Tag: Alpes-de-Haute-Provence

  • Un nouvel épisode de canicule démarre

    Un nouvel épisode de canicule démarre

    Des jours chauds et des nuits tropicales… Un peu épargnée jusque-là, notre région rentre à son tour dans la séquence canicule qui sévit déjà dans une bonne partie de la France. Alors que 49 départements sont placés « en vigilance rouge canicule » lundi, un record, à partir de midi, les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse sont placés en vigilance orange.

    Une période de chaleur « longue, intense » avec « en début de semaine, les températures les plus chaudes jamais observées », a prévenu dès ce vendredi Sophie Voirin, permanencière à la direction de Météo France lors d’un point de situation. Dès le dimanche, « des pointes à 40 degrés dans l’intérieur de la Provence » seront atteintes précise-t-elle. Un épisode similaire à celui de juillet 2019 et août 2003 ajoute-t-elle en termes d’intensité pour les températures, aussi bien la nuit que le jour.

    Plus précisément ce sera chaud dans le Var, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence ou les Bouches-du-Rhône, indique Paul Marquis, météorologue indépendant, qui assure des prévisions locales avec son application « La météo du 13 ». Un épisode dont la fin reste pour le moment incertaine, mais pourrait durer au moins toute la semaine. « Des modélisations voient la canicule perdurer jusqu’au 28 juin, d’autres jusqu’au 3 juillet », précise-t-il.

    « étant donné la masse d’air chaud, le dôme de chaleur qui va s’inviter à partir de ce week-end sur le pays, est un élément météorologique qui, une fois qu’il est en place, met du temps à bouger, à évoluer », confirme François Gourand, prévisionniste à Météo-France.

    Un impact sanitaire

    Cette chaleur va peser lourd sur les organismes. « La santé de la population dans son ensemble peut être affectée », alerte Sophie Voirin, rappelant qu’un numéro vert a été mis en place* par le ministère de la Santé. C’est d’ailleurs quand on prend en compte l’impact sanitaire qu’on utilise le mot canicule détaille François Gourand.

    Pour ce qui est des alertes météo, des départements classés orange pouvant passer au rouge cette semaine, « les critères se basent sur les seuils de température par département qui tiennent compte des canicules passées et leurs impacts sur la mortalité et le niveau d’acclimatation du territoire » poursuit Sophie Voirin. Provence-Alpes-Côte d’Azur a été la région la plus touchée en 2025, avec la mortalité attribuable à la chaleur la plus importante de l’hexagone, note dans son bilan publié en février 2026, Santé publique France. Soit plus de 710 décès attribuables à la hausse des températures. Concernée par 3 des 4 épisodes de canicule cette année-là, la région a vu grimper le recours aux soins d’urgence. Près de 2 800 pour canicule enregistrés pendant l’été, dont 27% pendant les épisodes météo, deux-tiers de ces passages étant suivis d’une hospitalisation poursuit l’agence nationale. Toutes les classes d’âges étaient concernées mais les personnes de 75 ans ou plus ont été les plus touchées précise-t-elle.

    Parmi les populations fragiles, on retrouve aussi les personnes à la rue. « Elles meurent de chaud, l’accès à l’eau est vital en période de canicule, plus encore pour les personnes sans abri, particulièrement exposées », alerte Médecins du Monde ce jeudi 18 juin, qui « demande une mise à l’abri immédiate » et « l’accès à un accueil et à un logement dignes ».

    Avec cette fournaise, le risque incendie sera également élevé prévient Sophie Voirin, la « météo des forêts » passant à l’orange pour la semaine, et même rouge dans le Vaucluse depuis vendredi dernier. Le taux d’humidité de 20% rendant ce département et le nord des Bouches-du-Rhône particulièrement exposés.

    Après celle déjà vécue fin mai, cette nouvelle vague de chaleur ne surprend pas. « On l’a vu venir il y a une semaine » commente Paul Marquis. « Nous nous attendons à observer des canicules de plus en plus précoces, intenses, fréquentes et tardives », analyse Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France. De là à dire que l’été sera brûlant, il n’y a qu’un pas que ce dernier se refuse à franchir. « Il n’y a pas de lien entre la canicule que nous connaissons et la suite de l’été. Les événements sont indépendants. La canicule que nous connaissons, aussi intense soit-elle, ne présage en rien de l’été qui arrive », assure le scientifique.

