.

    Le nombre de signalements pour dérives sectaires « reste stable » à « une quinzaine par an » dans le département, « contrairement à la tendance nationale », en augmentation, selon Fabienne Monmarson, sous-préfète et directrice de cabinet. La préfète pilote la lutte contre les dérives sectaires, avec la sensibilisation, le renforcement des sanctions et l’accompagnement des victimes, précise-t-elle.

  • Un musée itinérant du Centre Pompidou en zones rurales

    Un musée itinérant du Centre Pompidou en zones rurales

    Qui l’aurait cru, avoir le Centre Pompidou qui vient nous voir à Valensole. » Le maire de la commune rurale, Gérard Aurric, se réjouit que son village ait été choisi pour la première étape du musée itinérant, qui part en tournée dans tout le département, jusqu’au 9 mai. « Notre commune est particulièrement fière et heureuse d’avoir été choisie pour accueillir le tout premier musée itinérant et gratuit d’art moderne et contemporain », s’est félicité l’édile lors du lancement du musée, mardi dernier. « C’est une véritable opportunité pour notre territoire de voir la culture venir à nous, ici, au cœur de nos zones rurales, parfois éloignées des grands centres culturels. »

    Les visites de scolaires s’enchaînaient pour cette première étape à Valensole. Le musée peut soit être réservé pour ces visites organisées pour des enfants, soit être ouvert au grand public pour des visites libres. Il sillonne à bord d’un bus les routes sinueuses du département, avec à son bord des médiateurs, là pour faire le lien entre le public et l’exposition sur le thème du cirque et du saltimbanque.

    Déjouer les limites de l’art

    La présidente du Département, Eliane Barreille a salué lors du lancement une « initiative qui déjoue les habituelles limites associées à l’art contemporain et à sa diffusion pour aller directement à la rencontre de nos concitoyens ». « Le musée mobile, c’est avant tout la promesse que l’art contemporain va aller à la rencontre de tous les publics », a-t-elle souligné. Le camion musée a été élaboré en 2022 par la Fondation Art Explora, en collaboration avec le Centre Pompidou. Il offre un espace d’exposition de 65m2. Cette initiative « a d’autant plus de valeur que le Centre Pompidou est fermé depuis septembre dernier, pour une durée de 5 ans, dans le cadre d’un vaste chantier de réaménagement. Grâce au MUMO, il continue de faire vivre ses collections en les faisant voyager dans les territoires ruraux et périurbains », s’est réjoui Eliane Barreille. « C’est une chance inouïe pour notre département. Nous croyons profondément en ce projet, raison pour laquelle nous avons été la première collectivité à répondre favorablement à la proposition d’Art Explora. » En visitant le musée sur roues, on retrouve des œuvres de grands maîtres, comme Marc Chagall, Victor Vasarely ou encore Henri Matisse. Le musée a choisi de faire étape dans « des zones rurales et des quartiers politique de la ville en priorité ». « C’est le cœur du projet depuis sa fondation », explique Elisa Argenziano, chargée du projet.

    Castellane du 13 au 15 avril, Annot du 16 au 17, Jausiers du 25 au 27, Barcelonnette du 28 au 29

  • Dans les Alpes, la scène électro doit gravir des montagnes

    Dans les Alpes, la scène électro doit gravir des montagnes

    En ce début de mois d’avril, comme presque chaque vendredi soir, l’Antidote, bar situé sur le boulevard de la Libération à Gap, se prépare à accueillir un concert de musique techno. Le lieu devrait pourtant être cédé dans les prochains mois. Le repreneur, qui doit encore réunir les fonds, ne souhaite « a priori » pas poursuivre la programmation musicale. Avec la fermeture du Gorille en janvier, haut-lieu des musiques alternatives à Gap, c’est le dernier espace dédié aux musiques alternatives (techno, électro, punk…). Paradoxalement, Benjamin, propriétaire du lieu, ferme pour des raisons personnelles et non financières. Il explique même qu’organiser des soirées est très intéressant économiquement. « Un vendredi soir nous permet de faire le chiffre d’affaires de la semaine », affirme-t-il. « Ce n’est pas le public qui manque, ajoute Bassmount, l’un des trois DJ du collectif Osni Crew, qui se produit sur scène ce soir-là. LAntidote est plein à chaque soirée, tout comme l’était le Gorille avant sa fermeture. En attendant qu’un autre lieu ouvre, les gens cherchent des endroits… mais il n’y en a pas beaucoup. Nous, ça fait six mois qu’on ne joue qu’ici. »

    Malgré un intérêt manifeste du public, les difficultés s’expliquent selon lui par une certaine frilosité des pouvoirs publics. « La techno et les musiques underground ont encore une mauvaise image, c’est très difficile d’être soutenus, déplore-t-il. Il faut arriver à s’attirer le soutien des élus locaux mais c’est très long… » Pour y parvenir, son groupe organise depuis peu des ateliers d’initiation à la musique électronique, auprès du public scolaire ou dans des maisons de retraite, et participe à des fêtes locales.

