Blog

  • Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une situation favorable mais pas question de se relâcher… À la Région, on se félicite de la situation hydrologique sur le territoire à l’occasion d’un bilan d’étape du plan « Or bleu » ce mardi 26 mai. « Cet hiver, nous avons eu des précipitations très contrastées avec des mois humides et des mois particulièrement secs mais le bilan des cumuls reste conforme à la norme », constate Zoé Mahé, directrice adjointe de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Paca. L’humidité des sols et les températures, deux indicateurs « importants », sont aussi rassurants et côté « hydraulicité des cours d’eau et nappes phréatiques », la situation est aussi « globalement normale », ajoute Zoé Mahé, avant de mettre en avant le savoir-faire local dans la gestion de la ressource.

    Une gestion basée sur un système ancien d’aménagement hydraulique de la Durance et du Verdon mais toujours performant. Même si les réserves stockées « ne sont pas inépuisables » prévient la directrice adjointe. Une étude portée par la Région, l’État et l’Agence de l’eau va être lancée cet automne pour en vérifier la durabilité d’ici 2100.

    « La meilleure ressource, c’est celle que l’on n’utilise pas », résume Benoît Moreau, directeur du développement de la Société du Canal de Provence (SCP), rappelant le travail engagé sur la sobriété. De quoi déjà réduire la consommation en eau de 50% en 40 ans dans le secteur agricole, avec 1 500 m3 par hectare et par an. Dans le secteur industriel, l’économie est de 25% en 10 ans entre 2012 et 2022.

    Des conflits d’usages

    à venir

    Confiant sur l’avenir, estimant que la réserve en eau du Verdon va être « plus sollicitée » sans être dépassée, « il ne faut pas être aveugle non plus » nuance Benoît Moreau, des « conflits d’usage, il y en aura ». Reste à « optimiser le système pour qu’ils ne soient pas trop violents ». Et de revenir sur l’épisode de sécheresse de 2022, où le niveau du lac de Serre Ponçon, vaste réserve de 1,2 milliard de m3, avait drastiquement baissé au grand dam des professionnels du tourisme. « En 2100, on prévoit des baisses de 3 mètres en moyenne, c’est ce qu’on a vécu en 2022 », indique-t-il, ajoutant que des pontons flottants ont été mis en place pour maintenir l’activité touristique.

    Une issue obtenue grâce à cette « culture du dialogue que nous avons sur la question de l’eau » ajoute Bénédicte Martin, vice-présidente (LR) en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir et présidente de la SCP. Des projets de modernisation ont aussi été lancés. Un investissement de 751 millions d’euros jusqu’en 2038 porté par le Canal de Provence dont 128 millions ont été engagés. On y retrouve notamment la réouverture du tunnel du Rove, encore à l’état d’étude, pour dériver les rejets d’eau douce issus du turbinage de la centrale EDF de Saint-Chamas dans l’étang de Berre.

    Sur la réutilisation des eaux usées, un potentiel régional estimé à 50 millions de m3 par an, « nous sommes en progression », assure Zoé Mahé quand Benoît Moreau considère qu’il ne s’agit pas d’une priorité. « C’est une solution qu’on utilise quand on n’a plus le choix. Or dans notre région, on a un système de stockage moins cher en énergie et en fonctionnement », estime-t-il.

  • Grève massive au centre hospitalier d’Allauch

    Grève massive au centre hospitalier d’Allauch

    « On souhaite une direction à plein temps, on veut continuer à exister pleinement et se développer », le secrétaire général de FO du centre hospitalier d’Allauch, Antony Collu, ne cache pas son énervement, ce mardi. En cause ? Des problématiques de gouvernance à répétition selon lui. « On a subi une direction, qui était commune avec l’hôpital d’Aubagne, pendant 2 ans. Ça s’est très mal passé », entame-t-il. Avant de rentrer dans le vif du sujet : « Cette direction prend fin le 1er juin, mais on a reçu une note, la semaine dernière, nous annonçant une nouvelle direction par intérim puisque le directeur est également dirigeant du centre gérontologique de Montolivet. » De quoi illustrer, pour son organisation, le manque d’attention des autorités de santé pour l’établissement allaudien et « un manque de transparence ». D’où un mouvement de grève « massif », ce mardi. « Il y avait plus de 200 agents mobilisés, c’était inédit », poursuit Antony Collu.

