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  • Zidane débute par une victoire

    Zidane débute par une victoire

    C’était le grand soir, le début des choses concrètes. Zinédine Après une première période délicate, Kylian Mbappé a trouvé la faille (54e), mais s’est blessé au genou sur sa frappe. Le capitaine a été immédiatement remplacé. Les Turcs ont ensuite été moins frileux que lors du premier acte, ce qui a conduit Mike Maignan à intervenir plusieurs fois pour conserver le score. Le gardien turc a été expulsé en fin de partie pour une main en dehors de la surface, mais le score est finalement resté à 1-0 jusqu’au bout. Prochain match dès lundi, à Bruxelles, face à la Belgique.

  • [Hockey sur glace] Les Marseillais prêts à défier les Niçois avec un renfort

    [Hockey sur glace] Les Marseillais prêts à défier les Niçois avec un renfort

    C’est le derby du Sud. Auteurs d’un bon début de saison, les Spartiates de Marseille vont accueillir les Aigles de Nice, ce dimanche (18h30) au Palais omnisports Marseille grand-est, à l’occasion de la cinquième journée de Ligue Magnus. Les deux formations se sont récemment affrontées lors du Trophée de la Région Sud, où les protégés de Luc Tardif ont remporté la finale devant leurs supporters. Le premier « round » a été donc remporté par les Spartiates, mais les Aigles n’ont pas dit leur dernier mot. Victorieux des Gothiques d’Amiens (4-3, ap.) et du Hormadi d’Anglet (3-2), avant d’être défaits sur le fil par les Jokers de Cergy-Pontoise aux tirs au but (6-5, ap.), les Niçois ont pu compter sur l’efficacité d’Hugo Nogaretto, décisif à quatre reprises.

    Un attaquant suédois peut

    en cacher un autre

    Après Adel Koudri, l’attaquant suédois Oscar Gustafsson s’est à son tour blessé, lors du match face aux Dragons de Rouen. Avec deux absents sur le secteur offensif, le staff des Spartiates a engagé Anton Gradin. Vice-champion d’HockeyAllsvenkan (championnat suédois) en 2023-2024 et sans club depuis la faillite du club norvégien du Sparta Sarpsborg, le Scandinave est déjà auteur d’une passe décisive et d’un but, vendredi, contre Bordeaux.

  • Le marathon d’Avignon dans les starting-blocks

    Le marathon d’Avignon dans les starting-blocks

    Organiser un marathon demande autant, voire plus, de préparation que de courir 42,195 km. Après avoir ouvert les inscriptions en novembre dernier, le top départ est imminent. « On a hâte d’y être, de voir ce bel événement avec un affect important puisqu’on est du territoire », souligne Bertrand Delhomme, coorganisateur avec Christophe Cecco. Les deux Vauclusiens sont déjà à la manœuvre sur des courses dans le département mais changent de braquet avec cette première édition du marathon, mais aussi du semi.

    Depuis plusieurs jours, la température sportive monte en ville avec de grandes affiches roses annonçant l’événement, des panneaux d’information indiquant les restrictions et un marquage au sol du parcours avec une trace rose (marathon) et orange (semi). Et comme pour un départ, beaucoup de monde s’est pressé ce vendredi après-midi devant l’espace Jeanne-Laurent pour l’ouverture du village et le retrait des dossards. Parmi les premières, Pascale qui repart même avec plusieurs dossards. « J’ai récupéré celui des copines de l’équipe féminine de Pujaut [Gard, côté Grand Avignon], on est six au total à participer au semi », indique-t-elle.

