La candidate DVD, issue de LR, Stéphanie Colombero semble rassembler nombre d’élus de droite autour d’elle, et est notamment soutenue par la présidente du département, Eliane Barreille (DVD), et le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD). Si la candidate insiste sur le fait qu’elle siègerait dans la majorité au Sénat et pourrait ainsi « permettre d’avoir plus de poids », Jean-Yves Roux lui répond : « C’est pas parce que vous allez appartenir aux Républicains que vous allez arriver à faire passer plus de choses ». De son côté, LFI a annoncé un binôme candidat avec Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard, et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx, mais le faible nombre de grands électeurs de gauche laisse douter de leur succès. Côté extrême droite, il y a deux candidats : Fabrice Durnerin (UDR-RN), candidat malheureux aux municipales de Manosque et suppléant de la députée UDR-RN Sophie Vaginay; et Stéphane Durbec, ancien élu FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen.
Tag: Alpes
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![[Week-end] Le Secours populaire fête 90 ans de congés payés](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/a9a1c8d13f52f34ec36ea1f9ef6fc212.jpg)
[Week-end] Le Secours populaire fête 90 ans de congés payés
Pour célébrer les 90 ans des congés payés, mais aussi tous les autres acquis sociaux obtenus de haute-lutte par le Front Populaire et ses mobilisations sociales en 1936, les comités du Secours Populaire des Écrins proposent une série de réjouissances ce samedi. À partir de 14h au parc de la Schappe de Briançon, sont prévues des animations pour les enfants. Rien de moins qu’une maquilleuse, un magicien, des contes, un jongleur, et un jeu de bulles géantes viendront divertir les petits (et aussi les grands qui le souhaitent).
La fanfare invisible et Jean-Christophe Keck, accordéoniste, saupoudreront le tout d’un style guinguette qui donnera le rythme aux réjouissances, tandis que La chorale des tournesols, entonnera les airs en vogue parmi les grévistes de 1936, comme Tout va bien Madame la marquise ou Le temps des cerises. Le but est d’évoquer l’imagerie de 1936. Pour cela, un espace « déco 1936 » sera aménagé avec des objets d’époque, vélos ou parasols, tirés des brocantes locales et qui rappellent cette époque des premières vacances de la classe ouvrière.
Un évènement « revendicatif »
« On axe bien sûr sur les 90 ans des congés payés mais le Front Populaire, c’est aussi les conventions collectives dans les entreprises, la semaine de 40 heures et tout plein de droits obtenus, affirme Josiane Pinault, trésorière du comité du pays des Écrins. Même si le Secours Populaire prône son indépendance totale des partis politiques, dans un contexte actuel où on essaye bien souvent de nous grignoter nos droits, on ne cache pas que cet évènement est franchement revendicatif. Le Secours Populaire a quand même été créé en 1945 par des communistes qui faisaient partie de la Résistance. » Sur place, sont invités les historiens et professeurs d’histoire de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT, pour apporter du contexte et historique et aider les familles qui se verront distribuer des petits quiz et questionnaires sur l’histoire du Front Populaire.
La semaine suivante, à l’Argentière-la-Bessée, ouvre une exposition qui documente les grèves de 1936 dans la ville, qui a longtemps vécu au rythme de l’usine d’aluminium de Pechiney, aujourd’hui en friche. Le 7 novembre sera aussi diffusé au cinéma local l’Eau vive de l’Argentière le film La rage au cœur, de Pierre Verquin, qui revient sur les grèves de 1936.
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À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable
Privés d’eau potable depuis plus de deux semaines à la suite d’intempéries d’une ampleur exceptionnelle, les vacanciers de la station de ski de Pra Loup et les habitants d’Uvernet-Fours vont encore devoir tenir une semaine avant de retrouver l’eau courante « en fin de semaine prochaine », selon la Saur, la compagnie des eaux.
« Il y a eu des épisodes de sécheresse en amont, couplés aux événements orageux qui en montagne sont assez violents. Là, ils ont été très violents et très localisés. Ça a contribué à cette situation qui est exceptionnelle. On ne l’a jamais observée dans cette ampleur dans la région Paca », souligne Mélanie Teyssier, directrice régionale des exploitations Saur. « Il y a eu des intempéries d’une ampleur exceptionnelle et de très grosses crues, qui ont modifié le lit du Bachelard, qui a descendu de plus d’1m50. Cela a fait descendre les niveaux des nappes, et donc on n’arrivait plus à pomper », détaille Stéphane Bertin, chef de secteur pour la Saur. Le 9 août, au moment de l’orage, s’inscrit dans une période où la station de ski est particulièrement fréquentée par les touristes et les propriétaires de maisons secondaires marseillais, aixois ou encore parisiens. « On devait avoir entre 10 000 et 15 000 personnes sur Pra Loup, donc on avait une consommation journalière énorme. Les sources n’ont pas suffi », ajoute le chef de secteur.
