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  • Le diagnostic des insoumis sur les quartiers prioritaires d’Avignon

    Le diagnostic des insoumis sur les quartiers prioritaires d’Avignon

    Sans être encore un meeting, la réunion publique, organisée samedi soir par la France insoumise dans le cadre des municipales, constituait le premier acte fort de campagne pour Mathilde Louvain, désignée tête de liste il y a un peu plus d’un mois. Au complexe social de Saint-Jean, aux côtés de Carol Alarcón, référente départementale du mouvement et coordinatrice du programme, Mathilde Louvain a restitué 10 mois de travail de terrain des militants insoumis. Des ateliers participatifs ont suivi, autour des mobilités, des services publics, du logement et de la tranquillité publique. Les préoccupations majeures ressorties de l’enquête.

    Une douzaine de quartiers dits populaires ont été sondés via une trentaine de porte-à-porte et d’entretiens avec différents acteurs associatifs. Un état des lieux qui permet de cibler les attentes des quartiers, généralement très favorables aux insoumis. Lors des dernières législatives de 2024, Raphaël Arnault (LFI-NFP) avait notamment recueilli jusqu’à 90% des voix aux Grands-Cyprès. Un mois plus tôt aux européennes, Manon Aubry y écrasait aussi la concurrence avec 74% des suffrages. Est-ce une stratégie de s’adresser en priorité à un électorat fertile ? « Un tiers de la population vit dans ces quartiers, 30 000 habitants, c’est quand même énorme, répond Mathilde Louvain. C’est une urgence liée malheureusement à des conditions de vie difficiles, les questionnements sur les aménagements urbains, le logement ou la tranquillité publique concernent tellement de personnes, que c’était une nécessité d’aller les rencontrer. »

    Logement indigne :

    être « plus combatif »

    Et de les convaincre aussi de retourner aux urnes. « Loin d’une ambition électorale, il faut pour comprendre pourquoi ces personnes ne votent plus, il y a clairement un découragement, de la détresse, c’est ce qui s’est beaucoup entendu, relève la tête de liste insoumise. Parfois, on ne sait pas exactement à qui s’adresser, ou alors on sait très bien à qui s’adresser, mais il n’y a pas de répondant. » Pas de formule magique en retour pour l’heure, mais « de l’écoute ».

    Sur la tranquillité publique, « on tient à ce terme, dont la sécurité est juste une petite face », précise Mathilde Louvain, 48,3% des sondés estiment que la municipalité peut faire mieux. « Il faut plus d’humain sur le terrain, pas que des patrouilles en voiture, mais des policiers municipaux à qui l’on donne des missions de proximité, de prévention », estime Mathilde Louvain. LFI projette aussi « une municipalité plus combative dans la lutte contre le logement indigne » et instaurer « plus de contrôle sur Grand delta habitat qui a la mainmise sur le logement social ». La France insoumise est pour l’organisation de référendums d’initiative citoyenne (RIC).

  • À Roquemaure, deux nouveaux forages pour les villes voisines

    À Roquemaure, deux nouveaux forages pour les villes voisines

    C’est l’aboutissement d’un long chantier engagé il y a 10 ans et achevé cet automne : 3,8 millions d’euros investis par le Grand Avignon pour moderniser et sécuriser l’approvisionnement en eau potable de trois de ses communes gardoises (Roquemaure, Pujaut et Sauveterre). Une grande partie de cette somme (2 millions d’euros) a servi à renouveler la canalisation principale depuis le champ captant de l’Hers sur la commune de Roquemaure, qui dessert ensuite les réseaux secondaires des communes.

    Le reste a été consacré à la création de deux forages supplémentaires, toujours au champ captant de l’Hers, inaugurés ce mercredi en présence de Joël Guin, président (SE) du Grand Avignon et des maires de Roquemaure, Pujaut et Sauveterre. « Un bel exemple de solidarité intercommunale », s’est réjoui le président. Car ce champ captant, situé à Roquemaure, alimente actuellement Pujaut puis Sauveterre à compter de l’an prochain et servira de secours à Roquemaure, qui elle, dispose de son propre point captant un peu plus au nord toujours le long du Rhône.