    Au total, 4 000 coureurs s’élanceront dimanche depuis la gare centre jusqu’au centre de loisirs de la Barthelasse et un parcours roulant. 2 400 sont inscrits sur le marathon (départ 9h) et 1 600 sur le semi (départ 8h). « Il y a 1 350 Vauclusiens et 300 Avignonnais mais 85 départements et 15 nationalités sont représentés dont beaucoup d’Allemands et de Belges », détaille Bertrand Delhomme. L’organisation est aussi rendue possible par la mobilisation des services municipaux, impliqués dans la logistique, sécurisation et nettoyage. « Cela va être exceptionnel, la météo aussi », prédit Xavier Bourgue, adjoint aux sports, saluant aussi la participation de partenaires privés (NGE) mais aussi de 550 bénévoles. « Pensez à eux tout au long du parcours, faites-leur un sourire et remerciez-les », invite Bertrand Delhomme.

  • [Water-polo] Crousillat prolonge l’aventure au Cercle

    [Water-polo] Crousillat prolonge l’aventure au Cercle

    Légende, joueur emblématique, capitaine d’expérience, appelez-le comme vous voulez, mais Ugo Crousillat a marqué de son empreinte le club du Cercle des nageurs de Marseille. Le partenariat remplit de succès entre les deux parties n’est d’ailleurs pas près de s’arrêter. Le poloïste de 35 ans (36, le 27 octobre) a prolongé son contrat alors qu’il courait déjà jusqu’en 2028. Le CNM a sorti sa carte +2 pour conserver son attaquant jusqu’à la fin de la décennie. Le premier pas est venu des dirigeants phocéens.

    « Ce n’est pas quelque chose que j’avais dans ma tête tout de suite. Moi, je me projetais déjà jusqu’en 2028. Puis j’ai eu l’agréable surprise, même si ce n’en était pas vraiment une, que le club, à la fin de la saison, m’a fait savoir qu’ils étaient très contents de moi et ils m’ont proposé d’étendre mon contrat jusqu’en 2030. J’ai été très heureux, très honoré, sincèrement. Surtout quand ça vient de son club de cœur », explique le principal intéressé. Le rendement d’Ugo Crousillat est également toujours aussi bon. Rien qu’en championnat, l’an passé, il a inscrit 32 buts en seulement 11 rencontres. Le natif de Marseille a frôlé les trois buts par match dans une Pro A que le CNM a une nouvelle fois largement dominé. Mais pas question de se reposer sur ses lauriers à cause de ce contrat longue durée. Les lauriers, justement, il veut les récolter encore et encore.

    « C’est cool, on pourrait dire j’ai mon contrat jusqu’en 2030, je suis peinard. Je ne le vois pas du tout comme ça. Je le vois vraiment comme une grande responsabilité, parce que je sais ce que représente le sport de haut niveau en termes d’investissement, en termes de sacrifice, surtout dans un club comme Marseille qui a de grandes ambitions. Et si je le fais, c’est pour être au top jusqu’en 2030. » La surprise de cette offre passée, le joueur a accepté sans tergiverser cette proposition puisqu’il n’envisageait pas de dire stop en 2028. Désormais, il est lié à son club de cœur jusqu’à ses 40 ans. Un chiffre symbolique pour boucler une carrière et basculer vers une autre.

    La préparation mentale dans un coin de sa tête

    Ugo Crousillat pense déjà à la suite, c’est la vérité, mais sa concentration sur le water-polo reste totale. « Ma grande priorité aujourd’hui, c’est de performer avec le Cercle. On va dire que c’est 95% de ma vie professionnelle. J’ai été formé en préparation mentale, en coaching mental aussi, qui sont deux choses différentes. Je fais depuis un peu plus d’un an de l’optimisation du potentiel. J’ai déjà commencé, j’accompagne aujourd’hui des sportifs de haut niveau, des chefs d’entreprise. Je fais un mix de la préparation mentale, du coaching, de ce que j’ai appris dans ma carrière de sportif de haut niveau, de mes rôles de capitaine », énumère-t-il.

    L’attaquant travaille aux côtés d’une académie de jeunes footballeurs, sur le sujet de la préparation mentale. « Une passion », d’après ses dires, même s’il ne sait pas encore si « ce sera à 100% mon métier ou quelque chose à côté de mon métier ». Le Marseillais hésite également sur un autre plan : l’équipe de France. En retrait depuis janvier, il pèse en ce moment le pour et le contre, laissant une ouverture pour revenir tout en évoquant le niveau de fatigue qu’engendrent les stages avec les Bleus. En attendant une décision, la Pro A reprend dès ce samedi, contre Montpellier (18h), avant la Supercoupe d’Europe, mercredi à Barceloneta. L’exploit est permis et ce sera avec Crousillat.

  • Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Victoire des Aixois dans la douleur face à Aurillac

    Provence Rugby était à la recherche du match parfait et ce n’était pas encore pour ce vendredi soir. Loin de là. Dans un duel déséquilibré seulement sur le papier, entre le plus gros et le plus petit budget de Pro D2, les Aixois ont failli chuter à domicile, face à Aurillac (24-20). Une victoire arrachée dans les dernières minutes pour rester invaincu avant les deux semaines de repos.

    Les balbutiements ont été trop nombreux, pour des Aixois globalement méconnaissables lors du premier acte. Dès l’entrée de partie, Aurillac a mis la pression aux locaux. Un essai refusé à la 2e minute puis un autre, cette fois bien valable, dans les secondes qui ont suivi. Le score est rapidement monté à 10-0, tant les hommes du Cantal ont malmené la ligne provençale.

    Il a fallu patienter jusqu’à la 26e minute pour voir les premiers points des Noirs. À la suite d’un long ballon porté, le talonneur Romain Latterrade a aplati sur le côté gauche du terrain. Un essai, une pénalité et c’était tout à la pause, tant Provence a réalisé des fautes de main au moment de passer devant (10-10).

    Deux constantes durant ce match : le Stade Aurillacois a le plus grand mal à défendre les mauls et les en-avant dans la zone de marque se sont multipliés pour les Provençaux. À force de manquer des opportunités, les hommes de Philippe Saint-André ont été punis. Avant l’heure de jeu, l’ailier Ronald Pieters est venu ajouter 7 points au compteur des visiteurs.

    Des entrées décisives

    Le banc a heureusement été impactant pour Provence Rugby. La rentrée d’une nouvelle première ligne a apporté du sang neuf et les arrières ont usé la ligne d’Aurillac. Au point de voir les Rouges accumuler les fautes devant leur en-but. Un carton jaune plus tard, Aix-en-Provence a trouvé la faille au près par Pontanier, son 1er essai au club, puis par l’autre pilier remplaçant, Eliott Nyemsi. La fatigue a eu raison des Auvergnats, d’une grande bravoure toute la partie, comme les Narbonnais il y a de ça deux semaines. Arthur Coville et ses coéquipiers réalisent le 5 sur 5 sur ce bloc, sans briller continuellement.

    PROVENCE 24 (10)

    AURILLAC 20 (10)

    5e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Environ 8 000 spectateurs

    Essais : Latterrade (26e), Pontanier (69e), Nyemsi (73e) pour Provence ; Pelesasa (3e), Pieters (54e) pour Aurillac

    PROVENCE : Vareiro – Cellio, Bituniyata, Lenoir, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

    AURILLAC : Staniforth – Pieters, Bastard, Vergnaud, Yabaki – Abzhandadze, Labarbe – Pelesasa, Coustalat, Huurman – Rolland, Ganiashvili – Burduli, Khonelidze, Mtchedlidze

    Entraîneur : Roméo Gontineac

  • Grandes voix des Spartiates

    Grandes voix des Spartiates

    Perchés à quelques mètres au-dessus de la glace, ils bénéficient d’une vue imprenable sur le jeu. Depuis le début de la saison, Alain et Avesta, deux fervents supporters des Spartiates de Marseille, font partie du quatuor de commentateurs « bénévoles » qui se relaient lors des matches à domicile diffusés sur Magnus TV, la plateforme officielle du championnat. « Il y a pas mal d’improvisation parce que ça va très vite », confie Alain, passionné de hockey sur glace depuis de nombreuses années. Il suit les Spartiates depuis la saison 2015-2016, celle où le club marseillais a accédé à la Division 2, soit le troisième échelon national.