L’interdiction de boire l’eau du robinet « est une préconisation. Suite aux événements pluvieux, nous n’avions plus d’eau sur les forages, sur lesquels nous avons fait des travaux depuis. Pour pouvoir pallier le manque d’eau, on a ouvert un lac de retenue. Comme ce n’est pas la ressource habituelle qui est surveillée et maîtrisée, c’est un principe de précaution que l’ARS a mis en place », explique Mélanie Teyssier. Les habitants peuvent ainsi utiliser l’eau du robinet pour se doucher ou tirer la chasse, mais ne doivent pas la boire ou l’utiliser pour laver des nourrissons. « Pour pallier cette restriction, nous avons fourni des eaux en bouteille et mis des points de distribution pour que les gens puissent disposer d’une eau pour leur alimentation », détaille Mélanie Teyssier. Le taux de chlore a été augmenté pour dissuader de boire l’eau du robinet.
« J’ai eu peur
pour mon bébé »« J’ai eu peur quand, lors d’une distribution d’eau, on m’a dit de faire attention pour mon bébé et de ne pas le laver avec l’eau du robinet », confie Marion Marchetti, vacancière aubagnaise venue avec son mari et ses trois enfants, dont l’un n’a que 4 mois. « C’est quand même fou que cela dure autant », lance son compagnon, Luc Marchetti. Un avis partagé par une famille venue du Var dans leur maison secondaire : « On a du mal à comprendre pourquoi cela dure autant, et comment, en trois semaines, ils n’ont pas trouvé de solution. Tous les ans, il y a des orages, mais jamais de coupure d’eau potable aussi longue ».
Malgré ces premières inquiétudes et incompréhensions, habitants et vacanciers restent relativement sereins et se sont habitués aux restrictions et aux allers-retours quotidiens pour se fournir en bouteilles d’eau à l’office de tourisme ou à la mairie.
Patrick Beau, vacancier parisien venu avec sa compagne pour l’été, s’inquiète lui pour sa santé. « J’ai des problèmes rénaux, et, comme on n’a le droit qu’à un pack d’eau par jour, pour cuisiner, se laver et boire, je dois me restreindre et boire moins. Heureusement, on part dimanche ! », s’impatiente-t-il. « Ce qui est terrible, c’est qu’il n’y a pas de visibilité. J’ai l’impression que cela va durer », déplore le sexagénaire : si la Saur dit prévoir un retour à la normale en fin de semaine prochaine, ni les habitants, ni les élus n’en étaient informés jeudi. « Ce qui fait qu’on en parle, c’est que c’est arrivé le week-end du 15 août, un week-end d’affluence », pendant lequel la population a été estimée à 12 000 habitants par la préfecture, constate Arnaud Gaston, conseiller municipal. « Il y a vraiment un élan de solidarité », se réjouit-il, alors que de nombreux bénévoles ont prêté main-forte pour les distributions de bouteilles d’eau.
Pour tenter de réalimenter la nappe phréatique, la Saur a construit une digue provisoire, « dans l’urgence », explique Stéphane Bertin. C’est ce type d’installations qui devrait permettre de rétablir l’eau potable la semaine prochaine. Sa consommation pourra à nouveau être autorisée ou pas en fonction des résultats des analyses de l’ARS, qui doit donner son feu vert. Le niveau du cours d’eau du Bachelard, qui alimente la commune, est pour l’instant encore très bas, et garde un aspect très trouble, couleur béton.
