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  • Le 1er bébé de l’année à Avignon victime d’un déferlement raciste

    Le 1er bébé de l’année à Avignon victime d’un déferlement raciste

    C’est une histoire glaçante et à peine croyable que connaît Zaïd, petit avignonnais de même pas une semaine. Né le 1er janvier à l’hôpital d’Avignon, vers 1h30, il est présenté comme le premier bébé 2026 par un article dans La Provence. Une information classique du 1er janvier mais qui a pris depuis une tournure nauséabonde. La publication sur les réseaux sociaux de nos confrères a été la cible d’un déversoir haineux et raciste en raison de la consonance du prénom de l’enfant.

    Sur X (ex-Twitter), la publication a été vue plus de 1,7 millions de fois poussant ensuite La Provence à retirer son tweet. Sur Facebook, plus de 11 400 commentaires restent actifs, bien que le journal ait bloqué les réactions. Ce mardi, Olivier Biscaye, directeur de la rédaction a fini par réagir dans un édito : « Notre vigilance a un temps permis de les réguler [les « écrits extrémistes »] mais la violence a repris de plus belle ». Et d’indiquer qu’il « était hors de question de supprimer l’article au nom d’un principe qui nous semble évident, l’extrémisme ne peut pas gagner, supprimer cet article, signifiait notre renoncement à des valeurs de respect et d’ouverture auxquelles nous croyons ». Difficile d’être exhaustif face au déferlement abject subi par Zaïd. Mais citons pêle-mêle, « on aurait du l’avorter », « les nuisibles d’Allah ne sont pas Français […], il faut les remettre dans leurs réserves naturelles africaines », « Erreur de pays ! C’est Marcel ou Germaine en France… », ou « Le premier migrant terroriste de 2026 ».

    Des propos tous susceptibles d’être condamnés par la justice, reposant aussi la question des réseaux sociaux et de leur régulation. Cette campagne de haine a même trouvé un écho en Algérie, où le média en ligne TSA parle de Zaïd comme de « la plus jeune victime de haine au monde ». Quelques autres commentaires indignés ont réagi en souhaitant la bienvenue à Zaïd. « La France, ce n’est pas un prénom. La France, c’est aussi des valeurs : respect, humanité, dignité et elles commencent par la façon dont on parle d’un enfant », écrit une internaute. Localement, le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault s’est rapidement ému : « Le racisme s’est tellement banalisé qu’aujourd’hui ils s’en prennent même à un bébé qui vient de naître. Bienvenue à Zaïd. Déjà tellement plus beau que les immondes racistes ». Le 4 janvier, le collectif No Pasaran jeunes a réalisé plusieurs collages de soutiens à Montfavet, où vit sa famille, souhaitant la « bienvenue à Zaïd, Avignon est ta maison, Montfavet est anti raciste ».

  • Renoncement de Joël Peyre aux municipales à Avignon : l’impact de cette décision fait réagir parmi la majorité

    Renoncement de Joël Peyre aux municipales à Avignon : l’impact de cette décision fait réagir parmi la majorité

    À un peu plus de deux mois du premier tour des municipales, le renoncement de Joël Peyre donne un coup d’accélérateur de la campagne à gauche. « Je salue le travail effectué par Joël au cours des mandats passés ensemble, je mesure que ce n’est pas une situation facile pour lui et continue à œuvrer pour un rassemblement le plus large à gauche », réagit David Fournier (PS), adjoint au maire, aujourd’hui le mieux placé dans la majorité, porté par le sondage de La Provence (18%) et le soutien de plusieurs partis (Les Écologistes, Génération écologie, le Parti animaliste, l’Après) ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. La semaine dernière, Benoît Belvalette (Place publique) s’est aussi rapproché de David Fournier. « Les négociations sont très avancées, on peaufine les derniers détails », confie le chef de file socialiste, qui promet de nouveaux soutiens samedi matin lors de l’inauguration de son local de campagne.