    Et quand l’association lui a proposé de devenir commentateur, lors de la montée en Ligue Magnus en 2023, il n’a pas hésité à accepter le challenge. « C’est vrai que je parle assez facilement et du coup je me suis pris au jeu », raconte le membre de l’ancien groupe de supporters, Dark Spartan, où sa voix était déjà un atout au mégaphone. Pour cette rentrée des Spartiates, l’expérimenté commentateur est désormais accompagné d’Avesta, supporter « récent » des hockeyeurs marseillais. « Je les ai découverts par le biais d’amis. Je suis venu une première fois et j’ai trouvé ça incroyable. Je me suis rapidement pris de passion pour cette équipe et ce sport, où je trouvais tout ce que je ne retrouvais plus dans le football : de la combativité et de l’intensité. C’est vraiment un amour tardif, mais c’est vraiment génial », souligne le jeune homme au béret blanc, dans le style Peaky Blinders.

    « À la sauce marseillaise »

    Derrière ses lunettes teintées, Avesta cherche également à « retransmettre les émotions » qu’il vit au bord de la glace. Ce qu’il faisait déjà durant son enfance lorsqu’il commentait ses matches de PES [Pro Evolution Soccer, célèbre jeu vidéo de football, Ndlr] tout seul dans sa chambre. Sauf que le jeune bénévole se retrouve aujourd’hui à décrypter des rencontres de hockey sur glace pour plusieurs milliers d’auditeurs. Surtout quand le flux est parfois repris par Sport en France et BFM Marseille Provence, où les supporters des équipes adverses sont nombreux à être devant leur téléviseur. « De base, on s’adresse à des passionnés de hockey qui ne tombent pas par hasard sur le match et payent exprès un abonnement pour voir leurs équipes favorites. Mais on doit également ne pas oublier que certains peuvent parfois découvrir ce sport pour la première fois. Il faut savoir expliquer certaines actions et vulgariser le hockey », détaille Alain. Face aux Dragons de Rouen mardi, les deux commentateurs sont montés à quatre reprises dans les aigus, sur les quatre buts inscrits par les Spartiates. « (Emil) Tavernieeeer ! », a lancé par deux fois Avesta, conscient que le jeune attaquant finno-français a marqué les esprits des spectateurs présents dans la patinoire et devant leur écran.

    « On essaie d’être le plus objectif possible, mais toujours à la sauce marseillaise », sourit le jeune Phocéen, pourtant originaire de la Capitale. « On essaie de mettre vraiment la ferveur qu’on a au fond de nous », ajoute-t-il, en donnant des surnoms aux hockeyeurs locaux comme « le bouclier » pour le gardien tchèque Libor Kasik, plébiscité par le public à chaque match.

  • Une taxe sur les locaux et les logements vacants en débat à Gap

    Une taxe sur les locaux et les logements vacants en débat à Gap

    Lutter contre les locaux commerciaux inutilisés en incitant leurs propriétaires à les mettre en vente ou en location : tel est l’objectif de la taxe sur les friches commerciales discutée lors du conseil municipal de Gap ce vendredi soir. L’ensemble des conseillers municipaux s’accorde sur un point : il est important de redynamiser le centre-ville. « Quels seront les moyens concrets mis en œuvre ?, a questionné Jean-Jacques Rostan, conseiller d’opposition. Existe-t-il un dispositif pour mettre en relation les propriétaires et les porteurs de projets à la recherche de projet ? Cette taxe est un bon début, mais elle gagnerait à s’inscrire dans une politique plus globale. » Le maire Roger Didier (DVD) a répondu que le travail n’était qu’à son début : « Ce qui est clair et essentiel, c’est qu’il faut faire réouvrir certains commerces. Car certains propriétaires proposent des loyers exorbitants, ce qui donne une idée de désertification du centre-ville. Ce n’est bon ni pour les commerçants qui restent, ni pour les visiteurs ! » Le centre-ville sera la priorité, mais que des locaux en périphéries pourraient être également concernés. « Ce serait bien plus intéressant si on débattait d’une stratégie globale à mettre en place plutôt que d’un outil sans réelle réflexion », a réagi l’élu d’opposition Élie Cordier. « Nous sommes à l’étape du constat, a insisté Roger Didier. Ce qui nous fait réfléchir à cette taxe, c’est que certains propriétaires sont entêtés et croient tenir entre leurs mains un bien inestimable. Ils préfèrent ne rien toucher du tout, plutôt que de toucher un peu moins mensuellement mais de faire revivre le centre-ville ! »

