Tag: Aix-en-Provence

  • Catherine Lara : « L’enrichissement vient de la différence »

    Catherine Lara : « L’enrichissement vient de la différence »

    La Marseillaise : Vous êtes actuellement sur scène avec la compagnie Kumo pour le spectacle « Identités ». À quoi doit-on s’attendre ?

    Catherine Lara : C’est un spectacle à base de danses urbaines, c’est la culture du hip-hop, du trip-hop aussi, mais c’est avant tout de la danse contemporaine. La compagnie Kumo, ce sont des performers, des danseurs remarquables. J’ai un peu l’impression d’avoir des chats autour de moi, tout est très chorégraphié, c’est incroyable. C’est un spectacle très ouvert basé sur les choses de la vie, la violence, le racisme etc. Tout y est, mais on traite ça avec poésie, on ne fait pas de la politique, nous ne sommes pas là pour donner des leçons à qui que ce soit. Moi, je joue du violon, je bouge avec eux, c’est une danse à ma façon et eux bougent sur une musique que j’ai créée spécifiquement pour eux. Une musique du monde, séduisante et qui se veut très accessible. Ce n’est pas un spectacle élitiste, on n’aurait pas cette prétention-là, heureusement. D’abord parce que j’ai horreur de ça, mais aussi parce que je revendique d’être une artiste populaire, du moins je l’espère, et eux aussi. On vient de tous azimuts et on s’en fout, l’important est d’emmener les gens dans notre voyage.

    Justement, vous parlez de voyage. C’est une rencontre entre deux univers. Comment est née l’envie de cette collaboration qui bouscule les codes ?

    C.L. : J’ai quatre fois 20 ans et eux ont entre 25 et 30 ans, donc, sur le papier, on se dit « mais qu’est-ce qu’ils foutent ensemble ! » (rires). Mais ensemble, on a 15 ans, on a gardé notre âme d’enfant et une seule envie, faire rêver les gens. Je les ai rencontrés en les voyant sur scène et j’ai eu un coup de cœur, un peu comme quand on tombe en amour, on ne sait pas vraiment pourquoi, mais c’est comme ça. En sortant, j’avais les larmes aux yeux tellement qu’ils m’ont touchée. Ce sont des artistes très impliqués par ce qu’ils font. Ce n’est pas seulement de la danse esthétique, c’est rempli de messages, d’émotions au travers de leurs gestes, leur corps… Je suis allée les voir pour leur proposer de faire quelque chose ensemble et on a flirté dans notre amitié pour donner naissance à ce beau spectacle qu’est Identités. Sur scène, on est complice, on se regarde beaucoup, on communique énormément et ça passe quoi !

    « Identités » se décline en trois grands actes : notre relation aux réseaux sociaux, notre place dans la société et notre rapport à l’autre, à la tolérance. Pourquoi avoir mis ces thèmes-là en avant ?

    C.L. : Parce que je trouve que l’on vit dans un monde où la tolérance, la bienveillance, sont presque des notions désuètes, voire démodées. J’en ai marre des réseaux sociaux, de voir toute cette méchanceté, je suis fatiguée de ça. Et Dieu sait que j’aime la modernité, même du haut de mes 80 balais, et cette méchanceté est ce qui me frappe le plus. On avait donc tous besoin d’en parler, de délivrer un message de paix. Notre idée, c’est d’être pacifiques avant tout. On a besoin de ça aujourd’hui, dans tous ces temps de guerres infernaux. Je lisais d’ailleurs un message du Pape, qui était en Algérie, et qui disait qu’il y en a marre de ces gens comme Trump qui veulent toujours être des guerriers. L’intérêt de la vie, ce sont nos différences et il faut les aimer. Aimer que l’autre n’ait pas la même couleur de peau, aimer que les gens ne soient pas comme vous, aimer qu’on n’ait pas la même religion. Les gens sont tombés dans un trip d’ego où il faut absolument leur ressembler, sinon, on est de la merde, donc je me bats pour la différence et pour aimer cette différence.

