Tag: Aix-en-Provence

  • Comédie de troupe familiale à Martigues et Aix

    Comédie de troupe familiale à Martigues et Aix

    C’est l’histoire de Louise, qui a plaqué ses études pour se lancer dans une carrière humoristique. Si bien que l’un de ses sketchs épicés lui a valu une fâcherie avec sa mère. Trois ans plus tard, là voilà de retour dans le foyer familial à l’occasion de la Fête des mères qui va se transformer progressivement en « un règlement de comptes aussi cruel que salvateur ». Le point de départ de Fête des Mères : diptyque familial, qui prend ses quartiers lundi 12 et mardi 13 octobre au Théâtre des Salins, et dont la trame narrative s’étire jusqu’au mariage de l’héroïne, cinq ans plus tard.

    Sel tragicomique

    Le cœur de l’action de cette comédie de troupe se déroule dans la maison familiale où le sel tragicomique est aussi assaisonné grâce à ses frères, Gabriel et Ziggy, mais aussi avec leur compagnon Arthur et Florence, « dont les excès d’alcool enveniment autant qu’ils détendent l’atmosphère. Étant moi-même issue d’une famille de quatre enfants, c’est un sujet que je connais bien et qui me paraît propice à des situations à la fois drôles et sensibles », rappelle Adèle Royné auteur et interprète de la pièce. Selon elle, Fête des Mères : diptyque familial lui « permet d’aborder des questions vitales et plus larges sur l’amour, l’engagement et la place qu’on occupe les uns vis-à-vis des autres ». Écrite avec Guillaume Vincent, une pièce en deux volets qui passera également les 14 et 15 octobre à Aix, sur la scène du Jeu de Paume.

    www.les-salins.net et www.lestheatres.net
  • Rassemblés pour le droit des femmes à Aix

    Rassemblés pour le droit des femmes à Aix

    « Les CRS nous ont protégés du Maquis », rapporte l’une des associations du Cercle. Le député et élu d’opposition de gauche Marc Pena (PS) était présent. Organisé en cercle et dans le silence, le rassemblement affichait sa solidarité avec les droits des étrangers, et plus particulièrement avec ceux des femmes à travers le monde.

  • Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Au terme d’un week-end qui a réuni 408 équipes à l’occasion de la deuxième édition de l’International d’Aix-en-Provence, National Top 1 000 organisé au parc Jourdan, Patrice Gregori, Jean-Christophe Gimenez, dit « Steeve » et Marc Cognard, surnommé « Fafou », ont décroché la victoire. Les trois compères marseillais, licenciés dans le club corse de Saint-Georges, ont chacun joué leur partition à merveille de bout en bout.

    « On se connaît, on se complète, on a l’habitude maintenant », sourit Steeve Gimenez, le canonnier du trio, qui décroche ainsi sa première victoire de la saison après avoir enchaîné les demi-finales et les finales.

    L’ancien pensionnaire du Case de Nice évolue régulièrement avec Marc Cognard depuis près de trois ans, mais n’a commencé à jouer aux côtés de Patrice Gregori que cette saison, depuis que tous trois ont rejoint l’île de Beauté.

    Ensemble, ils ont rapidement marqué les esprits en se hissant jusqu’en demi-finale du championnat de France triplette. « On mérite, on a fait un super week-end », lance Gregori, le pointeur expérimenté, conscient qu’ils ont chacun d’entre eux « un sacré caractère ».

    Une finale à sens unique

    Mais pour s’adjuger l’International aixois, les Corso-marseillais ont dû franchir plusieurs obstacles de taille, notamment lors de la dernière journée. En huitième de finale, ils ont écarté l’équipe de Joseph « Tyson » Molinas, avant de prendre le dessus sur celle d’Antoine « Vigo » Dubois en quart, puis sur la formation de Kevin Delys en demi-finale.

    Restait à négocier la finale face à la bande de Maison Durk, annoncée comme favorite après avoir éliminé en seizièmes de finale la triplette de Jean-Michel Puccinelli, accompagné par Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Dans cette ultime opposition, la complémentarité du trio Gregori-Cognard-Gimenez ont fait merveille. Les Corso-Marseillais ont profité d’une entame complètement manquée de leurs adversaires, qui ont concédé pas moins de onze points en deux mènes, afin de prendre rapidement le large.

    Mais fallait-il encore transformer cet avantage en victoire. Steeve Gimenez s’en est chargé avec brio, signant une prestation exceptionnelle au tir avec neuf tirs réussis sur dix, dont huit carreaux, malgré deux sorties de bouchon successives de Prud’homme.