    Des assises du logement

    Dans le même registre, la taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH) a également été abordée. « Il s’agit d’une réforme pour simplifier les dispositifs déjà instaurés et remettre sur le marché les logements inoccupés », a précisé le maire. Près de 2 200 logements sont vacants dans l’agglomération Gap-Tallard-Durance, et 80% d’entre eux se situent à Gap. La TVLH remplacera à compter de 2027 la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV), en vigueur à Gap depuis plusieurs années. Des éléments concrets pourraient être apportés au cours des assises du logement que Roger Didier souhaite organiser au premier trimestre 2027. « Il est urgent de réouvrir les volets fermés dans le centre-ville ! », a-t-il affirmé. L’objectif sera notamment de créer un cahier des charges afin d’éviter que les promoteurs ne construisent des logements trop petits « qui paupérisent le centre-ville » et de favoriser l’installation de familles. « Je souhaite aussi mettre en place une opération programmée de l’amélioration de l’habitat, qui permettra d’encadrer les loyers et ainsi favoriser la location dans le centre », a précisé le maire.

    Agathe Di Lenardo

  • « Catastrophe » à l’hôpital de Digne, retour du train : le maire fait le point

    « Catastrophe » à l’hôpital de Digne, retour du train : le maire fait le point

    Le maire de Digne a organisé vendredi matin sa première conférence de presse de rentrée, pendant laquelle il a balayé toutes les problématiques touchant la ville préfecture, enclavée sans autoroute ni train, et dont le centre-ville est de plus en plus déserté. Il a tiré le bilan de ses premiers mois de mandat, évoquant ses promesses de campagne et les projets à venir.

    Julien Di Benedetto a notamment abordé « la situation financière catastrophique » de l’hôpital, essentiel dans ce département rural, très étendu et déserté par les médecins. Les conclusions du rapport réalisé par l’Anap (Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux) pour identifier de potentielles mesures d’économies et d’efficience lui ont été présentées en juillet, en tant que président du conseil de surveillance. Cela a été pour lui « un électrochoc ». « Quand on touche le fond, on ne peut que remonter », a lancé l’édile. « Le principal problème, c’est le fait que 54% des Dignois ne vont pas se faire soigner à l’hôpital de Digne », a-t-il estimé, notamment à cause du fait que « des spécialistes n’aient pas été remplacés, soient partis à la retraite, que des services ont été fermés. Donc, automatiquement, on pousse les gens à aller se faire soigner ailleurs ». L’ARS a fait appel « à une solidarité régionale unique, exceptionnelle, pour la première fois, auprès d’autres établissements de santé, pour mobiliser des médecins pour venir pratiquer à Digne et pallier les carences de certaines spécialités », ce qui permettrait aux habitants de ne plus avoir à se déplacer à Aix ou Gap pour se faire soigner.

    Le maire a néanmoins affirmé voir « des signes encourageants » et déclaré que « la pente est en train d’être doucement remontée », notamment avec le recrutement de nouveaux chirurgiens, même si « cela va être difficile, on part de très loin ». « On est en train d’inverser la tendance », a-t-il martelé. Selon lui, augmenter les actes est la clé pour sortir l’hôpital de son gouffre financier.

