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  • Belle victoire et maillot jaune pour Haugset

    Belle victoire et maillot jaune pour Haugset

    La Norvégienne Sigrid Haugset a remporté la troisième étape du Tour de France Femmes lundi à Poligny dans le Jura français, où elle a endossé le maillot jaune au détriment de la Néerlandaise Lorena Wiebes.

    La coureuse de la formation UNO-X Mobility s’est imposée en solitaire après un cavalier seul de 88 kilomètres alors que les principales favorites pour la victoire finale le 9 août à Nice, la Française Pauline Ferrand-Prévot et la Néerlandaise Demi Vollering notamment, ont toutes terminé dans le même temps à plus de deux minutes.

    C’est un numéro incroyable qu’a réalisé la championne de Norvège, ce lundi. Au moment où le peloton quittait la Suisse pour arriver sur le territoire français, la jeune femme de 27 ans a décidé de s’échapper. Un raid en solo alors que la vague de chaleur était bien présente sur le Jura. Le mercure a frôlé les 40 degrés toute la journée, lors d’une étape accidentée, avec plus de 1 000 mètres de dénivelé positif. L’écart avec le groupe des favorites a d’abord fait le yo-yo avant que celui-ci ne revienne même à moins d’une minute.

    À l’arrière, l’effort a diminué et la cycliste d’UNO-X Mobility a finalement obtenu jusqu’à 4 minutes de marge. Reine de la bicyclette avec notamment deux titres de championne du monde, Lotte Kopecky est ensuite partie à la chasse de la Norvégienne. La Belge est même revenue à 10 secondes, apercevant le dos de sa concurrente, mais elle n’a jamais réussi à recoller.

    Les favorites à l’épreuve du contre-la-montre

    Sigrid Haugset apporte à son pays sa première victoire sur un Tour de France Femmes, qui plus est en endossant le maillot jaune. Un rêve devenu réalité. « Je ne m’attendais pas à ça. Être assise ici, c’est irréel. Je pensais que Kopecky allait me rattraper, j’ai mis plus d’énergie et ça l’a fait. C’était impossible pour moi de porter le maillot jaune », dit-elle exténuée, mais avec le sourire. Ce mardi, elle s’élancera la dernière lors de l’unique contre-la-montre de cette édition 2026, entre Gevrey-Chambertin et Dijon (21 km). Haugset possède ce matin 2 minutes et 2 secondes de marge sur la Mauricienne Kim Le Court-Pienaar, une bonne marge pour espérer conserver cette lumineuse tunique dorée.

  • Le drame humain de Ceuta et son instrumentalisation

    Le drame humain de Ceuta et son instrumentalisation

    Les images de Ceuta sont insoutenables et les réactions politiques face à ce véritable drame humain, abjectes. Comment rester de marbre face au désespoir qui a conduit des dizaines de milliers de marocains, d’exilés subsahariens, à braver la mer, les barbelés, les armes, une mort certaine, pour tenter de rejoindre un bout d’Europe en quête d’un avenir meilleur ? Des questions restent en suspens quant aux conditions qui ont permis à plus de 60 000 personnes de franchir cette frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole.

    Rapidement, l’internationale brune a instrumentalisé ce drame pour servir son idéologie raciste et xénophobe, Giorgia Meloni en tête. La présidente d’extrême droite du Conseil italien a appelé à suspendre l’Espagne de l’espace Schengen, rejointe par son homologue danoise la sociale-démocrate Mette Frederiksen, défenseure d’une politique migratoire ultra-restrictive. Et ce, alors que Ceuta n’appartient pas par dérogation à cet espace de libre circulation… La désinformation au plus haut sommet des États. Face à cela, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a demandé ce mardi la tenue d’une réunion des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne qui se tiendra en visioconférence.

