Tag: Aix-en-Provence

  • Le camp des Milles récompense les actions citoyennes contre le racisme

    Le camp des Milles récompense les actions citoyennes contre le racisme

    Pour résister à la haine, le Label Citoyen s’érige en rempart. La 7e rencontre du label a lieu ce mercredi à partir de 9h30 au camp des Milles. Misant sur la prévention et l’éducation, le dispositif national a été créé dans le cadre de la Chaire Unesco « Éducation à la citoyenneté, sciences de l’Homme et convergence des mémoires », portée conjointement par la Fondation du camp des Milles et Aix-Marseille Université. Inauguré en 2015 par François Hollande, ce projet lutte contre les extrémismes, les racismes, l’antisémitisme et les discriminations. C’est dans son prolongement que la Fondation du camp des Milles a tenu à mettre en place un dispositif national de labellisation citoyen qui récompense les initiatives agissant concrètement sur le terrain.

    Cette journée réunit tant des professionnels de l’éducation que des collectivités territoriales et associations du secteur public comme privé. Les différents acteurs échangeront autour de multiples tables rondes et de stands présentant les projets.

    Avant de soumettre leur projet au comité de sélection du label, les structures doivent suivre un processus d’accompagnement auprès de la Fondation du camp des Milles. Cette année huit projets principaux sont mis en avant dont celui de l’association marseillaise Melting Pot. Créée en 2022 pour les jeunes de 11 à 25 ans, la structure propose des débats et ateliers interactifs offrant des outils pour comprendre et participer activement à la démocratie.

  • [Théâtre] « Le misanthrope » pas insensible au genre humain

    [Théâtre] « Le misanthrope » pas insensible au genre humain

    Dur de s’attaquer à un classique tel que Le misanthrope, adapté et décliné à l’infini par quiconque se dit homme ou femme de théâtre. Un défi relevé avec une ardente rigueur par le metteur en scène Georges Lavaudant, comme pourront le constater les nombreux spectateurs aixois ayant déjà répondu présent, entre le mardi 18 et le samedi 29 novembre, sur la scène du Jeu de Paume. Dans son costume noir cintré, Eric Elmosnino campe le personnage d’Alceste avec flamboyance pour en extraire tout son registre tragi-comique. Il en faut pour se soustraire à des mondanités qui l’obligent malgré tout, face aux courtisans de sa Célimène dont il sonde les sentiments.

    Intime et social

    Comme l’explique Georges Lavaudant dans sa note d’intention, « l’intrigue a deux versants. L’un et social, l’autre est intime. Les deux sont inextricablement liés et se rejoignent dans la personne d’Alceste ». Et le metteur en scène de développer : « D’un côté, nous suivons les péripéties d’un duel entre un homme et une femme. Lui veut la faire parler une fois pour toutes. Elle refuse cette parole qui l’engagerait ». Quant à l’aspect social, il se matérialise notamment par la formule d’Alceste : « Je hais tous les hommes ». « S’il est fou », estime-t-il, « sa folie est très sérieuse et cohérente. Il n’est pas un misanthrope de salon, ses idées ne sont pas de la théorie pure, elles se traduisent concrètement en humeurs et passions qui le tourmentent. Il ne peut pas vivre dans un monde sans vérité ».

  • Mobilisés contre la réécriture de l’histoire à Aix-en-Provence

    Mobilisés contre la réécriture de l’histoire à Aix-en-Provence

    « Stop à la bataille culturelle menée par l’extrême droite », peut-on lire sur une pancarte devant l’entrée de l’Arena du Pays d’Aix. Alors que s’y jouait ce dimanche à guichet fermé La dame de pierre, fresque musicale qui retrace l’histoire de la Cathédrale de Paris, une trentaine de militants distribuaient des tracts pour informer les spectateurs sur le lien du spectacle avec l’extrême droite.

    « Le but de cette action, c’est que le public sache ce qu’il vient voir », explique Catherine Lecoq, déléguée à la CGT Spectacle. Les militants dénoncent notamment le financement de cette fresque musicale par le milliardaire conservateur Edouard Stérin, qui ne cache pas son ambition de mener une bataille culturelle avec la création en 2023 du projet Périclès. Un think tank et un rapport qui vise la victoire de l’extrême droite en France, comme dévoilé par L’Humanité en juillet 2024.