    Son organisation revendique « le développement » du centre, alors qu’ils craignent des baisses de moyens potentiellement à venir du fait de cette direction « commune avec l’AP-HM ». « On redoute des suppressions de postes et des fermetures de lits. Il y a déjà eu un projet de délocalisation de notre service addictologie, on veut pas que ça se reproduise », assure le syndicaliste. Notons que plusieurs élus locaux, dont le maire Lionel De Cala (LR) ou encore l’élu d’opposition communiste Frédéric Dutoit étaient présents en soutien aux grévistes.

  • Double mobilisation pour le secteur social à Marseille

    Double mobilisation pour le secteur social à Marseille

    Toujours en souffrance, les salariés des structures associatives du secteur social et médico-social étaient sur le pont, ce mardi. « L’État est notre financeur principal, aujourd’hui on est devant la préfecture pour se faire entendre sur nos rémunérations ! », plante Coralie Dumarais, responsable de la branche associative de la CFDT Santé Sociaux des Bouches-du-Rhône. Une mobilisation qui ne vient pas de nulle part puisqu’elle se tient en pleine négociation, entre organisations syndicales et patronales, sur la convention collective. « L’État nous demande de fusionner les conventions collectives pour l’ensemble du secteur, il en veut une unique. La problématique, c’est qu’il se dédouane complètement en ne voulant pas donner un budget précis », développe Coralie Dumarais. Avant de pointer un « blocage » logique suite à ce manque de cadrage : « Cela fait trois ans qu’on est en bras de fer, rien ne bouge. »

    Un besoin urgent

    de financements

    Problème : il y a urgence dans un secteur où certains salariés commencent leur carrière « en dessous du Smic » du fait justement des conventions collectives pas vraiment protectrices. « La précarité augmente, il y a un turnover énorme, le secteur se vide par manque d’attractivité », résume la militante, qui a été reçue en préfecture suite à la mobilisation.

    Même discours, ou presque, pour Sud Santé Sociaux, dont les militants étaient devant le Conseil départemental cette fois, puisque la collectivité a la compétence de l’action sociale. « Les budgets se réduisent comme peau de chagrin, il y a un sous-financement de nos structures. Beaucoup de collègues ne trouvent plus de sens dans le métier », explique Bachir Staali, co-secrétaire départemental de l’organisation. La conseillère municipale déléguée à l’accès aux services publics, Katia Yakoubi (L’Après) qui est justement assistante sociale, tonne : « Le secteur social devrait être une priorité de l’État et chacun doit prendre ses responsabilités. La Ville prendra la sienne. »

  • La préservation de la posidonie jugée à la Cour d’appel

    La préservation de la posidonie jugée à la Cour d’appel

    Deux dossiers, pour faire émerger les « mêmes problématiques », celle de mouillages en zone interdite par arrêté de préfecture maritime, et ses conséquences sur les herbiers de posidonie. Ce mardi, la Cour d’Aix-en-Provence s’est d’abord attelée au dossier du yacht Belongers dont le capitaine, Christopher W., avait écopé en première instance d’une amende de 15 000 euros pour avoir, le 28 juillet, mouillé son navire en zone interdite à Villefranche-sur-Mer. Avant de se pencher sur le dossier du Saharet of Tyre, dont le capitaine, Luc D.C., est jugé pour la même infraction à l’île de Porquerolles, mais aussi en Corse, entre mai et août 2023. En première instance, il avait été condamné à verser une amende de 100 000 euros. « C’est la première fois que les dossiers de posidonie viennent devant la Cour d’appel, explique Me Jade Ouk, représentante de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), partie civile dans ces deux dossiers. C’est la première fois où le principe de préjudice écologique et l’atteinte aux herbiers de posidonie (sont jugés). La dernière fois que l’on a eu un dossier devant la Cour d’appel, c‘était sûrement sur l’action publique. » Me Ouk rappelle également que cette plante « met 25 ans à se régénérer, même si le tribunal ne retient que 13 ans ». Dans ces deux dossiers, la défense ne conteste pas le préjudice écologique reconnu en première instance, mais cherche davantage à contester la surface supposément détruite par les ancrages illégaux de ses clients, donc, d’abaisser le montant des amendes. Pour Judith Sébert, juriste pour la FNE Paca, mouvement qui porte ces dossiers en partie civile, cette position « est la bienvenue, elle signifie qu’elle-même acquiesce la position du tribunal maritime ». Dans le dossier du Saharet of Tyre, la défense interroge également les méthodes d’évaluation des surfaces de destruction d’herbier reconnues en première instance. « Nous ne contestons pas l’existence de ce préjudice écologique, nous contestons le calcul de son indemnisation », résume Me Nicolas Marty, avocat de Luc D.C. Parmi les témoins à la barre ce jour, Françoise L., ancienne biologiste marine et plongeuse, déroule les risques pesant sur cette plante sous-marine, et ses nombreux « services écosystémiques ». Parmi lesquels, « la production d’oxygène », sa vertu de « capteur de CO2 ». « C’est un monument naturel », résume la biologiste retraitée. Frédéric V., directeur délégué adjoint de la délégation de la façade maritime de l’Office français de la biodiversité lui, estime « qu’entre 10 et 30% d’herbiers ont été perdus en 100 ans ». Phénomène, qu’il met en lien avec l’augmentation de la plaisance. L’avocat général, qui « insiste sur les dommages causés par de tels agissements », demande à ce que les peines soient confirmées en appel. Le délibéré pour ces deux dossiers sera rendu le 1er juillet.