    Peu de chance d’y croiser, Zinèbe Haddaoui (ex-PS) ou Julien De Benito (PCF), tous deux adjoints, et membres d’Avignon collectif, un mouvement citoyen qui ne se retrouve pas pour l’heure dans les candidatures de gauche, et que soutient aussi Génération.s. « On peut comprendre le retrait de Joël qui a pris acte que la dynamique ne prenait pas », observe Zinèbe Haddaoui, créditée à 3,5% dans le sondage sans être candidate. « Malgré ses qualités, son caractère austère n’a pas permis d’implanter Joël dans la campagne », constate Julien De Benito, aussi co-chef de file des communistes pour les municipales. Samedi dernier, la section PCF d’Avignon a acté un choix, qui reste suspendu à l’aval du conseil national de ce samedi. Quant à Avignon collectif, une réunion était prévue ce lundi soir puis ce mardi. « L’idéal reste une union, là où le collectif va se pencher, ça va gagner », estime Zinèbe Haddaoui alors que l’option d’un rapprochement avec Mathilde Louvain (LFI) reste d’actualité. Bien moins que l’hypothèse de rejoindre Paul-Roger Gontard (La Convention), adjoint à l’urbanisme et l’un des moins à gauche dans la majorité actuelle. Ce dernier (4,5% dans le sondage) ne semble pas prêt à renoncer. Dans un communiqué de son mouvement Confluences citoyennes, il « poursuit son action avec clarté et détermination » estimant « porter la seule candidature à gauche capable de rassembler et de fédérer, au-delà des frontières partisanes, un spectre politique républicain large ».

  • Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Quelle que soit l’issue du scrutin des municipales (15 et 22 mars), voilà une décision majeure à gauche dans sa quête d’unité. Joël Peyre (PRG) annonce, ce lundi dans un communiqué, son retrait de la course des municipales. « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat », indique l’actuel élu aux finances de Cécile Helle. Il était l’un des premiers pourtant au sein de la majorité à s’être lancé pour prendre le relais de la maire (PS) sortante qui, il y a 11 mois, avait renoncé à briguer un 3e mandat.

    « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement. Une telle dynamique aurait permis de poursuivre et même d’amplifier les succès des deux derniers mandats, et de répondre aux nouvelles attentes durant les 6 prochaines années », justifie Joël Peyre, qui, parmi les prétendants à gauche, revendiquait le plus l’héritage de Cécile Helle. Si la première magistrate n’a pas encore pris position pour son successeur, le nom de Joël Peyre revenait avec insistance. La décision de Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets » a mûri pendant les fêtes et a été actée ce vendredi soir en collégialité avec son équipe de campagne et de soutiens, dont une dizaine d’élus de la majorité.

    « Je ne pouvais pas partir seul avec un sondage comme ça », confie, à La Marseillaise, Joël Peyre. Juste avant Noël, la parution, dans La Provence, d’une étude d’opinion le créditant de 5%, très loin derrière David Fournier (PS) à 18%, a largement pesé dans la balance. Mi-décembre lors de l’inauguration de son local de campagne, beaucoup attendaient d’ailleurs les résultats du sondage pour se compter. C’est chose faite. Mais le renoncement de Joël Peyre ne vaut pas soutien à David Fournier ou encore à Paul-Roger Gontard, adjoint (La Convention) à l’urbanisme, toujours en lice (lire leurs réactions ci-dessous).

    Aucun soutien prévu avant le premier tour

    « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis, développe le Monsieur budget d’Avignon. Afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une course à l’échalote vide de sens. » Joël Peyre nous confirme que si l’union n’a pu se faire jusque-là, c’est que « chacun était persuadé de pouvoir être l’incarnation du rassemblement ». « J’en prends ma part », poursuit-il, soulignant que « l’impossibilité de s’accorder mènerait à une défaite inévitable ».