    Mireille Roubaud

    * Canicule info service
    au 0800.06.66.66

  • Le Département acte sa sortie de la gestion du Seignus d’Allos

    Le Département acte sa sortie de la gestion du Seignus d’Allos

    « La commune d’Allos et le Département ne partagent pas les choix stratégiques afférents à la gestion de la station de ski du Seignus d’Allos et de son devenir », a résumé Jean-Michel Tron, vice-président délégué à l’agriculture et à la forêt, lors de l’assemblée départementale de vendredi. C’est la raison pour laquelle la commune et le Département ont acté leur retrait respectif du syndicat mixte du Seignus d’Allos au 1er octobre 2026, afin de permettre la reprise de sa compétence et de l’exploitation de la station du Seignus par la seule commune d’Allos. Le syndicat sera donc dissous.

    Le Département et la commune espèrent « que la future dissolution intervienne dans des conditions permettant d’assurer la continuité de l’exploitation sans compromettre l’ouverture de la prochaine saison hivernale », a expliqué Jean-Michel Tron. Le conseil municipal d’Allos avait voté à l’unanimité la sortie du syndicat en avril. « Depuis la création du syndicat mixte, le Département en est le partenaire majoritaire. Il a accompagné cette station avec engagement, responsabilité et conviction malgré les critiques et les attaques dont il a souvent été l’objet », selon Magali Surle-Girieud, vice-présidente déléguée à la montagne, intervenue lors de l’assemblée. « Depuis le dernier scrutin municipal, force est de constater que nous ne partageons plus la même vision que la nouvelle municipalité quant à l’avenir, à la stratégie et au mode de gestion de la station », a-t-elle regretté. « Les effets du réchauffement climatique réduisent la durée et modifient les conditions d’exploitation. La vétusté de certains équipements impose des investissements considérables. La nécessité d’atteindre des seuils de rentabilité suffisants est devenue une condition indispensable à la pérennité même des stations », a-t-elle expliqué.

    « Nous n’abandonnons pas Allos »

    La présidente du Département, Eliane Barreille (DVD) l’a martelé en assemblée, puis en conférence de presse : « Nous n’abandonnons pas Allos, ni le Seignus », écartant toute « volonté de nuire » et évoquant une décision qui a été « très compliquée » à prendre, mais nécessaire au vu du déficit important de la station. « Je ne connais pas d’entreprise qui assume tous les ans 1,3 million de déficit et qui perdure », a-t-elle avancé. « Dans le cadre de la nouvelle majorité, nous n’étions pas d’accord avec leur position et notamment l’ouverture plus grande de la station avec une baisse de forfait qu’ils avaient annoncé, parce que nous estimions que le déficit allait en être aggravé », a-t-elle expliqué. « Nos collectivités ne peuvent pas dépenser autant d’argent alors que ça n’est pas justifié. »

    « En reprenant sa compétence neige, la commune d’Allos s’est mise en très grande difficulté financière », a estimé Magali Surle-Girieud. Le Département représente 55% du syndicat mixte, tandis que la commune en représente 45%. Contacté, le maire d’Allos n’a pu être joint dans l’immédiat.

  • Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Après un voyage à vélo et en course à pied en Amérique du Sud, trois accompagnateurs en montagne ont décidé de jouer à domicile en parcourant la Routo, d’Arles vers le Piemont en Italie, puisque deux d’entre eux sont originaires de l’Ubaye, et le troisième de Nice. Jason Costa et Loïc Preghenella se sont donné le défi de battre le record de temps de parcours en course à pied, tandis que leur ami Bruno Maximim les suit en camion pour les ravitailler. « On nous a prêté un camion dans lequel on dort. On ne sait pas si c’est un bon cadeau ou un cadeau empoisonné vu toutes les galères qu’on a avec ! », lance ce dernier. « Les pratiques d’antan, la transhumance sont aussi importantes pour nous », explique-t-il.

    Les sportifs parcourent environ 62 kilomètres par jour, et se lèvent à cinq heures tous les matins. « Demain, on attaque les montagnes et les gros dénivelés », expliquent les coureurs de passage à Digne mardi. « Dès qu’il y en a un qui va moins bien, on se fait des blagues pour se remotiver », confie Jason. « Quand on repart après manger avec un ressenti de 39 degrés, en courant sur du bitume, on se demande pourquoi on fait ça », avoue-t-il.