    Associée à la précision de Gregori au point et à la régularité de Cognard, cette adresse a permis au trio de maîtriser les débats jusqu’au bout.

    Marsille brille à domicile

    Mélissa Marsille, licenciée à la Boule Aixoise, club organisateur de l’International d’Aix, a remporté le National Top 1 000 féminin, dimanche après-midi, aux côtés des Aubagnaises Léa Navarro et Mélissa Mordenti. Dès les quarts, cette triplette a totalement imposé son style sur les terrains du Parc Jourdan. Elles ont même conclu la journée en infligeant une Fanny en finale face à Marion Ferrero, Alice Ferrero et Marine Rocchietta.

  • À Aix, une action pour alerter le public de « La Dame de Pierre »

    À Aix, une action pour alerter le public de « La Dame de Pierre »

    « Ce show musical n’a rien de neutre. Il revisite l’histoire française à travers une grille conservatrice et réactionnaire », peut-on lire sur l’un des tracts distribués devant l’entrée de l’Arena du Pays d’Aix. Ce dimanche soir, La Dame de Pierre était à l’affiche. À l’appel de la CGT Spectacles, une trentaine de militants issus d’organisations antifascistes, syndicales et associatives se sont donc mobilisés deux heures avant le début de la représentation afin d’« informer » les spectateurs du « révisionnisme » qu’ils estiment véhiculé par le spectacle.

    Cette représentation musicale, qui propose de revivre « les grandes heures » de la cathédrale Notre-Dame de Paris, est en partie soutenue par le Fonds du Bien Commun, fondé par Pierre-Édouard Stérin, milliardaire d’extrême droite. Selon le tract distribué par les manifestants, son metteur en scène serait par ailleurs « réputé proche de l’Action française ».

    « Ce n’est pas un spectacle comme les autres, ça distille des idées d’extrême droite, une ode à Marie. Ce n’est pas neutre », affirme Magali Braconnot, de la CGT Spectacles. Un second volet motive la mobilisation : celui du respect du « droit du travail ».

    « Fragilisés »

    L’an passé, une mobilisation avait déjà été organisée au même endroit pour dénoncer ce spectacle. Un signalement de la CGT Spectacles avait alors été transmis à l’Urssaf et à l’Inspection du travail. « 120 bénévoles étaient présents. Mais la loi l’interdit sur des spectacles dont l’entrée est payante. Au mois de juin dernier, on s’est rendu compte que ça avait fonctionné : il n’y a plus que des pros maintenant », précise Magali Braconnot.

    Elle poursuit : « Ils sont fragilisés. Ils ont 2,5 millions de déficit et ne savaient pas s’ils allaient continuer la tournée », selon la CGT, une seule tournée est programmée en octobre, trois dates auraient été annulées et une seule représentation, contre deux l’an dernier, est prévue à Aix-en-Provence.

    Le tout dans un contexte de restriction budgétaire dans le secteur culturel. « Là où le service public se rétrécit, les privés s’engouffrent : ils mettent leurs sous, mais avec leur idéologie. Ce n’est pas possible. »

    L’action de l’année dernière « avait été éclairante. Certains découvraient ce qu’ils allaient voir », souligne Claudie Hubert, pour le Collectif aixois contre l’extrême droite. À l’issue de la représentation de l’an dernier, une spectatrice avait adressé un témoignage aux organisations mobilisées. Elle y dénonçait notamment une représentation de la Révolution française qu’elle jugeait historiquement trompeuse, en contradiction avec ce que son enfant avait appris à l’école. « Aujourd’hui, il voyait un spectacle où la Révolution française détruit les églises dans la violence en disant : “Dieu n’existe plus”. C’est une déformation de l’histoire ! »

  • Airbus et l’Entente Valabre s’allient contre les incendies

    Airbus et l’Entente Valabre s’allient contre les incendies

    Les nouvelles technologies pourraient jouer un rôle croissant dans la prévention et la lutte contre les feux de forêt. C’est dans cette perspective que l’Entente pour la forêt méditerranéenne (Entente Valabre), basée à Gardanne, a conclu un partenariat de trois ans avec Airbus. La convention a été signée le 1er octobre à l’occasion du Mondial Secours et Protection, organisé à La Roche-sur-Foron et à Annecy.