    Justement, est-ce grâce à cette différence que l’on arrive à trouver son ou ses identités ?

    C.L. : Bien sûr ! Vous savez, l’identité est une immense richesse que l’on a chacun. Et il n’y en a pas un qui ressemble à l’autre, Dieu merci ! C’est affreux la pensée unique ou les troupeaux de moutons. Moi, ce que j’adore, c’est de m’entourer au maximum de gens qui ne me ressemblent pas parce que l’enrichissement vient de la différence avec les autres. Je ne recherche que ça. Dans ce spectacle, au niveau des différences, on ne pouvait pas faire mieux, on n’a pas le même âge, pas les mêmes nationalités, je viens d’une grande école musicale alors qu’eux, leur musique et leur inspiration viennent de la rue. Finalement, on est tellement opposés qu’on a fini par se rejoindre et c’est là que l’amour naît, dans la différence.

    Vous accompagnez la troupe de danseurs sur scène avec votre violon, un instrument que vous pratiquez depuis l’âge de 5 ans. Peut-on dire qu’il est le prolongement de vous-même et qu’il vous permet de garder votre âme d’enfant ?

    C.L. : C’est surtout le grand amour de ma vie. Je crois que c’est d’abord un instrument extrêmement difficile qu’il a fallu travailler longtemps, c’est aussi l’école du courage. Quand on est petit, qu’on a 12 ou 13 ans, qu’on voit ses frères et sœurs aller à la plage et que moi je restais des heures à travailler des gammes et à essayer de comprendre ce qu’était cet instrument si difficile… Eh bien, je ne regrette pas. Cette école m’a donné le goût d’une certaine perfection, je ne me contente pas du minimum et je ne baisse jamais les bras. Quelle que soit la chose que j’entreprends, je fais tout ce que je peux pour donner le meilleur à chaque fois, même si c’est pour cuisiner un plat. Au fond, cette école-là est merveilleuse parce qu’elle nous donne l’amour du beau.

  • Des fermetures de classes toujours sur la sellette à Aix

    Des fermetures de classes toujours sur la sellette à Aix

    La semaine dernière, un collectif de parents d’élèves de l’école maternelle Campra, se mobilisaient, inquiets d’une potentielle fermeture de cet établissement. Le collectif, s’est constitué après avoir appris qu’une des classes fermerait dès la rentrée 2026, inquiets d’une fermeture en 2027. Une information non officielle à ce stade. Sur place, plusieurs élus issus du groupe de gauche Aix Avenir ont participé à la mobilisation, avant d’être rejoints par une délégation de la Ville, dont l’élue en charge de l’éducation. Le 15 avril, faisant suite à cette mobilisation, l’ensemble des élus du groupe d’opposition ont envoyé « un courrier commun au Dasen, avec en copie Madame le Maire, pour exprimer notre incompréhension sur la fermeture de l’école et plus globalement sur la carte scolaire aixoise », indique Clément Frel-Cazenave (ELLV). Le courrier, que nous avons pu consulter, fait part d’une « incompréhension face aux décisions prises pour les écoles d’Aix lors du Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) du 3 avril » et estime que cette décision n’a « fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les élus de la ville ». Toujours selon ces lignes, 12 classes devraient être supprimées sur Aix, « certaines sont le prélude à des fermetures d’école ». Le courrier demande au Dasen « une révision des mesures de fermeture. » « J’ai eu Madame le Maire, il y a eu un travail avec les services (…) les élus de la majorité ont été associés, par l’intermédiaire de la rencontre que j’ai eu avec le maire. On est sur une école ou il y a deux classes aujourd’hui ou il y a 23 élèves à la rentrée prochaine et un IPS des plus élevés du Département (128 et demi). Il n’y a que des moyenne et grande sections à la rentrée prochaine, j’enlève un emploi sur les deux », recontextualise Jean-Yves Bessol, Dasen des Bouches-du-Rhône qui s’est engagé à répondre au courrier.

