Tag: Aix-en-Provence

  • À Aix, un jardin pour mettre les jeunes au travail

    À Aix, un jardin pour mettre les jeunes au travail

    Jardin du Lou Grillet, dans le quartier d’Encagnane, ils sont cinq à avoir empoigné sécateurs, râteaux, pelles et autre matériel de jardinage pour restaurer ce bout de terrain partagé. Depuis lundi, ces ados et jeunes adultes, âgés de 16 à 18 ans, ont intégré un chantier éducatif rémunéré et encadré par les éducateurs de l’association Addap13. Sur une durée de cinq jours, suivant le modèle d’une semaine de 35 heures, le chantier, s’inscrit dans le cadre du dispositif Limit’s (Limiter l’entrée des mineurs dans les réseaux d’économie parallèle) et porté par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) et en partenariat avec le centre permanent d’initiative pour l’environnement (CPIE) d’Aix et le Collectif d’habitant des 20 000 lieux. « Le but du chantier, c’est de cibler et repérer des jeunes dans la rue qui sont éloignés des dispositifs de droit commun, recontextualise Nicolas Pierantoni, éducateur spécialisé de l’Addap13. L’objectif : travailler pendant 5 jours sur la réhabilitation du cadre de vie dans le jardin du Lou Grillet sur les espaces vie. »

    En amont, les cinq jeunes qui vivent, pour certains, leur première expérience professionnelle ont rédigé papiers administratifs et signé leur contrat, et cela constitue « une partie du travail », expliquent les éducateurs. Ces derniers effectuent quotidiennement un « travail de rue » pour repérer les profils dits « éloignés » de l’emploi, puis maintenir le lien et un suivi, sur la base d’une libre adhésion des jeunes.

    « Une première fois »

    « Les éducateurs sont des traits d’union dans le quotidien », détaille Stéphane Chenallet, éducateur spécialisé pour l’Addap13. Entre deux échanges, un jeune ayant participé à un précédent chantier s’arrête, salue les équipes. Avec l’argent gagné sur son chantier ? « J’ai acheté une paire de baskets, le reste est allé dans ma tirelire », indique celui-ci qui est aujourd’hui employé au sein d’une cuisine à visée sociale.
    « On arrive à 7h sur le chantier, le temps de faire le trajet… et on commence par ramasser les déchets, on est allés à la déchetterie. Les tâches, ça va. On est là, détaille Jessim 16 ans. Je voulais voir ce que donnait le travail dans les espaces verts. C’est la première fois que je fais un chantier comme ça », précise celui qui a signé, ici, son premier contrat de travail. « On a remis à neuf le terrain. C’est pour ça qu’on fait ça, pour qu’il soit bien vu des habitants du quartier », ajoute Hamza, autre jeune travailleur. « Chaque chantier que j’ai fait, j’ai bien aimé. J’ai déjà repeint le chantier au Calendal, ou on a repeint des murs. J’aime bien, le monde du travail », rapporte de son côté Florian, 17 ans. Le groupe aura l’occasion de restituer officiellement son travail ce jeudi.

  • La CGT monte au créneau sur la précarité des travailleurs

    La CGT monte au créneau sur la précarité des travailleurs

    Plusieurs sujets mobilisent actuellement la CGT. Ils ont été présentés ce jeudi 9 avril lors d’une conférence de presse à la Bourse du Travail. L’union locale prépare déjà plusieurs rendez-vous de mobilisation, à commencer par le 1er-Mai. Un rassemblement est prévu à Aix-en-Provence, au départ de la Rotonde, à 10h30. « Nous le ferons de manière unitaire, explique François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. Les organisations politiques et associatives ont toute leur place, mais avec les syndicats en tête de cortège. »

    Cette journée de défense des droits des travailleurs, « chômée, payée et conquise », revêt une importance particulière. En effet, les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont obtenu gain de cause lundi : le Premier ministre ne convoquera pas de Commission mixte paritaire pour évaluer la proposition de loi visant à élargir les possibilités de travail le 1er-Mai, seul jour férié obligatoirement chômé et payé depuis 1948. « Le danger, c’est que c’est une jurisprudence qui risque de menacer le 1er-Mai dans son ensemble, qui n’est pas un jour comme les autres », soulignait François Canu avant cette annonce.

