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  • Foire internationale de Marseille : un village dédié aux entrepreneurs

    Foire internationale de Marseille : un village dédié aux entrepreneurs

    Ainsi, 12 projets ont été sélectionnés préalablement : un jeu de plateau mêlant échecs et football, un fabricant de pâtes à tartiner salées, des kits DIY de mosaïque fabriqués à Marseille, une bâche photovoltaïque permettant de recharger sa voiture, ou encore une plateforme de co-voiturage proposant de prêter son volant de manière encadrée. Chaque visiteur peut voter pour son innovation favorite, afin d’élire le « coup de cœur du public ». Le gagnant se verra offrir un stand sur l’édition prochaine de la Foire. À visiter ce week-end, de 10h à 20h sur l’esplanade 1.

  • [Sénatoriales] Chaque camp compte ses divisions

    [Sénatoriales] Chaque camp compte ses divisions

    Ce dimanche, un nombre record de listes sont soumises au vote des 3 695 grands électeurs des Bouches-du-Rhône, avec neuf bulletins à disposition dans les bureaux de vote installés au sein de la préfecture. De quoi faire baisser le seuil pour obtenir un siège.

    Des huit sénateurs sortants, seul l’ancien maire (LR) de Rognac Stéphane Le Rudulier a jeté l’éponge, nourrissant les spéculations sur son avenir professionnel. Partie sans les centristes en 2020, la droite a vu l’addition de ses nuances exploser rapidement en plein vol, sapée par son effondrement aux municipales à Marseille. Le président (Ren.) de Région Renaud Muselier, après s’être lancé dans l’arène dès le mois d’avril, avait pourtant concédé la tête de liste à la sénatrice sortante aixoise Brigitte Devésa (UDI) pour laisser une place éligible à Valérie Boyer (LR). Celle-ci a finalement décidé de partir de son côté, et revendique la légitimité dans son camp. Quand la liste d’union de la droite et du centre recevait l’investiture des LR et le soutien du président LR du Sénat Gérard Larcher, elle affichait celui du président des LR lui-même, Bruno Retailleau. D’abord sollicité par la ministre déléguée Sabrina Roubache, brièvement candidate, le maire (LR) de Gardanne lui aussi mène une liste, revendiquant porter la voix des maires. Entre pressions et mots durs, la campagne à droite a connu un dernier éclat ce vendredi, Valérie Boyer annonçant déposer plainte et alerter le préfet, après l’envoi d’un tract « particulièrement agressif » s’en prenant aux listes de droite et du RN.

    Face à la dispersion des voix de droite, le parti lepéniste espère bien élargir ses voix au-delà des communes conquises et de son score élevé à Marseille pour obtenir une représentation. Il mise sur deux transfuges, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi, au risque de brusquer les historiques qui pourront se tourner vers le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier. Menacé d’inéligibilité, il pourrait céder sa place à sa compagne Emmy Font.

    La gauche unie de son côté repart avec les trois sénateurs sortants, menés par Jérémy Bacchi (PCF) et espère obtenir un quatrième pour la Marseillaise Clara Jaboulay, forte d’un score écrasant dans la cité phocéenne aux municipalités et d’une victoire à Aubagne. Il faut certes compter sur la dispersion des voix : LFI présente pour la première fois une liste, la sénatrice guériniste Mireille Jouve se représente tandis que le maire (PS) du Puy-Sainte Réparade Jean-David Ciot a aussi déposé une liste. Mais ces deux dernières candidatures peuvent aussi bien mordre sur les plates-bandes de la droite.

    Surtout, la « mélasse » métropolitaine achève de brouiller les cartes entre blocage marseillais, suppression de la gratuité des transports dans le pays d’Aubagne, main tendue de son président au RN. De quoi faire bouger les positions partisanes.

  • [Sénatoriales] En Vaucluse, trois postes à la clé dans ce jeu des 7 familles en lice

    [Sénatoriales] En Vaucluse, trois postes à la clé dans ce jeu des 7 familles en lice

    Ce dimanche, les 1 318 grands électeurs vauclusiens devront départager 7 listes de 5 candidats pour désigner 3 sénateurs. Il y a six ans, 5 listes étaient en lice. La droite avait envoyé deux élus, partis sur deux listes distinctes, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR), et la gauche un, Lucien Stanzione (PS). À 79 ans, Alain Milon ne rempile pas et préside le comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le Cavaillonnais est, sauf catastrophe, assuré d’être réélu au vu de la configuration des municipales, la droite ayant conservé ses bastions à Sorgues, Cavaillon, Apt ou L’Isle-sur-la-Sorgue. « Je suis très humble, rien n’est gagné », s’avançait-il, prudent, fin août à Gordes lors de la venue du président LR du Sénat, Gérard Larcher. En seconde de liste, Dominique Santoni, présidente LR du Département, peut légitimement espérer être élue même si plusieurs maires souhaiteraient plutôt la voir rester à la tête de Vaucluse plutôt que de filer au palais du Luxembourg.