    Sur leur route, ils rencontrent de nombreux personnages. « Avant-hier, on a dormi chez des gens qui sortaient d’une mise en bouteille de leur vigne. On leur a promis de boire la bouteille qu’ils nous ont offerte à notre arrivée à Cuneo », racontent-ils. « À Aix, un petit jeune de 13 ans est venu courir avec nous toute la journée ! », se rappelle Bruno. « Ce matin, on s’est arrêtés 30 minutes pour discuter avec un berger », se réjouit Jason.

    Les deux amis visent une arrivée à Cuneo en Italie ce dimanche au plus tard. Ils espèrent faire un film et écrire un livre sur leur aventure.

  • [Entretien] Mélissa Laveaux : « Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je me tairais politiquement »

    [Entretien] Mélissa Laveaux : « Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je me tairais politiquement »

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ? Est-ce que ça a toujours été une passion pour vous ?

    Mélissa Laveaux : Non. Je voulais être médecin, puis peintre et ballerine. Je me suis mise à faire de la musique pour soutenir des associations pour lesquelles j’étais bénévole, comme des associations féministes d’Ottawa, la ville où j’ai grandi, qui soutiennent les femmes qui sont victimes de violences sexuelles, des associations punk. C’était mes communautés et c’est pour ça que je me suis lancée dans la musique. Tout le monde m’a dit qu’il fallait que je mette ma musique sur Myspace. Cela fait plus de 20 ans que je fais de la musique, donc Spotify n’existait pas encore. Pas mal de gens m’ont découverte sur Myspace, et c’est là où mon ancien label m’a repérée. Maintenant, je suis devenue une artiste indépendante et autoproduite.

    La Marseillaise : Vous chantez en plusieurs langues, mais plus en français. Pour quelle raison ?

    Mélissa Laveaux : Je chantais en français, mais on m’a dit que mon français n’était pas correct, alors que je suis francophone, c’est ma langue maternelle. Du coup, j’ai arrêté de chanter en français en France. Je l’ai vraiment pris comme une insulte personnelle. Je refuse de chanter en français en France. J’ai perdu l’envie. Par contre, je chante en français au Québec. Et je chante en créole parce que physiquement, sensoriellement, c’est hyper délicieux. C’est comme manger un bon dessert. Je compose par rapport au goût.

    La Marseillaise : Quelles sont vos inspirations musicales ?

    Mélissa Laveaux : J’aime beaucoup le groupe écossais Young Fathers. J’ai toujours aimé Nina Simone. Après, il y a une énorme panoplie de chansons qu’on m’a fait écouter quand j’étais plus jeune. J’étais beaucoup inspirée par la Tropicalia brésilienne, par des artistes cubains, des femmes à la guitare. C’est ce qui m’intéresse beaucoup.

    La Marseillaise : Vous vous considérez comme un ovni ?

    Mélissa Laveaux : Oui. J’aimerais beaucoup qu’il y ait d’autres personnes qui fassent de la musique bizarre. Je trouve que je fais de la musique bizarre parce que j’écris pas de chansons d’amour. J’écris des chansons sur la mort, sur la maladie, sur la destruction de la planète. Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je chanterais des chansons d’amour et je me tairais politiquement.

  • À Digne, l’avenir de l’abattoir débattu en conseil communautaire

    À Digne, l’avenir de l’abattoir débattu en conseil communautaire

    « Il n’est plus acceptable que Provence Alpes Agglomération continue de porter seule la responsabilité financière et le déficit de l’abattoir, dont l’utilité dépasse largement l’agglomération. Ne rien faire, c’est faire le choix le plus coûteux pour nous », a lancé Bruno Acciaï, vice-président de l’agglomération délégué à l’agroalimentaire, proposant le lancement d’une mission relative au devenir de l’abattoir, lors du conseil communautaire, mercredi. « Je vous invite à une réflexion sur l’avenir de cet équipement stratégique pour notre territoire. Il joue un rôle essentiel pour nos éleveurs, pour les circuits courts et plus largement pour l’agriculture de notre département », a-t-il avancé.

    Cet abattoir est cependant vieillissant et a grand besoin d’être modernisé. « On ne doit pas se contenter de gérer l’existant comme nous le faisons maintenant », a insisté le vice-président. La mission prévue permettra d’avoir une vision claire sur les besoins des filières, sur les perspectives d’évolution de cet outil et les différents scénarios envisageables « pour construire un projet durable et cohérent ».