  • Le 1er-Mai, l’intersyndicale battra le pavé contre la précarité

    Le 1er-Mai, l’intersyndicale battra le pavé contre la précarité

    Hausse drastique des carburants et du coût de la vie, précarité des salariés, des étudiants et des retraités, texte de loi permettant de travailler le 1er-Mai à l’Assemblée… C’est dans ce contexte, que l’union locale CGT, la FSU et l’Union étudiante défileront sous une même banderole, le vendredi 1er mai, journée des droits des travailleurs. Le cortège s’élancera dès 10h30, depuis la Rotonde, vers la place de l’Hôtel de Ville. « Le gouvernement a attaqué les travailleurs et futurs travailleurs en enfonçant la carte de la précarité, c’est une chose qui n’est pas supportable pour les étudiants, pose Mathis Ruiz, étudiant en droit et militant de l’Union étudiante Aix. (…) Nous avons mené une enquête précarité étudiante : plus de 40% étudiants sont contraints de travailler. Les étudiants se mobilisent fermement et ne veulent pas non plus travailler le premier mai. » Toujours sur le volet précarité, avec une hausse des prix du carburant, l’Union étudiante dit « s’aligner sur la question du blocage des prix » défendue par la CGT (notre édition de mercredi), et défend la politique d’une gratuité des transports en commun. « Il faut une justice sociale, une justice fiscale, mais le mot d’ordre derrière c’est : refinancer nos services publics, martèle Younès Dusfrenes, porte-parole de l’Union étudiante Aix. Sur la question étudiante, on ne parle pas de n’importe quoi, on parle de travailleurs en formation. Vous les mettez dans une situation précaire catastrophique, vous avez un étudiant sur trois qui ne mange pas à sa faim, et vous leur promettez quoi : un emploi précaire derrière ? »

    Baisse de moyens

    Pour lutter contre cette précarité spécifique, l’Union étudiante milite pour un revenu étudiant mensuel. L’organisation locale va jusqu’à revendiquer un revenu cotisable. S’aligne à ces revendications la hausse des prix du carburant, conséquence du conflit en cours au Moyen-Orient. Face à cette hausse, les syndicats s’accordent pour revendiquer le dégel et une revalorisation du point d’indice, une indexation des salaires sur l’inflation, l’augmentation pour tous des salaires. « Le ministre nous invite à faire plus de télétravail. C’est stupide, comment les profs, PE, AESH peuvent-ils faire du télétravail ? interpelle Céline Peccini, représentante départementale du FSU-SNUipp 13. Du côté de la fonction publique, on connaît une augmentation du nombre de fermeture de postes rien que sur Aix cela se traduit par une quinzaine de fermetures de classes avec comme prétexte la chute de la natalité. On aurait pu partir d’un principe qu’à moyen égal on pouvait améliorer les conditions de travail des enseignants, les conditions d’apprentissage des élèves. La situation touche les usagers et les conditions de travail des salariés de l’éducation nationale. »

    Remise en cause

    des droits des salariés

    Hors dans le contexte national et international actuel, les droits fondamentaux des travailleurs est sérieusement remis en question. Entre autres, « l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. On n’en parle pas assez. Moins dans la fonction publique, mais dès le 20 novembre, les femmes, à qualifications égales, travaillent gratuitement, contre leurs collègues masculins. Ces cotisations manquent à la sécurité sociale, souligne François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. Et « le fond, c’est la répartition des richesses. C’est une base : sans les salariés, il n’y a pas de richesse produite ». Une autre zone grise soulevée par les syndicats, « l’atteinte aux droits syndicaux ». « Elle est mesquine, puisqu’elle n’est pas officiellement annoncée mais on a de plus en plus de refus pour toutes nos demandes d’absence pour raison syndicale. L’épisode 1er–Mai en danger n’en est que le reflet », estime Céline Peccini.

  • Le nouveau challenge de Souleimane Mohammedi

    Le nouveau challenge de Souleimane Mohammedi

    Depuis plusieurs semaines, Souleimane Mohammedi a repris le régime brocoli – carottes – blanc de poulet.