    À Gordes, la droite sortante s’était évertuée à vanter son expérience et bilan, autant de pierres dans le jardin du maire d’Avignon. Car Olivier Galzi (DVD) a propulsé sa compagne et adjointe au maire Anaïs Hausmann en tête de liste du Bon sens des territoires. Un mouvement officialisé il y a deux semaines par le premier magistrat de la cité des Papes, se revendiquant hors des logiques d’appareils. Malgré une liste sans maire ni élus notoires, Anaïs Hausmann a reçu les soutiens d’Hervé Marseille (UDI), président du groupe centriste au Sénat, puis de Jean-Louis Borloo.

    Loin de ces querelles, l’extrême droite rêve d’obtenir son premier sénateur vauclusien. Thierry D’Aigremont, patron du RN 84, possède un socle de grands électeurs assez solide dans le sillage des victoires à Carpentras, Orange, Bédarrides ou Monteux. Ses adversaires, au premier rang duquel Lucien Stanzione (PS), estiment qu’un sénateur RN n’aura aucune utilité pour le Vaucluse et sera isolé au parlement. Le sortant socialiste, affaibli par les pertes de Carpentras et Avignon, a cette fois constitué une liste DVG et s’appuie sur son bilan et connaissance du terrain pour séduire au-delà de son spectre traditionnel. Un peu plus à gauche, Julien Gautier porte l’étendard insoumis. Enfin, Sylvie Viala, présidente du Modem 84, et Jade Escoffier (divers extrême droite), complètent le casting.

  • [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la gauche part divisée, l’issue incertaine

    [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la gauche part divisée, l’issue incertaine

    Si le bilan du sénateur sortant Jean-Yves Roux est salué par de nombreux grands électeurs de tous les bords politiques, il pourrait être sérieusement menacé par Stéphanie Colombero, qui est soutenue par d’importantes figures du département, comme sa présidente Eliane Barreille (DVD), Camille Galtier (DVD), le maire de Manosque, ville la plus peuplée du département, mais aussi le président du Sénat Gérard Larcher (LR). Depuis l’annonce de sa candidature, la candidate issue de LR tente d’occuper le terrain et se fait voir dans tous les événements.

    La gauche est partie divisée pour ce scrutin, entre la candidate LFI Marianne Mougey, qui reconnaît avoir très peu de chances de remporter l’élection, et le sénateur sortant apparenté PRG. LFI et le PCF lui reprochent son vote pour la loi Duplomb ou encore son positionnement concernant les retraites. Les communistes ont décidé de ne présenter aucun candidat « ne voulant pas ajouter de la division à la division », et ne soutiennent pas non plus la candidate LFI, dont la candidature s’inscrit selon eux « dans une stratégie nationale de volonté hégémonique à gauche avec comme seul horizon l’élection présidentielle, loin des enjeux de ce scrutin et des intérêts directs des collectivités de notre territoire ». L’enjeu pour la gauche est important, alors que ce siège de sénateur est le seul qu’il leur reste dans le département, dont les deux députés sont d’extrême droite. « La perte de ce siège constituerait un recul pour notre territoire comme pour le pays », conclut le PCF 04. Deux candidats d’extrême droite, Fabrice Durnerin (UDR-RN) et Stéphane Durbec, ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, se présentent également, mais ont peu de chances de l’emporter face à Jean-Yves Roux et Stéphanie Colombero. Un seul siège est à pourvoir dans le département, où 565 grands électeurs sont appelés aux urnes dimanche.

    Pour qu’un candidat soit élu dès le 1er tour, il doit obtenir la majorité des suffrages exprimés, ainsi qu’un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits, soit 142. Si second tour il y a, les cinq candidats peuvent se maintenir, peu importe le nombre de voix récoltées.