    La réussite du collectif la Zinzaïe dans le Champsaur

    Un processus long mais qui peut s’avérer payant. Du côté du Champsaur, le collectif la Zinzaïe y est parvenu. Fondé en 2023 à Saint-Michel-de-Chaillol, il réunit une quinzaine d’adhérents et organise cinq soirées par an consacrées aux différents genres de la musique électronique. Une de leurs idées phares a été de relancer la fête votive de la Saint-Pierre, qui avait cessé d’être célébrée, et qu’ils organisent désormais chaque année au mois de juin. « C’est un environnement très différent de notre programmation habituelle, avec un grand repas, des jeux… Ça nous permet de faire vivre le village et nous offre une légitimité auprès des habitants » détaille Brice, l’un des fondateurs du collectif. Il raconte qu’au départ les autorités étaient « très frileuses » à l’idée de soirées techno sur le territoire, gendarmerie et préfecture s’inquiétant auprès du maire à la veille du premier soir. « Notre avantage, c’est qu’on est des gens du pays, on connaît le maire et les conseillers depuis des années, un atout que n’aurait pas quelqu’un qui voudrait s’installer », analyse Brice.

    Une difficulté que Mael Graneri, fondateur de Darkside Event, collectif qui démocratise la culture des musiques électroniques dans le département, a rencontrée à Gap. « Ce n’est pas pour viser qui que ce soit en particulier, mais on sent que ce n’est pas dans la culture politique locale du Gapençais, qui est moins réceptrice de ce type d’événements en dehors des programmations plus familiales », explique-t-il.

    Tous citent également les obstacles inhérents au territoire : un marché immobilier saturé, une géographie de montagne enclavée qui oblige le public à venir en voiture, et une offre ferroviaire réduite qui rend onéreux de faire venir des artistes d’autres villes. « Petit à petit, des projets alentour se montent, comme la salle du Nid Rouge à La Bâtie-Montsaléon, un espace culturel qui est en train de se concrétiser. Mais à Gap, on a dix ans de retard », résume Bassmount. En attendant, les trois musiciens du groupe, tout à leurs derniers réglages, se prennent à rêver que l’association Auprès de mon arbre, qui gérait le bar le Gorille parvienne à acquérir à nouveau une salle à Gap, et fasse à nouveau vivre les musiques alternatives tout au long de l’année.

  • [Entretien] Jean-Charles Borghini : « Maire, c’est le plus beau mandat d’élu »

    [Entretien] Jean-Charles Borghini : « Maire, c’est le plus beau mandat d’élu »

    La Marseillaise : Quels sont vos projets pour vos nouveaux mandats à La Brillanne et à la DLVA ?

    Jean-Charles Borghini : Pour la DLVA, on va refaire la délégation de service public, avec des enjeux très importants, notamment la décarbonation. Pour la mairie de La Brillanne, nous sommes dans la continuité de ce qui a été fait précédemment. Si nécessaire, nous allons agrandir notre centre de santé. On continue à emmener les petits à la piscine à Manosque, et on va mettre en place un conseil municipal des jeunes avec un budget dédié. Les petits pourront mener des projets avec une somme allouée. On va travailler sur une étude de faisabilité pour la création d’une résidence senior. Il manque une structure intermédiaire entre l’Ehpad et rester chez soi. Ce serait huit ou dix studios. On va continuer l’aménagement de la traversée du village. On a déjà eu le label village prudent. On va continuer d’accompagner les associations, le CCAS. On travaille sur un jumelage avec un village, potentiellement italien. On va revégétaliser la cour de l’école.

    Quel est selon vous le plus beau mandat ?

    J.-C.B. : Maire, c’est le plus beau mandat d’élu. Vous êtes en prise directe avec les gens, avec la réalité, l’école, les travaux. Dans une mairie, on traite des dossiers de décès, on célèbre des baptêmes républicains, des mariages.

    Que répondez-vous aux critiques sur le cumul des mandats ?