    Dans son communiqué, Joël Peyre appelle tout de même à « défendre nos valeurs communes, celle d’une gauche progressiste, humaniste et courageuse » mais pique ses ex-alliés potentiels avec qui le dialogue a été permanent. Il prévient qu’il ne faut pas « céder ni aux diktats de l’air du temps ni à la pression d’intérêts extérieurs à Avignon ou d’états-majors parisiens ». Parmi ses soutiens membres de la majorité, Bernard Autheman « partage le constat que l’union n’était pas possible ». « J’ai l’intime conviction que Joël aurait été un bon maire, je regrette que le passage de relais [en mairie] n’ait pas été mieux anticipé et organisé », note l’élu aux musées et bibliothèques.

    Le choix de Joël Peyre marque la fin de son aventure politique. « Cela aurait été mon dernier mandat », assure celui qui était élu depuis 2001, enchaînant deux mandats dans l’opposition et deux comme élu en charge des finances. Questionné pour savoir s’il compte prendre position in fine pour un candidat, l’élu est catégorique : « Non, ou après le 15 mars. On était en contact et ça n’a pas fonctionné, donc je ne vois pas pourquoi ça fonctionnerait maintenant », conclut-il. Ou quand les électeurs auront déjà bien réduit les perspectives.

  • Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales

    Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales

    Joël Peyre était l’un des premiers à s’être positionné au sein de la majorité pour prendre la suite de Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon, à l’Hôtel de ville. Mais l’actuel élu aux finances annonce, ce lundi, son retrait de la course aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat aux élections de mars 2026 », indique Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets », dans un communiqué ce lundi. « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement », justifie-t-il. Malgré de nombreux soutiens au sein de la majorité et l’inauguration de son local de campagne le 18 décembre, le sondage paru le 20 décembre dans La Provence ne le créditant que de 5% -très loin derrière David Fournier (PS) à 18%- a certainement pesé dans ce retrait.

    Cette décision est un acte fort en vue de l’unité de la gauche alors que Benoît Belvalette (Place publique), a opéré un rapprochement avec David Fournier. Preuve que les discussions étaient compliquées avec l’adjoint à l’administration municipale, Joël Peyre ne lui apporte pas son soutien. « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis. Devant ces perspectives, et pour le bien commun de notre ville et de ses habitants, afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une « course à l’échalote » vide de sens», livre Joël Peyre.

    Plus d’infos à lire dans La Marseillaise du mardi 6

  • Une aide de 100 000 euros pour diversifier la viticulture en Vaucluse

    Une aide de 100 000 euros pour diversifier la viticulture en Vaucluse

    Fin novembre, la ministre de l’Agriculture annonçait le déblocage d’une rondelette somme de 130 millions d’euros pour l’arrachage définitif de vignes. Depuis plusieurs années, entre la baisse de la consommation et les difficultés à l’export, le vin ne fait plus recette. L’arrachage de vignes se concentre surtout dans le Bordelais, le Sud-Ouest ou le Languedoc, moins – pour l’heure – en Vaucluse. À mi-2025, la première campagne d’arrachage n’avait concerné que 2% du vignoble.

    Enlever les vignes, oui, mais pas pour laisser des hectares en friche. Le mot diversification est à la mode chez les agriculteurs, principalement les viticulteurs dont la filière représente 60% de la part agricole de Vaucluse. Le conseil départemental est sensible au sujet. C’est en ce sens que, lors de la dernière séance mi-décembre, Dominique Santoni a proposé « de dégager une enveloppe de 100 000 euros pour la diversification agricole ». « C’est important dans cette période particulièrement compliquée pour nos agriculteurs », a justifié la présidente LR.

    Une initiative qui fait suite à l’interpellation de Jean-François Lovisolo, lors de la séance de novembre. Aux côtés de sa binôme Noëlle Trinquier, mais aussi des élus agriculteurs Max Raspail et Alexandre Roux, le conseiller départemental (DVG) et éphémère macroniste dépeignait la « situation critique depuis 4 ans de la viticulture vauclusienne », souhaitant « l’organisation d’une concertation » avec la chambre d’agriculture, les syndicats et la Région.