    Plan JO : Macron « étonné »

    que Digne soit exclue

    L’édile a évoqué un autre service public très important et inexistant à Digne : le train. Celui des Pignes, en travaux et interrompu depuis 2019 entre Saint-André-les-Alpes et la ville préfecture, devrait fonctionner à nouveau l’an prochain. La ligne SNCF est, elle, neutralisée depuis 1991, alors même que Digne n’est pas desservie par l’autoroute, se retrouvant ainsi complètement enclavée. « On a fait le constat que l’autoroute n’arrivera jamais à Digne, ce n’est plus dans l’air du temps, et le coche a été raté il y a 30 ans », a regretté Julien Di Benedetto. « Donc on a fait le choix de prendre position pour le train, et on va aller démarcher toutes les autres collectivités avec nous pour ce projet », a-t-il avancé.

    « J’ai interpellé l’État en premier, et j’ai eu la chance de pouvoir en parler au Président de la République, qui était très étonné de savoir que Digne n’était pas prévue dans le plan d’aménagement des JO 2030. Et c’est vrai, ce n’était pas la priorité, alors même qu’en parallèle, la région investit 150 millions d’euros sur le train des Pignes », a par ailleurs déploré l’édile. Digne sera ainsi connectée à Nice l’an prochain, et le Val de Durance bénéficiera des travaux sur la ligne Marseille – Briançon dans le cadre des JO 2030, mais « les 22 petits kilomètres entre les deux au cœur du département, non, ce n’était pas prévu », a regretté Julien Di Benedetto. « Nous, on refuse ce choix, on refuse cette fatalité, et on veut vraiment alerter tous les partenaires sur ce sujet, surtout dans un contexte où le prix du carburant atteint des sommets », a-t-il campé. « Digne est l’une des deux seules préfectures de France à ne pas avoir accès au réseau SNCF, alors que les voies existent », a rappelé le maire.

  • À Avignon, l’intersyndicale espère une « journée noire » mardi

    À Avignon, l’intersyndicale espère une « journée noire » mardi

    Depuis plus de trois ans et les immenses manifestations contre la réforme des retraites, il est rare de retrouver un aussi large front syndical appelant à une journée d’action commune. En l’occurrence ce mardi dans la fonction publique. Dans le Vaucluse, le cortège a rendez-vous à Avignon (10h30) au départ du cours Jean-Jaurès jusqu’au Palais des papes. « On appelle à une journée noire, elle sera réussie si plusieurs services publics sont à l’arrêt, des écoles fermées », campe Laurence de Villèle, secrétaire générale de l’UD CGT 84. Un message délivré ce vendredi lors d’un point presse au sein de l’UD CFDT, en présence de FO, la FSU, Solidaires et l’Unsa.

    Les syndicats réclament une revalorisation des salaires et redoutent que les services publics soient davantage sacrifiés dans le prochain budget d’austérité. « Faire mieux avec moins, je ne sais pas comment on fait », ironise Laurence de Villèle pour qui les services publics sont une sorte de valeur refuge pour tous en ces temps de crises. « Ce n’est pas la dépense publique qu’il faut réduire, c’est l’injustice fiscale qu’il faut combattre », défend la représentante CGT, en faisant allusion aux « 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises en 2023 [selon une commission d’enquête du Sénat] ».

    Des salaires en dessous

    du Smic

    « Qui sont les vrais assistés dans ce pays ? », questionne faussement Alice Raimundo, secrétaire adjointe de la FSU. La prof des écoles dénonce « les cadeaux fiscaux aux plus riches » et plaide notamment pour la taxe Zucman « qui aurait rapporté 20 milliards d’euros et permettrait d’augmenter les salaires de 10% ». L’intersyndicale s’émeut de la paupérisation dans la fonction publique. « Il y a 56 branches qui sont en dessous du Smic avec des indemnités de compensation, rappelle Étienne Raoul, délégué FO 84. Depuis 2000, l’inflation a progressé de 58% quand le point d’indice n’a bougé que de 15,95%. » Exemple criant de cette précarité, les AESH [accompagnant d’élèves en situation de handicap], « qui ont un temps partiel imposé sur la base du Smic », rappelle Étienne Raoul. « Bien souvent ce sont des femmes qui subissent cette discrimination salariale, abonde Pascale Battaglia, trésorière de l’Unsa 84. Avant, c’était le 2e salaire du foyer, aujourd’hui beaucoup de femmes vivent seules et portent leur famille à bout de bras. »