    Attaqué de toutes parts, le chef de gouvernement socialiste a accusé les réseaux de traite d’être humains d’avoir organisé ces arrivées massives et renforcé la sécurité sur le territoire en déployant une barrière flottante. Sur les réseaux sociaux, les comptes qui avaient annoncé que les frontières étaient ouvertes ont mystérieusement disparu.

    72 morts selon Madrid, 11 corps récupérés par Rabat

    Dans son éditorial de ce lundi, le premier quotidien d’Espagne El País (centre gauche) titre : « Mohammed VI et ses projectiles humains », estimant que « les munitions avec lesquelles le Maroc tire sans cesse sur l’Espagne, c’est son propre peuple ». Car cet épisode n’est pas sans rappeler celui de mai 2021, où plus de 12 000 personnes avaient rejoint Ceuta en quelques jours. Un coup de pression du royaume chérifien sur Madrid, sur fond de crise diplomatique autour du Sahara occidental. Et si depuis, l’Espagne a reconnu la marocanité du territoire disputé, elle tente par ailleurs de réchauffer ses relations avec Alger. De quoi irriter la couronne ? Selon le quotidien El Español (libéral-conservateur), des sources de l’état-major de la Garde civile espagnole auraient « repéré des agents des services de renseignement marocains infiltrés parmi les milliers de migrants entrés illégalement à Ceuta ».

    Et si la quasi-totalité d’entre eux sont, depuis, retournés au Maroc, près d’un millier de mineurs sont restés dans l’enclave, selon l’ONG Save the Children. Des tombes sont érigées au sein du cimetière musulman pour y enterrer dignement ceux qui n’ont pas survécu. Ils sont 72, selon les autorités espagnoles, tandis que Rabat comptabilise 11 corps récupérés côté marocain. La liste risque de s’allonger. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) recense à ce stade « près de 130 victimes » et des dizaines de disparus. Des avis de recherche sont lancés sur son groupe Facebook, parmi lesquels figure un adolescent de 13 ans qui a fui vers Melilla. Sur les images prises sur place, on voit des parents postés aux pieds des grillages barbelés de Fnideq, ville frontalière de Ceuta. Ces derniers montrent aux passants des photos de leurs enfants dont ils sont sans nouvelles depuis des jours et qu’ils espèrent toujours vivants.

  • [C’est l’été] Arty Colors Festival à Briançon

    [C’est l’été] Arty Colors Festival à Briançon

    Le premier rendez-vous est gratuit ce mardi soir mais les places sont limitées.

    Ouverture dès 10h jusqu’au 7 août.

  • [C’est l’été] Ernest Pignon-Ernest – Ombres de Naples à Carpentras

    [C’est l’été] Ernest Pignon-Ernest – Ombres de Naples à Carpentras

    L’exposition en cours présente les créations napolitaines sur la culture méditerranéenne et latine de l’artiste Ernest Pignon-Ernest qui dialoguent avec une sélection d’œuvres de la bibliothèque-musée, en écho à cette terre comtadine liée historiquement à l’Italie.

    De 12h30 à 17h30.

    3 euros en plus du billet d’entrée et gratuit – 12 ans.

  • [C’est l’été] Dans les décors de Camping Paradis à Martigues

    [C’est l’été] Dans les décors de Camping Paradis à Martigues

    Une visite inédite proposée par l’Office de Tourisme au départ de l’arche « Camping Paradis » à La Couronne et découvrez les décors de la série. L’accueil, la supérette, le bar, la laverie…. Suivez votre guide pour connaître anecdotes, secrets de tournage et histoires palpitantes.

    À 9h30, 10h30 et 11h30. À partir de 4 euros.

  • [C’est l’été] Visite guidée d’une mine à La Londe-les-Maures

    [C’est l’été] Visite guidée d’une mine à La Londe-les-Maures

    Visitez l’Argentière vers 1890 sous l’angle du plus important gisement de zinc d’Europe au cœur d’une galerie, unique pour ses vestiges antérieurs au XVIIe siècle.

    À 9h et 10h30. 6 euros.
    Gratuit –
     10 ans.