    Quelques semaines plus tard, au Centre euroméditerranéen de simulation des risques (Cesir) de l’Entente, une délégation d’Airbus découvre cet espace dédié à la simulation de crise et à l’entraînement des décideurs de la sécurité civile. Depuis plusieurs années, Airbus fournit déjà à la Sécurité civile et aux sapeurs-pompiers des aéronefs, des systèmes de communication et diverses technologies. Cette coopération franchit aujourd’hui une nouvelle étape.

    « Après la saison noire de 2022 en France, comme tout citoyen, on s’est dit : “qu’est-ce qu’on peut faire de plus ?” On voyait bien que le changement climatique était en train d’arriver (…). En tant que fournisseur de technologie, on s’est demandé ce qu’on pouvait apporter pour pouvoir préparer les prochaines saisons de feux », explique Olivier Chalvet, chargé des missions feux de forêt chez Airbus Defence and Space.

    Affiner la décision

    En 2024, à Nîmes, cette équipe rencontre pour la première fois les Sdis et l’Entente Valabre « pour nous éduquer, comprendre les enjeux », précise Olivier Chalvet. Deux ans plus tard, en mars, une première expérimentation menée à Nîmes-Garons, en partenariat avec l’Entente, a permis de « tester des changements dans la façon dont on peut interconnecter le sol et l’air ». Objectif, « montrer comment, sans 4G ni 5G, on pouvait réussir à créer une bulle tactique », résume Olivier Chalvet. Concrètement, les technologies développées par Airbus doivent constituer des « outils d’aide à la décision ». « La réponse technologique va nous permettre d’aller plus vite, d’aller dans les secteurs ou l’on ne va pas encore », précise Luc Langeron, chef du département information et prévention de l’Entente. De son côté, l’Entente apportera son expertise de terrain afin de tester les solutions développées par Airbus, d’évaluer leur pertinence opérationnelle et de les adapter aux besoins des acteurs de la sécurité civile. Parmi les thématiques travaillées dans le cadre de cet accord – « certaines sont encore confidentielles, d’autres se construisent conjointement parce que c’est une problématique aujourd’hui importante », précise en amont le colonel Ludovic Ines – la « coordination aéroterrestre dans le cadre de la sécurisation des largages opérationnels, des pompiers au sol et de l’efficacité de l’action aéroterrestre menée par les pompiers et par les aéronefs. On appelle cela la déconfliction », poursuit le colonel.

    Les travaux porteront aussi la détection précoce des feux naissants et le « travail sur l’approche dronisée ». « 95% des feux sont éteints avant qu’ils ne fassent 5 hectares. Notre ambition avec Airbus est d’étendre cette statistique et si possible l’améliorer au niveau national pour faire en sorte que, de la détection au traitement de l’alerte et à l’arrivée des premiers engins, aériens ou terrestres, on puisse avoir une action précoce sur les départs de feux. »

  • À Aix, antifascistes et militants d’extrême droite face à face malgré l’interdiction

    À Aix, antifascistes et militants d’extrême droite face à face malgré l’interdiction

    La manifestation prévue ce samedi 10 octobre place de l’Hôtel-de-Ville, par le Collectif Antifa, avait été interdite par la préfecture en raison de risques d’affrontements entre militants antifascistes et groupes d’ultradroite. Un rassemblement s’est néanmoins formé spontanément sur la Rotonde, dans la matinée.

    D’un côté, des militants d’ultradroite, avec des néonazis; de l’autre, des organisations et associations antifascistes. Plusieurs drapeaux de La France insoumise (LFI) étaient également visibles dans la foule. Le député de Vaucluse Raphaël Arnault a pris la parole lors de la mobilisation. Sa présence était initialement annoncée avant l’interdiction préfectorale de tout rassemblement.

    Selon les organisateurs, 200 personnes mobilisées « contre le fascisme » étaient présentes, contre une « trentaine » du côté de l’ultradroite. Les forces de l’ordre ont finalement dispersé les groupes à l’aide de gaz lacrymogène.

    Malgré cette issue, les organisateurs considèrent la mobilisation comme une « victoire ». « On a réussi à tenir bon, à montrer qu’on était plus nombreux », estime Lina, du Collectif Antifa d’Aix.

  • Mobilisés contre un spectacle lié à Pierre-Édouard Stérin

    Mobilisés contre un spectacle lié à Pierre-Édouard Stérin

    Une « tentative de récupération de l’Histoire au service d’un récit nauséabond et dangereux », selon le Collectif aixois contre les idées et violences de l’extrême droite. Un spectacle « qui distille une idéologie nauséabonde et des pratiques problématiques quant au respect du droit des salariés, comme souvent avec ces shows portés par des militants d’extrême droite », pour la CGT Spectacles. Les deux organisations, ainsi que Visa 13 et le Syndicat français des artistes (SFA), rejoints par d’autres associations, seront mobilisés devant l’Aréna du Pays d’Aix, ce dimanche 11 octobre, dès 16h.