  • Dans les Hautes-Alpes, le sénateur sortant centre droit, favori de l’élection

    Dans les Hautes-Alpes, le sénateur sortant centre droit, favori de l’élection

    Quatre hommes, de la gauche à l’extrême droite, se disputent l’unique siège de sénateur des Hautes-Alpes. Les regards sont principalement tournés vers le candidat Jean-Michel Arnaud, le sénateur sortant, qui se présente sous la bannière des Centristes et est soutenu par la droite. Il se présente aux côtés de Christine Maximin, maire de la commune de Baratier. Bien qu’il siège au sein de la majorité sénatoriale, il dit ne représenter aucune sensibilité politique et s’entendre avec tout le monde, « sauf avec La France insoumise et le Rassemblement national ». Conseiller municipal à Tallard, il est le favori logique de cette élection, puisque les deux principales villes du département Gap et Briançon sont toutes les deux dirigées par des équipes municipales de droite. S’il est serein et confiant, il affirme tout de même que « même les grands favoris se cassent parfois la gueule ». Jean-Michel Arnaud se dit être très proche des élus locaux, une qualité que même ses adversaires ne réfutent pas, bien qu’ils ne partagent pas toutes ses idées.

    Souhaitant proposer une alternative de gauche face au sénateur sortant, Jean-François Baudin représente Les Écologistes et est soutenu par le Parti socialiste et le Parti communiste. Le conseiller municipal de Guillestre a pour suppléante Joëlle Vatain.

    La France insoumise n’a pas souhaité rejoindre les rangs de l’alliance de gauche, au regret de Jean-François Baudin : Michel Pons, conseiller municipal de Manteyer, représente le parti avec sa suppléante Andrée Resterenko. De l’autre côté du spectre politique se trouve le candidat du Rassemblement national Jérôme Sainte-Marie, avec sa suppléante Déborah Laroche.

    Michel Pons comme Jérôme Sainte-Marie se veulent réalistes, et sont conscients que leur chance de rivaliser avec Jean-Michel Arnaud est minime. Tous les deux ont tout de même choisi de se présenter pour diffuser leurs idées durant la campagne, et espérer développer la présence de leur parti respectif sur le territoire.

    Agathe Di Lenardo

  • [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    Trois à gauche, autant à droite et à l’extrême droite, une au centre et une sans étiquette : avec onze listes candidates aux élections sénatoriales, pour quatre strapontins, le Var figure dans le top 5 des départements français qui comptent le plus de postulants à l’entrée au Palais du Luxembourg.

    Parmi les sortants, seule Françoise Dumont (LR) tentera de conserver son siège. Investie par son parti, suite au retrait (malheureusement) forcé de celui dont elle était deuxième de liste en 2020, Michel Bonnus, cette dernière a vécu une campagne mouvementée, durant laquelle elle s’est très peu exprimée publiquement. Déjà, car le candidat républicain aux dernières élections municipales à Toulon ne lui a pas apporté son soutien, se rangeant derrière la candidate UDI Véronique Maurel, présidente de l’Union patronale du Var (en sixième position, donc non-éligible). Un désaveu qui n’a rien de surprenant, les relations entre les deux ex-partenaires politiques étant particulièrement froides depuis les dernières élections législatives, durant lesquelles Michel Bonnus avait soutenu la liste de Yannick Chenevard (REN), ce pourquoi Françoise Dumont avait demandé son exclusion des Républicains.

    La multiplication des listes à droite a également eu de quoi l’irriter, entre celle de la candidate UDI, donc, et celle d’un dissident LR, en la personne de Marc Lauriol. Le conseiller départemental jouit d’une belle cote de popularité auprès de certains élus. Tous deux pourraient ainsi contrecarrer les plans des Républicains, qui avaient pris trois sièges en 2020.

    La gauche affaiblie, l’extrême droite divisée

    À gauche, il y aura également trois listes : celles du LFI Aurélien Lacour, de l’ancien maire de La Roquebrussanne Michel Gros (DVG), désormais conseiller municipal d’opposition, à laquelle se sont notamment joint Julia Peironet-Brémond (PS), Nicolas Plazanet (LE) et Elsa Nardini (PP), et de la secrétaire départementale du PCF Var Sylvie Vinceneux. Aucune liste d’union n’est donc parvenue à émerger, cette dernière refusant de s’allier à un candidat « se présentant comme centre gauche ». L’espoir de voir la gauche, affaiblie lors des dernières municipales, prendre sa part du gâteau, comme elle pensait l’avoir fait en 2020 avec le PS André Guiol, qui avait ensuite rejoint le camp présidentiel, semble mince.