    Esprit critique

    « Ce spectacle réécrit l’histoire, en mettant en avant les royalistes, explique Agnès Daures, élue d’opposition du groupe Aix en partage. Et réécrit la révolution française. Avec ce spectacle, Pierre Edouard Stérin fait de l’entrisme. » Le but de l’action est donc d’avertir le public sur la portée politique de cette révision de l’histoire de la cathédrale. « On ne veut pas les empêcher d’aller voir le spectacle, mais juste qu’ils aient un esprit critique en le regardant », précise Nell, syndicaliste à Solidaires.

    Une action qui intrigue certains spectateurs, qui échangent volontiers avec les militants : « Je vais regarder le spectacle avec une vision différente », conclut l’un d’eux tandis que d’autres s’agacent de leur présence. Une action qui n’a pas plu au collectif d’extrême droite Le Maquis, qui est venu pour « dénoncer une censure de la part de l’extrême gauche », en scandant « Provence populaire, Provence identitaire ».

    Les syndicats dénoncent également la présence de 80 à 120 bénévoles pour ce spectacle pourtant payant, ce qui ne respecterait pas le droit du travail. La CGT a saisi l’Urssaf et l’inspection du travail à ce sujet.

  • Peintures et mobilier de la Madeleine vers la restauration

    Peintures et mobilier de la Madeleine vers la restauration

    Après près de vingt ans de fermeture et plusieurs chantiers structurels, la Ville enclenche une nouvelle étape dans la renaissance de l’église Sainte Marie-Madeleine dite « la Madeleine », dont la façade donne sur la place des Prêcheurs. Fermée depuis 2006 en raison de « graves désordres structurels portant atteinte à la stabilité du bâtiment », ce bout de patrimoine a fait l’objet de plusieurs campagnes de confortement depuis 2008 et de restauration depuis 2012. Alors que la restauration de l’édifice se poursuit dans un autre marché (attribué au groupement Fabrica Traceorum), la Ville lance une maîtrise d’œuvre spécifiquement dédiée aux éléments artistiques et décoratifs intérieurs.

    Cette nouvelle opération doit mobiliser une équipe pluridisciplinaire pilotée par un architecte du patrimoine. Pour cause, le chantier s’attache désormais aux décors peints à des « époques variées », aux objets et aux boiseries qui composent l’intérieur de cette église, d’ailleurs classée Monument historique en 1988. Il concerne le baptistère et sa cuve, la chaire en pierre, les autels des bas-côtés et du transept, les ex-voto en marbre, les statues de Saint Jacques et Saint André, le groupe sculpté de Marie-Madeleine dans le chœur, mais aussi les murs et plafonds de la sacristie et le décor peint du chœur, (de Jean-Claude Cundier et décor XIXe de Labarrière).

    Cas particulier

    pour la sacristie

    À ces derniers s’ajoutent les stalles du chœur, la chapelle Sainte-Geneviève et l’ensemble des décors peints des chapelles Matheron, du Roi et Peiresc, et les boiseries de la sacristie, qui s’avère, d’ailleurs, présenter un cas particulier. Des « sondages stratigraphiques » menés en octobre 2025 dans la sacristie ont complété le diagnostic général réalisé en 2021 et révélé neuf états décoratifs sur les élévations, « dont deux sont vraisemblablement médiévaux », indique le marché de maîtrise d’œuvre. Le faux plafond, sondé lui aussi, a permis de découvrir un plafond à faux caissons peints qui semble s’articuler avec ces états médiévaux, mais « nous ignorons actuellement l’état structurel et sanitaire de ce plafond, qu’il conviendra de déterminer », précise le document.

    À cela s’ajoute une contrainte logistique et juridique : la pièce située au-dessus de la sacristie appartient au ministère de la Justice, les travaux devront donc être menés en tenant compte de cet espace voisin.