    En cause : La Dame de Pierre, présentée sur le site de l’Aréna comme un « récit légendaire du plus célèbre monument du monde », actuellement en tournée et programmée à 18h. Comme un air de déjà-vu, puisque le 16 novembre dernier, date de programmation de ce même spectacle, une mobilisation s’était déjà tenue. Ils étaient à cette époque, plusieurs dizaines à manifester.

    Pour cause, le spectacle, mis en scène par Corentin Stemler, est en partie financé par le Fonds du Bien commun, fondé à l’initiative de Pierre-Édouard Stérin, milliardaire d’extrême droite. « Dans le contexte de remise en cause du financement du service public de la culture que nous connaissons aujourd’hui, les milliardaires de l’extrême droite française ne cachent plus leurs ambitions d’investir massivement dans le secteur culturel (…). Pierre-Édouard Stérin lui, avance tous les jours les pions de son projet Périclès, acronyme pour “Patriotes enracinés résistants identitaires chrétiens libéraux européens souverainistes”. Son projet a pour objectif d’assurer une victoire idéologique et politique à une alliance entre l’extrême droite et la droite libérale conservatrice de France », résume la CGT des Spectacles.

    Des tracts seront distribués aux spectateurs, pour « alerter » à propos d’un spectacle qui, selon les organisateurs de la manifestation, distille une « idéologie réactionnaire ».

  • À Aix, des parents viennent superviser les lycéens qui font blocus

    À Aix, des parents viennent superviser les lycéens qui font blocus

    Ils sont une dizaine à scruter les allers et retours sur le Boulevard Carnot, à entourer le groupe de lycéens postés sur les marches du lycée Vauvenargues. Tissu blanc autour du bras comme signe distinctif, plusieurs parents d’élèves se sont mobilisés, ce vendredi matin, pour accompagner et encadrer le blocus des lycéens. Vers 8h30, une dizaine de camions CRS longent l’axe. Une poubelle finit de brûler. Des interpellations viennent d’avoir lieu. Une demi-heure avant, plusieurs lycéens étaient regroupés devant l’établissement, avant d’être dispersés.

    « Quand d’autres parents nous contactent on les met au courant de ce qu’il se passe, explique l’un d’entre eux, téléphone en main. Il y a une messagerie où l’on est maintenant 35. Comme on avait peur qu’il y ait un vrai blocage aujourd’hui, ça s’est organisé hier soir. » Le lycée Vauvenargues ferme ses portes pour la journée suite au blocus. « Il y avait un exam ce matin, il est content ! », poursuit ce parent en parlant de son fils. Dans le groupe qui fait les cent pas, on s’inquiète aussi de l’impact sur les résultats scolaires. « Bon les jeunes, vous avez prévu quoi la semaine prochaine ? » leur lance Habiba, parent délégué du lycée. Et d’échanger avec le groupe de lycéens qui soumet ses idées.

    « J’ai posé ma journée aujourd’hui pour venir protéger les enfants des autres. Au moment où ça a été un peu chaud, il y avait plein de petits collégiens, du Sacré-Cœur, qui devaient juste faire 500 mètres, qu’on a retenus. Après le feu de poubelle, je les ai escortés jusqu’au collège. Je me sens utile ce matin », raconte Fanny, maman d’un élève, lui, inscrit dans le privé. « C’est une façon d’être constructif, chacun a sa part. C’est un mouvement qui est très réprimé, on est là pour protéger nos gamins et ceux des autres ».

    Gardes à vue

    Ce vendredi matin, la matinée a été agitée en centre-ville et d’importantes dégradations ont été commises. Des lycéens et des étudiants ont été placés en garde à vue. Ils ont reçu la visite du député Marc Pena (PS) qui a notamment vérifié que tous leurs droits étaient respectés. Le conseiller municipal communiste David Tessier était également présent. Il a réaffirmé qu’il était « urgent d’entendre la colère et les aspirations de la jeunesse » et que « si toutes les violences étaient condamnables, la répression ne pouvait constituer une réponse politique ».

    Un cortège de jeunes s’est rendu à 15h, devant le commissariat, pour demander la « libération des camarades ».