  • Partenariat conclu entre Kedge et le Mondial La Marseillaise

    Partenariat conclu entre Kedge et le Mondial La Marseillaise

    Maryan Barthelemy, directeur du Mondial et finaliste de l’épreuve en 1988, est venu distiller ses bons conseils et remettre une dotation matérielle (des boules gravées KBS2) de la Boule Obut, partenaire historique du concours, à la section pétanque de Kedge. Deux étudiants ont intégré l’organisation du Mondial pour un stage, et durant les temps forts à Borély des élèves viendront renforcer les équipes bénévoles. Les « cheers » de l’école devraient aussi se produire au parc !

  • Plus de 10 000 nageurs au départ du Défi Monte Cristo

    Plus de 10 000 nageurs au départ du Défi Monte Cristo

    C’est l’événement référence dans le monde de la nage en eau libre. La 28e édition du Défi Monte Cristo se déroulera sur deux week-ends de courses du 5 au 7 juin et les 13 et 14 juin, en partant du lieu emblématique du château d’If pour une arrivée prévue sur les plages du Prado. « On a plus de 10 000 nageurs inscrits », a lancé Dominique Lena, fondateur de la course, entouré de Ludovic Pernay, vice-président de la Région sud en charge des sports et d’Éric Mery, adjoint au maire de Marseille, délégué aux sports. « On veut garder cette même rigueur même au bout de 28 éditions, c’est beaucoup de travail mais surtout un immense plaisir », insiste Dominique Lena, ancien joueur du CNM.

    Philippe Lucas, parrain

    de l’édition

    Un des plus grands entraîneurs de natation, qui a lancé Laure Manaudou dans le grand bain, Philippe Lucas sera le parrain de cette 28e édition pour le plus grand plaisir de l’ex-poloïste : « Ça faisait quelques années que je pensais à lui, c’est un grand honneur pour nous de l’avoir pour cette édition. C’est un grand monsieur de la natation qui en plus entraîne à Martigues actuellement. »

    Une 28e édition particulière puisque pour la deuxième fois, le Défi Monte Cristo s’étend sur deux week-ends. Un nouveau pari pour les organisateurs après la réussite de l’année dernière autant le plan économique que sur les plans social et sportif : « Pour ce format de cinq jours, les participants sont au rendez-vous, à nous maintenant d’y être et d’arriver à fournir une belle prestation d’organisation », déclare Dominique Lena.

  • Un tableau dense et ambitieux pour l’Open Féminin de Marseille

    Un tableau dense et ambitieux pour l’Open Féminin de Marseille

    Varvara Gracheva, double tenante du titre, n’inscrira pas son nom une troisième fois consécutive au palmarès de l’Open Féminin de Marseille. Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche au mois de mars, la n° 3 française sera donc absente de cette 28e édition, qui se tiendra du 1er au 5 juin sur les courts du Tennis Club de Marseille, dans le 8e arrondissement.

    La présence de Sarah Rakotomanga (20 ans), 153e mondiale au classement WTA et n° 6 française, vient toutefois atténuer ce forfait de marque. « C’est une jeune femme bourrée de talent », lance Jocelyne Giraldi, la directrice du tournoi, persuadée que la gauchère native d’Antsirabe, sur l’île de Madagascar, est une « joueuse en devenir ». C’est d’ailleurs l’une des grandes vocations de l’Open Féminin de Marseille, qui a vu éclore certaines des meilleures tenniswomen de la planète, à l’instar de la Tunisienne Ons Jabeur, l’Italienne Jasmine Paolini ou le Graal tricolore, comme Amélie Mauresmo, Caroline Garcia et Alizé Cornet.