    Les travaux pourraient, débuter début janvier 2026 et il faudra quatre ans pour que l’ensemble de cette tranche soit effectuée. La date « prévisionnelle » de fin des prestations est quant à elle estimée à janvier 2030. Une enveloppe de 2 000 000 euros (hors taxe) a été allouée pour les « missions de base » de l’ouvrage.

  • Renversants, les Provençaux jubilent à Aurillac

    Renversants, les Provençaux jubilent à Aurillac

    Celle-ci, il a fallu aller chercher. Largement derrière après 60 minutes, Provence Rugby n’a jamais lâché l’affaire. Les hommes de Philippe Saint-André ont renversé Aurillac avec trois essais de suite pour l’emporter 32-31 en Auvergne.

    Cette fois, la pluie n’a pas été l’amie des Aixois. La première période fut compliquée, les éléments se déchaînant. L’indiscipline provençale s’est traduite par des pénalités converties par les locaux. Leur ligne de mire a été bonne avec une réussite totale au pied. La conquête a encore une fois été le point fort des Provençaux avec un ballon porté jusque dans l’en-but. Cet essai de Maohi Suta fut le seul en 40 minutes. Aurillac en mettra deux avant le retour aux vestiaires (21-7).

    Remontée incroyable

    Sans cet ovale glissant, le score aurait largement pu s’alourdir pour Provence Rugby. Le Stade Aurillacois a eu les opportunités pour se détacher d’une manière presque définitive. Leurs offensives se sont soldées par des pertes de balles, durant le carton jaune donné à Gambini.

    Les finisseurs provençaux ont ensuite offert un second souffle inespéré à leur formation. Coville, Pifeleti ou Julien ont notamment perforé la défense adverse pour revenir dans la partie. Mené 10-31, Aix-en-Provence a renversé Aurillac pour s’imposer 32-31 en Auvergne. Un match permettant de s’installer confortablement dans le top 4 de la Pro D2.

    11e journée de Pro D2

    Stade Jean-Alric

    Essais : Suta (20e), Julien (63e), Tui (67e), Drouet (78e) pour Provence, De Jong (33e), Delarue (39e), Coertzen (58e) pour Aurillac ; Pénalités : Salles (56e, 71e) pour Provence, Papunashvili (6e, 11e, 34e, 41e) pour Aurillac

  • Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby a l’occasion de finir ce nouveau bloc de compétition d’une belle manière. Portés par leur victoire à Colomiers, les Aixois se déplacent de nouveau, ce vendredi (19h30), sur la pelouse d’Aurillac. Sauvés lors du match de barrages contre Chambéry la saison dernière, les Auvergnats vivent actuellement une année plus tranquille. Leur dizaine de points d’avance sur la zone de relégation leur donne de l’air et laisse penser qu’ils peuvent viser plus haut que leur 9e place actuelle. A domicile, ils n’ont été battu que par Vannes, leader de la Pro D2. Aurillac reste tout de même sur une lourde défaite sur le terrain de Valence-Romans (22-53), autre formation sensation de cette première partie de championnat.

    Quant aux Provençaux, la confiance est à son paroxysme. Ce succès, vendredi dernier, à Colomiers était un exploit, un coup de maître, comme nous l’avons titré la semaine passée. Cette victoire 12 à 10 dans la région toulousaine a offert aux joueurs de Philippe Saint-André un second succès à l’extérieur cette saison. Grenoble et Colomiers, deux gros de la Pro D2. En 2024-2025, Provence Rugby avait dû attendre le 10 janvier et la 16e journée pour enfin s’imposer hors de ses terres. « Le groupe a sans doute mûri, racontait Joris Cazenave la semaine dernière. Peut-être qu’on se déplaçait avec moins d’envie la saison dernière », ajoutera-t-il par la suite.

    Forte conquête

    et plusieurs absences

    Aix-en-Provence sait très bien que tout n’a pas été parfait à Colomiers, mais que son plan a fonctionné ce jour-ci. L’une des grandes satisfactions a été la mêlée. Un point sur lequel il faudra appuyer une nouvelle fois pour s’imposer en Auvergne. « La conquête nous a fait gagner le match, il faut féliciter les gros [les avants] » rappelait Joris Cazenave. L’indiscipline et les échecs au pied ont également rythmé cette partie en Haute-Garonne. Un mal profond depuis la saison dernière, même si les efforts offensifs sont toujours aussi conséquents.