    Crise du carburant

    La CGT sera également mobilisée le mardi 28 avril, à l’occasion de la Journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. Selon la CGT, 1 297 décès liés au travail ont été recensés en France en 2024, sans compter la fonction publique, ni les régimes spéciaux. L’Union locale se joindra à l’initiative organisée ce jour-là à Marseille. « Quand des accidents de travail se produisent, ils sont reconnus et officiellement contestés par les comités médicaux et les employeurs. ça va très loin, c’est-à-dire qu’on remet en question des droits acquis et constatés », note Laurent Roi, pour la CGT de l’enseignement privé.

    Autre sujet « urgent » pour la CGT, « la crise que nous connaissons depuis que la guerre a éclaté entre États-Unis et Iran (…) ». « Il y a cette ambiance qui pèse sur tout le salariat et les travailleurs du pays, il y a la volonté d’un gouvernement à préparer nos enfants à faire la guerre, déroule François Canu. La hausse des carburants pèse sur le reste à vivre des salariés, les pensionnés, les retraités, les privés d’emploi qui cherchent du travail… On a confédéralement interpellé Bercy pour l’augmentation générale des salaires, l’encadrement des prix de l’énergie, la taxation des superprofits liés à cette crise et des investissements massifs dans l’industrie et les transports publics. L’argent existe et doit servir à répondre aux besoins sociaux, pas à nourrir des logiques de guerre et de profits. » « Les gens, salariés ou retraités, sont dans une situation très grave », ajoute Baghdad Aamara pour la CGT des retraités.

  • [Entretien] « Avec cette loi, on banalise les crimes et les viols »

    [Entretien] « Avec cette loi, on banalise les crimes et les viols »

    La Marseillaise : Quel était l’objectif de ces rassemblements en ce jour d’étude de texte du projet de loi de Gérald Darmanin ?

    Xavier Pietra : L’objectif c’était de montrer que tous les avocats de France sont unis pour la même cause, c’est-à-dire le retrait du texte du projet de loi. On voulait également faire comprendre au gouvernement et au garde des Sceaux notre volonté de protéger les justiciables. Dans un second temps, lors de notre rassemblement en robe, et j’insiste sur le fait qu’on était tous en robe. On a fait rappeler que la justice a besoin de moyens financiers et humains.

    Quel est votre sentiment sur ce projet de loi, pensez-vous que cela pourrait être validé ?

    X.P. : Alors je pense que c’est calculé, le garde des Sceaux a été très habile. Il a posé son projet de loi sans discuter avec nous, les avocats. Il y a aussi une question de timing, à la sortie des élections municipales et un an avant la présidentielle. Alors je crains qu’à cause de cette période de l’année, le texte passe. Mais finalement avec cette loi, on banalise les crimes et les viols. On banalise l’exceptionnel, donc quand quelqu’un sera jugé et reconnaîtra ses faits, il prendra deux tiers de la peine et il n’y aura pas de procès.

    De votre côté, comment gérez-vous la situation ? Est-ce que d’autres mobilisations sont prévues, pour amplifier ce mouvement ?

    X.P. : Je pense qu’au niveau national, on va trouver un consensus. Nous, à Aix-en-Provence, on a commencé à faire une grève totale du 2 au 7 avril. Depuis le 9 avril, le bâtonnier a le devoir de désigner pour les justiciables des avocats quand cela est nécessaire, surtout en matière de droit pénal. De notre côté, le Conseil de l’Ordre et le bâtonnier ont suspendu toutes les désignations en matière pénale jusqu’à nouvel ordre. À ce moment-là, deux options viennent à nous. Soit il [Gérald Darmanin, Ndlr] retire son projet de loi, et à ce moment-là, plus aucun problème. Soit, on va continuer et ça risque de durer pendant plusieurs semaines.