    Le pensionnaire du Team Larbi Mohammedi va en effet remonter sur le ring, pour disputer, le 25 avril au Pasino d’Aix-en-Provence un combat capital pour sa jeune carrière. Il a donc renoué avec ses habitudes, notamment six heures de travail par jour, sous la houlette de Max Boulanger, son nouveau préparateur physique.

    « Cette fois, c’est plus dur, car j’ai décidé de changer de catégorie », reconnaît-il. Jusqu’à présent, l’Aixois boxait en poids moyens. Mais, afin de booster sa carrière, il n’a pas hésité à se lancer le défi de descendre en super-welters.

    Ce qui signifie perdre du poids, avec les 69 kg comme ligne rouge. « C’est un nouveau régime alimentaire, avec plus de contraintes. Il me reste une semaine pour être au poids », confesse-t-il. Pourquoi avoir fait ce choix ? « Mon père me voyait dans cette catégorie et cela me trottait dans la tête. C’est la catégorie reine de la boxe, où ma boxe peut s’exprimer au mieux. Et c’est surtout plus de portes qui s’ouvrent », continue-t-il.

    Le rendez-vous du 25 avril est désormais dans sa ligne de mire. Pour Souleimane Mohammedi, ce sera le combat de la maturité. « Ma vie a changé depuis ma dernière sortie. Je me suis marié. Je me suis aussi posé beaucoup de questions sur ma vie, savoir si je devais persévérer ou tourner la page. » Néanmoins, la passion pour le noble art a été la plus forte.

    Nouvel itinéraire

    Il y a eu un premier combat, en novembre dernier, pour se remettre dans le bain. « Je sortais d’une période où mon corps jouait les montagnes russes. Heureusement, mon GPS interne a su calculer un nouvel itinéraire et maintenant, je me retrouve face à un adversaire qui va déterminer beaucoup de choses », estime-t-il.

    Sous la houlette de Max Boulanger, Souleimane Mohammedi enchaîne les séances de travail intense. « Il m’apporte beaucoup, me permet d’évoluer, tout en conservant ma façon spectaculaire de boxer. » Son objectif, en descendant chez les super-welters, « c’est d’être enfin décisif en allant chercher une victoire avant la limite ».

    Jusque-là, ses succès ont été construits sur une intelligence du combat. Sa capacité à esquiver et placer des coups pour prendre des points. Cette fois, c’est avec ses poings qu’il compte bien faire la différence. « Certains m’ont dit que je me mettais en danger, en affrontant Uisma Lima. Mais si je veux être dans la continuité, c’est contre des adversaires qui sont plus forts que moi sur le papier que je dois maintenant me montrer », insiste-t-il.

    Ce combat face à un ancien champion du Monde, s’il tourne à son avantage, ouvrira de nouvelles perspectives à l’Aixois. Avec la possibilité d’intégrer le top 15, voire top 10 mondial. Ce qui signifie tenter de conquérir une ceinture mondiale majeure.

    Uisma Lima, un adversaire compliqué

    Pour son prochain combat, Souleimane Mohammedi prend des risques.

    L’Aixois va affronter l’Angolais Uisma Lima, pour ce qui sera sa plus difficile opposition depuis qu’il s’est lancé dans la boxe professionnelle. Surnommé El Monstro (le Monstre), il compte un titre de champion du Monde IBO en super welters, décroché le 31 mai 2025 face à Shervantaigh Koopman,

    Ce gaucher très mobile compte quinze victoires en dix-sept combats. Sur ses quinze succès, le dernier face à Luis Enrique Moralès aux points le 31 janvier dernier, dix l’ont été par KO. Le 11 octobre 2025, il s’est attaqué au titre vacant en WBA. Mais il a été battu, sur KO, par Jaron Ennis.