  • [Entretien] Bruno Mansio : « L’idée est de progressivement faire grandir l’International d’Aix »

    [Entretien] Bruno Mansio : « L’idée est de progressivement faire grandir l’International d’Aix »

    La Marseillaise : Vous affichez presque complet à la veille de l’événement. Comment s’est passée l’organisation en amont ?

    Bruno Mansio : Au départ, on était sur 256 équipes, avec la possibilité de monter à 260, ce qui permettait de rester sur une jauge d’environ 320 jeux, comme l’année dernière. Avec les 128 équipes féminines qui attaquent à 14h, le problème était surtout l’espace. On avait prévu de faire le carré d’honneur dans le bassin du parc, mais ça devenait trop compliqué et on se retrouvait à l’étroit. Un autre événement devait également se tenir à la Boule d’Orbitelle, mais la Ville leur a demandé de partir. On a donc cherché une solution et, en passant devant le stade des Platanes, on s’est dit : pourquoi ne pas déplacer l’événement à l’extérieur ? On a finalement trouvé ce site, qui permet d’installer environ 80 jeux. Comme on avait beaucoup de demandes et qu’on était limités en capacité, l’objectif était de pouvoir accueillir un maximum d’équipes et de satisfaire le plus de monde possible. L’idée est aussi de faire grandir progressivement l’événement. On était à 320 équipes, on a rouvert avec 200 séries supplémentaires.

    De plus en plus d’événements sportifs disparaissent, faute de moyens ou de soutiens. À quel point l’organisation d’un International est difficile ?

    B.M. : Dès lors qu’on a l’appui de la Ville et de ses services, notamment pour toutes les démarches administratives, ça simplifie énormément les choses. Mais le financement reste un vrai défi. Les dotations sont importantes. Rien que pour un Top 1000, les vainqueurs gagnent 1 000 euros chacun, auxquels s’ajoutent les dotations des finalistes. Au total, on est sur un budget qui avoisine les 100 000 euros. Quand on valorise l’ensemble des moyens nécessaires – barriérage, sécurité, éclairage, aménagement des terrains et des carrés d’honneur, prestataires comme Boulistenaute ou Ludax – les coûts s’accumulent rapidement. Rien que l’éclairage représente 5 000 à 7 000 euros.

    La Boule Aixoise a été créée seulement il y a deux ans et demi, et vous faites déjà partie des grandes équipes nationales…

    B.M. : On est fier d’avoir déjà un finaliste du Championnat de France tête-à-tête, des demi-finalistes en doublette et en doublette mixte, ainsi que cinq titres départementaux. On a envoyé plusieurs équipes aux Championnats de France. Il nous manque encore quelques titres, mais ce n’est pas grave. On va continuer à se renforcer et à recruter. Ce qui me rend surtout fier, ce sont nos jeunes. Ils ont remporté pour la troisième fois la finale de La Marseillaise et l’objectif est de les garder et de les accompagner.

    L’avenir de la pétanque passe par la formation des jeunes, selon vous ?

    B.M. : Si on veut que la pétanque soit pleinement reconnue comme un sport, il faut investir davantage dans la jeunesse. Un titre de Champion de France senior viendra, mais ce n’est pas l’essentiel. Le plus important est d’accompagner les jeunes, de leur donner les moyens de progresser et de rester dans le sport. Il faut donc que la Fédération et les comités départementaux se saisissent réellement de cette question. Nous sommes dans un département qui compte environ 12 000 licenciés. Il y a des moyens, mais il faut les investir davantage dans la formation, notamment en accompagnant et en soutenant les éducateurs. C’est là que nous avons encore une vraie marge de progression.

    Comment s’installer durablement au niveau national et rivaliser avec les autres grands clubs de l’Hexagone ?

    B.M. : Il faut mettre les moyens correspondants à vos ambitions. Une saison comme la nôtre représente un budget d’environ 150 000 euros, avec des sponsors, le soutien des institutions et la confiance de partenaires. Quand la Ville nous met à disposition 3,5 hectares du parc Jourdan en nous disant de montrer ce qu’on est capables de faire, c’est un véritable défi, mais aussi une formidable opportunité. Il y a évidemment des clubs, comme Arlanc et Fréjus, qui disposent aujourd’hui de joueurs et de moyens considérables. À nous maintenant de continuer à nous structurer.