    La raison principale de ces deux nouveaux forages, qui vont permettre de capter jusqu’à 5 800 m3 par jour contre 2 600 m3 actuellement [la moyenne des prélèvements journaliers est de 1 300 m3], réside à Sauveterre. « La commune est alimentée historiquement par un puits, qui se trouve à côté de la mairie, en centre-ville. Si l’eau est bonne, d’un point de vue réglementaire il est inéluctable de l’abandonner car il est en zone trop vulnérable avec un risque éventuel de pollution », expose Cyril Bahegne, ingénieur aux services techniques du Grand Avignon. Si l’eau se trouve à 3-4 m de profondeur, les nouveaux forages plongent respectivement à 12 et 18 mètres.

  • Le prix de l’eau devrait bien augmenter au Grand Avignon

    Le prix de l’eau devrait bien augmenter au Grand Avignon

    Il sait que le « sujet est électrisant ». Même si l’eau et l’électricité font rarement bon ménage, Patrick Sandevoir, vice-président DVD du Grand Avignon délégué à l’eau potable et à l’assainissement s’attend à un vif débat, le 8 décembre lors du vote du budget. Ce jour-là, pour la première fois depuis 2018 et la mise en place du contrat actuel de délégation de service public, la collectivité prévoit une hausse de sa redevance.

    « On va proposer un certain nombre d’options qui permettent de récupérer des recettes, c’est un impératif », nous indique Patrick Sandevoir, mercredi dernier à l’occasion de la livraison de deux nouveaux forages à Roquemaure (lire ci-dessous). Pour l’heure, impossible à quantifier sur la facture des habitants du Grand Avignon, le pourcentage de hausse étant encore en discussion. Dans le détail, la facture se compose d’une part fixe (abonnement) et d’une part variable (consommation) qui revient au délégataire [Suez pour l’eau dans 8 des 16 communes et Veolia pour l’assainissement dans l’ensemble de l’agglo], au Grand Avignon et à l’agence de l’eau. « Notre part, c’est un tiers de la facture », précise le vice-président.

    Un risque d’aggravation des impayés ?

    Cette hausse n’est qu’une demi-surprise. Il y a un mois lors du dernier conseil communautaire consacré notamment aux orientations budgétaires (notre édition du 8/10), le vice-président aux finances avait préparé les esprits. « Il n’est plus possible de poursuivre la même cadence d’investissements en gardant l’équilibre des budgets », alertait Xavier Belleville, posant « un choix à faire : modérer nos investissements ou augmenter notre taxe en suivant l’inflation ». Si rien n’est donc encore voté, la seconde option a donc été choisie.

    Il faut dire que les besoins sont criants, avec des fuites sur les réseaux et un quart de l’eau produite qui n’arrive pas jusque dans les robinets. « Aujourd’hui, notre capacité de travaux est de 1,4 million d’euros pour l’eau et 1,9 million pour l’assainissement, constate Patrick Sandevoir. Il faut impérativement que l’on remonte à 5 millions pour l’eau et 7 millions pour l’assainissement. » Car le Grand Avignon, qui sur ce budget annexe – contrairement à celui des transports – ne peut venir abonder par une subvention d’équilibre, fait face à une baisse de la consommation d’eau entraînant une « diminution de 10% des recettes ».

    Alors que le taux d’impayés (6%) de factures est déjà l’un des plus importants de la région, cette hausse fiscale ne risque-t-elle pas encore de pénaliser les ménages les plus fragiles ? « Pour ceux qui n’ont pas les moyens de payer, il y a les chèques eau », répond Patrick Sandevoir. Un dispositif d’aide financière largement sous-utilisé, malgré « énormément de communication », assure-t-il. « Si cette augmentation n’était pas mise aux voix ou pas votée, de toute façon, les prochains qui seront élus dans 6 mois seront bien obligés de le faire », prévient le vice-président.