    En revanche, l’extrême droite devrait, sauf grosse surprise, y avoir droit pour la première fois. Renforcée par des victoires dans plusieurs villes importantes en mars (La Seyne, Fréjus, La Valette, Six-Fours), son poids n’est plus le même qu’en 2020. Frank Giletti, député de la 6e circonscription du Var et délégué départemental du RN, devrait a priori rejoindre la chambre haute. Mais les deux listes concurrentes menées par l’ancien député LR Philippe Vitel (UDR) et Christian Bousquières (REC), pourraient limiter son emprise.

    Enfin, Jean-Pierre Colin (Hor), au centre, et Stéphane Michel (Div), ne semblent pas être les mieux armées au vu de la configuration électorale du département.

  • Concertation publique à venir autour d’une mutuelle communale à Gardanne

    Concertation publique à venir autour d’une mutuelle communale à Gardanne

    La mesure avait été promise pendant la campagne municipale. En conseil, ce jeudi, la majorité a mis en délibération une convention de partenariat entre la commune, le Centre communal d’action sociale (CCAS) et la mutuelle Just, en vue de la mise en place d’un dispositif de mutuelle communale. Objectif, « faciliter l’accès des habitants à une complémentaire santé à tarif négocié » et « contribuer à réduire le renoncement aux soins », précise Claire Campodonico, élue à la santé. Et de détailler : « La commune et le CCAS interviendront uniquement en qualité d’intermédiaire sans participation financière ni substitution à l’organisme de complémentaire santé. » Une consultation auprès de cinq mutuelles a été menée en amont. Dans l’opposition de gauche, si l’objectif d’accès au soin est partagé, l’existence d’un « dispositif public à destination des plus démunis : la complémentaire santé solidaire » est appuyée. « La première responsabilité de la commune et du CCAS est d’informer et d’accompagner systématiquement les habitants qui peuvent y avoir droit afin qu’aucun ne renonce à ce dispositif par méconnaissance. » Autre point soulevé par l’opposition, une mise en demeure de « corriger une défaillance dans le traitement de certains remboursements de santé », notée en mars 2026 par une « autorité de contrôle prudentiel et de résolution », selon Laurent Deshaies. « Des retards de paiement, c’est rentré dans l’ordre », appuie la majorité, qui appelle à se rendre, le lundi 12 octobre, à la Maison du Peuple, ou une réunion publique détaillera le dispositif. L’horaire reste à préciser.

  • [Entretien] Maurice Marsiglia : « Il existe des tas de solutions »

    [Entretien] Maurice Marsiglia : « Il existe des tas de solutions »

    La Marseillaise : Quel est votre sentiment à l’annonce de cette décision ?

    Maurice Marsiglia : Très étonné. Pas par la finalité mais par le timing. On savait que la gratuité n’était pas acquise et on continuait à se battre pour son maintien et son extension. Mais on pensait avoir plus de temps. Le président de la Métropole avait signé un courrier au Premier ministre pour une augmentation du versement de mobilité. On le croyait dans une autre optique.

    Comment est perçue la gratuité ? On sent une colère mais aussi du fatalisme.

    M.M. : C’est quelque chose de très positif que tout le monde a intégré et on sent une opposition totale à sa remise en cause, ce qui nous laisse un espoir dans la bagarre qu’on va mener. Après, ce fatalisme est peut-être inhérent à notre société qui n’a plus obtenu de victoire sociale depuis longtemps. Donc on va informer le public et construire des mobilisations importantes. N’oublions pas qu’on a réuni jusqu’à 600 personnes alors qu’il n’y avait que des bruits. La seule question, c’est vers qui les orienter ?

    Un tarif social est mis sur la table ?

    M.M. : La SDL est contre. 30 à 40 % des gens qui pourraient bénéficier de cette tarification ne la demanderaient pas. Il faut oser dire, je suis pauvre. Et puis ça ne règle pas les problèmes de billetterie, de contrôleurs… Au final les économies qu’on peut faire avec la gratuité sont perdues.

    Quelles solutions vous avancez ?

    M.M. : Depuis des années on se bat pour l’augmentation du versement en mobilité : Au même niveau que la région parisienne, ce serait 220 millions. Une autre solution serait de récupérer les délégations de services publics qui arrivent à terme, en régie publique. Car les sociétés qui gèrent les DSP versent des dividendes à leur actionnaire et cet argent pourrait servir aux transports. Il existe des tas de solutions pour maintenir cet accès libre et l’étendre partout.