    Entretien réalisé par Noa Armony

  • Une journée pour penser le handicap, de la recherche jusqu’à l’action

    Une journée pour penser le handicap, de la recherche jusqu’à l’action

    Inscrite dans la démarche « Sciences & Société » de l’établissement, cette journée ouverte à tous investira la Maison de la Recherche, à Aix-en-Provence, ce 15 avril, de 9h à 19h.

    Chercheurs, professionnels, étudiants, acteurs associatifs et citoyens sont invités à échanger autour du handicap, « de la recherche académique aux actions de terrain ». L’événement mettra l’accent sur l’inclusion et les troubles du neurodéveloppement, en abordant des parcours de vie.

    échanges

    Parmi les temps forts annoncés, une conférence plénière sera consacrée à l’autisme et au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). Plusieurs tables rondes interrogeront l’inclusion à l’école et à l’université, mais aussi la performance artistique du corps handicapé. L’initiative nationale Atypie-Friendly, qui vise à favoriser la réussite des étudiants présentant des troubles du neurodéveloppement, sera également présentée à travers des retours d’expérience.

    La programmation accordera une large place aux témoignages, avec aussi une séquence dédiée à la musique et à la musicothérapie, en présence de musiciens autistes. En fin de journée, le film Voir (sans les yeux), de Marie Mandy, fera l’objet d’une projection suivie d’un débat avec la réalisatrice. Une exposition dédiée aux aidants viendra compléter l’ensemble. Accessibles au grand public, les conférences bénéficieront d’une traduction en langue des signes. Les intervenants seront disponibles pour répondre aux questions.

  • [Festival de Paques] La Reine est là ! Vive la Reine !

    [Festival de Paques] La Reine est là ! Vive la Reine !

    Renaud Capuçon et Dominique Bluzet peuvent se targuer de l’honneur d’avoir fait venir, depuis quelques saisons, au Festival de Pâques l’immense pianiste Martha Argerich. Vendredi et samedi soir avaient, au Grand Théâtre de Provence (GTP), des allures de culte païen. Il n’est pas exagéré de dire que le public reçoit Martha Argerich comme un fidèle, la consécration eucharistique, tant il y a de ferveur quasi religieuse dans l’accueil qui lui est réservé. Avec plus de sobriété on peut proclamer la chance inouïe qui est donnée à la ville et à son Festival de compter dans ses murs une artiste aussi mondialement considérable. Le Concerto pour piano et orchestre n° 2 de Beethoven est, au bout des doigts de Martha Argerich comme un diamant brut posé sur le coussin de brocart de l’orchestre philharmonique de Munich et son chef Lahav Shani. La musique semble venir de contrées éthérées tant le toucher du clavier se fait léger et cristallin. Comme une évidence de la musique, une chose qui va de soi. Rarement Beethoven n’aura été élevé si haut. Avec Martha Argerich on est toujours à deux pas de la légende. Une Reine !

    La ville aura le bonheur d’accueillir le Philharmonique de Munich, en résidence, jusqu’en 2028 Le « Münchner Philharmoniker » a été dirigé par Gustav Mahler – il y a créé ses Quatrième et Huitième Symphonies. Mahler s’imposait donc au programme avec sa première Symphonie dite « Titan ». Titanesque, sans doute, cette œuvre-monde, mais jamais « Kolossale », un risque, toujours avec des chefs moins pointilleux. Lahav Shani tient, en guise de baguette, un délicat pinceau ou une brosse énergique. Sa palette est lumineuse, les couleurs transparentes. On entend le chant des oiseaux dans les trilles malicieux de bois. Le ton se fait klezmer dans l’adagio. Et puis arrive le flot de l’orchestre qui submerge l’auditeur comme un tsunami. Les cuivres se lèvent pour le final en apothéose. Un concert symphonique peut-être aussi un spectacle.

