à la fois musée numérique, espace de réalité virtuelle, fablab et ludothèque, c’est une programmation riche et variée qui attend petits et grands.
Accessible tous les jours jusqu’à samedi. Gratuit. Infos : 06.86.07.84.70
![[C’est l’été] La Micro-Folie en tournée à Beauvezer](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/944ad23794dd68cc1dfc1be856650b52.png)
à la fois musée numérique, espace de réalité virtuelle, fablab et ludothèque, c’est une programmation riche et variée qui attend petits et grands.
Accessible tous les jours jusqu’à samedi. Gratuit. Infos : 06.86.07.84.70

« Avions-nous vraiment besoin d’une louve normande pour décimer nos troupeaux ? » : après l’abattage d’une louve capturée par erreur en Normandie au mois de mai, puis relâchée dans les Alpes, les Jeunes Agriculteurs montent au créneau, exigent son tracé GPS et demandent à l’État de « rendre des comptes ».
La louve a été légalement abattue dans la nuit de jeudi à vendredi par un lieutenant de louveterie, dans le cadre d’un tir de défense autorisé, après s’en être pris à un troupeau à la Bréole, commune déléguée d’Ubaye-Serre-Ponçon.
Les Jeunes Agriculteurs avaient déposé plainte le 8 juin, lorsque cette louve avait été relâchée dans la Drôme, après avoir été capturée par erreur dans un piège à renards en Normandie. Au moment de sa mort, le syndicat demande aux « procureurs des départements de l’arc alpin de donner suite aux plaintes déposées », disant n’avoir « reçu aucune information quant à l’avancement de nos démarches ».
L’association One Voice, qui s’était mobilisée pour que la louve soit protégée et libérée dans les Alpes, a dénoncé un « scandale » et des « syndicats extrémistes d’éleveurs » qui « exigeaient son abattage ». Selon l’association, « les données précises de son collier GPS confirment qu’elle n’a été impliquée dans aucun dommage sur les animaux d’élevage depuis sa remise en liberté ». Elle annonce qu’elle organisera des actions pour la louve, nommée Pomme, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
![[C’est l’été] Soprano accueilli par des danseurs manosquins](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/baa9e9e8e46ac4eaa6834a4b4e9fb2b8.jpg)
Une centaine de danseurs des écoles de danse de Manosque, prévenus l’après-midi même, ont réalisé un flash mob sur la musique DJ du rappeur marseillais, vêtus des lunettes vertes et du tee-shirt du chanteur. Certains chanceux ont pu faire des photographies avec le rappeur et lui faire signer des autographes, avant qu’il remonte dans son van en direction du festival Musiks, auquel il jouait à 22h15. Les fans avaient été prévenus seulement quelques heures avant, via une story Instagram, qu’une surprise les attendait avenue Jean Giono à 18h.
Le concert avait rapidement affiché complet après la mise en vente des billets, dès le début du mois de juin. C’était le seul concert payant du festival Musiks, qui est autrement entièrement gratuit. Face à l’engouement, la Ville de Manosque avait décidé de remettre en vente 1 000 places supplémentaires.
![[C’est l’été] Jeu de piste à Pra Loup 1600](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/26d047deb735b91f01a5ef132c8d9854.png)
Un moment ludique où l’observation sera de mise puisqu’il faudra lire les panneaux pour pouvoir répondre aux questions et aux énigmes ! Une fois terminé, des surprises vous attendent.
Toute la journée.
Gratuit.
Feuille de route à récupérer auprès de l’office de tourisme.
![[C’est l’été] Planétarium de Barcelonnette](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/1a02c2c2bcce39ac1489caf6bda2ccb4.png)
Confortablement installés sous le dôme, c’est un voyage visuel captivant qui vous attend pour comprendre les grands phénomènes astronomiques.
De 17h15 à 18h15.
11 euros pour les adultes
et 8 euros pour les enfants.
![[C’est l’été] Un soir à la Citadelle de Sisteron](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/b6f6ceaf40d70a11af5fbc85432445a7.png)
Accompagnés d’un guide du patrimoine, vivez une visite unique et insolite en parcourant les huit siècles d’histoire et d’architecture de ce monument emblématique. Des vues époustouflantes qui, au coucher du soleil, se parent de couleurs chatoyantes vous attendent.