    Potentielles surprises

    Parmi les prétendantes au titre, Yelyzaveta Kotliar, finaliste de la dernière édition, sera à surveiller de près. L’Ukrainienne de 19 ans, pensionnaire de l’Elite Tennis Center à Cannes, a fait un sacré bond au classement depuis sa belle prestation face à Varvara Gracheva l’année passée. Vainqueure de son premier match sur le circuit principal lors de l’Open du Maroc au mois de mai, elle a désormais atteint la 442e place mondiale.

    « J’ai hâte de voir les progrès qu’elle a faits depuis sa dernière visite chez nous. C’est une belle joueuse, bagarreuse dans le bon sens du terme et qui ne lâche rien. Elle va donner du fil à retordre aux grandes habituées », prévient Jocelyne Giraldi, ancienne conseillère technique régionale à la Ligue de Provence. Cette dernière peut également compter sur la participation de Margaux Rouvroy, titrée sur la terre battue marseillaise en 2023 et récemment lauréate de deux compétitions sur le circuit secondaire (ITF).

    Par ailleurs, l’Open Féminin de Marseille faisait partie jusqu’en 2017 du nombre très restreint des tournois « ITF » féminins disputés en France. Il n’y a désormais plus 100 000 dollars en jeu, mais il reste l’un des rendez-vous les plus prisés dans l’Hexagone.

    ET AUSSI

    Tournoi multi-chance qualificatif

    Entre deux et quatre places seront disponibles après la phase de qualification, qui se déroulera sous la forme d’un tournoi multi-chance. Ce format permet aux prétendantes d’être assurées de disputer a minima trois matches lors des deux premiers jours de la semaine. « Ça permet également de faire participer et de donner une chance aux jeunes joueuses de la région », souligne Arnaud De La Beaumelle, président du Tennis Club de Marseille.

    Ateliers, actions et conférences

    Plusieurs événements se tiendront tout au long de la semaine autour du tournoi : une exposition sur les talents du Tennis Club de Marseille, l’accueil d’enfants des écoles des 6e et 8e arrondissements, deux conférences sur la place des femmes dans le sport et une immersion dans le monde des malentendants. Comme lors de chaque édition, l’Open Féminin de Marseille organise une tombola caritative au profit de l’association Sourire à la Vie, en hommage à Frédéric Chollet, membre du club, fondateur du Sport & Business Club.

  • Emmanuel Macron veut la ligne très haute tension à Fos d’ici 2029

    Emmanuel Macron veut la ligne très haute tension à Fos d’ici 2029

    La volonté de l’État de voir la ligne aérienne très haute tension (THT) entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer se concrétiser n’est plus à prouver. Moins de deux semaines après l’annonce du lancement de l’instruction de la demande de déclaration d’utilité publique (DUP) pour ce projet controversé, Emmanuel Macron a affirmé, lors de la réunion de l’équipe de France de l’électrification : « Cet axe est nécessaire. Nous devons donner un signal clair pour fournir la visibilité aux industriels qui veulent investir et tout mettre en œuvre pour que cette ligne soit en service d’ici 2029 pour faire face aux augmentations de consommation et permettre l’électrification des industries présentes et à venir. »

    Une déclaration saluée par les industriels et entreprises investis dans la démarche « Provence, Fabrique des possibles ». Stéphane Bergamini, délégué général de France Chimie Méditerranée présent lors de cette journée organisée à l’Élysée, se réjouit : « C’est un soutien politique essentiel qui apporte un horizon positif, (…) une véritable trajectoire, une vision du chef de l’État. »

    Tout en plaidant pour une accélération des délais de raccordement, le président de la République a précisé : « Ça ne se fera qu’en bonne concertation et coopération avec les territoires. » Or, du côté du Pays d’Arles, cette ligne de 400 000 volts provoque une levée de boucliers. Le collectif THT 13/30 milite pour une solution plus respectueuse des zones naturelles traversées, semi-enterrée, plus longue et plus coûteuse à mettre en œuvre que le projet porté par RTE.

    Cinquante implantations d’entreprises

    Suite à l’abandon de la giga-usine de photovoltaïque Carbon, dont les besoins étaient estimés à plus de 1,2 TWh d’électricité, l’organisation représentant 36 associations a repris à son compte « l’expression du président de la CCI du Pays d’Arles qui annonçait récemment que “si l’on continue comme cela, nous aurons les pylônes mais pas les industriels” ».