    Vers où seront fléchés ces 100 000 euros ? La réponse est un peu trop prématurée à ce stade. « On a eu une réunion de travail interservices, il y a plusieurs scénarios et projets à présenter à la présidente avant de faire des arbitrages », répond Christian Mounier, vice-président (DVD) du Département en charge de l’agriculture, contacté ce vendredi. Celui qui est aussi maire de Cheval-Blanc confirme que l’aide sera ciblée sur la viticulture. « On s’oriente avec certitude vers une aide particulière aux Jeunes agriculteurs en modifiant le dispositif Graines d’avenir [destiné à l’aide à l’installation de nouvelles générations d’agriculteurs] », précise Christian Mounier, assurant que l’aide sera opérationnelle « avant l’été ».

    L’aide sera en vigueur « avant l’été »

    Car il y a désormais urgence. « Un temps épargnés par ce contexte, le Ventoux et le Luberon bénéficiaient d’une demande encore dynamique en blanc et en rosé. Mais pour ces AOP également, la crise s’étend et met désormais en péril l’ensemble de notre filière viticole, constate Jean-François Lovisolo. Notre agriculture traverse non plus une crise conjoncturelle, comme nous avons pu en connaître, mais bien une crise structurelle. » L’ex-député appelle donc à soutenir financièrement la diversification des exploitations, « un véritable virage économique pour nombre d’exploitants ».

    Si tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a « pas de solution miracle », l’amande, la pistache, l’olive et la truffe semblent aujourd’hui des secteurs porteurs. Au-delà de l’impact économique pour le secteur viticole, il est aussi question de « la qualité de nos paysages et leur entretien, qui participent pleinement au flux touristique dont le département ne peut se priver », alerte Jean-François Lovisolo. D’autant que les typiques champs de lavande sont aussi en sursis.

  • 80e édition du Festival d’Avignon : découvrez ce qui vous attend en 2026 en Vaucluse

    80e édition du Festival d’Avignon : découvrez ce qui vous attend en 2026 en Vaucluse

    Un festival d’anniversaires

    Temps fort habituel du mois de juillet à Avignon, le Festival connaîtra sa 80e édition, du 4 au 25 juillet. Tiago Rodrigues, son directeur, qui a été reconduit en septembre pour 4 ans, a choisi le coréen comme langue invitée. Pour la seconde année, le festival Off alignera ses dates aussi sur le In. Le Off célébrera, lui, ses 60 ans. 2026 sera marquée par d’autres traditionnels festivals, comme l’Insane à Apt (14 au 16 mai) dont ce sera la 10e édition. Mais aussi Id-Ile sur la Barthelasse (5-6 juin) ou bien sûr les Chorégies d’Orange (19 juin-18 juillet), malgré une programmation réduite. À Avignon, Festo Pitcho, destiné aux enfants, fêtera ses 20 ans (28 mars-12 avril).

    Bonpas et déviation d’Orange se poursuivent

    En matière d’aménagements routiers majeurs, ce ne sera toujours pas l’année de la LEO (liaison Est-Ouest), tombé dans les oubliettes de l’État. Mais deux chantiers majeurs en la matière, pilotés par le Département, se poursuivent. À commencer par celui de Bonpas à Avignon sud. 2026 doit raccorder le giratoire, couvrir 85% du canal, construire un deuxième giratoire et réaliser huit des neuf ponts planifiés. Prévus pour durer jusqu’à fin 2027, les travaux visent à résorber ce point noir du trafic vauclusien, moyennant plus de 37 millions d’euros. Du côté d’Orange, la déviation routière entrera dans sa phase finale, avec la seconde section au Nord ouverte au printemps, et la première, au Sud, livrée pour début 2027.