  • À gauche, LFI se lance tout comme l’ancien maire

    À gauche, LFI se lance tout comme l’ancien maire

    Difficile de prévoir ce qui ressortira des urnes carpentrassiennes le 15 mars au soir au 1er tour des municipales. Mais avec trois listes qui s’annoncent à gauche, heureusement que l’extrême droite part aussi divisée entre Christian Richaud, soutenu par le RN, et Bertrand de la Chesnais, conseiller municipal et chef de file du RN en 2020.

    Maire sortant, Serge Andrieu (DVG) a vu ce vendredi ses concurrents de gauche accélérer. Son prédécesseur Francis Adolphe a lancé sa campagne ce vendredi soir dans son local ouvert il y a quelques semaines. Maire entre 2008 et 2018, Adolphe (ex-PS) avait été frappé d’inéligibilité après avoir été condamné pour violences conjugales. Démissionnaire, Serge Andrieu lui avait succédé. Francis Adolphe, qui a retrouvé une virginité judiciaire, rêve d’un retour aux affaires et se présente « sans étiquette et sans extrême ». En 2021, il avait tenté le coup aux départementales, se hissant au second tour face au binôme RN vainqueur. En froid avec Serge Andrieu, l’ex-maire est toutefois ouvert à la discussion dans l’entre deux tours.

    Mais il faudra aussi composer avec une liste de la France insoumise. Dans un communiqué ce vendredi, le groupe d’action local « propose la constitution d’une liste citoyenne pour une alternative de gauche, porteuse des exigences démocratiques, sociales et écologiques seules à même de répondre à la situation de crise, de régressions, de pauvreté, de délabrement des services publics dans laquelle le macronisme enfonce la société ». Une allusion non feinte car pour LFI la présence dans la majorité actuelle d’élus de centre droit est une ligne rouge. Les insoumis portent « une offre politique municipale clairement de gauche ».

    Entre février et septembre, des tentatives pour composer un Nouveau front populaire à l’échelle municipale ont eu lieu mais en vain. Dès le mois de mai, le PCF – qui avait fait cavalier seul en 2020 – a annoncé son soutien au maire sortant. En vue de sa liste, LFI organise une réunion publique le jeudi 13 novembre (18h30 au château de la Roseraie). Mi-octobre, un sondage commandé par Serge Andrieu le donnait en tête au 1er tour devant Francis Adolphe. Mais l’hypothèse d’une liste LFI n’avait pas été testée.

  • Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    En 2020, Morières était la seconde ville du Grand Avignon à basculer à l’extrême droite, profitant notamment d’une gauche divisée. Élu avec 55,4% des voix, Grégoire Souque (RN) brigue un second mandat les 15 et 22 mars prochain, et rêve déjà de se faire réélire avec 60 à 65% des voix. Mais la gauche, qui avance cette fois unie, espère reconquérir l’hôtel de ville. En juin, une association « Engagés et solidaires pour Morières » visant à rassembler idées et citoyens, a été créée. Annick Dubois (PS), déjà cheffe de file de l’opposition et conseillère départementale, devrait de nouveau conduire la liste aux côtés notamment du PCF, qui a désigné Emmanuelle Blanc en cheffe de file.

    « Tourner la page pour une gestion plus transparente »

    En attendant, la section PS de Morières, dans un communiqué, s’attelle à déconstruire le bilan de Grégoire Souque. Dans sa lettre de candidature parue il y a 3 jours, le maire de 78 ans vante sa bonne gestion des finances, la construction d’un groupe scolaire et promet « requalification des voiries et végétalisation ». Sans afficher son logo RN, le premier magistrat espère même être classé divers droite… Un « trompe-l’œil » pour le PS, car « sa liste regroupe en réalité des colistiers RN, Reconquête, UDR et RPR, tous ancrés à l’extrême droite, c’est une diversité de façade pour masquer une ligne politique radicale ».