    Isabelle Campagnola-Savon, en charge de l’économie à la Région, balaie : « Carbon n’est pas l’entreprise qui avait besoin d’une capacité importante en électricité, à l’inverse de GravitHy. »

    Stéphane Bergamini abonde : « Carbon n’est pas l’arbre qui cache la forêt. Ce n’était qu’un petit projet dans une myriade de projets qui bénéficient d’un appui collectif. » La préfecture des Bouches-du-Rhône cite notamment en exemple le projet Mistral porté par Marcegaglia, visant à produire plus de 2 millions de tonnes d’acier bas carbone d’ici 2028. Le sidérurgiste a d’ores et déjà passé commande auprès du groupe Danieli pour 450 millions d’euros d’équipements.

    « Aujourd’hui, notre territoire est en train d’opérer sa mue, poursuit le délégué général de France Chimie Méditerranée. Nos besoins en électricité sont forts : on a plus de 50 projets d’implantations pour plus de 20 milliards d’investissements, avec 60 000 emplois directs et indirects à la clé à l’échelle de la région. L’industrie existante a aussi des besoins. Si je parle de la filière chimie, on est dans une trajectoire de décarbonation très forte avec des projets électro-intensifs comme Ineos à Lavéra qui va basculer vers de nouveaux procédés. »

    Les besoins de puissance électrique liés à la réindustrialisation de la zone Fos-Berre et à sa décarbonation, consolidés par RTE, s’élèvent à 5 à 6 GW de puissance complémentaire (à comparer aux pointes d’appel de puissance de l’ensemble de la Région estimées entre 5 et 8 GW).

  • Draguignan sur la voie de la professionnalisation

    Draguignan sur la voie de la professionnalisation

    Le Draguignan Var Handball se rapproche des hautes sphères du handball français. Le DVHB a obtenu, sur le parquet, le droit de monter en Proligue, le deuxième échelon national. Les Varois ont remporté la poule fédérale de Nationale 1, un championnat spécial où chaque équipe peut espérer être promue. Sauf qu’accéder au monde professionnel ne se décide pas seulement ballon en main. Le 15 mai, le club a envoyé son dossier à la Ligue Nationale de Handball (LNH) pour valider sa promotion.

    Sébastien Mercère, manager général, revient sur cette saison jamais vue dans l’histoire de son club. « En un mot, c’est historique. Aujourd’hui, amener cette ville, ce territoire à finir première équipe en N1 Elite, c’était forcément rêvé. On est simplement à la place qu’on s’était fixée il y a maintenant 4 ans, quand on a atteint le niveau Nationale 1. Aux yeux du handball en tout cas, c’était quelque chose, à mon avis, d’un peu invraisemblable et impossible », décrit-il.

    Une ascension rapide pour l’entité varoise, qui a débarqué en N1 Elite la saison dernière. Après une 5e place lors de l’an 1, elle a tout dévasté sur son passage en étant championne… quatre journées avant la fin du championnat. Ce cap franchi est notamment dû à l’expérience engrangée ces dernières années. Le club a accueilli des joueurs expérimentés et de grand talent, comme Kader Rahim (ex-Nîmes) ou encore Igor Anic, passé par Montpellier, Kiel et multi-médaillé avec l’équipe de France. « Il y a aussi eu l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Nikola Vojinovic, qui nous a rejoints. Moi, je passais mon poste d’entraîneur, parce que j’étais jusqu’alors le manager général et l’entraîneur en même temps. Il fallait à un moment donné que je trouve quelqu’un pour prendre le relais et me permettre de me dégager du temps », détaillait Sébastien Mercère.

    Les prochains jours vont donc être décisifs pour les Dragons. Le 2 juin, une visioconférence se tiendra entre le club et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore. Une semaine plus tard, le 9, tous les clubs seront avertis si leur dossier est accepté en l’état.

    Plusieurs critères

    et un million d’euros

    Mais quel doit être le contenu de ce fichier ? Plusieurs garanties doivent être apportées. « Elles sont sur pas mal de plans. C’est vrai que le plus important, c’est l’argent. Il faut un budget de fonctionnement qui est de minimum 1,1 million d’euros. C’est une marche compliquée pour beaucoup de clubs qui veulent monter, même pour ceux qui veulent y rester, certains ont du mal à les collecter. C’est un gymnase qui doit être aux normes, c’est de la logistique, ce sont des salariés. Il faut densifier et professionnaliser tous les axes, pour pouvoir répondre à ce nouveau monde », énumère Sébastien Mercère.