    Un nouveau pôle patrimonial

    Adieu les archives départementales au sein du palais des Papes. Fin avril, le Département doit inaugurer, à Agroparc, le bâtiment Memento, son nouveau pôle des patrimoines. Depuis plusieurs mois, les services déménagent quelque 28 km d’archives. Le site de 11 600 m2, qui a coûté 31 millions d’euros, accueillera aussi le service archéologie ou les réserves des trois musées départementaux. Il sera un lieu d’expositions et de conférences.

    Des études pour rouvrir

    Fontaine-de-Vaucluse

    En théorie inaccessible depuis le printemps 2024 en raison du risque d’éboulement, le gouffre de Fontaine-de-Vaucluse est devenu hors d’atteinte, en mai dernier, avec la pose d’un portail. Joyau patrimonial et touristique, l’importante source de la Sorgue a fait l’objet d’une dizaine de scénarios pour envisager sa réouverture tout en le sécurisant et préservant l’aspect environnemental. Aménagements de mise en valeur, passerelles de contournement et dispositifs immersifs sont évoqués.

    Le Tour féminin au Ventoux

    Un an après le passage du Tour de France et l’arrivée au sommet du Ventoux, ayant vu la victoire du Français Valentin Paret-Peintre, le Géant de Provence recevra cette fois le Tour de France femmes. Le vendredi 7 août, la 7e étape reliera la Voulte-sur-Rhône (Ardèche) au Mont Ventoux. Un peu plus tôt dans l’année, le 13 mars, une étape du Paris-Nice arpentera longuement les routes vauclusiennes entre Barbentane et Apt, via Robion, Lourmarin ou la côte de Saignon.

    Réouverture partielle

    du Rocher des Doms, à Avignon

    Fermé depuis octobre 2024, le jardin du Rocher des Doms est en train d’achever sa mue et doit rouvrir au public en mars prochain. Une seconde phase de travaux est prévue ensuite, de septembre à juin 2027, mais l’essentiel de ce parc remarquable au-dessus du Rhône, dans l’intra-muros, sera rendu à la population. À Avignon aussi, la piscine du centre-ville Pierre-Reyne devrait rouvrir en fin d’année, après 18 mois de travaux de rénovation.

  • Avec des initiations gratuites, le golf cherche à plaire à tous

    Avec des initiations gratuites, le golf cherche à plaire à tous

    Septième sport qui compte le plus de licenciés en France, devant notamment la natation ou le rugby, le golf ne veut plus être perçue comme une discipline réservée qu’à une élite fortunée. Depuis plusieurs années, le club d’Avignon Châteaublanc cherche à casser cette image et propose, les week-ends, des initiations de deux heures totalement gratuites *. Avec « un objectif simple : rendre ce sport plus accessible et le faire découvrir au plus grand nombre. Ces séances permettent à des personnes de tous horizons de franchir la porte du golf, souvent pour la toute première fois, dans un cadre convivial et sans engagement », présente Adrien Scafidi, responsable communication du golf.

    En ce dernier samedi de décembre, une dizaine de personnes aux profils très variés s’est inscrite. Sous un beau soleil hivernal, Gabriel, prof du jour, remet un set de plusieurs clubs à chacun et, avant même de parler vocabulaire golfique et technique, démine le terrain. « N’importe qui peut se rendre au golf, il y a un bar-restaurant accessible à tous [à l’issue de l’initiation, une consommation est même offerte] tout comme le practice [terrain d’entraînement] avec des seaux de 40 balles à 3,20 euros donc le côté cher, on oublie d’entrée », pose-t-il. S’en suit un cheminement en plusieurs étapes sur le green, « qui s’apparente le plus au minigolf », au plus près du trou puis en s’en éloignant et changer de type de club d’un putter à un fer 7 ou 9.