  • [Entretien croisé] « Les data centers, c’est une bataille de société »

    [Entretien croisé] « Les data centers, c’est une bataille de société »

    La Marseillaise : En quoi la multiplication des data centers pose-t-elle question pour l’environnement ?

    Christian Pellicani : Ces data centers consomment beaucoup d’eau et nécessitent énormément d’énergie.

    Jean-Marie Baty : Les data centers rejettent de l’air chaud donc ça pose tout de suite la question des îlots de chaleur. En effet, les enquêtes démontrent que l’implantation d’un data center provoque une augmentation d’un 1 à 2 degrés sur un rayon de 10 kilomètres à cause de la chaleur fatale qu’ils produisent, c’est pas rien ! Avec les polluants éternels dans les liquides de refroidissement, on craint une aggravation de la situation climatique et environnementale des populations.

    Quel pourrait être l’impact de projets de data center dans les Bouches-du-Rhône ?

    C.P. : Ces projets impliquent un remodèlement du territoire. Pour les alimenter, il est obligatoire de créer une ligne haute tension car il n’y a pas assez d’énergie localement. On risque donc d’avoir une artificialisation massive de nos territoires.

    Par ailleurs, ils présentent un risque incendiaire important avec la chaleur qu’ils dégagent. Cette chaleur dans une zone qui a déjà connu des incendies, c’est prendre le risque d’en avoir un nouvel épisode.

    Quelles sont les alternatives envisageables pour résoudre
    le problème
     ?

    C.P. : On est pas passéistes, on est pour la modernisation mais cette concurrence effrénée autour des données est préjudiciable pour l’environnement. Il y a des besoins qui existent mais ces projets servent à collecter massivement des données pour les vendre.

    J.-M.B. : Est-ce qu’il n’y a pas des choix à faire dans l’utilisation du numérique, des choix liés à la santé, au climat… L’essentiel de ce qu’il se passe pour l’instant, c’est plus de l’ordre du consumérisme que du besoin, au détriment de la qualité de vie des gens. L’implantation des data centers supposerait normalement d’avoir une évaluation des besoins réels des populations, une véritable planification et donc un autre aménagement du territoire.

  • À Avignon, un service public en moins au quartier Saint-Jean

    À Avignon, un service public en moins au quartier Saint-Jean

    « Si ce bureau ferme, je sais pas comment faire. Si ça ferme, je devrais aller à celui du Pont des Deux Eaux, à 78 ans, c’est pas l’idéal », confie Nadine, 78 ans, devant le bureau de poste de son quartier, Saint-Jean, à Avignon. L’établissement fait partie des huit bureaux pour lesquels une « transformation » est prévue pour la période 2026-2027.

    « Transformer, ça veut dire que soit les horaires vont être réduits, soit que ça devient une agence communale ou encore que ça ferme », précise Bruno Verdi, secrétaire départemental Sud PTT, à l’occasion d’un rassemblement d’une trentaine de personnes lancé à l’initiative du PCF. Sont concernés, en plus de Saint-Jean, celui de la place Pie et ceux de Gordes, Rasteau, Lapalud, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Fontaine-de-Vaucluse ou encore Jonquières. « Ici, c’est emblématique car on est en plein quartier prioritaire et le guichet humain permet de régler beaucoup de problèmes, notamment au niveau bancaire. Si on se bat comme à Saint-Ruf, on peut au moins gagner du temps », poursuit le responsable syndical. Ce dernier a rencontré les maires de Jonquières et Lapalud et espère rencontrer le maire d’Avignon.

    Moins de missions

    Une ribambelle d’élus de gauche étaient également présents. Devant les manifestants, le conseiller d’opposition municipal et départemental Rémy Blanc (PCF) est venu apporter son soutien. Et rappelle que « l’agence communale ou un bureau de tabac remplit beaucoup moins de missions qu’un bureau de poste ».

    Oukacha Rtili, élu d’opposition (LFI) avignonnais, pointe de son côté « la responsabilité de l’État qui poursuit sa politique anti-service public ». « Ici, ils sont très prévenants. Ils prennent du temps pour nous et dire qu’il n’y a pas de fréquentation, c’est faux car il y a tout le temps du monde quand je viens », ajoute Roselyne, habitante du quartier.