    Le dossier varois est complet, mais il y a toujours l’incertitude de la bonne compréhension des attentes. « Ces gens ont une réflexion sur l’élaboration et la structuration d’un club qui n’est pas la même que la Fédération Française de Handball. En quelques semaines, il faut réussir à les comprendre et c’est vrai que ce n’est pas évident. Ils sont très frileux et c’est normal. C’est l’image du handball qui en pâtit derrière. Ils ont peur de faire monter des équipes qui peuvent à tout moment reproduire ce que Vénissieux, Villeurbanne, Bordeaux ont fait. »

  • Catherine Chabaud inaugure la salle opérationnelle du Cross Med et annonce un décret sur la sécurité maritime

    Catherine Chabaud inaugure la salle opérationnelle du Cross Med et annonce un décret sur la sécurité maritime

    La campagne de sécurité des loisirs nautiques a débuté il y a trois semaines en Méditerranée. Et comme chaque année, les enjeux sont importants dans une zone de 115 000km² et de plus de 2 000km de côtes qui connaît une recrudescence des opérations (+13% l’été dernier, +6% sur l’année) et des alertes en mer (5 700 en 2025, année record) eu égard à l’augmentation du nombre d’usagers et de pratiques.

    C’est pourquoi le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med) renforce ses capacités de surveillance avec la création d’une nouvelle salle opérationnelle, inaugurée par la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud, mardi. Un outil doté d’un « espace dédié à la gestion de crise et à la décision, permettant d’être en lien avec les différents échelons et les préfectures », et « de garantir la continuité opérationnelle en menant de front plusieurs opérations », explique Christophe Lenormand, directeur interrégional de la mer Méditerranée.

    Priorité à la prévention

    Grâce à cette salle, dotée de 8 postes, il devient possible de traiter jusqu’à 60 opérations par jour. Et les capacités peuvent augmenter si besoin grâce à une seconde salle – affectée en temps normal à la formation – dotée de trois postes, qui prend le relai des opérations courantes en cas de passage en plan d’organisation de la réponse de sécurité civile (Orsec), en situation d’urgence.

    Après cette inauguration et une démonstration d’hélitreuillage par la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), Catherine Chabaud s’est exprimée au sujet des grandes priorités de la saison. Avec, comme premier volet, celui de la prévention et du développement de la « culture du risque », particulièrement d’actualité après un week-end de la Pentecôte marqué par au moins sept décès dus à des noyades. Objectif : sensibiliser aux dangers et aux bonnes pratiques (connaissance de son matériel, surveillance météo, moyens de secours à bord…). Pour prendre conscience que « le risque zéro n’existe pas », mais aussi pour prévenir la saturation des équipes de secours « pour des situations qui ne nécessitent pas qu’on mobilise ces moyens, alors qu’à côté, il va peut-être y avoir des gens vraiment en danger ».

    Une démarche largement déployée par la campagne de sécurité des loisirs nautiques à travers plusieurs modalités (patrouilles en mer et auprès des commerçants du domaine tels que les loueurs de bateaux, messages préventifs sur différents supports comme les panneaux d’affichage municipaux et autoroutiers, guides de bonnes pratiques…), et la coopération de nombreux acteurs (collectivités, services de sécurité…).

    Un décret avant une loi

    Après la prévention, la sanction. La ministre a annoncé la promulgation prochaine (pour application cet été) d’un décret relatif, entre autres, à la consommation d’alcool, de stupéfiants, et aux défauts de maîtrise des engins. En substance, il s’agit d’un durcissement et d’une multiplication des contrôles, qui seront déclenchés à la vue « d’un bateau dont la trajectoire laisse penser qu’il n’y a pas une totale maîtrise de l’engin », y compris des dépistages drogues et alcool, pour l’instant trop rares.

    Dans cette optique, Catherine Chabaud prévoit d’aller plus loin, en étendant ces dispositions au projet de loi Ripost, contre les incivilités du quotidien, voté ce mardi au Sénat. La députée de Gironde Sophie Panoncle (Ren.) porte aussi ce combat en proposant la création d’un crime d’« homicide maritime », après la mort de Benjamin, 8 ans, l’an dernier à Arcachon, fauché par un pêcheur positif aux stupéfiants alors qu’il pratiquait la planche à voile. Un projet de loi en procédure accélérée qui pourrait être adopté d’ici décembre.