    Trois absents majeurs sont à signaler avec les suspensions toujours en cours pour Guillaume Piazzoli et Teimana Harrison. Retours prévus à la fin du mois. Quant à Caleb Muntz, il est avec les Fidji pour affronter le XV de France, samedi soir, à Bordeaux. Lui aussi devrait être disponible pour la réception de Carcassonne, dans deux semaines.

  • Le projet immobilier aixois Géophoros au tribunal

    Le projet immobilier aixois Géophoros au tribunal

    Le chantier, baptisé Géophoros, est colossal et doit s’implanter sur l’ancien site d’Enedis, le long de l’avenue de la Cible et de Saint-Jérôme. En 2023, Bouygues Immobilier, propriétaire du foncier, déposait les premières demandes d’autorisation administrative pour réaliser le programme de reconversion du terrain d’1,2 hectare.

    Le chantier, porté par le société Géophoros, filiale de Bouygues Immobilier, prévoit la construction de 168 logements, dont une quarantaine de logements locatifs sociaux, répartis en deux bâtiments R+4 (un rez-de-chaussée et quatre étages). Soit une surface de plancher de 11 221 m2. Le projet est placé dans une zone du PLU ayant pour vocation « d’optimiser le tissu urbain compte tenu de sa localisation privilégiée en termes de desserte et de proximité des équipements », selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement dans l’arrêté qui décrit le projet.

    Bouygues Immobilier espérait pouvoir lancer les travaux d’ici le début de l’année 2024, pour un chantier d’une durée de 27 mois. C’était sans compter le dépôt d’un arrêté de refus de permis de construire, déposé en avril 2024, par la Ville d’Aix. Le dossier a été examiné, ce mercredi 12 novembre, au tribunal administratif de Marseille, alors que la Préfecture des Bouches-du-Rhône, conteste la décision de la commune et enjoint le maire, Sophie Joissains (UDI), de délivrer le permis de construire à la société porteuse de projet, filiale de Bouygues.

    Pas « d’atteinte au bâti environnant »

    Un recours gracieux avait déjà été formulé, en juin 2024, par la Préfecture. Les motifs de refus du projet formulés par la Ville, réitérés par le rapporteur public, évoquent notamment une disposition urbaine peu adaptée à l’environnement. « Le projet n’est pas à l’échelle de la Ville d’Aix. On ne va pas dénaturer la Ville avec des opérations massives comme celles-ci, réitère de son côté Jean-Louis Vincent, adjoint à l’Urbanisme d’Aix-en-Provence. On a des discussions avancées avec les parties, on finira par trouver une solution. »

    Le rapporteur public lui, ne va pas dans le sens de ces conclusions et estime entre autres que le projet « favorise la mixité de l’habitat » et s’aligne avec le paysage proche puisqu’ « à une hauteur comparable au bâti environnant (…) il ne nous semble pas porter atteinte au bâti environnant ». C’est donc dans le sens de la Préfecture et de la société porteuse du projet que s’alignent les conclusions du rapporteur public. « Les conclusions (…) me paraissent logiques et constantes », poursuit l’avocat de la société, Me Matthieu Raoul (cabinet Martin et Associés). « Le problème [dans ce dossier, Ndlr.], est l’insertion de ces deux bâtiments », argumente de nouveau Me Blandine Dallot (cabinet Andreani-Humbert). Pour cause, selon l’avocate, le projet immobilier se trouve sur une parcelle « qui fait la transition » entre des bâtis pavillonnaires et les immeubles.

    L’affaire a été mise en délibéré, sans que la date ne soit encore connue. Sollicitée, la Ville n’a pas pu nous répondre dans les délais, ni nous confirmer si elle ferait appel d’une décision qui n’irait pas dans son sens.

  • Aix-en-Provence : le stade Michel-Lopez et son terrain inaugurés

    Aix-en-Provence : le stade Michel-Lopez et son terrain inaugurés

    Le club pourra désormais user d’un terrain en liège, solution d’autant plus respectueuse de l’environnement et qui permet « une qualité de jeu optimale » estime la municipalité, qui précise que ce nouvel équipement « s’inscrit dans la stratégie municipale de modernisation et durabilité des infrastructures sportives ».