De 20h à 21h30. De 3,50 à 15 euros.

« Comme dans tous les hôpitaux de France, la période du Covid a été terrible », reconnaît le maire de Manosque après sa réélection à la présidence du Conseil de surveillance du Centre Hospitalier de Manosque ce vendredi. En 2020, La déprogrammation massive d’hospitalisations et de chirurgies avait fait chuter l’activité de l’établissement. « La problématique sur Manosque, c’est qu’en 2023/2024 il n’y a pas eu de reprise d’activité normale, contrairement aux autres [hôpitaux] », rappelle-t-il, pointant la fréquentation des urgences, « passée de 35 000 à 25 000 » passages annuels depuis la crise sanitaire.
Face à la chute des recettes, alourdie par la dette héritée de la construction du nouvel hôpital en 2007, Camille Galtier plaide pour un « plan annuel et structurel pour accompagner les hôpitaux de proximité ». Selon lui, l’établissement manosquin, associé à celui de Digne-les-Bains, ne pourra jamais rivaliser avec des hôpitaux « rattachés à des locomotives » comme Toulon ou Avignon. « On a besoin de plus d’aide que les autres, d’une aide structurelle et non conjoncturelle. »
En 2024, Camille Galtier avait démissionné de la présidence du Conseil de surveillance, un geste qu’il présente comme un « cri d’alerte » sur l’impuissance des élus locaux face à l’Agence régionale de santé. Le ton est aujourd’hui à l’apaisement : « Le message est enfin compris à l’échelle régionale, cette collaboration fait du bien. »
Pour redresser la situation, Camille Galtier s’appuie sur un plan élaboré par la Nappe, cabinet d’audit, avec l’ambition d’économiser près de 5 millions d’euros en un an, « sans toucher au personnel », assure-t-il. L’objectif est d’« optimiser l’organisation fonctionnelle de l’hôpital via un redéploiement du personnel vers les services sous-dotés ».
« Les urgences, c’est la vitrine de l’hôpital. La vitrine d’un hôpital ne peut pas se permettre d’être fermée six heures par jour », lance Camille Galtier. Fermé la nuit depuis deux ans faute d’effectifs – 7 urgentistes disponibles sur les 14 nécessaires – il espère voir le service rouvrir sur ce créneau grâce à l’arrivée de nouveaux praticiens, qui portent désormais l’équipe à 10. Le président appelle, « avec bienveillance », la direction et le personnel médical, à « trouver une solution dans les trois mois ». Il s’oppose en revanche à toute régulation stricte de l’accès aux urgences, y voyant une atteinte au service public. « Même si nous ouvrions 24h/24, sans régulation, on ne ferait pas 100 patients par jour comme en 2020. »
Fortement appuyé par le rapport de la Nappe, le projet de gouvernance de l’hôpital sera présenté par la direction en octobre. « On a de la marge entre ce qu’on nous propose et ce que la direction va proposer », se félicite Camille Galtier, qui souhaite rencontrer les syndicats avant la rentrée pour en discuter. Confiant, il conclut : « Je sais qu’il y a du personnel dévoué. Tout le monde a pris conscience qu’à Manosque, on peut basculer sur quelque chose de vertueux. »
Andréa Goyard de Castro
![[C’est l’été] Enquête à la Maison du bois de Méolans-Revel](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/9109df618c8005f6eb4da788999b73ef.png)
En suivant les indices laissés dans le musée, répondez aux questions et découvrez qui a volé les graines de pin Cembro. À la clé, votre cadeau en bois personnalisé !
De 15h à 18h30.
Enfants de 2,50 à 5 euros.
Adultes : de 5 à 8 euros.
![[C’est l’été] Sandrine Faucou, productrice de petit épeautre : « Je sais le poids de l’effort »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/2fd81a9f09ea08bfe238a03da40de026.jpg)
« Ma famille a vécu pendant la guerre parce qu’elle avait du petit épeautre, mon père n’avait que ça à manger parce que les Allemands prélevaient tout. Mais moi aujourd’hui, j’essaie de porter la voix du petit épeautre et des produits de qualités le plus loin possible » pose en préambule Sandrine Faucou, pétillante rousse qui avoue « ne pas s’être coiffée à la sortie de la douche ce matin » quand le moment de la photo est évoqué. Elle s’était tout d’abord tournée vers des études d’italien, avec pour objectif l’enseignement. De cette partie-là de sa vie, elle lance dans un éclat de rire : « Mangiare. »
Si dans le cadre d’une agriculture vivrière, ses grands-parents cultivaient le petit épeautre, son père Aimé, dans les années 80 avec la mise en place de la politique agricole commune (PAC) marque un tournant avec un de ses collègues néo rural. Il décide de le protéger en enclenchant une démarche d’agriculture bio loin de l’agriculture productiviste des Trente glorieuses. « Au fil des années, il obtient l’indication géographique protégée, la fameuse IGP. C’était un pionnier », lance sa fille fiérote.