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Les vents du Sahara enveloppent les Alpes
Ce jeudi après-midi depuis Gap, la silhouette de Charance baignait dans un voile brumeux, on devinait à peine la falaise de Céuse et les massifs du Dévoluy avaient même complètement disparu dans l’horizon laiteux. De quoi susciter la curiosité, voire l’inquiétude tant ce type de paysage est en général le propre des saisons froides et des brouillards qu’elles apportent. « C’est un flux du Sud qui nous amène de la masse d’air venu d’Afrique, un phénomène qu’on a l’habitude de voir assez régulièrement chaque année, explique Sébastien Mathiot, chargé d’action pour les territoires alpins chez AtmoSud. Cette masse d’air est chaude et chargée de particules que l’on dit désertiques. L’Afrique est un vaste territoire, souvent sec, aride et dans ces territoires se forment des vents de sable, de terre et de tout un tas de choses. Une grande masse d’air chargée de particules vient donc d’Afrique, traverse la Méditerranée, se balade en quelque sorte, touche en général la Corse d’abord et nous derrière. »
Éviter le sport en extérieur et les véhicules polluantsSi le phénomène était prévu, les répercussions au sol ont été significativement plus importantes qu’attendues. Cette masse de particules de terres désertiques a tendance à rester en altitude, le phénomène s’est en effet d’abord manifesté dans les hauteurs du Briançonnais dans la journée de jeudi, puis les poussières sont redescendues plus bas en altitude, concernant une grande partie de la région Paca, même si les départements alpins sont les plus touchés.
Selon AtmoSud, il est encore difficile de prévoir exactement pour combien de temps les poussières vont se maintenir, il convient dans tous les cas de prendre les précautions nécessaires. « Ça a aussi une incidence sur la santé, notamment les personnes fragiles, jeunes enfants, personnes âgées et toutes les personnes qui ont des problèmes respiratoires, rappelle Sébastien Mathiot. Ça a beau être des particules “naturelles”, ça reste des particules très fines qui posent problème à la santé quand même. Il faut donc que tout un chacun évite de rajouter encore plus de pollution et donc privilégier les transports collectifs. Évitez aussi de faire une activité sportive intense. »
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![[Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/b4119ebce24dc358559bf99113e9e007.jpg)
[Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »
La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ?
Anna Chedid : J’ai baigné dans la musique depuis mon plus jeune âge, puisque, autour de moi, j’ai beaucoup d’artistes et notamment des musiciens dans la famille. Donc la musique a été comme une espèce de premier langage. Quand j’ai grandi, j’ai fait des études musicales, du chant lyrique, j’ai accompagné des artistes en tant que choriste et claviériste sur des tournées quand j’avais une vingtaine d’années. Finalement, j’ai écrit des chansons et j’ai commencé à sortir mes albums.
Mon album est sorti en 2015 et depuis, je fais des tournées sous le nom de Nach. Et à côté de ça, je fais aussi de la direction musicale et je suis productrice. J’ai mon propre label, je produis mes projets.
Avez-vous toujours voulu être musicienne ?
A.C. : Non. Quand j’étais petite, je voulais être psychologue. J’ai toujours été intéressée par l’émotion et par comment la transmettre et la transformer. Donc le côté psychologique et émotionnel m’a toujours beaucoup plu. Pour moi, il y a tout un aspect thérapeutique dans le fait d’être artiste et de retransmettre des émotions.
Comment s’est organisée votre venue au festival Au Top ?
A.C. : Mon nouvel album sort en janvier et la tournée commence en février, donc c’est vraiment un concert qu’on va faire en exclu totale, avant la sortie officielle de ce projet. Je connais un peu Grégory Montel qui a monté le Top Festival avec ses amis à Digne. Il a entendu parler de ce projet électronique, qui est un aspect de ma musique qu’on ne connaît pas encore très bien, et qui allait bien dans ce festival parce qu’il y a une programmation assez électro. Donc il m’a proposé de venir présenter en exclusivité L’Âme électronique là-bas.
Avez-vous un moment qui vous a particulièrement marquée dans votre carrière ?
A.C. : Oui, c’est assez récent, c’était le 18 mars 2025. J’ai fait mon premier Olympia, avec Peau Neuve, mon album que j’ai produit toute seule, écrit, composé, réalisé d’une manière très indépendante. Et j’ai réussi, sans être dans une maison de disques, à faire mon premier Olympia. C’était vraiment mon rêve depuis que j’étais toute petite. D’avoir fait cette date, c’était pour moi un moment que je n’oublierai jamais.
Est-ce que vous avez ressenti, au cours de votre carrière, que vous étiez ramenée à votre famille, vue comme la fille de, la sœur de ?