    Samedi, l’ambiance était plus feutrée : en duo Renaud Capuçon et Lahav Shani au piano. Une sonate de Mozart comme un petit meuble rococo un peu perdu dans le vaste GTP. C’est joli. On passe. La sonate de Debussy avec Martha Argerich et Renaud Capuçon est comme une leçon de construction musicale. L’Andante et variations de Schuman met en avant des musiciens du rang du Münchner ; Matias Piñeira au cor, suave et doré, les violoncelles Floris Mijnders et Marcel Johannes Kits, l’alto Jano Lisboa, tous grands musiciens. Enfin le Quintette pour piano, op. 44 de Schumann est une œuvre passionnante par sa fougue et ses recoins mélancoliques. On ne pouvait rêver meilleure réunion de talents que Martha Argerich au piano, Renaud Capuçon et Alexander Möck aux violons, Jano Lisboa à l’alto et Floris Mijnders au violoncelle. Dimanche carte blanche aura été donnée à Renaud Capuçon pour le Concerto pour violon n° 1 de Dmitri Chostakovitch. Lahav Shani dirigeait les Munichois dans la quatrième de Brahms. Brahms. Un beau point d’orgue pour un Festival de Pâques 2026 qui n’a pas dérogé à sa réputation d’excellence. Grâces en soient rendues à leurs fondateurs.

  • L’équipe de France fait le show à l’Arena du Pays d’Aix face à la Pologne

    L’équipe de France fait le show à l’Arena du Pays d’Aix face à la Pologne

    La salle n’était peut-être pas pleinement remplie, mais le spectacle était au rendez-vous. L’équipe de France de futsal, quatrième du dernier Euro au mois de février et nation émergente de la discipline, s’est imposée face à la Pologne, samedi soir, à l’Arena du Pays d’Aix, devant 2 000 spectateurs. « C’est vraiment sympa à voir », lance Sébastien, un Martégal venu avec son fils de 9 ans, Enzo. « Ça va beaucoup plus vite que le football normal, j’avais juste envie de rentrer sur le terrain », sourit le minot, convaincu par la prestation des Bleus. Ces derniers n’ont pas eu de mal à vaincre la Pologne, dix-neuvième nation au classement mondial. Abdessamad Mohammed, meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, a ouvert le score dès la deuxième minute de jeu, avant que le capitaine Souheil Mouhoudine, co-meilleur buteur du dernier championnat d’Europe, en profite pour donner un net avantage aux Bleus au retour des vestiaires.

    98e but pour Mohammed

    Abdessamad Mohammed s’est offert quelques minutes plus tard un doublé, qui a permis de mettre un terme aux espoirs polonais, malgré une réduction du score en toute fin de match. Le pivot de l’Étoile Lavalloise, club phare du championnat français, accentue ainsi son record et cumule désormais 98 buts sous le maillot tricolore. Et pour rendre la fête plus belle, aussi bien sur le terrain qu’en tribunes, où les drapeaux français flottaient tout au long de la dernière minute, Ayoub Saadaoui a planté le quatrième et dernier but tricolore. La cerise sur le gâteau.

  • La promo Souad Dinar en stage au Creps d’Aix

    La promo Souad Dinar en stage au Creps d’Aix

    Souad Dinar, six fois championne de France d’haltérophilie (1998, 2000, 2001, 2004, 2005, 2007) n’a pas pu être présente pour raison familiale.

    Mais l’Istréenne était très touchée de l’idée de la Fédération française d’haltérophilie et musculation de donner son nom à la sixième promotion d’éducateurs, qui s’est retrouvée durant trois jours au Creps d’Aix en Provence.