    « Je veux en refaire et m’inscrire », apprécie Malo, 14 ans, plutôt branché foot. Preuve que les initiations ne sont pas sans lendemain, « cette année, près de 350 personnes y ont participé et à l’issue, environ 140 participants ont choisi de poursuivre l’expérience en souscrivant un abonnement, ce qui démontre l’efficacité de ces actions pour démocratiser la pratique et renouveler le public du golf », se félicite Adrien Scafidi. Plusieurs formules sont proposées avec des cours collectifs, « où vous vous faites rapidement des connaissances pour ensuite jouer », assure Gabriel ou une formule tout compris avec cours à volonté et un set de clubs offerts. Avec plus de 440 000 licenciés, le golf a connu ces dix dernières années une progression de 8% de ses adhérents. « Ces chiffres confirment que les initiatives de découverte, comme les nôtres, jouent un rôle important dans le renouvellement et l’élargissement du public golfique », conclut Adrien Scafidi.

  • L’île Piot en chantier pour se prémunir des crues du Rhône

    L’île Piot en chantier pour se prémunir des crues du Rhône

    À quelques mètres du pied d’une arche du pont Daladier, un panneau jaune typique des enquêtes publiques a sacrément jauni. Il annonce toujours l’enquête publique réalisée il y a quatre ans, début 2022, en vue de travaux d’amélioration des systèmes d’endiguement et de protection contre les crues du Rhône, sur les îles Piot et Barthelasse. À l’époque, la consultation avait beaucoup mobilisé, soulevant de vives oppositions sur l’impact environnemental. Un avis favorable avait été donné au projet que la préfecture a fini par acter en avril 2024.

    « Les travaux de protection de l’île Piot ont été autorisés dans un premier temps, ce qui permet de débuter les travaux de protection au droit de la zone la plus densément peuplée », nous indique le Grand Avignon qui a démarré le chantier fin novembre. Celui-ci, d’un montant de 3,4 millions d’euros (avec l’aide de l’État, de la Région, du Département, de la Ville d’Avignon et de la Compagnie nationale du Rhône), doit durer jusqu’à la fin du printemps.

    Quiconque se rend actuellement le long de l’allée Marie-Josée-Roig à proximité du camping ne peut que constater des grilles et chaussée en friche. Les travaux concernent les secteurs de Bagatelle, le chemin de l’île Piot, la RD 228 et le chemin de la Barthelasse.

    « Rehaussement des murs existants, construction de nouveaux murs [notamment jusqu’aux escaliers menant sur le pont] et merlons et réalisation de protections amovibles » sont prévus par le Grand Avignon. En parallèle, un réaménagement paysager, mené avec la Ville, sera réalisé : végétalisation, modification de la circulation et des revêtements de sols, installation d’équipements de loisirs et de repos sont annoncés.

    La partie Barthelasse

    dans un second temps

    C’est « un moyen de protéger plus de 5 000 habitants durablement contre d’éventuelles crues et sorties de lit du Rhône jusqu’à une crue vicennale (probabilité de 1/20 par an) », assure le Grand Avignon. Si la dernière immense crue remonte à 2003, il n’a pas été rare de voir le fleuve se montrer moins tranquille en mars ou octobre 2024. Outre cette première phase, le Grand Avignon continue de concerter quant au second axe du projet sur les digues de la Barthelasse. « Une étude approfondie de solutions variantes en vue de limiter l’impact des travaux sur la ripisylve [bois, buissons en bord de cours d’eau] et sur les milieux aquatiques et semi-aquatiques a été lancée », précise la collectivité. Des échanges avec « les structures associatives de l’île regroupant les riverains et usagers » ont lieu mais n’ont pas encore permis d’aboutir « à des solutions conciliant la protection des populations et des activités économiques avec la préservation du patrimoine naturel de la Barthelasse ».

  • Les pompiers et le Samu réveillonnent sur le qui-vive

    Les pompiers et le Samu réveillonnent sur le qui-vive

    Samu bonjour. » Une réponse au bout du fil entendue au moins une dizaine de fois, mercredi après-midi, en à peine un quart d’heure, au centre d’appels du Samu à Avignon, au sein des locaux du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Vaucluse. C’est là que le préfet, entouré du premier adjoint d’Avignon ou du président du Grand Avignon, entamait sa tournée des services de santé et de sécurité mobilisés en cette Saint-Sylvestre.