A.C. : Oui. Mon père et mes frères Matthieu et Joseph l’ont ressenti aussi. Billie, la fille de Matthieu aussi. On est dans une famille d’artistes à chaque étage, on est nombreux à faire ce métier, à évoluer dans le même milieu artistique, donc c’est normal, on est comparés. Mais, quelque part, c’est plus une richesse. Chacun fait son histoire. On fait partie de la même famille, mais il y a autant de personnes que de carrières et de sensibilités. On ne touche pas exactement les mêmes publics, on n’a pas la même carrière, et on ne fantasme pas forcément sur celle des autres. Chacun est plutôt content. Nos carrières nous ressemblent profondément, donc il n’y a pas forcément de frustration de notre côté. Après, parfois, effectivement, on est attendus au tournant parce qu’on vient de cette famille. Mais bon, aujourd’hui, c’est plus trop une souffrance. Au début, je pense que c’est pour ça que j’ai choisi de ne pas utiliser mon nom de famille comme nom de scène. C’était une manière de m’émanciper un peu et de me dire « tu pourras créer ce que tu veux avec cet avatar ». Cela permet de changer d’identité et de faire de nouvelles expériences.
Est-ce qu’on vous a déjà accusée d’être une nepo baby ?
A.C. : Oui, bien sûr. Peut-être que c’est le cas. Je ne me pose pas trop ces questions-là, dans le sens où, pour moi, un artiste, c’est un artiste. Tout le monde est légitime d’être artiste, quel que soit son arbre généalogique. Un artiste qui a des choses à dire et qui a envie de partager des belles choses avec les gens, il trouve son public. Je ne sais pas si c’est plus facile ou plus dur. Je pense qu’on ne peut pas vraiment le quantifier, le savoir. Par contre, il faut rester humble, c’est dur pour tout le monde. Parfois, il y a des miracles pour des gens qui ne viennent pas du tout du milieu. C’est vraiment aléatoire. L’important, c’est d’être honnête, de faire des choses avec le cœur et avec humilité, quelle que soit notre histoire.
Dates de la tournée à venir sur instagram.com/nachmusicofficiel
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Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap
Depuis début juin, une cinquantaine de dessins de l’artiste Philippe Comar sont gratuitement visibles au sein du Musée muséum Départemental, à Gap. Cet artiste, né en 1955, est principalement connu en tant que dessinateur, spécialisé dans la représentation de l’anatomie humaine et animale, alliant à la précision et la rigueur scientifique, une virtuosité des formes et une véritable fascination pour le vivant.
À travers ses dessins, on découvre les animaux de la Grande Galerie de l’Évolution à Paris, on adopte le point de vue d’un poisson dans un aquarium qui voit les visiteurs le regarder, ébahis, de l’autre côté de la vitre, on découvre aussi la reproduction des pièces d’anatomie humaine utilisées dans les études de médecine et conservés dans les musées médicaux.
« L’idée, c’est d’avoir l’ambiance d’un cabinet de curiosité dans la scénographie pour inciter à être plus curieux, à avoir envie de découvrir des comportements animaux ou des enjeux environnementaux que l’on va traiter par la suite dans l’exposition “Sauvage“, qui ouvre le 5 novembre au musée », annonce Agathe Frochot. Le Musée accueille en effet en novembre l’exposition « Sauvage », en collaboration avec le Muséum d’Histoire naturelle de Neuchâtel en Suisse, qui permettra de redécouvrir les collections scientifiques remaniées de Gap.
Depuis l’été 2025, le Musée a par ailleurs créé un nouvel espace permanent où sont exposés à la fois des animaux empaillés et des peintures de paysage d’artistes alpins, où l’on voit l’apparition puis l’évolution de la représentation de la Nature dans l’art. Quant aux collections de taxidermie des sous-sols du Musée, elles seront également présentées dans un nouvel espace permanent intitulé « Cohabiter, petite histoire de nos relations au vivant », incluant une nouvelle muséographie pédagogique.
Susciter la curiosité
pour le vivant« Depuis quelques années on essaye de revaloriser les fonds scientifiques du Muséum, dont la majorité sont reliés à l’histoire naturelle. Jusqu’à présent, ils étaient assez peu représentés dans le Musée. Ça nous paraissait justifié de les ressortir, d’autant qu’on a des spécimens uniques mais aussi des spécimens qui représentent vraiment nos écosystèmes de nos montagnes », poursuit Agathe Frochot. La volonté est d’attiser la curiosité pour le vivant, si proche, surtout dans les Hautes-Alpes, mais qui a toujours de quoi surprendre. Le Musée travaille par exemple avec un malacologue (spécialiste des mollusques), du Parc National des Écrins à la valorisation de sa collection d’escargots de montagne.