Domiciliée dans le Luberon, côté Alpes-de-Haute-Provence, Sandrine précise : « C’est une zone où se croisent les quatre départements du Vaucluse, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Drôme. » Comprendre à environ 700 m d’altitude une terre aride, qui fleure bon le ciste et la bruyère, vous y êtes ? « J’ai compris très vite en ayant grandi à la campagne, que j’avais besoin d’être libre, d’être à l’extérieur, j’ai alors réorienté mes études vers un monde où je pourrais être mon propre patron, tout en profitant des paysages », commente-t-elle. Délaissant la fac de lettres, elle bifurque vers des études agricoles avec une spécialisation agriculture biologique. Démarre alors une nouvelle vie de conseillère agricole pendant 8 ans avant de s’installer en 2009 à la prise de retraite de son père. « À sa grande surprise, d’ailleurs. Mais au fond, je pense qu’il est fier. On naît agriculteur, mon père était un passionné, toujours à mes côtés », ponctue la productrice. La réalité du métier nécessite d’être très polyvalent, des travaux des champs, du semi à la moisson, en passant par la mécanique. « Sans oublier le décorticage, la transformation en farine par exemple, et la commercialisation », complète-t-elle.
Appelé espeouto en provençal, le Petit Épeautre, aussi connu sous le nom d’engrain est un blé très ancien vieux de près de 12 000 ans qui demande peu d’eau.
Aujourd’hui il est redécouvert et apprécié pour sa grande digestibilité due à son faible taux de gluten. L’agricultrice détaille son métier : « Le petit épeautre se moissonne, mais reste dans une enveloppe protectrice. Il est stocké au fur et à mesure. Tous les mois, je décortique, je trie et j’ensache de sorte que mon produit soit au plus près du moment où il est mis sur le marché pour une fraîcheur optimale. La farine se fait aussi au dernier moment. » Avec une ferme de 50 hectares dont 7 ou 15 hectares sont dédiés au petit épeautre, c’est un métier passion qui nécessite beaucoup d’investissement. « Moi, ce que j’aime, c’est toucher mon produit, la relation charnelle avec lui. En bouche, il faut qu’il soit comme le chocolat ferme et fondant à la fois. J’essaie de faire du mieux que je peux avec la terre, pour donner le meilleur de moi-même au consommateur. C’est comme l’éducation des enfants, on les confie qu’à des gens avec qui on sait qu’ils sont en confiance. J’essaie de porter la voix du petit épeautre le plus loin possible. »
La génération de Sandrine a créé et développé les magasins de producteurs, se regrouper a sécurisé les ventes. Mais le climat change. En Provence, on dit Eici l’aigo es d’or [ici, l’eau est d’or]. Les pluies se raréfient, et sont en même temps plus denses. « Je n’ai pas d’eau du tout. On doit rester vigilant mais aussi évoluer. Par exemple, je fais un peu de lentilles, mais si l’année s’annonce très sèche, je choisis autre chose car je sais qu’elles vont griller. On se pose des questions sur les variétés à implanter, la conduite à avoir. Il faut garder de l’humilité. »
Et de conclure : « Je sais le poids de l’effort du producteur pour avoir un beau produit et le prix à payer pour atteindre l’excellence. C’est sans doute en ça que je rends à ma famille et au monde agricole ce que j’en retire d’un autre côté ».
Filière indication géographique protégée (IGP)
Ce signe officiel d’identification de la qualité et l’origine du produit est un signe Européen. Il garantit qu’au moins une étape clé de la production est réalisée d’une zone géographique délimitée. Le produit doit être ancré dans l’historique de son territoire et ses particularités sont liées à un savoir-faire traditionnel et local.