    Globalement, le PS parle d’un bilan « négatif : sécurité plus affichée que réelle, dialogue social affaibli, projets essentiels retardés, inégalités creusées ». Sur la sécurité, la majorité sortante affiche « des chiffres gonflés et des promesses en l’air » avec seulement « deux agents de police municipale » supplémentaires. Quant aux finances, « elles sont en difficulté, le bilan du maire est marqué par une gestion improvisée, une fiscalité opaque ». Enfin, sur la prétendue « proximité, Grégoire Souque n’a organisé aucune réunion publique ni consultation citoyenne en cinq ans », cingle le PS, appelant « les électeurs à tourner la page en 2026 pour une gestion plus transparente, inclusive et ambitieuse ».

  • Municipales : Olivier Galzi espère capter le vent de tribord

    Municipales : Olivier Galzi espère capter le vent de tribord

    Pile un mois après avoir officialisé sa candidature à la mairie d’Avignon pour les municipales (15 et 22 mars), Olivier Galzi tenait, ce jeudi soir au théâtre de l’Oulle, sa première réunion publique. L’ex-présentateur du JT de France 2 est resté fidèle à ce qu’il martèle depuis plusieurs semaines : rendre « l’attractivité » à Avignon par du « bon sens ». Avec le sens de la formule, il verse dans le déclinisme d’une ville « au cœur du triangle d’or de la Provence mais en passe d’être au cœur du triangle des Bermudes », même « s’il ne faut pas tout balayer [du bilan de Cécile Helle] », concède-t-il.

    Se revendiquant « sans étiquette », Olivier Galzi tire tout de même le manche à droite. Dans la salle, des soutiens passés de l’ancienne maire UMP Marie-Josée Roig viennent corroborer le soutien apporté il y a une semaine par l’UDI, en attendant ceux des autres partis du bloc macroniste. « On ne peut pas refuser les gens d’un parti qui pensent qu’on a le meilleur projet », apprécie-t-il tout de même. Interrogé à l’issue de la réunion, il ne ferme la porte à aucun parti « de l’arc républicain ».

    Rassembler au « centre, pas par l’union des droites »

    L’ancien journaliste de 54 ans ne devrait pas avoir l’appui des Républicains, dont le vice-président Julien Aubert est pressenti pour se lancer dans les municipales. Ce dernier louvoie depuis une semaine via une série de publications alambiquées sur ses réseaux sociaux avant de dévoiler sa décision. « Je ne suis brouillé avec personne mais pour rassembler, cela passe par le centre et pas par l’union des droites, pique Olivier Galzi. Si d’autres candidatures veulent venir diviser les forces raisonnables, elles prendront leurs responsabilités. »

    Dans son propos sur scène, le candidat a donc repris son triptyque prioritaire sécurité-propreté-circulation, qui serait le socle de la « pyramide » d’attractivité. Pas encore de mesures phares de campagne, le temps étant encore « à l’écoute d’ici à Noël » avant de présenter un programme en début d’année. Tout juste a-t-il glissé deux volontés de nature différente : créer un boulodrome place Pie mais surtout « être candidat à la présidence du Grand Avignon ». Un cumul essentiel à ses yeux pour « rétablir l’ordre » et « manager » les agents.

    S’il n’est plus journaliste depuis cinq ans, il en garde encore le costume quand il aime à confier toutes « les sources » qui lui remonteraient les dysfonctionnements en mairie ou quand il « écoute ». Ce jeudi, une dizaine de personnes a ainsi pris le micro dans la salle pour parler de problèmes de rue personnels, l’interroger sur la culture ou le financement de son programme. « On est sur un toboggan, dernière station avant la falaise », prévient Olivier Galzi, qui sent que « le vent se lève » derrière lui. À voir où le Mistral le précipitera.

  • Plus de 2 000 jeunes négligés par l’austérité dans le Vaucluse ?