    « L’austérité ne marche pas, si on augmente les salaires c’est, derrière, de l’argent dépensé dans l’économie à l’inverse des cadeaux fiscaux pour rentiers », peste Florent Ponzo, secrétaire CFDT santé. Des décisions qui « conduisent au délabrement du service public, cela pousse les gens hors du champ républicain qui se tournent alors vers le RN, un leurre casé avec le capitalisme », décrypte Laurent Derbès, secrétaire adjoint Solidaires des finances publiques. Une position contre l’extrême droite unanimement partagée, hors FO qui applique une stricte neutralité politique.

  • Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    « Chaque logement social que nous produisons, que nous finançons, nous éloigne de la carence et nous rapproche de l’objectif fixé par le contrat de mixité sociale », explique Serge Lhotellier 21e adjoint au maire, en présentant un projet de participation financière de la ville à la Société foncière d’Habitat et Humanisme pour une opération rue Picot.

    « Il nous arrive de nous abstenir sur la construction de logements sociaux dans des zones que nous estimons beaucoup trop denses », s’est cru obligé d’expliquer le conseiller d’opposition (RN) Amaury Navarranne, histoire de ne pas se montrer sous son plus mauvais jour, sabre au clair en hussard de son parti antisocial. Contrairement à sa collègue Laure Lavalette qui aura beaucoup moins de pudeur un peu plus tard.

    « Ce n’est pas notre politique du logement, puisque nous privilégions plutôt la réhabilitation ou la rénovation », lui répond la maire de Toulon Josée Massi (SE). La charge viendra un peu plus tard, menée comme annoncée par la députée d’extrême droite au moment du débat sur la modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Avec en guise d’intro, pour « expliquer » son retard, une attaque du monde syndical et du droit de manifester, la caravane FO ayant fait escale devant l’hôtel de ville.

    L’ignominie du RN

    Cette modification du PLU vise entre autres à accompagner le projet de reconstruction de la résidence sociale Adoma installée à La Loubière, afin de garantir aux résidents des conditions de vie dignes et confortables explique Geneviève Lévy, l’adjointe à l’urbanisme.

    Ceci va être prétexte pour l’élue frontiste pour tirer à boulets rouges sur les contraintes d’urbanisme qui selon elle, « empêche de construire et loger les Français ». La solution pour le parti à la flamme dont elle a été la porte-parole : « Nous aimerions mettre fin, abroger cette loi SRU qui nous paraît tout à fait Jacobin ». C’est-à-dire supprimer l’obligation de faire du logement social pour avoir soi-disant plus de logements sociaux à la fin, juste en faisant confiance à la bonne volonté des maires. Un raisonnement fallacieux pour éviter de dire tout le mal que pense le RN du logement social et de ses habitants.

    Elle pointe également le montant « hallucinant » de ce qu’elle appelle abusivement des pénalités. Et finit sa tirade en osant parler de justice sociale, en éructant que « la solidarité nationale devrait être réservée aux nationaux ».

    Préférant répondre par du concret plutôt qu’à ses fadaises, la maire de Toulon met en avant les 965 logements sociaux produits sur les trois ans, et la diminution de plus de moitié de la « pénalité ». Et de conclure : « Nous donnons la possibilité en effet aux Toulonnais d’être logés. Et nous avons bon espoir cette année de sortir de la carence ». De bons résultats salués par le préfet, dans ce secteur aussi, qui démontrent que non seulement Toulon a une capitaine mais qu’en plus elle sait plutôt bien barrer. N’en déplaise à son prédécesseur, Hubert Falco, qui s’est cru autorisé à faire référence au naufrage du Titanic, alors que le seul homme définitivement à la mer, c’est bien lui.