    J.-C.B. : C’est la loi. Dans une mairie, on n’est pas tout seul, on est bien entouré, avec des délégués. Pareil à la DLVA et à la Région, chacun a un domaine de compétence. Après, quand on a un mandat, on doit l’honorer et faire au mieux, être sur le terrain. J’entends ces critiques. Il ne faut pas être déconnecté. Quand est maire, on est sur le terrain, on a ce contact
    direct. Je suis fortement présent
    en mairie.

    Comment avez-vous
    réagi à l’annonce de la candidature de Renaud Muselier aux sénatoriales
     ?

    J.-C.B. : C’est une décision que je respecte. Il m’avait mis dans la confidence, je le sais depuis un petit moment. Je comprends ses arguments. Il m’a expliqué son choix en tête à tête.

  • Les maires des Alpes-de-Haute-Provence font leur rentrée à l’université

    Les maires des Alpes-de-Haute-Provence font leur rentrée à l’université

    Camille Galtier, maire DVD de Manosque, Julien Di Benedetto (SE) de Digne, Lila Desjardins (DVG) de Peyruis, Benoît Gauvan (Renaissance) d’Oraison… Les maires sont venus en nombre vendredi matin pour assister à la première université des maires depuis les élections municipales. Grâce à cette association, ils pourront assister à des ateliers, par exemple sur les conflits d’intérêts, tout au long de l’année. Vendredi après-midi, ils ont déjà pu en suivre deux : l’un sur les conditions d’exercice de leur mandat, et l’autre sur les pouvoirs de police du maire.

    « Le mandat de maire est sans doute l’un des plus beaux, mais aussi l’un des plus exigeants », a souligné en ouverture de l’université des maires son président, l’ancien maire historique de Sisteron, Daniel Spagnou (DVD). « Dans nos communes rurales, il faut être prêt à une implication totale et un engagement sans faille, à temps complet », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs regretté « la baisse du nombre de maires femmes, puisque nous sommes passés de 50 à 44 sur 198 communes du département ».

    La préfète du département, Isabelle Tomatis, présente pour cette première université des maires, a elle aussi déploré cette baisse : « On est encore loin de la parité », souligne-t-elle.

    « Un engagement électoral, ça se respecte »

    La représentante de l’État a par ailleurs regretté les démissions de certains élus « avant même d’avoir commencé » : « Un engagement électoral, ça se respecte », a-t-elle lancé. Ces démissions affaiblissement selon elle la confiance « envers les institutions et envers toute la République ».

    Elle a souhaité féliciter les maires, « non pour avoir gagné, mais pour avoir su convaincre, parce que féliciter d’avoir gagné, ce serait saluer les vainqueurs d’un combat, et nous ne sommes pas dans un combat, dans un monde qui se radicalise, se polarise ».

    « Vous êtes en tant que maire officier de police judiciaire », a tenu à rappeler le procureur Antoine Pesme, ajoutant travailler sur un protocole sur la mise en œuvre du rappel à l’ordre avec la mairie de Manosque.

    La présidente du département, Eliane Barreille, a insisté sur la coopération entre communes et département pour la réalisation de projets, notamment l’aménagement et la sécurisation du réseau routier, « l’un des plus gros budgets de la collectivité ».

    À la fin des différentes interventions officielles, les maires et conseillers municipaux ont pu poser des questions. Stéphanie Mazauric, conseillère municipale de Saint-Maime (village situé entre Forcalquier, Manosque et Oraison), a interrogé sur la cybersécurité, face à laquelle « les petites communes sont démunies ».

    Congrès départemental des maires le 8 octobre à Forcalquier

  • À Sisteron, les salariées d’une crèche, surmenées, en grève

    À Sisteron, les salariées d’une crèche, surmenées, en grève

    Soudées, les quatre salariées de la crèche se sont mises en grève et ont protesté devant leur lieu de travail toute la journée de jeudi. Les raisons de leur colère : « un profond désaccord et une profonde rupture de communication avec notre direction », explique Marion Michel, l’une d’entre elles. « Notre directrice a accepté un poste plus haut placé dans le réseau. Elle n’effectue donc plus certaines heures auprès des enfants, ce qui nous met en difficulté. On n’arrive pas à faire un travail de qualité », regrette-t-elle. Les enfants, âgés de trois mois à trois ans, demandent beaucoup de temps et d’attention. « On est fatiguées de cette situation, physiquement et mentalement, c’est du travail à la chaîne. »

    « ça nous mange le cerveau »

    « Les enfants le ressentent. On est beaucoup moins disponibles pour eux. Mentalement, ça nous mange le cerveau », déplore Marion Michel. L’une des salariées, Malaurie Chabat, doit faire « des heures en plus pour compléter le temps de travail de la directrice ». «Je suis rentrée avec une promesse d’embauche à 35 heures. Je l’attends toujours depuis 2024 », précise celle qui est toujours à 25 heures.