    Plus de 2 000 jeunes négligés par l’austérité dans le Vaucluse ?

    Depuis le début de la semaine, les missions locales (ML) de France sont en alerte. Partout sur le territoire, ces structures d’accompagnement des 16-25 ans (lire ci-dessous) sont vent debout contre le projet de loi de finances du gouvernement qui prévoit une baisse de 13% des dotations des ML. Et ce après une première diminution de 7% en 2025. « 77 millions d’euros en tout, à l’échelle du budget de l’État c’est symbolique, mais absolument pas pour nous », déplore Isabelle Gineste, directrice de la ML du Grand Avignon. Ce jeudi, avec le soutien des trois autres structures de Vaucluse (Comtat Venaissin, Luberon et Haut Vaucluse), un point presse avait lieu. Il faisait suite à l’interpellation, en fin de semaine dernière, des trois sénateurs. « Le budget arrive au Sénat le 23 novembre, on va batailler avec des amendements pour contrecarrer tout ce qui ne va pas dans le bon sens », projette Lucien Stanzione (PS). L’an dernier, la Région avait aussi diminué ses crédits de 300 000 à 200 000 euros pour la ML du Grand Avignon.

    Le financement

    à la performance arrive

    Si le budget était adopté en l’état, « nous perdrions huit postes de conseillers, sachant qu’un conseiller accompagne 130 jeunes de l’année, plus de 1 000 jeunes se retrouveraient en grande difficulté de suivi », calcule Lilou Quennesson, présidente de la ML et conseillère municipale d’Avignon déléguée à l’emploi et l’insertion. En ajoutant les jeunes des trois autres ML, ce chiffre grimpe à 2 300 en Vaucluse sur les 12 000 suivis annuellement. « Nous lançons un appel à la mobilisation et la responsabilité collective, la jeunesse n’est pas une variable d’ajustement, investir dedans c’est investir dans l’avenir du pays », fait valoir la présidente. Dans un département parmi les plus pauvres de France, « on enlève encore un élément de solidarité par des choix budgétaires », déplore David Fournier, adjoint (PS) avignonnais venu en soutien.

    Par ricochets, cette baisse « pénalise aussi les entreprises qui auront moins de contact avec les ML pour embaucher », souligne Régis Phaly, trésorier de la ML et adjoint au maire d’Entraigues. La directrice s’inquiète aussi « du financement à la performance, 10% cette année, 20% en 2028 avec des indicateurs que l’on ne connaît pas et alors que nous ne sommes tributaires des créations d’emplois », expose Isabelle Gineste. Et d’inviter n’importe quel administrateur de la ML « à venir vivre la vie d’un conseiller et prendre conscience de notre réalité ».

    REPÈRES

    13%

    de baisse prévue du financement des missions locales par l’État dans le projet de loi de finances 2026. Dans le Grand Avignon, sur un budget annuel de 3,5 millions d’euros, l’État abonde à hauteur de 2,5M (données 2024). Le reste provenant des communes et de l’agglo (435 000 euros), la Région (293 000) et le Département (45 000).

    Au service des 16-25 ans

    Les missions locales veillent à accueillir, accompagner, orienter, informer les 16-25 ans dans toutes démarches professionnelles et sociales avec comme « ADN, donner aux jeunes un sens à leur avenir ». Cela passe par l’emploi, la formation, l’orientation, l’appui à la création d’activité, le logement, la santé, la mobilité ou la citoyenneté. Dans le Grand Avignon, au sein des 14 lieux du territoire, près de 5 500 jeunes ont été accueillis en 2024, dont 1 759 nouveaux. Quelque 1 411 sont entrés en emploi (dont 315 en alternance) et 566 en formation.

    8

    emplois équivalent temps plein sont menacés à la mission locale du Grand Avignon si la baisse de 13% des dotations se concrétise. Ces 8 postes en moins, sur 65 salariés dont une quarantaine de conseillers, impacteraient directement 1 400 jeunes qui seraient moins ou mal suivis.

  • Avignon : les crédits perdus de la LEO virent à l’enjeu électoral

    Avignon : les crédits perdus de la LEO virent à l’enjeu électoral

    « La LEO, c’est “le crime de l’Orient express” d’Agatha Christie. Tout le monde a donné son coup de couteau mais personne ne reconnaît être l’assassin… », image Julien Aubert. Le très probable candidat LR aux municipales illustre la complexité d’un dossier que l’État et la Région ont, lundi, remis à (encore) plus tard. Questionné par La Marseillaise lors du nouveau contrat de plan État-Région, le ministre des Transports a confirmé que les crédits initialement prévus pour la réalisation de la tranche 2 de la liaison Est-Ouest [55 millions de l’État et 38 de la Région sur un projet chiffré en 2014 à 142 millions – qui a doublé entretemps] sont fléchés ailleurs.

    À moins de 5 mois des municipales, la LEO, déclarée d’utilité publique (DUP) il y a 22 ans, redevient un fort enjeu électoral. Accusée par plusieurs candidats mais aussi par le président (Ren.) de Région Renaud Muselier d’avoir fait capoter le projet, Cécile Helle maire PS (la Ville n’est pas financeur) a, dans La Provence ce mercredi, remis la responsabilité sur l’État en rappelant « que l’Autorité environnementale, organisme étatique, a sorti un rapport [mi-2020] en disant que le tracé prévu était une catastrophe écologique et environnementale ».

    À droite, Julien Aubert, Olivier Galzi ou Stéphan Fiori plaident tous pour réaliser la LEO telle que prévue, se rangeant ainsi derrière les positions des présidentes des Départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Le collectif Voix d’Avignon, représentant le bloc macroniste, accuse la Ville et son « refus dogmatique », souhaitant « en 2026 remettre l’intérêt général au centre ». Côté Gard, Pascale Bories, maire LR de Villeneuve-les-Avignon a été, lundi, la première à réagir pour demander de prolonger la DUP et de sanctuariser la 3e tranche [Courtine – les Angles avec un pont sur le Rhône].

    À gauche, les candidats issus de la majorité défendent eux, la position de Cécile Helle et du Grand Avignon sur une LEO reconfigurée. Une « néo-LEO », selon Paul-Roger Gontard (La Convention) qui, soulignant « que le vieux projet n’a jamais été sincèrement financé par l’État », milite pour un tracé « partant du barreau de Rognonas, longeant la Durance, raccordé au MIN de Chateaurenard, connectée aux sorties d’autoroute avec un nouvel échangeur pour l’A7 au niveau de Cabannes ». Il souhaite aussi un nouveau pont sur le Rhône.

  • Grand Avignon : une enquête inédite sur les déplacements est en cours

    Grand Avignon : une enquête inédite sur les déplacements est en cours

    À l’époque, même la LEO n’était pas encore dans les cartons. C’est dire si l’enquête en cours sur les mobilités, qui vient d’être lancée, est d’une ampleur inédite. Car, en termes d’analyse de déplacements, le grand bassin de vie d’Avignon a un lointain repère en 1980, qui ne « portait que sur la ville d’Avignon », rappelle le Grand Avignon. La collectivité chapeaute donc une grande enquête mobilités * depuis le début du mois et jusqu’en avril.

    Comme nous en tracions déjà les grandes lignes cet été (notre édition du 07/08), « la plus grande enquête de mobilité jamais réalisée sur le territoire », s’étend sur 11 agglomérations [dont deux du Gard et celle du nord des Bouches-du-Rhône], soit 131 communes et 610 000 habitants. Soit la 16e aire urbaine la plus vaste de France.

    « Des enquêteurs et télé enquêteurs interrogeront un échantillon représentatif de 10 000 habitants pour mieux connaître les pratiques de déplacements tous modes confondus (marche, vélo, transports collectifs, voiture, covoiturage, etc.) », développe le Grand Avignon. L’étude, d’un montant estimé d’1 million d’euros, a été actée lors du conseil communautaire de mars, l’État et la Région la finançant à 75%.

    67% des déplacements se font en voiture

    « Les résultats offriront une connaissance fine de la mobilité des habitants sur le territoire et alimenteront les nombreux projets, notamment le futur Service express métropolitain (SERM) avignonnais et les démarches de planification des politiques publiques », projette le Grand Avignon. Si, comme le prône Joël Guin, président (SE) du Grand Avignon, avec l’enquête, « nous pourrons continuer de renforcer les transports dans nos intercommunalités, faciliter les trajets et encourager des modes de déplacement plus pratiques, plus économiques et plus écologiques », quelques données sont déjà connues : 67% des déplacements du quotidien s’effectuent en voiture alors qu’en Vaucluse, 60% de ces déplacements font moins de 5km. De quoi déjà livrer quelques pistes pour réduire la part de la voiture.

    Cette enquête s’appuie sur un modèle de référence nationale élaboré par un organisme d’État, le Cerema, pour analyser les déplacements de toutes les catégories de population aux différentes échelles d’un territoire. « Les enquêtes ménages déplacements sont à la mobilité ce que le recensement de la population est à la démographie », se targue Laure Verneyre, directrice territoriale Méditerranée du Cerema. Concrètement, des enquêteurs mèneront des entretiens en face à face ou téléphoniques. Le questionnaire, d’une vingtaine de minutes, est anonyme, gratuit et sans publicité. Les résultats sont attendus dans un an.

  • Le candidat Joël Peyre défend l’arrêté anti poids lourds

    Le candidat Joël Peyre défend l’arrêté anti poids lourds

    Fin de matinée, ce mardi. Après plusieurs heures de déambulation sur le thème des mobilités, entre la rocade et Saint-Ruf, Joël Peyre reçoit la presse à proximité de l’arrêt de tram des Sources aux Grands-Cyprès à Avignon. « On entend bien le bruit des poids lourds », prend à témoin l’actuel élu aux finances et candidat (PRG) aux municipales. Manière de défendre le projet de limitation de trafic des 38 tonnes (entre 7h et 19h) sur la rocade, porté avec force par la maire Cécile Helle (PS) et dans les mains de la préfecture. « Je ferai toujours primer l’intérêt des enfants et des préoccupations sanitaires par rapport à ceux des poids lourds », revendique ce médecin, rappelant que l’arrêté ne vise que les plus gros camions et ne bloque pas les dessertes de Courtine et du MIN.

    Autre position sur laquelle Joël Peyre est aligné avec l’actuelle maire : la LEO, dont les crédits pour la phase 2 sont tombés aux oubliettes. Le conseiller municipal plaide pour un tracé reconfiguré le long de la Durance, « beaucoup moins cher et aussi efficace ». Il rejoint également le point de vue de la maire de Villeneuve-les-Avignon pour amorcer d’abord la phase 3 de la LEO avec un nouveau pont sur le Rhône vers le Gard. Des prérogatives transports qui relèvent aussi du Grand Avignon. « Un Avignonnais doit en être le président mais on ne peut pas être maire et président à la fois », clame Joël Peyre. De la mandature qui s’achève à l’agglo, « on ne peut pas dire qu’elle ait été très proactive sur les mobilités ». Il prône la poursuite du tramway vers l’hôpital, quand « un bus à haut niveau de service » suffirait vers Agroparc.

    Enfin, sur la circulation, la matinée a permis d’échanger avec les habitants, commerçants ou associations directement concernés par le plan faubourgs, instauré début 2022. « Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe et notamment les 20 000 habitants concernés et satisfaits dans l’ensemble, mais d’identifier certains nœuds qui pourraient être corrigés, comme des sens de circulation, du stationnement ou des ronds-points plutôt que des feux tricolores », esquisse Joël Peyre. Des abris sécurisés pour les vélos et un meilleur entretien des pistes cyclables sont aussi annoncés.