    « Les stagiaires viennent de toute la France et suivent cette formation dans l’optique de devenir entraîneur », détaille Jean-Luc Lebaigue. Celui qui est aujourd’hui président de la Ligue Sud a été le fondateur des clubs d’Istres, où Souad Dinar était licenciée, puis du lycée Dumont-d’Urville à Toulon avait fait le voyage au Pont de l’Arc pour rencontrer les futurs diplômés.

    Il apprécie de voir que sa discipline attire de plus en plus de monde, notamment du côté des femmes. Et que des athlètes d’autres sports viennent s’y former. « Nous avons dans cette promotion un ancien judoka, un professeur d’EPS et un enseignant en Staps », détaille-t-il.

    Bien se servir de son corps

    Tous sont venus parfaire leur connaissance d’un sport d’une grande richesse pédagogique et complémentaire de nombreuses disciplines. « Certains viennent pour un renforcement musculaire, d’autres pour mieux maîtriser les gestes et les postures afin d’apprendre à se servir de leur corps de manière optimale », poursuit-il.

    Car la pratique de l’haltérophilie ne se résume pas à soulever des barres. « C’est également une possibilité d’approche du sport-santé, notamment auprès des personnes âgées et aussi pour aider les personnes souffrant du dos. C’est aussi une activité de plus en plus prisée dans les écoles et dans les universités de par son aspect éducatif. »

    L’ouverture aux femmes, en 1990, « a amené une nouvelle approche technique et prouvé que pratiquer l’haltérophilie n’était pas synonyme de perte de son intégrité physique », insiste Jean-Luc Lebaigue.

    Ces trois jours de formation avaient pour but de donner des outils aux futurs éducateurs afin qu’ils puissent transmettre les bienfaits d’une pratique maîtrisée. Avec la possibilité d’une spécialisation en sport-santé et auprès des résidents en Ehpad. « Avec également un autre aspect, de plus en plus important, celui du sport bien-être, pour soutenir des gens en difficulté morale. En réussissant à soulever une barre, elles peuvent se retrouver sur la voie de la joie et la bonne humeur », précise le président de la Ligue.

    Florin Nicolae, le conseiller technique et sportif qui supervisait la formation, précise que l’haltérophilie est accessible à tous. « Les progrès sont très rapides. En maîtrisant bien la technique, il est possible de soulever le double de son poids de corps en quelques séances. Ensuite, chacun mène sa barque comme il l’entend. »

    En poste à Aix-en-Provence depuis 2020, ses missions sont multiples. Il est en charge de la formation des éducateurs, et la session du week-end dernier en était un exemple. Il a aussi un rôle de développement de la pratique, en allant à la rencontre des personnes susceptibles de rejoindre un club. Dans cette branche, le sport scolaire apporte une aide majeure car de nombreux haltérophiles ont découvert la pratique par le biais du collège. Enfin, Florin Nicolae également en charge de l’organisation de compétitions impliquant l’élite régionale, chez les jeunes de 15 à 20 ans. « Notre Ligue possède de très bons clubs, avec des dirigeants et éducateurs enthousiastes, prêts à transmettre leur passion. »

    Dans sa ligne de mire, figurent les championnats d’Europe, que la France va accueillir en 2028.

    www.halterophilie-sud.fr

  • L’équipe de France fait le show à l’Arena du Pays d’Aix face à la Pologne

    L’équipe de France fait le show à l’Arena du Pays d’Aix face à la Pologne

    La salle n’était peut-être pas pleinement remplie, mais le spectacle était au rendez-vous. L’équipe de France de futsal, quatrième du dernier Euro au mois de février et nation émergente de la discipline, s’est imposée face à la Pologne, samedi soir, à l’Arena du Pays d’Aix, devant 2 000 spectateurs. « C’est vraiment sympa à voir », lance Sébastien, un Martégal venu avec son fils de 9 ans, Enzo. « Ça va beaucoup plus vite que le football normal, j’avais juste envie de rentrer sur le terrain », sourit le minot, convaincu par la prestation des Bleus. Ces derniers n’ont pas eu de mal à vaincre la Pologne, dix-neuvième nation au classement mondial. Abdessamad Mohammed, meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, a ouvert le score dès la deuxième minute de jeu, avant que le capitaine Souheil Mouhoudine, co-meilleur buteur du dernier championnat d’Europe, en profite pour donner un net avantage aux Bleus au retour des vestiaires.