  • À Aix-en-Provence, la CGT à nouveau mobilisée contre un spectacle lié à Pierre-Edouard Stérin

    À Aix-en-Provence, la CGT à nouveau mobilisée contre un spectacle lié à Pierre-Edouard Stérin

    Remontez le temps pour assister aux grandes heures de la cathédrale la plus visitée au monde », est ainsi résumé le synopsis du spectacle « La Dame de Pierre », programmé le dimanche 16 novembre à l’Arena du Pays d’Aix, géré par la Ville, sous délégation de service public. Cette fresque musicale, qui se décrit sur son site comme un projet « ambitieux », est pourtant contestée par la CGT Spectacles et la CGT Métropole AMP (Aix-Marseille-Provence) qui signent conjointement et alertent de l’étroit lien entre le spectacle et le projet Périclès « patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens et souverainistes » mené par le milliardaire et ouvertement réactionnaire Pierre-Édouard Stérin. Le spectacle est mis en scène par Corentin Stemler, fondateur et président de l’association vendéenne Symphonia Productions, productrice et bénéficiaire du soutien du Fonds du Bien Commun, fondé à l’initiative de Pierre-Édouard Stérin. Un spectacle « révisionniste critiqué par de nombreux historiens, mis en scène par un ancien journaliste de l’Action Française », assène la CGT. Déjà, une polémique similaire avait fait couler de l’encre lors de la tenue de la Nuit du Bien Commun, au 6MIC. « Nous refusons que nos lieux de spectacles, gérés par de l’argent public, permettent à l’extrême droite de répandre sa culture de haine xénophobe, masculinise et patriarcale », ajoute le syndicat, qui appelle les élus locaux à réagir. Une mobilisation est prévue le 16 novembre, à 16h, devant l’Arena.

  • Boxe : Souleimane Mohammedi repart du bon pied

    Boxe : Souleimane Mohammedi repart du bon pied

    L’année 2025 touche à sa fin et, tel le Phénix, Souleimane Mohammedi retrouve la lumière.

    Samedi, il a pris une première revanche sur un destin qui ne l’a pas épargné ces derniers mois. « Il y a eu la blessure, les promesses non tenues, ces aléas qui peuvent te faire douter », confie-t-il, quelques heures après avoir fait vibrer le Pasino, et terrassé son adversaire pour son retour à la compétition.

    « Qu’est-ce que c’était bon de retrouver mes sensations et d’envoyer au sol mon adversaire ! », enchaîne-t-il. Le Géorgien Nodar Robakidze n’était pas le premier venu. Du haut de ses 80 combats, il a notamment croisé la route de Bruno Surace, il était plus qu’un sparring-partner pour le pensionnaire du Larbi Mohammedi Boxing Club.

    Essayer plus de choses

    « Il a avoué qu’il chutait rarement dans ses combats. Pour moi, c’est un signe », poursuit Souleimane Mohammedi. Ce signe, « c’est que malgré les galères, j’ai franchi une étape et cette année n’a pas été une perte. Car elle m’a donné le peps pour essayer plus de choses dans un combat. »

    Vainqueur avant la limite, l’Aixois poursuit donc sa croissance. Il se rapproche de ses objectifs, à savoir être retenu pour un championnat d’Europe, voire une demi-finale mondiale, que ses deux ceintures mondiales en espoir ne sont pas le fruit du hasard.

    « Je suis plus que satisfait de ce retour réussi. La façon dont cela s’est passé montre que je peux maintenant passer à autre chose. » Avec une priorité, trouver un dernier combat d’ici la fin de l’année, et éventuellement un autre dans le premier trimestre de l’année 2026.

    À cette occasion, il pourrait changer de lieu pour son ring. Samedi, des dirigeants de Provence rugby ont assisté au gala dans la salle du Pasino. « Un combat au stade Maurice-David, ce serait beau », murmure-t-il.

    D’autant plus que ce serait aux portes de son quartier du Jas de Bouffan.