« L’idée c’est de créer plus de liens aussi avec l’environnement qui nous entoure, avoir plus d’envie d’y aller, de le comprendre et de le respecter. De comprendre toutes les interdépendances qui nous relient au monde naturel, développe Agathe Frochot. C’est un sujet sur lesquels les Muséum d’Histoire Naturelle ont toujours travaillé mais on ne peut pas s’empêcher de penser qu’avec les crises actuelles auxquelles on est confrontés, ce besoin de compréhension est très contemporain. »
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![[C’est l’été] Manosque plage de retour au parc de Drouille](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/a9bf01a4ae8e3edb1a25ff9c4fc9c225.jpg)
[C’est l’été] Manosque plage de retour au parc de Drouille
Chaque après-midi, de 14h30 à minuit, petits et grands peuvent profiter d’un espace de loisirs en plein air, aménagé pour clôturer l’été dans une ambiance festive.
De nombreuses animations sportives sont proposées gratuitement à cette occasion, avec notamment un château gonflable et un taureau mécanique. À partir de la fin de journée, place à la musique avec une programmation qui fera danser le public jusqu’à minuit. Ce jeudi, ce sera un concert du groupe Gipsy Fantasia et de Dj Thomas (années 80). Un apéro musical commencera à partir de 19h30. -
![[C’est l’été] La ligne des Alpes à l’aube du renouveau](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/02c3d9aaf88bda9bead6ff863f8e3f86.jpg)
[C’est l’été] La ligne des Alpes à l’aube du renouveau
À 8h30, lorsque le train quitte la gare de Briançon, à 1 300 m d’altitude et s’élance à travers la vallée de la Durance dans la fraîcheur du matin, nul besoin de roman ou de série, le spectacle se déroule derrière les larges vitres du TER. Aux cimes qui culminent à plus de 3 000m du massif des Écrins, succèdent les écluses et méandres de la Durance. Dans les allées, on voit de nombreux randonneurs aux sacs à dos chargés, la tête enfouie dans leurs bras croisés, rattraper une nuit de montagne pas tout à fait complète. Beaucoup sont des touristes intrarégionaux, comme Sam, venu de Marseille pour arpenter la montagne : « Je suis arrivé il y a quatre jours à Briançon. De là, j’ai randonné en Italie et je suis revenu par le Queyras, en prenant le train à Guillestre. Là, je fais un saut à Décathlon à Gap pour acheter des chaussures puis je prends le bus pour Barcelonette. C’est super chouette ! Moi, je fais sans voiture, je n’en veux absolument pas ! »
La ligne est presque une activité en soi, tant elle chemine entre les sites spectaculaires à explorer dans le département. « Par exemple, en train, on a plusieurs tunnels successifs, un coup on découvre la Durance, un coup on découvre autre chose, alors qu’en voiture sur les rampes de l’Argentière, on va passer complètement au-dessus, témoigne Vincent Guazzi, directeur de la ligne pour la SNCF. Quand on part de Marseille, du littoral et qu’on arrive à Briançon, la ville la plus haute de l’Union européenne, ça fait quand même de sacrés changements. » Côté négatif, un chemin de fer de haute montagne est plus complexe à exploiter. « Il n’y a qu’une seule ligne, donc si un train a du retard pour arriver à son point de croisement où l’autre train l’attend, ça fait qu’en cascade, les retards peuvent vite augmenter », explique-t-il.
À Embrun, un petit garçon, accompagné de sa mère, a même le droit de visiter brièvement la cabine du conducteur. « Vous voyez, on ne voit pas ça partout. Les agents qui travaillent sur cette ligne y sont très attachés », commente Vincent Guazzi. Passé Embrun, le lac de Serre-Ponçon offre à la vue ses eaux bleu turquoise dominées par le pic Morgon baignant dans la lumière encore timide du soleil matinal. À bord, Malika, Embrunaise, emmène ses deux garçons chez le coiffeur à Gap. « C’est plus agréable que la voiture et c’est surtout moins cher, rappelle celle-ci. C’est pratique, mais par contre quand il faut aller à Marseille, c’est long, c’est plus de 4 heures… »
Avant les JO, un an et demi de chantierPour rallier Marseille et la mer Méditerranée, il faut en effet compter en moyenne 4h53, une durée que l’État, la Région et la SNCF ont promis de raccourcir à 3h40 d’ici 2030. Car la ligne des Alpes vit peut-être son dernier été sous sa forme actuelle. En 2027, des travaux à hauteur de 327 millions doivent débuter pour l’adapter à l’arrivée des JOP d’hiver 2030. Avec, à la clef, la promesse d’une ligne rénovée à hauteur des besoins du territoire.