    98e but pour Mohammed

    Abdessamad Mohammed s’est offert quelques minutes plus tard un doublé, qui a permis de mettre un terme aux espoirs polonais, malgré une réduction du score en toute fin de match. Le pivot de l’Étoile Lavalloise, club phare du championnat français, accentue ainsi son record et cumule désormais 98 buts sous le maillot tricolore. Et pour rendre la fête plus belle, aussi bien sur le terrain qu’en tribunes, où les drapeaux français flottaient tout au long de la dernière minute, Ayoub Saadaoui a planté le quatrième et dernier but tricolore. La cerise sur le gâteau.

  • La Biennale d’Aix est lancée, l’Italie mise à l’honneur

    La Biennale d’Aix est lancée, l’Italie mise à l’honneur

    L’événement est devenu incontournable. La Biennale d’Aix-en-Provence revient, dès ce samedi 11 avril, pour une troisième édition. Jusqu’au 14 juin, la première partie de ce rendez-vous d’art et de culture présentera une cinquantaine de « propositions artistiques », dont 66 en accès libre, et 17 dans les quartiers et villages de la ville. Une centaine d’artistes issus de sept nationalités différentes, dont 18 locaux, animeront l’événement au travers de spectacles vivants, d’expositions, de rencontres et de performances. Au total, l’événement compte 70 partenaires pour sa tenue. Et ce samedi, plusieurs temps forts ouvriront la Biennale. Pour ces premiers jours, la programmation propose notamment un spectacle de voltige, depuis le haut du cours Mirabeau jusqu’à la scène installée sur la Rotonde. « Élévations » est une création de spectacle vivant d’une heure et demie, proposée par le Collectif XY, musicalement accompagné par des musiciens venus d’Italie et d’Occitanie. « Près de quarante artistes, trente acrobates et onze musiciens transforment le cours Mirabeau, lieu emblématique en une installation vivante », décrivent les organisateurs. Départ à 17h30, sur le cours Mirabeau, ces samedi et dimanche. En ville, d’autres installations impulsent, dès ce samedi, l’ouverture de la Biennale. Entre autres, le lancement, autour d’un brunch au 3bisF, de l’exposition d’art contemporain What Remains – Ce qui reste et ce qu’on laisse, de l’artiste Ghita Skali. Ou le vernissage, dès 16h à la Galeria Ramand de l’exposition Au Cœur du Tendre, de l’artiste Aurélie Sicas.

    L’Italie, invitée spéciale

    En invitée d’honneur cette année, l’Italie, avec une multitude d’artistes originaires du pays mis en avant. Un hommage sera rendu à Hugo Pratt, dessinateur de bande dessinée, célèbre pour ses dessins de la série Corto Maltese, ses planches seront exposées à La Manufacture, dans l’exposition Rencontres avec le 9e art. Divers musiciens italiens notamment seront sur les scènes de la Biennale. Entre autres, une soirée d’artistes féminines italiennes, entre rap, pop et poésie, le vendredi 29 mai, à La Manufacture, un concert de chants napolitains populaires, avec le Duo Lyra à la harpe et la mandoline et la soprano Pascale Sicaud-Beauchesnais, le samedi 30 mai sur la promenade de l’Arc. Pour ne citer que les dates proches…

    Effets réels, un festival littéraire inédit

    Sur le même temps que la Biennale, Effets Réels, festival littéraire de non-fiction, est lancé à Aix-en-Provence et à Marseille. En France, il est le premier festival international dédié aux « littératures du réel ». Jusqu’au 12 avril, des auteurs de toutes nationalités, tels que Vanessa Springora, Francesca Melandri, Maria Sanchez, présenteront rencontreront le public. Programmation sur le site du festival.