  • La tournée sur terre battue lancée pour les Provençaux

    La tournée sur terre battue lancée pour les Provençaux

    À un mois de Roland-Garros, les tournois sur terre battue s’enchaînent au calendrier ATP. L’occasion pour les tennismen provençaux de prendre leurs repères sur cette surface exigeante. C’est notamment le cas d’Arthur Gea (138e mondial), auteur d’un début de saison remarqué sur dur. Le Vauclusien de 21 ans a d’abord décroché le titre au Challenger de Nouméa, avant de sortir des qualifications de l’Open d’Australie et de remporter, pour la première fois de sa carrière, un match en Grand Chelem. Il a également profité de deux abandons consécutifs pour se hisser jusqu’en quart de finale à l’Open d’Occitanie, à Montpellier.

    Chidekh a la tête dure

    Depuis le début du mois de mars, Arthur Gea s’est pleinement tourné vers la terre battue. Au programme : deux tournois au Rwanda, puis un en Croatie, avant des éliminations au 1er tour du Challenger de Madrid et lors des qualifications de l’Open de Barcelone. Clément Chidekh (176e, 24 ans), lui, a fait le choix de prolonger sa saison sur dur. L’Arlésien n’a pas encore disputé la moindre compétition sur terre battue, contrairement à certains de ses anciens partenaires, comme Sascha Gueymard-Wayenburg (267e). L’ancien élève de Lionel Zimbler, peu réputé pour son appétence pour les surfaces lentes, a déjà lancé leur campagne sur ocre. Le géant aixois de 22 ans a atteint les demi-finales du Challenger de Split avant de s’incliner dès le premier tour à Sarasota, aux États-Unis.

    Certains d’entre eux pourraient toutefois être tentés par une participation à l’Open Aix Provence Crédit Agricole, prévu du 27 avril au 3 mai, afin d’affiner leur préparation à quelques semaines du Grand Chelem parisien.

  • Victoire obligatoire pour les rugbymen aixois à Béziers

    Victoire obligatoire pour les rugbymen aixois à Béziers

    Non loin des arènes de Béziers, les gladiateurs de Provence Rugby veulent remporter une seconde victoire de suite et retrouver une dynamique positive. C’est donc un déplacement dans l’Hérault, ce vendredi soir (19h30), qui attend les Aixois. Le 4e du championnat se doit de l’emporter face à une équipe pénultième de Pro D2 à quatre matches du terme de la saison régulière.

    Mais rien ne sera facile au stade Raoul-Barrière et l’obstacle biterrois ne semble pas aisé à franchir. L’entraîneur des arrières Julien Dupuy le sait pertinemment. « Ça va être un match difficile, sur un terrain hostile. On connaît les qualités de cette équipe de Béziers, on sait bien où l’on met les pieds. Il faut y aller pour montrer une belle image de Provence Rugby », lâchait-il devant les journalistes, mercredi.

    L’ancien joueur de Biarritz et du Stade Français décrit brièvement ce que sa formation devra faire pour ramener le maximum de points de la ville millénaire. « Ça va être costaud, on va tomber sur une équipe qui va jouer son va-tout. Le plus important sur un match comme ça, c’est de ne pas donner de points, ne pas laisser l’adversaire prendre le dessus. »

    Béziers avant un calendrier dantesque

    Surtout que la victoire empochée la semaine dernière, face à Mont-de-Marsan (42-33), a laissé un goût amer à tout le monde au club. Du staff aux joueurs. « On ne peut pas mener 42-12 à la 42e minute et ne pas prendre le bonus offensif. Ce n’est pas normal pour un club qui veut jouer le haut du tableau. Ce n’est pas acceptable. Il y a peut-être eu un manque de confiance ou le banc n’a pas assez apporté ou on s’est vus trop beaux… », laissait entendre Julien Dupuy.

    Dans un même temps, Béziers prenait l’eau en Bretagne, concédant 71 points sans en marquer un seul. Mais Vannes évolue à une telle altitude cette saison qu’il est difficile de poser un avis tranché sur cette rencontre entre le leader et un mal classé. Loin d’être en souffrance – « j’ai le sentiment qu’on est frais physiquement », notait Dupuy –, Provence Rugby s’apprête à récupérer plusieurs joueurs prochainement. Idéal alors que les matches couperets arrivent vite.