Un défi sur lequel les élus se savent attendus. « Les travaux pour les JO 2030 permettront d’avoir des conditions considérablement améliorées, des trains plus souvent et plus rapides. Ceci doit être complété par des parkings à proximité des gares, on travaille aussi avec la SNCF pour avoir plus d’abris vélo, il y a une demande forte à ce niveau, constate Chantal Eymeoud, maire d’Embrun et 2e vice-présidente de la région Paca. La population des Hautes-Alpes attend aussi qu’on désengorge les flux routiers, surchargés pendant l’été et l’hiver. Sur l’axe Briançon-Tallard, on a des kilomètres de bouchon durant les week-ends de neige. » Pour voir advenir cette nouvelle ligne, il faudra passer par une période délicate. De 2028 à 2030, pendant un an et demi, plus aucun train ne circulera sur la ligne des Alpes. « On travaille avec le conseil régional pour mettre en place une desserte de substitution avec des bus. En sachant qu’il y aura aussi d’importants chantiers sur les routes, ça va être un an et demi-compliqué, concède Vincent Guazzi. Mais c’est un mal pour un bien. »
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Quarante familles réussissent le défi de l’alimentation durable
Si elles étaient cinquante sur la ligne de départ fin novembre, quarante familles ont finalement suivi l’aventure jusqu’au début de l’été. Ce sont les chiffres encourageants que présente la Communauté de Communes de Serre-Ponçon, qui a lancé en fin d’année 2025 des « défis déchets alimentation ». Cuisiner « zéro déchets », remplacer la viande par des protéines végétales… Chaque mois, un nouveau défi et des ateliers pour aider à les relever étaient proposés aux familles participantes. C’est l’association Gap Sciences et Animations qui s’est chargée du volet réduction des déchets, tandis que l’association Solidarités et Environnement menait les ateliers pour adopter une alimentation plus saine, de saison et locale sans augmenter son budget.
« Il y a beaucoup de choses très simples qu’on peut faire, sans se rajouter beaucoup d’efforts ou de charge mentale en plus », constate Justine, Embrunaise, qui a participé aux défis de réduction des déchets avec ses deux enfants, de cinq et neuf ans, qui ont fabriqué leur éponge réutilisable pour remplacer celles en plastique. « Maintenant, avec les magasins où il y a du vrac il y a des produits comme les cosmétiques, qui sont faciles à récupérer avec ses contenants, plutôt qu’acheter puis jeter le tube de dentifrice, le stick de déodorant, le shampooing, le liquide vaisselle ou la lessive… », affirme-t-elle.
Des efforts moindres
que ce que l’on pensePour aider les participants à consommer localement, le programme a organisé des visites chez les agriculteurs, comme à la ferme des Têtes rousses à Réallon, ferme d’altitude de brebis laitières. « Ça permet aussi de se rendre compte qu’on a tout à portée de main, surtout nous dans notre région où l’on ne manque pas de producteurs. Et je trouve que ce n’est pas non plus super compliqué à mettre en place. Surtout qu’en circuit court, avant, on était obligés d’aller chez chaque producteur. Maintenant, il y a des associations comme le panier Embrunais, qui regroupe tout en une seule commande », note Audrey, habitante des Orres qui a relevé tous les défis d’alimentation.
« Si la plupart des familles participantes étaient déjà assez sensibles à ces sujets, le fait de pouvoir impliquer toute la famille, de venir avec ses enfants, a créé un bel engouement, commente l’une des techniciennes de la communauté de communes en charge du projet. Les recettes partagées par exemple, ont été très appréciées et reprises par les gens chez eux. Sur l’autre volet également, on a constaté une nette réduction des poids de déchets au fil des pesées. » L’équipe organisatrice prépare désormais une nouvelle session pour 2027, mais sur une période plus réduite, pour faciliter le suivi de tous les ateliers de bout en bout.
![[Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/3736020842c68f197303f276eb205289.jpg)