    Les salariées se plaignent également d’être payées « au SMIC », même pour l’une d’entre elles « diplômée depuis 19 ans ». Elles disent avoir subi « des pressions, des intimidations, du chantage » de leur directrice. Contactée, cette dernière n’a pas souhaité répondre. Les salariées ont prévenu la PMI (Protection maternelle et infantile), l’Inspection du Travail et la PDG du groupe de la crèche. « Elle nous a répondu qu’elle allait venir et que notre situation devait être traitée avec sérieux. » Elles sont également soutenues par l’union locale de la CGT.

  • Mobilisés contre des classes fermées

    Mobilisés contre des classes fermées

    Il était déjà trop tard, mais ils ont tout de même décidé de montrer leur opposition aux fermetures de classes, officialisées jeudi. Une trentaine de parents d’élèves, d’élus et de colistiers du groupe de gauche Demain Sisteron se sont rassemblés devant l’école maternelle Delaplane à Sisteron, où une fermeture a été décidée. Le nouveau maire, Jean-Pierre Templier, était présent et a déploré dans un communiqué « cette décision qu’il n’a pu infléchir malgré plusieurs entrevues avec la directrice des services de l’Éducation nationale et malgré les propositions et arguments alternatifs ». Il a exprimé « son incompréhension et sa déception de ne pas avoir été entendu ».

    Les maires mobilisés, mais trop tard

    La liste d’union de la gauche Demain Sisteron, siégeant désormais dans l’opposition, était à l’initiative du rassemblement et s’est réjoui d’avoir réussi à mobiliser les autres élus de la majorité et de l’opposition. « On continuera de lutter pour les services publics et les écoles », a promis le colistier Sasha Quiles.

    Dans un communiqué, la mairie de Digne a également déploré la fermeture d’une classe à l’école des Arches. « Le maire, Julien Di Benedetto, et la municipalité demandent solennellement à la directrice académique de bien vouloir reconsidérer le projet de suppression à la rentrée 2026. »

  • Di Benedetto élu à la tête de l’agglomération

    Di Benedetto élu à la tête de l’agglomération

    C’est un honneur, je félicite et remercie Sandrine Cosserat (DVG) pour sa candidature, importante pour la vie démocratique”, a réagi le maire de Digne-les-Bains au moment de l’annonce des résultats du scrutin en conseil communautaire d’installation. Il a été élu à 62,5% des voix, contre 36,3% pour son adversaire, la maire de Volonne.

    Le nouveau président de l’intercommunalité a fait élire Philippe Bertrand, nouveau maire de Château-Arnoux-Saint-Auban, premier vice-président. L’édile avait fait parler de lui lorsque l’un de ses adjoints avait été forcé de démissionner au lendemain de son élection en raison de publications discriminatoires, fin mars. Le PS lui avait retiré son soutien à la fin de sa campagne en raison de la composition de sa liste, comptant des personnalités très à droite. Le candidat avait également revendiqué le soutien de LR et du RN, ce que le RN avait démenti.

    De nouveaux maires vice-présidents

    Suit Bruno Acciaï (Renaissance), maire de La Robine-sur-Galabre, élu deuxième vice-président. Il était déjà vice-président délégué à l’agroalimentaire et à la ruralité lors du précédent mandat. Nathalie Esclapez, adjointe au maire de Seyne, qui était déjà vice-présidente déléguée aux activités de pleine nature lors du précédent mandat, a elle été élue troisième vice-présidente. La nouvelle maire (DVG) de Peyruis Lila Desjardins a été élue septième vice-présidente, et le nouveau maire des Mées Max Eymard (DVC) treizième vice-président.

    Julien Di Benedetto avait été estampillé DVG par la préfecture pendant sa campagne, mais n’était pas soutenu par les forces de gauche, et a depuis montré sa proximité avec certaines personnalités de la droite locale, comme David Gehant (DVD), maire de Forcalquier et vice-président de la Région. Le nouveau maire de Digne se revendique sans étiquette.

  • Une tour menace de s’effondrer sur un village du Verdon

    Une tour menace de s’effondrer sur un village du Verdon

    Tout a commencé en 2022, lorsque les habitants et les élus du village sud alpin constatent « des vidanges sédimentaires sur les blocs », soutenant la tour construite au XIVe siècle, dans les failles rocheuses. « Cela nous alerte, nous intrigue. On s’aperçoit que ça a bougé à plusieurs endroits », se rappelle Laurence Dépieds, la maire (SE) de la commune. « Il y avait eu en 2022 un précédent avec la chute d’un pénitent aux Mées », ajoute l’édile.