    Les élus se sont surtout interrogés sur la gouvernance de cet abattoir, actuellement géré à 100% par l’agglomération. « Aujourd’hui, notre agglomération assume seule la gestion et le déficit de fonctionnement de cet équipement. Et pourtant, seulement 33% de ses utilisateurs sont issus de Provence Alpes Agglomération », a déploré Bruno Acciaï, qui espère associer l’ensemble des partenaires concernés.

    Pendant ce conseil, le président de l’agglomération, Julien Di Benedetto, a également proposé de créer une nouvelle commission montagne et ruralité, et d’ouvrir les commissions aux conseillers municipaux qui ne sont pas élus à l’agglomération.

  • Le bilan de l’expérimentation du transport à la demande à Château-Arnoux-Saint-Auban

    Le bilan de l’expérimentation du transport à la demande à Château-Arnoux-Saint-Auban

    Un total de 121 utilisateurs, dont 69% de seniors, et 200 trajets par mois : élus et partenaires se sont félicités, jeudi, du bilan de l’expérimentation des transports à la demande dans l’agglomération. Ce dispositif « répond à un enjeu essentiel de mobilité sur le territoire au quotidien : se déplacer pour accéder aux soins, aux services publics et maintenir le lien social », a souligné Philippe Bertrand, maire de Château-Arnoux-Saint-Auban, l’une des huit communes desservies.

    « Les enjeux de mobilité et de vieillissement sont majeurs dans notre territoire rural et peu dense », a avancé Julien Di Benedetto, président de l’agglomération. Le département est le plus vaste de la région, mais le moins dense. Le vieillissement de la population rend les déplacements au quotidien complexes, et mène trop souvent au renoncement aux soins et à l’isolement. Le transport à la demande expérimenté depuis un an permet ainsi de « garantir à chacun un accès effectif à la santé, quel que soit son âge, sa situation sociale ou son lieu de vie », s’est réjoui le président. « Cela montre que les territoires ruraux peuvent être des territoires d’innovation », a-t-il conclu, avançant que l’expérience pouvait désormais servir de modèle pour d’autres territoires.

    Le directeur départemental de l’ARS, qui a participé au projet à hauteur de 45 000 euros, a lui aussi affirmé que l’expérimentation « pouvait inspirer bien au-delà de nos frontières ». Bertrand Biju-Duval s’est dit « très impressionné » par un projet « devenu international », saluant la présence d’une délégation japonaise de la fondation Toyota, partenaire du projet, en mairie de Château-Arnoux-Saint-Auban. Cette nouvelle forme de transport personnalisé permet de répondre « aux défis de l’hôpital public et du faible taux de densité médicale » dans le département, a-t-il souligné. Il a cependant affirmé que le territoire bas-alpin était désormais « en voie de remédicalisation », avec 54 médecins arrivés en trois ans, « soit un tiers des médecins qu’on a dans le département ».

    L’expérimentation prolongée

    Le tarif unique pour emprunter l’une des navettes à la demande est de deux euros. 11% des 121 utilisateurs sont en situation de handicap. Le personnel de l’agglomération a rencontré, fin mai, le centre social et les professionnels de la Maison de santé de Volonne pour avoir des retours concrets sur le service.

    Les élus de l’agglomération ont voté, mercredi, pour la poursuite de l’expérimentation pour une durée de six mois, qui pourra être renouvelée. De nouveaux conducteurs de bus pourraient potentiellement être recrutés et le service pourrait être étendu à d’autres zones de l’agglomération à l’avenir.

    Reste à développer l’application, peu utilisée par les habitants, qui préfèrent souvent réserver par téléphone avec la maison France services.

  • Stéphanie Colombero veut « faire gagner la droite » au Sénat

    Stéphanie Colombero veut « faire gagner la droite » au Sénat

    La candidate LR aux sénatoriales, Stéphanie Colombero en tournée dans le département pour rencontrer ses soutiens, espère représenter la droite et le Département au Sénat, et briser le règne de la gauche. Cette année, elle est l’unique candidate de droite, alors que, lors des précédentes élections sénatoriales, deux candidats s’étaient présentés et avaient facilité la victoire de la gauche. Elle affrontera le sénateur sortant Jean-Yves Roux (PRG), Fabrice Durnerin (RN), qui avait échoué aux élections municipales de Manosque, et Stephane Durbec, ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen et élu d’opposition à Céreste. Mercredi, la candidate s’est affichée aux côtés de ses soutiens de la majorité départementale, la présidente Eliane Barreille (DVD), qui a quitté LR « insatisfaite du fonctionnement », et plusieurs vice-présidents.