    « C’est un moment traditionnel qui permet de jeter un regard sur l’année passée et avoir des projections pour celle à venir », brosse Thierry Suquet au moment de remercier les quelque 310 pompiers en poste ce jour-là, comme une journée classique. Un service pour qui, le 31 décembre, ne rime pas « avec jour de fête », constate-t-il. « On reçoit un peu plus de 400 appels ce jour-là, un quart de plus que d’habitude », chiffre le colonel Christophe Paichoux, directeur du Sdis. En effet, cette nuit du Nouvel an a été chargée pour les pompiers de Vaucluse, avec 14 feux de poubelles, 15 de voitures et des incendies d’habitations. 17 sapeurs-pompiers sont intervenus dans le quartier Monfavet, à Avignon, pour un incendie de toiture dans une maison inhabitée. Un entrepôt de stockage de 500 m² a aussi pris feu à L’Isle-sur-la-Sorgue, mobilisant 22 soldats du feu.

    Côté Samu aussi, les appels sont en « accroissement en raison d’une activité de médecine de ville en retrait ». Le préfet s’est ensuite rendu à l’hôpital d’Avignon, mais aussi en gendarmerie et dans les polices nationale et municipale d’Avignon.

  • Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Il y a pile un an, au moment d’adresser ses vœux pour 2025, Cécile Helle parlait d’une « année de curiosités », en écho au riche programme consacré à Terre de culture pour célébrer les 25 ans d’Avignon capitale européenne de la culture et les 30 ans de l’inscription du palais des Papes et du pont d’Avignon au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais 2025 a aussi été une curieuse année politique où, très tôt début février, la maire (PS) annonçait sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat pour les municipales des 15 et 22 mars.

    Depuis, la curiosité politique s’est étoffée avec trois à quatre actuels élus de la majorité sortante qui se sont positionnés pour prendre la succession. Ce mercredi, dans ses vœux 2026 aux Avignonnais, Cécile Helle ne prend toujours pas parti officiellement pour l’un ou l’autre. « L’année qui s’annonce constituera donc assurément une nouvelle étape, dont je souhaite personnellement qu’elle s’inscrive dans la continuité de ce qui a été impulsé depuis 2014, avec une ville qui place, en son cœur, l’émancipation dès le plus jeune âge, la bienveillance envers nos aînés et les plus fragiles, l’invention de moments fraternels qui font du bien à tous », écrit l’édile.

    Rendez-vous tout

    le mois dans les quartiers

    Dans nos colonnes, il y a deux semaines, la première magistrate implorait à ce qu’une « dynamique de rassemblement se mette absolument en place au risque de perdre la ville », assurant avoir « une préférence » parmi les prétendants.

    Cécile Helle formule deux autres vœux, comme continuum de sa politique : « Espérer que les services publics municipaux et celles et ceux qui l’incarnent chaque jour continuent d’être présents en nombre auprès de vous » et également « que la ville nature et d’eaux continue de grandir », écho au développement d’îlots de fraîcheur de végétalisation. Cet ultime message de vœux permet aussi à Cécile Helle une introspection sur le rôle de maire, quelqu’un qui « plus que jamais croit en sa ville et en éveille ses forces et ses atouts, qui loin des discours et des postures, rêve, imagine, invente et propose à ses habitants d’incroyables voyages ». Et de donner rendez-vous aux diverses cérémonies de vœux dans les quartiers en janvier, des moments qu’elle affectionne. Les deux premières auront lieu quartier Nord, le mardi 6 (18h30, maison commune Nord), puis, le lendemain, à destination des îles Piot et de la Barthelasse (18h30, société Nautique d’Avignon).