    La fin d’exercice aura une odeur de phases finales pour les Provençaux avec un enchaînement de haut vol Angoulême (9e), Vannes (1er), Valence (3e). D’où l’importance de prendre les points, ce vendredi, à Béziers.

    27e journée de Pro D2

    Stade Raoul-Barrière (19h30)

    Arbitre : Jonathan Dufort

    BÉZIERS : Uruty – Tuimaba, Plazy, Gontineac, Vassallo – Malié, Marques – Pauta, Ancely, Koen – Eru, Dodson – Judge, Boulassel, El Maslouhi

    PROVENCE : Vareiro – Cellio-Zwiler, Bituniyata, Colombet, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Okuya, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Francis, Sauveterre, Vernet

  • Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Le numéro 3 de la rue des Cordeliers, à Aix, est toujours vidé de ses habitants ce jeudi matin. Mardi, en fin d’après‑midi, la voûte de la cave de cet immeuble s’est effondrée, « en raison d’une fuite de canalisation », selon la Ville, contraignant les occupants à être évacués par les sapeurs‑pompiers par mesure de sécurité. L’immeuble est composé de trois étages et de deux commerces en rez‑de‑chaussée.

    Par principe de précaution, l’immeuble mitoyen, situé au numéro 11 de la rue de la Verrerie, a lui aussi été évacué, tout comme les numéros 16 et 18 de cette même rue. Dans le même temps, la maire Sophie Joissains s’est rendue sur place et a signé dans la foulée des arrêtés de mise en sécurité concernant les quatre immeubles.

    Selon les pompiers du SDIS 13, une vingtaine de soldats du feu sont intervenus pour les évacuations et la sécurisation des bâtiments, et 18 appartements étaient concernés par un éventuel relogement. L’Unité de sauvetage, d’appui et de recherche (USAR) était également mobilisée. Dans la soirée, et « à la suite des investigations », indique la municipalité, les habitants des numéros 16 et 18 ont pu regagner leur logement. En revanche, ce jeudi matin, ceux du 3, rue des Cordeliers, et du 11, rue de la Verrerie, n’avaient toujours pas pu revenir chez eux.

    Selon nos informations, ils ont toutefois été relogés chez des proches, sans que le CCAS n’ait, pour l’instant, eu à intervenir. « Pour les logements dont les occupants sont actuellement absents ou non identifiés, le numéro du CCAS a été affiché sur les portes afin qu’ils puissent, à leur retour, contacter les services compétents pour être accompagnés et orientés dans leurs démarches », précisait la Ville. Tôt ce mercredi matin, les pompiers indiquaient que « suite à l’évaluation, l’eau présente en sous‑sol n’a pas d’impact sur la façade des bâtiments » et que « des travaux doivent être réalisés avant que les occupants puissent regagner leur logement », soit dans une dizaine de jours environ.

    Des travaux en cours

    Si la rue des Cordeliers était fermée à la circulation automobile mercredi soir, celle‑ci est de nouveau ouverte ce jeudi matin, aussi bien aux piétons qu’aux voitures. Seul « le tronçon de la rue de la Verrerie, entre la rue des Marseillais et la rue des Cordeliers, soit environ cent mètres, reste accessible aux piétons mais pas aux véhicules », indique la Ville, qui rappelle que l’incident « n’est pas structurel à l’échelle du quartier, mais lié à une inondation dans une cave. Cela relève du domaine privé ».

    Au moment où nous écrivons ces lignes, le syndic de copropriété, l’Agence de l’Étoile, n’avait pas répondu à nos sollicitations. Des travaux de consolidation ont néanmoins débuté dès ce jeudi matin dans la cave du numéro 3, désormais barricadée. « Nous allons remettre une poutre de fondation et reconstruire un mur porteur, explique Emmanuel Alongi, de LA Constructions. Avec la fuite d’eau, le mur s’est entièrement effondré : l’immeuble est aujourd’hui sans mur porteur côté façade. Nous allons le reconstruire au maximum. Il faudra une bonne semaine de travail. »