    La section féminine se renforce

    Pour sa première saison chez les seniors, Mélissa Marsille a remporté le championnat des Bouches-du-Rhône en doublette mixte avec Michel Hatchadourian, puis s’est hissée jusqu’en demi-finale du championnat de France avec le même bombardier arménien. Pour qu’elle puisse continuer à progresser, la Boule Aixoise a attiré deux joueuses de renom dans ses filets : Séverine Roche, « dont l’expérience et le calme seront précieux pour accompagner les jeunes » et la talentueuse Kaylie Victoor-Demeter, également âgée de 18 ans. « Nous avons déjà une quarantaine de joueuses, mais l’objectif est de constituer un véritable groupe de haut niveau, avec suffisamment de joueuses pour pouvoir aligner plusieurs doublettes et triplettes », souligne Bruno Mansio, président du club aixois.

  • Provence Rugby face à l’obstacle Angoulême

    Provence Rugby face à l’obstacle Angoulême

    Il y en aura des déplacements compliqués durant la saison. Se renbdre au stade Charles-Mathon d’Oyonnax sera d’une difficulté certaine, voyager en Corrèze, jusqu’à Brive, le sera aussi. Ce vendredi, le périple jusqu’en Charente ne sera pas une partie de plaisir. Provence Rugby débarque sur la pelouse synthétique de Soyaux-Angoulême pour le compte de la 6e journée de Pro D2 (19h). L’an passé, les Aixois avaient été surpris d’entrée de saison par les Violets, s’inclinant 28-25. Un premier revers qui n’avait pas permis de débuter du bon pied et les hommes de Philippe Saint-André ont traversé le premier bloc sans être vraiment eux-mêmes.

    Comptablement, les choses ont évolué positivement lors de ces cinq premiers matches de l’exercice 2026-2027. Le cinq sur cinq réussi par Provence Rugby place le club dans le peloton de tête. Mais il y a les chiffres et ensuite la réalité du terrain. Après deux succès convaincants contre Agen et Colomiers, le jeu aixois s’est effrité, de toute évidence.

    Invaincu à domicile

    Les prestations face à Narbonne et Aurillac n’ont pas plu à grand monde et l’ex-sélectionneur du XV de France souhaite une réaction de ses joueurs. « Si tu crois que tu vas gagner un match seulement en portant le maillot de Provence Rugby, ce n’est pas possible. Contre Aurillac, on a été complètement absent dans le combat. On s’est fait défoncer dans les rucks, on a loupé de nombreux placages… » Joris Cazenave apaisait les esprits et semblait faire un bilan plus positif avant d’attaquer cette nouvelle série de matches : « Il n’y a rien d’alarmant, nous sommes en haut du tableau, c’est ce qu’on voulait. »

    La première trêve de la saison a permis de reposer les têtes et les corps, au moins pour quelques jours. Les Noirs se sont ressourcés et ont repris le chemin de l’entraînement avant d’affronter un second bloc à trois déplacements pour deux réceptions. Surtout que Soyaux-Angoulême, 5e du championnat, a été imbattable sur ses terres, depuis le début de la saison. Colomiers, dernier demi-finaliste ? Battu 38-26. Montauban, encore en Top 14 au mois de mai ? Battu 45-7. Agen a subi le même sort en tombant sur le score de 36-22. Le SA XV sera donc un gros morceau.

    Deux changements

    dans le XV

    L’encadrement a décidé d’apporter quelques modifications à son groupe pour cette rencontre, même si elles ne sont pas nombreuses. Nous retrouvons 13 des joueurs titulaires face à Aurillac dans le XV de départ pour ce déplacement en Charente. Seuls les arrières Baptiste Lenoir et Léo Drouet laissent leur place à Finau et Tui. Le tout jeune Paul Cellio-Zwiler est de nouveau aligné, tout comme celui qui a été désigné par ses pairs meilleur joueur de Pro D2 la saison dernière : Setareki Bituniyata. Le Fidjien conserve sa place au centre, alors qu’aucun changement n’est à signaler du côté des avants.

    Les Provençaux font face à de nombreuses blessures mais le recrutement, plus ciblé que lors des précédentes saisons, permet de conserver une densité. Les finisseurs ont été précieux face à Aurillac, les Gambini, Nyemsi ou encore Waqa le seront encore en Charente.

    ANGOULÊME – PROVENCE

    6e journée de Pro D2

    Stade Chanzy (19h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    ANGOULÊME : Darrelatour – Farissier, Proult, Lafon, Rasaku – Botica, Aprasidze – Lemardelet, Sentubery, Texier – Javakhia, Labarthe – Boutemmani, Meite, Balakrev

    PROVENCE : Vareiro – Cellio-Zwiler, Bituniyata, Finau, Tui – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien