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  • Terre de liens creuse son sillon de propositions

    Terre de liens creuse son sillon de propositions

    Très loin de l’agitation et des problématiques actuelles des agriculteurs, l’association Terre de liens mise sur le local. Quoi de plus logique donc de se pencher sur les municipales, élection locale par excellence. Ce jeudi matin, à la ferme de la Durette à l’entrée sud d’Avignon, une vingtaine de candidats et ou leurs représentants à Avignon, Apt, Orange, Morières, Cadenet, dont les membres du système de sécurité alimentaire ou même Tavel (Gard) a répondu présent à l’invitation de Terres de lien, qui aide à l’acquisition de terres agricoles en soutenant les installations paysannes. « Parler des municipales est une grande première, campe Serge Bastet, co-trésorier de Terre de liens Paca. On est convaincus que le travail commence en local, or, dans la région, on ne consomme que 12% de ce que l’on produit. »

    Pendant plus de deux heures, les échanges ont alterné entre boîte à outils, exemples concrets et partage d’informations. Les candidats ou certains déjà élus, avaient des questions techniques ou pratiques. « Peut-on toucher des aides à l’installation pour les agriculteurs si la commune porte un projet ? », demande par exemple Céline Celce, candidate d’union de la gauche à Apt. « Oui, il faut faire un bail à ferme », lui répond un bénévole de Terre de liens.

    Élue à Tavel, Flavie Cayol vient, elle, chercher des conseils pour porter le projet d’une ferme municipale capable d’alimenter la restauration scolaire. Jean-Pierre Cervantès (Les Écologistes), soutien de David Fournier (PS), ou Julien De Benito (PCF), adjoint au maire en charge de l’alimentation durable, appui de Mathilde Louvain (PCF), ont soulevé l’enjeu d’une régie municipale agricole. Même si le modèle de ferme pilote agro écologique de la Durette est difficilement duplicable à l’infini, il démontre que quand les collectivités s’emmêlent « on s’en sort bien, avec un chiffre d’affaires cette année de 160 000 euros, qui permet de vivre de notre activité », souligne Julien Ronzon, un des quatre agriculteurs installés.

    Parmi les cinq mesures de Terre de liens, figurent la lutte contre la précarité alimentaire ou la protection de la ressource en eau. « Depuis peu, les communes ont le droit de préemption autour des zones de captage d’eau pour installer des agriculteurs », insiste Mylène Maurel, administratrice à Terre de liens. Notons que si l’association n’avait pas convié le RN, la quasi-totalité des candidats ayant répondu présents représentaient la gauche.

  • À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    Depuis un peu plus de deux semaines, la chose était entendue. Il ne manquait plus que le jour et la forme de l’officialisation : à Avignon, la maire sortante Cécile Helle (PS), qui a renoncé à briguer un 3e mandat, a officialisé son soutien à David Fournier (PS), pour tenter de lui succéder. « Celui qui incarne aujourd’hui le rassemblement et surtout la continuité de l’action qui a été conduite, c’est David Fournier », annonce la première magistrate dans La Provence. Un appui en forme presque de service minimum, qui s’est décanté en ce début d’année. « Ce mois-ci, il y a eu une clarification dans mon camp », expose Cécile Helle. À savoir le renoncement de Joël Peyre (PRG), élu aux finances.

    Ce revirement dans la campagne à gauche laisse le champ libre à David Fournier dans la majorité. Déjà, au lendemain de l’annonce de Joël Peyre, Cécile Helle avait – sans encore le nommer – désigné David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », nous confiait-elle à l’issue de sa première cérémonie de vœux.

    « Intérêt général et loyauté »

    « C’est un soutien important, dont je suis très fier et me donne encore plus de responsabilités à aller dans le sens du rassemblement », réagit David Fournier, auprès de La Marseillaise. L’actuel adjoint à l’administration générale n’a aucun souci à assumer le bilan : « Je suis comptable des actions de la majorité, fier qu’on ait rétabli les finances de la Ville, instauré la gratuité de la garderie, des activités périscolaires ou des rénovations d’école. »

    Lors d’un conseil municipal, en décembre 2023, il avait salué le travail de Cécile Helle, « bienfaitrice d’Avignon ». Si, aujourd’hui, ce soutien sonne comme une évidence, cela ne l’était pas au départ. Dans La Provence, Cécile Helle admet qu’elle aurait pu appuyer « un autre candidat s’il avait incarné le rassemblement à gauche ». Notamment Joël Peyre, « qui avait assurément les qualités pour incarner ce rassemblement », reconnaissait-elle début janvier.

    Si David Fournier aime à confier qu’il connaît Cécile Helle depuis les années lycées, « quand en 1986, elle à Aubanel et moi à Mistral, on manifestait contre la loi Devaquet », les deux socialistes ont aussi été en concurrence. Michèle Fournier-Armand, mère de David, alors députée, s’était positionnée pour briguer la Ville aux municipales 2014 avant de soutenir Cécile Helle. « Loyauté et intérêt général nous ont toujours guidés », conclut David Fournier.

  • Le premier marathon d’Avignon affiche déjà complet

    Le premier marathon d’Avignon affiche déjà complet

    Organiser un marathon est tout aussi fastidieux que de se préparer à en courir un. Une véritable course de fond, surtout quand c’est une première. S’il y a eu, il y a presque dix ans, quatre éditions du marathon des Côtes-du-Rhône, couru côté gardois, le tout premier marathon (42,195km) et semi (21km) d’Avignon déboule le 27 septembre prochain. « Avec Christophe De Cecco, cela fait deux ans qu’on prépare ce projet car il manque cette distance reine en Vaucluse », expose Bertrand Delhomme, co-organisateur. Les deux Vauclusiens, eux-mêmes coureurs et expérimentés dans la mise sur pied de tels événements (semi-marathon du Ventoux, 10 km d’Althen) ont créée une association dédiée, Provence sport organisation et compte sur 350 bénévoles.

    Seconde édition dès 2027

    « Il y a une dynamique exceptionnelle en France sur le marathon, avec 80 courses dont 10 nouvelles cette année », relève Bertrand Delhomme. Peu se déroulent dans les proches environs (Montpellier, Salon en biennale), quand celui de Marseille n’a pas survécu au Covid. Preuve de l’attente, les inscriptions, ouvertes fin octobre, ont été prises d’assaut : deux heures pour les 1 000 dossards du semi et deux semaines pour les 2 500 du marathon. Les listes d’attente sont embouteillées avec 2 000 coureurs sous le coude pour le semi et 500 pour le marathon. « C’est une première, on est sur une jauge prudente, à taille humaine, mais ça crédibilise déjà le projet », note Bertrand Delhomme.

    Parmi les inscrits, on dénombre 1 000 Vauclusiens. Quelque 80 départements sont représentés et 20 nationalités, Allemands, Belges ou Anglais en tête. « S’il est trop tôt pour estimer les retombées économiques, environ 4 000 personnes sont attendues à Avignon au moins sur le week-end. Nous avons la volonté de créer une dynamique positive sur le territoire et de donner envie aux gens d’y revenir », développe le co-organisateur. La Ville d’Avignon est un partenaire logistique indispensable et Bertrand Delhomme croit en la continuité du projet, peu importe qui prendra les rênes de la mairie dans deux mois : « On ne voulait pas attendre 2027, on porte un événement fédérateur qui a un impact positif. »

    Les parcours « sont propices au tourisme et à la performance », plaide Bertrand Delhomme. À savoir un très faible dénivelé (70 m pour le marathon) sans que le tracé ne s’apparente qu’à de grandes lignes droites en aller-retour. « On aurait aimé aller sur l’île de l’Oiselet jusqu’à la passerelle mais cela n’a pas été possible », regrette le co-organisateur, qui devrait dévoiler le parcours du marathon d’ici à un mois. Il devrait emprunter une grande partie de celui du semi, dévoilé déjà en décembre avec un départ depuis la gare centre, une entrée dans l’intra muros porte Saint-Lazare, passage devant le palais des Papes, le pont d’Avignon puis direction l’île de la Barthelasse. Les arrivées se jugeront sur l’allée Marie-Josée-Roig devant les lettres AVIGNON. En cas de succès de cette première édition, les organisateurs ont déjà en tête une seconde cuvée, plus tôt dans l’année, fin février, afin d’ouvrir la saison des marathons.

    Des fonds pour l’hôpital

    Le marathon et son sponsor NGE se sont rapprochés du centre hospitalier d’Avignon. Sur chaque dossard, 1 euro sera reversé au fonds de dotation Av’ence, pour financer « des projets améliorant l’accueil, le confort et le bien-être ». Une soixantaine de dossards solidaires seront aussi mis en vente pour les entreprises : 120 euros par dossard reversés au fonds.

  • À Avignon, l’adjoint communiste Julien De Benito passe son tour

    À Avignon, l’adjoint communiste Julien De Benito passe son tour

    Désigné co-chef de file du PCF à Avignon pour les municipales avec Anne-Catherine Lepage, Julien De Benito ne sera pourtant pas candidat. L’actuel adjoint délégué au quartier Nord Rocade et aux enjeux d’une alimentation durable et locale, très impliqué dans les discussions à gauche, évoque « un choix qui est propre et personnel ». Le secrétaire départemental du Parti communiste vauclusien assure que cette décision n’est pas liée au choix des militants de soutenir, avec Génération.s et Avignon collectif, la liste insoumise de Mathilde Louvain au détriment de celle de David Fournier (PS). « Non, c’est un choix antérieur, peu importe l’orientation prise », confie-t-il.

    Élu depuis 2020 dans la majorité de Cécile Helle, Julien De Benito met en avant une baisse de régime dans son choix. « Il faut aussi savoir à un moment prendre du recul quand on n’est plus en bonne disposition, justifie-t-il. Je ne pense plus avoir, pour l’heure, assez de disponibilité pour continuer à dialoguer avec des citoyens qui sont en désaccord avec les politiques menées. Il faut faire beaucoup de pédagogie, être patient… or, ces derniers mois, ma capacité de dialogue est un peu entamée. Il faut une énergie assez neuve et quand on ne l’a pas, il faut savoir faire des pauses militantes et laisser la place aux autres. » À l’instar de Rémy Blanc, actuel conseiller départemental. Mais Julien De Benito ne se désintéressera pas pour autant de la campagne. « Je vais être actif et, dans tous les cas, l’idée, c’est de ne pas laisser la ville à la droite ou à l’extrême droite », fait-il valoir.

  • Au MIN d’Avignon, des vœux qui ne font pas l’économie politique

    Au MIN d’Avignon, des vœux qui ne font pas l’économie politique

    Quand arrive la période des vœux en toute fin de mandat et qu’on est maire sortant, une certaine neutralité est imposée. Mais quand on ne se représente pas, comme Cécile Helle, on peut avoir un peu plus de latitude. La maire (PS) d’Avignon en a profité, ce mardi midi, lors de ses vœux aux acteurs économiques et au marché d’intérêt national (MIN), propriété de la Ville, où se tenait la cérémonie.

    Un deux en un alors que le MIN est un moteur économique sur 25 hectares, accueillant quelque 1 000 salariés et 100 entreprises. Un outil dont la destinée a été confiée pour 22 ans à son gestionnaire historique, la Smina (société du marché d’intérêt national d’Avignon). Un choix validé en novembre en conseil municipal alors qu’une offre concurrente du marché de gros de Rungis avait été déposée. « En tant que PDG de la Smina, je suis fière que son offre ait été retenue avec un projet à 40 millions d’euros », salue Cécile Helle. En douze ans de présidence, la maire a apprécié le fait de développer « un outil à taille humaine d’innovation sociétale et écologique, qui doit se positionner davantage sur les enjeux de logistique urbaine ».

    Au-delà du MIN, la première magistrate a rappelé que la Ville était un important acteur économique pour les entreprises locales. « En douze ans, on a investi un demi-milliard d’euros », se targue Cécile Helle, qui « prétend avoir été un maire bâtisseur ». Et d’avertir les prétendants à l’Hôtel de ville sur le « commerce de proximité » : « Nous sommes dans une période où il se dit beaucoup de choses, je suis adepte de la politique par la preuve, il faut de la force pour impulser un projet qui met du temps à aboutir dans un centre-ville historique protégé ».

  • Derrière les municipales, l’enjeu aussi important du Grand Avignon

    Derrière les municipales, l’enjeu aussi important du Grand Avignon

    Le raccourci est commode : les 15 et 22 mars se tiendront les élections municipales. Pourtant, il convient d’ajouter et communautaires. Ce qui est loin d’être un détail. Chaque commune est rattachée à une intercommunalité, où les élus sont fléchés depuis les listes des municipales. Avignon est la ville-centre du Grand Avignon, qui compte 15 autres communes dont 7 du Gard. Transports, politique du logement, gestion de l’eau et des déchets ou développement économique, autant de thématiques sur lesquelles les candidats ont déjà plein de projets.

    Encore faut-il avoir les manettes pour les appliquer. En deux mandats de maire, Cécile Helle n’a pu avoir de majorité au Grand Avignon. En 2020, les élus communautaires lui ont préféré de 10 voix le maire de Vedène, Joël Guin, élu avec le soutien initial du RN. Dans l’esprit de beaucoup de maires, voir la ville-centre présider l’agglo, c’est le risque de s’accaparer tous les pouvoirs et crédits. Si depuis la majorité municipale de gauche d’Avignon a joué la co-construction en votant les derniers budgets, Cécile Helle n’a pas manqué de pointer, fin novembre, « que l’évolution des transports a été zéro » pendant le mandat. La première magistrate a aussi longtemps déploré la lenteur du programme de rénovation urbaine.

    Les candidats aux municipales d’Avignon ne maîtrisent certes pas les paramètres des 15 autres élections dans le Grand Avignon mais la majorité municipale dispose, en fonction de ses scores, d’environ un tiers des élus à l’agglo. La question de la présidence -cumulable avec la fonction de maire- est centrale et n’occupe pourtant pas les débats. « Avignon doit reprendre le capitanat, son rôle naturel de locomotive », estime Paul-Roger Gontard. L’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme, qui devrait a priori en fin de semaine faire un point d’étape sur sa candidature, a toujours plutôt eu un programme de territoire -Avignon en grand- que municipal. Mais a toujours refusé de dire s’il visait plutôt l’agglo que la mairie.

    « Si on fait chacun de son côté en fonction de nos idées, de notre volonté locale strictement avignonnaise, on n’y arrivera pas », juge David Fournier (PS), « en capacité de parler avec tout le monde mais pas candidat ». Pour « créer un climat de confiance », l’adjoint mise sur de larges discussions sur la base d’un dénominateur commun et « co-construire avec les autres maires des villages ». Toujours à gauche, Mathilde Louvain (LFI), qui pousse déjà fort pour encadrer les loyers, réhabiliter les logements sociaux ou une régie publique de l’eau
    -mesures intercommunales-, défend « un rapport de force avec le Grand Avignon ». Déclinant la présidence, elle confie discuter « avec d’autres listes » proches politiquement dans l’agglo « pour trouver des relais ».

    Olivier Galzi double candidat déclaré

    À droite en revanche, on est nostalgiques de la période Marie-Josée Roig, qui a cumulé la présidence du Grand Avignon dès sa création en 2001 avec son rôle de maire jusqu’en 2014. En novembre, lors de sa première grande réunion publique, Olivier Glazi (DVD) n’a pas caché son ambition d’être à la tête de l’agglo. « C’est les deux ou rien sinon ça ne marchera pas, revendique l’ancien journaliste TV. Ça fait deux mandats que l’agglo se construit contre la ville-centre. C’est un corps avec des membres qui décident de lutter contre le cœur. Après, c’est tout le monde qui crève ! » L’entrepreneur Stéphan Fiori (DVD) n’avait pas évoqué le sujet lors de la présentation de son programme, début décembre. En aparté, il nous a confié être prêt à jouer sur les deux tableaux.

    Enfin, côté RN, Anne-Sophie Rigault n’a pas donné suite à notre sollicitation. L’actuelle cheffe de file de l’opposition ne s’est pas non plus épanchée sur la question, samedi dernier, en inaugurant sa permanence. Déjà en poste au Pontet et à Morières, où les maires sortants se représentent, l’extrême droite espère se renforcer fortement à l’agglo. Vedène, Entraigues ou Caumont sont dans sa ligne de mire.

  • Face aux dangers de la route, les collégiens sensibilisés

    Face aux dangers de la route, les collégiens sensibilisés

    Si l’an passé, cinq décès de moins ont été enregistrés sur les routes de Vaucluse par rapport à 2024, le chiffre reste toujours trop élevé. Trente-cinq personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route sur un total global de 533 accidents (contre 587 en 2024), impliquant voitures, deux-roues, cyclistes et piétons. Les accidents mortels touchent pour un tiers les vélos/trottinettes, un tiers les motos et le dernier tiers les voitures.

    « Les dernières estimations de l’Observatoire départemental de la sécurité routière montrent une surreprésentation des usagers de deux-roues motorisés dans l’accidentalité vauclusienne, alors qu’ils représentent seulement 2% du trafic », alertait en octobre la préfecture, tout en précisant que « la vitesse reste la première cause de mortalité pour les usagers de deux-roues motorisés et dans 67% des accidents mortels, l’usager est le présumé responsable de l’accident ». Si, en lien avec la police et la gendarmerie, plusieurs opérations de contrôle ont été menées, le meilleur moyen pour éviter les accidents reste la formation et la prévention.

    Plus de 130 000 jeunes sensibilisés en 30 ans

    Depuis 30 ans, le Département de Vaucluse s’y attelle auprès des collégiens. Lors de cette année scolaire, sept établissements d’Avignon, Orange, Carpentras, Cavaillon, mais aussi Le Pontet ou Cabrières ont reçu -ou vont recevoir comme ce mardi le collège Champfleury à Avignon- divers intervenants qui « mènent des actions de prévention et d’éducation visant à sensibiliser les collégiens aux règles essentielles de sécurité », expose le conseil départemental.

    À chaque session, une journée entière d’ateliers est prévue grâce à la présence d’un cascadeur professionnel simulant un choc entre une voiture, lancée à 50km/h, et un piéton. Gendarmes, pompiers ou associations locales engagées dans la prévention routière sont aussi mobilisés. Distances de sécurité, effets de l’alcool au volant, sanctions, conduites dangereuses, gestes de premier secours… Autant de thématiques abordées « afin d’adopter les bons comportements pour se protéger et protéger les autres, qu’ils soient piétons, utilisateurs de trottinettes, cyclistes, motocyclistes ou futurs conducteurs », précise le Département, qui investit près de 40 000 euros sur cette opération.

    « L’objectif de ces campus est de sensibiliser les jeunes conducteurs aux dangers comme la vitesse à l’alcool et l’inattention, chaque action contribue à sauver des vies », promeut Christelle Jablonski-Castanier, vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges. La focale est de plus en plus mise sur les trottinettes électriques, mode de déplacement en vogue chez les plus jeunes. « Nous animons un atelier sur leur réglementation, fait valoir Elsa Lamaison, cheffe du pôle sécurité routière à la préfecture. Rappel de l’âge légal, équipement, interdiction de monter à deux ou d’être sur son téléphone portable, l’objectif est de créer une culture de sécurité dès le plus jeune âge. » Depuis 1996, plus de 131 500 jeunes ont été sensibilisés dans les collèges.

  • Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    C’est certainement l’une des plus belles réponses, à visage découvert cette fois, à la haine et au racisme. Depuis plusieurs jours, de nombreux professeurs de lycées à Marseille ou à Marignane se prennent en photo en diffusant un message de soutien à Zaïd. Ce petit garçon d’à peine deux semaines, né aux premières heures de 2026 à Avignon, et dont la naissance, relayée par La Provence comme le premier bébé de l’année, a suscité, en ligne, un déferlement abject de haine lié à son prénom (nos éditions du 7 et 8 janvier). Les parents de Zaïd ont d’ailleurs porté plainte.

    « Cela m’a meurtri, raconte Pascal Raimond, professeur de gestion au lycée professionnel de la Calade à Marseille. On ne peut donner et souhaiter que de l’amour à un bébé. J’ai très mal dormi la nuit qui a suivi, je me mettais sans arrêt dans la peau des parents. Que faire pour manifester mon indignation et adresser un message de réconfort aux parents ? » Le lendemain, il propose donc à ses collègues de lycée de poser pour une photo de soutien, diffusée ensuite sur le groupe WhatsApp. « Et là, ça a fait boule de neige, tous les jours de nouvelles photos sont publiées », n’en revient toujours pas Pascal Raimond. Les lycées marseillais Diderot, César, de l’Estaque ou Maurice-Genevoix à Marignane se sont aussi mobilisés, de même que l’école Estaque gare à Marseille. Le professeur « espère tellement que ces photos remontent à la famille de Zaïd ».

  • Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Il fallait bien un restaurant de l’intra muros pour officialiser ce qui mijotait depuis plusieurs semaines dans le cadre de l’union à gauche en vue des municipales. Ce vendredi, à deux mois du premier tour, c’est un choix fort qu’ont opéré deux partis de l’actuelle majorité sortante. Plutôt que de suivre le candidat qui apparaissait comme le plus naturel, David Fournier (PS), les militants et responsables locaux de Génération.s et du PCF ont opté par la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    « Avignon est un laboratoire, à rebours d’autres élections », reconnaît Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Sans être brouillé avec David Fournier, l’actuel adjoint au maire juge la méthode de Mathilde Louvain plus pertinente : « On a mené un travail de terrain, en parlant d’abord de programme avec les citoyens, cela a créé une dynamique qu’on a voulu préserver alors que David a démarré sa campagne de manière très traditionnelle. » Autrement dit, chercher d’abord à recueillir les soutiens des partis. Malgré les remontrances du national, conduisant, mercredi soir, les militants locaux à un nouveau vote, qui a confirmé le choix initial. « On nous a fait remarquer que dans les villes à direction communiste, il y avait en face des listes insoumises mais l’enjeu local a primé », poursuit Julien De Benito.

    À ses côtés, Éric Deshayes est dans la même démarche. Référent Génération.s 84 et adjoint au maire, il indique avoir « d’abord cherché à privilégier l’écoute des habitants dans une démarche d’ouverture citoyenne plutôt que d’aller ajouter notre logo à la collection de partis ». Depuis plusieurs semaines, le PCF et G.s font partie intégrante du mouvement citoyen Avignon collectif qui rejoint également LFI. « On n’est pas dans le rejet des partis mais pour de nouveaux visages et de nouvelles pratiques », abonde l’artiste Thomas Pitiot, membre actif d’Avignon collectif.

    « Tout faire » pour n’avoir qu’une liste au 2nd tour

    Tout comme Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports, devancée en avril par David Fournier pour représenter le PS aux municipales. Désormais en dehors du PS, l’élue considère qu’Avignon collectif « a permis aux citoyens hors partis d’être acteurs » d’une démarche programmatique et de renouveau. « La ville s’est transformée pendant deux mandats, c’est une base sur laquelle s’appuyer pour impulser un nouvel élan », complète Rémy Blanc, conseiller départemental PCF.

    « On est ravis que nos énergies se rejoignent et que, pour une fois, le national ne vient pas miner une situation locale », se satisfait Mathilde Louvain, mettant en avant « le fond plutôt que les personnes ». « Ça bouillonne à Avignon, si certains nous pensaient petits, on est plus grands qu’on ne le croit », se délecte le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault, fort soutien de campagne et possible candidat seulement en position non éligible. Ce nouvel attelage espère arriver en tête à gauche au 1er tour et « tout faire pour qu’il ne reste qu’une liste au second tour », conclut Mathilde Louvain.

  • Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    « L’ARS a détruit des gens. » Lundi soir, au sein de l’Hôtel de ville d’Apt, on ne décolérait pas contre la décision de l’agence régionale de santé de mettre un terme à l’activité de chirurgie à l’hôpital. La Ville organisait une soirée de remerciements au personnel et ensemble de soutiens, mobilisés pendant six mois contre ce choix.

    Une décision qui a pris effet au 31 décembre et qui est officiellement en vigueur depuis le 6 janvier. Consultée par La Marseillaise, la « décision de suspension totale et immédiate de l’autorisation d’activité de soins de chirurgie » est motivée par la dissolution du groupement de coopération sanitaire de moyens (GCS) entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt. Un outil classique de coopérations entre établissements pour mutualiser les moyens mais aussi les autorisations d’activités. « L’autorisation de chirurgie a été subordonné à la condition particulière de mettre en œuvre cette autorisation d’activité dans le cadre d’un GCS », estime l’ARS dans ses motivations. Or, ce GCS a été dissous au 31 décembre dernier. « L’engagement auquel était assorti l’autorisation de chirurgie n’est plus respecté (…) dès lors l’autorisation peut être suspendue ou retirée », justifie l’ARS.

    La fin de l’activité chirurgie à Apt avait été annoncée en juin dernier. Pourtant, dès début septembre 2024, l’hôpital d’Avignon a entamé la manœuvre, par un courrier de son directeur Pierre Pinzelli « notifiant sa demande de retrait du GCS entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt ». Ce GCS avait pour mission initiale de « fluidifier la filière de prise en charge des patients sur le pays d’Apt et conforter l’accès aux soins spécialisés en établissements publics ». Un accès aux soins qui se fait désormais à… Cavaillon. Curieuse conception.