  • Aix goûte à nouveau au succès face à Mont-de-Marsan

    Aix goûte à nouveau au succès face à Mont-de-Marsan

    Et maintenant, les nuages se dissipent. Sous un joli ciel orange sanguine, ce vendredi soir, Provence Rugby a retrouvé le chemin de la victoire après cinq défaites de rang. Mont-de-Marsan a été vaincu 42-33 et les joueurs de Philippe Saint-André ont offert un visage plus conquérant pour assurer ce succès. Une bouffée d’air frais dans la quête du top 4. Plus que quatre matches avant la fin de saison régulière.

    Un élément était à ressortir de cette belle première période des locaux : les ballons portés. Mont-de-Marsan a eu le plus grand mal à gérer la puissance des avants aixois. Suite à des touches et des balles mises au chaud, les Provençaux ont inscrit trois essais. Il y en aura cinq au total lors des 40 premières minutes, dont un numéro sur le côté gauche de Paul Cellio-Zwiler. L’international U20 français s’est joué de trois défenseurs pour s’offrir, tout seul comme un grand, le premier essai professionnel de sa jeune carrière. Les Montois ont également eu leur temps fort et ont exploité certaines brèches dans la ligne aixoise. De Nardi et Durand ont permis au 11e du championnat de rentrer aux vestiaires avec, non pas 35 points de retard, mais 23
    (35-12). Une première mi-temps des plus animée.

    Une seconde période plus délicate

    Auteur d’un doublé, l’inarrêtable Setareki Bituniyata s’est même montré gentleman en ouverture de la seconde période. Le Fidjien a traversé l’en-but et a donné un essai à son demi de mêlée, Arthur Coville. Pas de triplé, mais une nouvelle prestation inestimable de la part du trois-quarts venu du Pacifique.

    Provence Rugby s’est tout de même fait une légère frayeur au cœur de ce second acte. Les visiteurs ont marqué deux essais coup sur coup, dont un sur une interception franchement évitable. Beaucoup de pénalités concédées, également, ce qui n’a pas permis aux Aixois de créer une plus grande différence. La fin de partie a été beaucoup plus chaotique avec des fautes de mains, des touches mal lancées et, globalement, des erreurs individuelles en pagaille. Jusque dans les derniers instants, les Provençaux ont poussé pour récupérer le bonus offensif. En vain, à cause d’un dernier ballon aplati par le Stade Montois, juste avant la sirène.

    L’essentiel est bien de revoir une victoire provençale à quelques semaines de la fin de saison. De retour à la 3e place, Izack Rodda et ses coéquipiers se rapprochent d’un barrage à domicile, essentiel pour espérer aller au bout de ces phases finales de Pro D2.

    PROVENCE 42 (35) STADE MONTOIS 33 (12)

    26e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    (8 500 spectateurs)

    Arbitre : Mathieu Noirot

    Essais : Bituniyata (8e, 38e), Pifeleti (23e), Cellio-Zwiler (26e), Tuisue (30e), Coville (43e) pour Provence ; De Nardi (18e), Durand (36e), Robic (54e), Dupont (57e), Lamothe (79e) pour Mont-de-Marsan

    PROVENCE : Portela – Bouhedjeur, Bituniyata, Lucas, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Zinzen, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Pifeleti, Vernet

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    STADE MONTOIS : Broeiro – De Nardi, Dupont, Wakaya, Sayerse – Lcalau, Canut – Iashagashvili, Darquier, Robic – Eames, Tuivaiti – Alves, Begic, Goginava

    Entraîneur : Romain Mareuil