    « Les signaux sont négatifs, on engage sans attendre une étude, un diagnostic précis qui va nous permettre d’y voir clair », explique-t-elle. Le diagnostic tombe début 2023, et conclut à un danger imminent dû à une bascule de la tour, résultat d’un « grand glissement de terrain, un mouvement majeur de plaques » qui provoque le mouvement de l’édifice, « fracturé, fissuré, éclaté ». À ce moment-là, « il faut prendre une décision, on ne sait pas si l’effondrement est pour tout de suite ou dans 10 ans, mais s’il y a un événement majeur du type pluie intense, sécheresse, tremblement de terre, ça ne résistera pas », s’alarme Laurence Dépieds.

    Des habitants évacués

    « En avril, il se met à pleuvoir tous les jours, ça dure, on se dit qu’on ne peut plus reculer donc on établit un périmètre d’effondrement de la tour qui nous permet de savoir quelles maisons on évacue », se rappelle la maire. « Cela a été très difficile pour les habitants, du jour au lendemain, je suis allée les voir pour leur dire de partir. » Pendant plus d’un an, ils sont relogés par la mairie.

    Comme solution de sécurisation d’urgence, deux contrefiches ont été installées « pour éviter un effondrement en cas de mouvement léger. Évidemment, si on a un tremblement de terre, ça ne retiendra pas la tour », regrette Laurence Dépieds. « On ne connaît pas le point de rupture, on ne sait pas jusqu’où la tour va supporter l’inclinaison et le mouvement de sol. » Des capteurs connectés ont également été installés pour détecter les mouvements des rochers et l’inclinaison de la tour. « On reçoit des alertes quand les seuils tolérés sont dépassés, une alarme sonne dans le village en cas d’alerte », explique l’édile. Elle constate chaque jour les mouvements de la tour, qui continue à s’incliner.

    « Il faut éviter tout mouvement. On a bloqué une rue sous la tour pour éviter que les passants causent des vibrations », précise Laurence Dépieds. Elle a reçu jeudi dernier les résultats de l’étude concernant les travaux de sécurisation définitive, qui devraient commencer en septembre ou octobre et coûter 1 million d’euros. Le village au petit budget a déjà recueilli 70 000 euros de la Fondation du patrimoine et espère d’autres subventions.

  • Riez mobilisé contre une fermeture de classe

    Riez mobilisé contre une fermeture de classe

    Les parents d’élèves et les instituteurs se sont mobilisés mardi à Riez contre ce qu’ils décrivent comme « une fermeture de classe déguisée » à l’école primaire du village. Ils ont appris jeudi la volonté de transférer un instituteur de l’école primaire à l’école maternelle, ce qui engendrerait selon eux une fermeture de classe. « Au lieu d’embaucher quelqu’un, de créer un poste, ils veulent déplacer un instituteur pour ouvrir une classe en maternelle. Nous, on demande à ce qu’une classe soit ouverte, sans toucher de poste au primaire », explique Sabrina Versini, déléguée des parents d’élèves et membre de l’association À hauteur d’enfants, à l’origine de la mobilisation.

    Des classes à triple niveau

    Cette volonté de création de classe en maternelle est due au fait que le nombre d’enfants accueillis y augmentera à la rentrée prochaine, alors même qu’une classe y a déjà été fermée à la dernière rentrée. Alors que les classes sont déjà « à double niveau » en primaire, les parents craignent qu’elles passent « à trois niveaux » avec le départ d’un instituteur. « Ça lèse les enfants qui sont en difficulté, ça oblige les enseignants à avoir moins de temps pour s’occuper de ces enfants qui ont besoin de plus d’attention », regrette Sabrina Versini.

    Le maire de la commune, Marc Cellai (SE), était présent pour soutenir la mobilisation, demandant lui aussi la création d’un poste et d’une nouvelle classe à l’école maternelle. Actuellement, une seule classe y regroupe les trois niveaux, et la maîtresse doit aussi faire directrice. « Il fallait que je prenne la décision en 24 heures, pendant ma prise de fonction. Donc en fait c’est une décision qui était latente. On a attendu les élections pour être dans l’urgence », déplore le maire.

    « Comme on sait que les décisions peuvent être prises sans concertation des principaux intéressés, on préfère prévenir et faire ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas », explique Laurette Fontin, elle aussi déléguée des parents d’élèves et membre de l’association.

    Les parents d’élèves seront reçus par l’inspecteur à Digne-les-Bains vendredi à 9h.