  • [C’est l’été] Atelier archéologue en herbe à Marseille

    [C’est l’été] Atelier archéologue en herbe à Marseille

    Truelle, pinceau ou encore balai-brosse, mais à quoi peuvent bien servir tous ces outils ? Les enfants auront la chance d’utiliser ces outils destinés aux fouilles archéologiques pour découvrir des vestiges du passé, interpréter et lire les différentes strates d’un chantier ou encore apprendre à reconnaître le matériel et les vestiges découverts. Tel est l’objectif de ces ateliers pratiques proposés gratuitement par le musée d’Archéologie méditerranéenne de Marseille à vivre dès ce mardi et jusqu’à jeudi.

    L’occasion également de tenter de faire une classification par typologie ou par les décors qui caractérisent les tessons ou fragments. Tant d’indices nécessaires à la datation des objets trouvés.

    Pour ce faire, un bac à fouille sera mis à la disposition du jeune public pour les initier à la pratique et aux techniques de l’archéologie. Ils pourront ainsi creuser le sédiment à la recherche des tessons de céramique dissimulés dans l’espace dédié.

    Activité accessible à partir de 10 ans accompagné d’un adulte. Inscription obligatoire : museearcheologie@marseille.fr

  • Un projet de musée sur la Seconde Guerre dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Un projet de musée sur la Seconde Guerre dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Soutenir les militaires blessés, les familles des combattants tués, et cultiver le souvenir des résistants décédés : tels sont les objectifs de la maison du combattant, créée début juin dans les Alpes-de-Haute-Provence, et présidée par Patrick Agli, lui-même ancien militaire, notamment au Liban.

    Depuis sa création, l’association s’est rapprochée de la mairie de Peipin, qui l’avait contactée pour redorer la tombe abandonnée de Marius Méyère, un résistant né dans le village et mort pour la France, abattu par des Allemands en 1944. Le maire de Peipin a ensuite proposé à la maison du combattant de s’installer dans les locaux de l’ancienne mairie, mesure qui doit encore être votée en conseil municipal. Après avoir rénové et remis en état le bâtiment, les membres de l’association ont pour projet d’y installer le premier musée du département consacré à la Seconde Guerre mondiale. La maison du combattant devrait signer un bail de 10 ans.

    « L’objectif serait de pérenniser le devoir de mémoire en s’adressant aux jeunes. Il faut que l’on suscite la curiosité des enfants », explique Patrick Agli. Son association compte sur les subventions de l’État ou encore de financeurs privés pour ce projet. Le bâtiment de 200 mètres carrés pourra également servir à « héberger certaines associations partenaires », avance le président de la maison du combattant, qui n’a pour l’instant pas de locaux, mais est domiciliée à Sisteron.

    Un maillage

    sur tout le département

    L’association compte déjà une quarantaine d’adhérents, et trois vice-présidents. Elle espère en recruter deux nouveaux pour avoir « un maillage complet » sur le département. Parmi les trois existants, Hubert Tassel, ancien colonel chasseur alpin, historien et chercheur ubayen, a récemment été enrôlé.

    L’association souhaite également organiser des conférences avec divers intervenants, et répertorier les sites ayant facilité le débarquement de Provence. « Le département, communiste à l’époque, fourmillait de maquisards, c’était l’un des plus actifs », avance Patrick Agli. Les membres du bureau ont déjà rencontré les élus de plusieurs mairies, comme celles de Sisteron et de Mison.

  • Au tour du grand col du Noyer de faire peau neuve

    Au tour du grand col du Noyer de faire peau neuve

    Cyclistes, randonneurs, touristes… À 1 664m d’altitude, sur le Col du Noyer, où s’achève abruptement le massif du Dévoluy pour laisser place à la vallée du Champsaur, règne une agitation de petit centre-ville. C’est pour mieux gérer ces croisements de flux que la signalétique, les espaces de stationnement, le mobilier public et les supports pédagogiques ont été repensés au Col du Noyer. Des aménagements que le président du Département Jean-Marie Bernard (LR) est venu inaugurer ce lundi matin sur place.