  • À Aix, les officiers de sapeurs-pompiers courent pour la bonne cause

    À Aix, les officiers de sapeurs-pompiers courent pour la bonne cause

    Derniers préparatifs avant le grand cross de ce mercredi. Pour la deuxième fois depuis sa création en 2024, le cross de l’École nationale des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) se déroulera sur son site des Milles. Mercredi, des centaines de personnels et élèves vont courir sur le site des Milles. L’initiative, portée par la FILT (Formation initiale de lieutenant), soutenue, entre autres, par le Sdis 13, permet aussi aux 200 personnes qui travaillent sur site et les officiers stagiaires de se rencontrer, se mélanger. Le cross, est aussi ouvert aux divers autres corps de métiers de la société civile, métiers de l’uniforme, et aux écoles partenaires (IMPGT, AMU…). Autre volet de ce rendez-vous sportif : la bonne cause. D’abord mettre en lumière l’œuvre des Pupilles, « qui permet aux orphelins des pompiers d’avoir un soutien psychologique et financier, jusqu’à leur âge adulte », rappelle Pauline Estelle, chargée de communication pour l’Ensosp. Les dossards de course, distribués pour la somme de un euro, permettront de récolter des fonds reversés à l’association. La journée, qui débutera à 16h, sera aussi l’occasion de remettre un chèque 3 412,81 euros à l’AFM Téléthon. Une somme récoltée au gré d’actions, dont l’ascension solidaire de la Sainte-Victoire, en octobre dernier et un match de volley solidaire. « C’est dans l’ADN de la sécurité civile et des sapeurs-pompiers, résume le lieutenant Etienne Landrin. Tout le monde s’engage par altruisme pour aider les autres, cela ne se traduit pas seulement par les actions quotidiennes de secours mais aussi par des actions différées d’engagement associatif. »

  • À Aix, un ciné-débat proposé sur le thème des addictions

    À Aix, un ciné-débat proposé sur le thème des addictions

    Le projet s’est construit durant les vacances de février. Pendant cette période, six adolescents âgés de 15 à 18 ans ont participé à trente-cinq heures d’ateliers, au cours desquels est né, sous leur entière direction, un projet audiovisuel alternant micros-trottoirs et diverses productions. Le travail a été réalisé dans le cadre d’une Action citoyenne bénévole (ACB).

    « Ce sont eux qui ont choisi le thème, relate Marie-Julie Peltier, directrice adjointe de l’association Anonymal. Il y a quatre addictions qui ont été choisies pour construire le projet : la puff, le jeu vidéo, les paris sportifs et le narcotrafic, qui n’est pas une addiction en soi, mais une ouverture sera faite sur ce sujet. »

    Valoriser un travail

    Sous la forme d’un plateau débat interactif avec le public « mêlant diffusion des productions réalisées par les jeunes et échanges avec le public », le groupe restituera son travail ce mercredi après-midi, dès 15h30, en salle Méziane du centre social Albert-Camus (cité Corsy, rue des Vignes). La séquence est ouverte à tous. « Ce moment permettra de valoriser leur engagement, leur créativité et leur capacité à s’exprimer sur des enjeux de société qui les concernent directement », indique l’association Anonymal. Si les jeunes animeront eux-mêmes les échanges, le projet a été construit en partenariat avec l’association marseillaise Melting Pot et l’association Project Toi, qui « donne la parole à la jeunesse ».

    Au cours de l’été dernier, un projet similaire a été réalisé sur le thème « Sports de combat vs bagarres », encadré par des éducateurs de l’Addap13 et en partenariat avec le centre social la Provence.

  • [Entretien] Arnaud Clément : « Nous sommes assurés d’avoir un plateau de très haut niveau à Aix »

    [Entretien] Arnaud Clément : « Nous sommes assurés d’avoir un plateau de très haut niveau à Aix »

    La Marseillaise : La 13e édition de l’Open d’Aix Provence Crédit Agricole débute dans moins de deux semaines, au Country Club Aixois. Le tournoi s’inscrit pour la quatrième année consécutive dans la catégorie Challenger 175. Que représente ce statut pour l’événement ?