    En se déplaçant aux quatre coins du département, Stéphanie Colombero espère, « afficher son attachement à la proximité ». Elle compte sur son expérience en tant que cadre de santé pour convaincre les grands électeurs, alors que les déserts médicaux sont un enjeu majeur dans le département. Elle insiste notamment sur « le maintien à domicile des aînés ». « Le fait de siéger dans la majorité sénatoriale donnera un poids supplémentaire et permettra de faire avancer les projets du département plus facilement », assure-t-elle. Sa candidature est aussi « une façon de faire barrage au RN ».

    « On a un sénateur de gauche car il n’y a pas eu d’entente à droite », explique Eliane Barreille, qui se réjouit d’avoir cette fois-ci une seule candidate issue de LR. Sandra Raponi, qui a laissé sa place à la tête de la fédération des Républicains à Bruno Vivien la semaine dernière, vante les mérites d’une candidate « expérimentée » et « compétente ». « Statistiquement, si on prend le nombre de communes à droite Stéphanie Colombero pourrait avoir ses chances », espère Eliane Barreille.

  • Éclectique et gratuit, le festival les Escapades est de retour

    Éclectique et gratuit, le festival les Escapades est de retour

    Qui dit début de l’été, dit retour des Escapades au Théâtre Durance. Le festival, gratuit, fait la part belle à l’éclectisme, entre promotion des artistes locaux et ouverture aux musiques d’ailleurs. « On travaille sur la découverte musicale, amener le public vers autre chose que ce qu’il a l’habitude d’écouter. L’esprit c’est la qualité artistique et la découverte », explique la programmatrice Elsa Gobert.

    Pour la première fois, le festival démarre ce jeudi soir avec ALA.NI, artiste londonienne originaire de Grenade qui propose « un son assez music-hall mais pas que. Elle peut nous emmener aussi jusqu’aux îles Caraïbes d’aujourd’hui, c’est assez solaire, détaille Elsa Gobert. Ensuite, ce sera Mélissa Lavaux, Une artiste d’origine haïtienne très engagée, qui a livré un dernier album très personnel où elle raconte toutes les fois où elle a frôlé la mort. Un sujet qu’elle aborde d’un point de vue poétique. Elle n’en rit pas mais presque ». Vendredi 19 juin, la première partie de soirée sera assurée par une artiste locale résidant à Embrun, Ottilie B. D’ordinaire adepte de musique électronique, elle revisite son répertoire intégralement en acoustique. Suivra le groupe Atomic PingPong, « une formation qui vient de l’art de rue, à l’esthétique fanfare, presque dadaïste, colorée, décalée et très festive », décrit Elsa Gobert.

    À côté des deux groupes, se produira la Djette, La Louve, qui reprend les musiques maghrébines à la sauce électro. Enfin, samedi 20 juin se partagera entre Sarab, quatuor capable de passer « de la poésie arabe à un rock très underground et post-punk » d’après la programmatrice du festival, et Friedberg, groupe autrichien avec « une pop rock assez envoûtante, qu’on écouterait pour aller faire des road trips ».

    Ottilie B, un répertoire

    en réinvention

    Parmi les artistes de cette édition, Ottilie B, musicienne associée au Théâtre de Gap, est sans doute la plus locale mais aussi la plus difficile à enfermer dans un seul genre. « Le projet actuel, “En boucle”, est une réinterprétation de mon répertoire, en version acoustique, totalement libérée des machines, explique l’artiste embrunaise. Je dis libérée, c’est volontaire, parce que c’est un peu à l’inverse de ce qui se fait aujourd’hui. J’avais envie de quelque chose de plus brut, de plus aux prises avec les choses essentielles. C’est un peu une récréation pour moi. » Un style qui se prête d’ailleurs particulièrement bien aux événements comme les Escapades. « Ma démarche s’inscrit dans un lien au plus près du spectateur, explique-t-elle. D’ailleurs, j’aime bien dire spect’acteur, spectact’rice, les rendre partie prenante de mes créations. Ça m’intéresse de faire sentir au public que sans lui, il n’y a pas de spectacle. C‘est un rendez-vous qu’on se donne. » Le rendez-vous est donc pris, du 18 au 20 juin au Théâtre Durance.