    Depuis plusieurs années, le Département s’est lancé dans une politique de réaménagement des « Grands cols », au Galibier, à Agnel, à Vars, à l’Izoard, au Lautaret, au Noyer et au Granon. « Je me suis interrogé en circulant dans le département, explique Jean-Marie Bernard. On voyait des cols un peu abandonnés, le col du Lautaret il y avait de vieux bâtiments et pas d’aménagements, le Noyer pareil, le col de l’Isoard, il n’y avait qu’une stèle ancienne qui datait de la guerre de 40, des stationnements un peu n’importe comment… Bref, rien d’organisé. Ce n’était pas la bonne solution pour valoriser la montagne haut-alpine. » Après le Noyer, Jean-Marie Bernard projette de terminer les travaux du Col du Lautaret avant la fin de l’année, ceux des cols Agnel, du Galibier et de Vars sont à l’étude. Au total, les opérations, à hauteur de 6 millions d’euros sont prises à 80% en charge par l’État, l’Europe et la région Paca. Enjeu spécifique du Noyer, le réaménagement a permis de mieux préserver les sols polygonaux, des renfoncements et surélévations des sols, formés durant la dernière ère glaciaire quaternaire.

    Protéger les sols polygonaux du Noyer

    Au printemps, une végétation spécifique pousse dans ces aspérités, dessinant ainsi des lignes et des motifs qui rappellent des polygones. « Le col était peu organisé et parcouru de manière libre et un peu anarchique, et les sols polygonaux étaient parfois utilisés comme zone de stationnement ou zone de déambulation motorisée, explique Guillaume Laulan, paysagiste concepteur chez Topo Grafik, entreprise qui a participé aux travaux. Or, c’est une formation géologique assez exceptionnelle, on en trouve dans l’Himalaya mais aussi et surtout sur Mars, car ce sont des sols qui se forment dans des moments très froids et des conditions géologiques très particulières. » Désormais, le stationnement réorganisé préserve ces sols que l’on peut observer depuis l’un des sentiers créés autour du col.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la lutte continue contre les feux

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la lutte continue contre les feux

    Les pompiers continuent à lutter « sans relâche » contre les deux incendies survenus ce week-end, qui avaient parcouru 82 hectares à Bayons et 21 hectares à Thorame-Basse, lundi en fin de journée.

    Si le feu survenu à Thorame-Basse ne progresse plus, celui de Bayons continue à se répandre. Environ 60 sapeurs-pompiers et 30 engins traitaient lundi les différents foyers encore en activité. Leur travail a permis d’éviter toute propagation vers les zones habitées. Un sapeur-pompier a été légèrement blessé au cours des opérations.

    Les soldats du feu travaillent à Bayons dans « un environnement particulièrement exigeant, caractérisé par un relief très escarpé, de forts dénivelés et des secteurs difficilement accessibles. Ces conditions imposent des progressions lentes et complexes, aussi bien pour les moyens aériens que pour les personnels engagés à pied », a indiqué le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis).

    Des renforts envoyés

    Trente sapeurs-pompiers étaient par ailleurs mobilisés lundi à Thorame-Basse, dans une dizaine d’engins. « Ils y sont renforcés par un moyen aérien de la sécurité civile afin d’acheminer du personnel et matériel au sommet du feu. L’équipe feu tactique a travaillé dimanche soir à limiter la progression du sinistre sur son flanc gauche », a relaté le Sdis. Un groupe d’intervention feux de forêt des Alpes-Maritimes ainsi que des moyens aériens nationaux y ont également été envoyés en renfort. « Le sinistre a évolué dans un secteur particulièrement difficile d’accès, au sein d’un relief escarpé, rendant les opérations de lutte particulièrement complexes », comme à Bayons, a constaté le Sdis 04.