    Arnaud Clément : C’est formidable d’évoluer dans cette catégorie. Cela nous permet, chaque année, de proposer des plateaux particulièrement relevés. Lors de la première édition en Challenger 175, nous avions par exemple assisté à un match entre Andy Murray et Tommy Paul. La deuxième année, Alejandro Tabilo s’était imposé et, l’an dernier, le public avait eu droit à un très beau duel entre Borna Coric et Stanislas Wawrinka. En termes de spectacle et de notoriété des joueurs, c’était vraiment remarquable.

    Une première liste des inscrits a été dévoilée, jeudi dernier, avec notamment la possible présence de Cameron Norrie, 24e mondial, ou encore de João Fonseca, 40e mondial et grand spécialiste de la terre battue. Que vous inspire ce plateau potentiel ?

    A.C. : Bien sûr, nous aimerions les accueillir. Mais notre principale incertitude reste liée aux résultats des joueurs lors de la première semaine du tournoi de Madrid. S’ils réalisent un bon parcours, ils resteront là-bas. En revanche, s’ils sont éliminés plus tôt, ils pourront venir chez nous. Cela dit, la première liste est déjà très prometteuse. Nous avons des noms prestigieux, même si leur présence reste à confirmer. Avec une vingtaine de joueurs du top 100 inscrits, nous sommes assurés, quoi qu’il arrive, d’avoir un plateau sportif de très haut niveau.

    Le Monégasque Valentin Vacherot, demi-finaliste du Masters 1 000 de Monte-Carlo samedi dernier, fait partie des joueurs passés par l’Open d’Aix Provence Crédit Agricole à leurs débuts. Le tournoi joue-t-il aussi un rôle de tremplin pour la nouvelle génération ?

    A.C. : J’ai toujours insisté sur cet aspect. Nous accueillons des joueurs de tennis confirmés, mais aussi de jeunes talents que nous contribuons à révéler. Alexander Zverev est venu à deux reprises, Frances Tiafoe et Diego Schwartzman ont remporté le tournoi. De nombreux joueurs passés par Aix très jeunes ont ensuite intégré le top 10 mondial. Et même avant mon arrivée à la tête du tournoi, Rafael Nadal avait lui aussi participé à l’épreuve. C’est une vraie fierté.

    Avec la disparition de l’Open 13 de Marseille, le paysage du tennis professionnel régional évolue. Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

    A.C. : Il n’était apparemment plus possible d’organiser le tournoi à Marseille. Les propriétaires ont donc décidé de le délocaliser dans une autre ville. Cela aurait même pu se faire à l’étranger, mais le tournoi reste finalement en France, ce qui est déjà une bonne chose. Malgré tout, c’est une grosse perte. L’Open 13 était le tournoi le plus ancien et le plus ancré dans le paysage du tennis français. C’était un rendez-vous incontournable pour les passionnés. J’espère qu’un tournoi pourra revenir à l’avenir. En tout cas, la région dispose d’infrastructures capables d’accueillir un événement d’envergure.

    Dans ce contexte, une évolution de l’Open d’Aix vers un tournoi ATP 250 pourrait-elle être envisagée ?

    A.C. : Aujourd’hui, ce n’est pas une option réaliste. À partir de la catégorie ATP 250, il faut être propriétaire ou locataire d’une date, et cela représente un investissement entre 10 et 15 millions d’euros. Encore faudrait-il, par ailleurs, qu’un tournoi soit en vente en Europe. On n’est plus du tout sur le même modèle économique. Le fonctionnement actuel nous convient, ainsi qu’à nos partenaires qui ont contribué à la création du tournoi. Passer en ATP 250 impliquerait également un changement de date et de nombreuses adaptations, sans garantie d’une meilleure satisfaction organisationnelle. Bien sûr, avec la disparition de l’Open 13, nous aimerions voir un plus grand tournoi dans la région, mais ce n’est pas une perspective à court terme pour nous.