  • Un partenariat pour protéger les littoraux et les lacs du Sud

    Un partenariat pour protéger les littoraux et les lacs du Sud

    « Une terre agricole est perdue pour toujours si elle est artificialisée » lance François Fouchier, délégué régional Provence Alpes Côte d’Azur au Conservatoire du littoral. C’est cette problématique qui a poussé la Safer à signer une convention de partenariat avec le Conservatoire pour protéger les littoraux et les lacs de l’artificialisation des terres agricoles. Ces deux opérateurs fonciers achètent des terrains et les mettent à disposition, « à prix juste » d’agriculteurs qu’ils choisissent pour préserver l’environnement.

    « La Safer a une mission de préservation de l’environnement mais aussi de développement de l’agriculture. C’était naturel, à travers les missions du conservatoire, de tisser un partenariat concret pour concilier les enjeux à la fois de préservation de l’environnement et de développement de l’agriculture sur le littoral », explique Laurent Vinciguerra, directeur de la Safer PACA. Le Conservatoire du littoral a lui été créé en 1975 avec l’idée de « définir un bien commun inaliénable : le but est de préserver et d’extraire ces territoires naturels de toute velléité d’artificialisation et de construction », rappelle François Fouchier. « Il y a des outils de préservation des espaces naturels mais, pour l’agriculture, ils sont les plus menacés aujourd’hui par la pression d’urbanisation et d’usage, d’aménagement », explique-t-il.

    La convention a été signée entre les deux opérateurs fonciers pour neuf ans. Elle couvre tous les départements de la Région, sauf le Vaucluse. Avec ce partenariat, la Safer et le Conservatoire du littoral espèrent « lutter contre les changements de destination, les détournements d’usages et l’artificialisation », avance Laurent Vinciguerra.

    Maintenir les agriculteurs en place

    « Concrètement, la Safergarantit à travers des cahiers des charges le maintien d’une activité agricole pour éviter un dévoiement », explique François Fouchier. Avec cette convention, les deux opérateurs fonciers mutualisent leurs moyens pour mieux prévenir l’artificialisation des milieux naturels.

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le Conservatoire du littoral travaille sur des projets sur les lacs du Verdon et sur celui de Serre-Ponçon. « Sur les communes de ces lacs-là, on a déjà acquis 1 600 hectares sur le Verdon et une centaine d’hectares sur Serre-Ponçon », détaille Franck Horon, délégué adjoint de la délégation des lacs. L’objectif est de maintenir les exploitants en place sur les parcelles agricoles. « Sur le Verdon, on est même en train de débroussailler plusieurs centaines d’hectares qui étaient perdus pour l’agriculture », se félicite Franck Horon.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les combattants précaires aidés

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les combattants précaires aidés

    « Mieux repérer et accompagner les anciens combattants en situation de grande précarité » : tel est l’objectif de la convention signée, mardi, entre la préfète, l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) et la Protection civile. Cette convention crée un dispositif de détection et d’orientation pour repérer les situations de précarité et de détresse chez les anciens combattants. C’est « une première nationale », selon la préfecture.

    « Les bénévoles de la Protection civile, présents sur le terrain lors des maraudes, pourront repérer et signaler à l’ONaCVG toute personne susceptible d’être ressortissante de l’Office afin qu’elle soit identifiée, contactée et accompagnée dans ses démarches », explique la préfecture. De son côté, l’ONaCVG pourra alerter la Protection civile de la situation d’un ressortissant sans abri afin qu’une maraude soit organisée.

    « Ce que le service public doit être »

    « En associant l’ONaCVG et la Protection civile autour des anciens combattants les plus précaires, nous créons une chaîne de vigilance. La reconnaissance de la Nation se voit traduite en actes, en présence et en humanité concrète. C’est ce que le service public doit toujours être : discret, patient, obstinément tourné vers les autres », avance la préfecture.

    Le département compte près de 5 000 ressortissants de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre : combattants de toutes générations du feu, blessés, invalides, harkis, veuves, orphelins ou encore victimes d’actes de terrorisme. « Derrière chaque dossier, il y a une vie, derrière chaque demande, il y a une dignité à préserver », souligne la préfecture.

    La préfète Isabelle Tomatis, la directrice générale de l’ONaCVG Marie-Christine Verdier-Jouclas et le président de la Protection civile 04 Samuel Juestz d’Ynglemare ont signé la convention à l’occasion du conseil départemental des anciens combattants, mardi.